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Rachida Dati appelle à agir en faveur des chrétiens d'Irak

Communiqué de Rachida Dati :

"Choquée comme beaucoup de Français par le traitement infligé aux Chrétiens d'Irak, j'appelle le gouvernement de Manuel Valls à se mobiliser pour leur venir en aide. 

À une époque où le Proche et le Moyen Orient connaissent une nouvelle période d'instabilité grave, nous ne pouvons pas avoir l'indignation sélective.

Partout où l'intolérance et la haine viendront menacer des populations civiles innocentes, la France ne peut rester silencieuse, ni inactive.

Notre rôle, l'honneur et la responsabilité de la France est d'être auprès des Chrétiens d'Irak.

On dénombre près de 35000 Chrétiens qui ont dû fuir Mossoul, sous la menace du groupement jihadiste "l'Etat islamique". Ces Chrétiens ont aujourd'hui pour seul choix la conversion ou le glaive !

Aujourd'hui dans le monde, trop de Chrétiens souffrent face à des groupements extrémistes qui veulent les réduire au silence.

Que ce qui passe à Mossoul puisse être le début d'une prise de conscience de la communauté internationale ! Qu'on cesse de les oublier et qu'on agisse pour leur liberté !"


L'appel à l'aide du cardinal Barbarin pour les chrétiens d'Irak

Appel du cardinal Philippe Barbarin dans Le Figaro :

"Les mots semblent impuissants devant la tragédie des chrétiens d'Orient. En Irak, les informations parfois contradictoires qui nous parviennent témoignent du chaos et de l'angoisse de nos frères. Mardi 24 juin, j'avais reçu l'appel du Patriarche des Chaldéens, Louis-Raphaël Ier Sako que j'avais eu la joie d'accueillir à Lyon en mars. Il était en synode avec une vingtaine d'évêques de la région. Il m'avait dit que la situation était effrayante, mais que des menaces beaucoup plus graves étaient encore à venir. L'éradication des minorités religieuses n'est hélas pas un dommage collatéral de la folle stratégie des assassins: c'est leur but affiché.

En France, il faut bien le dire, la situation des chrétiens d'Irak n'est pas un grand générateur d'émotions. Comment expliquer que, jusque dans nos paroisses, nous ne portions pas davantage le souci de nos frères d'Orient? Plusieurs raisons l'expliquent sans doute. La presse est le reflet des consciences de notre pays: les chrétiens de là-bas sont considérés comme un problème étranger. Il y a sans doute aussi une espèce de fatalisme: la région est en proie à des secousses meurtrières depuis si longtemps que tous, nous nous habituons à l'inacceptable.

Le fait qu'ici, en Occident, les religions soient officiellement respectées mais aussi fréquemment suspectées, n'arrange rien. La situation des chrétiens persécutés dans le monde ne provoque souvent chez nos politiques qu'une compassion polie, tardive et peu suivie d'effets. Asia Bibi a entamé sa quatrième année de détention préventive dans une prison pakistanaise de haute sécurité sans que cela n'empêche grand-monde de dormir ; Meriam Yahia Ibrahim Ishag avait accouché dans les prisons soudanaises, enchaînée pour allaiter son petit dans le couloir de la mort. Là encore, il a manqué de grandes voix françaises pour s'y opposer simplement, fortement, fermement.

Le réflexe communautaire d'un groupe humain l'invite à défendre ses membres. Que les chrétiens aient reçu la vocation d'aimer tout homme sans distinction de race, de culture ou de religion est un enseignement directement issu de l'Evangile. Mais, de grâce! que cela ne nous fasse pas fermer les yeux sur les malheurs de nos frères les plus proches.

En 1794, l'un des plus grands massacres de prêtres de notre histoire s'est déroulé à Rochefort. 829 prêtres réfractaires y ont été déportés par le Comité de Salut public ; sur les 829, seuls 274 survécurent: ils firent le serment de ne jamais parler de l'horreur qu'ils avaient vécue, pour permettre à la France de se relever. Aujourd'hui, la ville de Qaraqosh, dans la plaine de Ninive, est devenue sous l'afflux des réfugiés la plus grande ville chrétienne d'Irak. Entendez-vous le cri qui monte? C'est celui d'un camp de réfugiés. Qaraqosh n'est pas Rochefort, car le massacre est en cours. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas rester silencieux.

Le Patriarche me disait hier qu'une partition du pays serait préférable à une guerre civile qui tue d'abord les innocents. Si seulement la communauté internationale pouvait aider à trouver une solution… Mais n'attendons pas tout des États et de leur diplomatie. Agissons ici et maintenant, comme le pape nous y a appelés.

Lorsque Jean-Paul II m'a accueilli dans le collège des cardinaux, il a insisté sur le sens de la pourpre cardinalice: c'est le rappel du sang des martyrs. C'est pourquoi j'appelle aujourd'hui les chrétiens d'ici à faire monter vers le ciel une prière fervente pour nos frères d'Orient. Je les invite à cultiver la conscience de cette fraternité qui nous lie par-delà les kilomètres et les siècles. Je veux leur redire les paroles du Patriarche: «Ce qui nous manque le plus, c'est votre proximité, votre solidarité. Nous voulons avoir la certitude que nous ne sommes pas oubliés!»

