Euthanasie et désinformation : la Jacqueline qui veut mourir était vice-présidente de l'ADMD

Dans une vidéo pour le site Konbini, une femme de 74 ans en pleine santé évoque son souhait de recourir au suicide assisté «parce qu'il faut bien fixer une date», en l'occurrence en janvier 2020. Elle est bien portante, n'a pas de maladie, n'est pas en «fin de vie». Sur un canapé, elle discute avec Hugo Clément, du Petit journal puis du Quotidien. À la fin de l'entretien, elle dit faire un «geste militant». En même temps que cet entretien, Jacqueline apparaît aussi sur un autre site («Brut») et accorde un entretien au Nouvel Obs. Le Point, RTL, 20 minutes… tous reprennent cette «nouvelle».

Or, cette «Jacqueline» fut (ce qui n'est jamais dit) pendant longtemps vice-présidente de l'ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité), aux côtés de Jean-Luc Romero : le plus actif lobby militant en faveur de l'euthanasie. Il s'agit donc bien d'une opération de lobbying en faveur du suicide assisté relayée par des médias complaisants. Elle a soutenu sans la moindre réserve le docteur Bonnemaison - celui qui, en 2010 et 2011, a donné la mort à sept vieilles personnes à l'hôpital de Bayonne, par injection de curare, sans concertation avec qui que ce soit et sans répondre le moins du monde à une demande des patients. Elle va même jusqu'à considérer qu'il faudrait pratiquer à grande échelle l'euthanasie dans les EPHAD sans demander l'avis des personnes concernées.

L'ADMD met en scène régulièrement des cas particuliers. L'année dernière, il s'agissait de l'«affaire Anne Bert». Maintenant c'est l'affaire «Jacqueline Jencquel». De nombreux journalistes sont à la fois juges et parties. Par exemple, les deux parrains de «l'opération ADMD Tour 2018» qui a fait la promotion de l'euthanasie cet été, étaient Wendy Bouchard (Europe 1) et Olivier Minne (France Télévision). Quand l'ADMD parle, tous les médias relaient sa propagande. Quand la SFAP (Société française d'accompagnement et de soins palliatifs) qui représente presque toutes les associations et tous les professionnels de la fin de vie en France, se prononce, peu de médias reprennent ce qu'elle dit. Il y a là une situation qui devrait attirer l'attention du CSA.


L’euthanasie rejetée en Australie

La proposition de loi qui devait permettre aux territoires de légiférer sur l’euthanasie a été rejetée au Sénat à 2 voix, par 36 voix contre 34.

Dans le même temps, une Française de 74 ans, en bonne santé, a annoncé publiquement avoir planifié sa mortLes médecins s’interrogent devant les implications dramatiques d’une telle affirmation dans la presse :

« Quel est le prix d’une relation d’une petite-fille ou d’un petit-fils avec sa grand-mère ou son grand-père? Quel est le prix de la vie d’une personne ayant survécu à son cancer? Evoquer ainsi cette question du ‘prix’ nous semble particulièrement délétère, tant il est vrai que les considérations économiques peuvent contribuer à ce que les personnes âgées ou malades se sentent un fardeau pour la société ».

« Dans l’approche proposée ici, nous craignons que journal et lecteurs ne cautionnent involontairement le suicide dans une fonction de délivrance face à l’ennui et ne le réduisent à la simple expression d’une liberté individuelle ».

Ils insistent sur le devoir d’information des médias et sur l’importance de leurs choix rédactionnels, et les incitent à traiter ces sujets en donnant la parole à des personnes ayant surmonté le suicide ou s’engageant en faveur de la prévention.


Euthanasies d'enfants de 9 et 11 ans

Deux enfants âgés de neuf et de 11 ans sont les plus jeunes au monde à subir l’euthanasie. Cela s’est passé en Belgique, où l’euthanasie des mineurs a été légalisée en 2014, sans limite d’âge.

Selon la commission de suivi des euthanasies en Belgique, la CFCEE, trois mineurs ont obtenu une telle mise à mort au cours des années 2016 et 2017 : un jeune de 17 ans souffrant de dystrophie musculaire, et donc cet enfant de neuf ans atteint d’une tumeur cérébrale et cet autre, 11 ans, victime de fibrose cystique.


Belgique : le nombre d'euthanasies en forte hausse

Comme pour l'avortement, la légalisation de la mise à mort des personnes considérées comme inutiles provoque l'accroissement du nombre de demandes. Les personnes âgées ou malades se sentent, sous la pression de leur entourage, obligées de demander leur assassinat. Par conséquent, il est normal que le dernier rapport de la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie (CFCEE) en Belgique témoigne d’une forte augmentation du nombre d’euthanasies pratiquées entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2017. Passant de 2028 en 2016, à 2309 en 2017, soit une hausse de 13 %. Jacqueline Herremans, présidente de l’Association pour le droit à mourir dans la dignité et membre de la CFCEE, a le toupet de commenter ainsi :

« L’euthanasie est clairement entrée dans les mœurs. Parmi les hypothèses expliquant cette augmentation, l’effet générationnel est évident : la loi, votée en 2002, est désormais mieux connue par les générations les plus concernées. Aujourd’hui, l’information est mieux diffusée. »

Le groupe le plus important est celui des patients âgés de plus de 80 ans : 38,4 %. Le rapport note que deux euthanasies de mineurs.


Viviane Lambert rencontre deux conseillers du Président Emmanuel Macron

La mère de Vincent Lambert a été reçue à l'Elysée :

37203085_1773761572710137_4721118404990205952_n"Alors qu’a été ordonnée le mois dernier par le tribunal administratif une expertise judiciaire de Vincent Lambert, madame Viviane Lambert, sa mère, a été reçue cet après-midi par deux conseillers du Président Emmanuel Macron.

Le 12 avril 2018, Viviane Lambert avait adressé une première lettre au Président de la République, publiée dans Le Figaro sous le titre : « mon fils Vincent n’a pas mérité de mourir de faim ».

Le 20 avril, une tribune de 70 médecins et personnels de santé spécialisés rappelait que Vincent Lambert n’est pas en fin de vie et qu’il a droit à des soins adaptés à son état, dans un établissement capable de l’accueillir, comme il en existe de nombreux en France.

Le 7 juin, Viviane Lambert envoyait une deuxième lettre pour rencontrer le Président de la République. Celui-ci a accepté sa demande de rencontre et a délégué deux conseillers pour l’accueillir.

Cet entretien a eu pour objet de leur expliquer que Vincent ne bénéficie toujours pas de soins adaptés (indépendamment de la procédure et de l’expertise à venir), que les heures de visite de sa famille qui vient le voir quotidiennement sont toujours restreintes, qu’en cette période de chaleur, il n’a toujours pas le droit d’être sorti de sa chambre et de prendre l’air dans un fauteuil adapté à son état. « Quand je quitte la chambre de mon fils, j’ai l’impression de quitter un prisonnier. » déplore Viviane Lambert.

Rappelons que les parents de Vincent réclament depuis 5 ans son transfert dans un service spécialisé ; plusieurs sont prêts à l’accueillir…"


Accueillez les partisans de la culture de mort

Les partisans de l'euthanasie, l'ADMD, sont en tournée pour quelques jours. Voir la liste des villes visitées avec l'adresse de stationnement.

Un lecteur du Salon beige est allé à la rencontre de l'autocar de "l'ADMD Jeunes". Sous prétexte de faire connaître les droits actuellement légaux sur la fin de vie, les quelques personnes de l'ADMD Jeunes présentes orientent de manière doucereuse et émotionnelle les personnes qui  viennent voir de quoi il s'agit vers le suicide assisté, l'euthanasie, etc.

