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Jacques Bompard a été le seul député à défendre sans cesse et fidèlement le respect intégral de la vie innocente [Add.]

Communiqué de Bernard Antony :

Maxresdefault"On apprend avec une certaine consternation que dans le Nord un candidat du Front National non en lice pour le second tour a chaleureusement appelé à voter pour le candidat mélenchonien contre le macronien. On peut comprendre et partager, c’est notre cas, l’aversion d’Eric Dillies pour le macronisme. Mais faire voter pour le mélenchonien, c’est une aberration, c’est oublier que le camarade Mélenchon a été et est toujours l’admirateur de l’immense infamie du bolchevisme castriste et autres régimes de la barbarie marxiste-léniniste.

En revanche, dans le Vaucluse, on ne comprendrait pas que toutes les voix de la candidate du Front National battue ne se reportent pas unanimement sur Jacques Bompard.

En effet, ce dernier a été le seul député dans la précédente assemblée à défendre sans cesse et fidèlement, sans aucune ambiguïté, le respect intégral de la vie innocente, conforme à son idéal d’écologie humaine et se prononçant pour le remplacement de la loi Veil. Jacques Bompard, qui a toujours agi contre le racisme antifrançais et antichrétien, a donc agi aussi contre le racisme antihumain.

L’Agrif, qui appelle à voter partout où il y en a, tel encore Henri de Lépinau dans le Vaucluse, pour les candidats défenseurs de notre identité française, chrétienne et humaine, appelle donc tous ses adhérents et amis à un effort de mobilisation pour assurer la victoire si nécessaire de Jacques Bompard."

Addendum : Plusieurs lecteurs signalent avec pertinence que, si Jacques Bompard s'est effectivement fait remarquer par la force de ses convictions concernant la défense de la Vie innocente, il est d'autres députés courageux qui ont fait de même comme Xavier Breton (LR, en ballotage défavorable dans l'Ain) et bien sûr Jean-Frédéric Poisson (PCD, en ballotage défavorable dans les Yvelines), qu'il faut donc soutenir.


La candidate FN éliminée à Orange soutient Jacques Bompard... du bout des lèvres

Ce communiqué montre à quel point un grand nombre de responsables du FN n'arrive pas à sortir des logiques partisanes et des batailles d'ego alors que la France aurait tant besoin d'une recomposition des droites de conviction en vue de la défense du bien commun. Quelle tristesse !DCLRluSWsAEq7xR.jpg largeLa teneur du communiqué est bien différente de celui, publié hier, par Rémy Rayé et Antonia Dufour, conseillers départementaux FN du Vaucluse, dans lequel ils écrivaient :

"Dans la 4ème circonscription, J. Bompard a non seulement un bilan de gestion exemplaire mais s'est en outre toujours posé, à l'assemblée nationale, en ardent défenseur des valeurs immuables de la droite nationale : la foi en la nation, la défense de son identité, de la famille, de la vie, des traditions."

Et pendant ce temps, un candidat FN appelle à voter pour les candidat des Insoumis :

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Candidats "En marche" : Avec un ouvrier pour 26 avocats, la diversité est en fait relative.

Lu ici :

"Le secrétaire d'Etat au numérique Mounir Mahjoubi assurait hier soir que tous les métiers seraient représentés à l'Assemblée nationale grâce aux candidats En marche. Avec un ouvrier pour 26 avocats, la diversité est en fait relative.

Contrairement à ce que voudrait faire croire En marche, le renouvellement ce n’est pas vraiment pour maintenant… en tout cas pas au niveau des profils socioprofessionnels des candidats. Invité dimanche soir sur France 2 à réagir aux premiers résultats des législatives, le secrétaire d’Etat au numérique Mounir Mahjoubi assurait pourtant : «Aujourd’hui au sein de La République en marche, on a réussi à réunir une certaine diversité et dans cette diversité il y a quelque chose qui nous unit tous, c’est cette volonté de renouveler. Et contrairement à ce plateau je vous invite à vous projeter sur l’Assemblée nationale que nous allons permettre dans quelques jours, la semaine prochaine je l’espère. Imaginez ces visages. La moitié de femmes que nous avons présentées sur des circonscriptions gagnables. Des jeunes, des moins jeunes, des retraités, des artisans. Nous avons présenté des personnes de tous les métiers.»  (...)

La République en marche a mis en avant plusieurs profils variés (...) Mais à y regarder plus globalement, les investis ne sont pas très divers, ni représentatifs de la population française. Et guère plus que les candidats des autres partis.

L’ouvrier «marcheur» Claude Thirard cache par exemple la forêt de cadres et professions intellectuelles supérieures surreprésentés parmi les candidats. Selon les données du ministère de l’Intérieur, plus de la moitié des candidats investis par LREM sont des cadres ou professions intellectuelles supérieures. Un taux légèrement supérieur à celui du PS et LR mais… trois fois plus important que le nombre de cadres et professions intellectuelles supérieures dans la population active française, où ils n’étaient que 17,7% en 2015 (...)

Quant aux ouvriers, qui sont 8,4% de la population active française, LREM n’en présente qu’un seul. Ce qui conduit à un taux de… 0,18%, soit 46 fois moins. Certes, c’est toujours mieux que le PS et LR qui n’en présente aucun, mais cela ne permet pas d’affirmer que «tous les métiers» sont représentés par la future majorité présidentielle (...)"


Ce qui manque aux élus, c’est la liberté de ne pas faire comme les autres, ne pas suivre aveuglément les consignes de partis, ne pas être inféodés à des lobbies

Tribune de Joseph Castano à propos de la situation politique de la France :

"Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime, il est complice (George Orwell)

Ob_c76aee_jose-juin-2017Le rideau vient de tomber sur ce premier tour des élections législatives et, comme lors des présidentielles, la vraie nature des responsables politiques s’est affichée au grand jour… C’est le chef de file LR, l’inénarrable François Baroin –postulant à Matignon- qui a ouvert, dès le 5 juin, la marche des courtisans vers le Pouvoir en prônant « un désistement dans le cas d'une triangulaire où le FN serait susceptible de l'emporter », invitant la République en marche et le PS à faire de même.

Ces alliances ineptes ne sont pas de nature à transcender les partis, mais à favoriser les arrangements entre amis pour avoir sa place au soleilDès lors, il en résulte, par-delà les ambitions personnelles et les jeux de pouvoir, un manque flagrant de probité et d’éthique qui détourne inexorablement des urnes, les électeurs lassés par tant de malversations, de collusions, de palinodies et de versatilités de la classe politique… Où ils attendent l’espérance, on leur offre des bilans truqués, des chiffres faux, des compromissions, des « affaires » à répétitions… Rien, dans tout cela, qui ressemble à de la volonté, de l’enthousiasme, de l’espérance, par conséquent à de l’avenir. Alors, le sondage tombe comme une pierre dans le jardin de ces messieurs : ils nous ennuient… et les abstentions se multiplient lors des consultations électorales à l’exemple de ce premier tour où plus de 50% des électeurs se sont abstenus de voter. Que devient donc leur légitimité ? Que devient celle du Parlement ?

Ce qui manque précisément aux élus, c’est la liberté de ne pas faire comme les autres, ne pas suivre aveuglément les consignes de partis, ne pas être inféodés à des lobbies. Ce qui manque à la plupart des responsables politiques pétris d’orgueil et assoiffés de pouvoir, c’est la liberté de faire valoir leurs talents propres, d’injecter des initiatives personnelles qui tiennent compte d’avis divergents, plutôt que s’évertuer à préserver contre vents et marées leurs propres intérêts. Ils sont le symbole moderne du cynisme absolu, de l'absence totale de fidélité à leurs idées, de l'opportunisme à la puissance 10.

Ce qui lasse désormais les électeurs, c’est cette nomenklatura régnante qui se partage depuis des lustres le pouvoir. Chez elle, le courage et la droiture sont passés de mode. Les fourbes sans esprit et les intrigants moroses sont en tous lieux les favoris des oligarques.

« Nous étions les guépards, les lions. Ceux qui nous remplaceront seront les chacals, les hyènes ». Dans « Le Guépard » de Luchino Visconti, le Prince Salina résume avec une lucidité remarquable mais une nostalgie poignante la sève du roman de Giuseppe Tomasi qui s’adapte parfaitement à la situation présente.

Abstention-legislatives-2017Quand entendons-nous un de ces oligarques qui nous propose l’ardeur, l’action, l’honneur, l’élan, le sacrifice, la gloire, la patrie ? Mais non, il n’est question que de combinaisons, de petites alliances qui permettent de prendre les petites places et, par-dessus tout, de réchauffer sans cesse, pour en tirer son profit et y gagner sa croûte, l’opposition et presque la haine, entre Français. Depuis fort longtemps nous manquons d’hommes politiques d’envergure capables d’affronter les pires situations sans craindre d’être mis en « minorité », d’être « sanctionnés » lors d’une consultation électorale, de se voir opposer une « mise à l’écart » ou un chantage quelconque.

Aujourd’hui, face au péril croissant que représente l’islamisation de la France, on sait bien ce qui se passerait si, par extraordinaire miracle un homme providentiel surgissait pour le combattre… Les laquais de télévision, les scribouillards, la « bien-pensance », les « humanistes » et le « politiquement correct » le traiteraient de « raciste », du moment qu’il voudrait libérer la France. On tendrait à sa sincérité tous les pièges possibles. Au lieu de l’aider, le soutenir et l’admirer, on ne s’occuperait que de le faire trébucher, à le déconsidérer, à l’écœurer. Hélas ! On y parviendrait sans doute, car quel cœur propre peut survivre aux ignominies de la « politicaille » ?

« L’avenir est quelque chose qui se surmonte. On ne subit pas l’avenir, on le fait ! » écrivait Georges Bernanos. Alors, Français ! Prenez en main votre avenir !"


Quand François Bayrou tente de faire pression sur la liberté d'expression de certains journalistes

Comme il est aussi garde des Sceaux, Philippe Edouard est obligé de le recadrer :

"Quelle ne fut pas la surprise du directeur de la cellule d'investigation de Radio France Jacques Monin mercredi 7 juin, lorsqu'il a reçu l'appel du ministre de la Justice François Bayrou. Le fondateur du MoDem était furieux d'une enquête en cours visant des membres de son parti, à la suite des soupçons d'emploi fictifs au Parlement européen, qui ont donné lieu à l'ouverture d'enquête préliminaire. François Bayrou a indiqué au passage étudier avec ses avocats la possibilité d'ouvrir une procédure pénale pour harcèlement, une forme très claire de pression envers les journalistes, selon Jacques Monin. Le locataire de la place Beauvau semble avoir trouvé la parade idéale: c'est le citoyen et non le ministre qui s'est emporté (...)

C'était sans compter la réaction d'Edouard Philippe, le chef du gouvernement, qui a rappelé en personne le ministre de la Justice aux impératifs de sa fonction. «Le truc est assez simple, quand on est ministre on ne peut réagir comme quand on est un simple citoyen», a tranché le premier ministre, invité sur France Info. «Je comprends parfaitement que l'homme Bayrou ait été agacé, peut-être par la manière dont les questions ont été posées, avec beaucoup de pression, et à des gens qui ne s'y attendaient pas. Je peux parfaitement comprendre ça, et je pense que l'ensemble des Français peuvent comprendre ça… Mais il se trouve que lorsqu'on est ministre on est plus simplement un homme animé par ses passions, ses humeurs ou son indignation»."

Elle commence bien la moralisation de la vie politique...


"On connaissait les racailles à capuches. Les racailles à loden ne valent guère mieux"

Tribune de Nicolas Gauthier sur Boulevard Voltaire :

"Il y a parfois de sacrés énervements, mais aussi de saintes colères. La preuve par Henri Guaino, candidat malheureux de la deuxième circonscription parisienne, et éliminé dès le premier tour avec moins de 5 % des voix. Ce dimanche dernier, convié sur BFM TV à commenter le premier tour des élections législatives, l’homme s’est donc lâché de la plus belle manière qui soit, assurant que l’électorat l’ayant défait était tout bonnement « à vomir » !

Les bobos d’un côté, qui sont dans l’entre-soi de leur égoïsme. Et puis, il y a cette espèce de bourgeoisie traditionnelle de droite. Celle qui va à la messe, qui amène ses enfants au catéchisme et qui, après, vote pour un type qui, pendant trente ans, s’est arrangé, a triché par tous les moyens. »

​‌”Rock and roll sur le plateau ! Les journalistes lui demandent s’il ne s’agirait pas un peu, là, d’une sorte de « manque de respect »… Réponse : « Oui, bien sûr, et alors ? »

Il est vrai que, dans la circonscription en question, le très en marche Gilles Le Gendre caracolait en tête (41,8%), loin devant Nathalie Kosciusko-Morizet (18, %), laquelle était évidemment soutenue par François Fillon et Alain Juppé (...). Du coup, Henri Guaino abandonne la politique, non sans en remettre une seconde couche, dès le lendemain, sur LCI (...) :

« Cette droite traditionnelle, cette couche sociologique sur laquelle finalement la droite républicaine et du centre s’est repliée après avoir perdu l’électorat populaire, les classes moyennes inférieures. […] Ce qui me choque, dans cet électorat, c’est cette distorsion entre la morale affichée, les valeurs soi-disant défendues et leur comportement.

Il est un fait que les militants de Sens commun, pourtant fort influents dans ce très chic arrondissement de la capitale, ne se sont guère mobilisés pour Henri Guaino, pourtant naguère aux avant-postes de la Manif pour tous

Il en est un autre que cet orphelin autodidacte, gaulliste de gauche à la forte fibre sociale, n’a jamais véritablement fait partie de la « caste » ; il en paye aujourd’hui le prix. Dans la dixième circonscription de Rambouillet, Jean-Frédéric Poisson vient d’essuyer semblable camouflet, ne totalisant que 19,12% des suffrages, contre Aurore Bergé, candidate macroniste poussée à marche forcée par Alain Juppé, qui frôle l’élection dès le premier tour avec 46,63% des voix.

Et ce n’est, fort du seul soutien de François Le Hot, candidat du Front national (9%), que ce rugbyman rugueux, catholique, plus de conviction que de naissance, candidat malheureux à la primaire de la droite et du centre, et alors torpillé par ses meilleurs amis de Sens commun, se prépare à un second tour des plus délicats (...)​‌

Trahison des clercs ou peur des bien-pensants, quelles que soient les références littéraires, la réalité est là, tandis que le récent passé s’en revient éternellement frapper à nos portes. Qu’elle se nomme orléaniste, giscardienne, chiraquienne, balladurienne ou macronienne, cette droite conservatrice ne se sera finalement battue que pour la seule conservation de ses petits privilèges. Lutte des classes ? Quelle horreur… Lutte des castes ? On comprend déjà mieux…

On connaissait les racailles à capuches. Les racailles à loden ne valent guère mieux. Mais, au moins, les premières, de longue date macronisées, luttent-elles pour leurs intérêts immédiats, tandis qu’entre deux génuflexions, les secondes scient la branche sur laquelle elles sont depuis trop longtemps vautrées, regardant disparaître un monde qui leur échappe, telles des vaches qui contempleraient les trains qui passent. Mais quelle importance, tant qu’on peut s’énerver en lisant Yvan Rioufol dans Le Figaro ou acheter le dernier Éric Zemmour, que jamais on ne lira, mais qui sera élégamment abandonné sur la table basse du salon, entre deux vases chinois garantis d’époque ? (...)"


Aujourd’hui, la droite est éparpillée. Elle a une occasion historique de se réorganiser

Guillaume Bernard répond à Boulevard Voltaire :

Après l’élection d’Emmanuel Macron, c’est le raz de marée pour Emmanuel Macron au premier tour des Législatives. On parle beaucoup de la droitisation de l’électorat ces dernières années. Cela ne se vérifie pas. Qu’est-ce qui s’est passé?

