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Le témoignage du père Jean-Baptiste de Lagrasse sur Arnaud Beltrame
Ne soyez pas en retard à la messe des Rameaux

9e semaine de prière au saint Enfant-Jésus pour la promotion d'une filiation vraiment humaine en France

09ème semaine du dimanche 25 mars au Samedi Saint 31 mars

Thèmes de méditation de la 9ème semaine :

  • Vie cachée de Jésus : enseignements fondamentaux
  • De la vie cachée de Jésus à Nazareth à sa vie publique 

Pour aider à méditer sur les thèmes de cette 9ème semaine

La méditation des mystères de l'enfance et de la vie cachée du Christ nous a éclairés sur bien des aspects de notre foi durant cette Grande Neuvaine de 9 semaines de prière à Jésus Enfant !

Nous avons pu voir tout d'abord combien la force de Dieu opère dans la faiblesse (cf. 1 Co 1,27 s). Dieu a choisi ce qui est faible, un petit enfant, pour confondre la présomption des forts, notamment d'Hérode… Le Fils de Dieu voulait ainsi nous éduquer à l’enfance spirituelle dans l’humilité, la docilité et la spontanéité dans la confiance… "En vérité je vous le dis : si vous ne vous convertissez pas et ne devenez pas comme des enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux"… (Mt 18,3-4).

Et, face aux grands enjeux du moment, dans le cadre du débat sur la bioéthique, le fait majeur que le Fils éternel de Dieu se soit incarné et fait petit enfant protège et valorise à l'infini le respect et l’amour dus à chaque enfant, son droit à la vie, à une vie digne et belle telle que voulue par notre Père et Créateur. Non une vie entre les mains d'individus surpuissants qui voudraient prendre la place de Dieu pour fabriquer des enfants selon leurs vues… Les tuant même s'ils les dérangent tels des Hérodes d'aujourd'hui, ou les utilisant pour des expérimentations ou bien les fabriquant à leur mesure, quitte à les trier alors s'ils ne sont pas conformes à leurs attentes... Or l'enfant n'est ni un objet ni un dû mais un être libre en devenir et un don qui doit être accueilli comme tel ! Jésus qui s'est fait enfant et qui s'est dentifié avec les enfants nous demande de les accueillir en son nom : "Si quelqu’un reçoit en mon nom l’un de ces enfants, c’est moi qu’il reçoit ; et celui qui me reçoit, reçoit celui qui m’a envoyé." (Mc 9,37). Et, aux disciples qui empêchaient les enfants de l'approcher, il dit : "Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent" (Mc, 10,14). Jésus, par ailleurs, annonce un châtiment sévère pour ceux qui scandalisent les petits (Lc 18,6) ou les instrumentalisent. Aussi combien devons-nous considérer chaque enfant dans sa dignité infinie car voulu pour lui-même par Dieu par Amour et pour aimer, et ayant comme droit fondamental celui de naître de l'amour de ses parents.

Précisément, Nazareth nous montre l’importance et la beauté de la vie de famille, "cellule première et vitale de la société" (décret du Concile Vatican II sur l'Apostolat des laïcs : Apostolicam actuositatem, 11,4). Marie, la toute sainte, sans le péché originel, et Joseph appelé Le Juste ont eu une place essentielle pour le développement de l’enfant Dieu et sont les modèles des époux et des parents, se donnant l'un à l'autre et se donnant de concert à l'enfant accueilli par eux. Dans l'évangile nous trouvons à plusieurs reprises la formule "l’enfant et sa mère" (Mt 2,11.13s.20s). Dès lors, ce que la nature et l’évangile ont uni ne doit pas être séparé, la famille et la filiation humaine ne peuvent être séparés sauf à mettre toute notre humanité en grand danger de se perdre !

Nazareth nous montre aussi tout l’amour filial de Jésus en retour envers sa mère et son père, "il leur était soumis" par l'obéissance du cœur ; c'est l'obéissance du nouvel Adam à sa mère et son père légal, obéissance qui accomplit parfaitement le quatrième commandement "Honore ton père et ta mère", et qui fut l’image temporelle de son obéissance filiale et aimante à son Père céleste ; en effet la soumission de tous les jours de Jésus à Joseph et à Marie annonçait et anticipait la soumission du Jeudi Saint où Jésus dit à son Père: " Que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse !." (Lc 22, 42). Ainsi l’obéissance du Christ dans le quotidien de la vie cachée inaugurait déjà l’œuvre de rétablissement de ce que la désobéissance d’Adam avait détruit en disant non à l'amour de Dieu (cf. Ro 5, 19).