Je propose d'encourager les associations œuvrant dans la plaine de Ninive. Je supplie les chrétiens d'ici et tous les hommes et femmes de bonne volonté qui travaillent dans les secteurs de la santé, de l'éducation, de l'alimentation, de l'aide d'urgence de venir en aide aux survivants. J'ai le désir de lancer un jumelage entre notre diocèse et l'un de ceux qui en a le plus besoin. Je suggère qu'un pourcentage des quêtes de nos paroisses qui le souhaitent soit versé durant l'année qui vient pour le soulagement de la détresse de nos frères d'Irak. J'invite tous les chrétiens à rester éveillés et attentifs, à être les veilleurs de leurs frères.

Que les héritiers de Saint Pothin deviennent les frères de ceux de Saint Thomas, apôtre de l'Orient. Comme l'a dit le pape François, nous sommes face à un œcuménisme de sang: ce ne sont pas des catholiques, des protestants, des orthodoxes que l'on martyrise: ce sont des chrétiens. Il est d'ailleurs à craindre que les persécutions ne s'arrêteront pas aux chrétiens. Il faut dès aujourd'hui que la ville de Qaraqosh devienne un sanctuaire pour tous les belligérants, et un havre de paix pour les populations civiles qui, par milliers et de toutes les confessions, y affluent. Car ce sont des hommes que l'on tue, dans le silence, entre deux ola d'un stade de foot brésilien.

Le Patriarche me l'a dit: «Nous gardons espoir, mais comme vous le savez, l'espoir est fragile.» Et si leur espoir était aussi entre nos mains? Le Pape François le rappelle: «Les chrétiens persécutés pour leur foi sont si nombreux! Jésus est avec eux. Nous aussi.» Nous aussi!"


La férule de Jean-Paul II cassée à Rennes

Lu ici :

Nona ora

"A Rennes, l’installation au Musée des Beaux-Arts de "Jean Paul II écrasé par une météorite" a été endommagée par une visiteuse. Selon le quotidien Ouest-France (20 juillet) qui rapporte l’événement, c’est l’une des branches du “sceptre” du pape (sic !) qui a été brisée.

C’est en contemplant La Descente de croix de Charles Le Brun que la visiteuse aurait chuté sur l’“installation” scénarisée par Maurizio Cattelan. « Le corps du Christ, au bout du sceptre (resic), a lui aussi souffert » explique le journal.

Depuis l'incident, la sculpture a été isolée du reste de l'exposition par un cordon. Le choix de cette sculpture, propriété de François Pinault et cotée plus de deux millions d’euros en 2004, a curieusement reçu la bénédiction des autorités diocésaines."

Le point de vue d'Aude de Kerros sur cette non-oeuvre provocatrice "A Rennes saint Jean-Paul II écrasé et recoté - comment se fabriquent les idoles financières", est à lire ici.


La France condamne l’ultimatum lancé aux chrétiens de Mossoul

Communiqué du ministère des affaires étrangères :

"La France condamne avec la plus grande fermeté l’ultimatum lancé par l’Etat islamique aux chrétiens de Mossoul. Il s’agit d’une nouvelle illustration de la véritable nature de cette organisation terroriste.

Ces menaces intolérables démontrent l’urgence qu’il y a à recréer en Irak les conditions d’un dialogue politique inclusif, rassemblant l’ensemble des communautés, afin de faire face aux défis qu’affronte le pays.

Nous sommes mobilisés pour que les droits des communautés chrétiennes d’Orient soient respectés. La France défend, partout dans le monde, la liberté de religion ou de conviction.


Un monastère irakien tombe aux mains des islamistes

Aujourd'hui, les islamistes ont mis la main sur le monastère des martyrs Behnam et Sarah en Irak. Ils ont obligé les moines à quitter le monastère. Les moines ont pris la direction de Qaraqosh qui n’est pas loin du monastère, seulement à 19 km. Cette communauté laisse derrière elle un haut lieu de spiritualité, un monument historique de toute beauté, une bibliothèque pleine de manuscrits très anciens, des livres liturgiques et un lieu symbolique de la rencontre islamo-chrétienne.

Le vendredi 18 juillet, les terroristes avaient brûlé l’archevêché des syriaques catholiques dans le centre-ville de Mossoul.

Le samedi 19 juillet, les terroristes se sont emparés du couvent de Saint-Georges au nord de Mossoul.


Tombes profanées à Laon

Une dizaine de tombes vandalisées ont été découvertes au cimetière Saint-Just, à Laon. Croix renversées, pierres tombales brisées, crucifix cassé. Situé sur les remparts de la cité médiévale, ce cimetière est l’un des plus anciens de France.

