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Crise démographique en Europe

La proportion de femmes sans enfant ne cesse d'augmenter en Europe selon une étude de l'Institut national des études démographiques (Ined). Cette recherche compare les taux d'infécondité des femmes européennes nées entre 1900 et 1972. Une femme sur quatre née dans la première décennie du XXe siècle n'a pas eu d'enfant. Pour les femmes nées après 1970, la proportion est d'environ une sur sept (14%), selon l'Institut national d'études démographiques.

La Première Guerre mondiale, qui a entraîné de très nombreux décès de jeunes hommes en âge de se marier, et la crise économique des années 1930, qui a forcé ceux des pays les plus pauvres à émigrer vers les pays les plus riches, expliquent majoritairement ce « retard massif de maternités » du début du XXe siècle.

A la faveur de la croissance économique et de la mise en place de la protection sociale, le taux de fécondité a ensuite fortement augmenté. Jusqu'en 1975, c'est le « baby-boom » : les femmes ont en moyenne 2,1 enfants, et parmi celles nées au début des années 1940, par exemple, seule une sur dix en moyenne est restée sans enfant.

Mais depuis, la fécondité n'a cessé de baisser, atteignant des niveaux très bas en Europe : 1,7 enfant en moyenne pour les femmes nées en 1974. Soit en dessous du seuil de renouvellement des générations, qui est établi à un peu plus de 2 enfants par femme. Parmi les causes :

« Une contraception efficace, une arrivée des enfants plus tardive, une instabilité plus grande des unions, le souhait d'avoir avant tout un emploi alors qu'ils sont de plus en plus instables et l'incertitude économique croissante ».

C'est en Europe du Sud que le nombre d'enfants par femme a diminué le plus rapidement - jusqu'à une femme sur quatre née dans les années 1970 pourrait rester sans enfant en Espagne, Grèce et Italie.

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La fécondité et l’espérance de vie ont baissé en France

L’Ined a publié mardi son analyse annuelle de la situation démographique en France : en 2015, la fécondité a légèrement baissé, et l’espérance de vie a reculé de manière significative.

  • Au 1er janvier 2016, la France comptait 66,6 millions d’habitant, un chiffre en progression de 3,7 ‰.
  • Le nombre de naissance en 2015 est estimé à 800 000, contre 820 000 en 2014
  • la fécondité est passée de 1,98 enfant par femme à 1,93.
  • En 2015, l’Ined a recensé 600 000 décès, un nombre en hausse par rapport à 2014.
  • L’espérance de vie a baissé de 3 mois et demi pour les hommes et de 5 mois pour les femmes par rapport au niveau de 2014.
  • L’Ined note également une baisse du nombre d’avortements : 218 097 IVG en 2015 contre 227 038 en 2014

La croissance démographique tient en réalité aux progrès qui ont permis le recul de la mortalité et non à une natalité excessive

Le numéro de novembre de La Nef est consacré à la démographie. Loin des prévisions catastrophiques des malthusiens qui nous dirigent, le professeur Dumont explique :

Couverture286"[...] Con­trairement à l’usage fréquent et irrationnel de l’expression « explosion démographique », l’évolution moyenne de la population dans le monde se caractérise, depuis la fin des années 1960, par une continuelle décélération, conforme à la logique de la transition démographique. Celle-ci comprend deux étapes. La première est celle pendant laquelle les progrès économiques, sanitaires, hygiéniques... permettent d’enregistrer une baisse très importante de la mortalité des nouveau-nés, des enfants et des adolescents, et des femmes en couche. La seconde étape est de nature différente. Là, le changement provient de la natalité qui se met à baisser parce que les couples ont réalisé l’amélioration considérable des taux de survie de leurs nouveau-nés, il n’y a donc plus besoin d’autant de naissances pour satisfaire la descendance espérée.

Ce mécanisme de la transition démographique est essentiel car il explique la croissance démographique inédite dans le monde depuis deux siècles. Il dément ainsi une croyance fréquente selon laquelle cette multiplication par six de la population mondiale durant cette période serait due à une tendance des couples à une fécondité débridée. La croissance démographique tient en réalité aux progrès qui ont permis le recul de la mortalité et non à une natalité excessive. En effet, entre 1950 et 2015, la fécondité moyenne dans le monde est passée de 5 enfants par femme à 2,5, soit une baisse de 50 %.

Si l’on examine maintenant l’évolution démographique par continent, le plus grand changement structurel de la géographie des populations qui s’opère au cours du XXIe siècle concerne l’Europe et l’Afrique. [...] D’une part, l’Europe est, depuis le milieu des années 1970, entrée dans ce que j’ai appelé un « hiver démographique », soit une fécondité nettement et durablement en dessous du seuil de remplacement des générations. Sa population a néanmoins légèrement augmenté en raison d’une longévité accrue et des apports migratoires. [...] D’autre part, l’Afrique, qui connaît à son tour le processus de transition démographique, enregistre une forte croissance. Le continent africain est devenu plus peuplé que l’Europe en 1995. Sa population dépasse celle de l’Amérique entière vers 2000 et, au milieu des années 2000, l’Afrique devient milliardaire en nombre d’habitants. La projection moyenne indique 1,6 milliard d’habitants en Afrique en 2030 et près de 2,4 en 2050. [...]"


Nous ne pourrons faire l’économie d’une réflexion en profondeur sur notre démographie

Membre du Comité Central du Front National, Agnès Marion est conseillère municipale du 7e arrondissement de Lyon et conseillère régionale à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle est la présidente du Cercle Fraternité dont le lancement a eu lieu le samedi 15 octobre à Paris. Le 16, elle est intervenue à La Manif Pour Tous. Concernant la politique familiale, elle fait cette déclaration intéressante au Rouge & Le Noir, montrant que la politique familiale ne peut pas être, telle une vertu devenue folle, décorrélée des problèmes migratoire et identitaire :

Am2-6f2ee"A travers la défense de la famille, cellule de base de la société qui est par nature le lieu de la transmission, nous avons un moyen de lutter concrètement contre la mondialisation et le déracinement dont elle se nourrit. C’est en effet avec l’histoire de sa famille, de sa lignée, que chaque Français peut s’inscrire dans la grande histoire de France. La France comme une personnalité héritée des siècles, vivante, incarnée, loin d’une conception abstraite de la Nation. Prendre soin des familles françaises c’est donc renouer avec la longue durée dont parle Marine Le Pen, cette mémoire française venue du fond les âges dont nous sommes dépositaires et que nous devons défendre pour la transmettre à nos enfants ! Mais, concomitamment, nous ne pourrons faire l’économie d’une réflexion en profondeur sur notre démographie et les conditions d’acquisition de notre citoyenneté. L’enjeu terrible, dramatique, immédiat qui nous fait face est que la natalité française, qu’il faut défendre, est en même temps le révélateur de l’immigration et des partitions communautaires, prolongés, accentués par les naissances et l‘absurdité du droit du sol. Or, on n’appartient pas à la famille française du seul fait d’être né en France, il faut en partager les mœurs, l’histoire et l’amour du pays et de ses citoyens... Or nous contribuons à entretenir des familles qui ne se vivent pas comme françaises et qui, plus gravement encore, se construisent même contre la France : l’actualité des derniers mois nous l’a tragiquement rappelé à maintes reprises. On ne peut plus faire semblant de penser ou repenser une politique familiale sans poser le problème de l’immigration, du communautarisme et de la francophobie croissante. La question identitaire pèse aujourd’hui sur toutes les autres…"


Grand remplacement : la preuve par la natalité

Lu dans L'Action française 2000 :

Une_2941"[...] l’Insee a publié en 2016 une note établissant que les naissances d’enfants nés en France d’un ou deux parents nés à l’étranger, en augmentation de 6 %, dépassent désormais les naissances d’enfants dont les parents étaient nés en France, en baisse de près de 8 %. Il est désormais patent que l’immigration change la population française. L’immigration maghrébine et sub-saharienne produit un nombre d’enfants qui, entre 2011 et 2015, a dépassé le nombre d’enfants produits par la population résidente – dont il faudrait d’ailleurs analyser l’origine, comme la démographe Michèle Tribalat le rappelle : « si l’Insee introduisait les questions sur les parents dans le recensement, il serait possible d’étudier les concentrations et la ségrégation ethniques beaucoup mieux que nous ne le faisons aujourd’hui » (Figarovox, 28 février 2016).

L’ immigration est un flux continu, de plus en plus féminin, conduisant à une forte natalité “immigrée” (comme le soulignait Atlantico, la proportion d'enfants nés de père français et de mère étrangère a connu une augmentation de 9 % sur la période). Et l’ immigration est concentrée : en Île-de-France, près d’un enfant sur deux né dans cette période a au moins un parent étranger (avec une proportion importante de Sénégalais), et deux enfants sur trois à Saint-Denis. Pas besoin de tirer des plans sur la comète pour se rendre compte que, dans des portions complètes du territoire, les Français fils de Français sur quelques générations (quasi-totalité de la population jusqu’ à la fin du XIXe siècle) sont en passe d’être numériquement plus faibles et, d’ici une génération, en faible minorité.

