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Fin de campagne
Peut-on pratiquer la méthode Billings avec un esprit contraceptif ?

Voter à la lumière de la foi et de la raison

De Mathieu Parbot pour les lecteurs du Salon Beige :

A quelques heures du premier tour des élections présidentielles, afin de voter avec une conscience éclairée par l’Evangile et la doctrine sociale de l’Eglise, il peut être bon de réaffirmer quelques convictions basées sur l’observation des faits, sur la réalité :

  • La famille, composée d’un père et d’une mère qui donnent vie à des enfants, est la première communauté humaine. La famille des familles, la nation, reçoit son unité de sa foi et de sa culture communes. C’est ainsi que la paix règne dans un pays et il revient à chacun, là où il est, d’œuvrer à la consolidation de la demeure commune selon les principes de l’Evangile. Pour qu’une nation soit en paix, il faut que les familles qui la composent soient elles-mêmes dans la paix. Et cette paix sera contagieuse. Réécoutons Mère Teresa : « Le plus grand destructeur de la paix, aujourd'hui, est le crime commis contre l'innocent enfant à naître. Si une mère peut tuer son propre enfant, dans son propre sein, qu'est-ce qui nous empêche, à vous et à moi, de nous entretuer les uns les autres ? »

    Comment Dieu pourra-t-il nous aider, pourra-t-il sauver la France, si nous ne faisons pas tout pour sauver ces enfants à naître ? Et ce, avant toute considération, qu’elle soit d’ordre économique, qu’elle soit d’ordre financière… En reprenant le Cardinal Cardijn, le fondateur de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, selon lequel « chaque jeune travailleur vaut plus que tout l’or du monde », nous osons dire « chaque embryon vaut plus que tout l’or du monde ». Si nous osons mettre cette conviction à la base de tout, nous pouvons en être sûrs, Dieu nous bénira et la France redeviendra prospère. Ne serait-il pas indécent d’aspirer à la résorption de la crise économique en méprisant ce qui a le plus de valeur dans le monde, l'embryon et le travailleur ?

  • L’observation des chiffres nous conduit à envisager que, dans 20 ans au plus, les chrétiens ne pourrons plus vivre leur foi en France de manière libre. C’est déjà le cas dans de très nombreuses villes et quartiers : la pression de l’islam nous oblige à le constater. Un irakien chrétien récemment arrivé en France me disait qu’il avait hésité à venir sur notre terre par crainte de revivre la persécution qu’il venait de quitter. Dans 20 ans, la moitié des diocèses français auront disparu d'une manière ou d'une autre, ainsi que de nombreuses congrégations religieuses. Encore une fois, les chiffres parlent d’eux-mêmes : la moyenne d’âge des prêtres et des consacrés d’aujourd’hui amène à cette conclusion. Refuser de le reconnaître pour éviter de souffrir en en prenant conscience revient à aggraver le réveil qui, de toutes les façons sera très douloureux. Il est encore possible d'inverser la tendance, dans le respect des droits et des devoirs de chaque homme, de chaque femme, de chaque enfant, quelle que soit leur origine, car rien n'est jamais écrit d'avance ici-bas.

  • Si les crises politiques affectant tel ou tel pays limitrophe ont pu enclencher les guerres sanglantes du XXème siècle, prenons l’exemple de l’assassinat de l’archiduc François- Ferdinand à Sarajevo en 1914, il est évident que dans l’ordre du bien, tel ou tel événement qui touche un pays voisin peut déclencher une spirale vertueuse qui aura des conséquences sur la France. Les prises de positions de certains responsables politiques, à l’est de l’Europe notamment, sont riches en promesses de régénérescence de notre propre société. Les relations internationales et la manière dont elles sont envisagées ouvrent donc de nouvelles perspectives et ceci est à considérer attentivement au regard des déclarations des candidats à l’élection présidentielle.

Ces trois sujets majeurs nous invitent à exercer notre vigilance politique en les considérant de manière très attentive et en agissant sur le terrain pour susciter un réveil des consciences. Lorsque sainte Jeanne d’Arc reçut de Dieu l’appel à réveiller la France qui sombrait, sa mission ne fut pas de conduire sur le trône un homme providentiel, un homme idéal… Le Ciel lui demanda simplement de remettre notre pays sur la route du bien, malgré les pauvretés de l’élu, Charles VII. Saint Ignace, cher au pape François, nous dit : « Agis comme si tout dépendait de toi, en sachant qu’en réalité tout dépend de Dieu. » Rien n’est donc perdu car nous sommes dans sa main. Aux heures les plus sombres de notre histoire, le Sacré-Cœur et la Vierge Marie sont venus nous inviter à la consécration de nos familles, de nos diocèses et de notre pays à cet amour divin qui nous donne d’espérer contre toute tentation de désespoir. Nous avons là un levier majeur de redressement de nos familles et de notre cité qui, à n’en pas douter, connaîtra un nouveau printemps si nous le voulons vraiment. Jésus nous l'assure : « Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous le recevrez, et cela vous sera accordé » (Mc 11,24).  Avec Saint Louis qui fut un modèle de chrétien, de père de famille, de roi, choisissons de construire notre cité terrestre en ne perdant pas des yeux… les cieux.