D’abord il y a un certain nombre d’éléments de science politique qu’il faut avoir en tête. Il y a le phénomène majoritaire. Celui-ci veut que, lorsqu’un président de la République est nouvellement élu et que des élections législatives suivent immédiatement, une majorité soit donnée au président de la République. C’est ce qu’on appelle le fait ou le phénomène majoritaire. Ce phénomène est classique et habituel. Il n’y avait pas de raison qu’il ne marche pas pour Emmanuel Macron. Il a été ici décuplé par deux éléments. Premièrement, il y a eu une abstention très forte. Cela provoque un effet démultiplicateur qui fonctionne en plus du mode de scrutin majoritaire uninominal à deux tours.

Il y a également une démobilisation, qui se traduit par l’abstention, de toute une partie de l’électorat. Si d’habitude on a schématiquement un combat droite-gauche avec un seul camp qui a perdu, ici on avait plusieurs camps. Comme Emmanuel Macron fait la grande coalition centriste libérale, il réussit à faire la réunification du libéralisme économique à droite, et du libéralisme sociétal à gauche. Dans le fond, il y a plusieurs camps qui ont perdu, aussi bien à gauche qu’à droite. On a donc une démobilisation, un déboussolement de toute une partie de l’électorat qui ne s’est pas rendue aux urnes. D’où le très fort taux d’abstention. Ce premier tour des Législatives est peut-être plus un rejet, un rejet des vieux partis politiques dans lesquels les Français n’ont pas confiance plutôt qu’une véritable et pérenne adhésion à Emmanuel Macron et à son mouvement politique.

Est-ce qu’à votre avis Emmanuel Macron va empêcher toute opposition ou au contraire va précipiter une recomposition?

La victoire d’Emmanuel Macron a cet énorme avantage qu’elle clarifie les enjeux doctrinaux, aussi bien chez les caciques des différents partis politiques que chez les électeurs. Le choix est clairement fait. Lorsque l’on vote pour Emmanuel Macron, que l’on vienne de la gauche ou de la droite, on est effectivement sur des positions libérales. Emmanuel Macron réussit ce tour de force d’occuper un spectre politique extrêmement large qui fait que même s’il n’y a pas forcément une adhésion farouche, pleine et entière, sereine envers sa personne et ses idées, il divise toute opposition possible. La pérennité d’En Marche !, c’est de pouvoir empêcher toute coalition des forces qui s’opposeraient à lui. Il y a donc un incontestable effondrement des autres forces politique PS et LR, tout simplement parce que c’étaient des forces politiques qui étaient hybrides, et en grandes parties devenues sociale-libérale pour le PS, et libérale tout court pour les Républicains. La logique est que ces forces politiques éclatent. La France Insoumise ne progresse pas puisque les idées socialistes sont dévalorisées et que le vote pour Jean-Luc Mélenchon n’avait été, dans le fond, qu’un soubresaut lors des élections présidentielles. Quant au Front National qui visait plus à séduire l’électorat mélenchonniste que celui de Fillon par sa stratégie politique, il a déboussolé et démobilisé toute une partie de son électorat. De la même manière, LR qui a appelé à voter Emmanuel Macron a préparé d’une certaine manière la victoire d’Emmanuel Macron et de ses candidats aux Législatives.

Aujourd’hui, la droite est éparpillée. Elle a une occasion historique de réfléchir sur ses valeurs et de se réorganiser en affirmant véritablement ce qu’elle est ontologiquement parlant et pas simplement par un positionnement sur l’échiquier et sur le spectre politique."


Jamais un président n’avait obtenu aussi peu de voix lors des élections législatives

De Gabrielle Cluzel :

"Même en ne comptant que les inscrits, avec une abstention historique de 51,29 %, En Marche ! n’engrange que 13,43 %. Moins de la moitié des électeurs participent : il est des assemblées, dans la vie civile, où l’on jugerait ce quorum trop faible pour prendre des décisions. C’est pourtant bien ce qui va se passer dans « l’Assemblée suprême ». Et, mode de scrutin oblige, Emmanuel Macron va, in fine, très probablement rafler 75 % des sièges… avec moins de 14 % des voix. Tout est normal. La France est un exemple démocratique.

En même temps – comme on dit maintenant -, les abstentionnistes sont majeurs et vaccinés, ils n’avaient qu’à se bouger.

S’ils se retrouvent pendant cinq ans en marche forcée sous le joug souriant d’un Emmanuel Macron auquel on aura laissé la bride sur le cou, ils n’auront qu’à s’en prendre à eux-mêmes et à leur passivité indolente (il faisait si beau, hier). Non plus la servitude volontaire, mais la servitude velléitaire.

Sauf que l’image d’Épinal du pêcheur à la ligne – qui n’a pu résister à l’irrésistible envie d’aller se mettre au vert, attendu que le lundi au soleil étant une chose que l’on ne verra jamais, on en profite le dimanche ! – est un peu réductrice.

À cette abstention, il y a une raison évidente : si l’électeur ne vote pas, c’est qu’il juge cet acte inutile.

Confusément, inconsciemment, à tort ou à raison, qu’il soit de gauche ou de droite, il pense que « le système » est si fort, si lourd, doté d’une si puissante inertie qu’il n’y a rien à faire. Il y a la droite et la gauche qui alternent depuis des années avec une régularité de métronome sans que la politique menée ne change substantiellement, comme si la France était un paquebot sourd et aveugle lancé à pleine vitesse dans lequel le capitaine ne sert qu’à animer la soirée de Gala… L’appel de la droite à voter pour Macron après le 1er tour de la présidentielle a été le point d’orgue. Il y a le Front national, fortement handicapé par l’absence de proportionnelle et par le quartier d’isolement dans lequel on le tient – où il finit, confort mortifère, par se sentir bien -, qui a montré à la présidentielle, au grand désespoir de ses électeurs, que Marine Le Pen ne serait sans doute jamais Arthur tirant du roc Excalibur. Il y a La France insoumise, dont des figures emblématiques comme Alexis Corbière, d’un pied sur l’autre, se tortillant les doigts, avouent avoir voté au 2e tour pour « le banquier de Rothschild »…

Pour le dire avec moins de circonlocutions, cette abstention est liée à l’intime conviction que l’élection revient à pisser dans un violon. S’autocensurant pour ce moyen d’expression qu’ils jugent sans effet, ils risquent – c’est assez naturel – d’en chercher un autre plus propice. Par exemple, le pavé. Cette abstention ne présage sans doute rien de bon pour le quinquennat d’Emmanuel Macron."


"La jeune bourgeoisie de droite est passée en bloc au macronisme"

Analyse de Patrice de Plunkett que l'on pourrait rapprocher de celle, un peu plus abrupte, d'Henri Guaino :

"L'abstentionnisme est majoritaire mais « le pays est à droite » (disent les politologues), et le raz-de-marée s'est produit. Il ébranle jusqu'à des bastions LR comme les Hauts-de-Seine, Paris-XVIe, Chantilly etc. Comme on l'avait dit après le second tour de la présidentielle, la jeune bourgeoisie de droite - bénie par la vieille - est passée en bloc au macronisme.

Le macronisme a phagocyté aussi d'autres milieux (...) Mais rien d'étonnant à ce qu'il avale la bourgeoisie de droite : la politique économique et sociale annoncée par M. Macron sera, en moins balourd mais en plus radical, celle que prônait M. Fillon ; pour s'en rendre compte il n'y a qu'à voir l'embarras des candidats LR.

La droite survivante entrera dans un enfer : rester entre gens qui ne se supportent plus. Quoi de commun entre les amis de M. Solère, libéraux macrophiles, et ceux de M. Wauquiez, libéraux trumpisants ?  Mais LR est abandonné par des électeurs macronisés ; ses élus rescapés seront condamnés à cohabiter en groupe parlementaire. Du moins dans un premier temps... Ensuite on verra. Les LR macrophiles rêvent à un effritement de l'énorme majorité REM, qui leur permettrait de se proposer comme supplétifs à M. Macron. Les LR trumpisants rêvent de créer un Tea Party gaulois avec la moitié marionniste du FN.

A suivre !  Pour l'instant, on se permet de sourire devant les retournements de veste. Dans cette bourgeoisie de droite à sincérités successives, en janvier on nous disait de nous taire et de fléchir le genou devant M. Fillon, saint et martyr. En avril on nous annonçait que Mme Le Pen allait "faire encore plus de voix que prévu". En juin on nous déclare que le triomphe de M. Macron était écrit dans les étoiles. C'est la dynamique du bourgeois perpétuel  :  «On ne va jamais plus loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va, a dit un homme politique célèbre. »  (Henry Monnier, Grandeur et décadence de M. Joseph Prudhomme, 1852)."


Cette débâcle a une cause : la ligne Marine/Philippot.

Alors même que Marine le Pen pourrait être dimanche prochain le seul député FN, Jean-Yves Le Gallou analyse et pointe du doigt sa responsabilité dans le désastre que vient de vivre le FN, auquel il associe tout naturellement Florian Philippot :

"Avec 13,20% des suffrages, le FN ne retrouve pas son résultat législatif de 1997 (15%) et dépasse à peine celui de 1993 (12,4%). C’est dire l’ampleur de la régression. Une régression considérable aussi par rapport aux dernières élections régionales de 2015 (28%). Certes, les élections législatives amplifient souvent les résultats de l’élection présidentielle au bénéfice de son vainqueur. Mais le recul du FN – moins 8 points par rapport à l’élection présidentielle – est là aussi sans précédent à l’exception de 2002, chant du cygne de Jean-Marie Le Pen. Cette débâcle a une cause : la ligne Marine/Philippot.

1-Une campagne présidentielle désaxée

Alors que le ressort électoral premier du vote FN est la question identitaire et la lutte contre l’immigration, c’est la souveraineté abstraite et désincarnée qui a été placée au cœur de la campagne. Pire : les propositions sur l’immigration ont été « pasteurisées »  dans l’espoir, comblé d’ailleurs, de les faire échapper aux radars médiatiques. Marine Le Pen a même commis de graves dénis de réalité en condamnant l’expression « Grand Remplacement » et en prétendant que « l’islam était compatible avec la République » (sic). Résultat : le FN n’a pas été « accroché » par les critiques sur l’immigration mais sur les « affaires » et l’économie, ce qui était beaucoup moins porteur électoralement pour lui.

2-Une campagne présidentielle sur le terrain de l’adversaire

Marine Le Pen a choisi d’insister sur les aspects économiques et sociaux de son programme là où elle intéressait le moins les électeurs et les inquiétait le plus… Pourtant, dès janvier 2012 la journaliste Anne–Sophie Lapix avait théorisé, avec succès, l’angle économique comme voie la plus performante d’attaque du FN. Cinq ans plus tard, la direction du FN n’avait toujours pas compris…

3-Une campagne présidentielle polluée par la question de l’euro

Malgré tous les conseils donnés à Marine Le Pen (par les Horaces notamment) de se sortir du piège de l’euro, Marine Le Pen a cédé aux pressions de Philippot et continué à faire de la « souveraineté monétaire » l’alpha et l’oméga de son programme. Dans cette campagne l’euro a été comme le sparadrap du capitaine Haddock dans Vol 717 pour Sydney : impossible de s’en débarrasser. Jusqu’à la chute finale.

4-Plus généralement une candidature sans souffle et sans espérance

Bien sûr, c’est un leurre mais Macron (et Mélenchon) ont su faire passer un souffle d’espérance dans leur campagne. Marine Le Pen, jamais. Le négatif, l’étriqué, le vindicatif l’ont toujours emporté dans son discours.

5-Les limites du populisme

Marine Le Pen a fait fond sur le populisme : en théorie, les élites face au peuple, c’est le peuple qui a le nombre et qui doit gagner. Ce n’est pas ce qui s’est passé. Parce qu’on ne peut pas gouverner un pays uniquement avec les vaincus de la vie. Il faut aussi un discours pour les élites. Et ceux qui s’y identifient par souci de se placer symboliquement dans le camp des vainqueurs. Marine Le Pen n’a pas eu de discours adapté. Surtout le populisme ne peut pas gagner car les voix des populistes de gauche et de droite ne sont pas additionnables. Les appels du pied appuyés à l’électorat de Mélenchon ont juste servi à faire fuir les électeurs de droite… Ajoutons que c’est une erreur de fonder une stratégie sur le seul « vote populaire » car c’est le plus… abstentionniste.

6-Une candidate atteinte par le principe de Peter

Marine Le Pen a montré à trois reprises la faiblesse de son niveau personnel dans les trois débats qui l’ont opposée à ses concurrents. Avant le premier tour, elle s’est laissé dominer par Mélenchon et est restée sans voix face à… Poutou. Et elle s’est littéralement effondrée face à Macron le 3 mai. Un débat qui a sonné le glas définitif de ses espérances présidentielles d’hier et… de demain.

7-Une campagne législative aux accents mélenchonnistes

Sans tirer la moindre conséquence du résultat présidentiel la direction communicante du FN s’est lancée dans la législative en appelant les électeurs « patriotes » (ah ! la belle langue de bois !) à empêcher la « casse sociale ». Oubliant que les électeurs préfèrent l’original à la copie, Le Pen et Philippot ont fait la campagne de la France insoumise (qui avec le PC dépasse le résultat du FN avec 13,74% des voix !). Candidat dans une des meilleures circonscriptions de France, l’histrion philippotiste Franck de Lapersonne annonce qu’il est là « pour casser du facho » et « lutter contre la casse sociale ». Les électeurs l’entendent et l’éliminent dès le premier tour avec 15%… au profit du candidat de la France insoumise.

8-L’absence de campagne législative nationale

Pour la première fois de son histoire le FN n’a pas fait de campagne nationale pour les législatives. Marine Le Pen et Florian Philippot viennent soutenir leurs hommes dans le quart nord-est de la France. Au sud, Marion Maréchal assure seule le soutien des meilleurs candidats. Ailleurs, les candidats sont laissés à eux-mêmes.

9-Des candidats déracinés et sans expérience

Les candidats qui tirent le mieux leur épingle du jeu sont les plus enracinés, comme Alliot à Perpignan, Eymery à Dunkerque, Emmanuelle Ménard à Béziers, Gilbert Collard, dans le Gard, Gillet à Beaucaire, Laupies dans les Bouches-du-Rhône et les candidats du Vaucluse. Mais dans beaucoup d’endroits les meilleures investitures ont bénéficié à des parachutés, déplacés parfois de 1000 kilomètres, comme Damien Philippot (de Fréjus à Laon…) pour se trouver en ballotage très défavorable… dès le premier tour. Des parachutés sans expérience électorale et n’ayant souvent jamais vu d’électeur de leur vie… Des parachutés faisant campagne entre eux… sur Twitter sur le thème « tu feras un adorable (sic) député patriote ». Pas grave quand on a un puissant courant derrière soi, catastrophique par vent contraire.

10-Macron est le seul qui puisse sauver le FN

Le FN va connaître une crise. Ceux qui subissent depuis des années une ligne politique qu’ils désapprouvent et les pratiques népotiques de la coterie Philippot vont hausser le ton. Ils se heurteront sans doute à Marine Le Pen dont le soutien à Florian Philippot n’a jusqu’ici jamais failli. Sans doute le choix pour les opposants sera-t-il : se soumettre ou se démettre. Bref, une « scission blanche » en perspective sur fond d’épuration et de découragement, une scission blanche qui pourrait alors permettre à Philippot d’abattre sa carte ultime : le débarquement de Marine Le Pen, avec deux arguments forts dans la manche : en finir avec un nom en lui seul diabolisant, avoir un candidat plus compétent.

