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Grèce : la loi sur le changement de sexe favorise la dépravation

Le Saint-Synode de l’Église orthodoxe de Grèce s’est réuni le 7 octobre sous la présidence de l’archevêque d’Athènes Jérôme et a examiné, entre autres, la loi sur le changement de sexe, adopté récemment en première lecture par le Parlement hellénique. En vue du prochain débat au Parlement, le Saint-Synode de l’Église de Grèce a exprimé ses positions fondamentales à ce sujet :

« 1. Le sexe est un héritage sacré donné à l’homme et contribue à la base de la complémentarité psychosomatique dans le mystère de la vie et de l’amour. En ce sens, il n’est pas sujet à changement, mais il est un don divin à l’homme, que celui-ci doit valoriser pour sa sanctification.

2. Le Synode considère que la jurisprudence des tribunaux helléniques couvre, là où cela est nécessaire, les problèmes existants, étant donné que le sexe n’est jamais choisi librement ni changé sur demande, mais est déterminé sur la base des caractéristiques anatomiques, physiologiques et biologiques qui définissent l’identité d’un homme telle qu’elle est établie par les rapports médicaux destinés au tribunal. La loi ne peut se contenter d’une déclaration du citoyen, non étayée scientifiquement, qui peut être changée plus tard.

3. Le projet de loi proposé suscite des émotions dans la société, attaque l’institution sacrée de la famille, contredit les bonnes mœurs et le sens commun, et avant tout détruit la personne. Au lieu de diminuer la confusion et les désordres mentaux, elle les accentuera et donnera naissance à un dangereux phénomène social, particulièrement lorsqu’il créera également une situation explosive dans les écoles.

4. Le Synode ne voit pas, derrières ces tentatives, un intérêt pour le prochain méprisé et affligé, mais l’existence de groupes puissants, ce qui a pour résultat la dissolution de la cohésion sociale et la mort spirituelle de l’homme.

5. Le Synode fait un appel final au monde politique dans son intégralité pour élever sa responsabilité et sa mission au-dessus des idéaux politiques, des préjugés et de la référence à des droits incontrôlés, et pour retirer le projet de loi, tout en montrant un intérêt similaire pour résoudre les problèmes les plus sérieux qui frappent notre société, notre nation et le peuple. Or, on ne fait que renforcer les tensions, les divisions et l’absurdité, au lieu de contribuer à l’édification spirituelle de nos citoyens.

L’Église entoure tous les hommes avec amour et compréhension indistinctement, mais puisqu’elle désire toujours leur salut, elle doit démontrer l’échec de leurs choix décisifs ».

De son côté, le métropolite d’Étolie Cosmas a déclaré avec indignation dans une lettre ouverte aux députés du Parlement hellénique :

« Vous promouvez une loi qui nie le Dieu-Trinité et Créateur et profère des blasphèmes à Son égard. Cette nouvelle loi est non naturelle, elle empiète sur l’identité psychosomatique de la personne, favorise la dépravation, et son but est de contrecarrer la personne dans sa voie sur la sanctification et déification. Les os de nos saints et de nos héros (pour la libération de la Grèce) tremblent ! Le grand libérateur de la Grèce et égal-aux-apôtres saint Cosmas d’Etolie et nos autres saints pleurent… ».