Pour l’heure, la municipalité n’a déposé aucune plainte auprès des services de police. Elle souhaite retrouver les propriétaires des concessions cassées pour les avertir et que ceux-ci déposent une plainte eux-mêmes.

C


80% des personnes persécutées sont des chrétiens

Le cardinal Kurt Koch, président du Conseil pontifical pour l’Unité des chrétiens, déclare à L’Osservatore Romano du 19 juillet :

« Nous devons être plus courageux dans le fait de dénoncer les persécutions contre les chrétiens, parce qu’aujourd’hui nous assistons à plus de persécutions que durant les premiers siècles du christianisme ».

« On estime que 80% des personnes persécutées sont chrétiennes, et je crois que nous sommes trop silencieux ».

« Toutes les Eglises ont leurs martyrs, et que les martyrs d’aujourd’hui sont la semence de l’œcuménisme et de l’unité pour le futur. »

« Le Pape François parle d’œcuménisme de la souffrance, et c’est surtout vrai pour les pays qui ont vu naître le christianisme au Moyen-Orient, où les chrétiens fuient, sont contraints de partir, parce que s’ils restent ils sont assassinés ».

« Comme il est triste que seuls restent des bâtiments vides et non pas les gens. Malgré tout je vois des signaux positifs dans certains endroits. Ainsi en Syrie, la persécution ici et là unit les chrétiens ».


Persécution des chrétiens d'orient : Hollande choisit de se taire

Communiqué de Karim Ouchikh, Conseiller de Marine Le Pen à la Culture et à la Francophonie, Conseiller municipal de Gonesse :

"Forte encore d’une communauté de 13 à 15 millions de fidèles, les chrétiens d’Orient se voient contraints ces dernières années d’émigrer d’Irak, de Syrie, d’Egypte ou de Palestine pour des raisons essentiellement politiques et sécuritaires. Ce phénomène inédit s’amplifie à présent à mesure que s’étend l’emprise des forces islamistes dans la région : l’Etat Islamique en Irak cible prioritairement les minorités chrétiennes, notamment à Mossoul, obligeant celles-ci à fuir massivement le pays ; ces mêmes djihadistes ultras pratiquent à l’égard de chrétiens de Syrie des actes de crucifixion dont la barbarie est à peine dénoncée par la « communauté internationale »; menacés par les persécutions anti-chrétiennes qui se multiplient de longue date en Egypte, les coptes éprouvent le besoin de migrer par milliers vers l’Europe ou les Etats-Unis…

En dépit des atrocités qui se commettent chaque jour dans cette région troublée du monde, François Hollande a fait le choix de se taire, préférant sans doute ne pas attiser les tensions interconfessionnelles qui se développent sur le territoire français sur fond de crise proche-orientale. A bien y regarder, cette dérobade diplomatique insupportable s’ajoute aux errements récents de notre politique étrangère, dont l’alignement systématique vis-à-vis des intérêts américains a conduit l’actuel locataire de l’Elysée, comme hier Nicolas Sarkozy, à encourager aveuglement l’éclatement d’Etats du monde arabe qui, bien qu’autoritaires, assuraient tant bien que mal, en Libye, en Irak ou en Syrie, une protection minimale de leurs minorités religieuses.

Depuis 1535, date de signature des accords diplomatiques entre François Ier et Soliman le Magnifique, la France s’engage à protéger les chrétiens en Terre sainte. La légitimité historique du protectorat français sur les chrétiens d’Orient n’a depuis jamais été remise en cause par quiconque, son statut de protecteur des lieux saints ayant même été reconnu par le Saint-Siège. Par fidélité aux devoirs que l’histoire lui assigne sur cette terre depuis cinq siècles, mais aussi pour conserver son influence légitime au Proche et au Moyen-Orient, la France se doit de rompre avec son attentisme diplomatique actuel, en apportant assistance et soutien aux chrétiens d’Orient aujourd’hui menacés d’anéantissement par la montée en puissance d’un islam radical. En enrayant l’exode tragique des chrétiens d’Orient, il est encore temps pour notre pays d’œuvrer résolument au maintien d’une présence chrétienne dans une région où naquit voici deux mille ans la religion du Christ."


Mossoul : l'évêché incendié

L’évêché syriaque catholique de Mossoul, qui avait été investi voici quelques jours, a été incendié par les islamistes.

Aujourd'hui, dans l'un des berceaux historiques du christianisme, il n'y a plus un seul chrétien. L’évêque auxiliaire chaldéen de Bagdad, Mgr Saad Syroub, déclare :

«Nous sommes sans voix parce que ce qui est arrivé est véritablement choquant. Les chrétiens sont présents à Mossoul depuis des siècles et ces familles ont été subitement arrachées à leur ville, à leurs maisons, à leurs vies. Nous sommes vraiment préoccupés pour l’avenir des chrétiens dans ce pays». 


