Deux députés LR à l'université d'été du Rassemblement national
Evangile illustré

C’est arrivé un 10 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 août : saints du jour français ou en France.
    • Bx Claude-Joseph Jouffret : prêtre et martyr
    • Bx François François : OFM cap et martyr
    • Bx Lazare Tiersot : prêtre chartreux et martyr († 1794)
    • Bx Claude-Joseph Jouffret

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, François François, capucin, et Lazare Tiersot, chartreux, tous trois prêtres et martyrs. Sous la Révolution française, à cause de leur sacerdoce, ils furent détenus, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, où ils achevèrent leur martyre.

  • le 10 août 654 : élection du pape saint Eugène 1er.
  • le 10 août 1498 : début du procès pour la dissolution du mariage de Louis XII avec Jeanne de France.
    • le 10 août 1519 : les apparitions de Notre Dame à Cotignac à Jean de la Baume, bûcheron provençal.

Le 10 août 1519, en la fête de saint Laurent, la Vierge Marie, accompagnée de saint Michel l'Archange et de saint Bernard, apparaît dans les champs à un homme très pieux nommé Jean de la Baume. Elle lui commande de dire, de sa part, au clergé et à la communauté de Cotignac d'aller en procession, sur le Mont Verdaille, et d'y bâtir une église, sous le vocable de Notre-Dame de Grâces, « pour autant qu'elle voudrait faire plusieurs grâces et faveurs à ceux qui l'invoqueraient en ce lieu ».

Un pèlerin illustre, le Roi Louis XIV, est venu la remercier pour le don de sa naissance. Aujourd'hui de nombreux pèlerinages ont lieu au sanctuaire notamment pour les pères et mères de famille, les couples en désir d'enfant, etc.

Le pape Léon X accorde d'importantes faveurs au sanctuaire par une bulle de 1521.

Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade)

  • le 10 août  1535 : découverte par Jacques Cartier du fleuve Saint-Laurent.

Le navigateur français Jacques Cartier atteint l'embouchure du fleuve qu'il baptise du nom du saint du jour, Saint-Laurent. Il a réussi à convaincre le Roi François Ier de financer un voyage pour découvrir le passage par le nord entre l'Océan Atlantique et Pacifique. Il baptise d'abord ainsi la baie. Plus tard, ce nom est aussi donné au fleuve.

  • le 10 août 1557 : bataille de Saint-Quentin.

Cette bataille ouvre la voie à l'armée espagnole en direction de Paris. Philippe II d'Espagne et ses 60 000 hommes peuvent marcher sur Paris malgré le manque de ravitaillement. Le duc de Guise rentre d'Italie pour tenter de rétablir la situation. Il parvient à reprendre Calais.

  • le 10 août 1615 : les Français célèbrent une première messe dans la région des Grands Lacs, à Carhagouha. Une croix y est plantée.
    • le 10 août 1678 : signature du traité de Nimègue.

Signé entre les Provinces-Unies et la France, il met fin à la guerre de Hollande qui sévit de 1672 à 1678. La France s'engage à rendre Maastricht et la principauté d'Orange à la Hollande et se retire de certaines forteresses aux Pays-Bas espagnols. En revanche, l'Espagne perd des territoires au profit de la France (notamment la Franche-Comté).

  • le 10 août 1792 : prise des Tuileries après de sanglants combats.

Prise du palais des Tuileries
Jean Duplessis-Bertaux, Musée national du Château de Versailles

Le 10 août 1792, la commune insurrectionnelle de Paris, armée et guidée par les révolutionnaires du duc d'Orléans, grand maître du Grand Orient s'empare du Palais des Tuileries et massacre la Garde Suisse, soit plus de 1000 soldats, au service du Roi de France depuis la bataille de Marignan et le traité de paix perpétuelle entre les deux pays.

Le Roi est arrêté et accusé de trahison. La famille royale va être emprisonnée à la prison du Temple. Bonaparte assiste au saccage du palais des Tuileries et au massacre des gardes suisses par les émeutiers.

  • le 10 août 1795 : les Anglais arment l'Armée Catholique et Royale.

