Des CRS tombent dans une embuscade tendue par des migrants : plusieurs policiers blessés
Evangile illustré

C’est arrivé un 01 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 1er août : saints du jour français ou en France.
    • St Sever (ou Sévère) prêtre à Rustan († V. 502)

À Rustan au pays de Bigorre, vers 502, saint Sévère, prêtre, qui donna tous ses biens pour la construction d'églises et pour le service des pauvres.

La campagne, où les mythes païens étaient profondément enracinés, fut plus difficile à évangéliser que la ville. Sever a probablement annoncé l'Evangile dans ces milieux-là.

Issu de famille noble, ce grand propriétaire bigourdan du nom de Severus fut ordonné prêtre au Vème siècle. Grégoire de Tours commémore deux grandes vertus de ce saint : la charité et l'amour de la pauvreté. Il eut en effet le souci de nourrir les pauvres par ses aumônes et leur prodigua sa sollicitude pastorale. Grégoire nous révèle également que saint Sever édifia deux églises distantes d'environ trente kilomètres où il célébrait chaque dimanche et qu'il enrichit de reliques de saints. Il poursuit en nous disant que Sever plaça lui-même dans l'une de ses demeures le sépulcre où il est enseveli.

Il donne aussi une anecdote sur sa vie : il avait l'habitude, "au temps où naissent les lys, d'attacher ces fleurs ensemble et de les suspendre aux murs". Ces lys desséchés près de son tombeau reprenaient vie chaque année au moment de l'anniversaire de sa mort. En 1753, ce miracle était inscrit dans l'abside de l'abbaye de Saint Sever de Rustan au nord de la Bigorre, où se situait son sarcophage en marbre noir.

  • St Spire (ou Exupère) : 1er évêque de Bayeux († IV S.)

Au X siècle, les chanoines de la cathédrale de Bayeux firent venir au château de Palluau (Gâtinais) les reliques de saint Spire (ou Exupère), premier évêque de Bayeux, pour éviter leur profanation par les troupes barbares du duc Richard I de Normandie. 

Quatre-vingts ans plus tard, pour accueillir ces reliques insignes, Haymond, comte de Corbeil, et sa femme Elisabeth, firent bâtir à Corbeil une église collégiale du titre de Saint-Spire où furent attachés un abbé et douze chanoines pour chanter l'office.

Le comte Haymond de Corbeil fut enseveli dans cette église. Au commencement du XII siècle, la ville et le comté de Corbeil, cédés par Hugues Du Puiset, devinrent terre du domaine royal, et les chanoines se mirent sous la protection du Roi Louis VI le Gros qui agrandit leurs biens et leurs privilèges qui furent confirmés, en 1196,  par le pape Célestin III.

En 1262, saint Louis qui passa quelques temps à Corbeil où il reçut le roi Jacques I d'Aragon, ne manqua pas de vénérer les reliques de saint Spire et de saint Loup qui étaient enfermées dans une vieille châsse, couvertes d'étoffe de soie et d'une peau de cerf. En 1317, le corps de saint Spire fut transféré dans une châsse précieuse, ornée des statues du Roi Louis X le Hutin et de sa seconde femme, Clémence de Hongrie. Il y eut procession solennelle jusqu'au pont du Tremblay, dont la mémoire était faite tous les ans, le dimanche précédent les Rogations (sixième de Pâques) : à leur retour de procession, les châsses demeuraient découvertes dans l'église pendant dix jours pleins.

L'église Saint-Spire qui avait déjà été incendiée et relevée en 1140, brûla de nouveau en 1318, et fut reconstruite six ans après où l'on refit aussi la statue tombale du comte Haymond.

Louis XI suivit à Saint-Spire la procession de la Fête-Dieu de 1479. François I et Louise de Savoie assistèrent à la procession en l'honneur de Saint-Spire, faite le 16 août 1519. En 1613, Anne d'Autriche a été témoin de la guérison d'un enfant paralytique. L'église Saint-Spire est devenue la première cathédrale du diocèse de Corbeil-Essonnes.

