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La laïcité d'Emmanuel Macron s’apparente à ce que Benoît XVI appelait la « dictature du relativisme »

Suite à l'entretien avec Rod Dreher dans La Nef(n°299) à propos de son Pari bénédictin, puis la critique d’une dizaine d’ouvrages tournant autour de ce thème : « Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus ? » (La Nef n°301), le nouveau numéro de La Nef poursuit le débat avec des personnalités et intellectuels chrétiens. Notamment Mgr Marc Aillet, qui écrit :

Capture d’écran 2018-04-28 à 15.30.29"Comment être chrétien dans un monde qui ne l’est plus ? Dans son Pari bénédictin, Rod Dreher tente d’y apporter une réponse que j’accueille comme une bouffée d’oxygène dont nous avons bien besoin dans un monde sécularisé et souvent hostile au dialogue avec les religions. Certes, le discours très habile du président Macron aux Bernardins semble rompre avec cette hostilité, au grand dam des chantres de la laïcité. Il reste que, tout en puisant abondamment dans notre patrimoine théologique et spirituel, il demande tout bonnement aux évêques d’éviter une attitude « injonctive » et réclame une allégeance sans compromis aux lois de la République. La laïcité, qu’il exprime par la liberté de croire ou de ne pas croire, pourrait bien s’apparenter ainsi à ce que le pape Benoît XVI appelait la « dictature du relativisme ». Sans doute le contexte de séparation des Églises et de l’État et la distinction faite par Jésus entre l’ordre temporel et l’ordre spirituel recommandent à l’Église, en tant qu’institution, de ne pas se jeter dans la bataille politique. Elle ne peut pas pour autant se désintéresser de la justice et elle est appelée à mettre sa sagesse au service non pas seulement du questionnement, mais bien de l’interpellation prophétique. En ce sens, elle doit même parfois s’opposer fermement aux lois de la République dès lors qu’elles sont contraires à la raison droite : alors, ces lois sont plus une violence que des lois, affirmait saint Thomas d’Aquin! C’est que l’Église n’est pas une communauté comme les autres, la mission qu’elle a reçue du Christ est universelle et concerne le salut de l’homme dans toutes ses dimensions personnelle et sociale ; elle constitue même « pour tout l’ensemble du genre humain le germe le plus sûr d’unité, d’espérance et de salut » (Lumen gentium, n. 9). Elle ne saurait admettre que la foi, qui est devenue culture à travers les siècles et qui constitue une « sève » toujours disponible, comme le reconnaît le président Macron, demeure cantonnée dans la sphère privée de la vie des hommes. [...]"