Mais pour assurer l’avenir du FN, c’est encore Emmanuel Macron qui a les meilleures cartes en main : le rétablissement de la proportionnelle pourrait faire espérer des « débouchés » toujours susceptibles de calmer les ardeurs de changement. Et maintenir une structure d’autant plus utile que sa stratégie est une impasse."


Consulter les résultats du 1er tour dans votre circonscription

Les résultats officiels du premier tour sont désormais accessibles. Vous pouvez les consulter en remplissant le formulaire ci-dessous.

Et vous pouvez toujours compléter les informations et partager les fiches des candidats que vous connaissez le mieux.

Par ailleurs, n'hésitez pas à consulter et à diffuser le plus largement possible notre liste de "cibles" mise à jour (déjà 5 éliminés dès le premier tour et de bons espoirs d'en faire battre quelques autres au second):

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2017/06/législatives-les-candidats-que-le-salon-beige-souhaite-voir-battus.html


Jean-Frédéric Poisson : "Moi je veux une France qui protège les faibles et attentive aux plus fragiles"

Nettement devancé par l'ex-sarkozyste puis ex-juppéiste puis ex-filloniste et désormais macroniste Aurore Bergé (LREM), elle-même soutenue par Alain Juppé, Jean-Frédéric Poisson a fait la déclaration suivante suite à sa mise en ballotage avec un score difficile à remonter (19% contre 46%) :

Jean-frederic-poisson"C'est une gifle pour nous, très clairement. Je salue la victoire de ma concurrente pour le premier tour. Je souhaite, à ce stade, vous répéter que pour nous, pour moi, c'est une baffe comme on en prend rarement en politique.

Il est, d'une certaine manière, incompréhensible, dans ce contexte qu'après tant d'heures données au service de ce territoire, des habitants et des communes, tout le travail qui a été fourni ne soit pas reconnu dans les urnes comme, peut-être, il pourrait l'être. On entre pas en politique pour recevoir des gratifications ou de la gratitude. Mais à la fin du compte, même si on est pas forcément entré en politique pour cela, je reconnais qu'il y a une forme de violence dans le résultat de ce soir que je subis avec ma suppléante Pascale Gautheret, et dont nous tirons un certain nombre de conséquences.

Je remercie toutes celles et ceux qui nous ont fait confiance jusqu'ici. Je veux leur dire ceci :

Nous sommes en face d'une forme de 18 brumaire démocratique, il est en train de se préparer à l'Assemblée Nationale une domination sans précédent d'une formation politique dont le projet est flou, dirigé par un Président de la République qui dévoile peu à peu ses intentions, qui muselle la presse, qui s’apprête à démanteler le Code du travail, qui, effectivement, installe petit à petit un matraquage fiscal comme jamais nous n'en avons connu et en définitive, c'est ce projet que les Français choisissent aujourd’hui.

La question qui est posée pour dimanche prochain est très simple : est-ce que nous voulons vraiment entrer dans une France dans laquelle il y aurait un exécutif à peu prêt tout puissant avec un Parlement qui serait aux ordre et une opposition que serait finalement réduite aux acquêts.

Est-ce que c'est cela que nous voulons ? Est-ce que nous voulons vraiment être dans une France qui ne sera plus gouvernée que par le marketing, la communication et un certain nombre d'effet de manche.

Est-ce que vous voulez, ici, dans cette circonscription, avoir comme député quelqu'un qui ne connaît pas le territoire, qui ne s'y intéresse finalement pas plus que ça, puisque, le message qui est passé par Mme Bergé et par son suppléant c'est que Mme Bergé entrera au gouvernement et que M. Schmidt deviendra député. Est-ce que c'est ça que vous voulez ?
Si c'est ça que vous voulez, sans hésitation, votez pour madame Bergé dimanche prochain.

Si ce n'est pas ce que vous voulez, et si effectivement vous voulez que les artisans soient défendus, que le matraquage fiscal que prépare le Président de la République soit contraint et contredit.Si effectivement vous voulez que l'Union européenne ne signe pas ce traité délétère pour notre pays, le TAFTA. Si vous ne voulez pas que tout cela entre en vigueur, si vous voulez que le modèle social français soit protégé, que nos retraites, que notre sécurité sociale, tout ce qui fait notre modèle social, si vous voulez, effectivement, que tout cela soit protégé, alors, votez pour ma candidature et pour celle de Pascale Gautheret, nous vous défendrons très simplement, comme je l'ai fait, en tout cas. Voilà le choix qui vous est proposé.

Alors je sais bien, j'ai entendu tout à l'heure Mme Bergé avec ses amabilités habituelles. Moi, je ne dénigre aucun électeur, je ne diabolise personne, j'ai des désaccords de fond. J'ai dit pourquoi je suis en désaccord avec les uns et les autres : je l'ai exprimé par oral et par écrit : tout cela est clair, c'est de cette clarté que les Français ont besoin. Et si effectivement, les Français font le choix de la clarté, si les Français font le choix de la protection des plus fragiles plutôt que de la société des forts, le choix de la protection des territoires plutôt que la société de paris, des petites entreprises plutôt que celle des grosses, de la protection de l'artisanat et de l'investissement plutôt que de la société des banquiers, alors je vous le dit : le projet qui est porté par E. Macron et par Mme Bergé, celui là affaiblira nos territoires, il affaiblira nos entreprises, il affaiblira tous les contribuables que nous sommes, les retraités, les fonctionnaires, les demandeurs d'emploi, tout ceux qui devront payer davantage d'impôts, c'est cela qu nous attend.

La question est de savoir si c'est ce que vous voulez ou pas, un point c'est tout. Le choix de dimanche prochain est très simple : quelle France voulons nous, quel territoire voulons nous ?

Moi je veux une France qui protège les faibles, je veux une France qui soit attentive aux plus fragiles, je veux une France qui traite et accompagne ses tissus locaux, je veux une France dans laquelle l'initiative locale sera reconnue et une France dans laquelle les députés s'occupent de leur territoire parce qu'ils y vivent, et parce qu'ils en sont passionnés, parce qu'ils y sont enracinés.

Pas une France dans laquelle les députés passent, comme ça, par dessus, et au fond finissent par faire autre chose parce que ça ne les intéresse pas.

Voilà la France que je veux. Voilà ce que je vous demande de soutenir le 18 juin prochain et voilà pourquoi nous serons candidats avec détermination et énormément de courage et dès demain matin, de très bonne heure, pour gagner ce deuxième tour, dimanche prochain.

Combattu, toujours ; battu, parfois ; abattu, jamais."

François Le Hot, le candidat FN ayant obtenu 7,9%, a indiqué qu'il appelait à voter contre Aurore Bergé.


LREM : la République n’est pas un régime politique mais une idéologie, un processus progressiste

De Joël Hautebert dans L'Homme Nouveau :

Une-1640"Depuis la victoire d’Emmanuel Macron à l’élection présidentielle, « En marche ! » est devenu « La République en marche ». D’aucuns penseront que ce modeste changement ne mérite pas que l’on s’y attarde. Il s’agirait d’un toilettage résultant du passage d’un simple projet en vue d’une élection à sa mise en œuvre politique, une fois le suffrage remporté. L’opinion inverse s’impose pourtant, dans la mesure où cette légère modification du nom accentue le marqueur idéologique.

Ce choix par l’équipe présidentielle nous rappelle que la République n’est pas un régime politique mais une idée, transformée en idéologie par l’affirmation d’un processus progressiste dans lequel elle se coule.

La République…

Ce n’est pas nouveau, nous le savons depuis longtemps, la République en France n’est pas à proprement parler un régime politique. Certes, le mot « république », « res publica » (chose publique) a longtemps revêtu deux sens. Au sens large, il a correspondu plus ou moins à la communauté politique, tandis qu’au sens restreint et plus rarement employé, il a désigné effectivement un type de régime politique. Nous savons depuis l’Antiqui­té grecque qu’il existe trois sortes de régimes politiques, le gouvernement du plus grand nombre, celui d’un seul ou d’une minorité. Un régime politique se définit par la forme constitutionnelle que prend la communauté politique, afin de lui offrir stabilité et permanence dans le temps. Personne n’aurait eu l’idée d’évoquer la république romaine ou la monarchie capétienne « en marche ». Quant à l’emploi plus large du mot « république », il s’est limité à la seule démocratie depuis le XVIIIe siècle et plus nettement encore depuis la Révolution. Il y a là une ambiguïté, inhérente au fait que la Révolution a introduit une forme politique démocratique particulière destinée à mettre en œuvre l’émancipation de tout ordre que l’homme n’a pas créé.

Parfaitement dans la lignée de la pensée politique moderne, la République telle que l’entend Emmanuel Macron ne désigne pas un type de constitution, mais une construction intellectuelle, une idée. C’est pourquoi, on lui attribue des valeurs propres, c’est-à-dire un ensemble de principes qui ne s’appuient en aucun cas sur des données extérieures au système, comme l’ordre naturel des choses, mais au contraire, au moins en apparence, sur la volonté des citoyens souverains. Notre personnel politique use et abuse des références aux « valeurs de la République », à la morale républicaine, expressions généralement rattachées au contrat (ou pacte) social (ou républicain). On observe par conséquent un lien étroit entre ce pacte et les principes de la république, suggérant par là que la société fondée sur l’assentiment de tous et non sur la dimension politique naturelle des hommes génère ses propres valeurs. Puisque la dimension naturelle disparaît, l’usage du mot « France » pour désigner la nation et la patrie devient logiquement facultatif. Ainsi, la République assume seule, d’une part, la communauté politique entendue comme créatrice d’un ordre nouveau et, d’autre part, les principes supposés définis, choisis, par cette même communauté unie, non par le sang et la terre, mais par l’exercice de la volonté émancipée du vrai et du juste. Le nom du parti présidentiel n’a donc rien d’innocent, de la part d’un homme dont le livre/programme édité pendant la campagne s’intitule « Révolution ».

Enfin, cette République-idée est « en marche ». Elle est mouvement, plus précisément processus. Bien évidemment, se dire « en marche » ou « en mouvement » ne renvoie pas systématiquement à un contenu idéologique. Toutefois, dans le contexte intellectuel issu de la modernité, l’adjonction de la notion de mouvement à la ­République-idée révèle à coup sûr un projet politique, certes adapté aux temps postmodernes, mais fidèle à des sources intellectuelles anciennes. Il ne s’agit pas de maintenir un cadre institutionnel fixe, mais de s’inscrire résolument dans un mouvement, de suivre le cours d’un processus, caractéristique du progressisme.

Contre l’ordre divin

De quel processus est-il ici question ? Si l’on considère que la République, entendue au sens d’idée, s’est toujours caractérisée par la négation de l’ordre naturel et divin dont il faut progressivement se défaire, nous devons envisager, selon toute probabilité, que le processus vise la dissolution de la famille et de l’identité, c’est-à-dire la révolution anthropologique. Le programme d’Emmanuel Macron était explicite : « Il n’y a pas un modèle unique qui représenterait la “vraie” famille. Les familles sont de plus en plus diverses : il faut pouvoir les reconnaître et permettre à chacun de vivre sa vie de couple et ses responsabilités parentales. Le quinquennat qui s’achève a permis de progresser dans la reconnaissance de cette diversité. Toutefois, si l’égalité est édictée dans la loi, elle n’est pas entière et l’injustice perdure dans la vie. Trop de personnes ont encore du mal à vivre normalement, parce qu’elles subissent des discriminations du fait de leur homosexualité ». Le jour où le nouveau gouvernement a été formé, Benjamin Griveaux, porte-parole de « La République en marche », a tweeté : « Nous ouvrirons la PMA à toutes les femmes et combattrons l’homophobie du quotidien grâce à des tests aléatoires au travail ». Ce processus n’a pas besoin de justification raisonnée. Il s’appuie très simplement sur la mystique sécularisée du progrès et de l’émancipation.

Cela n’a pas empêché 71 % des catholiques pratiquants dits « réguliers » de voter pour Emmanuel Macron au second tour des élections. [...]"


Henri Guaino critique vivement l'électorat bourgeois de droite

Ses propos ont choqué les journalistes mais il s'agit d'une belle épitaphe pour la pseudo-droite :

"Maintenant je suis libre. Enfin libre ! Je suis allé au bout du bout de mes engagements politiques. Cela fait plus de trente ans : un seul mandat de député qui vient de s'achever. J'ai épuisé le sujet (...) L'électorat qui a voté aujourd'hui dans la 2e circonscription de Paris (Ve, VIe, VIIe arrondissements de Paris) est à mes yeux, à vomir. Vous m'entendez bien, à vomir. Entre les bobos d'un côté qui sont dans l'entre-soi de leur égoïsme. Et puis il y a cette espèce de bourgeoisie traditionnelle de droite, qui va à la messe, envoie ses enfants au catéchisme et puis après votent pour un type qui pendant trente ans s'est arrangé à tricher par tous les moyens (...)

Je constate ce qu'ils ont fait au moment de la primaire, je constate pour qui ils ont voté, contrairement à tous leurs préceptes moraux, cette hypocrisie du socle sociologique sur lequel la droite s'est rétrécie. Ça fait des années que je suis dans cette famille politique. J'y suis rentré dans les années 80. A l'époque, il y avait des Messmer, des Chaban, des Debré, l'héritage du gaullisme, des Séguin, des Pasqua... Maintenant, on se retrouve avec les gens que vous voyez, qui, franchement, ne méritent pas le respect parce qu'entre les opportunistes, les affairistes, les menteurs (...)"


Législatives - Martine Pincemin (SIEL) : "la droite est fautive de la désertion de son électorat"

Martine Pincemin, candidate du SIEL dans la 6ème circonscription des Hauts-de-Seine, a accepté de répondre à nos questions.

Pf_recto_hauts-de-seine-6_martine-pincemin[1]Vous avez annoncé votre candidature dans la 6ème circonscription des Hauts-de-Seine. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique ? 

La politique m’a toujours intéressée. Très accaparée par vie familiale et vie professionnelle, je ne m’y suis engagée que tardivement. Depuis l’adolescence, mes idées, orientées à droite (droite souverainiste, droite conservatrice), n’ont jamais variées. Consciente de ne pas laisser sombrer notre France dans le chaos qui se profile, en mars 2013, le SIEL, ce parti nouvellement fondé et aujourd’hui en plein essor, m’a ouvert la voie. J’ai pour maxime les paroles de Père Duval : « Aide-toi, le Ciel t’aidera », mais là je la fais mienne : aide-toi, le SIEL t’aidera.

Dans cette circonscription actuellement détenue par un LR, vous affrontez une candidate FN, un candidat DLF, deux candidats DVD, une candidate 577, sur un total de 17 candidats ! N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde?

Diviser la droite actuelle ? Je vous retourne la question : ne s’est-elle pas divisée elle-même ? Je ne peux accepter qu’elle ait flirté avec le PS et aujourd’hui qu’elle se tourne vers le REM. Elle est fautive de la désertion de son électorat. En 2016, j’ai soutenu « Oz ta Droite ! », « La droite hors les murs ». Mon plus vif souhait qu’elles revivent. Un boulevard politique est offert, faisons vite. J’y adhère entièrement. Nous ne pouvons transmettre à nos descendants une France délabrée. A nous de la sortir de ce marasme, de ce bourbier.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Etre élue est un grand souhait politique. Former un groupe politique avec les partis, tel cités, ne peut être exclu. Je demanderai une réforme parlementaire afin d’éradiquer ce nombre de 15 élus décrété pour constituer un groupe, car chaque député, représentant un électorat, doit pouvoir s’exprimer.