Population remplacée

Il y a bel et bien, et l’étude de l’Insee l’atteste, une tendance marquée au remplacement d’une population autochtone par une autre : la natalité, mesurée, est là pour le démontrer. La proportion de ce remplacement est d’ores et déjà inédite puisqu’il s’agit de plusieurs millions d’étrangers (les études de démographie historique n’ont jamais fait état, pour la France, de telles vagues de peuplement exogène). Le brouillard des chiffres s’est dissipé, le temps des projections mathématiques peut commencer. Peut-on même envisager que les politiques s’emparent de ce qui est un problème, et réfléchissent enfin à ce que signifie réellement une société réellement multiculturelle, dont il est clair que la France égalitaire et laïque n’a pas le mode d’emploi ? Le roi de France parlait de ses peuples. La formule était pertinente, et la mosaïque des petites patries n’était pas une série de ghettos juxtaposés.


L'ampleur du départ des natifs de France confirme le grand remplacement

"La France, aimez-la ou quittez-la". Et si ce slogan était pris au pied de la lettre par ceux qui, à l'inverse, en ont ras-le-bol. Cet article de 2014 pourrait confirmer que le risque existe de voir les jeunes Français quitter le territoire national de plus en plus nombreux :

CveuOZ_WcAAtGUb"S'agissant des migrations, et plus précisément des soldes migratoires, l'Insee ne diffuse, dans ses publications, que l'information sur le solde migratoire global (entrées - sorties), relativement faible: +43 000 en France métropolitaine en 2010 (...) il est tentant d'examiner d'un peu plus près les données produites par l'Insee pour voir ce qu'elles disent des départs de natifs, c'est-à-dire, pour l'essentiel, des personnes nées en France, alors même que nos parlementaires s'interrogent sur le départ des jeunes Français diplômés. En effet, ces enquêtes annuelles permettent de calculer le solde migratoire par année de naissance pour les immigrés (nés à l'étranger de nationalité étrangère à la naissance) et pour les natifs. Ces soldes font la différence, pour une année de naissance donnée, entre les effectifs à un an d'écart, une fois déduit l'effet de la mortalité.

J'ai réalisé ces calculs pour les quatre années allant de 2006 à 2010 (dernière année pour laquelle les fichiers détail sont disponibles) pour les personnes nées entre 1940 et 2005. Les résultats figurent sur le graphique. La courbe en bleu représente le taux d'accroissement de la population par solde migratoire des natifs en quatre ans. Elle indique effectivement un creux très marqué pour les natifs nés entre 1979 et 1989 puisque, dans ces générations, le solde net des entrées et des sorties est très fortement négatif: près de 350 000 départs nets. En termes relatifs, le taux net des départs frôle les 8 % dans la génération 1987. Au contraire, le solde migratoire des natifs est plutôt positif pour les générations nées avant 1979, emmenant avec elles des enfants.

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Ces départs nets de jeunes natifs sont en partie compensés par l'arrivée de jeunes immigrés (courbe en rouge), mais le spectre des âges sur lequel le solde migratoire des immigrés est très fortement positif est beaucoup plus étendu.

Si l'on fait un bilan sur ceux qui avaient 17-29 ans en 2006 (treize générations), la perte sèche est de 75 000 jeunes pour un solde migratoire négatif des natifs de -343 000 et un solde migratoire des immigrés positif de + 268 000. Si l'on compare maintenant avec les soldes migratoires en moyenne annuelle entre 1999 et 2006, pour ceux qui avaient 17-29 ans en 1999 (tableau), on constate une accélération très marquées des sorties nettes de jeunes natifs sur la dernière période, non compensées par le flux net d'entrées d'immigrés à ces âges.

Sauf à supposer que la détérioration de la qualité des enquêtes annuelles de recensement produise cette évolution, le départ croissant des jeunes Français (ici des natifs) n'est donc pas une affabulation. Il faut garder en tête qu'un solde net annuel de -86 000 natifs correspond à plus de sorties puisqu'il fait la différence entre les entrées et les sorties. Si, par hypothèse, 30 000 jeunes natifs regagnaient la France chaque année, cela voudrait dire que 116 000 natifs du même âge l'auraient quittée."

Merci à HV pour le rapprochement entre la photo et cet article.


Le grand enterrement

Lu dans Les 4 Vérités :

"Près de 600 000 personnes sont mortes en France, en 2015. C’est le chiffre le plus élevé depuis 1946 et il représente 34000 décès de plus qu’en 2014."

Pour Minute, nous sommes entrés dans l'ère du grand enterrement :

C"Bien sûr, les La Palice de la bien-pensance nous diront que si des gens meurent, d’autres naissent et qu’avec ses 800 000 bébés nés en 2015 – 820 000 en 2014 –, la démographie française se porte bien mieux que celle de ses voisins. Et tant pis si la moitié de ces naissances n’est pas européenne. Tout ça fera certainement d’excellents républicains. Ces bons esprits nous diront aussi que sur ces 594 000 morts, tous ne sont pas des Français de souche ou fils d’Européens. Ce qui est vrai, mais tellement marginal en nombre que l’argument tient plus de la salive que de la cervelle. C’est bien la dernière génération homogène de Français qui va mourir. Ensuite, le « de souche » entrera dans l’ère de la minorité. A moins que... En attendant un sursaut qui ne soit pas une convulsion d’agonie, soyons clairs : si le pourcentage grandissant de naissances extra-européennes crée les conditions du Grand Remplacement, celui-ci ne se révèlera dans toute son ampleur qu’avec cette accélération de la disparition des Français. Le Grand Enterrement. Prenez une rue de votre ville au hasard. Retranchez-en mentalement tous ceux qui ont plus de soixante-dix ans – ou même soixante ans – et constatez. Faites ensuite la même chose avec ceux de plus de cinquante ans… [...]"


"Sarkozy a tort, il n'y a pas trop d'hommes et trop de femmes sur terre"

Dans le Point, Jean-Frédéric Poisson s'insurge contre les propos de Sarkozy :

5730314lpw-5730539-article-jpg_3830324_660x281"Vous vous insurgez contre la « vision malthusienne » de l'humanité prônée par Nicolas Sarkozy qui s'inquiète du fait que l'humanité atteindra, dit-il, 11,4 milliards d'individus en 2100 contre 7 milliards aujourd'hui. La démographie galopante ne serait donc pas un problème ?

Sarkozy a tort, il n'y a pas trop d'hommes et trop de femmes sur terre. Ce genre de déclaration malthusienne déplace le problème qui n'est pas la production de richesse, mais sa répartition. Nous avons largement de quoi nourrir tout le monde, la preuve en est que nous gaspillons beaucoup. Prenez la population mondiale, regroupez-la sur un continent comme l'Australie et vous obtiendrez une densité de population quasiment équivalente à celle de l'Ile-de-France, soit environ 11 100 habitants au kilomètre carré. Les économistes ont réglé le problème de la production, il faut désormais s'attaquer au problème de la répartition. [...]"


Les Maghrébins en France vont jouer à l'horizon 2030 le rôle des Mexicains aux Etats-Unis,

La natalité en France a baissé de 2,4 % en 2015 en France selon une étude de l’Insee publiée jeudi 29 septembre. Analyse de Laurent Chalard sur Atlantico :

B907cf3d92743757fb8f52f6f3c3c4Depuis 2011, alors que les naissances d'enfants issus de deux parents nés en France diminuent (de 580 756 en 2011 à 535 302 en 2015, soit une baisse de 7,8%), celles d'enfants dont l'un ou les deux parents sont nés à l'étranger sont en hausse de 6,07%. Quels enseignements peut-on tirer de ces tendances quant au visage de la France de demain ? 

"Ces évolutions récentes de la natalité, consécutives de la poursuite d’une immigration à un niveau élevé ces dernières années alors que la population née en France vieillit sensiblement, confirment que le renforcement du caractère multiculturel de la France est inscrit dans sa démographie. En effet, qu’on s’en réjouisse ou non, la France des années 2030 sera une France à la population bigarrée, ressemblant de plus en plus aux Etats-Unis, à la différence que les principales communautés ethniques ne seront pas tout à fait les mêmes.

D’une certaine manière, les Maghrébins en France joueront le rôle des Mexicains aux Etats-Unis, constituant une minorité ethnique importante sur laquelle il faudra compter, alors que les personnes originaires d’Afrique subsaharienne pourraient conduire à l’émergence d’un communautarisme "noir" comme en Amérique" (...)

Néanmoins, si l'on fait remonter la comparaison temporelle plus loin, on remarque que le pourcentage d'enfants nés de deux parents nés en France était de 69% en 1985, soit un niveau comparable à celui de l'année 2015 (70,40%). Quelles sont les différences entre les deux périodes ? 

"(...) la principale différence entre les deux périodes concerne l’origine de la population. En 1985, la quasi-totalité des enfants nés de deux parents nés en France étaient d’origine européenne, alors qu’en 2015, c’est moins vrai, puisqu’une partie des enfants d’origine extra-européenne ont désormais deux de leurs parents nés en France. Le chiffre de 2015 ne peut donc être totalement comparé avec celui de 1985 si l’on prend en considération le critère de l’origine ethnique de la population et non seulement celui du lieu de naissance. Le nombre d’enfants nés de deux parents nés en France d’origine européenne est probablement un peu moindre en 2015 qu’en 1985."