Résolution du Parlement européen sur l'affaire Meriam

Le Parlement a adopté plusieurs résolutions jeudi, dont une appelant les autorités soudanaises à protéger l'identité religieuse des minorités :

"Les députés appellent à l'abrogation de toutes les lois établissant une discrimination pour des raisons de sexe ou de religion au Soudan et demandent aux autorités soudanaises de faire en sorte que toutes les femmes enceintes et accouchant en détention reçoivent des soins de santé appropriés. Ils soulignent que l'adultère et l'apostasie sont des actes qui ne devraient aucunement être considérés comme des crimes. Par ailleurs, ils demandent au gouvernement du Soudan d'enquêter et de traduire en justice les personnes responsables de violations des droits de l'homme.

L'Union européenne devrait "jouer un rôle de premier plan et faire pression en faveur de la rédaction d'une résolution forte sur le Soudan lors de la prochaine session du Conseil des droits de l'homme au mois de septembre 2014, qui dénonce les violations graves et généralisées des droits de l'homme et du droit humanitaire international dans le pays", affirme le texte."


Persécutions visibles et souffrances cachées des chrétiens

Alors qu'on apprend ce matin que le bénitier d'une église de Bretagne était rempli d'urine, Aymeric Pourbaix effectue dans Famille chrétienne un rapprochement entre les persécutions violentes subies par les chrétiens dans les pays musulmans et la persécution "en gants blancs" que nous subissons en Occident :

"Si notre époque est l’une des plus prolifiques en persécutions, c’est qu’il existe aussi un martyre non sanglant, plus discret, dans lequel les chrétiens sont « chassés de manière élégante, avec des gants blancs » dénonçait le pape fin juin. Ainsi en Pologne, le directeur d’un hôpital public de Varsovie s’est-il vu licencier pour avoir refusé un avortement. Ainsi du secret de la confession, principe inviolable, que la cour suprême de Louisiane aux États-Unis demande à un prêtre de briser.

C’est dire que même dans nos pays où la liberté religieuse est admise, l’annonce de l’Évangile commande une plus grande adéquation entre les actes et la foi, notamment dans le domaine public.

Cela demande certes une ascèse, parfois un renoncement, mais le rayonnement des chrétiens et la croissance de l’Église sont à ce prix, ajoutait encore le pape. Car cette acceptation de la croix n’est pas « facultative », affirmait le Père Joseph Comblin, prêtre belge et collaborateur de dom Helder Camara, « elle n’est pas non plus réservée à une élite de parfaits. » À notre humble niveau, une plus grande cohérence est une forme de solidarité avec les chrétiens d’Orient. De communion des saints, plus exactement."


Trois églises vandalisées à Verdun

Et pas un seul mot de nos édiles

" Voler quoi ? Les troncs ? C’est déjà fait !… Il n’y a plus rien à voler. » Juste au-dessus du seuil de l’église Saint-Jean-Baptiste de Verdun, une grande banderole interpelle les passants. Il suffit d’entrer dans le lieu saint pour comprendre le sens de ces mots : l’absence de « troncs », ces boîtes destinées à recevoir les dons anonymes, est flagrante.

« Ils ont tous été volés, explique Jean-Paul Gallone, un fidèle bellevillois. Il y a eu trois cambriolages en dix jours. » Mais Saint-Jean-Baptiste n’est pas la seule église verdunoise à avoir été cambriolée, le mois dernier : l’église Saint-Sauveur, située rue d’Anthouard et l’église Sainte-Jeanne-d’Arc, dans la Cité verte, ont également été dégradées".


Pas de nouvelle église au Soudan

Le ministre soudanais des Affaires religieuses, Shalil Abdullah, a annoncé dimanche 13 juillet que le gouvernement bloquerait désormais les permis relatifs à la construction de nouvelles églises. Il a justifié cette décision par le fait que la communauté chrétienne au Soudan s’est fortement réduite suite à la sécession du Soudan du Sud dont provient la majorité des chrétiens qui vivaient à Khartoum.

Meriam Yahia Ibrayim Ishaq est toujours réfugiée à l’Ambassade des Etats-Unis.


Au Soudan, prêtres et évêques n'ont pas de statut légal

La situation juridique des chrétiens au Soudan est inquiétante, comme en témoigne le cas de Meriam, qui est l'arbre qui cache la forêt, puisqu'elle est LE cas médiatisé, pour combien qui restent dans l'ombre?

Mgr Kussala, évêque de Tambura-Yambio, se confie à l'AED :

"Lorsque nous confrontons les responsables avec cet état de faits, ils soulignent que les chrétiens bénéficient des même droits que tous leurs compatriotes, mais rien ne change sur le plan juridique. Les évêques et les prêtres n’obtiennent pas de passeports et n’ont aucun statut légal. Certes, ils peuvent quitter le pays, mais il peut leur être refusé d’y retourner. Des prêtres ont déjà été expulsés et les évêques sont condamnés à se taire. "

"Les chrétiens du Soudan peuvent effectivement prendre part à des offices religieux sans être inquiétés, mais il n’existe pas de véritable liberté de religion et de conscience dans le pays. Le cas honteux de Mariam Yahia Ibrahim Ishaq qui, contrairement à de nombreux autres cas, est devenu public, le montre clairement. [...] Dans son entourage, on la connaissait depuis longtemps comme étant chrétienne. Pour des motifs quelconques, elle a d’abord été victime de chantage puis accusée d’apostasie. Le gouvernement ne s’est pas exprimé sur ce cas et a tout simplement laissé main libre aux oulémas."