Législatives - Gaëtan Dirand (SIEL) : "Les candidats LR et FN ont sûrement des points communs avec mes idées mais je ne me reconnais pas dans leurs partis"

Gaëtan Dirand, candidat du SIEL dans la 1ère circonscription du Maine-et-Loire, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature dans la 1ère circonscription du Maine et Loire. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique? 

JGaROWFaMon engagement en politique ne date pas d'hier : Secrétaire Départemental du Front National de la Jeunesse à 20 ans, Secrétaire Départemental du Front National de Maine et Loire pendant 5 ans, j'ai été successivement candidat aux sénatoriales, aux législatives, aux municipales et aux départementales dans le Maine et Loire sous cette même étiquette.

Ancien parachutiste, cadre commercial, marié et père de quatre enfants, il me semblait normal, après avoir quitté ce parti pour des raisons de divergences avec la nouvelle ligne politique mise en place par Florian Philippot, de continuer à défendre les valeurs de patriotisme et les valeurs identitaires et catholiques qui sont les miennes.

Dans cette circonscription actuellement détenue par un PS, vous affrontez  15 candidats dont une candidate LR et une FN. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde?

Non, bien au contraire, j'ai toujours été pour l'Union des Droites. Les deux candidates LR et FN ont sûrement chacune de nombreux points communs avec mes idées mais je ne me reconnais pas dans les partis qu'elles représentent, d'où le sens de ma candidture. Ma candidature qui souhaite incarner une véritable droite de conviction est basée sur des principes : la famille, l'identité nationale, la reconnaissance des racines chrétiennes de la France...

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, PCD du PDF, de DLF, du FN... ?

C'est une évidence, si je suis élu, je m'associerais à tous les députés de bonne volonté qui partagent avec moi l'amour de la France et la recherche du Bien commun!


Législatives - Anne-Charlotte Jamin (PCD) : "Je suis favorable à ce que l’on puisse discuter avec tout le monde"

Anne-Charlotte Leclerc-Jamin, candidate PCD dans la 3e circonscription de Paris, a accepté de répondre à nos questions.

Agée de 28 ans, vous êtes candidate dans la 3ème circonscription de Paris. Quelles sont les raisons de cet engagement ?

75-03-Anne-Charlotte-Jamin-A-OKComme des millions de français, je me suis beaucoup mobilisée contre la loi dite du "Mariage Pour Tous". J’ai été cofondatrice et organisatrice de plusieurs mouvements dont le Camping Pour Tous (mouvement des jeunes qui campaient devant l’Assemblée Nationale) Hollande Dégage (L’avion qui a tracté « Hollande Démission » au dessus des plages). Issue d'une famille nombreuse, aujourd’hui mère de famille, la famille représente pour moi le socle sur lequel nous devons fonder notre société. Elle est donc le principe même de mon engagement en politique.

Tout au long de ces législatives, j'ai naturellement axé ma campagne dans cette perspective. Par ailleurs, j'habite dans ma circonscription depuis une dizaine d'années. Je connais bien les problématiques auxquelles nous devons faire face. Je considère qu'un engagement politique doit être enraciné dans un territoire et non être le fruit d'un parachutage. Le député a un rôle national puisqu'il discute et vote les lois, mais il a également un rôle local. Il assure le lien entre son territoire et l'échelon national. Cet aspect du travail est peu mis en avant mais il est fondamental. Je déplore à ce titre que de nombreux candidats n’habitent pas notre circonscription, en particulier celui d’En Marche, qui vient de Grenoble... On marche sur la tête!

Parmi vos adversaires on dénombre candidat UDI (investi LR), un candidat Front National et d’autres candidats placés à droite de l’échiquier politique. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde?

Loin de moi l'idée de vouloir diviser ! Ma candidature contribue à faire vivre une famille de pensée politique qui n'est pas représentée chez mes concurrents. Je suis favorable à une droite sociale qui cherche à mettre l'Humain au cœur des décisions politiques; Une droite qui défend la dignité de l'Homme de sa conception à sa mort naturelle; Une droite qui protège la famille. Si l'on regarde concrètement le choix politique dans ma circonscription, la candidate UDI investie par les LR est vice-présidente du Parti Radical de l'UDI. Elle est donc au centre de l'échiquier politique. Les candidats du FN et des 577 ne parlent ni de la famille ni des problèmes sociétaux tels que des mères porteuses, de l’euthanasie… Il y a de ce fait un vrai espace politique pour ma candidature à droite. Je suis même la seule à occuper cet espace. Enfin, pour revenir à la deuxième partie de votre question, notre vision de la politique au PCD n'est pas dogmatique mais pragmatique. Notre président, Jean-Frédérique Poisson, est membre du groupe LR à l'Assemblée. Cela ne l'a pas empêché de garder son entière indépendance en matière de vote lors des différents débats du précédent quinquennat.

Notre indépendance fait notre liberté ! Notre président a ouvert la voie d'une politique de conviction loin des querelles d'égo qui peuvent mettre en péril la victoire de nos valeurs.

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Oui évidement, j’espère que nous pourrons créer un groupe parlementaire avec ceux qui partagent une même vision de l’homme, de la France, du monde que nous. Une fois élue, je veux mettre en pratique ce pour quoi je me suis battue pendant cette campagne. Je suis favorable à ce que l’on puisse discuter avec tout le monde sur les sujets de fond et faire sur des sujets précis une alliance. Nous ne pouvons plus continuer avec un mode de fonctionnement puéril qui veut que l'on vote pour ou contre une proposition en fonction de la personne qui la présente. Je me suis engagée à servir pour le bien commun. C'est un engagement exigeant qui demande de ne pas transiger sur ce qui me parait être fondamental et nécessaire pour amorcer la reconstruction de la France. C’est pourquoi je n’hésiterai pas à voter pour tous bons amendements ou lois que pourrait (je l’espère) nous présenter le gouvernement.


Législatives - Jérémy Delapierre (SIEL) : "La recomposition de la droite doit être une priorité"

Jérémy Delapierre, candidat SIEL dans la 6ème circonscription du Gard, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature dans la 6ème circonscription du Gard. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique ?  

N38Y-l8cJe me suis engagé en politique dès mon plus jeune âge en devenant conseiller municipal jeune d'une ville de droite. Puis, les différents contextes m'ont conduit à me tourner vers le FN, parti avec lequel je partageais la plupart de ses idées. J'ai été candidat aux municipales à Nîmes, en 2014 ; aux départementales en 2015. J'ai réalisé de très bons scores et avoir aujourd'hui, une candidature FN est très prometteur pour un avenir politique personnel. Cependant, je me suis résolu à quitter ce FN, cette structure politique ; non pas tant pour un problème idéologique - bien que je ne partage plus toutes ses idées - mais par rapport à son fonctionnement, son organisation interne. Je ne supportais plus cela.

En parallèle, j'ai adhéré au SIEL de Karim Ouchikh et m'y suis trouvé parfaitement à ma place. C'était donc en toute logique, que j'ai accepté - après réflexions - d'être candidat DVD-UDP-SIEL pour porter dans mon département, au sein de cette élection, les valeurs et idées qui sont les notre via une méthode et organisation qui me convient parfaitement car résulte du processus de démocratie interne. 

N'êtes vous pas en train de diviser la droite ? 

Je ne pense pas la diviser. Au contraire, je pense que je participe à sa reconstruction. Pourquoi ? 

Je suis un farouche démocrate et mon arme première est le débat. En parallèle, sur ma circonscription, il y'a un candidat LR, qui mène une campagne de terrain intéressante sur le point de vue méthodologique ; une candidate FN, qui a des idées intéressantes mais une organisation qui résulte des défauts émanants de Paris et que je condamne ; un candidat DLF (qui appellera à voter FN) et un candidat UPR. Face à ce tableau, il existe une alternative, il y'a une nouvelle incarnation politique. Il s'agit de ma candidature. Elle est résolument à droite, celle de conditions et de valeurs, celle qui est quelque part la synthèse des autres candidatures. En effet, nous partageons des idées du FN et de LR, nous admirons la force de caractère politique de DLF et UPR sur cette circonscription mais nous voulons que prime l'organisation, le modèle de faire de la politique. Nous ne voulons pas d'un modèle hérité des années 1980/90, ni d'un modèle qui relèverait de l'anti-démocratie. 

Le but : imposer ce mode de fonctionnement pour renouveler le monde politique. Pour donner corps, nous y affirmons nos idées. 

Par conséquent, notre candidature ne divise pas, elle ajuste les composantes de la droite qui existent déjà dans le but de la reconstruire. 

Etes-vous favorable à un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis ? 

Evidement, c'est le sens que je donne à ma candidature. La recomposition de la droite, celle des valeurs et des convictions doit être une priorité pour faire face au système MACRON, que j'appelle le système de la gauche libérale. Nous partageons des points communs avec plusieurs personnalités mais cette union doit se faire au cas par cas. Impossible de travailler avec NKM par exemple. Impossible pour moi de travailler avec Carl Lang. Par contre, il faut travailler avec des élus FN comme Valérie Laupies, du PCD comme J.F Poisson, de DLF comme NDA, ou des élus LR et plus généralement de droite comme Guaino. Je pense aussi, j'aimerai que cette union des droites soit une construction, une réelle nouvelle construction avec de nouvelles personnalités politiques comme par exemple Mme Ménard à Béziers ou encore des arrivées à l'AN, avec des personnalités comme K. Ouchikh ou des entrées comme J. Rochedy par exemple.


Table ronde des AFC de Vannes : "Quelle place pour la famille dans la société d'aujourd'hui ?"

Table ronde organisé par l'AFC du Pays de Vannes, animée par Frantz Toussaint, Administrateur et avec la participation des candidats aux élections législatives sur la 1ère circonscription du Morbihan :

  • M Hervé Pellois (député sortant) pour la République En Marche représenté par Mme Armelle Seite-Salaun
  • Mme Christine Penhouët pour Les Républicains
  • Mme Hortense Le Pape pour l’Alliance Centriste
  • Mme Anita Kervadec pour le Parti Communiste Français et le Front de Gauche
  • Mme Céline Meneses pour la France Insoumise
  • M Pascal Baudont pour Europe Ecologie Les Verts
  • M Cédric de Lagarde pour le Parti Chrétien Démocrate
  • M Bertrand Iragne pour le Front National
  • Mme Odile Monnet pour l’Union des Démocrates et Indépendants


Législatives : faire émerger une droite de conviction

François Billot de Lochner, candidat dans la 1ère des Yvelines, critique le programme LR :

"Dans l’actuelle campagne législative, les candidats de la droite de conviction sont accusés de diviser leur propre camp, que Les Républicains entendent représenter. Honnêtement, qui ose encore penser que ceux-ci sont une force politique unie, cohérente, de droite, s’opposant résolument aux candidats de La République en Marche Sur la plupart des grands sujets, Les Républicains ne représentent plus les aspirations de leur électorat, ne militent pas pour les mesures indispensables au redressement de la France. En outre, ils s’allient massivement aux macronistes.

L’analyse de leur projet, Majorité pour la France, illustre leur abandon des valeurs de droite, abandon rendu plus manifeste encore par le soutien d’Alain Juppé à la candidate d’Emmanuel Macron face à Jean-Frédéric Poisson. En voici trois exemples simples.

  • Alors que la France est submergée par l’immigration légale et illégale, il suffirait, selon Les Républicains, de « maintenir le contrôle de nos frontières tant que Schengen n’aura pas été réformé ». De qui se moque t-on ? Chacun sait que nos frontières sont des passoires, que personne ne contrôle plus rien, et que les actes de guerre islamistes n’y ont rien changé, malgré les innombrables effets de manche gouvernementaux. 
  • Dans le chapitre Une France plus souveraine, alors que la souveraineté nationale est confisquée par des institutions européennes fort peu démocratiques, Les Républicains préconisent, il faut le lire pour le croire, de « baisser de 100 Mds€ la dépense publique et supprimer 300 000 emplois publics sur le quinquennat ». Assurément, voilà des mesures adéquates pour rétablir l’indépendance de la France !
  • Un dernier exemple, la politique familiale. Celle-ci est abordée sous le seul angle économique : « allocations familiales… crédit d’impôt famille… plafond du quotient familial… dépenses de santé… », etc. La restauration de l’institution du mariage par l’abrogation de la loi Taubira ? Le projet ne parle même plus de réécriture… La protection des enfants face à la déferlante pornographique ? Un non sujet. Inutile de poser la question en matière d’avortement et d’euthanasie.  

Sur ces sujets précis, comme sur tant d’autres, les convictions de la droite de conviction diffèrent radicalement de celles des Républicains. Il était donc du devoir de cette droite des valeurs de présenter le plus possible de candidats à cette élection, afin de ne pas laisser le champ libre aux représentants locaux d’un parti qui, trop complexé pour engager les vrais combats, sera incapable de mener à bien le redressement de la France."


Législatives - Fabienne de La Chapelle (SIEL) : "j'ai le sentiment de lutter activement contre les clivages intestins"

Fabienne de La Chapelle, candidate du SIEL dans la 1ère circonscription de la Sarthe, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature dans la 1ère circonscription de la Sarthe. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique ?

Id-16392Deux raisons majeures à mon engagement ; Juriste de formation, mais épouse et mère de métier, je suis plus que jamais disponible aujourd'hui à servir la première circonscription de la Sarthe et mon pays. Il est en grande souffrance, à l'instar de notre économie inféodée à l'Europe, à l'instar de notre culture, de nos traditions lesquelles tombent en désuétude ou se trouvent heurtées par des coutumes étrangères. Je suis déterminée à prendre part au combat face à une oligarchie politique grandissante, qui monopolise sans concession le pouvoir depuis des années, dénature comme lèse la civilisation Française, tout en l'appauvrissant à tous les sens du terme !

La seconde est que, comme tout combat, je ne le fais pas seule, j'ai été investie par le SIEL, seul parti représentatif d'une droite alternative, bravant les vérités dérangeantes et s'engageant dans les vrais combats pour la France. Un député est élu dans une circonscription, il bénéficie d'une enveloppe et défend ses intérêts. Mais il dispose d'un mandat national. Ainsi à l'assemblée du même nom, je pourrai participer d'une part à l'élaboration du travail législatif, mais d'autre part au travail de contrôle de l'action du gouvernement. J'estime que l'état souffre de mauvaises gestions et je souhaite prendre une part active à y remédier, en l'éloignant de la droite d'appareil, pour lutter efficacement contre les périls menaçants (invasion migratoire, laxisme judiciaire, terrorisme). Je rappelle notamment que la mission de l'état est de protéger et défendre. La puissance tant diplomatique que militaire doit aussi être restaurée, encore faut-il qu'il soit bien géré. La France doit reprendre en mains ses intérêts, reconquérir son indépendance financière et le contrôle aux frontières nationales. Il doit se recentrer sur ses missions régaliennes que le traité de Lisbonne a extractées.

Dans cette circonscription actuellement détenue par une PS, vous affrontez une LR, un DLF, une FN, des DVD, sur un total de 14 candidats ! N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde?

En me présentant, j'ai le sentiment au contraire de lutter activement contre les clivages intestins. Le SIEL avait initié des discussions avec des mouvements de droite mais ceux-ci dédaigneux les ont rejetées ne comptant que sur leur propre force. C'est malheureux, je le déplore.

De véritables propositions animent le SIEL, son programme clairvoyant et novateur est entendu par ces partis. Nous pouvons œuvrer uniformément, et à l'échelle des législatives cela peut nous servir de tremplin pour d'autres mandats. Nous avons tous le même souhait au niveau local, de rendre la vie économique et sociale à nos bourgs et campagne, et de faciliter l’installation de commerces de proximité, de médecins, de libérer les agriculteurs, artisans et commerçants des contraintes administratives, fiscales, d'impulser une agriculture de proximité, locale avec l’encouragement de circuits courts. Au niveau national nous devons restaurer nos services publics, opposer une vision confédérale de l'Europe à l'inverse de son modèle supranational qui nous asphyxie. Nous devons Instaurer la suprématie absolue du droit national sur le droit européen et nous imposer comme l'artisan actif du redressement spirituel, moral et culturel de l'Europe (adhésion au groupe de Višegrad).