Notre lecteur a développé l'analyse de la dérive des lois en France depuis 1967 : pilule, avortement dans les cas de détresse, avortement libre, avortement remboursé par la sécurité sociale et, aujourd'hui, l'avortement droit de l'homme, si l'on peut dire. Cette dérive s'applique déjà aux lois de bioéthique et s'appliquera aux lois sur la fin de vie. On aboutira à l'euthanasie non consentie, telle celle de vieillards coûtant cher et ne servant plus à rien, comme le prône Jacques Attali, ou celle de jeunes handicapés, etc. Parallèlement, une autre personne a développé le sujet des soins palliatifs.

Les personnes de l'ADMD étaient très surprises : Ben alors, pourquoi venez-vous ici ?

Si de nombreuses personnes venaient les voir en développant de arguments contre leurs propositions mortifères, cela pourrait changer la perception que les "jeunes de l'ADMD" dont le crâne est bourré par Jean-Luc Romero et consorts. Sans compter l'effet important sur les autres personnes présentes à ce moment-là devant ou dans l'autocar ADMD qui se laissent embobiner par le discours fondé sur l'émotion.

ADMDred


Nouvelle expertise médicale pour Vincent Lambert

Gk6fP_9d_400x400Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a ordonné ce lundi une nouvelle expertise médicale de l’état de santé de Vincent Lambert.

Le collège de trois médecins nommés par le tribunal administratif pour établir « le tableau clinique » du patient s’est désisté le 14 juin.

Il sera procédé à une nouvelle « expertise confiée à un collège de médecins désignés par le président du tribunal », et « l’examen du patient s’effectuera hors de la présence des parties », a indiqué lundi le tribunal dans l’ordonnance. Celles-ci pourront être représentées par des médecins qui « seront limités à un praticien pour l’ensemble des requérants et un praticien pour chacun des défendeurs, soit un total maximum de quatre médecins ». Me Jean Paillot, avocat des parents de Vincent Lambert, estime :

« C’est une bonne décision, le tribunal confirme que cette mesure d’expertise est nécessaire pour prendre une décision à terme ». « Mais il faut des experts ayant la compétence suffisante » et que « Vincent soit placé provisoirement dans un établissement adapté pour que l’expertise puisse avoir lieu dans les meilleures conditions ».


Le Pape rappelle le devoir de défendre la vie in utero et jusqu'à son terme naturel

Pour celles et ceux qui avaient des doutes : 


Nous voulons que la vérité médicale sur Vincent soit établie

Communiqué du comité de soutien de Vincent Lambert :

"L’audience au Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne vient de se terminer.La décision sera rendue dans quelques heures ou quelques jours.

Les amis de Vincent Lambert veulent que la vérité médicale sur Vincent soit établie, et demandent une nouvelle expertise ainsi que la nomination d’un nouveau collège d’experts.

Si cela n’était pas le cas, ce serait un véritable scandale. Le tribunal se contenterait d’une vérité pré-écrite sur l’état de santé de Vincent.

Les experts judiciaires qui se sont dessaisis avaient recommandé la nomination de spécialistes de patients en état pauci-relationnel, des experts éthiques ainsi que le transfert dans un établissement adapté."


Plus de 145k£ pour tuer Alfie Evans

De Jeanne Smits sur RITV :

Unknown-23"« Furieuse, en colère, écœurée » : la sœur de Tom Evans, le père d’Alfie, ce petit garçon victime d’une maladie cérébrale non identifiée qu’on a fait mourir en Angleterre en prétextant son « intérêt bien compris », vient de faire part sur Facebook de sa réaction indignée, alors que l’hôpital pédiatrique d’Alder Hey de Liverpool a enfin répondu à la question de savoir combien de fonds publics avaient été dépensées dans les affaires judiciaires qui ont abouti au débranchement du respirateur d’Alfie et à sa mort, cinq jours plus tard. Près de 150.000 livres sterling – 145.354,77 livres hors taxes, très exactement – ont été dépensés en frais de justice, avouent les autorités hospitalières. « Plus de 145k£ pour tuer mon neveu ?!?!?!?!? Ai-je besoin d’en dire plus ! », écrivait Sarah Evans sur la page Alfie’s Army sur Facebook le 15 juin.

La somme annoncée correspond à la date de la demande d’information, déposée par une certaine Alison Stevens le 23 mars dernier, un peu plus d’un mois avant le décès d’Alfie le 28 avril 2018. Les frais judiciaires engagés ont donc été en réalité encore plus importants, ceux avoués par l’hôpital correspondant au recours à des conseillers juridiques internes et aux frais de justice proprement dits avant les derniers recours en Angleterre et devant la Cour européenne des droits de l’homme.

Sarah Evans ajoutait sur Facebook : « Nous avions un hôpital, nous avions l’argent pour l’emmener ailleurs, l’avion était prêt, Alfie se battait et ils ont dépensé tout ça pour le tuer ????? Demandez-vous pourquoi…Nous n’avions aucune chance de sauver notre guerrier Alfie alors qu’il y avait plus de 60 officiers de police pour garder cet hôpital. Nous, la famille, nous devions faire vérifier nos sacs lorsque nous allons voir Alfie, la police nous escortait dans les couloirs pour aller le retrouver, nous ne pouvions pas fermer les portes du box d’Alfie pour avoir un peu d’intimité parce qu’une infirmière était obligée de nous regarder depuis l’extérieur comme si nous étions des criminels, tout comme les trois ou quatre officiers de police devant la chambre d’Alfie, les trois autres à l’entrée de la salle et deux autres encore au bout du couloir, et ceux qui gardaient les sorties. Posez-vous la question : lorsque le nouvel enfant royal est né, y avait-il autant d’officiers de police pour le garder ?? Non, ils ont mal agi et la vérité sortira bientôt !! »

Un autre membre de la famille, Daniel Evans, a renchéri le même jour en soulignant que les frais de police ont représenté 13.652 livres supplémentaires sur quinze jours. [...]"


Les trois médecins experts nommés par la justice pour examiner Vincent Lambert se désistent

Capture d’écran 2018-06-14 à 23.39.06Ils devaient réaliser un "tableau clinique" de Vincent Lambert, mais les avocats des parents avaient demandé leur révocation, estimant qu'ils n'étaient pas compétents dans ce domaine médical. Les trois médecins nommés par le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne se sont désistés, constatant la trop grande pression qui pesait sur eux. Il faut dire qu'ils avaient droit de vie ou de mort sur Vincent Lambert...

Ils écrivent :

"Le collège d'experts ne peut que prendre acte qu'il n'a pas la stature pour résister à ces tentatives de manipulation et aux critiques diverses".

Ils estiment n'avoir "aucun moyen de mettre de l'ordre dans cette procédure d'expertise", et "d'affirmer une autorité qui mettrait au pas ceux qui manient opprobre et dénigrement ou fausses vérités".

Le président du tribunal administratif a accepté leur demande de désistement.

Les avocats des parents se réjouissent.

"C'est exactement ce que réclament depuis des semaines les parents, frère et soeur de Vincent, qui attendent des nouveaux experts à nommer compétence et rigueur".

En attendant la nomination du prochain collège de médecins, une nouvelle audience sur "les modalités de l'expertise" se tiendra mercredi 20 juin au tribunal administratif.