On remarque qu'en 2015 en Île-de-France, 89 335 nouveau-nés ont au moins 1 parent né à l'étranger sur 179 762 naissances au total, soit près de la moitié. Dans un département comme la Seine-Saint-Denis, ces nouveaux-nés représentent 67% du total des naissances. A l'inverse, dans un département comme la Nièvre, ces nouveaux-nés ne représentent que 16% du total des naissances. Quels sont les principaux déséquilibres que l'on peut identifier sur le territoire français ? 

Le principal déséquilibre concernant les naissances en fonction du pays de naissance des parents tient à la surconcentration de l’immigration, en particulier extra-européenne, d’où proviennent les populations les plus fécondes, dans les grandes métropoles, dont, avant tout, la première d’entre elle, Paris. Pour les naissances d’Afrique noire, la surreprésentation est très marquée en Île-de-France avec, par exemple, 60% du total national des naissances de mère originaires du Sénégal.

Ces tendances signifient que l’on se dirige vers des métropoles multiculturelles, où les Français seront une majorité minoritaire, c’est-à-dire regroupant moins de 50% de la population totale d’un territoire donné, comme c’est le cas aux Etats-Unis dans toutes les grandes métropoles, alors que la France rurale resterait largement peuplée de Français d’origine.

Il s’ensuit deux principaux risques. Le premier concerne l’émergence de tensions ethniques très fortes au sein des métropoles, si le clivage ethnique venait recouvrir un clivage social, ce qui semble malheureusement se dessiner, mais aussi du fait de l’existence d’une multitude de communautés aux modes de vie sensiblement différents, comme en témoignent déjà les conflits entre Maghrébins et Chinois à Aubervilliers. Le second risque est, mis en avant par le géographe Christophe Guilluy, est celui d'une fracture territoriale entre les métropoles et le reste du territoire, qui ne se reconnaîtrait plus dans la démographie des métropoles, les jugeant hors-sol. Cette fracture pourrait être source de tensions politiques très importantes à l’échelle nationale."


Le grand remplacement est une réalité économique

Christophe-guilluy_photo_0Le géographe Christophe Guilluy, auteur de "La France périphérique" et de "Crépuscule de la France d’en haut" était l'invité de France Culture. Extraits de son intervention :

"Les catégories populaires ne vivent plus là ou se crée la richesse, l’essentiel de l’emploi, et où se concentrent les activités de l’économie-monde.

L’immigration, au delà du discours sur les « sociétés ouvertes », sert d’abord à remplir des fonctions d’emplois peu qualifiés dans les grandes métropoles, donc c’est un intérêt pour les grand entreprises qui emploient cette main d’œuvre.

La « société ouverte » est un synonyme de « loi du marché ». Ce qu’on appelle les bobos sont aussi ceux qui contournent le plus la carte scolaire, donc vous pouvez tenir un discours parfait sur la « société d’ouverture » et en même temps être dans l’évitement scolaire et dans l’évitement résidentiel, ça veut dire que vous érigez des frontières invisibles sans le dire et vous êtes bien dans un rapport complexe à l’Autre (...)

Il n'y a pas de complot dans le remplacement des classes moyennes par les immigrés, il y a une réalité économique."

Via FDesouche


Des évêques se penchent sur les crises : famille, démographie, foi et identité

ImagesCrise de la famille liée à la crise démographique, crise de la foi et crise de l’identité culturelle sont les thèmes abordés par les représentants des Conférences épiscopales de l’Europe centrale et orientale réunis ces 8 et 9 septembre à Bratislava, en Slovaquie.

Vingt-sept ans après la chute des régimes communistes en Europe centrale et orientale, l’Europe doit faire face à de nouveaux défis, ont observé les évêques lors de cette rencontre.

Dans un communiqué, ils ont notamment rappelé l’importance

«d’un véritable partenariat entre les pays européens basé sur la dignité de tous les peuples et le respect réciproque».

Les évêques ont également souligné la nécessité de mener une nouvelle réflexion sur l’identité européenne,

«qui a toujours été liée à la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme».

Malheureusement, ont-ils déploré, un certain nombre de décisions prises par les structures européennes mettent la famille et la protection de la vie en danger. Actuellement, l’Europe a besoin, tout d’abord, de familles stables et d’une politique démographique prudente. Et, l’immigration n’est pas une solution à la crise démographique, indiquent-ils.


Campagne pour la natalité en Italie

En Italie, le ministère de la Santé, conscient du suicide italien, a lancé "Fertility Day", une campagne destinée à augmenter le taux de fécondité :

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Traduction des slogans :

  • "La beauté n’a pas d’âge. La fécondité, si".
  • "La fertilité est un bien commun"
  • "Jeunes parents. La meilleure façon d’être créatifs"
  • "La constitution protège la procréation consciente et responsable"

L’Italie, qui plafonne à 1,37 enfant par femmes a besoin d'enfants si le pays souhaite renouveler sa population.

Evidemment, cette campagne a provoqué l'ire des féministes, qui s’insurgent contre une vision réductrice de la femme. Pour ces gens, il faudrait fabriquer les bébés uniquement dans des éprouvettes...


Le suicide démographique de l'Europe dénoncé au Medef

Unknown-22Jean-Michel Boussemart est délégué général de Coe-Rexecode, un institut d'études économiques, et Michel Godet, membre de l'Académie des technologies et vice-président de la Fondation MMA des entrepreneurs du futur. Cet article a été écrit à l'occasion de l'atelier «Démographie: un atout pour la France», dans lequel interviendra Michel Godet le 31 août prochain à l'université d'été du Medef. Ces deux personnes invitent l'Europe à pratiquer une politique de quotas en fonction des besoins du marché du travail et à encourager la relance de la fécondité.

Quel silence assourdissant face au suicide démographique de l'Europe à l'horizon 2050! Les projections démographiques des grandes régions du monde d'ici là sont connues et réévaluées tous les deux ans par les Nations unies et régulièrement par Eurostat pour les seuls pays de l'UE, mais il faut être un spécialiste des bases de données pour s'en servir. De fait, personne n'en parle, surtout à Bruxelles où l'on préfère produire des rapports sur les révolutions technologiques [...]"

La table ronde du Medef abordera ces sujets :

  • Force française, faiblesse allemande ?
  • Le taux de natalité idéal existe-il ?
  • L’immigration peut-elle compenser la dénatalité ?
  • Lorsque l’enfant paraît...Quels effets sur la consommation ?
  • Mais comment rester en bonne santé démographique sur fond de croissance en panne et de chômage de masse ?
  • Comment faciliter l’insertion des jeunes sur le marché du travail ?
  • Comment garder nos jeunes talents en France ?
  • Quelle politique familiale ? Quelle politique du logement ?
  • Plus d’enfants et plus de vieux... quelles solutions pour résoudre l’équation et ne pas battre en retraite ?

La drôle de guerre contre le terrorisme

D'un lecteur des 4 Vérités :

"Septembre 1939. L’armée française s’installe sur la frontière nord-est et attend. Il y a bien des morts dans les escarmouches, mais rien qui paraisse insupportable à la nation. On pense que ça tiendra comme ça et on espère même une paix blanche, sans vainqueur ni vaincu. Puis, le 10 mai 1940, patatras !

Nous sommes un peu dans cette situation. Nous faisons la guerre sans la faire et nous attendons. L’État de droit, si souvent invoqué après l’ère des valeurs de la république, nous interdit, paraît-il, toute mesure qui nous donnerait les moyens de lutter. La seule perspective que nous offrent le président et le premier ministre, c’est deux à trois générations de terrorisme à supporter, comme on supporte la tempête contre laquelle on ne peut rien. Faudra-t-il attendre encore quelques carnages pour qu’ils se décident à nommer l’ennemi et à appeler les citoyens aux armes ? Une différence notable cependant avec la situation d’il y a 77 ans : la cinquième colonne dans nos lignes est nombreuse et nous continuons à l’alimenter. Continuons comme ça et il n’y aura même pas de 10 mai. Dans deux ou trois générations, la cinquième colonne sera majoritaire. La nouvelle France ce sera eux."

C'est juste une question de démographie. Comme le disait Houari Boumediene, "le ventre de nos femmes nous donnera la victoire".


La tragédie des chrétiens d'Orient préfigure la notre

De Patrick Karam, docteur en science politique, président de la Coordination des Chrétiens d'Orient en Danger (CHREDO), vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, à propos du génocide des chrétiens d'Orient :

"[...] Dans moins d'un demi-siècle, à l'exception de l'Égypte, les chrétiens trop peu nombreux seront incapables de se vivre en communauté et ils seront absorbés dans l'anonymat des villes qu'ils devront rejoindre après avoir abandonné des villages désormais désertifiés. Dans ces conditions, ils ne pourront pas préserver et afficher une identité particulière et devront se plier au dictat de la majorité conquérante. L'Orient se refermera sur une homogénéité religieuse et les atouts du pluralisme qui ont construit ces pays et ces civilisations seront désormais souvenir ancien. Il faut craindre alors que les cloches qui résonnent le 15 août pour honorer la vierge Marie, ne rencontrent plus d'écho en Orient. Elles sonneront sans doute le glas de la présence chrétienne sur ces terres historiques du christianisme."