  • Sts Friard et Secondel : ermites († VIème S.)

Dans l'île de Vindunet [Besné] au pays nantais, au VIe siècle, les saints ermites Friard et le diacre Secondel.

  • St Jonat : abbé à Marchiennes († vers 690)

À Marchiennes près de Douai, vers 690, saint Jonat, abbé, disciple de saint Amand.

  • Bx Émeric de Quart : évêque à Aoste († 1313)

À Aoste dans les Alpes, en 1313, le bienheureux Émeric de Quart, évêque, admirable par l'austérité de sa vie et son zèle pour le salut des âmes.

  • St Pierre Favre premier prêtre jésuite et Cofondateur de la S.J. († 1546)

Pierre Favre naît le 13 avril 1506 dans le village du Villaret (Savoie, alors dans le diocèse de Genève), dans une famille nombreuse de bergers.

À 10 ans, il apprit les rudiments de la grammaire et du calcul à l'école de Thônes. Très vite, l'élève manifesta une vive intelligence servie par une mémoire fidèle, si bien qu'à la rentrée de l'automne 1517, Pierre entra au collège de la Roche-sur-Foron.

En 1525, encouragé également par son oncle, Dom Mamert Favre, prieur de la chartreuse du Reposoir, qui finança la suite de ses études, il partit étudier à Paris au collège de Montaigu mais il passe rapidement au Collège Sainte-Barbe où il a François Xavier comme camarade de chambre. Peu après un troisième élément, Ignace de Loyola, les rejoint. Alors que François Xavier est plus réservé, une profonde amitié se lie entre Pierre et Ignace. Le premier devient le répétiteur du second et Ignace, qui a déjà 34 ans et une grande expérience spirituelle, aide Pierre à surmonter ses tentations et ses scrupules.

En 1530, Pierre Favre est bachelier ès Arts et poursuit sa licence en théologie. En 1534, il suit ses Exercices spirituels sous la direction d'Ignace de Loyola et pénètre si profondément dans cette voie vers Dieu que, plus tard, Ignace le reconnaîtra comme celui qui donne le mieux les Exercices spirituels.

Ordonné prêtre le 30 mai 1534 par le cardinal Jean du Bellay, il fut le premier prêtre de la Compagnie de Jésus. Lorsque, le 15 août 1534, le groupe des sept « Amis dans le Seigneur » rassemblés par Ignace de Loyola monte à la chapelle St-Denis à Montmartre pour se consacrer à Dieu par les vœux de pauvreté et chasteté, c'est Pierre Favre qui célèbre la messe et reçoit leur engagement religieux et apostolique. Peu après, il remplace également Ignace à la tête du groupe lorsque ce dernier doit faire un séjour dans son pays natal pour des raisons de santé. Trois nouveaux compagnons sont alors reçus par Favre dans le groupe : Jean Codure, Claude Le Jay et Paschase Broët. En 1536, Favre obtient sa maîtrise en arts.

En janvier 1537, tous les « Amis dans le Seigneur » - ils sont alors onze - se retrouvent avec Ignace à Venise. Ceux qui sont prêts sont alors ordonnés prêtres. Le séjour à Venise, avec une aide portée aux malades des hôpitaux des villes avoisinantes, est la dernière préparation spirituelle avant de se rendre à Rome pour se placer au service de l'Église et du Pape.

Arrivé dans la ville éternelle en 1538, Pierre Favre y enseigne pour un temps la théologie à l'université « La Sapienza » tout en préparant avec les autres le projet de fondation de la Compagnie de Jésus qui sera approuvé le 27 septembre 1540 par le pape Paul III (Regimini militantis ecclesiae).

Immédiatement après, fin 1540, Favre commence une vie itinérante missionnaire, parcourant les principaux pays d'Europe et travaillant au renouvellement spirituel et à la réforme du catholicisme. Il est d'abord à Parme où durant 18 mois il donne les Exercices spirituels et réforme plusieurs couvents et monastères. Le pape l'envoie ensuite aux colloques de Worms et Ratisbonne, en Allemagne. Les contacts avec les protestants n'étaient pas encore rompus : on espérait y trouver un accord qui éviterait le schisme. Le colloque fut un échec mais le séjour de Favre en Allemagne lui ouvrit les yeux : l'ignorance religieuse du peuple chrétien et l'immoralité du clergé étaient les causes principales du progrès du protestantisme.