Précisément, l’humilité du Fils de Dieu se faisant petit enfant et sa vie cachée pendant 30 ans sont la première étape de sa kénose indiquée par l’hymne christologique de saint Paul au Philippiens (Phi 2,6-11). Par sa kénose, i.e. son dépouillement de sa condition divine, Jésus nous montre combien l'humilité est le remède à l'orgueil qui a caractérisé le premier péché. Si sa vie à Nazareth, paraissait bien insignifiante aux contemporains de Jésus, au point que Nathanaël put dire : "de Nazareth peut-il sortir quelque chose de bon ?" (Jn 1,46), et les pharisiens à Nicodème : "regarde bien et tu verras qu'il ne vient aucun prophète de la Galilée" (Jn 7,52)… c'est pourtant de cette humble bourgade de Nazareth en Galilée que vint le Sauveur…

Autre enseignement fondamental : l’attitude de la pauvreté et son importance capitale qui est grandement soulignée aussi dans les évangiles de l'enfance et nous est montrée comme la condition essentielle pour vivre en enfant de Dieu. Cette attitude de pauvreté est évoquée notamment par le sacrifice de Marie et de Joseph à la présentation de Jésus au Temple où ils offrent deux petites colombes ce qui était l'offrande des pauvres qui ne pouvaient offrir un agneau pour leur premier né. Et Jésus lui-même durant son activité de prédicateur vivra pleinement dans cet esprit de pauvreté et pourra dire : "les loups ont leur tanière et les oiseaux du ciel leur nid, mais le Fils de l’homme n’a pas d'endroit où reposer la tête" (Mt 8,20) ; il meurt en croix, dépouillé même de ses vêtements, et la perspective générale de la pauvreté est magnifiquement décrite par saint Paul : "de riche qu’il était, il s’est fait pauvre pour vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté" (2 Co 8,9). La pauvreté est certes avant tout une pauvreté spirituelle ("heureux les pauvres en esprit", Mt 5,3), mais la pauvreté se réalise aussi dans le concret de nos choix de vie et notamment, pour ceux qui embrassent la vie religieuse dans le conseil évangélique de renoncer aux biens terrestres à la suite de Jésus (cf. épisode du jeune riche : Mt 19,16-26).

Nazareth et la vie cachée de Jésus nous montre encore la grandeur, la beauté et la haute appréciation que nous devons avoir du travail. Dans l’évangile de Marc, Jésus est appelé par les gens de Nazareth le charpentier. Et le fait que le Fils de Dieu fait homme ait travaillé de ses mains apporta une valorisation majeure de l'activité manuelle alors tant dépréciée dans l’antiquité païenne, et du travail en général. Cet aspect si important de la vie cachée de Jésus trouva son extension notamment dans la vénération de saint Joseph travailleur, fêté le 1er mai. (Cf. la belle encyclique Laborem exercens de Jean Paul II (1981) sur le travail).

Enfin soulignons combien la valeur de la vie intérieure est également bien sûr parfaitement évoquée par la vie de Jésus et de la sainte Famille à Nazareth. L’activité publique de Jésus surgira du mystère de la filiation du Fils éternel, du dialogue permanent avec son Père céleste dans le silence à Nazareth puis lors de sa vie publique où Jésus ira jusqu'à l'acceptation divine certes et humaine aussi de sa Passion par amour pour nous nous sauvant ainsi du péché et de la mort. Ainsi le tout premier creuset de son action de salut du monde fut sans doute Nazareth et les trente années que Jésus y passa dans la contemplation et l'humble vie d'un petit village. Ce qui nous montre combien sans le silence et la prière il n’est pas possible d’opérer des fruits extérieurs qui restent.

Ainsi le cachement fait partie de la vie chrétienne. Saint Ignace d’Antioche appelle la virginité de Marie et son enfantement, mais aussi la mort du Seigneur "trois mystères éclatants qui se sont déroulés dans le silence de Dieu" (Lettre d'Ignace aux Éphésiens, 19,1). En effet, la foi concerne des réalités invisibles (cf. He 11,1), ainsi la vie du chrétien est cachée avec le Christ en Dieu (Col 3,3) et ce que nous sommes sera révélé seulement à la Parousie (cf. 1Jn 3,2).

Le recouvrement de Jésus au Temple (cf. Lc 2, 41-52) est le seul événement qui rompt le silence des Évangiles sur les années cachées de Jésus. Jésus voulut laisser entrevoir là le mystère de sa consécration totale à sa mission découlant de sa filiation divine : " Ne saviez-vous pas que je me dois aux affaires de mon Père ? " Marie et Joseph " ne comprirent pas " cette parole, mais ils l'accueillirent dans la foi, et Marie " gardait fidèlement tous ces souvenirs en son cœur ", tout au long des années où Jésus restait enfoui dans le silence d'une vie ordinaire et priante à Nazareth jusqu'à 30 ans.

