L’islam est remis en question à l’intérieur de ses terres
C’est arrivé un 11 février…

3ème semaine de la Neuvaine au Saint Enfant Jésus pour la promotion d'une filiation vraiment humaine en France

Sans titreThème de méditation de la 3ème semaine : La Naissance de Jésus

Pour aider à méditer sur le thème de cette 3ème semaine

La Naissance de Jésus ! Noël !

Comment évoquer Noël autrement qu’en se taisant pour adorer dans le silence ? C’est le plus grand de tous les mystères, Dieu se fait homme pour que l'homme soit divinisé ! Cette proximité de Dieu qui se fait l'un de nous est inouïe et n'existe nulle part ailleurs dans aucune autre religion. Mais à nous, qui baignons dans la culture chrétienne, cela pourrait nous paraître presque tout naturel que ce mystère pourtant ineffable de l'abaissement de Dieu jusqu'à se faire petit Enfant dans une crèche… Or, en fait, ce mystère de l'Incarnation de Dieu le Fils éternel a tellement surpris voire heurté la pensée humaine qu'il est de tout temps apparu à bien des hommes comme une inconvenance inadmissible ! Et cela y compris dans l’Église où la réflexion sur l'Incarnation a entraîné des débats passionnés durant les cinq premiers siècles et aussi bien des hérésies qui toutes d'une manière ou d'une autre n'admettaient par l'Incarnation, comme le docétisme, par exemple, pour lequel l'humanité de Jésus n'était qu'apparence, le Fils éternel n'ayant pas pu prendre une humanité véritable mais seulement apparente… selon les docètes.

Ainsi tout au long de l'histoire on retrouve, en maints courants de pensée, ce refus du mystère insondable de l'Incarnation, ce refus du mystère de Noël. Ainsi en fut-il notamment de la suspicion moderne qui, depuis les "Lumières" au XVIIIème siècle et jusqu'à nos jours refuse la révélation divine dans son ensemble – renvoyée au rang des mythes - et l'Incarnation en particulier. Mais, si de tout temps le mystère de Noël est apparu à bien des esprits comme une inconvenance inadmissible, tant d'autres aussi, bien sûr, en ont fait la Lumière de leur vie ! Et on peut dire que le mystère de Noël est au cœur de toute l'histoire humaine et on n’en finirait pas de citer, en pour ou en contre, les auteurs les plus divers qui ont parlé de Noël, les uns trouvant inadmissible ce mystère de l'Incarnation et les autres le recevant dans la foi, l'amour et l'espérance !

Le "Verbe s'est fait chair" nous dit saint Jean ! Le Verbe, le Logos, i.e. le Sens profondément divin des choses et de la Création divine s'est fait chair dans les entrailles d’une femme ! Et il est allé jusqu'à mourir pour nous sur une croix pour nous associer à sa résurrection. Ce réalisme de l'Incarnation, de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ, Tertullien le défend avec truculence utilisant pour cela - en bon avocat qu'il était - l'effet de manche de son "credo quia absurdum" : "je [le] crois parce que c'est absurde"… au sens bien sûr que ce n'est pas à la portée de la raison humaine et que dans ces conditions la foi constitue le seul recours possible. Saint Augustin a utilisé une formule voisine, "credo ut intelligam", "je crois pour comprendre".

Oui je croix pour comprendre que l’Éternel est entré dans l’histoire et s'est fait homme, comme le chante aujourd’hui le Martyrologe romain en se référant aux grands calendriers de la Grèce et de Rome[1], soulignant ainsi que la foi en l'Incarnation, contraste radicalement avec les croyances des religions anciennes - grecque et romaine notamment - qui croyaient non à un abaissement de Dieu jusqu'à l'homme mais à une apogée des hommes les plus méritants : héros, rois et empereurs qui se haussaient jusqu'à Dieu, se prétendant divinisés par leur exploits héroïques ou leur ascendance royale… Or, ce n'est pas par le pouvoir, la médiatisation et les moyens humains que l'homme se hisse jusqu'à Dieu, s'est en accueillant Dieu qui se donne à lui ! En accueillant l’Immense qui s'est enclos dans l’infime de notre corps et de notre cœur humains… En accueillant, comme l'ont dit certains Pères de l’Église, l’Infini qui s'est condensé ou abrégé pour se mettre à notre portée… ; en l'accueillant dans notre vie Lui la Plénitude qui a voulu assumer une croissance humaine… En accueillant dans notre vie le Sacré qui en venant à nous dans l'infinie douceur d'un petit enfant a franchi la distance pour devenir notre prochain et cesser de nous terroriser comme c'était le cas dans les religions anciennes qui ne concevait le sacré que lié à la terreur et à la violence… Alors oui accueillons le dans nos vies Lui la Parole de Dieu qui, pour mieux nous parler au cœur, s'est faite chair et a pénétré au plus profond de notre monde

Je crois pour comprendre que la Sagesse éternelle s'est manifestée dans une aventure anodine arrivée un jour quelque part en Galilée… et qui a changé le cours de notre histoire… Et, qu'à Noël, l’Universel s'est fait concret élevant ainsi tout homme jusqu'à lui, que le Nécessaire est entré dans le contingent pour montrer à tout homme combien il est principe vital et de Vie éternelle Je crois pour comprendre que le croyable – Dieu Créateur en qui nous croyons ! - s'est offert dans l’incroyable : sa venue parmi nous ! par amour comme il nous avait déjà créé par amour, parce que "l’Amour seul est digne de foi" (Balthazar) et qu’il est surprenant !