Et ensuite ce sera notre tour. L'Europe vieillisante qui tue ses enfants dans le sein de leur mère connaîtra le sort du Liban...

Un ancien directeur du Fonds de la population de l’ONU (FNUAP) annonce que le nombre de nations du monde ayant atteint le point d’inversion démographique où les enfants deviennent moins nombreux que les personnes âgées a atteint aujourd’hui la trentaine et devrait doubler d’ici à 2031. Le premier « Renversement historique » s’est produit il y a une vingtaine d’années, en Italie : c’est en 1995 que celle-ci a connu le point de passage où le nombre des jeunes de moins de 15 ans était moins important que celui des vieux de plus de 65 ans. En 2000, la Bulgarie, l’Allemagne, la Grèce, le Japon, le Portugal et l’Espagne l’avaient rejointe. Aujourd’hui, la plupart des pays de l’Union européenne ont rejoint leurs rangs : d’ici à 2031, estime Chamie, ils auront été « rattrapés » par l’Australie, le Canada, la Chine, la Russie, la Corée du Sud et les Etats-Unis. C’est-à-dire une part importante du monde développé. Il parle de « Renversement historique » parce que les études la démographie historique montrent qu’ordinairement, le nombre des jeunes dépasse largement celui des vieux : en 1965, alors que le monde comptait 3,3 milliards d’habitants, il y avait en moyenne plus de sept enfants âgés de moins de 15 ans pour chaque personne âgée de 65 ans et plus.

En 2075, Joseph Chamie prévoit une situation encore plus catastrophique. Seule l’Afrique sera épargnée.


"Je recommanderais d'avoir au moins trois enfants"

Cette exhortation ne vient malheureusement pas du gouvernement français qui aurait compris tout d'un coup l'importance du renouvellement des générations pour l'avenir de la France... Cette phrase a été prononcé par Recep Tayyip Erdogan en Turquie :

"Le président Recep Tayyip Erdogan a exhorté aujourd'hui les femmes turques à avoir au moins trois enfants, jugeant la vie d'une femme "incomplète" si elle n'avait pas de descendance.  Ces remarques du président turc sont les dernières d'une série de déclarations controversées visant à accroître la population de son pays, déjà en forte augmentation ces dernières années.

M. Erdogan a souligné qu'il était un fervent supporter du travail des femmes, mais que ceci ne devrait pas constituer un obstacle au fait d'avoir des enfants. "Rejeter la maternité signifie renoncer à l'humanité", a-t-il dit dans un discours lors de l'inauguration du nouveau siège de l'Association des Femmes turques et de la Démocratie (KADEM)."Je recommanderais d'avoir au moins trois enfants", a-t-il déclaré à cette occasion. "Les familles fortes mènent aux nations fortes", a-t-il souligné (...)

La population de la Turquie a atteint près de 79 millions d'habitants en 2015, contre 68 millions en l'an 2000, selon les statistiques officielles"

En 1998, le même Erdogan, qui espérait alors conquérir le pouvoir, avait été condamné à de la prison ferme par la justice turque, pour avoir répété en public les mots d’un poème turc, écrit en 1912 par le poète nationaliste Ziya Gökalp :

"Les mosquées sont nos casernes, les coupoles nos casques, les minarets nos baïonnettes et les croyants nos soldats"

Enfin, le plus connu de tous, dans son discours à l'ONU en 1974, le président algérien Houari Boumediene avait déclaré :

"Un jour, des millions d’hommes quitteront l’hémisphère Sud pour aller dans l’hémisphère Nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire"

On ne pourra pas dire que l'Europe n'a pas été prévenue...


Eurolibertes.com : un site malthusien

C'est le constat de Jeanne Smits :

"On a pu voir dans une presse qui se dit « catholique » un chaleureux appel à visiter et à soutenir le tout nouveau site de « réinformation européenne », Eurolibertes.com. Créé à l’initiative de TV Libertés – les deux médias possèdent d’ailleurs une boîte postale commune au Kremlin-Bicêtre où envoyer ses chèques de soutien – Eurolibertés entend apporter un éclairage inédit sur la construction européenne que d’ailleurs le site ne rejette pas en tant que telle. Si j’en parle ici, c’est pour avoir constaté l’insistance d’Eurolibertes.com à relayer un discours malthusien de contrôle de la population mondiale, avec ou contre la propagande des sectateurs du « réchauffement climatique ». Mais aussi sa propension à accueillir des plumes résolument antichrétiennes.

Le directeur du site, Philippe Randa, par ailleurs billettiste à Présent, Synthèse nationale, VoxNr (pour « nationalisme révolutionnaire »)… est coutumier de ce syncrétisme qui accueille aussi bien le discours paganisant que des exposés plus chrétiens – mais Randa affiche une nette préférence pour le premier dans ses maisons d’édition. Ceux qui y cherchent des munitions sûres pour le combat contre la culture de mort passeront leur chemin. Les amateurs de science-fiction ou de romans érotiques trouveront sa bibliographie dans sa fiche wikipedia.

La liste des collaborateurs d’Eurolibertes comprend Gérard Dussouy, auteur d’un livre préfacé par Dominique Venner (Contre l’Europe de Bruxelles, fonder un Etat européen), mais aussi un certain Philippe Delbauvre qui se décrit comme « révolutionnaire conservateur d’obédience jungienne », l’athée déclaré Bernard Plouvier, auteur d’une biographie médicale et politique de Hitler en six volumes, Thierry Bouzard, « journaliste, collaborateur du journal Présent », Lionel Baland, journaliste belge spécialiste de Léon Degrelle, et quelques autres.

Parmi ces derniers ; Claude Courty se définit comme « Démographilantrosociologue » et comme « écologiste dénataliste ». Le 4 avril dernier, Eurolibertés publiait dans sa rubrique environnement un article de Courty sur les « dangers d’une dénatalité à contretemps en Europe occidentale ». C’est en réalité une charge contre « l’état de surpopulation croissante dans lequel se trouve la planète » : dans les pays pauvres qui connaissent une « prolifération de la partie la plus défavorisée de leurs populations » parce que l’Europe n’a pas su « partager » avec eux son industrialisation.

Et de se lamenter que « chaque jour 280.000 terriens supplémentaires, dont 200.000 pauvres, déferlent sur la planète ». [...] L’article s’achève par une référence à Paul Ehrlich, l’inénarrable malthusien qui prônait dans les années 1960-70 le contrôle de la natalité, faute de quoi la planète tout entière sombrerait dans la famine dès la décennie suivante. Toutes ses prédictions ont été démenties par la réalité. Mais il sévit encore.

C’est en partie son discours qui a donné lieu à la prédication mondiale de la contraception par les grandes institutions internationales, et à la dénatalité dont tant de pays du monde sont aujourd’hui victimes, de l’Allemagne à la Chine qui, elle, a suivi le faux dogme malthusien jusqu’au bout en multipliant (encore aujourd’hui) les avortements forcés et en donnant lieu à un génocide des petites filles à naître dont les conséquences désastreuses sont pour demain.

Paul Ehrlich est d’ailleurs cité dans la mesure où il dénonce les passages de l’encyclique Laudato si’ qui rappellent la condamnation par l’Eglise de la contraception et du contrôle des naissances. C’est clair : c’est la lutte pour le respect de la vie et des libertés individuelles qui est ici dénoncé, ridiculisé, accusé de tous les maux qui sont les nôtres aujourd’hui. Et comme toujours, on nous propose une solution finale : autrement dit, la mort ou le refus de la vie comme panacée. [...]"


Progression du recours à la contraception : « Un espoir pour contenir la population mondiale » selon l'ONU

L'ONU se félicite de la progression du recours aux contraceptifs dans le monde, surtout dans les pays les plus pauvres, ce qui permet de contenir l'accroissement de la population mondiale. Le Blog de Jeanne Smits :

[...] "C’est dans les régions les plus pauvres que le rythme du recours aux « contraceptifs modernes » progresse le plus vite : celles-là mêmes qui sont la cible des efforts des organisations internationales et des grandes fondations.

Au plan global, le rapport estime à 64 % la proportion de femmes mariées ou en couple et en âge de procréer qui utilisent une forme « moderne ou traditionnelle » de planification familiale. En 1970, elle était encore de 36 %.

L’impact de ce recours à la limitation des naissances pourrait être considérable, selon UNDESA : alors que l’ONU estime que la population mondiale atteindra d’ici à 2030 quelque 8 à 9 milliards d’âmes, la contraception généralisée pourrait assurer que l’on reste dans la fourchette basse. « Si d’ici à 2030 la taille moyenne des familles représente seulement un enfant de moins, alors la population mondiale est estimée devoir atteindre environ 8 milliards plutôt que 9 milliards », assure Jagdish Upadhyay, chef du Programme mondial pour améliorer la sécurité d’approvisionnement en produits de santé reproductive au Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP).

La contraception, cette panacée qui aux dires de l’ONU permet d’éradiquer la misère, d’améliorer l’instruction et la santé tout en donnant davantage de pouvoir économique aux femmes, permettrait donc aussi d’obtenir « un ralentissement significatif de la croissance de la population mondiale ».