Pour sauver Vincent Lambert : 2 nouvelles requêtes sont en cours

Unknown-7Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a rejeté aujourd'hui la demande de récusation des experts désignés pour dresser le "tableau clinique" de Vincent Lambert. La tribunal a estimé dans un communiqué :

"Le tribunal a estimé qu'aucun des motifs avancés n'était de nature à jeter un doute sur l'impartialité des experts".

Il a suivi l'avis du rapporteur public, qui concluait que les arguments invoqués par les requérants ne paraissaient pas "sérieux" et "fondés".

Me Jean Paillot, l'un des avocats des requérants, a déclaré :

"Ce jugement bien surprenant ne dénote pas la volonté de connaître la réalité de l'état de santé de Vincent Lambert". Ces médecins "n'ont aucune compétence dans l'analyse comportementale des personnes en état de conscience altérée et ne font aucun effort pour nouer un dialogue avec les parties".

Me Jérôme Triomphe, contacté par Le Salon beige, ajoute :

"Nous préparons un recours contre cette décision et saisissons le tribunal de deux nouvelles requêtes pour tenter d’obtenir que cette expertise permette l’évaluation spécialisée de l’état réel de Vincent Lambert et ne soit pas une mascarade pour la forme".


L'euthanasie rejetée de justesse au Portugal

DeY7EMJX4AczsYLLa proposition de loi visant à autoriser l’euthanasie au Portugal a été rejetée mardi soir à 110 voix ‘pour’, 115 voix ‘contre’, et seulement 4 abstentions.

Le projet de loi, rédigé par les socialistes au pouvoir, envisageait

« la légalisation de l'aide médicale à mourir sur la base d'une demande éclairée de patients souffrant d'une maladie grave et incurable, sans amélioration prévisible, en phase terminale, ou souffrant d'une lésion très invalidante ».

L’Association des Médecins Portugais s’est opposée au projet de loi. Dans la journée, des centaines de personnes de tous les âges ont manifesté devant le Parlement en scandant « Oui à la vie, non à l'euthanasie », avec des pancartes : « nous demandons des soins palliatifs pour TOUS »  et « l'euthanasie n’est qu’un moyen de maltraitance des personnes âgées ».


Les médecins catholiques doivent s'impliquer dans les débats publics sensibles, notamment la fin de vie et l'avortement

Papa-5-800x533Le 28 mai, le Souverain pontife s'exprimait devant une délégation de la Fédération Internationale des Associations Médicales Catholiques (FIAMC), reçue en audience dans la Salle des papes du Palais apostolique au Vatican. Les associations médicales catholiques doivent agir en “fidélité et cohérence” avec le magistère de l'Eglise, ce qui peut demander “beaucoup” de courage. Elles participent ainsi à la mission de l'Eglise de promouvoir la vie, de sa conception à sa fin naturelle (intégralité du discours en anglais).

“L'Eglise est pour la vie et sa préoccupation est que rien ne soit contre la vie”.

Les médecins catholiques doivent offrir un témoignage “d'une clarté indubitable” et s'impliquer dans les débats publics sensibles, notamment la fin de vie et l'avortement. Ainsi, face à “l'avancée du paradigme culturel technocratique, à l'adoration du pouvoir humain sans limite et au relativisme”, ils doivent toujours rappeler la “centralité” du malade et son droit inaliénable à la vie.

Suite au vote de légalisation de l'avortement en Irlande, le Saint-Siège a réitéré son opposition par la voix de son représentant aux Nations unies à Genève, Mgr Ivan Jurkovič :

“La vie humaine est sacrée”, et l'avortement “nie au bébé à naître le droit le plus basique”, ce que le Saint-Siège “ne peut accepter”.

Pour sa part, Mgr Vincenzo Paglia, président de l'Académie pontificale pour la vie, a asséné que la légalisation de l'avortement “facilite d'une manière ou d'une autre le sale boulot de la mort”.

Le Souverain pontife est aussi revenu sur le rôle du soignant. Ainsi, “il n'est pas acceptable” que le médecin soit réduit à “un simple exécutant” de la volonté du malade ou de normes législatives. 


Demande de récusation des experts devant examiner Vincent Lambert

L'expertise médicale de Vincent Lambert, qui devait avoir lieu samedi, a été reportée après une demande de récusation des avocats des parents qui contestent la composition de l'équipe d'experts.

Mi-avril, la justice administrative avait reporté l'euthanasie de Vincent Lambert en ordonnant une nouvelle expertise de ce patient. Me Jean Paillot, l'un des avocats des parents (avec Me Triomphe), explique :

"Le dépôt d'une demande de récusation au tribunal bloque l'expertise jusqu'au moment où le tribunal statue sur la demande de récusation". "Soit le tribunal confirme les experts, soit il les change".

La défense des parents conteste la composition du collège des trois experts

"aucun d'entre eux n'a de compétence en matière de patients EVC (état végétatif chronique) et en EPR (état pauci-relationnel)". "On ne se laisse pas faire et on veut une vraie bonne expertise, pas une expertise bâclée".

L'état de Vincent a en effet évolué de manière positive depuis 2014 (date de la dernière expertise) avec des progrès au plan neurologique et au plan fonctionnel, par exemple dans le domaine de la déglutition.


Reculs pour l'euthanasie

Unknown-26En Finlande :

"Le Parlement finlandais a rejeté le 4 mai un texte issu d’une initiative populaire visant à légaliser l’euthanasie. L’initiative avait reçu plus de 50.000 signatures et le Parlement était donc tenu d’en discuter. Il a dit non par 128 voix contre 60. En revanche, la commission des Affaires sociales et de la Santé, responsable du suivi de l’initiative, a proposé la création d’un groupe de travail « pour améliorer la législation des soins palliatifs », selon ce que dit l’Institut européen de bioéthique. En réalité il s’agit d’examiner la nécessité d’une législation sur les « soins en fin de vie », et si les soins palliatifs sont cités, l’euthanasie l’est également."

En Californie :

"En Californie, à la surprise générale, le juge fédéral Daniel Ottolia a invalidé hier la loi de 2016 qui légalisait le « suicide assisté ». Au motif que les législateurs avaient violé la Constitution de l’Etat en votant cette loi au cours d’une session spéciale limitée aux questions de santé. Or, dit le juge, qui a fait sien l’argument des groupes pro-vie et des médecins qui l’avaient saisi, le suicide n’améliore pas la santé. L’Etat de Californie a 5 jours pour faire appel. L’affaire ira sans doute jusqu’à la Cour suprême."


Le Pape invite à aimer la vie de sa conception à sa mort naturelle

Cq5dam.thumbnail.cropped.750.422Dimanche midi, lors de la prière du Regina Coeli, le Pape a commenté l’Evangile du jour en exhortant à prendre soin des personnes âgées, des malades, des enfants à naître :

«En définitive, la vie est toujours à protéger et à aimer de sa conception à sa mort naturelle».

L’Amour du Christ n’est pas un sentiment superficiel, mais un comportement fondamental du cœur qui se manifeste dans le fait de vivre selon son souhait. Les catholiques doivent ainsi suivre les enseignements de Jésus, et en particulier celui-ci «Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimé». Il faut également passer à l’action, les paroles ne suffisent pas et ainsi le Pape rappelle que «l’amour s’accomplit  dans la vie de tous les jours, dans nos comportements, nos actions, sinon c’est seulement quelque chose d’illusoire».

Comment partager avec autrui cet amour qui vient de Dieu ? Là encore, il faut des faits, comme l’a indiqué Jésus plus d’une fois. Avec qui le partager ? Avec

«celui que je rencontre sur ma route qui, avec son visage et son histoire, m’interpelle ; celui qui du seul fait de sa présence me pousse à abandonner mes intérêts et mon confort ; celui qui est en demande de ma disponibilité pour l’écouter et faire un morceau du chemin ensemble».

