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Le Patriarche Raï adresse un message de résistance spirituelle

Capture d’écran 2017-02-28 à 09.01.35Le Patriarche Bechara Raï livre pour la première fois un témoignage unique et une analyse d’une grande pertinence sur la situation tragique des chrétiens d’Orient. Interrogé par Isabelle Dillmann, spécialiste des grands entretiens de chefs d’État et de personnalités internationales (Mère Teresa, Jean-Paul II, le Dalaï-Lama, Sadruddin Aga Khan, Hamid Karzaï, Mouammar Kadhafi, Rafic Hariri), le Patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient retrace l'histoire bimillénaire des chrétiens d'Orient et leurs rapports historiques avec l’islam. Il rappelle la tradition unique de convivialité intercommunautaire du Liban mais aussi les difficultés que traverse son pays dépendant des confrontations et des déséquilibres régionaux en pointant l’urgence de solutions face aux dangers qui le menacent. Cette personnalité charismatique s’exprime également avec courage sur la géopolitique de la région, Daech, le jeu des puissances étrangères, Israël… Sans jamais céder à la rhétorique diplomatique, le Patriarche Raï à la tête de la plus importante communauté catholique d’Orient dans le monde, adresse à tous un message de résistance spirituelle, sous-tendu par une foi profonde et une force intérieure peu commune. 

Extraits de l’Avant-propos :

"Il ne faut pas beaucoup de temps pour s’apercevoir que le 77e Patriarche maronite d’Antioche et de tout l’Orient est un homme à part. Loin des faux-semblants et de toute affectation de langage ou de comportement dont un prélat ou un haut dignitaire religieux de son rang cherche souvent à se prévaloir, Bechara Boutros Raï conjugue l’audace d’une vision lucide tristement prophétique portée par des mots sonores à une élégance relationnelle dont il ne se départit jamais. Au Moyen-Orient celui que certains surnomment « le pape oriental » est le chef très écouté de l’Eglise maronite qui représente la plus importante communauté catholique d’Orient. Cette Eglise fort ancienne de tradition syriaque-antiochienne regroupe des millions de fidèles dans le monde. Son territoire s’étend de l’ex-Empire ottoman, de la Turquie jusqu’aux frontières de l’Inde, sur les côtes du Malabar et de la région de Malacar. Tout en incarnant douloureusement le tragique destin des chrétiens d’Orient dans un monde arabe en implosion, le patriarche cherche lucidement à nommer les causes de tant de violences, tout en faisant avancer par tous les moyens les processus de paix. « En dépit de toutes les guerres et de toutes les intimidations terroristes, nous, chrétiens, resterons en Orient », affirme-t-il.

En pasteur très attaché à la cause de son Eglise comme à la cause de sa nation vivant sur un équilibre fondé sur la tolérance, le Patriarche Raï stigmatise sans relâche les attentats terroristes de plus en plus meurtriers d’un islam malade de l’intérieur entretenu par la haine séculaire qui divise chiites et sunnites, musulmans modérés et fondamentalistes et qui a permis l’émergence de la pathologie à grande échelle de Daech à travers une violence et une sauvagerie transfrontalières inégalées. C’est dans ce contexte dramatique d’un Orient déchiré que j’ai vécu plusieurs semaines à ses côtés dans sa résidence de la Vallée sainte sécurisée par l’armée, partageant la vie quotidienne de sa communauté – les offices, les célébrations, les repas et les rencontres. De mémoire de patriarche, jamais une personne non religieuse, non membre du clergé de l’Eglise maronite, encore moins une femme, n’avait partagé avec autant de proximité le quotidien d’un des plus grands prélats catholiques d’Orient."