Journée mondiale de la trisomie 21 : La Fondation Jérôme Lejeune à l’ONU
Vendredi de la 4e semaine de carême - La double consécration, sommet de la prière eucharistique

C’est arrivé un 16 mars…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 mars: saints du jour français ou en France.
    • St Jean de Brébeuf, prêtre s.j. et martyr († 1649)

Né le 25 mars 1593 à Condé-sur-Vire en Normandie, Jean de Brébeuf est un des premiers pères jésuites à aller en Nouvelle-France. Il arrive à Québec en juin 1625, s'installe chez les Montagnais et plus tard, chez les Hurons.

Dans ses mémoires, il relate de façon admirable le mode de vie et les mœurs de ces peuples. Ces notes furent par la suite reproduites dans les « Relations des Jésuites » et sont aujourd'hui des sources d'information précieuses pour nous aider à comprendre la vie des Hurons avant les guerres et les épidémies qui décimeront leurs populations.

Il traduit un catéchisme et plusieurs prières dans la langue des Hurons et entreprend même la rédaction d'un dictionnaire et d'une grammaire. Brébeuf établit plusieurs missions en Huronie dont celle de Ihonatiria (Saint-Joseph). Peu après l'arrivée des Européens, les Hurons sont victimes de plusieurs épidémies de variole, de grippe et de dysenterie.

Le travail de conversion de Brébeuf est difficile et peu efficace. Lors d'une émeute en 1640, Brébeuf et d'autres Jésuites sont battus et la chapelle est détruite. C'est en 1642 que les vrais problèmes commencent. Soutenus par les Anglais dans leur entreprise, les Iroquois amorcent une vaste offensive contre leurs anciens ennemis les Hurons et leurs alliés français. Ils bloquent les routes commerciales en multipliant les pillages et les massacres sanglants. En 1647, la menace iroquoise est devenue telle que les Hurons refusent d'entreprendre des voyages vers Québec.

Le 4 juillet 1648, alors que les guerriers hurons sont absents, les Iroquois attaquent les missions de Saint-Joseph et Saint-Michel en Huronie. Plusieurs habitants sont massacrés dont le père Antoine Daniel qui sera criblé de flèches. Les Iroquois prennent 700 prisonniers.

Le 16 mars 1649, plus de 1000 Iroquois attaquent les missions de Saint-Ignace et de Saint-Louis où se trouvent alors les pères Brébeuf et Lalemant. Les deux hommes sont faits prisonniers et emmenés dans un village dans l'actuelle région de Midland, en Ontario.

Le père Jean de Brébeuf subit alors une des plus atroces tortures. Ces actes furent rapportés par Christophe Regnault qui put observer le cadavre. Le corps a été sauvagement battu et a reçu au moins 200 coups de bâtons. On avait arraché la chair des bras et des jambes de Brébeuf jusqu'aux os et on l'avait aspergé d'eau bouillante pour ridiculiser le sacre du baptême. Les Iroquois avaient également placé un collier de haches incandescentes autour de son cou et de son ventre et lui avaient arraché les lèvres pour qu'il cesse de parler de Dieu. Son crâne avait été scalpé et son cœur, arraché. Il est possible que les Iroquois l'aient dévoré, croyant ainsi absorber les qualités de leurs ennemis.

La nation huronne entière est bientôt décimée. Quelques survivants se réfugient chez des nations alliées du nord ou encore près de Québec où leurs descendants vivent toujours. Brébeuf fut proclamé Saint Patron du Canada en 1940.

Jean de Brébeuf, et ses compagnons martyrs (mémoire 19 octobre) ont été béatifiés le 21 juin 1925, par le « Pape des Missions » Pie XI et canonisés, par le même pape, le 29 juin 1930.

  • le 16 mars 1185 : Baudouin IV de Jérusalem, Roi de Jérusalem, s'éteint à l'âge de 24 ans.

A son accession au trône, Baudouin IV a 13 ans. C'est le début d'un règne stupéfiant, de par l'âge du roi, mais surtout de par sa maladie : à l'adolescence on découvre qu'il est lépreux. Le petit roi accepte la croix, embrasse la Passion, et porte la charge du royaume sous la constante menace musulmane, en se fiant toujours à Dieu: « Fais ce que dois, advienne que pourra ».