Le Pape exhorte à se montrer disponible envers chacun, «peu importe qui il est et dans quelle situation il se trouve». Et il faut commencer par ceux qui sont proches, la famille, les collègues ou camarade de classe.

«De cette façon, si je reste uni à Jésus, son amour peut atteindre l’autre et l’attirer à lui, à son amitié».

Cet amour pour les autres ne peut être réservé à des moments exceptionnels. Il doit devenir une constance dans notre existence.

«Voilà pourquoi nous sommes appelés à protéger les personnes âgées comme un trésor précieux et avec amour,  même s’ils posent des problèmes économiques ou des désagréments. Voilà pourquoi aux malades, même au stade terminal, nous devons donner toute l’assistance possible. Voilà pourquoi les enfants à naître sont toujours à accueillir, voilà pourquoi en définitive, la vie est toujours à protéger, à aimer de sa conception à sa mort naturelle».


Euthanasie : l’interdiction à donner la mort protège à la fois le patient mais aussi le corps médical

L'Espace éthique de la Région Ile-de-France publie une intervention intéressante d'Anne-Laure Brison, infirmière en soins palliatifs. En voici un extrait :

Unknown-33"[...] Il y a des souffrances physiques qui sont là, qui sont réelles, mais qui sont aujourd’hui rapidement identifiables et surtout « soulageables » par les antalgiques. Et puis il y a les souffrances psychologiques, et psychiques. Ces souffrances-là, comment les règle-t-on ? Il y a deux solutions :

  • Il y a l’écoute, la présence, tout simplement. “Vous avez peur ? Vous voulez m’en parler ? Attendez, je m’assieds, je prends le temps”. Comment puis-je faire ça? Parce qu'à côté, il y a ma collègue infirmière qui est en train de distribuer les médicaments, en train de répondre aux sonnettes, en train de gérer le service. Si elle a besoin de moi, elle vient me chercher et hop ! Je vais chercher une bénévole qui va s’asseoir, prendre le relais, prendre le temps
  • La 2ème solution, c’est la chimie. “Je suis angoissé”. Je peux vous proposer un anxiolytique pour agir sur l’anxiété, un hypnotique si vous voulez dormir.

C’est là qu’intervient la sédation ou plutôt plusieurs types de sédations :

  • Dormir de manière intermittente. Pour une sieste ; ou toute la nuit : un patient peut demander à avoir un pousse-seringue qui le fasse dormir de 20h à 8h. Pour être frais et dispo pour la journée à venir ;
  • On peut aussi dormir de manière temporaire, en réponse à un symptôme particulier (l’angoisse par exemple) ou en prévention d’un soin désagréable ; On appelle ça une sédation légère, qui permet au patient d’être dans un état de somnolence et de bien-être, tout en gardant un certain seuil de conscience ;
  • Enfin la sédation profonde et continue maintenue jusqu’au décès. C’est un peu obscur pour certains : ce type de sédation, apport de la loi Claeys-Leonetti, permet à des patients qui considèrent leur souffrance comme intolérable, que ce soit sur le plan physique, psychologique, psychique ou spirituel de pouvoir dormir et que la mort survienne de manière naturelle mais dans leur sommeil. Et cette sédation, ce n’est pas pour les gens qui veulent mourir mais pour les gens qui vont mourir. Je m’explique : elle n’a pas pour intention de modifier cette temporalité-là, la mort surviendra quand elle surviendra, en revanche on vous assure que vous serez endormi quand elle surviendra. Cela ne se peut que lorsque le pronostic vital est engagé à court-terme. Qu’est-ce que ça veut dire ? Pourquoi une telle imprécision de la loi ?

Comme je l’ai dit, c’est inconnu. Aucun médecin, même le plus qualifié, ne pourra vous dire : “vous mourrez demain, le 12 avril, à 17h40”. Ça c’est dans la fiction, si on peut voir le futur, ça c’est dans Le roi se meurt, Ionesco “Tu mourras dans 1h25”. Personne ne peut dire ça. C’est pour cela que la loi, comme elle est sage et qu’elle parle de quelque chose d’inconnu, nous dit que c’est au médecin, de manière collégiale, de pouvoir rendre compte de ces situations. C’est prévu par un protocole, c’est tracé et le principe de collégialité permet d’éviter au médecin d’être seul pour pronostiquer un patient.

Pourquoi vous dis-je ça ? Pourquoi cette liste ? Parce que, comme vous le voyez, les moyens pour soulager la souffrance existent et sont nombreux. Pour moi, le véritable enjeu est la création et la formation de nouvelles équipes de soins palliatifs.

Avec l’euthanasie, nous attaquerions deux principes fondamentaux :

  • Le médecin a interdiction de provoquer intentionnellement la mort
  • Ma liberté commence ou s’arrête celle d’autrui

Si vous légalisez l’euthanasie, c’est-à-dire, si vous reconnaissez comme un droit le fait de pouvoir dire “Je veux mourir et je veux mourir maintenant” ; si la mort est un droit pour le patient, alors l’euthanasie est un devoir pour le médecin. Ma liberté s’arrête où commence celle d’autrui. Je rappelle la définition de la liberté proposée dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen “La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui”.

J’arrive dans une chambre de patient. “Je vais mourir” … “Je veux mourir”…"Ce temps d’attente n’a aucun sens pour moi"… Aujourd’hui, qu’est-ce que je fais ? Je m’assieds, je lui propose quelque chose pour s’apaiser, je lui propose d’appeler sa famille, ses proches, je luis propose de voir une psychologue...Je prends le temps, je le regarde comme une personne digne d’être regardée ; je prends le temps pour lui. Alors je suis très certainement indigne de ce qu’il va me dire, je ne suis que moi, je ne suis pas sa famille, et si ça se trouve il n’a plus de famille, sa souffrance est réelle et je ne la nierai jamais, si ça se trouve la solution n’existe pas. C’est nul mais au moins je suis une personne qui le regarde et qui lui dis : “Tu mérites que je m’arrête, et que je marche à ton pas parce que tu me dis ‘Je veux mourir’”.

Si je reconnais l’euthanasie comme un droit. Quand cette patiente va me dire “Je veux mourir”, mon seul devoir à moi, ce ne sera pas de m’asseoir mais de répondre “ah… je vais prévenir le médecin” et je tourne le dos à cette souffrance parce que je sors de la chambre. Super réponse ! Et que va faire le médecin ? Son devoir sera d’écouter, de prescrire un produit létal. De prescrire à qui ? A une infirmière. On est en soins palliatifs et on a un problème, un problème grave, c’est que le médecin est seul auteur de sa prescription, ma collègue est toute seule derrière sa seringue et le patient se retrouve seul dans la chambre avec sa demande.

L’interdiction à donner la mort protège certes le patient mais elle protège aussi le corps médical. Si la mort n’est pas un droit c’est parce que la donner ne peut devenir un devoir. D’ailleurs, si la mort est un droit, alors pourquoi le restreindre ; nous serions obligés de le reconnaître comme tel pour les enfants, les personnes handicapés, les patients atteints de maladies neurodégénératives, autrement dit, les personnes en situation de faiblesse. Attention à l’abus de faiblesse ! Je voudrais profiter des Etats Généraux de la Bioéthique pour demander le développement de la culture palliative en France, qui passe par la formation de tout personnel de santé susceptible d’accompagner un proche et sa famille vers la mort ; et l’accord de moyens financiers conséquents pour y parvenir."