Les programmes d’accès à la contraception sont donc en tête des priorités des organisations internationales, que ce soit au nom du progrès, des Objectifs du Développement (ODD) ou de la lutte contre le réchauffement climatique. Upadhyay, lui, souhaite voir maintenus les efforts d’investissement international dans cette direction."[...]

Les voix sont nombreuses à s'élever contre l'accroissement de la population mondiale, au prétexte que la terre ne pourra jamais nourrir tout ce monde. En réalité, il y a d'immenses parties de la terre qui sont largement sous-peuplées, comme en Afrique par exemple, où certaines zones pourraient être exploitées à condition d'apprendre aux populations les mécanismes d'une agriculture adaptée, et à condition... d'avoir suffisamment de bras pour pratiquer cette agriculture.

Mais l'ONU préfère plaquer sur ces pays le modèle consumériste occidental, où l'on a fait du paysan, français notamment, un prolétaire des temps modernes, qui use sa vie dans la précarité. Les organismes internationaux interviennent dans les pays les plus pauvres avec toute l'autorité que leur donne leur argent, et de très nombreuses femmes, sans instruction, se voient prescrire d'autorité des contraceptifs sans même qu'on leur explique ce que c'est (je pense notamment aux implants contraceptifs que l'OMS impose aux femmes africaines, profitant de leur inexpérience). C'est une nouvelle forme d'exploitation de l'homme par l'homme avec la complicité de ceux-là mêmes qui dénoncent le plus fort l'esclavage.


Vers une politique de l'enfant unique pour tous ?

Jeanne Smits rapporte les idées totalitaires du lobby climatique dont le raisonnement est le suivant : l'homme pollue dont il faut réduire... le nombre d'hommes. En attendant l'extermination massive des populations pour sauver le climat, Alisha Graves propose dans une revue très sérieuse, le Bulletin of the Atomic Scientists, de réduire d’autorité le nombre d’enfants que les êtres humains sont autorisés à engendrer.

Après tout, cela se fait en Chine depuis des décennies.


2015 : crise des berceaux et recul de l'espérance de vie

Voila ce qui arrive quand on attaque la famille. Pour rappel : les cliniques parlent désormais du "krach" des naissances. 800 000 bébés ont vu le jour en 2015, soit 19 000 de moins que l'année dernière. Si l'on exclut les naissances à Mayotte, qui ne sont comptabilisées que depuis 2014, on passe même à 791 000 bébés nés l'année dernière. Ce chiffre fait de 2015 l'année la plus faible pour la natalité française depuis 1999 où l'on comptait 775 800 nouveau-nés.

En France, l’espérance de vie à la naissance a diminué en 2015, de 0,3 an pour les hommes et de 0,4 an pour les femmes, pour s’établir respectivement à 78,9 ans et 85 ans, révèle l’Insee. Une première depuis 1969.

Le nombre de mariages naturels (homme-femme) reste stable avec 231 000 unions célébrées en France en 2015 comme en 2014. Les unions homosexuelles sont en chute, passant de 10 000 en 2014 à 8000.


Politique nataliste en Hongrie

Pendant que la France prévoit de rembourser les avortements à 100% alors que certaines échographies en cas de grossesse ne le sont pas entièrement, voici ce que fait la Hongrie :

"Pour répondre à la faiblesse démographique de son pays, le Premier ministre hongrois Viktor Orbán vient de lancer un programme de soutien à la famille inédit en Hongrie. Toute famille s’engageant à avoir trois enfants en dix ans obtiendra 10 millions de forints (soit environ 32.000 euros) en vue de l’achat d’un logement familial. Et un prêt de 10 millions supplémentaires à taux préférentiel. Enfin, le taux de TVA pour l’achat du logement en question sera considérablement réduit.

Mais ce sont surtout les conditions d’obtention de cette aide qui attirent l’attention. Outre le fait que le logement a vocation à devenir le foyer effectif de la famille, celui-ci doit être une construction neuve (achat d’un logement neuf ou construction neuve sur un terrain vierge). Ceci permettra de soutenir le secteur du bâtiment. Dores et déjà, des municipalités rurales favorables à ce projet se sont proposées de mettre à disposition des familles éligibles à ce programme des terrains constructibles. Par ailleurs, les parents désireux d’obtenir cette aide doivent répondre à plusieurs critères de probité, en particulier ne jamais avoir fait l’objet de condamnations lourdes, et avoir travaillé durant les dernières années. Sauf raisons médicales, la non-tenue de l’engagement d’avoir trois enfants dans les dix ans impliquera le remboursement à l’État des sommes indûment perçues.

L’annonce de cette mesure en décembre 2015 est intervenue au terme d’une année où la Hongrie a vu plus de 400.000 clandestins traverser son territoire. Pour répondre à ce phénomène, Orbán a fait ériger une clôture aux frontières serbe et croate, ce qui a eu pour effet de détourner intégralement le flux migratoire de la Hongrie (...)"

Pour finir d'irriter nos féministes pro-avortement, voici ce que disait en décembre dernier le président du Parlement hongrois László Kövér :

"Nous aimerions que nos filles considèrent que le paroxysme de l’accomplissement de soi est de nous faire des petits-enfants"


Mgr de Germay : "Réenchantez l’avenir, faites des enfants !"

Mgr de Germay, évêque d'Ajaccio, dans son éditorial de janvier indique que ce ne sont pas tant les immigrés qui mettent en péril la Corse que sa trop faible natalité :

"« Noël est passé et la plupart de nos concitoyens, croyants ou pas, se sont laissés touchés par le mystère – la magie diront certains – de la crèche de Bethléem. Curieux paradoxe d’une société qui se laisse émouvoir par la naissance d’un enfant mais qui est en blues de natalité. Si le taux de fécondité par femme avoisine les 2 pour la France, il est descendu en Corse en-dessous des 1,6 c’est-à-dire bien loin du minimum pour assurer le renouvellement des générations.

Lors de la campagne électorale pour les régionales, de nombreuses propositions – certaines tout à fait pertinentes – ont été faites pour améliorer la situation sociale et économique de l’Ile. Mais, curieusement, pratiquement aucune n’envisage une politique familiale audacieuse qui permettrait d’encourager la natalité.

Comment ne pas voir pourtant qu’une société qui n’assure pas le renouvellement de sa population se prépare un avenir bien sombre ? Beaucoup ont exprimé des peurs vis-à-vis de l’éventuelle arrivée de migrants, craignant que les corses ne finissent par disparaitre. N’est-ce pas plutôt la faible natalité en Corse qui met en péril l’avenir de sa population ?

Certains jeunes couples me disent ne pas vouloir plus de deux enfants parce que « ça coûte cher » et que l’avenir leur semble trop incertain. Il faut bien évidemment entendre cette crainte, et surtout soutenir les familles nombreuses, mais il faut aussi bien voir le côté irrationnel d’un tel choix. Car l’avenir sera d’autant plus incertain que la population continuera de vieillir. Qui prendra en charge les retraites et la couverture sociale des personnes âgées si les jeunes actifs ne sont plus assez nombreux ?

Ceci dit, la transmission de la vie ne peut être le résultat d’un seul calcul économique. Croyons-nous sérieusement que le bonheur d’un enfant est lié au fait qu’il pourra avoir une chambre à lui tout seul et jouir de toute la panoplie des gadgets présentés comme indispensables par le dieu consommation ?

Sans dramatiser les situations différentes – je pense en particulier aux femmes élevant seules un enfant et qu’il faut aussi soutenir – il faut bien convenir que le plus important pour un enfant est de pouvoir compter sur des parents qui s’aiment et de faire l’expérience d’une fratrie au sein de laquelle il s’initie à la vie en société.

Au-delà de ces réalités, l’ouverture à la vie touche à des choses plus fondamentales qui se révèlent au fur et à mesure de notre progression spirituelle. La marche à la suite du Christ nous dévoile en effet le sens profond de notre existence ; notre vie nous a été donnée et elle ne peut trouver son accomplissement que dans le don désintéressé d’elle-même : « qui veut sauver sa vie la perdra, mais qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera » (Lc 9,24). Le basculement auquel nous sommes invités consiste à passer d’une vie conçue comme quelque chose qui nous appartient et que l’on préserve, à une vie qui donne et qui se donne. De ce point de vue, la vie consacrée et le mariage répondent à la même logique, il s’agit de donner sa vie, et ce don est source de fécondité.

Le repli sur soi est beaucoup plus risqué que le don de soi enraciné en Dieu

La maitrise par la science de la fécondité humaine a certes permis certains progrès, mais elle a surtout insidieusement laissé croire que l’enfant n’était que le résultat – on pourrait dire la production – d’un désir d’adulte parfaitement maitrisé. A ainsi disparu la « démaîtrise » inhérente à l’amour qui ouvre un espace à la générosité du don et permet de comprendre que le repli sur soi est beaucoup plus risqué que le don de soi enraciné en Dieu. Bref, pour dire les choses plus simplement et si vous me permettez cette exhortation toute fraternelle : réenchantez l’avenir, faites des enfants ! »"


Surpopulation ? La moitié de la population mondiale occupe 1% du territoire

La moitié de la population vit dans l’équivalent d’1% du territoire mondial. Certaines villes, comme Dacca (Bangladesh), ont une densité de plus de 29.400 personnes/km². (Paris compte 20.980 habitants/km²).