Favre fait ensuite un voyage en Espagne puis, en 1542, il est de retour en Allemagne, à Spire et Mayence, où il donne les Exercices Spirituels, entre autres, au printemps 1543, à Pierre Canisius qui entrera plus tard dans la Compagnie de Jésus.

À la demande du Pape Paul III, Pierre Favre se rend à la cour du Portugal pour une mission spéciale. En Espagne, en 1545, il fonde des communautés jésuites à Valladolid et Alcala; mais ces voyages incessants minent sa santé. Rappelé à Rome pour s'y préparer à participer comme légat du pape au concile de Trente, Pierre Favre s'éteint épuisé le 1er août 1546 dans les bras mêmes, dit-on, d'Ignace de Loyola.

Mort à 40 ans, Favre est moins connu que d'autres parmi les premiers compagnons jésuites. Cependant, il occupe une place très importante dans l'histoire de la fondation de la Compagnie de Jésus ; d'abord parce qu'il faisait partie du noyau initial des trois « Amis dans le Seigneur » fondé dans la chambre du Collège Sainte-Barbe à Paris avec Ignace de Loyola et François-Xavier, ensuite parce qu'Ignace de Loyola avait la plus grande confiance en lui.

Pierre Favre n'était ni un philosophe, ni un théologien, au sens technique du mot. Les seuls écrits qu'il nous ait laissés sont ses lettres et un Mémorial qui est une autobiographie spirituelle, rédigée de 1542 à 1545 dans laquelle il fait une approche du divin par le biais de l'affection intime et du sentiment. Il n'hésitait pas à s'adresser directement au Christ et aux anges, comme dans l'extrait ci-dessous, où il raconte son installation dans une nouvelle demeure :

« Dans chaque pièce et dans chaque salle de la maison, je dis à genoux cette prière : "Visitez cette demeure, nous vous en prions, Seigneur ; écartez d'elle toutes les embûches de l'ennemi, pour que vos saints anges y habitent et nous gardent dans la paix, et que votre bénédiction soit sur nous à jamais, par le Christ notre Seigneur." Je le fis avec une vraie dévotion et avec le sentiment qu'il était convenable et bon d'agir ainsi en entrant pour la première fois quelque part. J'invoquai ensuite les anges gardiens des voisins et je sentis que cela était convenable et bon quand on change de quartier. Je priai pour que mes compagnons de logis et moi, nous n'ayons à subir aucun mal de la part des mauvais esprits du voisinage et tout spécialement celui de la fornication »

Pierre Favre, béatifié le 05 septembre 1872 par le Bx Pie IX, a été canonisé (canonisation équipollente) par le Saint Père François le 17 décembre 2013 (la canonisation équipollente signifie que le Pape étend d'autorité à toute l'Église le culte, à travers l'inscription de sa fête, avec messe et office, dans le calendrier de l'Église universelle). Les Jésuites le fêtent le 2 août.

St Pierre-Julien Eymard : prêtre et fondateur († 1868)

À Mure dans l'Isère, en 1868, la naissance au ciel de saint Pierre-Julien Eymard, prêtre, dont on fait mémoire le lendemain.

  • le 1er août 767 : élection du pape Etienne III.
  • le 1er août 939 : bataille de Trans.

Victoire des Bretons sur les Normands et libération de la Bretagne.

  • le 1er août 1096 : la croisade populaire arrive à Constantinople.

Ces croisés sont guidés par Pierre l'Ermite et Gautier Ils sont partis au lendemain de l'appel du pape Urbain II, sans aucune organisation ni armes, les pèlerins traversent l'Europe. Ces quelques 12000 croisés finissent sous les armes turques quelques mois plus tard.

  • le 1er août 1137 : décès du Roi Louis VI.