C'est ce que veut le député Jean-Louis Touraine : abuser de la faiblesse des personnes.


Les premiers responsables de la vie de l’enfant sont les parents

Mgr Bernard Ginoux, évêque de Montauban, a été chargé des Aumôneries d’Hôpitaux du diocèse d’Avignon de 1994  à 2000. Il a accepté de revenir pour L'Homme Nouveau sur "l'affaire Alfie Evans". Extrait :

OOdERTIv_400x400"Dans un conflit entre les deux parties, le médecin et la famille, qui doit décider ?

Il y a plusieurs éléments à prendre en compte : l’état du patient, les probabilités de vie, la disproportion des soins donnés par rapport à la situation, etc. Les premiers responsables de la vie de l’enfant sont les parents, les équipes médicales doivent être au service de la vie. Il est donc nécessaire qu’un dialogue soit conduit entre les parents et l’équipe médicale. Pour le petit Alfie, ce dialogue a dû être rompu puisque c’est la justice qui a imposé sa décision. Or, l’enfant – hormis l’assistance respiratoire – n’était pas en état de « mort » puisqu’il a même respiré plusieurs heures sans aide. Le débrancher était un acte intentionnel de donner la mort, donc un acte euthanasique. Cet acte ne pouvait donc pas être approuvé par les parents et la justice humaine, en donnant raison à l’équipe médicale, a outrepassé sa mission. [...]

Quel est le rôle de la loi et de la justice dans la décision médicale ?

Il est regrettable que la décision d’un juge entraîne la mort de quelqu’un. La confiance en la médecine en est ébranlée, le conflit autour d’une vie est sorti de la relation entre le soigné et le soignant. Si la justice est saisie par l’une ou l’autre des parties c’est en raison même d’un conflit. L’équipe médicale voulait arrêter l’aide respiratoire du petit Alfie Evans, les parents ne le voulaient pas. Il a donc fallu faire intervenir un jugement de justice. En France la loi insiste sur la nécessité du caractère collégial de la décision médicale. Il faut cependant reconnaître que nous irons de plus en plus vers de telles situations si l’euthanasie est légalisée.

Quelles sont les limites aux décisions médicales et au pouvoir médical ?

Cette question est capitale. Toutes les dérives sont possibles si notre société n’accepte pas de mettre l’homme au premier plan, mais pas l’homme comme un matériau à façonner, « l’homme augmenté », qui nous est promis aujourd’hui. La technique, les améliorations de la vie, l’intelligence artificielle, les progrès génétiques conduisent droit à « l’absolutisme technologique » (Benoît XVI, Caritas et Veritate). Les limites viendront d’une prise de conscience, d’une conversion vers un regard anthropologique nouveau, l’acceptation de l’homme comme créature à qui Dieu a donné la mission de construire une société fraternelle œuvrant pour le bien commun."


Le sort de Vincent Lambert suspendu à l'analyse de 3 médecins

Un collège de trois médecins experts, qualifiés en neurologie ou en médecine physique et de réadaptation, a été nommé mercredi pour déterminer d'ici un mois si "le tableau clinique" de Vincent Lambert a évolué depuis 2014. Le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne a précisé :

"L'ordonnance portant sur la désignation du collège d'experts a été prise" et "les experts doivent déposer leur rapport d'ici un mois".

La dernière expertise avait été réalisée en 2014 par le Conseil d'Etat. Ce rapport avait souligné les lésions cérébrales irréversibles de Vincent Lambert et la dégradation clinique de son état.

Pourtant Vincent Lambert n'est pas en état végétatif mais handicapé, raison pour laquelle il doit être pris en charge dans un établissement spécialisé, ce que refuse le médecin.

Cette prochaine expertise sera suivie d'une nouvelle audience devant le tribunal administratif, qui décidera de confirmer ou d'annuler la décision du CHU.

En attendant, Vincent Lambert est toujours enfermé dans sa chambre. Il est privé de soins, de vrais soins médicaux conformes à son état et non de "soins" au sens des lois Leonetti qui confondent sciemment les soins et l'alimentation et l'hydratation...


Avec Jean-Louis Touraine : encore un instant Monsieur le bourreau

DcMeNa_WAAEXlS2Député de La République en marche et professeur de médecine, Jean-Louis Touraine défend la légalisation de l'euthanasie.

La Vie a suivi durant trois mois ce franc-maçon, qui avoue vouloir procéder par étapes : éliminer d'abord les adultes, puis les grands prématurés, puis les malades d'Alzheimer... et les déments, les inutiles, ceux qui coûtent cher ?...

Un processus de légalisation d'abord "strict", qui s'élargit petit à petit au fil des années et des législatures, comme on peut déjà le voir en Belgique et aux Pays-Bas, pour finalement devenir un droit fondamental pour tous, comme l'avortement. Extrait glaçant :

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Il n'est plus possible aujourd'hui d'affirmer avec certitude qu’Alfie est mort de mort naturelle

Jeanne Smits nous informe que deux heures avant de mourir, peu après minuit le samedi matin du 28 avril, le petit Alfie Evans a reçu quatre médicaments. Sa situation s'est rapidement dégradée, de telle sorte que la journaliste Benedetta Frigerio l'affirme aujourd'hui : il n'est plus possible aujourd'hui d'affirmer avec certitude, comme on avait pu le penser, qu’Alfie est mort de mort naturelle :

Unknown-25"Certes, rien ne permet de dire combien de temps Alfie aurait pu survivre, lui qui a fait preuve d'une exceptionnelle combativité, d'une vraie rage de vivre après son extubation. Rien ne permet non plus de savoir si une recherche de diagnostic précis et un hypothétique traitement auraient pu lui assurer des mois ou des années de vie supplémentaires. Ce qui est certain, c'est qu’Alder Hey voulait sa mort. [...]

Selon LifeSiteNews, qui cite une source proche de la famille Evans (celle-ci n'ayant pas répondu aux demandes de commentaires présentées par le site pro-vie) Tom a alors été convoqué à une réunion au beau milieu de la nuit, inhabituelle, et il s'est absenté de la chambre. C'est alors, comme l’affirme aussi La Nuova Bussola,  qu'une infirmière est entrée dans la pièce où la maman d’Alfie, Kate James, somnolait, et où se trouvait un autre membre de la famille. L'infirmière a annoncé qu'elle allait administrer quatre médicaments à Alfie, sans préciser lesquels. Cela a été fait par injection, selon LifeSite. A peine 30 minutes plus tard, le taux de saturation en oxygène d’Alfie était tombée à 15, et deux heures plus tard, il était mort.

Des médecins consultés par LifeSiteNews affirment ne pas comprendre pourquoi l’enfant  aurait reçu quatre médicaments différents. On pourrait expliquer l’administration d'un ou deux médicaments, pour sédater l’enfant ou combattre la douleur s'il était en état de détresse. Qu'il y en eût quatre leur paraît « mystérieux ». Ils recommande des analyses toxicologiques indépendantes.

Ce que l'on sait, c'est qu'avant l’extubation d’Alfie, les médecins d’Alder Hey avaient signifié aux parents dans un document juridique qu'ils avaient l'intention d'utiliser un cocktail médicamenteux comprenant du Midazolam et du Fentanyl au titre du « plan de fin de vie » d’Alfie : ce sont des médicaments qui entraînent une dépression respiratoire. Tom Evans avait parlé à l'époque de « plan d’exécution »  de son fils. [...]"