Charette reçoit une livraison importante d'armes et de munitions anglaises sur la plage du Bec entre Saint-Jean-de-Mont et Saint-Gilles. Un va-et-vient incessant va durer deux jours et deux nuits entre les huit vaisseaux ancrés au large et la côte. Quatre-vingt chariots de blé repartent dans la nuit du 11 au 12 pour payer la livraison anglaise. Le 22 août Charrette reçoit son brevet de généralissime signé par Louis XVIII et le cordon rouge de la Croix de St Louis, peu d'opérations d'envergures ont lieu cette fin d'été 1795, Charette espérait et attendait la venue du comte d'Artois. Déçu il licencie ses 12000 hommes le 14 septembre 1795.

  • le 10 août 1793 : tentative d'inauguration du Musée du Louvre.

L'idée de transformer le Louvre en musée naît sous Louis XV. Le projet se transforme en loi le 6 mai 1791. Pour tenter de faire oublier les horreurs du massacre des Tuileries du 10 août 1792, la révolution veut inaugurer le nouveau musée, symboliquement le 10 août suivant. Cela ne peut se faire et a finalement lieu le 8 novembre 1793.

  • le 10 août 1806 : la couronne d'épines reçue par Saint Louis est placée dans la cathédrale Notre-Dame de Paris lors d'une grande cérémonie.
  • le 10 août 1813 : déclaration de guerre de l'Autriche à la France.
  • le 10 août 1903 : un incendie dans la ligne 2 du métro parisien, à la station Couronnes, cause 84 morts par asphyxie.

Un incendie, dû à un court-circuit, à la station Couronnes, sur la ligne Porte Dauphine - Nation, fait 84 victimes. Les passagers, priés de sortir, s'entassent sur le quai pour demander un remboursement. Le feu les piège dans la station.

  • le 10 août 1920 : début du mandat français en Syrie.

C'est au cours de la conférence de Sèvres que la Société des Nations donne un mandat à la France en Syrie. Il vise à permettre à l'Etat arabe d'accéder à l'indépendance.

    • le 10 août 1945 : déposition écrite du cardinal Liénart, archevêque de Lille, au procès du Maréchal Pétain

    Monsieur le Procureur Général m’ayant fait savoir que j’étais cité comme témoin au procès de M. le maréchal Pétain, je considère comme un devoir de répondre à cet appel. Mais je prie la Haute Cour de Justice de m’excuser si je ne puis me présenter moi-même à la barre et de bien vouloir accepter ma déposition écrite.

    Je tiens aussi à déclarer que, résolu à me tenir, comme il convient à un évêque, en dehors de toute politique, je n’ai d’autre but en intervenant que d’essayer de rendre justice à un homme, dont la longue carrière d’honneur et de gloire est menacée de s’achever dans la plus cruelle infortune.

    Je n’ai vu le Maréchal qu’une fois pendant l’occupation allemande. C’était au mois d’avril 1942. Je n’avais pas choisi la date, étant soumis comme tout le monde au caprice des laissez-passer pour franchir la ligne de démarcation, mais il s’est fait que je suis arrivé à Vichy à un moment particulièrement grave.

    Dès ma première entrevue, le Maréchal y fit allusion en ces termes :

    — J’attends d’un moment à l’autre un ultimatum. Les Allemands veulent m’imposer un ministre de leur choix, dans des conditions telles que pratiquement c’est lui qui gouvernerait sous mon nom. Je n’en veux pas. Pour me contraindre, ils vont en venir aux menaces. Quand je les connaîtrai, je verrai quel parti prendre pour sauvegarder le mieux possible les intérêts de la France.

    Ainsi, le Maréchal m’apparaissait du premier coup en plein conflit avec les Allemands. Loin de se prêter complaisamment à leurs volontés, je le voyais engagé dans une résistance opiniâtre à leurs manœuvres et à leurs exigences. Il fallait, pour obtenir de lui quelque chose, que les Allemands en viennent â le placer, par ultimatum, devant des menaces précises et graves pour la France. Alors des deux maux entre lesquels l’ennemi lui laisserait le choix, il écarterait celui qui lui paraîtrait le plus dangereux pour la patrie et ne subirait l’autre que par force.

