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Guyane : recours de Mgr Lafont

Suite à l'arrêt brutal du traitement des prêtres, et ayant pris conseil auprès du nonce à Paris, Mgr Lafont va contester la décision du conseil général. Comme elle ne s’appuie sur aucun texte de loi et viole l’ordonnance de 1828, la justice devrait donner raison à l’Eglise. Mais la Justice, c’est Taubira. Et la président du Conseil général de Guyane est Alain Tien Liong, indépendantiste ami de Christiane Taubira.


Nue sur un autel : le ministère plaide la relaxe

En juillet 2009, une chorégraphe dansait nue sur l'autel de la chapelle de Saint-Pierre de Mahalon, près d'Audierne en Bretagne, dans le cadre d'un festival d'art contemporain. Elle est jugée par le tribunal correctionnel de Nantes ce lundi pour injure publique envers un particulier en raison de sa religion. L'association Croyances et Libertés l'attaque pour avoir « délibérément outragé un autel » considéré comme le « lieu le plus sacré de la foi chrétienne ».

« On ne peut pas dépasser la ligne rouge, gronde l'avocat de l'association. Cela porte atteinte à la communauté catholique. Si l'on peut danser et se mettre nu dans les églises, il y a la transgression d'un interdit fondamental. »

Le procureur Pierre Lecat observe un vide juridique entre « la liberté de religion et celle d'expression. »

« Le blasphème a disparu de notre code pénal. Il n'est pas puni, pas réprimé. Or, l'injure est une attaque personnelle et directe ». « Cette danse nue et silencieuse sur un autel sacré est choquante, outrageante. Au sens du blasphème. (...) Mais quel est le message puisque l'on parle d'injure ? L'artiste nous indique qu'elle ne sait pas elle-même... » 

L'artiste se défend en évoquant une simple « performance artistique »

« réalisée dans le cadre d'un festival d'art contemporain. Pour ménager un effet de surprise, elle aurait refusé de dévoiler aux organisateurs le contenu de sa performance. »


"Tous les jours, il y a des chrétiens qui sont assassinés, crucifiés, lapidés"

Marine Le Pen a évoqué le sort des chrétiens, en répondant à une question au sujet des actions de Boko Haram. Évoquant le sort des lycéennes nigérianes enlevées par Boko Haram, Marine Le Pen a souhaité qu'on "élargisse le débat" pour parler davantage des "persécutions" infligées aux chrétiens, ce dimanche sur France 3.

"Bien sûr, je suis sensible à leur sort, mais de manière plus générale, je suis sensible à l'augmentation spectaculaire des persécutions à l'égard notamment des chrétiens, de la part - exclusivement il faut bien le dire - des fondamentalistes islamistes". "Tous les jours, il y a des chrétiens dans le monde qui sont assassinés, crucifiés, lapidés", "les religions chrétiennes sont les premières à faire l'objet de persécutions".


Guyane : l'Etat viole le Concordat

Le conseil général de Guyane ne paiera plus le salaire des prêtres, jusqu'alors rémunérés par l’Etat, comme en Alsace et en Moselle :

"Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne, a reçu un courrier le 14 mai 2014, lui indiquant que les 26 prêtres recevant actuellement un salaire du conseil général avaient été rayés d’office à partir du 1er mai dernier. Pour mémoire, le diocèse étant sous le régime du Concordat, les prêtres étaient jusqu'à maintenant rémunérés par l’état, comme en Alsace et en Lorraine.

Non seulement le diocèse a reçu la nouvelle de cette radiation a posteriori, avec quatorze jours de retard. Mais, plus bizarrement encore, selon ce même courrier, le conseil général continuerait de verser le salaire de l'évêque de Cayenne ! Un évêque ne serait donc pas un prêtre aux yeux des juristes créatifs du département... Juridiquement, tout cela semble des plus étonnants, ce qui ne change rien, dans l'immédiat, à la situation financière compliquée dans laquelle se trouvent les 26 prêtres du diocèse. [...]

Ni la date ni la procédure n’ont fait l’objet d’une négociation entre le Conseil Général et l’évêché de Cayenne. Il s’agit donc là d’une décision non négociée et qui met brutalement le diocèse dans une situation impossible. [...] Au-delà de sa brutalité, faut-il voir dans cette décision une volonté délibérée de s'attaquer à l'Eglise catholique par pure idéologie ? Il appartiendra à Alain Tien-Long, président du conseil général, membre du parti indépendantiste guyanais et proche de Christiane Taubira, de s'expliquer sur cette soudaine remise en cause unilatérale du régime du Concordat en Guyane."

Addendum

Un lecteur me fait remarquer que, en réalité, la Guyane n'est pas sous le régime du Concordat, même si la loi de Séparation de 1905 ne s'y applique pas. Elle possède un régime propre qui remonte à une Ordonnance de Charles X de 1828, en vertu de laquelle le clergé catholique -- et lui-seul -- est rémunéré par (à l'époque) le Gouverneur, et aujourd'hui le Conseil général. L'Ordonnance de Charles X n'a jamais été abolie, et est donc toujours en vigueur, ce que naguère le Conseil d'Etat a rappelé.