A 17 ans, le roi Baudouin transforme une situation désespérée en victoire, grâce à une force de caractère surhumaine, face au redoutable Saladin (Salâh ad-Din).René Grousset a écrit:

« Le règne du malheureux jeune homme ne devait donc être qu'une longue agonie. Mais une agonie à cheval, face à l'ennemi, toute raidie dans le sentiment de la dignité royale, du devoir chrétien et des responsabilités de la couronne en ces heures tragiques, où au drame du roi répondait le drame du royaume ».

Le 24 novembre 1177, à 1 contre 20, il triomphe. Les chroniqueurs affirment que les forces des Turcs étaient « comme une mer » pendant la bataille de Mongisard. 26000 Turcs contre la petite armée de 400 chevaliers Francs. Michel le Syrien rapporte:

« Quand le Dieu qui fait paraître sa force dans les faibles, inspira le roi infirme… Il descendit de sa monture, se prosterna la face contre terre devant la Croix (les saintes reliques) et pria avec des larmes. A cette vue le cœur de tous ses soldats fut ému. Ils étendirent tous la main sur la croix et jurèrent de ne jamais fuir et, en cas de défaite, de regarder comme traître et apostat quiconque fuirait au lieu de mourir ».

Ce jour là, quelques centaines de Francs battent la plus grande et plus forte armée jamais vue!

Saladin avait une telle estime de la qualité du jeune roi, qu'il suffit que Baudouin IV soit annoncé pour qu'il lève le siège de Beyrouth prête à tomber entre ses mains! En décembre 1183, Saladin revient avec une puissante armée et une forte escadre égyptienne. Le roi domine alors le cadavre qu'il est devenu, convoque ses troupes et se fait porter en civière. Saladin est si effrayé qu'il choisit la fuite sans combattre. Le roi était lui-même le drapeau des Francs! La lèpre terrasse Baudouin à 24 ans. Il fut enterré au Golgotha, sur la colline où le Christ a été crucifié.

  • le 16 mars 1244 : les Cathares réfugiés dans le château de Montségur (Comté de Foix) se rendent.

En mai 1242, un détachement armé d'albigeois quitte Montségur pour Avignonet, où il massacre un groupe de religieux. En représailles, les troupes du Roi et du pape mettent le siège devant la forteresse pendant près d'un an. Au 1er mars 1244, l'armée croisée obtient la reddition de la garnison et anéantit le catharisme dans un ultime bûcher. Les assiégés ont quinze jours pour se décider individuellement. Les conditions de reddition particulièrement généreuses pour l'époque ne sont jamais évoquées par beaucoup d'historiens qui dans la lignée de Napoléon Peyrat. 200 albigeois choisissent eux-mêmes le bûcher.

Peyrat mythifie le site de Montségur par des pages romantiques et lyriques, mais sans réel fondement historique :

"Montségur est notre capitole sauvage ! Montségur est notre tabernacle aérien ! L'arche qui recueillit les débris de l'Aquitaine sur la mer de sang. Il est grand et saint, plein de mystères et de merveilles … ".

Entre autres erreurs qu'il vulgarise il faut noter le fait que le catharisme n'est pas une religion populaire ni majoritaire dans le Languedoc, mais une hérésie de savants. Les documents laissés par les procès d'Inquisition montrent que les cathares étaient de petits aristocrates, de riches marchands, ou des notaires, des avocats.

Jean Guiraud, dans son excellent livre, que Jean Daujat considérait comme l'un des meilleurs livres d'histoire, Histoire-partiale-Histoire-vraie-tome-1-(Editions Beau-Chesne-Croit, pages 157 à 168) balaie rapidement toutes les erreurs historiques qui sont colportées sur les Albigeois et les deux croisades lancées contre eux.

  • le 16 mars 1448 : début de la campagne de Normandie.

Le 16 mars 1448 marque, avec la reddition anglaise de la ville du Mans, le début de la campagne de Bretagne et de Normandie entre, d'un côté, le duché de Bretagne et le Royaume de France, et, de l'autre, le duché de Normandie et le Royaume d'Angleterre. Après une année de combats dans le nord de la France de 1448 à 1449, la victoire finale est franco bretonne.

  • le 16 mars 1517 : le concile du Latran déclare nulles et non avenues les résolutions prises lors du concile réuni à Pise de 1511 à 1512.

Les deux souverains, le Roi de France et de l'Empereur cherchent à déposer le pape qui n'accepte pas la main mise des pouvoirs politiques sur le clergé et les biens de l'Eglise.

