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Le président doit d'abord être un chef avant d'être un communicant
Erdogan : " demain, aucun Européen, aucun occidental, ne pourra plus faire un pas en sécurité, avec sérénité, dans la rue"

La présidentielle 2017, la pire qui soit, une "supercherie intégrale"

AfExcellent article de l'Action française : 

"Les média de l’oligarchie ont déjà écrit le scénario – le meilleur à leurs yeux, le pire pour la France : le second tour de l’élection présidentielle opposera Emmanuel Macron à Marine Le Pen et ce sera évidemment le premier qui l’emportera haut la main. Ce faisant, ils donnent raison à la présidente du Front national qui n’a de cesse de répéter que la vie politique française est désormais scindée entre mondialistes et patriotes. Macron n’est en effet que la créature du trouple formé par les milieux d’affaires, les grands média qui sont leurs courroies de transmission auprès de l’opinion publique et cette partie du pays légal qui a définitivement bradé la France. Qu’importe qu’il soit le dauphin de François Hollande, le clone de Juppé avec trente ans de moins ou encore le dépeceur d’un Parti socialiste en voie de décomposition avancée. Toutes ces éventualités, plus complémentaires qu’exclusives, ne concernent que les écuries électorales. Ce qui intéresse les Français, c’est que ce mondialiste décomplexé n’est que le prête-nom d’une finance internationale qui a trouvé en lui son meilleur ennemi, au sens où François Hollande l’a été durant son quinquennat.

Tout n’est pas écrit d’avance

Le pire n’est évidemment jamais certain. Les Britanniques devaient voter en faveur du maintien du Royaume-Uni dans l’Union européenne et les Américains élire Hillary Clinton. Non seulement Juppé était le vainqueur proclamé de la primaire de la droite, mais il avait déjà remporté l’élection présidentielle. Quant à Valls, il était déjà le candidat officiel du Parti socialiste désigné par les primaires citoyennes. Il ne faisait qu’une bouchée de Macron et renvoyait Mélenchon aux marges de la gauche de la gauche. Tout cela, c’était avant. Avant que les Britanniques ne choisissent le Brexit, les Américains Donald Trump, les électeurs de la droite parlementaire François Fillon et les socialistes le mari de la responsable des affaires publiques du groupe de luxe LVMH. Avant, aussi, que Fillon, devenu le nouvel élu par anticipation de l’élection présidentielle, ne trébuche sur de minables affaires d’assistants parlementaires et de costards, révélées tout exprès à quelques semaines du premier tour. Avant, aussi, que des Français médusés par le spectacle particulièrement dégradant d’une campagne électorale située à la page “faits divers” des journaux n’envisagent de bouder le premier tour de l’élection présidentielle. Ainsi, le régime aura fini par dégoûter nos compatriotes même de l’élection-phare de la Ve République, à laquelle ils n’avaient pourtant, jusqu’à présent, jamais manqué de participer en masse, leur faisant habituellement délaisser, contrairement à la lettre des institutions dont ils se contrefichent, les législatives qui suivent de peu le scrutin présidentiel : il appartient en effet au gouvernement responsable devant le parlement de déterminer et de conduire la politique de la nation. Vestige de mentalité monarchique, qui leur fait considérer le souverain – ou son ersatz républicain – plus déterminant qu’un parlement aux mains des partis politiques…

Bruxelles dicte sa loi

Quoi qu’il en soit, la démocratie représentative est mal en point. Le rejet de la classe politique n’a jamais été aussi unanime… Et comme s’il n’était pas suffisant, celle-ci ne cesse d’aggraver sa fracture avec les Français en portant préjudice à la seule démocratie qui trouvait encore grâce aux yeux de nos concitoyens – et avec raison : la démocratie municipale. En adoptant en 2015 le dernier volet de la réforme territoriale (après la création des métropoles et la réforme régionale) qu’est la loi NOTRe, qui contraint progressivement, contre l’avis de la majorité des maires, les communes à se fondre dans de grands touts abstraits et sans personnalité, autre qu’administrative, nos élites éloignent toujours un peu plus les citoyens des centres de décision et les privent des moyens de décider ou de faire pression dans un domaine, la vie communale, où ils sont pourtant les plus compétents et les plus directement intéressés. Désormais, la France se divise administrativement en métropoles, intercommunalités, régions artificielles dont les contours ont été dessinés sans autre justification que de répondre au souhait bruxellois de démantèlement des nations. Si bien qu’alors même qu’on leur demande d’élire le courtier français de la Commission européenne, dont on leur désigne d’avance le nom, les Français se voient parallèlement dépossédés de leurs pouvoirs de décision dans les affaires qui les concernent au plus près de leur vie quotidienne par l’instauration d’une centralisation à plusieurs étages, qui les prive de leurs libertés politiques fondamentales. Jamais l’analyse de Maurras selon laquelle il est impossible à la République de décentraliser n’a été aussi pertinente. Mais ce n’est plus au profit d’un État incapable de régner autrement qu’en imposant un pouvoir sans partage : cette centralisation répond, pour l’oligarchie, à la nécessité, pour asseoir sa dictature, d’éloigner, par la création de structures aussi obèses qu’artificielles, les citoyens des lieux de décision : le maire n’a plus aucun pouvoir. C’est l’interco’ qui décide, derrière l’interco’ la région, derrière la région, Bruxelles, l’État français étant désormais aux abonnés absents. Jamais on n’a autant parlé de proximité comme d’une valeur démocratique fondamentale ; jamais on n’a autant privé le pays réel de tout pouvoir de décision.