La mort d'Alfie Evans nous concerne tous

Quelques réflexions de Jeanne Smits suite à la mort d'Alfie :

"Alfie Evans est mort à 3:30 ce matin… Il n'y a pas de détails : on sait simplement que, privé de son assistance respiratoire depuis lundi soir, le petit Alfie Evans s'est battu plus de quatre jours, respirant seul avec le simple apport d'un peu d'oxygène.

Capture d’écran 2018-04-28 à 11.13.30« Mon gladiateur a abandonné son bouclier et a reçu ses ailes »

Depuis jeudi, Tom Evans, son père, avait demandé à « Alfie's Army » – la véritable armée de soutien qui s'était dressée pour Alfie, d'abord à Liverpool, puis peu à peu dans le monde entier – de ne plus manifester, visiblement dans l'espoir de pouvoir obtenir son transfert à la maison. Bien qu'ayant annoncé qu'il ne ferait plus de déclaration publique, il a mis en ligne sur Facebook une précision affirmant qu'il continuait de se battre pour la vie d'Alfie.

L'hôpital d'Alder Hey voulait la mort d'Alfie ; il a reçu le soutien de l'évêque catholique du lieu, Mgr Malcolm McMahon qui s'est rendu à Rome pour voir le pape, dans le seul but semble-t-il de lui expliquer que l'hôpital est merveilleux de « professionnalisme » et que la vie est respectée au Royaume-Uni : les droits d'Alfie en tant qu'enfant ont été « sauvegardés » dans cette affaire, a-t-il affirmé. Alder Hey aura beau jeu désormais de dire qu'Alfie était mourant de toute façon.

Mais il faut comprendre que la décision médicale de ne plus lui apporter autre chose que des soins palliatifs était fondée sur l'insuffisance de sa « qualité de vie », sur les « dommages irréversibles au cerveau » dont l'hôpital expliquait qu'il était détruit à 70 %, et sur la volonté de ne pas infliger des traitements « futiles » à l'enfant. Bref, on l'a considéré comme déjà mort et ne méritant pas de soins du fait de son supposé manque de conscience, malgré des constats inverses de la part de spécialistes ayant pu visionner des vidéos de l'enfant et ses interactions avec ses parents.

Comprendre aussi que Tom Evans et sa compagne, Kate James, avaient compris que leur enfant pouvait ne pas être guéri et même mourir rapidement : mais ils voulaient deux choses qui leur ont été refusées, tenter de le faire diagnostiquer précisément (ce qui n'avait pas été fait) dans un hôpital à l'étranger, avec d'éventuelles tentatives de soins à la clef, certains gestes de nature à l'aider n'ayant pas été pratiqués, ou à défaut de le ramener chez eux. Ce sont leurs droits qui ont été violés de manière hautaine : leurs droits comme parents de prendre des décisions médicales pour leur propre enfant mineur. Ce sont ces droits qui sont aujourd'hui peu à peu enlevés aux parents pour être remis aux autorités médicales, judiciaires, publiques : déjà une logique d'euthanasie d'Etat."

Par ailleurs, Riccardo Cascioli constate sur La Bussola (traduction de Benoît et moi) :

"Élargissant le regard, on ne peut qu'être surpris et ému par le mouvement mondial qui s'est créé autour d'Alfie. Il y a désormais un peuple, sur tous les continents, qui s'inquiéte pour cet enfant, un peuple qui a conscience que le sort d'Alfie nous concerne tous, que ce qui se passe est une question de sens de notre vie, que gagner cette bataille pour la vie est décisif pour nous et pour l'avenir de notre société, et que, de toute façon, quel que soit le sort d'Alfie, la graine a été semée pour préparer l'avenir."

Photo prise cette nuit (vendredi à samedi) lors d'un match de foot en Pologne :

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Dérive totalitaire : cet enfant condamné à mort, à la pire des morts, est mort cette nuit. RIP

000_14B837"Alfie Evans a 23 mois. Ce petit enfant britannique, atteint d’une maladie neurologique dégénérative, est en soins depuis décembre 2016 à l’hôpital Alder Hey de Liverpool, où les médecins n’ont pas réussi à établir un diagnostic définitif sur sa maladie. Incapable de le guérir, l’équipe médicale, bénéficiant de l’appui indéfectible des justices anglaise et européenne ainsi que de celui des forces de l'ordre, a décidé de mettre fin à sa vie, contre l’avis de ses parents qui se battent ensemble pour que leur enfant puisse être soigné dans un hôpital dédié" (suite).

Alfie Evans est mort cette nuit, la nuit d'un saint innocent, aux premières heures de la fête de Sainte Jeanne Beretta Molla, pédiatre et mère de famille, qui l'a accueilli à la droite du Père. RIP


Alfie Evans : rassemblement aujourd'hui devant l'ambassade de Grande-Bretagne à Paris

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18h30 au 35 Rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris.

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Cette affaire conduit à deux réflexions :

1. Les médecins de cet hôpital de Liverpool, comme ceux de l’hôpital de Reims (Vincent Lambert) se considèrent comme les propriétaires de leurs patients, avec droit de vie ou de mort – c’est-à-dire de mort – sans considération de l’autorité familiale, et en ce qui concerne Alfie de l’autorité de ses parents, qui sont, de droit naturel, et de bon sens, les seuls dépositaires de l’autorité. Et ils poussent leur folle dictature jusqu’à enfermer à clef leurs patients à tuer en attendant de pouvoir le faire.

2. Nous avons aboli la peine de mort pour les criminels, mais nous avons donné aux juges le droit de condamner à mort des innocents… Il est clair que tout cela ne pourrait avoir lieu si l’on n’avait pas instauré le règne de la culture de mort impliquant le droit de tuer l’enfant dans le ventre de sa mère, puis toutes les aberrations … En attendant d'avoir, comme en Chine, les avortements forcés.

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La Justice anglaise contre le droit de vivre d’Alfie Evans

Communiqué de Jean-Frédéric Poisson, président du parti Chrétien Démocrate :

"La situation du petit Alfie Evans (23 mois), bébé britannique atteint d’une maladie rare, et celle de ses parents combattant pour défendre la vie de leur enfant, émeuvent l’opinion et suscitent des soutiens dans le monde entier. Les médecins n’ont pas encore réussi à diagnostiquer la maladie de l’enfant.

Le Pape François et le Gouvernement italien ont proposé d’accueillir Alfie Evans dans un hôpital pédiatrique à Rome, accordant la nationalité italienne à l’enfant pour faciliter les démarches, afin de lui apporter de nouveaux soins et lui éviter une mise à mort prononcée par la Justice britannique.

Non seulement le juge saisi a refusé le transfert de l’enfant à Rome, mais dans le même temps a prononcé l’arrêt des soins contre l'avis des parents, c’est-à-dire la fin de l’alimentation et le débranchement de l’assistance respiratoire de l’enfant. Malgré cela, Alfie respire toujours. 

Cette décision de la justice anglaise dépasse largement les frontières juridictionnelles. Elle questionne sur les fondements de la justice de notre civilisation. La vie humaine ne peut en aucun cas être suspendue à l’appréciation d’un juge. Un tel acharnement interroge sur l’éventuelle motivation militante d’une telle décision.

Tous les recours de Justice étant épuisés, les parents d’Alfie sont condamnés à assister, impuissants, à sa condamnation à mort.

En plus d'ajouter une souffrance supplémentaire à l'enfant et aux parents, l’obstination euthanasique d’un juge contre cette vie humaine si fragile démontre que notre civilisation est malade.