46% de la population mondiale vit en Asie orientale. L’Afrique –où la population devrait augmenter significativement dans les décennies à venir– a beaucoup de territoires faiblement occupés. La région regroupant les villes de Chengdu et Chongqing (Chine) regroupe à elle seule plus de 100 millions d’habitants. Elle a une superficie proche de celle de l'État de New York, qui avait une population de 8.406 millions en 2013. Même si l’Europe concentre moins de la moitié de la population asiatique, elle se démarque par une répartition très homogène, avec peu d’espaces «dépeuplés» comme l’Asie.


Ce gouvernement a tellement attaqué les familles que l'on prévoit "un krach des naissances"

Lu dans Les Echos :

"Le nombre de naissances en France a encore baissé de 2,8 % en octobre. 

Branle-bas de combat chez Natecia à Lyon. Cette maternité privée, la deuxième de France avec 4.556 bébés nés l’an dernier, a vu le nombre d’accouchements chuter depuis le début de l’année. On attendait une baisse, mais pas si brutale, explique Jean-Loup Durousset, le PDG du groupe Noalys et directeur de cette clinique : « Fin décembre, on a fait –10 %, et on attend – 20 % en janvier- février », souligne l’ex-patron de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP). Soit 45 bébés de moins en novembre, et 107 de moins en décembre. « On peut parler d’un krach des naissances en 2015-2016 ! », extrapole-t-il."


La méthode Billings enfin accessible à tous les pays francophones

Lu sur le site Billings life:

Billings_monde"Bien que la méthode de l’ovulation Billings® soit très répandue, quiconque veut la pratiquer ne trouve pas toujours une monitrice à proximité qui puisse lui enseigner de vive voix.

Pour résoudre ce problème, les Drs John et Evelyn Billings ont développé et mis en place, à la fin des années 90 et avec l’aide de leurs collaborateurs de l’Organisation Mondiale de la Méthode de l’Ovulation Billings (WOOMB International –World Organisation Ovulation Method Billings), une formation à distance profitant du développement d’Internet et des échanges facilités par la messagerie électronique et des outils comme Skype.

Cette formation se compose d’une dizaine de sessions, chaque session étant dédiée à un aspect spécifique de la méthode. La formation a vocation non seulement à permettre l’apprentissage de la méthode pour soi, mais aussi à devenir monitrice pour ensuite l’enseigner (...)

Tous les renseignements et modalités pratiques ici.


Africanistan, l'Afrique en crise va-t-elle se retrouver dans nos banlieues ?

Serge Michailof, professeur à Sciences-Po, ancien directeur de la Banque mondiale et ancien directeur des opérations de l'AFD (Agence Française de Développement), vient de publier un livre explosif sur l'Afrique, l'immigration et la terrible crise qui s'annonce et qui pourrait toucher la France en premier lieu.

Voici plusieurs extraits d'interviews que l'auteur a donnés à divers médias :

14515900"En 2050, l’Afrique au sud du Sahara aura une fois et demie la population de la Chine, mais les jeunes en âge de travailler y seront trois fois plus nombreux. Où seront les emplois ? (...) La partie de l’Afrique qui est en crise a l’inconvénient de se comporter comme un cancer, diffusant des métastases autour d’elle qui s’appellent insécurité, terrorisme, réfugiés, circulation des armes, enlèvements d’otages, piraterie, épidémies, migrations massives.
Nous commençons tout juste en Europe à percevoir les conséquences de l’implosion de la Syrie et de la Libye, des petits pays en termes de population. Quelles seraient les conséquences de l’implosion d’une zone immense, peuplée de 100 millions d’habitants aujourd’hui, 200 millions dans vingt ans, dont une bonne partie est francophone ? Quelles seraient les conséquences d’une déstabilisation de l’Afrique de l’Ouest à partir des métastases que diffuse la Libye via un Sahel en crise ?
On croit qu’en « neutralisant » les terroristes on va restaurer la sécurité. Mais le problème, c’est que les plus fragiles de ces pays, en particulier au Sahel, sont des barils de poudre (...)

On peut craindre que surgisse d’abord un « Sahélistan », puis, par un jeu de dominos, un « Africanistan » : un Afghanistan africain, mais à la puissance 5 ou 10, dont l’une des conséquences inéluctables sera qu’une bonne partie de l’Afrique en crise se retrouvera dans nos banlieues (...) Il faut aussi se demander quel sera l’impact sur nos banlieues, sur notre société, sur nos équilibres politiques, des migrations massives que la déstabilisation du Sahel ne manquerait pas de provoquer. [source

"J'ai eu un véritable examen de conscience sur le choix du titre et l'angoisse de me faire récupérer par l'extrême droite. J'ai fait relire mon dernier chapitre sur les migrations à des amis africains ou d'extrême gauche avant de donner le bon à tirer. Mais il est temps de taper du poing sur la table (...)

Mais le fond du problème, à savoir : une démographie hors de contrôle ; une agriculture largement en panne ; l'absence de perspectives en termes d'emplois ; la perte d'espoir des jeunes ; la faiblesse de l'appareil d'Etat, contrôlé par des groupes qui se disputent des rentes au détriment de toute recherche d'efficacité ; l'influence d'une vague islamique radicale inspirée du wahhabisme ; la circulation des armes ; des zones de repli quasi inexpugnables pour les djihadistes... Tout ceci fait qu'on ne peut pas ignorer le parallèle afghan (...)

La Syrie et l'Irak sont de petits pays en termes de population dont les habitants ne parlent pas français. Dans 20 ans, si le cœur du Sahel francophone n'a pas trouvé la voie d'un développement inclusif qui crée des emplois à la hauteur des besoins (...), nous risquons d'être confrontés à l'implosion sécuritaire d'une région regroupant, au bas mot, 200 millions d'habitants. Beaucoup se retrouveront dans les villes de la côte africaine et au Maghreb. Et ceux qui n'y trouveront pas d'emplois prendront naturellement le chemin de la France (...)" [source]


La Chine annonce (encore) la fin de la politique de l'enfant unique

Unknown-33La Chine a annoncé officiellement jeudi la fin de la politique dite de l'enfant unique et va autoriser tous les couples chinois à avoir deux enfants, selon un communiqué du Parti communiste rapporté par l'agence Chine nouvelle. Deux mais pas plus.

Cette décision est destinée à corriger l'inquiétant déséquilibre hommes-femmes (l'eugénisme se fait au détriment des filles et des millions d'hommes ne peuvent pas se marier) et à enrayer le vieillissement de la population.

Déjà, fin 2013, les autorités chinoises avaient décidé d'assouplir cette politique : désormais, si au moins l'un des deux membres d'un couple est enfant unique, un permis peut être délivré pour une deuxième grossesse. Mais en juillet 2014, ce fut un constat d'échec. Les autorités de la commission nationale du planning familial envisageaient entre 1 et 2 millions de naissances supplémentaires à court terme. En définitive, fin mai, seuls 270 000 couples avaient fait la demande de ce permis de procréer ; 240 000 permis étaient accordés.

On ne gomme pas ainsi 30 ans de politique de l'enfant unique : au lieu de pouvoir compter sur les grands-parents pour garder les enfants, bien des Chinois qui ont eu leur enfant tard sont maintenant obligé de prendre soin de la génération d'au-dessus comme de celle d'en-dessousEt ils sont seuls, sans frère ou sœur pour alléger cette charge. Alors avoir un 2e enfant...


Une contraception pour les riches testée par les pauvres

L'Homme nouveau remarque que Sayana Press, une contraception injectable dont la vente est désormais autorisée dans plusieurs pays européens, a d'abord été distribuée en Afrique :

"Pfizer Inc., la Fondation Bill Gates et la Children’s Investment Fund Foundation (CIFF) ont annoncé en novembre 2014 la mise en place d’un plan pour rendre le Sayana Press accessible dans 69 des pays les plus pauvre du globe. (...)

Est-ce un hasard si ces produits ont été introduits premièrement dans les pays pauvres ? Les promoteurs du Sanaya Press se défendent bien sûr de toute volonté eugéniste et se cachent derrière de nobles intentions humanitaires d’aide au développement. Reste qu’il s’agit de pays dont on veut à tout prix baisser la démographie… De pays où les scandales sanitaires, comme les campagnes de stérilisations massives faites à l’insu des femmes, ne parviennent qu’à de rares oreilles occidentales.

En juin 2015, (...) on comptait 170 600 doses de Sayana Press distribuées au Niger, au Burkina Faso (premier pays à avoir autorisé sa mise sur le marché), au Sénégal et en Ouganda. Des chiffres qui ont eu plus d’échos que les révélations sur les effets secondaires du contraceptif, notamment la perte de densité osseuse."

Ce contraceptif, que la femme s'injecte elle-même toutes les 13 semaines, dérive du Depo-Provera, également produit par Pfizer, interdit de vente aux Etats-Unis, mais distribué dans les pays pauvres via l'OMS :

"En 1984, une commission d’enquête avait fait interdire la vente de ce produit aux États-Unis à cause des risques de cancer du sein qu’il présentait, alors qu’il était distribué dans 82 pays différents depuis 1960. De nombreuses organisations internationales, dont l’Organisation Mondiale pour la Santé (OMS), en commandaient à Upjohn en grande quantité. Le géant de l’industrie pharmaceutique n’avait qu’à passer par sa filiale belge pour honorer ses commandes et contourner la loi américaine. [...]"