Le Roi Louis VI de France, dit Louis le Gros, naît le 1er décembre 1081 et meurt le 1er août 1137 au château royal de Béthisy-Saint-Pierre. Fils de Philippe Ier, il est le cinquième Roi de la dynastie des Capétiens directs. Louis VI laisse le royaume pacifié et bien administré et agrandi. Sur son lit de mort il dit à son fils, qui va devenir Louis VII le jeune :

"Souvenez-vous, mon fils, que la royauté n'est qu'une charge publique, dont vous rendrez un compte rigoureux à Dieu, qui seul dispose des sceptres et des couronnes."

Il est aussi le tout premier Roi de France à toucher les écrouelles lors du Sacre le 25 octobre 1131 (Voir la chronique du jour). Très populaire, le Roi protège tout au long de son règne les faibles et l'Église. Il reçoit le titre de Rex Catholicus et Christianissimus.

C'est son fils, Louis VII, qui devient donc Roi de France à l'âge de 17 ans. Ce dernier va diriger la deuxième croisade, régner durant 43 ans, et se montrer juste et ferme comme son père. Il maintient le royaume intact face aux ambitions des Plantagenêts et de Frédéric Barberousse. En se séparant d'Aliénor d'Aquitaine il est à l'origine de la première guerre de cent ans contre les Anglais.

  • le 1er août 1417 : débarquement d'Henry V.

Henry V d'Angleterre débarque à l'embouchure de la Touques avec 10 000 hommes et du matériel d'artillerie. Aussitôt, le siège du château commence. La place forte tombe le 9. Aout suivant. Les citadelles normandes se rendent les unes après les autres et Caen est assiégé dès le 18 août. Seul le Mont-Saint-Michel résiste.

  • le 1er aout 1469 : fondation de l'ordre de Saint Michel.

Le 1er août 1469, le Roi Louis XI fonde, à Amboise, l'ordre de Saint-Michel. C'est un ordre de chevalerie, fondé sous le nom d'«Ordre et aimable compagnie de monsieur saint Michel». Les membres de l'ordre de Saint-Michel se disent chevaliers de l'ordre du Roi, alors que les chevaliers de l'ordre du Saint-Esprit s'intituleront « chevaliers des ordres du Roi ». Son siège est établi à l'abbaye du Mont-Saint-Michel. Sa fête est le 29 septembre, jour la fête patronale de l'archange saint Michel, saint patron du Royaume de France jusqu'au vœu de Louis XIII. Voir les chroniques du 3 juillet, des 15 et 30 août.

  • le 1er août 1589 : assassinat du Roi Henri III à Saint-Cloud.

Henri III meurt poignardé par un moine, Jacques Clément. Prétextant la remise d'un message confidentiel, il parvient à se trouver seul avec le roi et à le poignarder. Le Roi va succomber pendant la nuit. Il faut rappeler que selon les lois fondamentales du royaume, un Roi, infidèle à sa fonction et à son serment du sacre pouvait être en quelque sorte destitué. C'est entre autres pour cela que Bernard Basse, dans son livre La Constitution de l'Ancienne France, parle de Monarchie légitime tempérée.

Or, le 7 janvier 1589, la faculté de Théologie de Paris déclare le peuple délié de son serment de fidélité et d'obéissance au Roi. Suite aux meurtres des Guises, la Faculté estime que le Roi a trahi le serment du Sacre.

Né le 19 septembre 1551 à Fontainebleau, il est le troisième fils d'Henri II et de Catherine de Médicis. Il est baptisé sous le prénom d'Alexandre-Edouard et change de nom pour son accession au trône. C'est le dernier Souverain de la dynastie des Valois. La prophétie de Saint Rémi se réalise une fois de plus (Voir la chronique du 13 janvier°).