Les autorités soudanaises mettent la division du pays en deux parties, il y a trois ans, sur le compte de l'Eglise. Mgr Kussala estime que le Soudan compte plus de trois millions de chrétiens.


Dijon : une chapelle transformée en vinothèque ?

La chapelle a toujours servi comme lieu de culte. La messe y est encore célébrée chaque semaine. Monseigneur Roland Minnerath, archevêque de Dijon, s'oppose au projet de transformation d’une chapelle du XVIè siècle en vinothèque. Un projet de l’ancien maire de Dijon (aujourd’hui ministre du Travail) François Rebsamen.

L’ancien hôpital général de la ville déménage et le site actuel va être tranformé en « Cité internationale de la gastronomie tournée vers le vin » pour 55 M€.Y compris la grande chapelle de l’hôpital du Saint-Esprit, dont la première pierre fut posée en 1504, qui deviendrait un « espace de vente et de valorisation des vins des terroirs de France et du monde ».

Adjoint en charge de la Cité Internationale de la gastronomie, François Deseille, élu du MoDem de la majorité à Dijon explique que pour l’heure, rien n’est défini. Néanmoins, il prévient :

« La vocation de la chapelle, c’était une relation entre le patient et l’hôpital. Il n’y aura bientôt plus d’hôpital ».

Donc plus de chapelle ?


Hommen-Femen : incroyable sexisme du parquet

Dans l'affaire des Hommens de Roland Garros,le procureur général a réclamé contre les 4 protagonistes 12 mois de prison avec sursis plus 6 mois fermes contre l'un d'entre eux.

Ce matin, 1500 euros d'amende ont été requis contre neuf Femen pour des «dégradations» commises sur les cloches de l'église Notre Dame.

Cette inégalité de traitement est flagrante et nécessite une rapide réaction de Mme Belkacem.


Promotion chez Carrefour

Il s'agit d'une promotion très particulière, celle de l'islam, dont certains magasins Carrefour se font le héraut à l'occasion du ramadan, n'hésitant pas à mettre en rayon des livres prônant la violence et la discrimination à l'égard des chrétiens.

Ramadan carrefour(cliquer sur l'image pour l'agrandir)

Le site Aleteia et l'Observatoire de la Christianophobie relaient l'information, également pointée du doigt par le site du Figaro, qui parle de mannequins revêtues d'un voile islamique.

"Deux des livres qui y sont vendus contiennent des textes qui constituent des discriminations manifestes contre les chrétiens. L’un, par exemple, tiré de l’ouvrage de l’imam Nawani, "Les 40 Hadiths", préconise la mort pour les « apostats » (cas d’un musulman qui se convertirait au christianisme). L’autre de Abu Bakr al Jazairi, "La Voie du musulman", rappelle l’interdiction de toute construction d’églises dans les pays musulmans… "

Revenant sur ces livres dans un second post, Daniel Hamiche, de l’Observatoire de la christianophobie, précise  que "La Voie du Musulman" (du cheikh saoudien Abu Bakr el Jazâïrî) rappelle le devoir d’éradiquer toutes les religions non musulmanes, et au moyen de toutes les armes d’attaque nécessaires. Est prescrite aussi la lapidation des époux volages et des homosexuels. Quant à l’imam Nawawi dans "Les Jardins des Saints", il veut répandre dans le monde entier le combat pour l’Islam et la pratique de l’esclavage."

Une lectrice de l'Observatoire de la Christianophobie a lancé une pétition destinée à Carrefour, que vous pouvez signer ici.


"Je prie pour vous" c'est de l'intimidation

Victoria Wasteney, ergothérapeute, a été accusée d'intimidation après avoir donné à une collègue musulman un livre sur une femme musulmane qui s'est convertie au christianisme, l'avoir invitée à l'église et lui avoir dit qu'elle priait pour elle.

Elle a été suspendue pendant neuf mois. Elle conteste en justice cette sanction.


4 ans de prison ferme pour avoir agressé des moines

Dans la nuit du 16 au 17 mai 2013, le frère bénédictin Basile, âgé de 76 ans, prieur de l’abbaye Montbenoît à Lepuix, s’était fait agresser, molester, menacer par 4 individus masqués et gantés (Le Salon Beige avait rapporté cette information). L'un, porteur d’une arme de poing, lui avait enjoint de les conduire au coffre installé dans une autre aile du prieuré sous peine d’être traîné dans la forêt pour y être roué de coups. Et ceci pendant qu’un autre individu lui plaçait un couteau sur la gorge. Un autre frère, réveillé par le bruit, les avait mis en fuite.

