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Quel avenir pour la fédération de Paris de LR ?

Lu dans Minute :

2888_page_01"Après quinze ans de bons et loyaux services, Philippe Goujon, l’actuel maire du XVe arrondissement, a décidé de ne pas se représenter à la tête de la fédération de Paris de LR. [...] Pris entre les sourires enjôleurs de Valérie Pécresse– la patronne de la région, qui entend peser avec Libres ! – et Agir, le parti des Constructifs qui a recruté certains élus parisiens, les Républicains sont divisés.

Agnès Evren est la première à avoir déclaré sa candidature en mai 2018. L’élue parisienne, qui est aussi la « Madame cinéma » de Valérie Pécresse, joue surtout sur son image. Elle veut séduire une capitale qui a été sensible à la jeunesse d’Emmanuel Macron et utilise ses appuis au conseil régional d’Ile-de-France, dont elle est vice-présidente à la Culture, pour défendre une droite plus « cool ». Les Républicains de Paris sont, en effet, sur une ligne moins identitaire que celle de Wauquiez. [...] Elle doit son élection à l’Hôtel de Ville en 2014 et à la région en 2015 à l’appui de Philippe Goujon… qu’elle défie actuellement. Il faut dire qu’elle n’est pas exactement sur la même ligne politique : en 2013, Agnès Evren avait été porte-parole de NKM quand Paris organisait une primaire pour désigner son candidat aux municipales. Moyennant quoi, aux législatives de 2017, quand NKM avait choisi de se porter candidate dans la 2ecirconscription de la capitale que lui offrait gentiment Fillon, celle-ci lui avait refilé sa 4e circonscription de l’Essonne. Raté ! Les deux se sont retrouvées au tapis, battues, et largement, par des candidats macronistes.

Une autre candidate, Catherine Lécuyer, mère de famille nombreuse et proche de la Manif pour tous, s’est lancée dans la bataille pour la présidence de la fédération de Paris. Elue du VIIIe arrondissement, cette catholique pratiquante entend attirer des militants attachés à une droite de conviction qui ne veulent pas voir leur fédération tomber sous la coupe d’une candidate « bobocompatible ».

Mais l’inquiétude se développe chez les barons parisiens qui redoutent un duel entre les deux femmes qui tournerait à l’avantage d’Agnès Evren. Pour cette raison, ils comptent sur un troisième « larron », Jean-Jacques Giannesini, un élu du XIXe arrondissement qui incarne la droite militante et populaire du RPR, celle du Jacques Chirac d’il y a longtemps. La botte secrète des vieux briscards parisiens ?

Depuis plus d’une semaine, la campagne prend une tournure explosive. Furieuse du soutien accordé par un certain nombre d’élus à Jean-Jacques Giannesini, Agnès Evren accuse ce dernier d’être une créature… de Philippe Goujon.

[...] Et Wauquiez dans tout cela ? Il ne dit rien. Pourtant, l’élection d’Evren constituerait un enracinement supplémentaire de Pécresse dans le pou lailler des Républicains. Laissera-t-il filer la ca pitale, alors qu’elle reste symboliquement une vitrine du parti ?"