Démocratie virtuelle

La fracture entre pays légal et pays réel est devenue béante. Vivant en vase clos, ne s’occupant que de ses intérêts particuliers, ne percevant même plus le sens de l’expression “bien commun”, le pays légal a intégré l’idée qu’il faut priver à tous les stades de la vie publique les citoyens de tout regard ou de tout pouvoir. La démocratie numérique, tant vantée par nos ténors, surtout à gauche ? Une démocratie virtuelle. La proie pour l’ombre. L’Europe a été fondée pour déposséder du pouvoir de décision les politiques au profit de prétendus experts. C’est désormais à tous les stades de la vie publique que ce schéma technocratique, ô combien pervers, est appliqué.

La démocratie est devenue une supercherie intégrale. Le citoyen-souverain est appelé à désigner directement le chef d’État, les députés, les différentes strates d’élus locaux. Aux deux extrêmes, la dépossession est totale : parce que depuis Maastricht les chefs de l’État ont bradé la souveraineté de la France ; parce que l’oligarchie a décidé de priver progressivement le maire de tout pouvoir. Quant aux députés, lorsqu’ils ne valident pas des décisions européennes, les lois qu’ils votent sont hypothéquées par le sacro-saint droit européen… Une élection présidentielle sera insuffisante à nous rendre notre liberté, même si les Français ont la bonne idée d’élire un chef d’État désireux de redonner au pays sa souveraineté – ce que nous souhaitons, évidemment. Car, même dans ce cas, il n’est pas certain qu’il trouve dans le régime la force de ses ambitions. Quant à François Hollande, il ne sort de son silence piteux de président discrédité que pour critiquer les « égoïsmes nationaux » et ânonner que le « nationalisme, c’est la guerre » – tarte à la crème de tous les fédéralistes européens. Pour, dans le même temps, rompre la solidarité européenne en se couchant devant Erdogan, qui a traité de nazis les dirigeants allemands et néerlandais, parce qu’ils ont refusé, à juste titre, l’organisation sur leur sol d’un meeting à la gloire du dictateur turc. Meeting qui a eu lieu sur le nôtre, en revanche, dimanche 12 mars. Jusqu’à la dernière minute, Hollande aura été indigne de sa fonction".

Commentaires

majacquet

L' AF !

Une véritable école de pensée politique.
La meilleure école de pensée politique !
Tout nous le démontre aujourd'hui.

Combien de futur cadres a t'elle formé, qui s'en sont allés vers des univers reluisants, et qui : soit ont été broyés, soit ont été gangrénés par ceux-ci ....?
Mitterrand, vous connaissez ?

" Si tu veux ta délivrance, pense clair et marche droit....! "

Que vive l' Action Française, et que revienne le Roy !

Lamy

Oui, il semble qu'un siècle d'analyse de l'AF soit résumé par cette pitoyable présidentielle...
Dommage qu'il n'y ait une erreur : Hamont n'est pas marié mais pacsé avec sa compagne...ça change tout car il ne sera pas contraint de déclarer ses biens à elle ...

corcelles

Bel article en effet mais il faut quand même reconnaître un mérite à Macron :
Il vient de mettre par terre les deux colonnes du temple républicain , celui de la gauche de gouvernement (PS) et celui de la droite de gouvernement (les républicains)N'émergent plus des décombres que les deux partis réputés n'être pas "républicains", le FN et le PC(ossature du mélanchonisme.

Avouez que c'est pas mal pour un jeune de 39 ans ! moralité : le diable porte pierre.

clovis

Nous allons virer les sortants, un point c'est tout.

Papon

Il serait hautement souhaitable de se reporter aux conditions tres particulières dans lesquelles des generaux ont porté au pouvoir un deGaulle qui desesperait d'y revenir apres l'avoir quittésans gloire en 1946.