Le principal inculpé, Jacky Abdelli, 34 ans, 23 mentions au casier judiciaire, a avoué, ainsi que Fetim Camaj (22 ans), Mehdi Mechaouri (28 ans) et Louis Caillon (26 ans).

Le tribunal a condamné Jacky Abdelli, également mis en cause dans une tentative de meurtre, à 4 ans de prison ferme et maintien en détention, Fetim Camaj à 3 ans dont 18 mois de sursis et Mehdi Mechahouri à 3 ans dont un an avec sursis.


Soudan : nouvelle procédure contre Meriam

Alors qu'elle est  réfugiée à l'ambassade américaine à Khartoum, après l'annulation de sa condamnation à mort, Meriam est la cible d'une nouvelle procédure devant la justice par des personnes affirmant être membres de sa famille.

Ces musulmans étaient à l'origine de la première plainte en 2013 qui a abouti à sa condamnation à mort pour apostasie le 15 mai. 


A Padoue, des crucifix obligatoires dans les bâtiments d'Etat (suite)

Un post d'hier mentionnait ce maire de la ville de Padoue en Italie, qui

"[...] a annoncé sur son compte Facebook qu’il était désormais obligatoire pour les écoles et les établissements d’état dépendants de la municipalité d’accrocher aux murs de toutes les salles un crucifix. Il a par ailleurs annoncé que ceux qui ne se consentiraient pas à accrocher les crucifix, payés par la municipalité, seraient punis.[...]

Pour bien comprendre la décision de ce maire, qui compte engager des poursuites judiciaires envers les contrevenants, il est nécessaire de se reporter quelques années en arrière. En 2002, une Finlandaise mariée à un Italien, sollicita auprès de la direction de l'école publique d'Abano Terme (Italie - Vénitie) où étaient inscrits ses deux enfants le retrait des crucifix exposés dans chaque salle de classe. 

Le refus de la direction, justifié par deux décrets de 1926 et 1928 prévoyant la présence des crucifix dans chaque salle de classe, fut déféré devant le tribunal administratif de Vénitie. A cette occasion, le tribunal accepta de transmettre une question de constitutionnalité à la Cour constitutionnelle italienne mais celle-ci se déclara incompétente au motif que les dispositions litigieuses sont de nature règlementaire - décrets - et non législative. Le recours fut finalement rejeté par le tribunal administratif, solution confirmée ensuite par le Conseil d'État italien [...] 

En novembre 2009, et suite à la plainte déposée par la mère des deux enfants, un arrêt de la Cour européenne de justice oblige l'Italie à retirer les crucifix des bâtiments publics car

"la présence des crucifix dans les salles de classe des écoles publiques italiennes violait le droit à l'instruction (Art. 2 du Protocole n° 1) examiné conjointement avec la liberté de religion (Art. 9) des élèves. "

Nouveau rebondissement de l'affaire en mars 2011 : suite à la mobilisation des Italiens, la Cour Européenne des Droits de l'Homme de Strasbourg réexamine l'affaire et contredit l'arrêt de novembre 2009:

"Certainement soucieuse de ne pas souffler sur les braises, la Cour de Strasbourg renverse la solution dégagée par la Chambre. Elle admet donc le 18 mars 2011 que « le crucifix est avant tout un symbole religieux », et qu’en principe « la décision de perpétuer ou non une tradition relève en principe de la marge d’appréciation de l’État défendeur ». En particulier, selon la Cour, « les États contractants jouissent d'une marge d'appréciation lorsqu'il s'agit de concilier l'exercice des fonctions qu'ils assument dans le domaine de l'éducation et de l'enseignement et le respect du droit des parents d'assurer cette éducation et cet enseignement conformément à leurs convictions religieuses et philosophiques ». Dès lors, « la Cour se doit […] en principe de respecter les choix des États contractants dans ces domaines, y compris quant à la place qu'ils donnent à la religion, dans la mesure toutefois où ces choix ne conduisent pas à une forme d'endoctrinement ».

Suite à ce nouvel arrêt, plus rien n'interdit donc aux crucifix de revenir à leur place initiale sur tous les murs des bâtiments publics italiens, selon une tradition bien ancrée en Italie:

"Le crucifix a fait son apparition dans les écoles du pays avec l'unité de l'Italie, en 1861. En 1924 et en 1928, deux décrets royaux ont confirmé son droit d'exister dans les établissements scolaires. Droit réaffirmé en février 2006 par décision du Conseil d'État. Au-delà du symbole religieux, les Italiens voient dans le crucifix un élément qualifiant de leur histoire, de leur culture et de leur identité nationale."

Le maire de Padoue a donc pris une décision qui ne fait qu'entériner un droit existant de longue date. Il applique rigoureusement la loi en vigueur en Italie.