Elu roi de Pologne en 1573-1574, il s'enfuit de Cracovie pour être sacré Roi de France en 1575 après la mort de son frère Charles IX. Le Royaume est alors déchiré par les Guerres de Religions. Comme tous les Valois il ne respecte pas le serment du sacre de défendre la foi catholique et laisse les hérétiques multiplier leurs exactions dans le Royaume. Mais le peuple et une partie de la Noblesse luttent contre les trahisons royales successives grâce à la Sainte Ligue. Henri III fait assassiner le Duc de Guise, le chef de la Ligue, le 23 décembre 1588 ; et le lendemain, jour de la veillée de Noël, c'est le Cardinal Louis II de Guise qui tombe sous les coups des gardes du Roi. Le pape Sixte V l'excommunie pour cet acte. Voir aussi la chronique de du 13 février

Henri IV devient prétendant légitime au trône de France. Il n'est pas Roi de France, car il ne peut pas être sacré, étant Calviniste. Les Lois Fondamentales du Royaume l'interdisent. Sur son lit de mort, le Roi déclare :

« Car seul Henri de Navarre a droit au trône, et il est d'un caractère trop sincère et trop noble pour ne pas rentrer dans le sein de l'Eglise ; tôt ou tard il reviendra à la vérité. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 51).

Voir aussi les chroniques du 13 février et du 19 septembre.

  • le 1er août 1639 : débarquement de Sainte Marie de L'incarnation à Québec.

Sainte Marie de L'incarnation, une religieuse française débarque à Québec avec 4 autres religieuses. S'étant fiancée à Jésus dans l'intimité de son cœur à l'âge de 7 ans, elle évangélise inlassablement la Nouvelle-France. Relire sa vie dans Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 247)

  • le 1er août 1664 : bataille de Saint-Gothard

Les Turcs sont entièrement défaits à Saint-Gotthard-sur-le-Raad en Hongrie par les troupes du Roi de France, Louis XIV, qui a envoyé un corps expéditionnaire au secours du Saint-Empire romain germanique.

  • le 1er août 1752 : représentation à Paris de La Serva padrona de Pergolèse.

Cette représentation, par une troupe d'opéra-comique italien, va déclencher la « Querelle des Bouffons ».

  • le 1er août 1785 : Jean-François de La Pérouse embarque à Brest pour un tour du monde.

Chargé par Louis XVI d'une expédition autour du monde, Jean-François de La Pérouse part de Brest, sur le navire la Boussole et accompagné de l'Astrolabe, seconde frégate commandée par Fleuriot de Langle.

Doublant le cap Horn, il atteint l'île de Pâques, l'Alaska, Hawaii, Macao, les Philippines, le Japon, Kamtchatka, les Samoa puis les îles Tonga. Il découvre l'île Necker en 1786, donne son nom au détroit situé entre l'île Sakhaline et l'île Hokkaido et disparaît en 1788. Sa trace n'est retrouvée qu'en 1826 par Dillon, puis deux ans plus tard par Dumont d'Urville.

  • le 1er aout 1785 : affaire du collier.

Ce jour-là la première échéance du paiement du collier pour la Reine Marie Antoinette, par le cardinal de Rohan, est attendue par le joaillier. Les deux, l'artisan et le prélat se sont déjà étonnés de ne pas voir la reine porter le collier. Mme de La Motte, la sinistre voleuse, manipulée par les loges maçonniques, les a assurés que l'occasion ne s'est pas encore présentée, et que si on leur parle du collier, ils doivent répondre qu'il a été vendu au sultan de Constantinople. Voir le 1 février, le 30 mai et le 15 août.

  • le 1er août 1793 : le système métrique.

La Convention montagnarde adopte le système métrique décimal provisoire, 443.44 lignes de la "toise du Pérou". Il remplace les unités de mesure de l'Ancien Régime. Voir la chronique du 30 Mars

  • le 1er août 1793 : décret d'extermination de la Vendée.

On peut lire dans Archives parlementaires :

« Il sera envoyé, en Vendée, par le ministre de la guerre, des matières combustibles de toute espèce pour incendier les bois, les taillis et les genêts. Les forêts seront abattues, les repaires des rebelles seront détruits, les récoltes seront coupées, et les bestiaux seront saisis. Les biens des rebelles seront déclarés appartenant à la république. »

Ces lois n'ont jamais été abrogées ! François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 80 :

« La Convention vote le 1er août 1793 un premier décret dit d'anéantissement de la Vendée qui prévoit l'exécution des hommes « pris les armes à la main » mais surtout la déportation des femmes, des enfants et des vieillards. Deux mois plus tard, la Convention adopte le 1er octobre 1793 un décret modificateur qui ajoute à l'anéantissement matériel de la Vendée, l'extermination de ses habitants.