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN, PDF, DVD...?

Le SIEL est au carrefour des droites. Le souhait de tous les candidats du SIEL est de fédérer ces partis et former une Union des Droites Patriotes. Nous devons faire unité et se rassembler ! 

L'entité du CIEL (homonyme de SIEL) n'est-elle pas infinie ? Nous ne sommes encore pas si grands et nombreux, mais nos convictions et projets le sont ! Il ressortira forcément de ces élections un élan fédérateur, notre parti en sera exalté. Nous souhaitons être les artisans de notre avenir par la reconstruction d'une vraie droite de valeurs. Ensemble nous ferons la promotion des valeurs du travail, du courage, du mérite, de la responsabilité. Basée sur cette excellence à la Française jadis renommée, Alors non seulement nous rayonnerons, mais prendrons en mains le destin de la France.


Législatives - Pauline Betton (PCD) : "Au soir du 1er tour de la présidentielle je me suis sentie lâchée en rase campagne"

Pauline Betton, candidate PCD, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 2e circonscription de Paris (celle de François Fillon) sous les couleurs du PCD. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

ZpAQjnNuComme des millions de Français en janvier 2013 j’ai répondu à l’appel de Frigide Barjot (redevenue Virginie TELLENNE) pour dire non à la loi TAUBIRA de Mariage pour Tous et défendre la filiation homme/femme, le droit de l’enfant à connaître son père et sa mère, à grandir avec eux, à être éduqué et aimé par eux avant tout alea de la vie. J’étais alors expatriée à Moscou, j’ai organisé sans hésiter la résistance de la communauté Française avec beaucoup de succès, d’engagement et de mobilisation il faut bien le dire. Dans cet élan, un an plus tard, je me suis présentée en candidate indépendante aux élections des Français de l’étranger avec la liste Ici Moscou et ai été élue conseiller consulaire Russie Biélorussie, j’ai ensuite participé aux sénatoriales des Français de l’étranger en tant que grand électeur et candidate sur la liste de centre droit de Robert del Picchia, sénateur sortant réélu. La défense de la famille a soulevé une lame de fond très profonde dans la société française pour préserver notre identité et notre civilisation française et européenne. J’appartiens à cette génération qui a la conviction d’avoir le devoir de lever les tabous sociétaux pour répondre aux enjeux majeurs qui attendent la France dans les 10 prochaines années et espérer sauver ainsi la nation française du multiculturalisme, du communautarisme et de sa dissolution quasi irrésistible si nous ne faisons rien. Je fais partie de ces veilleurs du Bien commun qui réveillent les consciences depuis 2013. 2017 était un rendez-vous à ne pas manquer.

Dans la perspective de la refondation de la droite, plus particulièrement de l’UMP à 3 ans des présidentielles, j’ai adhéré à Sens Commun et donc au parti Les Républicains pour préparer l’alternance sur des idées et sur le fond. Aux primaires de la droite et du centre, en conscience, j’ai voté Jean-Frédéric POISSON au 1er tour. J’ai tenu a exprimé ainsi mes convictions sur l’identité et la souveraineté et mon soutien au seul candidat issu de la société civile engagé dans cette bataille. Au 2e tour j’ai voté pour François FILLON. Je l’ai soutenu contre vents et marées dans cette campagne. J’étais d’ailleurs au Trocadéro.

Au soir du 1er tour de la présidentielle je me suis sentie lâchée en rase campagne quand le chef et ses lieutenants vaincus ont abandonné la troupe des militants et des électeurs en quelques minutes après les résultats pour appeler à voter pour Emmanuel MACRON. La voix de ses millions de Français sincères a été trahie une fois de plus, une fois de trop.

À mon humble mesure, dans cette campagne à la députation au siège de François FILLON, dans cette circonscription symbolique qui concentre le savoir et le pouvoir de la France éternelle, j’entends porter cette voix singulière du peuple de droite qui veut être entendu sur une vision de la France grande et pérenne, et ne plus subir les règlements de compte d’une vieille famille politique usée qui ne s’entend plus car elle ne partage aucun socle intellectuel et moral commun.

Aucun parti de droite aujourd’hui ne résiste parfaitement au tsunami MACRON qui précipite l’heure de vérité des partis traditionnels sur la question fondamentale de leur identité et de leur capacité à reconquérir le champ culturel emporté par la gauche en 68 et triomphant aujourd’hui. Aucun ? Sauf… le parti chrétien démocrate de Jean-Frédéric POISSON ! Dans la tempête, le PCD constitue un noyau dur d’idées et de convictions cohérentes et enracinées dans lesquelles le peuple de droite peu largement se retrouver il me semble : défense de l’héritage millénaire de la France, défense des missions régaliennes de l’Etat, défense des libertés d’entreprendre, d’enseigner et de penser, défense de l’école et de la culture comme sanctuaire de la transmission et de la création. C’est sur ce noyau dur qu’il faut reconstruire la droite, mettre un terme au calcul mitterrandien de division de la droite, faire émerger des idées et de nouvelles figures adaptées à l’époque, et préparer avec succès la reconquête du pouvoir en 2022. A mon sens, d’ailleurs, le retrait indéterminé de la vie politique de Marion MARECHAL LE PEN, figure politique de 1er plan à droite pour toute une génération, ouvre un espace pour sortir des logiques partisanes et politiciennes et construire ce projet politique innovant, voire même totalement révolutionnaire ! 

Vous vous présentez face à Nathalie Kosciusko-Morizet. Mais aussi contre les dissidents LR Jean-Pierre Lecoq et Henri Guaino, qui ne souhaite pas voir cette circonscription de droite tomber dans l'escarcelle de NKM. Ne craignez-vous pas que votre candidature divise la droite et permette à la gauche de gagner, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Les LR ont déjà perdu ses législatives depuis leur reddition à Emmanuel MACRON au soir du 1er tour. La confusion, les ralliements opportunistes successifs qui ont suivi et ne cessent de se produire (avec le concours en la matière du talentueux nouveau parti unique présentiel LREM!) ont déjà condamné toute espérance de sauver les meubles. La partie politique politicienne est pliée.

Pour ce qui est de la 2e circonscription Emmanuel MACRON a réalisé à Paris un de ses plus haut score : 90% ! La 2e circonscription n’y a pas échappé. La logique majoritaire de la Ve République, l’élan de la victoire, ainsi que le désintérêt et le découragement des électeurs fatigués par les querelles politiciennes et les paroles vides, annoncent une victoire à la Pyrrhus certes mais une victoire quand même.

Ma candidature porte une identité propre, celle du PCD, et donc ne divise pas, je ne suis pas dissidente LR ! Votez PCD c’est investir dans l’avenir : si 50 candidats réalisent plus de 1%, le parti bénéficiera de la subvention de l’Etat et pourra alors se développer et participer activement à la reconstruction de la droite. Pour la petite histoire j’ai déclaré ma candidature aux trois maires des arrondissements bien avant le premier tour de la présidentielle et ai déposé mon dossier de candidature le 1er jour du dépôt des candidatures. 

Si vous êtes élue, serez-vous favorable à la formation d'un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, de DLF, du FN... ?

Oui ! Et pourquoi pas ? A partir du moment où les idées et convictions pour l’intérêt de la France sont partagées il n’y a aucune raison de se limiter. L’union fait la force. Les partis politiques ont volé en éclat et sont tous traversés par des questionnements identitaires, culturels et moraux comme je le développais plus haut. Pour se reconstruire, la droite, à l’Assemblée Nationale mais aussi dans la cité, doit de se parler sans sectarisme. La très probable écrasante majorité LREM au pouvoir est en réalité une opportunité pour la droite, qui dans l’opposition pourra se reconstruire et ainsi préparer sereinement l’alternance de 2022.


Législatives - Nathalie Le Guen (SIEL) : "Je serais à même de faire une alliance avec le PCD"

Nathalie Le Guen, candidate du SIEL sur la 3ème circonscription de la Gironde, a accepté de répondre à nos questions.

Pourquoi êtes-vous candidate ?

PGaFt4WNEtant conseillère municipale de Bégles depuis 2014 et conseillère régionale depuis 2015, il m’apparaît comme légitime de me présenter dans la circonscription ou je vis depuis dix ans. Dans le but d’ancrer le SIEL et son programme dans cette circonscription aux mains de Noël Mamère depuis 30 ans ;  celui-ci bafouant la laïcité en tant que promoteur des signes ostentatoires relevant de la religion musulmane ; dans une volonté de destruction de nos valeurs chrétiennes. Bon nombre de citoyens habitant sur la partie de Bordeaux incluse dans la circonscription se retrouvent d’ailleurs à cause d’eux, dans l’obligation de subir cette insécurité grandissante due à l’invasion migratoire.

N'êtes-vous pas en train de diviser la droite ?

Absolument pas, preuve en est, que, sur ma circonscription parmi les 22 candidats en lice, je suis la seule à me présenter sous l’étiquette divers droite, en effet, l’unique candidat LR associé à l’UDI, au centre et à CPNT ne représente en définitive que la droite molle, à savoir celle représentée par le premier ministre de M Macron.

D’autre part, le candidat FN, ex MNR, ex RPR, ex RBM ne représente finalement qu’un programme qui s’est gauchisé au fil des derniers mois, je rappelle d’ailleurs afin de consolider mes propos, que la secrétaire départementale du FN vient de tendre la main aux LR dans les medias locaux et régionaux afin de travailler avec eux dans un avenir proche.

En conclusion je ne suis pas la candidate qui divise je suis l’unique candidate de la vérité.

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Je n’ai pas quitté le FN gauchisant pour jouer avec eux la politique de la main tendue dans un hémicycle, quant à DLF il serait préférable et honnête pour tous, que Nicolas Dupont-Aignan exprime réellement ce qu’il souhaite : travailler avec Marine Le Pen ou continuer à travailler seul comme il l’a fait pendant si longtemps ; en revanche je pense très objectivement que je serais à même de faire une alliance avec le PCD  avec lequel nous partageons des valeurs communes.

Comment concevez-vous votre rôle de député ? 

Etre au plus proche des administrés de ma circonscription, prendre en compte leurs doléances dans la continuité de notre programme avec comme finalité servir la nation.

Quelle est votre ambition pour le territoire ? 

La sécurité, la proximité des services publics et leur non disparition. Bannir définitivement les zones de non droit, les squatteurs et participer activement à la remigration. Redynamiser les  centres villes qui meurent à petit feu au profit des zones commerciales. 

Trouvez-vous moral d’embaucher comme Attachés Parlementaires des personnes de son entourage plutôt que des gens diplômés ?

Totalement contre : Il est extrêmement choquant de constater que des élus de la république, y compris les conseillers régionaux ou départementaux aient pu profiter d’autant de largesses du système pendant des années, je considère cette pratique comme immorale puisque, in fine il s’agit de l’argent du contribuable.

Quelle sera la première loi que vous proposerez à l’Assemblée Nationale ? Et la première que vous souhaiteriez voir abrogée ?

1re loi proposée : la fin du collège unique.

1ère loi à voir abrogée : le regroupement familial

Légalisation du cannabis : pour ou contre ?

Contre absolument.

Légalisation de l’euthanasie : pour ou contre ?

Contre, une éventuelle loi qui irait en ce sens serait la porte ouverte à toutes les dérives médicales.

Que pensez-vous du mandat unique dans le temps ? 

Pour. La politique ne doit pas être considéré comme un métier. L’élu est au service des électeurs à travers un mandat, lequel requiert des exigences en matière de discernement. Cependant, chaque citoyen prêt à défendre nos valeurs devrait pouvoir relayer ceux qui les ont déjà portées !


Législatives - Catherine Candela (FN) : "Il n'y a pas d'union des droites ; il n'y a que des preuves d'union des droites !"

Catherine Candela, candidate FN sur la 4° circonscription de Vaucluse, celle de Jacques Bompard, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 4e circonscription du Vaucluse. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

TPwoRtkqParce que j’ai toujours eu le sens de l’engagement et qu’il m’est inconcevable de continuer à laisser faire ceux qui nous gouvernent si mal et depuis si longtemps ou de faire partie de ceux qui se plaignent sans cesse et ne font rien. La crise profonde que nous traversons depuis des années est économique, sociale, morale, identitaire et spirituelle. Je pense que nous pouvons la surmonter en osant nous mobiliser là où l’on vit, où l’on travaille, quelle que soit sa place dans la société, en rappelant les principes de bon sens et en étant fidèles à nos racines. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé de m'engager concrètement en politique en militant au Front national puis en étant candidate en 2015 aux élections départementales et aux régionales aux côtés de Marion Maréchal Le Pen, et à présent sur cette 4ème circonscription de Vaucluse.

Dans cette circonscription vous allez affronter le député sortant Jacques Bompard. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Votre affirmation serait juste si nous étions déjà au second tour, en triangulaire.

Pour l'heure, nous en sommes au premier tour et il serait insolite que dans une circonscription qui a donné Marine Le Pen gagnante contre Emmanuel Macron le 7 mai dernier, le FN ne présente pas de candidat. Les électeurs qui ont fait confiance à Marine Le Pen ne le comprendraient pas. Par ailleurs, le Front National a montré qu’il a déjà agi en faveur de l'union de la (vraie) droite. Ainsi, je rappelle qu’en 2015 lors des élections départementales dans le canton de Bollène (ici en Vaucluse), le binôme FN s’est désisté au profit du binôme de la Ligue du Sud et a ainsi permis de battre le binôme socialo-communiste et donc de faire perdre à la gauche le département de Vaucluse. Il n'y a pas d'union des droites ; il n'y a que des preuves d'union des droites ! 

Pour conclure, je tiens à préciser que j'entretiens avec Jacques Bompard des rapports courtois - ainsi que nos militants- et que je respecte son action passée.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de la Ligue du Sud, du PCD, de DLF… ?

Evidemment je le souhaite vivement, afin de former une opposition solide. Je pense que ce sera possible avec DLF. Quant au PCD  ce sera probablement plus difficile, car il ne s'est pas émancipé des Républicains. M. Poisson, comme Sens Commun d'ailleurs, n'a pas eu la cohérence d'appeler à voter pour Marine Le Pen au second tour de la Présidentielle, ce qui a contribué à faire élire un président porteur d’un projet mortifère pour notre nation et des plus libertaires au plan sociétal. 

La réalité est qu'il y a aujourd'hui un Front national qui oscille selon les élections entre 20 et 25 % des suffrages et Les Républicains qui sont en train d'être écartelés par la machine En Marche. Si Les Républicains explosent, si ce que l'on peut appeler son aile droite, se constitue en force politique autonome, alors, là, oui, on peut espérer travailler avec cette nouvelle force. C'est en tous les cas mon avis. Le FN a besoin de partenaires. Il doit savoir lui-même être un partenaire. Mais tout cela est du moyen terme. En ce mois de juin, le FN a besoin de députés et j'ai la faiblesse de penser que, le FN incarnant la force principale de la résistance française, la France a grand besoin que ces députés FN soient les plus nombreux possibles. A commencer par le Vaucluse.


Les candidats et la politique familiale : 1ère et 2ème circonscriptions des Yvelines

Les AFC de Versailles, de Viroflay et de Saint-Quentin-en-Yvelines ont interrogé les candidats aux législatives des 1ère et 2ème circonscriptions des Yvelines, afin de situer leurs orientations en matière de politique familiale, par rapport à celles que préconisent les AFC. Les résultats détaillés sont ici : 1ère circonscription, 2e circonscription.