L'Unicef craint un nettoyage ethnico-religieux au nord de l'Irak

L'Unicef, que l'on ne peut vraiment pas taxer de "christianofolie", craint un nettoyage ethnique et religieux dans le nord de l'Irak, notamment au détriment des populations chrétiennes. Un médecin italien, Marzio Babille, responsable de l’Unicef pour l’Irak, discerne clairement le but des insurgés sunnites:

[...] "De l’avis du Dr Babille, au moins à Erbil la réponse à l’urgence humanitaire a été prompte et satisfaisante, notamment grâce à la coordination entre les institutions civiles et les communautés ecclésiales. De son point de vue, le responsable de l’ UNICEF pour l’Irak pense discerner un dessein politique clair derrière l’offensive des insurgés sunnites et les réactions qu’elle a entraînées : « Les zones attaquées, explique à Fides le médecin de Trieste, sont de fait “nettoyées” des groupes ethniques et religieux minoritaires. Cela ne frappe pas seulement les chrétiens, mais aussi les Turkmènes qui ont dû fuir les régions du Sud-Est du Kurdistan irakien et qui sont l’objet d’attaques ciblées aussi à Kirkuk. Il est évident que certains souhaitent reconfigurer la région en définissant les “aires” où les différents groupes peuvent ou ne peuvent pas vivre. Si cela continue, toute possibilité de maintenir une cohésion nationale basée sur la coexistence d’identités diverses disparaîtra. Et les chrétiens figureront parmi les premières victimes de cette dérive ». "[...]


Des églises attaquées, des dizaines de chrétiens tués... et un lourd silence complice

Cela se passe au Nigéria, futur partenaire de la France en coupe de Monde de football. D'ici à dire que ceci explique cela...? 

"Des membres présumés du groupe islamiste armé Boko Haram ont attaqué aujourd'hui des églises près de Chibok, ville du nord-est du Nigeria où plus de 200 lycéennes avaient été enlevées mi-avril, selon des témoins qui évoquent des "dizaines" de morts.

"D'après ce que j'ai rassemblé (comme informations), des dizaines de fidèles, hommes, femmes et enfants, ont été tués", a déclaré un habitant de Chibok. Aucune des sources interrogées n'a pu fournir de bilan précis et l'armée nigériane n'a pu être jointe.

D'après des habitants de la région, des hommes armés s'en sont pris à des villages situés à une dizaine de kilomètres de Chibok, dont ils ont visé les églises. Un responsable de Chibok a confirmé ces informations en précisant que l'attaque était toujours en cours.

"Nous ne pouvons pas dire combien il y a de cadavres", a expliqué ce responsable. "On m'a dit que les assaillants avaient brûlé au moins trois églises jusqu'aux fondations." Selon lui, les militaires nigérians n'ont pas répondu aux appels de détresse de la population lorsque les attaques ont commencé. "Ils sont simplement partis et se sont cachés dans la brousse", a-t-il affirmé".


Irak : les islamistes repoussés de Qaraqosh

Des miliciens sunnites guidés par les djihadistes de l’Etat Islamique de l’Irak et du Levant (EIIL) qui avaient pris d'assaut Qaraqosh, dans la Plaine de Ninive, ont été repoussés mercredi par les miliciens kurdes, les «Peshmergas».

La ville chrétienne, située à quelque 28 kilomètres de Mossoul, 50 000 habitants, est principalement habitée par des chrétiens syro-catholiques. Elle est défendue par ses propres miliciens chrétiens, épaulés par des combattants kurdes venus du Kurdistan irakien, tout proche. Depuis le 10 juin, date de la prise de Mossoul par l’Etat Islamique en Irak et au Levant, la ville doit faire face à l’afflux de centaines de milliers de réfugiés dont la plupart sont musulmans.

Marc Fromager, directeur de l’AED en France, réagit :

« On nous a parlé de guerre entre musulmans sunnites et chiites. A la fin, c’est quand même les chrétiens qu’on vise ! »


Chrétiens d'Irak : plus urgent que le foot !

C'est le cardinal Barbarin qui l'écrit avec raison. Au lieu de plonger devant les écrans pour le troisième match de l'équipe de France, lisons cet appel urgentissime qui concerne nos frères :

"Les mots semblent impuissants devant la tragédie des chrétiens d'Orient. En Irak, les informations parfois contradictoires qui nous parviennent témoignent du chaos et de l'angoisse de nos frères. Mardi soir, j'ai reçu l'appel du Patriarche des Chaldéens, Louis-Raphaël Ier Sako que j'avais eu la joie d'accueillir à Lyon en Mars. Il est actuellement en synode avec une vingtaine d'évêques de la région. Il me dit que la situation est effrayante, mais que des menaces beaucoup plus graves sont encore à venir. L'éradication des minorités religieuses n'est hélas pas un dommage collatéral de la folle stratégie des assassins: c'est leur but affiché.

En France, il faut bien le dire, la situation des chrétiens d'Irak n'est pas un grand générateur d'émotions. Comment expliquer que, jusque dans nos paroisses, nous ne portions pas davantage le souci de nos frères d'Orient? Plusieurs raisons l'expliquent sans doute. La presse est le reflet des consciences de notre pays: les chrétiens de là-bas sont considérés comme un problème étranger. Il y a sans doute aussi une espèce de fatalisme: la région est en proie à des secousses meurtrières depuis si longtemps que tous, nous nous habituons à l'inacceptable.