Je crois pour comprendre que toute la terre doit converger vers un enfant dans une crèche pour se laisser sauver par lui et pour respecter du même coup tout enfant et toute vie dans sa dignité infinie… et que toutes les têtes pensantes et gouvernantes de ce monde doivent courber le front devant ce fragile bébé-Dieu pour toujours mettre leur science et leur pouvoir au service de l'humain dans l'accueil émerveillé de la beauté du projet créateur !

Je crois pour comprendre que le Tout Puissant a éprouvé un faible pour sa créature

Je crois pour comprendre que Dieu a désiré notre "néant", et voulu s'associer à lui ; comme le fait dire Paul Claudel à Prouhèse dans ce dialogue du musulman avec la pécheresse dans le Soulier de Satin : « Ainsi, demande Camille à Prouhèze en la provoquant, c’est le néant que Dieu a désiré au sein de la femme ! - De quoi d’autre manquait-il ? », lui répond Prouhèse…

Lui le créateur de tout l'Univers est venu épouser notre "néant" pour le rendre "capable" de Dieu !

Frère Jean-Marc Miele sv

A dire chaque jour de la 3ème semaine du dimanche 11 février au samedi 17 février

Dieu, viens à mon aide.
Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

Pour les siècles des siècles. Amen Alléluia !

Notre Père qui es aux cieux…

Prière : O très doux Enfant Jésus, né à Bethléem de la Vierge Marie, enveloppé de langes, couchez dans une crèche, annoncé par les Anges et visité par les Bergers, ayez pitié de nous.

Ayez pitié de nous, Jésus Enfant, ayez pitié   de nous.

Je vous salue, Marie...

Prière du Père Cyrille de la Mère de Dieu (1590-1675)

Ô Divin Enfant Jésus, j'ai recours à Vous. Je Vous en prie, par votre Sainte Mère, assistez-moi dans cette nécessité, car je crois fermement que votre Divinité peut me secourir. J'espère avec confiance obtenir Votre sainte Grâce. Je Vous aime de tout mon cœur et de toutes les forces de mon âme. Je me repens sincèrement de mes péchés et je Vous supplie, ô bon Jésus, de me donner la force d'en triompher. Je prends la résolution de ne plus jamais Vous offenser et je viens m'offrir à Vous, dans la disposition de tout souffrir plutôt que de Vous déplaire. Désormais, je veux Vous servir avec fidélité, et pour l'amour de Vous, ô Divin Enfant, j'aimerai mon prochain comme moi-même. Enfant tout puissant, ô Jésus, je Vous en conjure de nouveau, assistez-moi dans cette circonstance ; faites-moi la grâce de Vous posséder éternellement avec Marie et Joseph et de Vous adorer avec les saints Anges dans la cour céleste. Ainsi soit-il. »

Invocations à l'Enfant Jésus

Ô Saint Enfant Jésus de Prague, je me prosterne devant vous.

Ô Saint Enfant Jésus aidez-nous à donner à notre pays des lois respectueuses de l'humain 

Ô Saint Enfant Jésus aidez-nous à ne pas nous trouver esclave de la dictature de l'individu surpuissant qui voudrait fabriquer des enfants à sa mesure et pour son intérêt mercantile ou guerrier ou les sélectionner en fonction de critères subjectifs et eugénistes.

Je vous demande de protéger les enfants. Accordez-leur de grandir sous votre regard.

Je vous demande de protéger tous ceux que j’aime. Accordez-leur de vous connaître et de vous servir.

Je vous demande de protéger les familles, plus particulièrement celles qui vivent des situations difficiles. Accordez-leur votre paix.

Je vous confie tous ceux qui se sont éloigné de Vous. Accordez-leur la grâce de la conversion.

Je vous confie tous ceux qui souffrent. Accordez-leur d’unir leurs souffrances aux vôtres et réconfortez-les dans l’épreuve.

Je vous confie les âmes du Purgatoire. Accordez-leur sans tarder la gloire du Paradis.

[1] Martyrologe romain du jour de Noël : "Des siècles sans nombre après la création du monde, quand Dieu au commencement créa le ciel et la terre et forma l’homme à son image ; des siècles et des siècles après le déluge, quand le Très-Haut plaça son arc dans les nues du ciel, en signe d’alliance et de paix ; le vingt-et-unième siècle depuis qu’Abraham, notre père dans la foi, quitta Our des Chaldéens ; le treizième siècle depuis la sortie d’Égypte du peuple d’Israël sous la conduite de Moïse ; environ la millième année depuis le sacre du roi David ; la cent quatre-vingt-quatorzième Olympiade ; la sept-cent-cinquante-deuxième année de la fondation de Rome ; la quarante-deuxième année de l’empire de César Octavien Auguste ; tout l’univers étant en paix, Jésus Christ, Dieu éternel et Fils du Père éternel, voulant sanctifier le monde par son miséricordieux avènement, ayant été conçu du Saint Esprit, et neuf mois s’étant écoulés depuis sa conception, naît à Bethléem de Judée, fait homme, de la Vierge Marie. C’est la Nativité de notre Seigneur Jésus Christ selon la chair."