Le candidat EELV Pascal Durand veut combattre les "cathos"

Le candidat écologiste qui se présente en Ile-de-France pour les élections européennes du 25 mai déclare dans ce journal LGBT :

"Je ne crains rien ni personne. On est dans le monde réel, on sait qu’on a des adversaires et on les traitera en tant que tels. Les miens ne sont pas au PS ou dans les autres partis mais dans les lobbys anti-avortement, cathos, réactionnaires ou d’extrême droite. On se battra démocratiquement, avec nos armes, que sont le dialogue et le verbe. On n’a pas peur d’eux. Et on ne leur laissera pas le terrain."

Maintenant vous imaginez un candidat déclarant la même chose, en remplaçant "cathos" par "musulmans" ou "juifs"...


"Une terrible quantité de cas de vandalisme contre des sites chrétiens"

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"L’Observatoire sur l’intolérance et la discrimination à l’encontre des chrétiens en Europe a publié hier son rapport annuel. Il a enregistré 241 cas d’intolérance en 2013, tant au niveau institutionnel qu’individuel. Ces cas sont répartis en trois catégories : faits de haine (dont les actions des Femen en France), intolérance dans la législation et la politique, intolérance dans les arts et les médias.

L’Observatoire souligne qu’il a enregistré ces dernières années « une terrible quantité de cas de vandalisme contre des sites chrétiens et des lieux de culte », mais qu’il n’y a pas de statistiques sur le vandalisme contre les sites chrétiens parce que les gouvernements ne séparent pas les données selon les religions. Le rapport relate 133 cas dans 11 pays.

L’intolérance envers les chrétiens dans les domaines du droit et de la politique concernent surtout des limitations du droit à l’objection de conscience (dont celui des pharmaciens en France), des restrictions à la liberté de parole, des politiques d’« égalité » discriminatoires, des limitations des droits des parents en matière d’éducation sexuelle, ainsi que la liberté de réunion. Le rapport 2012 avait recensé 41 lois de 14 pays d’Europe qui font obstacle au libre exercice de la foi pour les chrétiens. Le rapport 2013 souligne les problèmes d’objection de conscience concernant l’avortement et l’euthanasie, ainsi que pour les officiers d’état civil pour le « mariage » homosexuel, ou la légitimité de critiquer des pratiques musulmanes ou l’adoption par des homosexuels, etc. En ce qui concerne la liberté de réunion, l’Observatoire évoque le droit de se réunir pour prier devant les avortoirs.

L’Observatoire remarque : « Au lieu de s’attaquer au très grand nombre d’actes de vandalisme antichrétien, le président Hollande a annoncé la création d’un Observatoire national de la laïcité, chargé de surveiller les organisations religieuses quant à de potentiels “excès”. Le ministre français de l’Intérieur Manuel Valls mettait l’accent sur diverses organisations catholiques, déclarant que “tout excès sera minutieusement enregistré au cas où nous devrions à avoir à les dissoudre”. » [...]"


Au Mexique aussi le président avait sous-estimé la résistance de la population

De Marie-Noëlle Tranchant dans Le Figaro à propos des Cristeros :

"[...] Les trois années sanglantes de ce qu'on va appeler la Cristiada sont la conséquence d'une politique de plus en plus ouvertement hostile à l'Église, depuis que la guerre civile de 1910 a amené les révolutionnaires au pouvoir. Dans un pays profondément catholique, l'Église reste la principale institution sociale. La Constitution de 1917, promulguée par le président Carranza, comporte plusieurs articles durement répressifs pour faire disparaître le culte de l'espace public, limiter l'éducation religieuse et bannir les prêtres de la vie politique. Cependant, précise Jean Meyer, «Carranza et son successeur, le président Aîvaro Obregon (1920-1924), laissent ces articles sans décrets d'application ». Malgré des attaques ponctuelles, l'heure est à la prudence. Cette relative conciliation sera brisée par l'arrivée au pouvoir du président Plutarco Elias Galles, en 1924, homme politique de grande envergure, mais violemment anticatholique. Très vite, il active les décrets d'application par une « loi Galles » assortie de sanctions pénales pour les contrevenants. Elle prend effet le 1er août 1926, et ce jour-là « le gouvernement envoie des fonctionnaires et des policiers pour sceller les portes des églises après avoir fait leur inventaire. Un peu partout, fes gens se soulèvent spontanément, et le sang coule »

L'attitude inflexible de Calles va bientôt aboutir à l'affrontement. Décidé à éradiquer non seulement le pouvoir du clergé mais la pratique et le sentiment religieux, le président a sous-estimé la résistance de la population, qui avait pourtant montré son attachement au catholicisme par diverses manifestations et une pétition au gouvernement de deux millions de signatures demandant la réforme de la Constitution. Calles tranche « Lei loi ou les armes » Ce sera les armes. [...]"

Mal lui en a pris.


Incident christianophobe à Anvers

Traduction de cet article néerlandais :

"À Essen [banlieue d'Anvers], des musulmans se sont rendus coupables de violences ce dimanche à la terrasse d’un café. Ils ne toléraient pas de voir la croix que portait un diacre sur ses vêtements et l’ont agressé verbalement. La situation s’est compliquée quand le patron du café s’est interposé. Cinq blessés.