Voici les tableaux de synthèse :

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Recomposition à droite : au tour de Frédéric Lefebvre

L'ancien porte-parole de l’UMP, ex-sarkozyste, Frédéric Lefebvre a annoncé qu’il rendait sa carte du parti Les Républicains. 

«J’ai décidé de le quitter. C’est une décision que j’ai mûrement réfléchie, qui est à la fois douloureuse mais qui est en même temps libératrice». «Et elle est libératrice, parce que je ne supportais plus que ces gens - et je pense à un quarteron de généraux sectaires qui sont à la tête des Républicains - parlent en mon nom». «On a tenté de me museler, on m’a moqué, on m’a menacé dans ma famille politique». «C’est plus que des menaces d’ailleurs puisqu’elles ont été mises à exécution». «Le tournant ça a été mon vote pour le Pacte de responsabilité», «avec des menaces qui m’ont été faites, y compris par Nicolas Sarkozy lui-même à Pasadena [près de Los Angeles] quand Carla [Bruni, épouse de l’ex-chef de l’Etat, ndlr] était venue donner un concert et que dans la loge j’ai subi ces menaces».

Frédéric Lefebvre avait soutenu Alain Juppé lors de la primaire de la droite.

«Quand à un moment vous avez le sentiment que le parti dans lequel vous êtes est dévoyé, qu’on n’hésite pas à aller jusqu’aux outrances extrémistes, vous sentez qu’il y a quelque chose que vous devez rompre. C’est ce que je fais aujourd’hui».

L'ex-sarkozysite a indiqué avoir «voté pour Emmanuel Macron au 1er tour des présidentielles». A croire qu'il a envie de redevenir ministre :

«J’ai vu un homme qui comme moi partage l’idée qu’il faut additionner droite et gauche».


Législatives - Ouanessa Boudra (SIEL) : "cette « droite » parlementaire démontre l'existence en son sein de courants de pensée incompatibles avec la notion de conservatisme"

Ouanessa Boudra, candidate SIEL dans la 2ème circonscription de Saône-et-Loire, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 2e circonscription de Saône et Loire sous les couleurs du SIEL. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Ouanessa BoudraJ'ai adhéré au FN en 2010 et le quitte en 2016 pour rejoindre le SIEL déplorant que les problématiques identitaires et la défense de la famille soient évacués progressivement du programme tout comme la gestion autoritaire du parti. J'ai participé à « Oz ta Droite », le rendez-vous de Béziers les 27, 28 et 29 mai 2016 organisé par Robert Ménard où la nécessité du rassemblement de toutes les droites patriotes est apparue comme une évidence pour espérer un jour prendre les rennes de la France et connaître un véritable Printemps français. C'est à cette occasion que j'ai appris l'existence de ce jeune parti encore trop méconnu, le SIEL, en échangeant avec un de ses représentants, Monsieur Rousseau, responsable en Bretagne. J'ai donc rejoins ce mouvement, et son président Karim Ouchikh, qui m'ont séduite par leurs discours de vérité et leur courage à dénoncer la triste réalité du pays en proie à l'immigration massive, initiant un changement de population ou Grand Remplacement selon notre brillant écrivain Renaud Camus ; l'islamisation de la France, religion doublée d'une culture ou d'un modèle de société incompatible avec notre civilisation ; au diktat de l'Union Européenne malmenant la souveraineté nationale, orchestré par des technocrates apatrides non élus qui enferme la France dans un cadre économique, social et sociétal au détriment de son peuple, son histoire, son Identité ; la destruction de notre modèle familial initié par le Mariage pour Tous ; l'effacement de nos racines et traditions chrétiennes face à l'offensive « laïcarde égalitariste » mettant en péril les fondements même de notre civilisation.

Je représente donc le SIEL dans cette élection tout d'abord pour mes convictions, ensuite donner une notoriété à ce mouvement tant dans le paysage politique que médiatique et enfin contribuer à l'union de toutes les forces de droite conservatrice de ce pays afin de constituer en 2022 un bloc puissant capable de faire la différence pour l'emporter.

Dans cette circonscription actuellement détenue par Edith Gueugneau qui ne se représente pas, vous allez affronter un candidat DLF, un candidat UPR, une candidate PCD, un candidat FN et une candidate LR-UDI. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Diviser la droite non je ne crois pas bien au contraire ! La victoire d'Emmanuel Macron a fait tombé les masques des faux-semblants idéologiques. Après l'appel des dirigeants de LR-UDI à voter Macron au 2éme tour puis le soutien à la majorité présidentielle affiché par bon nombre de leurs cadres respectifs, il est clair que cette « droite » parlementaire démontre l'existence en son sein de courants de pensée incompatibles avec la notion de conservatisme sociétal inhérente à la définition de la DROITE.

Même problème avec le FN qui, après une campagne placée sous le signe du « ni droite, ni gauche » et la retraite prématurée de Marion Maréchal Le Pen, semble enclin à privilégier la ligne « chevènementiste » de Florian Philippot c'est à dire reconquérir la souveraineté nationale sans en défendre l'identité.

L'UPR, François Asselineau l'avoue lui-même, se compose aussi bien de militants se disant de gauche que de militants se disant de droite, faisant de la sortie non négociable de l'Union Européenne son seul cheval de bataille. Cette nouvelle période appelle à une clarification des orientations politiques de ces trois partis, préalable indispensable à l'émergence de la vraie droite française.

En ce qui concerne DLF et le PCD, des accords avaient été initiés pour les législatives malheureusement sans suite malgré une proximité doctrinale certaine. De toute façon ce passage devant les urnes est obligatoire pour donner une légitimité populaire à chacune de nos formations et mettre en lumière des convergences programmatiques rendant évidente je l'espère un accord tripartite, moteur d'une dynamique de recomposition droitière de conviction bien plus large.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Bien entendu, si nous voulons former une réelle opposition au bloc cosmopolite LREM, les divisions mineures doivent laisser place aux ententes majeures quant à la sauvegarde de notre civilisation avec le PCD, DLF et certaines personnalités à l'heure actuelle de LR et du FN.


Législatives - Guillaume de Longeville (SIEL) : "Les Républicains mènent localement quasiment la même politique que la gauche socialo-communiste"

Guillaume de Longeville, candidat SIEL dans la 3ème circonscription de l'Allier, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature sous la bannière du SIEL à l'élection législative pour la 3e circonscription de l'Allier. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

RR8soL4JLe principal facteur ayant déclenché mon engagement politique a été le passage en force de la Loi Taubira contre l'avis de l'opinion public, en réprimant par la force et la violence l'opposition de millions de manifestants pacifiques, en rejetant tout débat démocratique préalable (notamment les 700.000 pétitions rejetées par le CESE, puis le refus de referendum), avec opacité sur les débats et sur les votes (à main levée), puis la trahison de la plupart des élus Républicains (LR) sur ces sujets (loi Taubira, PMA-GPA, délit d'entrave à l'IVG, etc.). Je pensais naïvement que François Hollande finirait par retirer ce projet de loi désastreux et désapprouvé par l'opinion publique, comme en son temps François Mitterrand avec le Projet de loi Savary. François Hollande, dans son fanatisme et son asservissement aux groupes de pression libertaires, a préféré se saborder en promulguant cette loi, rompre définitivement avec l'opinion public et renoncer à un second mandat.

J'ai réalisé ce jour là que nous sommes dirigés depuis ma naissance, il y a 37 ans, par des gens qui détestent la démocratie, qui se moque des plus faibles et des injustices, qui sont aux ordres de groupes de pression et d'officines voués à la déconstruction de ce qui a fait la France, nos mœurs et notre civilisation, et que chacun de nous avait une part de responsabilité dans cette situation dramatique. Car nous avons laissé depuis au moins 40 ans la place libre à des gens sans foi, ni loi, ni morale, ni amour du bien commun, du beau ni du vrai. À chaque élection nous votons sagement pour des gens que les médias subventionnés et instituts de sondage nous présentent comme étant fiables, propres sur eux et qui s'opposeraient les uns aux autres, mais qui, en réalité, s'organisent assez bien entre eux et détestent bien souvent ce en quoi nous croyons, ce que nous voulons et ce que nous sommes. Il ne suffit donc plus de voter, mais de s'engager personnellement pour proposer aux Français une offre politique vraiment nouvelle et enfin salvatrice. Le redressement de la France ne se fera pas sans chacun de nous. C'est pourquoi j'ai rejoint le SIEL.

Vous allez affronter le candidat DLF Marie-Laure Becouze ainsi que le FN Jean-Pierre Sigaud. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite nationale, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

J'ai beaucoup d'estime pour ces candidats du Front National et Debout La France, comme j'en ai d'ailleurs aussi pour Ahmed Ghlamallah mon concurrent de l'UPR. J'avais souhaité que Marie-Laure Becouze ou Jean-Pierre Sigaud puissent être mon(ma) suppléant(e), ou que je puisse être le leur, pour une candidature de rassemblement et d'union des patriotes. Karim Ouchikh, le président du SIEL, y était favorable. Malheureusement cela n'a pu se faire en raison de blocages dans les états-majors à Paris et Nanterre. Mais sur le terrain, dans l'Allier, l'union des patriotes est déjà une réalité. Cependant, en ce qui concerne "la droite",  je suis le seul candidat de droite dans la 3ème circonscription de l'Allier. Le FN, l'UPR et DLF sont officiellement "ni droite, ni gauche" et le candidat de la fausse droite Les Républicains, Gabriel Maquin, a le soutien des centristes et soutiendra, comme Alain Juppé, la politique ultra-libérale et libertaire d'Emmanuel Macron.

On le constate dans l'Allier depuis 30 ans : Les Républicains mènent localement quasiment la même politique que la gauche socialo-communiste, avec le même affairisme, le même socialisme rampant et la même absence de vision pour la France. C'est flagrant notamment à Vichy et Cusset, et encore plus au Conseil départemental de l'Allier où Les Républicains ont pris le pouvoir sur la gauche communiste il y a plus de deux ans et où personne n'a vu de différence dans l'action politique : toujours autant d'opacité, d'impôts, d'immigration (et de "migrants"), d'étatisme, de déconstruction de notre modèle de civilisation, d'abandon des familles et personnes âgées, vulnérables ou ayant un handicap, etc.

C'est pourquoi je suis objectivement le seul candidat clairement de droite dans ma circonscription. La vraie droite de convictions et des valeurs.

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient du FN, du PCD, de DLF, de la Ligue du Sud... ?

Bien sûr ! Sans oublier le MPF de Philippe de Villiers, le CNIP, etc. Et pourquoi pas aussi avec quelques rares Républicains (LR) ayant de vraies convictions et valeurs, comme par exemple Henri Guaino. Je suis un homme libre et j'ai toujours refusé de me laisser enfermer par des esprits partisans ou sectaires. L'union fera évidemment la force.

Comme délégué régional du SIEL pour l'Auvergne et Rhône-Alpes j'entretiens déjà des relations cordiales avec de nombreux cadres et militants de tous ces mouvements. Nous avons beaucoup d'estime les uns pour les autres et nous nous rencontrons déjà régulièrement. J'ai encore rencontré, par exemple, Jacques Bompard il y a quelques semaines et c'est avec plaisir et détermination que je travaillerai, avec lui comme avec Karim Ouchikh et tous les élus de ces mouvements amis, au sein d'un groupe parlementaire à vocation majoritaire pour défendre un programme de redressement et réanimation de la France et du Bourbonnais. Concernant la présence du FN dans ce groupe parlementaire, j'y suis aussi très favorable. Cependant je pense qu'il nous faudra malheureusement attendre que Nanterre clarifie sa ligne pas toujours à droite, et actuellement encore très étatiste, caporaliste et jacobine. Il ne faudrait pas que notre groupe parlementaire manque d'audace, de liberté et de courage à mener enfin la politique de droite qu'une majorité de Français attend.

C'est aux Françaises et Français de décider s'ils préfèrent continuer à "voter utile" comme les médias et instituts de sondage les poussent à le faire, et ainsi perpétuer une vieille classe politique qui a échoué et abîmé la France, ou s'ils veulent voter dés le premier tour pour leurs idées et nous donner enfin les moyens de faire entendre leur voix. Car il faut pas perdre de vue que chaque bulletin de vote mis dans l'urne équivaut à un don d'environ 2€ qui sera versé par l'Etat au parti du candidat pour lequel on aura voté. Que ce candidat soit élu ou non. Dans tous les cas, chaque bulletin de vote aide le parti du candidat. Aux Français de décider s'ils veulent continuer à engraisser les gros partis qui agissent ensuite contre leurs idées, ou s'ils veulent aider de jeunes partis qui défendent sincèrement leurs idées mais qui ont aussi besoin de ce soutien pour se développer et défendre leurs idées localement et auprès des médias.


Législatives - Eric Belleperche (SIEL) : "il n’y a plus de droite en France depuis bien longtemps"

Eric Belleperche, candidat SIEL dans 3ème circonscription de la Charente Maritime, a accepté de répondre à nos questions.

Pourquoi êtes-vous candidat ?

Capture d’écran 2017-06-06 à 22.01.11Fatigué de devoir voter par défaut ou pour des politiques qui retournent leur veste dès que le danger se fait sentir pour leur carrière, j’ai décidé de me rapprocher du seul parti qui défend des valeurs de droite et chrétienne. Je pense que tant niveau national qu’au niveau local, il faut que les électeurs puissent trouver des élus qui connaissent leur quotidien, et qui dédient leur temps à développer leur circonscription. J’ai décidé d’adhérer à un mouvement qui puisse donner espoir aux Français de trouver des politiques qui soient soucieux du bien commun de leurs concitoyens plutôt que de leur carrière, soucieux de véhiculer des valeurs qui ont fait la grandeur de la France, soucieux d’être conscient de la difficulté de créer et développer une entreprise en France. En ce sens, j’ai pensé que des gens de terrain comme moi devaient se lever pour proposer une alternative pragmatique et saine à ses concitoyens.

N'êtes-vous pas en train de diviser la droite ?

Je considère qu’il n’y a plus de droite en France depuis bien longtemps. Nos politiques sont pour la plupart des larves à la solde du système, achetés pour conserver leur poste, mais surtout incapables de se battre pour des valeurs. La vraie droite doit être la somme de toutes les bonnes volontés de terrain, qui par leurs convictions, remettront en place les fondations d’une force conservatrice profonde et incorruptible car indubitablement libre ! 

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Je suis convaincu qu’il ne s’agit pas de partis, mais bel et bien d’hommes. Les individus peuvent être sincères localement, encore faut-il qu’ils aient les mêmes idées que nous sur les sujets qui nous importe. Des concessions peuvent être cédées à condition de ne pas édulcorer le fond, sans quoi la boisson n’aura plus aucun goût et nous ne ferons pas mieux que les autres.

Comment concevez-vous votre rôle de député ?

Je conçois le rôle de député comme serviteur de la nation au service de sa circonscription. Un député doit être un homme de terrain sachant gérer le budget de sa région comme le budget d’une entreprise. Devant rendre des comptes aux actionnaires qui sont les siens, c’est dire les habitants de sa circonscription. Devant être intègre dans la gestion de sa région. Devant défendre les valeurs de son mouvement, en étant présents lors des votes stratégiques. Enfin, je conçois qu’un député ne doit pas vivre uniquement de la politique pour gérer sa circonscription de manière à rester de libre de ses décisions, il doit conserver une activité professionnelle.

Quelle est votre ambition pour le territoire ?