Débrancher l’assistance respiratoire d’un bébé qui se bat pour vivre est un acte monstrueux, qui plus est contre la volonté des parents, et ne relève pas d’un Etat de droit, mais d’un Etat-tyran, totalitaire par l’absence de considération pour la vie humaine.

La détermination des parents et les actions à leur portée (ils aident Alfie à respirer grâce au bouche à bouche), sont une leçon pour toutes les civilisations du monde en faveur de la défense imprescriptible du droit de vivre."


Le juge qui veut faire mourir Alfie Evans est membre du lobby LGBT

Unknown-7Jeanne Smits indique que la cour d’appel de Londres a rejeté les recours de Tom Evans et de Kate James en affirmant que rien ne permet de dire que le juge de Manchester, Justice Anthony Paul Hayden avait eu en tous points raison d’empêcher les parents d’Alfie Evans d’essayer de le faire soigner à Rome ou à Münich. Alfie, dont le cerveau a subi des dommages « irréversibles » selon les médecins et les juges, ne doit plus recevoir autre chose que des « soins palliatifs » par ce qu’il est dans son intérêt « bien compris » de mourir ! Ce juge Hayden qui a noté dans son jugement du 20 février dernier que Tom Evans s’est « entiché » (ou « obnubilé » : besotted) de son petit garçon…

Le juge Anthony Paul Hayden fait partie d’une association judiciaire pro-LGBT, et il est également le coauteur d’un manuel juridique sur les enfants des couples de même sexe. En tant que membre du BLAGG (Bar Lesbian and Gay Group : groupe lesbien et gay du barreau), Anthony Paul Hayden fait partie de ces juristes qui soutiennent les « lesbiennes, hommes gays, bisexuels et personnes transgenres à tous les niveaux » des professions judiciaires.

Dans le livre qu’il a cosigné avec quatre autres auteurs, le juge Anthony Paul Hayden s’intéresse à tous les aspects de l’homoparentalité, avec des conseils spécifiques, notamment pour ceux qui veulent avoir recours à une mère porteuse (la GPA) rémunérée, pratique interdite au Royaume-Uni où la gestation pour autrui est autorisée dans la mesure où elle est gratuite seulement. On trouve ainsi toutes sortes d’indications sur la manière de réaliser une GPA commerciale à l’étranger : chose possible si on arrive à démontrer qu’on a défrayé l’intéressée des dépenses encourues (ou le manque à gagner professionnel ?). Le juge Hayden évoque dans la préface de l’ouvrage « le concept en perpétuelle évolution de la famille ». On comprend mieux l’irritation du juge lorsque l’avocat de Tom Evans, Paul Diamond, évoquait mardi des questions de « civilisation » pour réclamer le droit des parents de prendre les décisions médicales pour leurs enfants.

En novembre 2017, le juge Hayden a rendu une décision ordonnant que l’alimentation et l’hydratation d’une femme de 72 ans en état de conscience minimale à la suite d’une rupture d’anévrisme due à une chute soient retirées, parce qu’elle aurait trouvé sa situation « non seulement intolérable mais humiliante ». L’hôpital voulait continuer de la nourrir par le biais d’une sonde nasogastrique qu’elle avait arrachée une cinquantaine de fois ; sa fille était favorable à l’arrêt de l’alimentation pour la faire mourir et le juge a retenu un courriel de la dame, envoyé en 2013, où elle évoquait son désir de ne pas vivre si elle se trouvait gravement handicapée.

Depuis lundi soir, les parents se battent aux côtés de leur petit, entourés de forces de l’ordre, surveillés, fouillés chaque fois qu’ils reviennent dans la chambre de leur enfant. Tom Evans, épuisé, a fait savoir qu’il n’avait pas dormi depuis trois jours. Il continue. 

Des médecins de l’hôpital sont venus expliquer à la barre que tout le monde parmi le corps médical a trouvé normal qu’Alfie continue de respirer de manière autonome après le retrait de la ventilation. Devant un juge antérieur, ils avaient déclaré tout aussi doctement que l’on pouvait s’attendre à une mort dans les quelques minutes, en tout cas « très rapide ». A l’heure d’écrire, cela fait plus de 48 heures qu’Alfie respire seul. Au bout de 33 heures, il a enfin reçu un peu de nourriture… Mais les médecins et leurs conseils ont fait savoir à la cour de Londres qu’il est tout à fait possible qu’atteint par telle ou telle infection respiratoire, Alfie ne meure subitement dans l’unité de soins intensifs où il se trouve toujours (sans soins intensifs).


Assassinat d'Alfie Evans : Tyrannie médicale et de l’Etat

Jeanne Smits nous informe des dernières nouvelles du petit Alfie Evans :

Capture d’écran 2018-04-24 à 08.28.42"A l’issue de 3 heures d’audience devant la Haute Cour de Manchester, en Angleterre, mardi, le sort d’Alfie Evans est désormais scellé, selon le juge Hayden pour qui l’on est en train de vivre « le dernier chapitre de l’affaire de cet extraordinaire petit garçon ». Alors que l’enfant respire seul depuis plus de 24 heures, à l’heure d’écrire, le magistrat qui avait déjà décidé une première fois qu’il était opportun de priver Alfie de la ventilation que l’on croyait alors indispensable à sa survie, a pris de nouveau et sans surprise une décision de mort.

Le fait qu’Alfie respire seul et que, manifestement, il ne souffre pas, n’a rien changé à sa détermination. Malgré la présence du chef de cabinet de l’ambassadeur d’Italie – l’enfant est officiellement citoyen italien désormais – le juge Hayden insiste : c’est dans « l’intérêt » d’Alfie de rester sous la responsabilité de l’hôpital pédiatrique Alder Hey qui doit poursuivre son « plan de fin de vie » pour le courageux petit bonhomme de 23 mois qui a pourtant manifesté si magnifiquement sa volonté de vivre.

Le juge a donné raison aux médecins de Liverpool qui estiment qu’Alfie aurait des convulsions incessantes s’il devait faire le voyage à Rome (ou à Münich, où un autre hôpital est prêt à le soigner), qu’il n’y survivrait pas et que le déplacement serait « erroné et sans objet ». Tout au plus envisagera-t-on de le laisser rentrer chez lui, mais pas avant « trois ou cinq jours » pour pouvoir préparer ce transfert – les médecins ont précisé que cela serait de toute façon « impossible » en cas d’« hostilité » à leur encontre et qu’ils vivaient dans une « peur véritable ».

Une fois de plus, les parents d’Alfie, Tom Evans et Kate James n’ont rien à dire. On les a définitivement spoliés de leur droit de prendre des décisions médicales pour leur enfant. Ces décisions prises désormais par les médecins et confirmées par la justice reposent sur plusieurs faits avancés par ceux-ci : le cerveau d’Alfie est profondément atteint comme l’ont montré plusieurs IRM, et il ne saurait se regénérer, tous ses mouvements sont réflexes ou convulsifs, il n’entend, ni ne voit, ni ressent le monde extérieur, il ne ressent probablement pas de douleur ou d’inconfort mais cela reste incertain, il n’a aucun espoir de voir sa condition s’améliorer et sa vie dans l’unité de soins intensifs d’Alder Hey pourrait être prolongée « longtemps ». Dans une précédente décision, datée du 20 février, le juge Hayden avait ainsi justifié le retrait de la ventilation et des soins intensifs au motif de la « futilité » de la vie d’Alfie qui n’avait aucun espoir d’amélioration, et qu'il ne communiquerait « très probablement » jamais avec ses proches.