Le diacre permanent Léo Van Gink était assis à la terrasse du café « ‘t Gildenhuys », lorsqu’éclata un incident. Des musulmans qui avaient remarqué la croix sur son costume l’ont traité de pédophile. « Je ne pouvais tolérer cet écart de langage, je leur ai donc demandé de s’en aller » déclare Richard Arnouts, le patron du café, sur son lit d’hôpital. Les musulmans n’ont pas obtempéré et se sont mis à le frapper. L’homme est en ce moment à l’hôpital avec une vertèbre cassée. Ils ont également blessé quatre autres personnes. “Ma femme a le petit doigt cassé, mon beau-frère a le tympan déchiré et la cheville foulée” explique Arnouts. Le diacre, lui aussi, en état de choc, a été conduit à l’hôpital. L’incident s’est terminé à l’arrivée de la police. Les coupables ont été arrêtes, mais la police se refuse à tout commentaire."


Encore une église profanée

Quelques lignes dans le Figaro et un communiqué de l'évêque de Bayonne, Lescar et Oloron :

"Dans la soirée du 9 mai, l’église de Notre-Dame de la Plaine a été vandalisée.

Si le tabernacle n’a pas été profané, une ou plusieurs personnes ont délibérément mis le feu à l’autel (dont la nappe et la partie supérieure ont été brûlés) ainsi qu’à la croix du sanctuaire. Le cierge pascal a été renversé et brisé. Des excréments ont même été trouvés près du baptistère…

Ce n’est pas la première fois que la paroisse est victime d’actes de profanation puisqu’en octobre 2010, le tabernacle de l’église Saint-Laurent avait été forcé et les hosties consacrées, jetées à terre.

Des actes de cette nature, qui s’en prennent aux symboles les plus explicites de notre foi, laissent hélas supposer qu’il ne s’agit pas uniquement d’actes de vandalisme, mais plus vraisemblablement, d’une manifestation de haine antichrétienne.

Une plainte ayant été déposée par M. l’abbé François Mata, curé de la paroisse Sainte-Marie de Billère, une enquête est en cours ; l’église de Notre-Dame de la Plaine sera donc fermée au public durant quelques jours.

Une Messe de réparation doit être célébrée par M. l’abbé François Mata aujourd’hui même (samedi 10 mai) à 18h30, à l’église Saint-Laurent ainsi que demain (dimanche 11 mai) à 10h30 à l’église Saint-François-Xavier.

Que les services de police et les pompiers qui se sont immédiatement rendus sur place, ainsi que le maire de la commune qui nous a soutenus, en soient vivement remerciés. Enfin et surtout, que les fidèles et les habitants de la paroisse de Billère sachent bien que je partage la peine et l’indignation qui sont les leurs et que je prie pour eux".


UMP : demandons la création d'un secrétariat national de lutte contre la christianophobie

À l'UMP, les personnes homosexuelles ont droit à leur secrétariat national de lutte contre l'homophobie. Ce concept recouvre peut-être des réalités ; toujours est-il que la christianophobie est, elle, bien réelle, quotidienne, massive, subventionnée et que l'anticléricalisme est souvent médiatiquement et politiquement admis.

Contre le deux poids, deux mesures dans le traitement de la haine, mobilisons l'UMP : demandons la création d'un secrétariat national de lutte contre la christianophobie !


Deux Femen coupent la parole à un cardinal

Au Québec, le cardinal Gérald Cyprien Lacroix s’est fait couper la parole par 2 excitées du groupe Femen, alors qu’il livrait le message du pape lors d’une manifestation pro-vie à Ottawa hier.

L’événement qui a lieu tous les ans sur la colline du Parlement regroupe des milliers de manifestants opposés à l’avortement, dont notamment plusieurs députés conservateurs. C’est la quatrième fois que le cardinal y participe. 

Mgr Lacroix soutient ne pas accorder d’importance à cet incident qu’il juge tout de même malheureux.

«On est dans un pays où l’on s’exprime librement, mais aussi on doit respecter les autres. Je ne trouve pas cela très respectueux. Quand elles parlent, je ne les interromps pas et je ne vais pas les agresser de telle façon».

Le cardinal a expliqué sa présence devant le parlement canadien :

«Au Québec, depuis presque 40 ans l’avortement est possible, mais malheureusement c’est devenu pour plusieurs un moyen de contraception. Quand on parle de 30 000 avortements par année seulement au Québec, c’est inacceptable».


Asia Bibi : l'ONG Citizen Go se mobilise et nous appelle à prier

Reçu d'un lecteur.

Bonjour X,

Enfin, nous sommes au Pakistan. Il y a quelques mois nous vous avions dit que nous partirions dans les prochaines semaines. Le voyage a dû être suspendu parce que, la veille du départ, alors que les billets étaient achetés et l'hôtel réservé, l'ambassadse et la nonciature nous ont appelé pour nous interdire le déplacement, pour des raisons de sécurité. Enfin, nous sommes au Pakistan. Nous y sommes, grâce à vous et à beaucoup d'autres comme vous, qui avaient soutenu cette campagne pour la libération d'Asia Bibi.