Henri Marquin

Macron, qui veut cacher sa fragilité physique et psychologique par des airs d’assurance bravache, pourrait en fait être balayé par le moindre coup de vent, tel une feuille morte. Diplômé mais soldat de 2ème classe, il veut se faire prendre pour un général.
Les gros medias possédés par l’oligarchie ne savent pas quoi inventer chaque semaine pour faire du tort à François Fillon. Ecoutons son avocat, c’est plus sûr.

Oh!

Le constat est clair, mais il n'y a pas besoin de faire partie de l'action française pour le faire, il suffit de se documenter et de prendre le recul nécessaire.

Entre les Cassandre de valeurs actuelles qui nous peignent des candidats sans énergie, déjà impuissants du fait d'un appareil d'état probablement sabordé, et un constat clair mais ne proposant rien sinon que la démocratie est une supercherie, il semble que ce soit le journalisme qui se porte mal et pas la volonté de vivre des français.

Cette élection est importante, il s'agit donc de ne pas donner dans la prophétie de malheur auto-réalisatrice, l'hypnose de la télé et de l'internet constitue la fracture supplémentaire entre le pays réel et le pays légal: les français sont dépossédé de tout sage recul, alors qui sont ces gens qui en plus cherchent à se convaincre, cherchent à nous convaincre que tout est pourri, que rien n'est possible, sinon en rêve, comme si nous étions anglais ou américains.

l'onirisme politique, cela suffit ! il faut voter, non pas pour le moindre mal, mais pour la sauvegarde des vrais biens dont on ne nous a pas encore monnayé libéralement l'usufruit !

car après le programme est clair, ce ne sera pas de la rêverie de promeneur solitaire, vous aurait un représentant de la grande banque en guise de chef de l'état, comme dans tous les pays européens où tout est à vendre, y compris et avant tout vos dettes, pays où le travail des enfants est toléré car rendu économiquement obligatoire.

la France contre les robots, c'est maintenant !

SD-Vintage

"Macron n’est en effet que la créature du trouple formé par les milieux d’affaires, les grands média qui sont leurs courroies de transmission auprès de l’opinion publique et cette partie du pays légal qui a définitivement bradé la France." : c'est beau mais ça ne veut rien dire. On dirait un tract de la CGT ou du NPA, outrances comprises.
C'est beau les systèmes de pensées mais les premiers problèmes de la France sont français.
Ce n'est pas avec ce type de rhétorique que MLP aura le vote bourgeois. Mais si elle pense qu'elle peut s'en passer...

Bernard Toulmi

La candidature Macron, présentée comme une occasion de changement salutaire pour la France, est une imposture dont notre pays ne se relèverait sans doute pas.

Soazig NEDELEC

..que revienne le Roy..au plus vite..
La France est en danger de mort

Ken

Un excellent constat qui confirme celui d'Asselineau devant l'association des maires de France hier :
https://www.youtube.com/watch?v=LrsEypgK2tk
Marine Le Pen ne s'y étant pas présenté.
"C'est l'Europe qui est responsable de la baisse des dotations.." affirme le président de l'UPR, interviewé par France-info en sortant de cette réunion :
https://www.youtube.com/watch?v=RcaeccG3cis

Comme quoi l'Action Française a bien raison de demander de quitter cette Union Européenne. Problème : qu'un seul le fera dès qu'il est élu.

SD-Vintage

"L’impasse populiste, par Gérard Dussouy

L’échec des populistes néerlandais montre qu’ils n’ont pas retenu la leçon autrichienne (en Autriche le candidat du FPÖ a frôlé la victoire, grâce à sa conversion à l’Europe). Et il en sera de même en Mai et Juin prochains pour les populistes français, avec la double défaite annoncée, celle de Marine Le Pen à la présidentielle, et celle du Front National aux élections législatives, incapable qu’il est de nouer les alliances que celles-ci exigent au second tour.

Dans les deux cas, c’est le rejet de l’Europe qui est la cause de l’impasse populiste (...)"

http://www.breizh-info.com/2017/03/22/65347/limpasse-populiste-gerard-dussouy

Hervé

Classement du mercredi 22 mars 2017 des Partis Politiques qui ont obtenus le plus de nouveaux fans dans la journée :
http://www.politologue.com/top-du-jour/partis-politiques/?d=2017-03-22

Cela donne de l'espoir aux communes ! Car l'UPR fut bien applaudi par les maires, contrairement à Macron qui eut le droit à des sifflements.

Aurelia Pinault

Français, réfléchissez bien : notre prochain Président doit-il être un freluquet, sans colonne vertébrale ?

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