    Dans cette attitude et dans cette tactique, j’ai reconnu avec émotion le Chef sous lequel j’avais eu l’honneur de servir autrefois à Verdun. Devant la puissance écrasante d’une armée allemande, supérieure en nombre et en armement, le général Pétain avait su nous inspirer le même esprit de résistance, nous faire défendre pied à pied, pendant des mois et des mois, les quelques kilomètres qui séparent Douaumont, Vaux et le Mort-homme du cœur de Verdun, ne cédant du terrain que quand il n’y avait plus moyen de le tenir, mais nous retranchant aussitôt derrière pour opposer un nouvel obstacle à l’ennemi. Il avait dit : « Ils ne passeront pas ! » et si nous avons dû reculer pas à pas sur ce champ de bataille illustre, « ils » ne sont pas passés !

    Cette fois, le Chef était seul devant un ennemi tout-puissant. À son tour, il « tenait » jusqu’à ce qu’il fût contraint de céder du terrain, mais il se retranchait de nouveau, attendant visiblement que les armées alliées fussent prêtes à entreprendre l’offensive libératrice, comme elles l’avaient fait en 1916, en gagnant sur la Somme la bataille qui dégagea Verdun.

    Voilà, je l’affirme, l’impression très vive que j’ai retirée de mon entrevue avec le maréchal Pétain, en avril 1942. Je l’ai retrouvé égal à lui-même, faisant face à l’adversaire avec la même fermeté qu’autrefois, uniquement préoccupé de la France, s’obstinant à tenir jusqu’à ce qu’elle puisse être délivrée.

    Ma conviction très nette est que le maréchal Pétain, loin d’avoir trahi sa patrie, n’a voulu que la servir. Réduit par la circonstance à ne jouer qu’un rôle obscur et pénible dans ses relations avec l’occupant, le Maréchal a consacré du moins ses efforts à conserver et à développer les énergies internes et les forces morales de la France.

    Sans juger sa politique intérieure, à laquelle d’ailleurs l’Église ne s’est pas plus inféodée qu’à aucune autre, il me semble juste de ne pas sous-estimer cet effort, destiné dans sa pensée à préparer le relèvement de la patrie. Il s’est appliqué à rendre à la jeunesse de France, si cruellement éprouvée par les événements, son idéal, sa confiance en elle-même, la conscience du rôle essentiel qu’elle aurait à jouer pour l’avenir du pays, le goût du travail bien fait et le sens de la communauté nationale.

    Il a agi de même en faveur de toutes les autres sources d’énergie française : la famille en particulier, éternelle victime des guerres et cependant assise fondamentale de la cité. Quant aux forces spirituelles et religieuses, il n’a cessé de faire appel à leur concours. S’il est vrai qu’une grande âme est maîtresse du corps qu’elle anime, ne fallait-il pas, à l’heure où nos forces matérielles étaient réduites à l’extrême, mettre en œuvre les forces spirituelles dont vivait l’âme de la France et qui préparaient sa résurrection ?

    J’y vois la preuve que le Maréchal n’a jamais douté de l’avenir de la France et, qu’à travers les malheurs du moment, il a travaillé avec tous les moyens dont il pouvait encore disposer, à le rendre digne de son glorieux passé.

    Quand un homme a eu à gouverner dans des circonstances aussi tragiques, il faut, pour le juger équitablement, dresser en face des maux qu’il n’a pu éviter à la France, la liste de ceux plus graves encore qu’il a réussi à lui épargner.

    La Haute Cour est appelée à prononcer une des sentences les plus graves de notre Histoire. Je ne veux pas douter qu’elle ne rende justice à un soldat dont la vie s’est écoulée au service de la France, dont le nom demeure attaché à quelques-unes de ses pages les plus glorieuses et qui, aux heures les plus sombres, a cherché du moins à « atténuer son malheur ».

    Qu’elle fasse en même temps œuvre d’union. Après tant d’années d’oppositions fatales, l’heure n’est-elle pas enfin venue de la réconciliation nationale ? Que chacun s’élève au dessus de ses passions personnelles ou partisanes pour ne plus voir que la France meurtrie. Serrés autour de son libérateur, le général de Gaulle, travaillons tous d’un cœur généreux et fort, au relèvement de notre patrie qui ne pourra se faire qu’avec le concours de tous les Français.