Ainsi l'action du Sauveur lors de son entrée dans la vie publique fera suite au long temps du silence, de l'apprentissage et de l'attente. Jésus, accomplira alors sa mission divine et s'accomplira comme homme prenant part à la joie et au succès que la vie publique peut accorder, mais bien sûr et oh combien il participera aux charges et aux périls qui sont liés à la vie publique. Celui qui agit en public, ne se fait pas que des amis ; il s'expose aussi à la contradiction, à l'incompréhension et aux abus. Son nom et sa parole peuvent être utilisés par les partis, de droite ou de gauche. L'Antéchrist lui-même essaiera de se servir du masque du Christ (cf. Mt 4, 1-11 ; Lc 4, 1-13).

Et la vie publique c'est toujours, paradoxalement, l'isolement. C'est ce qui se passe pour Jésus : il rassemble des amis, mais la déception de l'amitié trahie ne lui est pas épargnée, il sera incompris notamment et surtout par les apôtres, de bonne volonté pourtant, mais faibles. Et à la fin Jésus connaîtra l'heure solitaire de l'angoisse au mont des Oliviers, pendant laquelle ses disciples s'endormiront ! Ainsi et jusqu'au bout il demeurera incompris dans ce qui lui est le plus intime et par ses plus intimes à l'exception de Marie certes. Mais à côté de cette solitude négative dû à l'incompréhension humaine, Jésus est dans une solitude plus fondamentale et éminemment positive, celle de son intimité avec Dieu et nous le voyons bien souvent dans les Évangiles s'isoler pour entrer dans le dialogue de sa prière avec le Père que les autres ne pouvaient atteindre. Mais ici se vérifie chez lui cette parole de Guillaume de Saint-Thierry : "Quiconque est avec Dieu n'est jamais moins seul que lorsqu'il est seul."

Frère Jean-Marc Miele sv

A dire chaque jour de la 9ème semaine du dimanche 24 mars au samedi 31 mars

Dieu, viens à mon aide.
Seigneur, à notre secours.
Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
au Dieu qui est, qui était et qui vient,

Pour les siècles des siècles. Amen

Notre Père qui êtes aux cieux…

Prière : O très doux Enfant Jésus, conduit à l'âge de douze ans à Jérusalem, cherché par vos parents avec tant de douleur, et retrouvé trois jours après avec une grande joie au milieu des docteurs, ayez pitié de nous. Je vous salue, Marie...

Prière du Père Cyrille de la Mère de Dieu (1590-1675)

Ô Divin Enfant Jésus, j'ai recours à Vous. Je Vous en prie, par votre Sainte Mère, assistez-moi dans cette nécessité, car je crois fermement que votre Divinité peut me secourir. J'espère avec confiance obtenir Votre sainte Grâce. Je Vous aime de tout mon cœur et de toutes les forces de mon âme. Je me repens sincèrement de mes péchés et je Vous supplie, ô bon Jésus, de me donner la force d'en triompher. Je prends la résolution de ne plus jamais Vous offenser et je viens m'offrir à Vous, dans la disposition de tout souffrir plutôt que de Vous déplaire. Désormais, je veux Vous servir avec fidélité, et pour l'amour de Vous, ô Divin Enfant, j'aimerai mon prochain comme moi-même. Enfant tout puissant, ô Jésus, je Vous en conjure de nouveau, assistez-moi dans cette circonstance ; faites-moi la grâce de Vous posséder éternellement avec Marie et Joseph et de Vous adorer avec les saints Anges dans la cour céleste. Ainsi soit-il. »

Invocations à l'Enfant Jésus

Ô Saint Enfant Jésus de Prague, je me prosterne devant vous.

Ô Saint Enfant Jésus aidez-nous à donner à notre pays des lois respectueuses de l'humain 

Ô Saint Enfant Jésus aidez-nous à ne pas nous trouver esclave de la dictature de l'individu surpuissant qui voudrait fabriquer des enfants à sa mesure et pour son intérêt mercantile ou guerrier ou les sélectionner en fonction de critères subjectifs et eugénistes.

Je vous demande de protéger les enfants. Accordez-leur de grandir sous votre regard.

Je vous demande de protéger tous ceux que j’aime. Accordez-leur de vous connaître et de vous servir.

Je vous demande de protéger les familles, plus particulièrement celles qui vivent des situations difficiles. Accordez-leur votre paix.

Je vous confie tous ceux qui se sont éloigné de Vous. Accordez-leur la grâce de la conversion.

Je vous confie tous ceux qui souffrent. Accordez-leur d’unir leurs souffrances aux vôtres et réconfortez-les dans l’épreuve.

Je vous confie les âmes du Purgatoire. Accordez-leur sans tarder la gloire du Paradis.