Sur le terrain, la guerre de Vendée s'achève avec la défaite de Cholet le 17 octobre 1793, la Virée de Galerne et l'écrasement de ce qui reste de l'armée vendéenne dans les marais de Savenay juste avant Noël de la même année.

La Vendée est vaincue. Une œuvre de pacification aurait pu consolider la paix civile et préparer la réconciliation. Pourtant, la violence va atteindre son paroxysme dans les premiers mois de l'année 1794 avec l'application rigoureuse des deux décrets d'anéantissement et d'extermination des 1er août et 1er octobre.

Les historiens ont désormais établi les faits. Le territoire de la Vendée militaire est alors soumis à une entreprise systématique d'extermination de masse. Carrier à Nantes trouve la guillotine trop lente et lui substitue les noyades expéditives dans la Loire de milliers de suspects, tandis que Turreau déchaîne ses colonnes infernales sur ce qui reste de population civile, blanche et bleue confondues.

Ce déchaînement de violence est d'autant plus inexcusable comme le dit François Furet qu'il s'agit « d'une violence révolutionnaire, la plus inexcusable au regard même du« salut public » qui lui sert d'excuse, puisque c'est une violence de vainqueurs, exercée punitivement après la liquidation de l'armée vendéenne ».

Ce massacre collectif trouve son fondement légal dans les deux décrets du 1er août et du 1er octobre 1793. Deux armistices furent signés après Thermidor mais, depuis lors, ces deux textes n'ont fait l'objet d'aucune abrogation. Ainsi, bien qu'ils ne portent plus aujourd'hui et depuis longtemps aucun effet juridique, ils font toujours partie de notre corpus de loi.

La présente proposition de loi a donc pour objet d'abroger ces deux décrets qui ont servi de base légale à de nombreuses atrocités et à l'extermination des vendéens aujourd'hui avérées.

Cette proposition de loi n'a pas pour objet d'inciter la représentation nationale à faire acte de repentance. Elle entend simplement rompre symboliquement avec cette législation contraire aux principes initiaux de la Révolution française contenus dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, au premier rang desquels figure le respect de la dignité humaine. »

Cf. aussi la chronique du 1er octobre 1793

  • le 1er août 1793 : la Convention décrète la destruction des tombeaux des «ci-devant rois » de la basilique Saint-Denis.

François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs (Ed de Chiré page 80) rapporte le discours du citoyen Frénon à la convention pour détruire la basilique de St Denis.

La basilique de Saint-Denis, construite pour accueillir le corps du premier évêque de Paris décapité par les Romains en 258, est devenue la nécropole royale. Le chœur de la basilique, avec ses chapelles rayonnantes et sa voûte en croisée d'ogives, marque la naissance d'un nouveau style architectural : l'art gothique.

La plus ancienne sépulture connue est celle de la reine Arégonde, épouse de Clotaire Ier, décédée vers 565-570. Dagobert est le premier Roi à y avoir été enterré. Mais c'est à partir d'Hugues Capet que tous les Rois y sont systématiquement inhumés, à quelques exceptions près : Philippe Ier, mort en 1108, Louis VII, mort en 1180, et Louis XI, mort en 1483. Les restes de Louis XVI et de Marie-Antoinette y sont apportés en 1816, après la chute du Premier Empire. Les reines de France, les enfants des souverains figurent aussi dans ce cimetière, de même que quelques grands serviteurs du royaume, tel Bertrand Du Guesclin.

Au total, 42 rois, 32 reines, 63 princes et princesses et 10 grands du royaume y ont été enterrés. Toutes les sépultures sont violées en 1793 par les révolutionnaires.