Le Président de CitizenGO, Ignacio Arsuaga, me demande de vous écrire de Lahore dans le Pendjab au Pakistan, après un voyage de 20 heures durant lequel nous avons perdu une valise contenant des chargeurs de l'appareil photo et de l'ordinateur ainsi que des objets personnels.

Nous sommes là pour soutenir Asia Bibi, la pakistanaise chrétienne accusée de blasphème et condamnée à mort. Nous parlons avec ses parents et ses avocats. Le fait que les chrétiens soient une minorité ne signifie pas, ne devrait pas signifier qu'ils soient traités comme des parias de deuxième classe. Nous ne le permettrons pas. Nous n'allons pas les laisser seuls. Pouvons-nous compter sur vous ?

Le plus important est de faire connaître la situation des chrétiens au Pakistan : ils sont persécutés, emprisonnés, leurs maisons sont brûlées... Vraiment !! Pouvez-vous partager cette vidéo avec votre famille et vos amis ?

 

Voilà ce que me dit Ignacio Arsuaga de là-bas :

"J'ai osé aller voir les chrétiens pakistanais afin de leur dire que nous prions pour eux. Ils m'ont répondu avec une émotion qui a m'a touché. Ils l'ont fait avec une humilité qui m'a ému le coeur d'une façon que vous ne pouvez imaginer. Ils ont besoin de nos prières au milieu de leur marginalisation et de leur pauvreté, mais nous avons besoin des leurs dans le désert spirituel de notre société. Je compte sur vous pour continuer à dire aux chrétiens pakistanais qu'ils peuvent avoir confiance : nous ne les abandonnerons pas".

97 % de la population pakistanaise est musulmane. Les 3 % restant sont chrétiens, mais aussi parsis, hindous, etc. Ils sont, nous sommes, la minorité de la minorité. Et de plus, méprisés et humiliés. Sur qui l'ont peut cracher sans ménagement.

C'est pourquoi nous avons voulu aller au Pakistan. Pour faire cesser cette injustice. Le chemin à parcourir est long. Non seulement pour tenter de sortir Asia Bibi de prison, mais également pour sensibiliser les pays occidentaux à la situation des chrétiens persécutés dans des pays comme le Pakistan. Selon des organisations internationales au Pakistan sont assassinées chaque année 1 000 femmes. Près de 100 000 chrétiens sont tués chaque année et 150 millions sont persécutés. Asia Bibi ne fait malheureusement pas exception. Le Pakistan est un des pays les plus dangereux au monde pour les femmes chrétiennes.

La pétition à signer est ici.


15 mai : l'AED organise un concert de soutien pour les chrétiens persécutés

Affiche Concert web

L’AED organise le 15 mai à Versailles un concert de soutien aux chrétiens persécutés qui vise particulièrement les jeunes. Le groupe de reggae chrétien Les Guetteurs présentera son nouvel album. Les fonds seront reversés aux projets prioritaires de l’AED.

En partenariat avec le Salon Beige, l'AED vous propose 20 % de réduction sur le tarif normal grâce au code « LSB ». Billets à commander ici.


Des chrétiennes vendues comme esclaves par les musulmans

Le groupe islamiste armé Boko Haram a revendiqué l'enlèvement de plus de 200 lycéennes mi-avril dans le nord-est du Nigeria :

«J'ai enlevé vos filles Je vais les vendre sur le marché, au nom d'Allah».

Les lycéennes enlevées seront traitées en «esclaves», «vendues» et «mariées» de force, selon ce chef qui déclare avoir enlevé les lycéennes parce que «l'éducation occidentale doit cesser» et que les filles «doivent quitter» l'école et «être mariées». 

90% de ces jeunes filles sont chrétiennes.


Genève : procès contre l'Eglise à l'ONU

L’Eglise catholique fait face, depuis hier, à un assaut de critiques et d’accusations devant le Comité de l’ONU contre la torture :

"Pour la deuxième fois en quatre mois, l’Eglise catholique se trouve rattrapée par les affaires de pédophilie et est contrainte de rendre des comptes devant un organe onusien. En janvier dernier, les représentants du Vatican avaient déjà dû s’expliquer devant le Comité de l’ONU sur les droits de l’enfant après la publication d’un rapport accablant.

Hier, les représentants de l’Eglise catholique ont fait face à un nouvel assaut de critiques et de condamnations, cette fois devant le Comité des Nations Unies contre la torture. Les experts onusiens ont pointé du doigt le manque de réaction et l’absence de mesures pour traiter des cas d’enfants abusés sexuellement par des prêtres. [...]

Le nonce apostolique auprès de l’ONU, Mgr Silvano Tomasi, a expliqué que les actes commis par des prêtres en dehors du territoire du Vatican ne relevaient pas de la Convention contre la torture ratifiée par le Saint-Siège mais des Etats et des juridictions où les faits ont été commis. [...]"

Ces accusations sont injustes quand on sait combien l'Eglise a pris ce sujet à coeur et a introduit toute une série de règles strictes pour répondre à ce problème. Aucune autre institution n'en a fait autant.