  • le 16 mars 1534 : l'Angleterre rompt toutes ses relations avec l'Église catholique.

Le Pape refuse le divorce d'Henri VIII, qui s'auto-nomme alors chef de l'Eglise d'Angleterre.

  • le 16 mars 1578 : lettres patentes du Roi de France Henri III autorisant la construction du Pont Neuf sur la Seine à Paris.

Le pont Neuf est actuellement le plus vieux pont de Paris.

  • le 16 mars 1608 : les Jésuites obtiennent le droit de fonder les réductions du Paraguay.

Les premières Réductions furent installées au Pérou. Le but est d'évangéliser les indiens et de leur permettre d'échapper aux esclavagistes.

  • le 16 mars 1649 : Jean de Brébeuf, missionnaire jésuite français au Canada, meurt martyrisé.

Jean de Brébeuf est né le 25 mars 1593 à Condé-sur-Vire. En 1617, il entre chez les Jésuites, mais à cause de soucis de santé, il ne peut y rester que jusqu'à l'âge de 28 ans. C'est en 1625 qu'il arrive dans ce que l'on appelait la Nouvelle-France.

Il est capturé au cours d'une attaque. Il préfère demeurer avec ses fidèles au lieu de s'échapper et est traîné au village de Saint-Ignace, où il est accueilli par une pluie de pierres, bastonné et lié au poteau de torture par les Iroquois. II subit les pires sévices avant de mourir à l'âge de 56 ans. Il a été canonisé le 29 juin 1930.Son crâne est préservé dans un reliquaire en or à l'Hôtel-Dieu de Québec. Il est un le saint patron du Canada.

  • le 16 mars 1653 : Lully est nommé "compositeur de la musique de chambre du Roi"

Il doit composer chaque année un ballet. C'est lui qui écrit l'hymne national français pour Louis XIV : « Grand Dieu sauve le Roi » que les Britanniques ont imité depuis.

  • le 16 mars 1808 : Pie VII proteste avec véhémence en consistoire contre l'occupation de Rome par les troupes impériales.

Voir la chronique du 14 mars.

  • le 16 mars 1812 : l'Autriche, alliée de la France, accepte de fournir une armée à Napoléon.
  • le 16 mars 1906: suspension des inventaires des biens de l'Eglise.

À la suite de la loi de séparation de l'Église et de l'État, adoptée le 9 décembre 1905, un décret prévoyait de dresser un inventaire des biens du clergé. Mais cet inventaire suscite des tensions et des conflits. Pour faire face à ces troubles, Clemenceau, alors ministre de l'Intérieur, diffuse une circulaire confidentielle visant à faire cesser l'inventaire dans les cas où la force est nécessaire.

Voici comment nos ancètres ont reçu les représentants de cette loi impie dans les Pyrénées ; l'Eglise était au cœur de l'écologie à cette époque:

 

  • le 16 mars 1914 : Mme Caillaux, femme de Joseph Caillaux, ministre des Finances et ancien président du Conseil, tue Gaston Calmette, directeur du Figaro.
  • le 16 mars 1935 : réarmement de l'Allemagne d'Adolf Hitler.

Contournant le traité de Versailles, Adolf Hitler réarme le Troisième Reich en rétablissant le service militaire obligatoire le 16 mars 1935. Quelques mois plus tard, la marine et l'armée de l'air sont réactivées sans réaction extérieure. La Wehrmacht remplace alors la Reichswehr, nom qui était donné à l'armée allemande par le traité de Versailles.

  • le 16 mars 2005 : un fonctionnaire des Impôts reconnaît être à l'origine de la disparition de dossiers fiscaux de six personnalités, dont ceux d'Hervé Gaymard et de Claude Chirac.

Commentaires

Irishman

Baudoin IV de Jérusalem, comme beaucoup de jeunes souverains authentiquement chrétien, est l'un de ces "météores" de l'Histoire, et je me suis toujours demandé pourquoi le Ciel, au lieu de le faire souffrir de la lèpre et le rappeler si jeune, ne lui a pas laissé la possibilité d'agir plus longtemps pour la cause du Christianisme...

Parmi ces "météores", je citerai Pierre V de Portugal, le Bienheureux Charles 1er d'Autriche, mais il y en a d'autres !

L'utilisation des commentaires est désactivée pour cette note.