Saint-Denis conserve néanmoins leur souvenir dans la pierre. Conformément à la volonté de saint Louis, le transept et le chœur de la basilique abritent aujourd'hui plus de soixante-dix gisants et tombeaux de la Renaissance, une collection unique en Europe qui permet d'apprécier l'évolution de l'art funéraire des gisants sculptés entre le 12e siècle et le 16e siècle, avec par exemple, les tombeaux de Louis XII et d'Anne de Bretagne ou d'Henri II et Catherine de Médicis.

  • le 1er août 1795 : condamnation des émigrés qui s'étaient rendus contre promesse de la vie sauve à Auray et à Vannes.
  • le 1er août 1798 : défaite de la flotte française à la bataille d'Aboukir.

En rade d'Aboukir, la flotte française commandée par l'amiral Brueys d'Aigaïlliers est battue par la flotte britannique sous les ordres de l'amiral Nelson. Seuls quatre vaisseaux sur une vingtaine réussissent à s'échapper. Le corps expéditionnaire du général Napoléon Bonaparte ne peut plus rentrer. Il est bloqué en Egypte. Napoléon Bonaparte l'abandonne secrètement et lâchement un an plus tard.

  • le 1er août 1799 : naissance de Sophie Rostopchine, plus connue sous le titre de comtesse de Ségur, romancière pour les enfants.
  • le 1er août 1830 : Charles X fuit à Rambouillet.
  • le 1er aout 1871 : extrait du Bulletin du Grand Orient de France XXVII page 8.

François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 121) rapporte les paroles du Grand Maître Rabaud-Larivière :

« Les principes de 1789, étaient depuis longtemps reconnus dans vos temples, avant d'être proclamés par l'Assemblée constituante et, son histoire à la main, on peut affirmer que la maçonnerie fut le véritable précurseur de la révolution. »

  • le 1er août 1907 : début du premier camp scout organisé par Robert Baden-Powell sur l'île de Brownsea.
  • le 1er aout 1944 : l'Epuration.

Madeleine Jacob note dans Franc-Tireur :

« A la Libération, 18000 détenus occupaient les prisons. Du jour au lendemain il fallut trouver de la place pour 70 000. »

Cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 229)

  • le 1er août 1936 : décès de l'aviateur français Louis Blériot.

Louis Blériot est un constructeur de lanternes d'automobiles, d'avions et de motocyclettes. C'est aussi un pilote français, il décède le 1er août 1936 à Paris.

Louis Blériot vole pour la première fois en 1907, dans un avion qu'il a lui-même conçu. Il obtient le premier brevet de pilote délivré en France en 1910. C'est lui traverse la Manche le premier à bord de son Blériot XI en 1909.

 

 

Un blériot

  • le 1er août 1946 : échec des négociations franco-vietnamiennes de Fontainebleau.
  • le 1er août 1960 : indépendance du Bénin.
    • le 1er aout 1974 : circulaire qui dépénalise les diverses formes et diffusion de la pornographie.

La circulaire est passée à l'instigation de Simone Veil et ce alors que les lois sanctionnent et interdisent toute forme et diffusion de la pornographie. L'objet est tellement honteux pour le gouvernement que le débat du 31 mai 1974 a été escamoté à l'assemblée nationale et qu'il n'ose pas faire apparaître cette circulaire au JO ! La conséquence est que les parquets ne poursuivent pratiquement plus la pornographie « banale » et Pierre Méhaignerie en 1995 confirme cette volonté d'abstention.

Voir les chroniques du 19 octobre et du 17 janvier.

  • le 1er août 2001 : des scientifiques israéliens affirment avoir fabriqué des cellules cardiaques à partir d'un embryon humain.

Commentaires

vigor

1830?

le 1er août 1828 : Charles X fuit à Rambouillet.

Florian78

Le 1er août est aussi la fête nationale de nos amis suisses, commémorant l'alliance des cantons et le serment du Grütli en 1291.

Pour Saint-Gotthard, les Français ont une part majeure, mais il ne faut pas omettre l'armée impériale commandée par Montecuccoli, général en chef.

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