    Signé : Achille Cardinal Liénart, Évêque de Lille

    Un commentaire d’Yves Chiron : « Les ouvrages consacrés à 'l’Église sous Vichy’ parus ces dernières années ont oublié cette déclaration au Procès Pétain. De manière générale, les actes du procès Pétain sont peu connus voire ignorés par les historiens de ces vingt dernières années. C’est un sujet d’étonnement que la sélection qu’opère souvent le travail historique : des sources, des noms, des faits sont écartés, par ignorance, par malveillance ou par manque de rigueur et c’est une autre histoire qui est racontée, incomplète, biaisée idéologiquement ou fantaisiste. » (Présent n° 6201, samedi 28 octobre 2006)

    le 10 août 2011 : un morceau de corniche de la cathédrale Notre-Dame au Havre s'effondre.

Il n'y a pas de blessés. Mais pendant ce temps il se construit au moins une mosquée par semaine en France (source du ministère de l'intérieur). Après avoir volé les biens de l'Eglise, l'Etat français refuse de les entretenir et les laissent s'écrouler, bien que dans le même temps la plupart aient été classés monuments historiques.

 

Commentaires

Irishman

Le 10 août 1792 aux Tuileries, face aux émeutiers déchaînés, l'infortuné Louis XVI a manqué à son devoir de roi protecteur du royaume de France confié par Dieu, en dédaignant les offres de service des officiers qui l'entouraient, et qui étaient prêts à se battre et à offrir leurs vies à leur souverain. Le roi avait préféré montrer sa générosité et la charité que lui commandaient sa foi chrétienne...

Conséquences immédiates : les Gardes Suisses massacrés, le roi emprisonné.

Conséquences proches : abolition de la monarchie, massacres dans les prisons parisiennes.

Conséquences lointaines : la terreur, parricide envers le roi et la reine, état de guerre (qui allait durer 23 ans) entre la France et les puissances européennes, déchristianisation programmée, brutalités et exactions envers le peuple chrétien et la paysannerie...

Si un jour, en France, la situation se dégradait au point qu'une émeute (à Paris, une fois de plus) pourrait tout emporter, je prie pour que l'officier commandant ou le responsable à ce moment-là se souvienne de cela, et qu'il donne les ordres nécessaires pour le bien commun et le salut de tous !

Irishman

Suite et fin de mon commentaire précédent : il est troublant de constater le destin analogue de trois souverains : Louis XVI donc, mais aussi Nicolas II et le Shah d'Iran.

Tous disposaient encore de gens et de troupes qui auraient obéi, et qui auraient - peut-être - pu empêcher la destruction de leur trône !

Mais pour ces trois souverains, les racines du mal étaient bien trop longues, depuis trop longtemps, et leur manque de courage et de volonté ont fait le reste...

Conclusion : une manif calme, digne, responsable et respectueuse (la Manif pour tous en est le meilleur exemple) doit être respectée et écoutée, à l'inverse, une émeute doit être réprimée avec la dernière énergie, et tant pis pour ceux qui restent sur le carreau !

Et j'ajouterai encore ceci : au train où vont les choses, et si on ne se réveille pas, un jour, c'est la Manif pour tous avec mères et enfants dans leurs poussettes qui seront exterminés dans la rue !

g marie

Bravo pour le rappel de la déposition Liénart.

On pourrait ajouter la visite de Mgr Calvet doyen de la Catho de Paris, en 1942 également, à qui Pétain ne demande pas d'obéir aux circulaires sur le STO (voir son livre VISAGES D'UN DEMI-SIECLE°

MEIERS

Il est intérèssant de voir; je suis domicilié en Suisse depuis de nombreuses années et j'ai par curiosité consulté des manuels d'histoire suisse,à destination des écoles tels qu'ils étaient rédigés jusqu'aux années 1970. Ils relataient l'épisode du 10 août 1792 et rapportaient comment le massacre des gardes suisses avait été appris avec horreur. Celà avait même retardé l'éclosion d'une révolution en Suisse. Il a fallu attendre 1798 et le Directoire pour que des partisans suisses de la Révolution comme Antoine César Laharpe et Pierre Ochs fassent appel aux troupes françaises pour s'imposer et fonder une "République Helvétique" centralisée, simple satellite de la France. Les cantons de Suisse centrale, privés de leurs libertés locales se soulevèrent alors, insurrection qui fut noyée dans le sang. Il fallu attendre la fin de l'Empire en 1815 pour que la Suisse retrouve sa liberté comme état neutre!

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