De formation ingénieur des techniques agricole de Clermont Ferrand, j’ai implanté mon entreprise dans les Charentes à Aigrefeuille d’Aunis, il y a deux ans, pour fabriquer des fertilisants. Nous avons créé six nouveaux emplois en l’espace de 20 mois sans aucune aide du département ou de la région. Mon expertise de gestion de l’entreprise me permet d’avoir une analyse poussée dans ce domaine. Je pense qu’il faut démarcher les entreprises privées à venir s’installer dans les zones de revitalisation rurale de notre circonscription. Nous avons les axes logistiques avec le TGV et l’autoroute A10. Il faut qu’on sache communiquer sur nos atouts et être pro actif vis à vis des sociétés privées, il faut faire du démarchage entrepreneurial.

Les PME PMI sont le cœur de la France, mon ambition est de les aider à se créer, se développer et bien sûr embaucher ! Nos centres villes meurent au profit des zones commerciales ; il faut par tous les moyens que nous avons en notre pouvoir leur redonner vie. La population de notre circonscription vieillit, j’ai l’ambition de redonner aux jeunes l’envie de rester dans leur circonscription en y trouvant, services, travail et loisirs. Enfin, nos médecins fuient les campagnes, il faut que nous allions solliciter les jeunes cadres médecins à s’installer dans notre circonscription pour que chacun puisse avoir le même traitement de la maladie.

Trouvez-vous moral d’embaucher comme Attachés Parlementaires des personnes de son entourage plutôt que des gens diplômés ?

Tout est histoire de compétences, peu importe que les personnes soient de votre entourage ou non, pour peu qu’elles soient compétentes. Par essence, je sais qu’il est toujours difficile de travailler en famille, personnellement je ne préfère pas. Dans le même cadre, je trouve stupide la discrimination positive qui consiste à imposer la parité homme/femme sans tenir forcement compte du savoir-faire mais juste pour respecter des quotas. La compétence doit primer.

Quelle sera la première loi que vous proposerez à l’Assemblée Nationale ? Et la première que vous souhaiteriez voir abrogée ?

1re loi proposée : Diminuer les charges sur les PME-PMI, c’est le tissu d’emploi de la France.

1ère loi à voir abrogée : Ouverture des frontières de Schengen, il faut contrôler les frontières.

Légalisation du cannabis : pour ou contre ?

Contre absolument.

Légalisation de l’euthanasie : pour ou contre ?

Contre, l’accompagnement thérapeutique est suffisant avec les soins palliatifs. Les dérives de l’euthanasie pourraient avoir des dérives dangereuses.

Que pensez-vous du mandat unique dans le temps ?

Tout est histoire de temps et de disponibilités, je ne vois pas comment gérer plusieurs mandats à la fois.


Législatives - Marie de Blic (PCD) : "Les partis sont en train de subir un tremblement de terre"

Marie de Blic, candidate à l'élection législative dans la 5e circonscription d'Ille et Vilaine, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative dans la 5e circonscription d'Ille et Vilaine. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Marie-de-Blic-12-310x175-1Ce sont les évènements qui m’ont lancée plutôt, ceux de 2013 ! Depuis longtemps déjà, mon tempérament actif et militant m’avait conduite à m’engager dans les associations familiales catholiques, avec toutes les ramifications qu’un tel engagement peut susciter : conseils d’administration divers (UDAF, UNAF, ESAT…), représentation des familles dans des organismes internationaux. Mon expérience d’épouse et de mère de famille nombreuse a parfois eu du mal à être considérée correctement : n’est-elle pas aussi valable que les cartes de visite ronflantes d’experts universitaires ou de responsables politiques qui n’ont pas eu d’enfants, ou ne les connaissent que par des pathologies ? Bref, j’ai vu en 2013 que l’abandon du champ politique aux « modernes » avait atteint son summum ; il était temps de le réinvestir avec humilité.

Dans cette circonscription détenue par Isabelle Le Calennec, LR, qui se représente, vous allez affronter un candidat DLF et FN. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite nationale, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Je ne sais pas ce qu’est la droite nationale. Les partis que vous citez sont en train de subir un tremblement de terre : dans notre circonscription, le FN a changé de candidate à la dernière minute, DLF a aussi changé de titulaire et présente un candidat avec son épouse pour suppléante, LR a soi-disant un accord avec l’UDI mais plusieurs élus UDI du territoire soutiennent la concurrente En Marche qui elle-même ne fait pas l’unanimité LREM. Donc ne rêvons pas : il n’y a pas quelque chose que je serais en train de diviser, il y a au contraire un projet unificateur que je suis en train de porter. Une vision de notre société basée sur le réel : il existe un ordre naturel (oui !), les hommes ont des réalités multiples mais doivent vivre en société pour survivre, et notre mission de responsables politiques est juste d’organiser la vie collective dans l’intérêt du groupe (bien commun). Donc les suffrages qui se porteront sur les candidats du PCD ce dimanche seront très utiles pour calibrer l’électorat qui partage cette expérience du réel et clarifier l’avenir pour les décideurs

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Oui, bien sûr. Les Français sont lassés des attitudes politiques infantiles, des refus de collaborer pour cause d’étiquette, des susceptibilités irrationnelles : d’ailleurs, comment analyser l’attitude de M. Juppé qui essaie de faire perdre son mandat de député à Jean-Frédéric Poisson, et donc son crédit national ? Oui, je travaillerai avec ceux qui partagent une même vision de l’homme, de la France, du monde. J’ai acquis, notamment au sein de ce parlement des familles qu’est l’UNAF, une expérience du dialogue, de l’écoute, de la négociation, de l’intelligence collective. Je la mets déjà au service de mon engagement politique, et je me réjouis de tous les encouragements positifs à le poursuivre, pour les générations qui viennent et pour l’amour de la France.


L'autre intérêt des élections législatives : le financement des partis pour 5 ans

Unknown-7Pourquoi autant de candidats par circonscription ? Car la manne financière est loin d'être négligeable.

Chaque voix rapporte 1,42 euro et chaque député procure une prime de 37.000 euros à son parti. Par an.

Pour les socialistes l'année dernière, cette rente s'est élevée à 25 millions d'euros, soit presque la moitié du budget annuel du parti. Mais à cette époque-là, le PS approchait les 300 députés. Un nombre qui devrait être divisé par dix. Dans cette perspective, le PS devra faire des réductions de dépenses. Au siège, les 130 salariés permanents craignent le plan social.

La situation financière n'est pas meilleure chez Les Républicains. L'organisation de la primaire a rapporté beaucoup plus d'argent que prévu, mais la dette des Républicains, est toujours supérieure à 50 millions d'euros. Alors le parti espère limiter la casse à l'Assemblée. Mais Daniel Fasquelle, le trésorier des Républicains, a déjà pris rendez-vous avec les banques au lendemain du deuxième tour pour renégocier les échéances.

Sachez le : quand vous voterez, vous financerez aussi un parti.


Fabien Bouglé : "Une chose est d’être un bon conférencier, une autre est d’être un homme politique de convictions"

Fabien Bouglé, président de Versailles Famille Avenir, explique à Jeanne Smits pourquoi il soutient François Billot de Lochner plutôt que François-Xavier Bellamy à Versailles :

François-Xavier-Bellamy-Fabien-Bouglé-élection-Versailles-opposer-entretien-e1496784313144"[...] il faut aussi avoir à l’esprit que l’élection de dimanche prochain conditionne le financement des partis pour les prochaines années. Je ne souhaite en aucun cas pour ma part contribuer au financement du parti des Républicains dont on voit toutes les contradictions mises à jour avec l’élection de Macron. Ce parti, par son manque d’unité et son absence totale de vraies convictions, a fait perdre la France depuis des années par la mollesse de son action.

Vous êtes conseiller municipal de Versailles, chef de file de l’opposition à François de Mazières. Vous ne soutenez donc pas François-Xavier Bellamy. N’est-il donc pas un jeune homme talentueux ?

Effectivement, M. Bellamy a le parcours brillant du normalien. Il a un véritable talent de conférencier. Tout dernièrement, je l’ai écouté lors d’un débat à Versailles organisé par les AFC, et j’ai été sensible aux belles paroles qu’il a pu développer dans son exposé. Le livre qu’il a écrit a été un véritable succès de librairie, ce qui est justifié car je lui reconnais une belle plume. Il est incontestablement doué pour la transmission des savoirs et je crois qu’il a là un véritable rôle à jouer en tant qu’enseignant, qui est une très belle vocation.

Pour autant vous n’appelez pas à voter pour lui. N’est-ce pas contradictoire avec vos propos ?

Une chose est d’être un bon conférencier, une autre est d’être un homme politique de convictions et c’est là que la supériorité de François Billot de Lochner, qui a d’ailleurs publié une dizaine de livres, me paraît tout à fait évidente. Car, voyez-vous, je siège au conseil municipal face à M. Bellamy et malheureusement, depuis trois ans que je suis élu, j’ai pu mesurer le fossé qui existe entre ses propos publics et ses actes politiques en tant que maire adjoint. Tout dernièrement, dans une vidéo sur les élections, Mgr Eric Aumonier soulignait la nécessité pour les élus de joindre les actes à la parole. C’est pour moi une nécessité et je partage totalement le propos de notre évêque. Force est de constater que si le candidat investi par Les Républicains et l’UDI expose parfaitement ses convictions, il n’agit malheureusement pas du tout en cohérence avec celles-ci. C’est ce que j’ai découvert et constaté tout au long de mon mandat.

Vous nous surprenez, vous avez des exemples précis ?

Oui, j’ai été très déçu de constater le manque de cohérence entre les propos tenus et l’engagement, face à des situations difficiles. J’ai malheureusement de très nombreux exemples en trois ans de mandat et je vous incite à lire les PV des conseils municipaux qui sont enregistrés et qui sont publics, où l’on peut constater l’absence quasi systématique d’intervention ou de prise de parole de M. Bellamy sur des sujets qui intéressent les familles.

Tout récemment, souvenez-vous, la ville était parsemée d’affiches dégradantes représentant des couples gays incitant les jeunes à des comportements à risques, et faisant la publicité des « coups d’un soir ». Nombreux sont les parents qui ont pris connaissance de ces affiches à travers les questions posées par les enfants au retour de l’école. Monsieur Bellamy, pourtant adjoint à la jeunesse, n’a pas réagi en conseil municipal, et n’a pas demandé à son maire de les faire disparaître, comme le règlement de l’affichage municipal l’y autorisait. De son côté, François Billot de Lochner a instantanément intenté un référé en justice contre JC Decaux, et les affiches ont été retirées. Par une action immédiate de la mairie, elles auraient pu être supprimées en un jour, là où nos enfants y ont été confrontés pendant une semaine et demi ! François-Xavier Bellamy, peut-être du fait de son manque d’expérience ou de courage, ne fait pas preuve d’indépendance dans ce type de situations. Comment croire alors qu’il saura s’affranchir des consignes d’appareil des Républicains dont il est le candidat, et dont nous subissons la politique depuis tant d’années ?

Dans le registre de la défense des familles, notre groupe avait soulevé l’absence de tarif réduit pour les familles nombreuses dans la politique tarifaire de la municipalité en matière de piscine. Nous avons déposé un amendement pour que la mairie mette en place ce tarif pour les billets uniques et les cartes d’abonnement. M. François-Xavier Bellamy a voté contre à main levée lors du conseil municipal qui statuait sur ce sujet. Cela a été pris comme une trahison par les familles de Versailles.

Autre exemple : M. Bellamy ne cesse de parler de l’importance de la culture française notamment transmise par l’exceptionnel patrimoine historique de notre pays. Ainsi, comment a t-il pu voter un projet pharaonique de promotion immobilière, de 450 logements, à l’intérieur du parc historique du château ? Dans le même ordre d’idées, le massacre du château de Versailles par le « vagin de la reine » ne méritait-il pas de sa part une action d’une autre envergure qu’une modeste tribune dans un journal ?

Avez-vous d’autres exemples marquants ?

De nombreux parents versaillais ont été particulièrement choqués lorsqu’un prostitué travesti est intervenu dans une école primaire publique. François-Xavier Bellamy indiqua publiquement que ce n’était qu’un poète et qu’il n’y avait pas lieu de s’inquiéter. Pourtant, le personnage est un prostitué notoire intervenant sur France culture à propos de son « métier » et s’avère être un grand propagateur de la théorie du genre dans les écoles. Pour notre élu de droite, l’inquiétude des parents n’avait pas lieu d’être, ce qui est de tout de même sidérant. De même, l’inaction de François-Xavier Bellamy fut flagrante lors du conseil municipal où nous avons évoqué les affiches Gleeden qui faisaient la promotion de l’adultère… Selon la méthode habituelle, il s’est contenté de cosigner une tribune sans agir plus avant. L’affichage des bus étant pourtant, je le rappelle, sous la responsabilité de la Mairie.

Tous ces faits sont documentés dans les PV du conseil municipal.

C’est donc pour ces raisons que vous n’appelez pas à voter pour lui ?

Effectivement, je crois sincèrement que les personnes qui l’adulent sont aveuglées par son talent d’orateur. En tant que père de famille, je suis un pragmatique. J’estime qu’il manque cruellement de maturité face à ce que vivent dans leur chair les familles. Un homme jeune, célibataire, sans enfants, peut avoir du mal à comprendre ce que vivent les parents lorsqu’ils sont confrontés aux difficultés de la vie quotidienne. En fait, il représente assez bien Les Républicains, qui ne font que trahir leurs électeurs, élection après élection, ce que nous ne supportons plus. A l’inverse, François Billot de Lochner, père de famille nombreuse, surdiplômé, dirigeant d’établissements financiers, président de nombreuses associations, investi dans la vie politique et associative depuis 20 ans, ayant une grande connaissance du monde politique, développe une véritable expérience de la vie. Il sait de quoi il parle et ses convictions le poussent à agir en permanence.

Mais alors n’y a t-il pas un risque de voir triompher En Marche à Versailles ?

Oui, car cette façon de voir l’engagement politique est à l’opposé de ce que souhaitent les Français aujourd’hui. François-Xavier Bellamy a été adoubé par le maire de Versailles, qui a appelé à voter Macron, et est investi par Les Républicains, qui sont en pleine déroute. Comprenne qui pourra. En réalité, sa candidature apparaît comme une candidature de division, qui consiste à empêcher toute victoire de la droite de conviction à Versailles. Il lui sera d’autant plus difficile de gagner l’électorat du Front national qu’il l’a violemment attaqué dans une tribune récente du Figaro. S’il accède au second tour, il risque donc de ne pas disposer des réserves de voix suffisantes pour l’emporter. C’est pour cette raison que le véritable vote utile à Versailles est le vote pour François Billot de Lochner, car il est le seul qui peut parvenir à rassembler toutes les droites au second tour et à faire barrage au candidat de Macron. Aussi, nous devons donc dès le première tour nous rassembler dernière François Billot de Lochner, le seul candidat de la droite authentique et crédible pour gagner ces élections."


Législatives - Jonathan Legentil (SIEL) : "LR est la « remorque » du PS depuis 30 ans"

Jonathan Legentil, candidat du SIEL dans la 6ème circonscription de Seine-et-Marne, a accepté de répondre à nos questions.

Pf_recto_seine-et-marne-6_jonathan-legentilVous avez annoncé votre candidature dans la 6ème circonscription de Seine-et-Marne. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique ?

C’est parce que la politique influe sur les citoyens et sur notre mode de vie que je m’engage. Il faut des élus de conviction, des élus qui osent dire tout haut ce que certains pensent tout bas. Certains élus de peur de perdre la « gamelle » naviguent dans le sens du vent quitte à renier leur « conviction». Je dis STOP. Nous assistons peu à peu à un changement de peuple et de civilisation, notre identité est menacée. Face au péril identitaire, je serai le député qui vous défend, le député qui défend l’identité chrétienne de la France. Il faut un renouvellement de la classe politique. Du haut de mes 22 ans, je compte faire bouger les choses et en finir avec les « dinosaures » de la politique qui travestissent notre société.