Les éditions Bayard mettent au pilon un ouvrage de Plantu

Les 8.000 exemplaires du recueil «Caricaturistes : Fantassins de la démocratie», coordonné par Plantu, ont été pilonnés, en raison d'un dessin outrageant envers Benoît XVI, sur le thème de la pédophilie au sein de l’Eglise catholique. 

Ce dessin immonde a fait l'objet de poursuites de la part de l'Agrif. Le procès qui devait se tenir en septembre 2013 a été reporté au 1er juillet 2014.

Bravo aux éditions Bayard, qui ont demandé à Plantu de retirer ce dessin. Suite à son refus, la maison d’édition a donc décidé d’envoyer les 8000 exemplaires imprimés au pilon. 


Multiplication des viols contre les fillettes au Pakistan

Lu ici :

"Depuis le viol, le jour de Pâques, de Saira, une petite fille chrétienne âgée de 7 ans, par quatre musulmans, l’Eglise multiplie les assemblées de prière et les manifestations contre les violences sexuelles envers les mineures, qui deviennent de plus en plus fréquentes dans le pays. [...]

Les milieux chrétiens et les ONG locales confirment l’actuelle recrudescence des agressions sexuelles contre les enfants, soulignant que ces quelques cas médiatisés ne représentent que le haut de l’iceberg, la plupart des familles subissant d’importantes pressions pour ne pas dénoncer les agresseurs et porter plainte."


Le pape pleure sur les chrétiens crucifiés

« J’ai pleuré, quand j’ai vu dans les médias » la nouvelle des « chrétiens crucifiés », confie le pape François lors de l'homélie de ce 2 mai 2014 à Sainte-Marthe :

« Aujourd’hui encore, il y a des gens qui, au nom de Dieu, tuent et persécutent. Mais aujourd’hui encore, beaucoup, comme les apôtres, sont heureux d'avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. »

Dans un témoignage au micro de Radio Vatican le 18 avril, Soeur Raghida, ancienne directrice de l’école du patriarcat gréco-catholique à Damas, parlait de crucifixions en Syrie :

« dans les villes ou villages occupés par les éléments armés, les groupes musulmans extrémistes proposent aux chrétiens soit la chahada (la profession de foi musulmane, ndlr) soit la mort... à Maaloula, ils ont crucifié deux jeunes gens parce qu’ils n’ont pas voulu dire la chahada. Ils disent "alors, vous voulez mourir comme votre maître en qui vous croyez. Vous avez le choix : soit vous dites la chahada, soit vous êtes crucifiés". Et bien non, on sera crucifiés. Il y en a un qui a été crucifié devant son papa. »


L'Occident pire que l'islam pour les chrétiens d'Irak

Sa Béatitude Louis Raphael Ier Sako a lancé un nouveau cri d’alarme sur le risque d’une disparition totale des communautés chrétiennes autochtones d’Irak :

« Il y a quelques jours, je me suis rendu dans la ville de Hilla où, dans les années 90, vivaient 287 familles chrétiennes. Elles ne sont plus que 21. A Bagdad, il existe 21 paroisses chaldéennes ; beaucoup ont été fermées ou regroupées. Dans la paroisse de l’Ascension, à al-Mashtal, avant la chute du régime, il y avait 5.000 familles et, chaque année, 240 jeunes recevaient la première communion. Le 25 avril, j’ai célébré les communions pour seulement 13 garçons et filles ».

« L’intervention occidentale dans la région n’a pas résolu les problèmes mais, au contraire, elle a provoqué davantage de conflits et de chaos. Franchement, 1.400 ans d’islam ne nous ont pas déraciné de nos terres, ni de nos églises, alors que les politiques de l’Occident nous ont dispersés et éparpillés à travers le monde entier. »


Ces canonisations répondent au procès continuel fait à l’Eglise romaine

De Joël Prieur dans Minute :

"C’est la première chose qu’il faut comprendre: ces canonisations, venant après d’autres du même genre, [...] visent à sanctifier l’institution pontificale elle-même. Elles répondent au procès continuel fait à l’Eglise romaine, qui, ces dernières années, a pris une tournure particulière. Le pape émérite, Benoît XVI, n’était pas le dernier à être attaqué. A sa rigueur morale, à propos du préservatif, de la contraception et bien sûr de l’avortement, on répond en lui envoyant à la figure les cas de prêtres pédophiles. Il avait prévu l’attaque et avait fait repentance publiquement dès le début de son pontificat avec beaucoup de courage et de netteté. Mais évidemment, cela n’avait pas suffi, car le vrai problème n’est pas dans cette horreur de la pédophilie. N’est-ce l’honorable agence Reuters qui fit courir le bruit que Benoît XVI était menacé d’un procès par contumace parce qu’il devait être considéré, en tant que supérieur, comme responsable de tous les cas de pédophilie? On a décrété qu’il s’agissait d’un hoax (un bobard internautique). Sans doute. Mais, même si l’on passe sur les dépêches d’agence et si l’on cherche des faits, il reste un fait très troublant. Quelques jours avant la démission du pape aujourd’hui émérite, le système des cartes bleues avait été désactivé dans toute la surface de l’Etat du Vatican. La Banque d’Italie bloquait toutes les transactions, même les plus minimes. Résultat? Le célèbre musée, renfermant la Chapelle Sixtine, avait dû fermer plusieurs jours puisqu’il ne pouvait plus satisfaire ses clients (et empocher leur droit d’entrée). Les cartes bleues se remirent à fonctionner le 11 février 2013, jour où fut connue la démission du pape allemand. Vous trouvez cela étrange ? Mais c’est public… Il suffit d’y prêter attention. Vous ne voyez pas le rapport ?