La dénatalité de l'Europe entraîne l'immigration

Selon le pape, l’une des causes du phénomène migratoire que connaît l'Europe depuis des décennies est la dénatalité à l’œuvre dans plusieurs pays d’Europe :

F« Si un pays n’a pas d’enfants, les immigrés viennent et prennent leur place ». « C’est ma propre interprétation et elle peut ne pas être correcte, mais cela est en partie dû à une culture du confort, non ? Dans ma propre famille, j’ai entendu, il y a quelques années, des cousins italiens dire : « Des enfants ? Non. On préfère voyager durant nos vacances ou acheter une villa, ou faire ceci ou cela ». « Je crois que le plus grand défi de l’Europe est de redevenir une Europe-mère », à l’inverse d’une « Europe grand-mère ».


Baisse de la natalité : question de Véronique Besse

Une question posée le 8 septembre par Véronique Besse à Laurence Rossignol, sur la baisse de la natalité en France et le vieillissement de la population :

"Mme Véronique Besse attire l'attention de Mme la secrétaire d'État, auprès de la ministre des affaires sociales, de la santé et des droits des femmes, chargée de la famille, de l'enfance, des personnes âgées et de l'autonomie sur la baisse de la natalité en France au premier trimestre de l'année 2015. Sur les trois premiers mois de l'année 2015, l'Insee a enregistré 183 100 naissances contre 191 800 sur la même période en 2014 et une moyenne de 190 900 pour les premiers trimestres des années 2008 à 2013. Ainsi, la fécondité des familles françaises aurait tendance à baisser, après une période de stabilité. Or, selon une récente estimation soulignée par l'économiste Jacques Bichot, un déficit de 30 000 naissances, comme cela risque de se produire dès cette année si la tendance perdure, pourrait entraîner une perte d'environ 84 milliards d'euros de PIB en moins entre 2035 et 2080. En outre, l'équilibre à long terme du système de retraites par répartition, déjà bien mal en point, pourrait en être durement affecté. Par conséquent, elle lui demande quelles mesures de poids elle entend prendre pour redynamiser au plus tôt la natalité française, menacée de déclin ces derniers mois."

Est-ce que la drague aux réfugiés en Allemagne serait la réponse du gouvernement à cette question cruciale ? C'est vrai que c'est tellement plus logique d'importer des humains que de favoriser une natalité tonique chez les Français, en stoppant la culture de mort.


La natalité en baisse en France ?

Lu ici :

N"L'an passé en France, 818.565 bébés ont vu le jour, dont 781.167 en métropole; un chiffre "stable par rapport à celui de 2013 (hors Mayotte)", souligne l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) dans un étude publiée mardi."

Mais au vu des chiffres du premier trimestre 2015, il y a de quoi s'inquiéter. Sur les trois premiers mois de l'année l'Insee a enregistré 183 100 naissances contre 191 800 sur la même période de 2014 et une moyenne de 190 900 pour les premiers trimestres des années 2008 à 2013. Une conséquence de la politique fiscale hostile aux familles ?


Les Européens doivent faire plus d’enfants pour éviter une catastrophe démographique

C'est le titre d'un article qu'il faut mettre en parallèle avec le post de ce matin sur le grand remplacement :

"Les taux de natalité se réduisent de plus en plus en Europe ce qui pourrait conduire à une tempête démographique, et par extension, compromettre la croissance économique du Vieux Continent. L’Espagne possède en effet l’un des taux de fertilité les plus faibles de l’Union européenne, avec une moyenne de 1,27 enfant par femme en âge de procréer, contre une moyenne européenne de 1,55 (...)

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En parallèle, le nombre de migrants économiques et de demandeurs d’asile qui cherchent à pénétrer dans les pays de l’UE au péril de leur vie n’a jamais été aussi important, atteignant des niveaux records. Paradoxalement, les autorités tentent de les repousser, quand bien même une crise démographique sans précédent menace le continent. L’Europe a un besoin croissant de gens jeunes, dont le travail pourra financer les services de santé, les retraites, s’occuper des personnes âgées et peupler les zones rurales (...)

Seuls les pays scandinaves semblent résister à cette tempête démographique. C’est certes partiellement grâce aux congés parentaux généreux et à la stabilité économique qui caractérise ces pays. Mais pour la Suède et la Norvège, une forte immigration nette contribue à ces bons résultats (...)

L’immigration est aussi l’un des moyens qui permet de soutenir, voire de stimuler, le taux de fécondité en Grande-Bretagne et en France qui ont permis à ces populations de croître en termes absolus (...)."

La teneur générale de l'article et sa conclusion en particulier ont le mérite de reconnaître que les taux de natalité élevés en Europe (France, Suède, Notvège) s'expliquent par la population immigrée ou d'origine étrangère présentes sur leur sol... Quand à la solution souhaitée par l'auteur, elle ressemble au grand remplacement qui n'existe pas... 


Le grand remplacement n'est pas un mythe pour l'ONU

Alors qu'en France certains semblent hésiter à employer ce terme, ne sachant pas trop si le grand remplacement est une réalité ou pas ou tout simplement par soumission au politiquement correct, la Division de la Population des Nations Unis se l'approprie très bien comme le montre ce communiqué :

" La Division de la population du Département des affaires économiques et sociales a publié un nouveau rapport intitulé « Migration de remplacement: est-ce une solution pour les populations en déclin et vieillissantes ? ». Le concept de migration de remplacement correspond à la migration internationale dont un pays aurait besoin pour éviter le déclin et le vieillissement de la population qui résultent des taux bas de fécondité et de mortalité (...)

Les principaux résultats de ce rapport comprennent :

Le déclin de la population est inévitable, en l’absence de migration de remplacement. La fécondité peut rebondir dans les décades à venir, mais peu de spécialistes croient qu’elle pourra remonter suffisamment dans la plupart des pays pour atteindre le niveau de remplacement dans un futur prévisible (...)

Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter un déclin de la population totale sont beaucoup plus grands que ceux qui ont été envisagés dans les projections des Nations-Unies. La seule exception concerne les Etats-Unis.

Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter les déclins de la population en age de travailler sont plus grands que ceux nécessaires pour éviter les déclins de la population totale. Dans quelques cas, comme ceux de la République de Corée, de la France, du Royaume-Uni ou des Etats-Unis, ils sont de deux à quatre fois plus grands. Si de tels flux d’immigrants se produisaient, les immigrants d’après 1995 et leurs descendants constitueraient une fraction impressionnante de la population totale en 2050 – entre 30 et 39 pour cent dans le cas du Japon, de l’Allemagne et de l’Italie (...)"

Et pendant ce temps-là, la famille en France est sytématiquement dévalorisée, dénaturée et aucune politique nataliste n'est engagée...


Phénomène des « migrants » africains : Bernard Lugan parle vrai

Lu sur son blog :

"La vague migratoire africaine que subit actuellement l'Europe se fait par l'entonnoir libyen.

- Ce dernier fut créé par ceux qui déclenchèrent une guerre insensée contre le colonel Kadhafi qui avait fermé son littoral aux passeurs-esclavagistes.

- Face à la déferlante, les forces navales européennes recueillent les clandestins... pour les transporter jusqu'en Italie. La différence avec le prophétique Camp des Saints de Jean Raspail est que chez ce dernier, les migrants débarquaient en Europe alors qu'aujourd'hui ils y sont débarqués... pour y être installés.

- Les responsables de l'ectoplasme bruxellois ont comme seule préoccupation de répartir ces intrus dont les indigènes ne veulent pas entre les pays de l'UE, ne voyant pas qu'ils vont ainsi amplifier le phénomène en créant une pompe aspirante.

- Cette migration-peuplement est essentiellement la conséquence d'une démographie devenue folle qui tue l'Afrique à petit feu, lui interdit tout développement et exacerbe ses conflits[1].

- Or cette explosion démographique s'explique parce que les missionnaires, les religieuses soignantes, les médecins et les infirmiers coloniaux ont, hier, au nom de leur « amour des autres », délivré les Africains de la lèpre, de la rougeole, de la trypanosomiase, du choléra, de la variole, de la fièvre typhoïde ; cependant que les militaires les libéraient de l'esclavage arabo-musulman.

Résultat : en un siècle, la population du continent a presque été multipliée par 10. De 100 millions d'habitants en 1900, elle était passée à environ 275 millions dans les années 1950-1960, puis à 640 millions en 1990 et à un milliard en 2014. Dans les années 2050 les Africains seront entre 2 et 3 milliards (dont 90% au sud du Sahara), puis 4,2 milliards en 2100 ; ils représenteront alors 1/3 de la population mondiale. En 2050, 40% des naissances mondiales seront africaines[2], ce qui, ajouté à la baisse heureuse de la mortalité infantile en raison des campagnes de vaccination menées par les ONG et de l'annonce d'un prochain vaccin contre le paludisme, va conduire à un cataclysme encore plus destructeur que l'actuel.