Le fait qu'ici, en Occident, les religions soient officiellement respectées mais aussi fréquemment suspectées, n'arrange rien. La situation des chrétiens persécutés dans le monde ne provoque souvent chez nos politiques qu'une compassion polie, tardive et peu suivie d'effets. Asia Bibi entame sa 4e année de détention préventive dans une prison pakistanaise de haute sécurité sans que cela n'empêche grand-monde de dormir ; ces dernières semaines, Meriam Yahia Ibrahim Ishag a accouché dans les prisons soudanaises, enchaînée pour allaiter son petit dans le couloir de la mort ; la pression américaine a permis une libération... de quelques heures, puisqu'elle a de nouveau été arrêtée." (suite ici et fin ici pour les abonnés au Figaro...).


Soudan : Meriam de nouveau inculpée

Malgré l'annulation de sa condamnation à mort pour apostasie, Meriam a été inculpée d'usage de faux après avoir été empêchée de quitter le Soudan. Les autorités soudanaises l'accusent désormais d'avoir présenté un faux document et fourni de fausses informations lorsqu'elle a cherché à quitter le pays hier avec son mari et son fils de 20 mois et sa petite fille née en détention.

Elle a été retenue par des agents de la sécurité nationale à l'aéroport de Khartoum, alors qu'elle était escortée par des diplomates de l'ambassade américaine. La famille voulait se rendre aux Etats-Unis.

Les Etats-Unis ont assuré qu'ils tentaient de faire sortir la famille du Soudan.


Pas un sou à un pays qui persécute les chrétiens

Lors d’une conférence organisée par « Faith and Freedom Coalition », un groupe connu pour la promotion des valeurs chrétiennes dans la vie publique, le sénateur américain Rand Paul a fustigé l’administration Obama qui arme les rebelles en Syrie alors même que ces islamistes s’en prennent violemment aux chrétiens.

« Il se passe une guerre contre le Christianisme et parfois on vous demande de payer pour cela ». « Je dis: pas un sou à un pays qui persécute les chrétiens. »

« Il est ironique de constater que c’est impossible d’y échapper [...] Nos impôts financent les rebelles islamistes, qui tuent les chrétiens. »


Meriam Yahia Ibrahim Ishag a été libérée

On apprend aujourd'hui la libération de prison de la jeune chrétienne soudanaise, qui avait été condamnée à mort pour "apostasie". C'est son avocat, Me Mohannad Moustapha, qui a annoncé la nouvelle. Lui et quatre autres avocats s'étaient chargés de la défense de la jeune femme gratuitement. Il est probable que c'est la mobilisation internationale qui a eu raison de la décision de la justice soudanaise. Selon Me Moustapha, les autorités expliqueront mardi les raisons de cette libération, qui avait pourtant été annoncée, puis démentie, début juin.


Ajaccio : Mgr de Germay condamne l'exposition du Piss Christ

Communiqué de Mgr de Germay, évêque d'Ajaccio :

"Apprenant le choix fait par le Musée Fesch d’Ajaccio d’accueillir une exposition temporaire consacrée à M. Andres Serrano comprenant, selon les mots mêmes du descriptif, « l’œuvre la plus irrévérencieuse et la plus symbolique de son époque » – en l’occurrence la photographie d’un crucifix plongé dans l’urine – je tiens à exprimer ma consternation et mon indignation.

Chapelet sur le sexe d’un homme mort...

Certains soutiennent que l’auteur de ces photographies – l’une d’entre elle par exemple montre un chapelet posé sur le sexe d’un homme mort – est un « digne héritier de l’histoire de l’art ». Je n’entrerai pas dans ce débat ; la postérité répondra d’elle-même. J’invite en revanche tous ceux qui se sentent concernés par cette exposition à s’interroger :

* Doit-on tenir pour négligeable, tout particulièrement ici en Corse, le fait que de très nombreuses personnes, pour qui la représentation du Christ en Croix symbolise ce qu’il y a de plus précieux, vont être choquées et profondément blessées par ces images ?

* Doit-on faire le jeu de ceux qui pensent que la polémique et la provocation sont aujourd’hui les meilleurs moyens de se faire connaitre ?

Une paix sans respecter le sacré ?

* La paix entre nous est-elle possible si nous ne respectons pas ce qui est sacré pour les autres ?

J’appelle par ailleurs les fidèles catholiques à ne pas tomber dans le piège de la provocation. Toute action violente ou insultante vis-à-vis de cette exposition serait contraire au message du Christ en Croix, « Lui qui, insulté, ne rendait pas l’insulte » (1 P2,23).

Et si le musée Fesch élevait vers le beau ?

Je formule enfin le souhait que le Musée Fesch – qui doit son existence au cardinal du même nom, et qui d’ordinaire organise des expositions dignes d’intérêt – puisse à l’avenir nous élever vers le beau."