Réfléchissons à ce que représente aujourd’hui un pouvoir spirituel dans un monde rationaliste et matérialiste. C’est quelque chose qui n’existe plus, ou bien, quand cela existe encore, c’est fragile. Et si, au nom de l’Esprit, le pape ne se taisait pas sur les petits et les grands arrangements de ce monde ? Il deviendrait dangereux. Fragile. Dangereux. Dangereux sans doute, mais aussi facile à faire taire au nom du sexe et de l’argent.

Très étonnante encore est cette affaire de l’ONU, envoyant une lettre de réprimande au pape François. Les raisons ? Toujours les prêtres pédophiles et aussi la doctrine catholique sur la contraception, considérée comme inadmissible. Plusieurs papes se sont succédé à la tribune de l’ONU, Paul VI et Jean Paul II y ont donné un enseignement lors de discours véritablement magistraux. C‘était un autre siècle: le XXe. Les temps changent. Aujourd’hui, il n’est pas question d’entendre le pape François à l’ONU. Dans l’extraordinaire rapport sur les droits de l’enfance, ce sont des réprimandes qu’on lui fait. Tout en soulignant, histoire de lui faire la leçon, sa position « progressiste » (c’est dans le texte) à propos des homosexuels! François avait dit : « Un homosexuel qui cherche Dieu, qui suis-je pour le juger? » L’ONU lui a signifié que, là, à cet instant, il était sur la bonne voie… On comprend que désormais l’ONU et les autres Instances internationales sont devenues ou en tout cas se veulent des autorités spirituelles et qu’une concurrence s’installe comme naturellement entre l’instance spirituelle bimillénaire qui s’appelle l’Eglise catholique ou, autrement dit, l’Eglise universelle, et les Instances, ONU, Unesco et autres, remontant à la fin de la Deuxième Guerre mondiale. D’un côté, cette foi chrétienne que l‘on connaît, supérieure à toute raison humaine mais grande créatrice de civilisation (et entre autres de la civilisation européenne elle-même). De l’autre une idéologie, qui, au nom de la tolérance, refuse toute affirmation sur l’ordre du monde, sur le destin de l’homme, sur la vie, sur la mort et sur un salut possible.

« La règle d’or c’est qu’il n’y a pas de règle d’or », disait Bernard Shaw. C’est un peu ça: dans l’idéologie mondialiste, toutes les opinions sont permises ou même recommandées (sauf celles qui tournent autour de tel ou tel tabou en vertu de la reductio universelle ad hitlerum). Mais attention, à une condition: ce sont des opinions, rien que des opinions. Ces opinions peuvent être objets de croyance à condition que l’on accepte de professer aussi (comme une opinion) la croyance contraire. Dans la perspective de l’Eglise catholique, au-delà de toutes les croyances, demeure la foi, c’est-à-dire l’engagement intelligent à reconnaître, au-dessus de soi, un Dieu qui, devenu homme, a donné sa vie pour nous et auquel on est capable de livrer sa propre existence dans un acte d’amour. D’un côté une tolérance qui, par définition, est sans limite (autre que les tabous fixés au sein d’une société donnée). De l’autre une foi qui se tourne en amour et pressent un absolu autre qu’elle-même, qui lui donne forme. Sont-ce là les termes d’une nouvelle guerre de religion à l’échelle de la planète? Face à cette problématique plus que jamais difficile, l’Eglise doit se défendre. Elle se défend en organisant sa propre célébration et en canonisant ses chefs, comme elle ne le faisait plus depuis le temps des martyrs."


Suppression de la page Wikipedia sur Eleonore Laloux ?

Si vous avez un avis sur la question et un compte Wikipédia, connectez-vous et donnez votre avis : cette page est soumise à suppression à compter du 30 avril si un consensus clair ne s'est pas dégagé en sa faveur.
 

Éléonore Laloux est une jeune femme atteinte de trisomie 21. Depuis son plus jeune âge, son parcours en milieu ordinaire est un modèle d'intégration. Porte-parole du Collectif les Amis d'Éléonore, elle défend la cause des personnes porteuses de trisomie 21 et lutte contre la stigmatisation de sa maladie. Elle est auteur d'un livre Triso et alors ! publié chez Max Milo Editions en 2014.


