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« La trisomie 21 devient une condamnation à mort »

20170320_down-syndrome-event_1A la veille de la Journée mondiale de la trisomie 21, la Fondation Jérôme Lejeune, la représentation permanente de l’Ordre de Malte auprès de l’ONU et ADF International ont organisé un événement parallèle lors de la 34e session du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies. Les conférenciers avaient pour objectif de sensibiliser au ciblage systématique des enfants à naître atteints de trisomie 21 et ont déclaré que la sélection systématique des embryons constituait une violation du droit international. Rubén Navarro, Conseiller de l’ONU pour ADF International, qui a animé l’événement à Genève, a déclaré :

« Demain, nous célébrerons la Journée mondiale de la trisomie 21. Cela devrait nous rappeler que les droits de l’Homme appartiennent à juste titre à tous les membres de la famille humaine, quelle que soit leur condition physique ou mentale. Malheureusement, en 2017, le diagnostic de la trisomie 21 devient une condamnation à mort. Le ciblage et même l’homicide de personnes parce qu’elles “diffèrent” n’est rien d’autre que de l’eugénisme. Comme société, nous interdisons la discrimination fondée sur le handicap et la maladie, alors pourquoi l’autoriser dans l’utérus ? »

Le test de dépistage prénatal « non invasif » devrait donner aux parents une indication précise à 99 % du diagnostic de trisomie de leur bébé. Il est fortement promu dans le monde entier. De nombreux gouvernements ont commencé à le proposer dans les soins de santé publique. Cette évolution est problématique compte tenu des critères éthiques définis par l’OMS en 1968. Ils affirment que le dépistage à l’échelle de toute une population est seulement « acceptable » si un « traitement pour les patients atteints de la maladie » est disponible. Or le test ne guérit pas et aucun traitement satisfaisant n’est encore mis sur le marché pour la trisomie 21.

Jean-Marie Le Méné, Président de la Fondation Jérôme Lejeune et auteur de nombreuses publications sur la trisomie 21, a souligné l’ironie du fait que

« cette focalisation sur le dépistage se produit alors même que les personnes souffrant de la trisomie 21 s’intègrent mieux que jamais dans le corps social. Nous devons passer de l’exclusion à l’inclusion. Les enfants atteints de trisomie 21 sont les premières victimes du transhumanisme. Le ventre de chaque mère qui devrait être un espace de sécurité devient un lieu de danger. Une terre sans trisomie 21 signifie l’élimination de l’empathie et de l’humanité. Ce serait notre perte, et non la leur. En vérité, nous ne protégeons pas leur monde. Ils protègent le nôtre. »

Les droits de l’Homme s’appliquent également aux personnes atteintes de trisomie

Kathleen Humberstone, une jeune femme atteinte de trisomie 21, a fait une déclaration forte quand elle a rappelé à l’auditoire qu’elle a aussi des libertés fondamentales :

« J’apprécie ma vie. Je veux me marier bientôt. Mon futur mari est merveilleux et nous irons de l’avant ensemble. Je suis très reconnaissante pour le soutien de ma mère, qui m’a aidée à venir ici pour parler à l’ONU. »

Sa maman, qui s’est également adressée au public, a expliqué combien Kathleen a enrichi la vie de leur famille :

« Elle est unique, tout comme nos deux autres enfants sont aussi uniques. Elle a toujours été une merveilleuse partie de notre famille. Je défie quiconque faisant actuellement la promotion de ce dépistage de rencontrer des adultes atteints de trisomie 21, comme ma fille Kathleen. Qu’ils osent regarder dans ses yeux et lui dire en face que sa vie est moins précieuse que la leur ».