On y lisait aussi qu’« Alfie n’a pas de réflexe de déglutition, il est incapable d’avaler et de gérer efficacement ses secrétions orales. Alfie est à 100 % dépendant du soutien du ventilateur ». Sur ce dernier point, avancé sans la moindre réserve par l’un des médecins qui soignent Alfie, le petit garçon a prouvé que le corps médical peut avoir spectaculairement tort. Il semble aussi d’après les photos que l’on voit d’Alfie depuis l’extubation qu’il ne bénéficie d’aucune traitement pour évacuer ses secrétions orales : les avalerait-il donc ?

En proposant de le maintenir dans un protocole de fin de vie, la « solution finale » appliquée à Alfie Evans semble en outre devoir passer par le retrait de la nourriture qu’il recevait jusqu’à présent par sonde orale. Mardi soir, à 24 heures de son extubation, il n’avait reçu qu’un peu de fluides, et aucune nourriture. En même temps il consent des efforts inouïs pour continuer de respirer…

Si cela se confirme, il faut dire clairement qu’il n’est pas question de « laisser » mourir Alfie, mais d’abréger délibérément sa vie après qu’il a échappé à une première tentative qui avait pour objectif sa mort. On notera que lorsque l’avocat de Tom Evans et Kate James, Paul Diamond, a plaidé sur le plan des « normes de civilisation », le juge lui a rétorqué qu’il ne voulait pas voir la cour servir de « plateforme pour des platitudes et des phrases choc ». Et à chaque phrase au contenu « chargé » il l’a rabroué en dénonçant ses « ridicules sottises émotives ».

Dans une déclaration mardi soir aux manifestants devant la clinique, Tom Evans a déclaré qu’avec Kate, il a dû soutenir plusieurs fois son fils en lui faisant du bouche à bouche ou en le désobstruant. Il a précisé que les médecins et infirmières avaient plusieurs fois essayé d’empêcher Kate de toucher son fils. Pour ce qui est de la « peur » dont ces médecins ont parlé, il a rappelé que la chambre d’Alfie est gardée par 6 policiers en uniforme et portant des Tasers, et ce ne sont pas les médecins qu’ils menacent. Son sentiment est que les soignants attendent le moment où l’état d’Alfie se détériorera puisqu’ils restent impassibles lorsqu’il montre des signes de détresse. En clair : puisqu'une grande partie de son cerveau est atteint, on peut au fond considérer que sa vie humaine ne mérite plus protection."

Voici le communiqué des médecins britanniques de la Medical Ethics Alliance :

Tyrannie médicale et de l’Etat

Nous sommes profondément préoccupés et outrés par le traitement et les soins offerts à Alfie Evans. Voulant retirer le traitement afin qu'il meure, les autorités médicales ont mené Alfie Evans à la Haute Cour. Dès cet instant, et du fait de l'action judiciaire de l'hôpital, les parents ont été spoliés de leur droit de prendre des décisions pour leur enfant bien-aimé. Ils ne pouvaient que faire part de leur avis à la cour et rester spectateurs pendant que la Haute Cour prenait des décisions pour Alfie.

La Haute Cour a décidé que c'était dans « les intérêts bien compris » d’Alfie de mourir, et a dûment autorisé le retrait du traitement. De ce fait, les parents  subissent actuellement une torture alors qu’ils voient l'hôpital entreprendre des actions dont on attend qu'elles conduisent à sa mort.

Alors même qu'une alternative viable existe (à savoir le transfert par ambulance aérienne pour des évaluations supplémentaires dans un hôpital spécialisé de Rome) l'hôpital et les médecins responsables des soins d’Alfie insistent pour qu'ils demeurent sous leur garde et sur un chemin qui conduit à la mort. Alors qu'il dispose désormais d'un peu d'oxygène et de fluide, il a fallu  d'énormes efforts pour les lui obtenir. On lui offre une sédation alors (pour autant que nous sachions) celle-ci n'a pas été donnée pour l’instant. La sédation (si elle était donnée) impliquerait le développement d'une défaillance respiratoire et il mourrait encore plus vite. 

Les actions de ce type ont mis l’hôpital Alder Hey sous le feu des projecteurs mondiaux et par ricochet, discrédite l'ensemble de notre profession. La tyrannie médicale doit prendre fin. Le pauvre Alfie ne doit pas être tué de cette manière. Nous demandons que les autorités permettent à Alfie de rejoindre Rome en toute sécurité.

Avec respect,  nous insistons qu'avec effet immédiat, le General Medical Council  ouvre une enquête à propos des médecins qui le soignent. Certainement, les médecins doivent refuser de mettre en œuvre une décision aussi tyrannique et permettre à Alfie d’aller à Rome."


Comme Vincent Lambert, Alfie Evans gagne un sursis

Sursis-Alfie-Evans-exécution-citoyen-Italie-e1524524303485Alfie Evans présente des troubles cérébraux qui ont commencé à se manifester quelque mois après sa naissance, époque à laquelle les médecins l’avaient qualifié de « paresseux » parce qu’il se développait moins vite que les enfants de son âge. Il est en réalité atteint d’une maladie cérébrale qui n’a jamais été diagnostiquée. Cela fait des mois qu’il est retenu en soins intensifs à l’hôpital pour enfants d’Alder Hey à Liverpool en Angleterre. Cela fait désormais environ neuf mois que le corps médical cherche à le faire mourir en faisant cesser sa ventilation artificielle. C’était sans compter avec l’incroyable esprit de résistance de ses jeunes parents : Tom Evans, 21 ans, et Kate James, 20 ans.

Tom Evans et sa compagne ont tout essayé. De procédure en procédure devant la justice britannique, ils n’ont essuyé que des refus, le dernier recours devant la cour suprême ayant débouché sur un ordre judiciaire de retrait du ventilateur d’Alfie : les médecins avaient raison, les médecins savaient mieux, Tom et Kate avaient tort de vouloir faire souffrir leur enfant en refusant que sa vie cesse, un gardien avait même été nommé devant la justice pour représenter les intérêts d’Alfie face à ceux de ses parents. Un recours de dernière minute devant la Cour européenne des droits de l’homme lundi n’a pas eu davantage d’effets : les juges se sont contentés de le balayer comme irrecevable.

Le petit Alfie Evans, 23 mois, devait être précipité vers la mort ce lundi 23 avril. Mais il a gagné un sursis. Son exécution a été retardée. Son père Tom vient de déclarer dans une vidéo puis devant la foule de manifestants massée devant son hôpital, qu’Alfie vient de se voir attribuer la nationalité italienne ; l’ambassadeur d’Italie au Royaume-Uni veut entrer en discussions et au besoin aller devant les juridictions britanniques pour obtenir le transfert d’Alfie vers Rome, où la clinique vaticane du Bambino Gesu est prête à l’accueillir pour voir s’il est possible de diagnostiquer son mal, et de le soigner.

Les parents d’Alfie ne veulent pas d’acharnement thérapeutique pour leur fils. Ils veulent qu’il soit accompagné le mieux possible ; qu’il vive entouré d’amour, et qu’il meure, si cela est inévitable, paisiblement, au terme du temps qui lui sera donné et d’une mort naturelle. Tom Evans a indiqué que l’Italie poursuivra quiconque débranchera son fils. Et il a interpellé la reine Elizabeth : « Quand avez-vous légalisé l’euthanasie ? »

En attendant, le garçonnet était particulièrement éveillé et réactif, comme l’a montré une vidéo prise et diffusée par Tom Evans. C’est cet enfant, qui ne souffre pas, qu’on veut éliminer.