Saccage d'une église à Nice : réaction de Philippe Vardon

Réaction de Philippe Vardon au saccage de l'église Saint Roch :

"Une fois de plus, une église niçoise a été dégradée. Une fois de plus car c'est malheureusement devenu récurrent dans notre cité, comme ailleurs en France. En effet, il est utile de rappeler que ce sont les actes antichrétiens (ciblant églises, cimetières, calvaires) qui sont les plus fréquents dans notre pays. En tant que Niçois, mais aussi en tant que catholique, je me joins à l'émotion et la colère des paroissiens et des habitants du quartier. J'espère que les auteurs de ces faits seront appréhendés et punis comme il se doit. Que ces actes soient volontairement antichrétiens ou simplement marqués par la stupidité nihiliste, ils témoignent une fois de plus de la nécessite d'affirmer – que l'on soit croyant ou pas – nos racines et notre identité."


"Les libertés de l'Eglise ne se quémandent pas, elles se prennent"

Chronique de Guillaume de Prémare à propos de la cabale menée contre le lycée Gerson (avec pour nouvel épisode, les critiques d'un parent d'élève au sujet du tarif de la cantine) :

"(...) Il y a quelques temps, je discutais avec une infirmière scolaire de l’enseignement public. Elle me racontait ce rituel du lundi matin où des adolescentes se rendent à son bureau pour percevoir leur pilule du lendemain. Pourtant, ces jeunes filles sont supposées être sous contraceptif depuis leurs premières règles et leurs camarades garçons ont consciencieusement appris à enfiler des capotes sur de dérisoires bouts de bois.

Je demandais à cette infirmière si cette politique publique portait des fruits en termes de responsabilisation des jeunes. Elle me répondit : « Non, au contraire c’est une catastrophe. » Je la questionnais : « Si c’est une catastrophe, alors pourquoi continue-t-on ? » Elle lâcha dans un soupir : « On n’a pas le choix. »

L’Eglise, quant à elle, a le choix. Peut-elle abandonner ces jeunes aux blessures de cette « société moderne mal maîtrisée » ? Peut-elle les livrer à cette  sorte de « doctrine d’Etat » ? Bien évidemment non. Si l’Eglise accueille deux millions de jeunes dans l’enseignement catholique, ce doit être pour leur proposer un autre chemin : de foi, d’espérance et de charité ; de vérité, de liberté et de responsabilité.

Pour cela, l’enseignement catholique s’appuie sur son « caractère propre », supposé garanti par un contrat. Mais ce contrat ne garantit rien quand il suffit de le rendre inopérant par l’intimidation : calomnies, campagne de presse, inspection de l’éducation nationale etc. C’est ce qui s’est produit dans la cabale indigne conduite récemment contre le lycée Gerson, Alliance Vita et l’Opus Dei. L’objectif est particulièrement pervers : que l’enseignement catholique s’autocensure, qu’il neutralise lui-même le contrat supposé garantir sa liberté et sa responsabilité.

Face aux assauts de la "doctrine d’Etat", on peut revendiquer ses libertés et ses droits, c’est normal. Mais la réponse fondamentale ne se situe pas d’abord dans la revendication de droits. Fondamentalement, la liberté de l’Eglise est au-delà des contrats. La liberté de l’Eglise est au-delà de l’Etat. La liberté de l’Eglise tient à la foi, elle tient à cette précieuse liberté intérieure qui est un don de Dieu et un fruit de la foi.

La question est de savoir si nous avons suffisamment de foi pour obéir à Dieu plutôt qu’au "clergé du siècle" et son cortège de censeurs. Obéir à Dieu commande de ne pas abdiquer la grave responsabilité des jeunes âmes dont l’Eglise a la charge. L’Eglise en doit des comptes devant les familles, et in fine devant Dieu lui-même.

Que la liberté extérieure de l’Eglise soit attaquée dans le service de ces âmes, la liberté intérieure demeure intouchable. Et tôt ou tard, ce que produit la liberté intérieure, c’est l’expression naturelle, le développement organique, des libertés extérieures : liberté de la religion, liberté d’éducation, liberté d’enseignement. Partout où l’Eglise est entravée, les libertés ne se quémandent pas, les libertés se prennent, tout simplement."


Le festival d'intox de Robert Namias


La France a-t-elle un problème avec les... par Le_Salon_Beige 

Robert Namias est un sérieux candidat aux bobards d'or. Il enfile les intox comme rarement :

  • Namias affirme que les profanations en France sont majoritairement celles des juifs et des musulmans
  • Namias reproche à Hollande de souhaiter joyeux Noël et joyeuses Pâques aux Français
  • Namias pense qu'il est faux d'affirmer que les cathos sont plus souvent moqués que les autres
  • Namias botte en touche sur Peillon l'anticatho prétendant ne rien savoir de son livre-programme.

L'église Saint Roch à Nice vandalisée

Les trois tabernacles ont été fracturés dans la nuit de samedi à dimanche, mais celui qui contenait les hosties consacrées a résisté.

D'après France 3, qui a filmé les dégâts, l'église était la cible des vandales depuis plusieurs semaines et avait notamment échappé à une tentative d'incendie. Mais rien n'indique qu'elle ait bénéficié d'une protection particulière.


Sophie de Menthon dérape sur twitter

Sous la pressions des twittos, elle a fini par présenter ses excuses :

Ce n'est pas la première fois que Sophie de Menthon dérape publiquement.