Comment espérer alors que les migrants cesseront de se ruer vers un « paradis » européen non défendu et peuplé de vieillards ? Un paradis où, par hédonisme, les femmes ne font plus d'enfants ? Un paradis où les hommes s'interrogent sur leur identité sexuelle et où toute attitude virile est considérée comme machiste, autant dire fascisante ?

Désarmés par l'hystérie émotionnelle de la classe politique et des médias ainsi que par la compassionnelle sollicitude des clercs, les Européens sont sommés de devoir accepter de subir. Un ancien Premier ministre de « droite » est même allé jusqu'à proposer que les forceurs de frontière soient envoyés repeupler les campagnes françaises. Là où les « aides » en tous genres ont depuis longtemps fait taire les salutaires cris de « Haut les fourches »...


La Ligue du Sud s'oppose à la PMA pour tous

Communiqué :

"La Ligue du Sud est particulièrement défavorable à la réforme de la Procréation Médicalement Assistée de 2011 permettant aux couples hétérosexuels d’avoir un enfant par fécondation in vitro sans condition de vie commune. Si l’infertilité est une souffrance dont il est louable que la science soit parvenue à amoindrir les duretés, le mythe du Progrès ne doit pas ouvrir la possibilité à toutes les dérives.

Lors du débat ayant entrainé la destruction du modèle naturel du mariage lors des premières années du quinquennat de François Hollande, les opposants au saccage du mariage rappelaient que les coteries LGBT chercheraient à imposer l’extension universelle de la GPA. C’est chose faite avec le concours du Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, tout un programme, qui demande la libéralisation complète de ces solutions en principe réservées à des cas limites. Rappelons que grâce à la belle mobilisation de La Manif Pour Tous, l’ouverture de la GPA aux couples de femmes était retirée de la loi famille en janvier 2014.

L’approche utilisée dans le rapport est paradoxale : elle est issue exclusivement des fameuses théories du genre. Rappelons que le Haut Conseil est dépendant du premier ministre qui rappelait vertement, comme sa chère amie Belkacem, que ces théories n’existaient pas. Pourtant on lit en introdu ction : « Ainsi, les personnes homosexuelles transgressent les normes du genre et sont disqualifiées dans leur identité d’homme « masculin » et de femme « féminine » ». D’ailleurs la PMA reposant sur l’anonymité du donneur et le rapport préconisant d’instaurer une « déclaration commune anticipée de filiation » la société en arriverait à créer une filiation ignorant volontairement la différence des sexes, l’équilibre dans l’éducation par un père et une mère. La PMA pour les duos lesbiens reviendrait au couronnement d’un totalitarisme idéologique ignorant complètement et la nature humaine et la Nature elle-même.

L’argumentaire utilisé note bien les objectifs réels de forces à l’œuvre depuis des décennies maintenant en faveur du saccage du mariage. Ainsi la Haute Cour prétend justifier le passage à la PMA pour les duos lesbiens au motif que le nombre de divorces aurait explosé et que les femmes seules élevant les enfants de leur précédente union est très majoritaire. Il ne viendrait donc pas à l’idée de ce groupe sans légitimité que c’est justement à un approfondissement des engagements qu’il faudrait procéder pour retrouver ordre et équilibre dans notre société ? Les souffrances des enfants de familles éclatées n’intéressent visiblement pas ces pseudos féministes qui prônent la coexistence d’autres normes à côté de la famille nucléaire, fruit de millénaires de civilisation.

La Ligue du Sud répète qu’elle défend une conception traditionnelle de la famille. Par pragmatisme et souci du bien commun, elle considère que la Politique se doit de soigner les situations sociales intolérables, en rupture de l’ordre naturel. La moraline LGBT cependant n’a rien à faire en politique : elle utilise les individus au service de son idéologie et veut remplacer les familles par des atomes, les enfants par des projections hédonistes insoucieuses de l’avenir de notre société."


Laudato Si dénonce le malthusianisme

Voici le n°50 de l'encyclique :

"Au lieu de résoudre les problèmes des pauvres et de penser à un monde différent, certains se contentent seulement de proposer une réduction de la natalité. Les pressions internationales sur les pays en développement ne manquent pas, conditionnant des aides économiques à certaines politiques de “ santé reproductive ”. Mais « s’il est vrai que la répartition inégale de la population et des ressources disponibles crée des obstacles au développement et à l’utilisation durable de l’environnement, il faut reconnaître que la croissance démographique est pleinement compatible avec un développement intégral et solidaire ». Accuser l’augmentation de la population et non le consumérisme extrême et sélectif de certains est une façon de ne pas affronter les problèmes. On prétend légitimer ainsi le modèle de distribution actuel où une minorité se croit le droit de consommer dans une proportion qu’il serait impossible de généraliser, parce que la planète ne pourrait même pas contenir les déchets d’une telle consommation. En outre, nous savons qu’on gaspille approximativement un tiers des aliments qui sont produits, et « que lorsque l’on jette de la nourriture, c’est comme si l’on volait la nourriture à la table du pauvre ». De toute façon, il est certain qu’il faut prêter attention au déséquilibre de la distribution de la population sur le territoire, tant au niveau national qu’au niveau global, parce que l’augmentation de la consommation conduirait à des situations régionales complexes, à cause des combinaisons de problèmes liés à la pollution environnementale, au transport, au traitement des déchets, à la perte de ressources et à la qualité de vie, entre autres."


20 millions d’Allemands de moins en 2060

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"Selon les calculs de l’Institut d’économie internationale de Hambourg, l’Allemagne a dépassé le Japon dans le classement des pays à plus faible natalité. Entre 2010 et 2015, il y a eu en Allemagne 8,2 enfants pour 1.000 habitants (contre 8,4 au Japon). A ce rythme-là, chaque nouvelle génération d’Allemands est inférieure d’un tiers à la génération précédente, et il y aurait donc en 2060 20 millions d’Allemands de moins.

Juste après viennent le… Portugal (9‰) et l’Italie (9,3‰). La France et le Royaume-Uni sont à 12,7‰ et la Russie se redresse de façon spectaculaire : 13,2‰.

Les taux les plus élevés sont en Afrique, à commencer par le Niger : 50‰. Inutile de faire de grands discours sur l’immigration…"


Environnement : l'Eglise tiendra-t-elle un discours clair contre le malthusianisme ?

Alors que Sandro Magister s'est ému de la présence de Jeffrey Sachs, un néo-malthusien conseiller de Ban Ki Moon, au symposium  sur le climat et le développement durable au Vatican, l'ancien patron de la banque du Vatican Ettore Gotti Tedeschi a adressé au pape François, fin mai, une lettre dans laquelle il fait du malthusianisme l'origine de la crise actuelle de l'environnement. Jeanne Smits l'a traduite :

"(...) comment le PIB (produit intérieur brut) peut-il croître réellement et de manière « durable » si la population de grandit pas ? En réalité, toute illusion mise à part, cela ne peut se produire qu'en faisant augmenter la consommation individuelle. C'est bien pour corriger et pour compenser les risques de l'effondrement proportionnel de la croissance du PIB que l'on a adopté ce qu'on appelle le modèle consumériste. Dans une société mûre, avec une morale relativiste, nihiliste, il n'a pas été difficile de proposer à l’homme occidental, en tant que véritable et principale satisfaction, cette satisfaction matérielle et consumériste. Mais pour satisfaire à l'exigence d'un consumérisme largement répandu on a créé en même temps les conditions de la pauvreté et de l'exploitation de l'environnement. Cela s'est fait au moyen de la désindustrialisation de pays occidentaux, où la production coûte trop cher, et en délocalisant, c'est-à-dire en transférant la production vers des pays à bas coûts de main-d'œuvre, qui n'étaient pas prêts pour les technologies qui protègent l'environnement.

Pour faire consommer davantage on a aussi favorisé la transformation de l'épargne en consommation, en soustrayant au système bancaire une base monétaire pour le crédit et surtout en privant les familles de leurs moyens d'autoprotection. La croissance zéro de la population, souhaitée par les néo-malthusiens (deux enfants par couple), a ensuite provoqué le phénomène du vieillissement de la population, avec la croissance consécutive des coûts fixes, (santé et retraites), compensé par une croissance en proportion des taxes, qui ont entraîné une réduction des revenus, des investissements et la croissance de la dette.
Pour éviter l’effondrement subséquent de la croissance économique, on a forcé toujours plus sur la croissance de la consommation, toujours plus à crédit. Mais on a aussi forcé la progression de la production délocalisée, moins attentive à l'exploitation de l'environnement. L'origine de la crise économique, de la pauvreté qui lui est liée et des déséquilibres de l'environnement, est la conséquence de cette doctrine néo-malthusienne.
 
Comment donc cette même doctrine pourrait-elle résoudre le problème qu’il a créé ? (...)
Le risque que nous courons, en tolérant la mise en place de solutions malthusiennes environnementaliste, est de permettre à l'environnementalisme de s'affirmer comme religion universelle dans un monde globalisé où coexistent différentes cultures religieuses. Cet environnementalisme malthusien risque de créer une plus grande pauvreté, de plus grands déséquilibres socio-économiques, et une moindre protection véritable de l'environnement."