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Les ministres turcs font campagne en Europe

Capture d’écran 2017-03-13 à 08.42.50Après le refus des Pays-Bas d'accueillir deux ministres turcs, la Turquie promet des mesures de rétorsion «de la manière la plus sévère». Dénonçant un comportement rappelant «le nazisme et le fascisme», Recep Tayyip Erdogan a menacé les Pays-Bas :

«Ils auront naturellement à en payer le prix et aussi à apprendre ce qu'est la diplomatie».

À l'approche d'un référendum sur l'augmentation des pouvoirs du président turc, prévu le 16 avril, le gouvernement turc s'est lancé dans une campagne pro-Erdogan dans différents pays d'Europe pour encourager les 4,5 millions de membres de la diaspora turque en Europe à voter oui pour un système présidentiel qui permettrait à Erdogan de diriger le pays jusqu'à au moins 2029.

Les Pays-Bas se trouvent à trois jours d'un scrutin législatif qui devrait voir la croissance du parti anti-islam.

Le premier ministre danois a proposé à son homologue turc de reporter une visite prévue fin mars. De son côté, le propriétaire d'une salle de réunion de Stockholm, en Suède, dans laquelle devait se tenir un rassemblement en faveur du référendum constitutionnel turc, a annulé le contrat de location des lieux. 

Les autorités turques ont fait fermer l'ambassade des Pays-Bas à Ankara et le consulat d'Istanbul. Dimanche matin, des manifestants turcs y ont brièvement remplacé le drapeau néerlandais par un drapeau turc. Les résidences de l'ambassadeur néerlandais, du chargé d'affaires et du consul général ont également été bouclées.

Le ministre des Affaires étrangères turc est venu plaider ce week-end en France, à Metz (photo) en faveur du "oui" au référendum turc.