Des Femen à Maaloula

Dans La Semaine du Pays Basque, Alexandre de la Cerda s'en prend aux Femen et à leurs complices. Extrait :

"[...] Les célèbres égéries du “polit’correct” occidental dont l’effigie orne les timbres postaux de la république française ont manifesté sur le Times Square de New York avec le slogan “Fuck Putin” peint sur leurs poitrines dénudées, pour dénoncer le retour de la Crimée à la Russie. L’année dernière, elles avaient souillé Notre- Dame - toujours les seins nus et peinturlurés de slogans hostiles au pape Benoît XVI qui venait de démissionner -, en s’en prenant aux nouvelles cloches, alors disposées provisoirement dans la nef. Le week-end dernier, pour Pâques, c’est sous la protection de la police et du commissaire de police de Clichy (lequel s’était déplacé en personne) que les Femen ont inauguré leur “local d’entraînement”. Une affiche montrait un diable femelle à trois seins en spirales fouettant les postérieurs d’un prêtre, d’un rabbin et d’un imam. Le texte disait : « Messe sataniste, bûcher de merguez, coups de fouets, débats infernaux, musique païenne et blasphème à tous les étages : gagnez votre ticket pour l’enfer en pénétrant dans l’antre des sorcières » ! Le comble, c’est qu’elles ont squatté ce local dans un immeuble appartenant au Syndicat Interdépartemental pour l’Assainissement de l’Agglomération Parisienne (qui a lancé une procédure d’expulsion contre cette occupation, en attente d’un jugement devant être rendu le 28 avril). Il est vrai que les profanations des Femen semblent moins préoccuper un Mgr Dagens, évêque d’Angoulême et membre de l’Académie française, que le souci de « ne pas diaboliser tous les djihadistes » ! 

Dans mon Bloc-notes du 13 septembre dernier, je rappelais déjà que l’évêque d’Angoulême, favorable à une intervention militaire en Syrie, avait déclaré sur Radio Notre-Dame, à propos de l’attaque des islamistes contre la bourgade chrétienne de Maaloula (inscrite par l’UNESCO sur la liste du patrimoine mondial), qu’il s’agissait d’« une opération de propagande qui reconstruit l’histoire et qui l’instrumentalise en essayant de faire croire que la guerre et les violences qui se déroulent actuellement en Syrie seraient d’ordre confessionnel ». S’en étant pris au patriarche Gregorios III Laham en l’accusant « d’être l’allié politique et financier de Bachar Al Assad », Mgr Dagens avait fini par lâcher : « Il faut faire très attention à ne pas diaboliser tous les djihadistes » ! Maintenant que l’armée syrienne a repris Maaloula, on constate que ces islamistes ont fait sauter le couvent Sainte-Thècle, dont une partie s’est écroulée, vandalisé la nouvelle église et brûlé la porte de marbre ornée d’icônes. Les murs sont carbonisés, les icônes des saints ont été arrachées, les icônes du Christ poignardées. Une série d’autres icônes d’une valeur inestimable ont été endommagées. Chandeliers et lustres volés, statues du Christ en bronze doré ou en marbre détruites par explosifs. Toutes les croix qui se trouvaient sur les dômes des monastères et les églises ont été enlevées, des documents datant de 1 500 ans, brûlés. Bien pire, des chrétiens qui refusaient de se convertir à l’Islam ont été crucifiés par les djihadistes, a dénoncé sur Radio Vatican une religieuse syrienne qui a dirigé l’école du patriarcat gréco-catholique à Damas et qui vit maintenant en France : « Dans les villes ou villages occupés par les djihadistes, les groupes musulmans extrémistes proposent aux chrétiens soit la chahada (la profession de foi musulmane) soit la mort ». Ceux qui ne veulent pas renier leur foi subissent le martyr : « A Maaloula, ils ont crucifié deux jeunes gens parce qu’ils n’ont pas voulu dire la chahada. Ils disent “alors, vous voulez mourir comme votre maître en qui vous croyez. Vous avez le choix : soit vous dites la chahada, soit vous êtes crucifiés”. Il y en a un qui a été crucifié devant son papa. On a même tué son papa ».

Après ces massacres, des djihadistes ont parfois « pris les têtes et joué au foot avec elles, ont pris les bébés des femmes et les ont accroché aux arbres avec leurs cordons ombilicaux ». Radio Vatican a publié cette interview le jour où l’Eglise commémore la crucifixion du Christ à Jérusalem. Je n’ai pas encore entendu les commentaires de Mgr Dagens à ce sujet... Pas plus de la part de nos gouvernants. D’ailleurs, le président de la république, n’a adressé aucun message aux chrétiens français pour la fête de Pâques (en revanche, il s’est rendu le lendemain du Lundi de Pâques à une expo sur le pèlerinage à La Mecque) ! Quant à Bernard Cazeneuve, le nouveau ministre de l’Intérieur en charge des cultes, n’avait-il pas déclaré il y a deux ans, dans une tribune publiée par le Nouvel Obs, qu’« évoquer les racines chrétiennes de la France, c’est faire une relecture historique frelatée qui a rendu la France peu à peu nauséeuse » ?