Dans cette circonscription actuellement détenue par un LR, vous affrontez une candidate FN, un candidat DLF, un candidat UPR, un candidat LR/UDI, sur un total de 11 candidats. N’êtes-vous pas en train de diviser la Droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Non, je ne divise personne, LR est la « remorque » du PS depuis 30 ans et le FN a abandonné les sujets sur l’identité nationale en se dirigeant vers des sujets économiques. J’aspire à rassembler la Droite, la Droite de conviction et des valeurs. Le SIEL est la droite authentique, qui avance sans compromission. Le SIEL a vocation à accueillir en son sein tous les amoureux de la France pour la sauvegarde de notre mode de vie.

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d’autres partis qu’ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN… ?

Oui, il faut une union de la Droite, la Droite de conviction. La Droite de conviction rassemble tous les patriotes qui ont l’amour de la France, la recherche du bien commun et la défense de l’intérêt général. Nous voterons des Lois pour les Français et uniquement pour leur bien avec le respect de leur volonté. La Défense de notre patrie charnelle avec un socle anthropologique chrétien est notre priorité avec la défense de la vie, la famille traditionnelle, face aux forces libérales libertaires représentées par Emmanuel Macron.


Luc Laîné (SE) : "Quand la droite se sera recomposée et qu’elle investira des candidats de droite de conviction alors on pourra espérer une unité des droites !

Suite au portrait que nous avions relayé il y a quelques jours (Luc Laîné (SE) : officier et candidat pro-famille dans le Var), le colonel Luc Laîné, candidat dans la 5ème circonscription du Var, a accepté de répondre à nos questions :

Colonel Lainé Fond Blanc-141 - Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 5ème circonscription du Var. Vous êtes officier de carrière, pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Je ne me lance pas en politique. Je me présente à une élection législative. Il y a une grande différence. Selon moi être élu n’est pas un métier. Les Français en ont d’ailleurs assez des politiciens professionnels qui déroulent des parcours complets, basculant de mandats en mandats pendant des années. Je souhaite un renouvellement des élus, avec des hommes et des femmes qui viennent de la société « civile » et qui apportent leurs propres expériences professionnelles à la vie politique de notre pays. La France en a besoin.

Localement, je n’ai trouvé dans les candidats de ma circonscription aucun porteur d’un renouveau politique. En outre, j’ai estimé que mon expertise militaire pouvait être utile à l’Assemblée nationale au regard de la situation du pays.

2 - Le Var est plutôt une terre de droite or nous assistons à une multitude de candidatures de droite (LR, FN, Comités Jeanne, Debout la France...), ce qui risque au final de favoriser la candidature de Philippe Michel (LREM), proche de François Bayrou, ce qui lui permettrait de revenir sur scène après son départ malheureux de son poste de chef de cabinet de l'ancien maire de Fréjus, Elie Brun, en 2007. Votre candidature a-t-elle vraiment un sens dans la mesure où elle risque de favoriser une victoire de la gauche, vérifiant ainsi la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Dans la 5ème circonscription du Var, il n’y a aucune chance que la gauche gagne. En outre, elle est elle-même très divisée. Votre analyse mettant dans la même mouvance politique le FN et LR n’est pas pertinente dans ma circonscription… Ici, je constate sur les marchés qu’il y a un vrai clivage entre les deux électorats.

Quand la droite se sera recomposée et qu’elle investira des candidats de droite de conviction (ce qui n’est vraiment pas le cas localement), alors on pourra espérer une unité des droites !

3 - Vos idées semblent assez proches de celles défendues par le PCD qui ne présente pas de candidat dans cette circonscription. Vous avez expliqué qu'en tant que militaire d'active, vous ne pouviez pas appartenir à un parti, mais n'aurait-il pas été possible d'obtenir le soutien du PCD sans être adhérent, comme le font certains candidats divers droite ou sans étiquette, afin de vous assurer une meilleure visibilité et donc un meilleur score pour que vos idées pèsent, sans pour autant être voué aux gémonies de la bien-pensance ?

Le PCD est totalement absent du paysage politique local. Au niveau national, je trouve ses membres très courageux car, avant même qu’ils ouvrent la bouche, on leur attache d’emblée l’image « catholique », et donc forcément conservateur, intolérant, homophobe… voire même extrémiste (je l’ai entendu). Bref, difficile de se faire entendre avec une telle réputation,  ou de véhiculer un autre message. Non, je crois que l’étiquette PCD ne m’aurait rien apporté de plus.

4 - Si vous êtes élu, serez-vous favorable à la formation d'un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Oui, un député, s’il veut peser dans les débats de l’assemblée doit rejoindre un groupe parlementaire. J’appelle de mes vœux la constitution d’un groupe parlementaire que vous appelez « droites de conviction » que je serais heureux de rejoindre si les électeurs du Var me font confiance.


Législatives - Diane de Bourguesdon (PCD) : "je mets au défi quiconque serait capable de dire aujourd’hui quel est le socle idéologique des Républicains"

Diane de Bourguesdon, candidate du PCD dans la 14e circonscription de Paris, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l’élection législative dans la 14èmecirconscription de paris. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

RBF45HWGJe me lance par passion, par devoir et par conjoncture. Par passion car j’ai toujours eu le goût de la question politique, depuis que je suis en âge d’avoir une conscience politique. Je suis d’ailleurs encartée depuis l’âge de 19 ans, et j’ai milité pour la droite lorsque j’étais étudiante. Aujourd’hui mère de famille et consultante dans un cabinet de conseil en assurance, je dégage du temps pour suivre un enseignement hebdomadaire de philosophie politique à l’Ecole professorale de Paris. Par devoir car la situation de notre pays me semble suffisamment préoccupante pour s’inquiéter de l’avenir de notre nation et de notre société, dans lesquelles vont évoluer nos enfants, et également parce que la réponse politique donnée depuis plusieurs années et en particulier par M. Hollande me semble être la meilleure manière de foncer dans le mur. Par conjoncture enfin, puisque j’ai eu récemment la chance de découvrir un parti, le Parti Chrétien-Démocrate, reposant sur un socle conceptuel cohérent et solide qui correspond en tous points à mes opinions, et de rencontrer des personnes authentiques, courageuses et sympathiques, ce qui n’enlève rien, tout cela me donnant l’énergie et l’envie de me mobiliser et défendre nos idées.

Dans cette circonscription vous allez affronter Claude Goasguen, le maire LR du 16è. N’êtes vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Comme je l’ai indiqué récemment sur les réseaux sociaux, je n’ai nullement l’impression que le PCD divise la droite, mais bien au contraire que c’est le PCD qui représente le noyau de la droite. Aujourd’hui je mets au défi quiconque serait capable de dire aujourd’hui quel est le socle idéologique des Républicains. Les appels à voter Macron sans discernement au second tour de la présidentielle, le soutien officiel ou officieux de cadres du parti à des candidats du mouvement En marche aux législatives, voire le ralliement à craindre d’élus investis par LR le soir du 18 juin, tout cela contribue à un manque de clarté et d’honnêteté des Républicains vis-à-vis des électeurs. Je déplore également ce que je qualifierais d’un recul dans le programme politique des Républicains pour les législatives, par rapport aux lignes de force du projet de François Fillon, qui présentait une cohérence interne, pour aboutir in fine à un programme édulcoré qui est en fait un sous-programme d’En marche. Cela renvoie au Français le signal d’un manque de courage, ou pire encore, d’une forme d’inconsistance. Les Républicains n’ont plus de squelette idéologique, c’est une coquille vide. Ils donnent peut-être encore l’illusion de représenter une force politique de par leur nombre, mais ce nombre se rassemble autour de quelque chose proche du néant.

Face à ce constat, le PCD est certes petit mais notre ligne politique est claire, cohérente et pleinement partagée par tous. Le président Jean-Frédéric Poisson n’a pas appelé à voter Macron dont le programme représente l’exacte antithèse du nôtre. Les candidats PCD aux élections du 11 et 18 juin, contrairement à ceux de la présidentielle et à de nombreux candidats aux législatives, ont le courage d’aborder les sujets qui fâchent, les sujets de la France d’en-bas, des exclus de la globalisation, de la France périphérique chère à Guilluy. Nous ne détournons pas le regard quand il s’agit d’aborder la question de l’immigration et le défi porté à la préservation de l’identité française, nous osons parler du respect de la dignité humaine, de la protection de la cellule familiale autour d’un père et d’une mère, nous assumons notre volonté de libérer l’initiative individuelle sans pour autant renoncer à notre modèle social de travail. Tous au PCD souhaitons œuvrer pour préserver le bien commun, seul ferment d’une nation unie et pérenne. Et tous au PCD pensons que le projet politique que nous défendons est celui le plus à même de préserver le bien commun.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d’autres partis, qu’ils soient des LR, de DLF ou du FN ?

Je refuse de participer à la délivrance de certificats de fréquentabilité, je ne verrais donc à titre personnel aucun inconvénient à me rallier à des personnes dont les idées sont proches des miennes, quelle que soit leur appartenance partisane. Je consulterais cependant les membres du PCD avant de prendre une quelconque décision de la sorte. Ce qui est en revanche certain, c’est que les élus PCD ne se départiront pas de leur indépendance et de leur liberté. Nous menons aujourd’hui campagne par nos propres moyens, avec 120 candidats sous la seule étiquette du PCD. C’est un combat courageux et parfois difficile, mais pleinement assumé. Ce n’est pas pour perdre notre indépendance et notre ligne politique une fois les élections gagnées.


Les AFC du Tarn interpellent les candidats aux législatives

Communiqué des AFC du Tarn :

"Les Associations Familiales Catholiques du Tarn (AFC) s'adressent aux candidats aux Législatives : “quand la famille va bien, la France va mieux !”

Plus que jamais les AFC se mobilisent pour porter la voix des familles auprès des candidats et des élus. Fortes de la densité de leurs 300 associations locales en Métropole, Outre-Mer et à l’étranger, les AFC s'investissent résolument pour établir une relation de proximité avec les candidats et leur dire avec conviction que quand la famille va bien, la France va mieux !

En effet, toutes les enquêtes d'opinion placent la famille en tête des préoccupations des Français. Sous tous ses aspects, la famille recueille l'adhésion d'une majorité de nos concitoyens : importance des liens familiaux, place que les jeunes accordent à la famille dans la construction de leur identité personnelle, regard sur la famille comme fondement de la société, désir de fonder une famille et d'avoir des enfants. La famille étant la cellule de base de notre société, il est donc nécessaire de prendre en compte cette réalité dans tout travail législatif. (...)

Dans cette optique, les AFC du Tarn ont envoyé à tous les candidats des trois circonscriptions du Tarn un questionnaire dans le but de connaître leurs positions et convictions sur les sujets qui sont au cœur de l’engagement de nos associations, résumées en 20 propositions. Regroupées par thème (Politique familiale, Famille durable, Ethique et Ecologie de l'Homme, Ecole et Education, Travail, Laïcité), elles appellent une réponse claire (favorable, pas favorable ou ne se prononce pas, en justifiant la réponse de manière argumentée).

A leur réception, les réponses seront publiées sur notre site http://afc-tarnsud.blogspot.fr/. Une synthèse des réponses des différents candidats du département sera également réalisée, publiée sur notre site, adressée à nos adhérents et sympathisants par courriel et transmis à la presse locale afin de faire bénéficier nos sympathisants de leurs réponses et d’éclairer le grand public sur ces questions sociétales."

Il y a des réponses en ligne.


Saïd Oujibou (PCD) : Un pasteur engagé !

Le pasteur Saïd Oujibou, venu de l'islam, est candidat PCD sur la 11e circonscription des Hauts de Seine. Entretien :

Unknown-5Pourquoi vous êtes vous présenté aux législatives?

Cette idée m'a été proposée par des amis engagés en politique! Je n'y avais jamais vraiment songé et c'est vrai que je pensais comme de nombreuses personnes qu'il fallait laisser les autres s' en occuper !

Quel est votre parcours ?

Titulaire d'un double master à l'université de Strasbourg en médiation socio-religieuse et à l'EPHE en laïcité et religions, mon parcours m'a conduit aujourd'hui vers une préparation au doctorat à l'EPHE, l'Ecole Pratique des Hautes Études où j'approfondis mes recherches sur les processus de radicalisation et de déradicalisation. Je suis en outre dirigeant d'une société de conseil en prévention urbaine. 

Vous vous présentez avec le PCD ? Pourquoi ce choix ?

Je connais bien la fondatrice, Christine Boutin et j'ai admiré son courage, c'est la seule qui a osé lever La Bible devant tous les députés ! J'ai à ma connaissance aucun autre exemple d'un tel courage !

Mais vous êtes pasteur, n'y voyez vous pas une contradiction avec votre engagement ?

Je suis pasteur, mais on ne m'a pas retiré ma qualité de citoyen ! C'est avant tout en tant que citoyen que je me présente, afin que mes valeurs puissent être exprimées à l'Assemblée, là où se votent les lois. Je crois que les chrétiens doivent être présents dans toutes les sphères de la société, dans la politique, dans les médias, dans le monde de la culture et de l'art, dans la vie associative. Nous nous sommes trop contentés d'être des citoyens de seconde zone et avons été habitués à vivre ainsi ! 

Enfin, je ne suis pas le premier à m'engager, je pense par exemple à Joachim Gauck, pasteur et président fédéral d'Allemagne de 2012 à 2017. 

Comment réagit la communauté évangélique ?

J'ai eu de nombreux appels de la part de leaders pour me féliciter et m'encourager ! De mon côté je me tiens disponible pour pouvoir apporter mon éclairage doctrinal quant à cette candidature et je rencontre régulièrement des pasteurs qui demandent à avoir des éléments de discernement. Ils sont toujours très à l'écoute et heureux d'y voir plus clair. En partant de Joseph le patriarche, en passant par Daniel et en citant tous les hommes de Dieu qui ont agit près des gouvernants je les éclaire sur le sens de mon engagement. Je crois beaucoup à l'importance de la discussion, à l'échange sincère. Pour l'instant personne n'est venu remettre en cause l'importance de cet engagement.

Si Dieu a déjà triomphé et que nous faisons face à des forces très puissantes, pourquoi mener ce combat ?

Je ne crois pas à la fatalité, a ces théories fatalistes qui considèrent que comme tout est déjà gagné ou alors que le combat est perdu d'avance, que nous devons pour ces raisons rester enfermés chez nous les bras croisés à nous lamenter car dans ce cas nous ne devrons pas nous plaindre non plus que ceux qui nous gouvernent ne tiennent pas compte de nos idées. Ceux qui nous gouvernent n'ont pris que la place que nous avons laissée !

Avez-vous rencontré des difficultés dans cette campagne ?

Je suis de nature confiant et très optimiste ! Des personnes très compétentes me proposent leurs services. Le combat est très grand et il y aura des difficultés. Mais il n'y a rien de grand qui arrive sans combat, pas de victoire sans bataille !

En faisant de la politique ne servez vous pas les affaires des hommes plutôt que les affaires de Dieu ?

Je ne fais pas de politique pour imposer mes valeurs religieuses ni pour me soumettre aux affaires des hommes mais pour que ces valeurs puissent s'exprimer dans la sphère publique et compter dans les débats actuels! Il ne s'agit pas de faire une croisade mais d'élever dans la sphère publique les idées de millions de citoyens en France.

Lorsqu'on est député on ne recherche pas les intérêts particuliers ni l'intérêt général mais le bien commun, c'est à dire le bien que nous avons en commun, on recherche ce qui est vrai et juste ! Le politique ne doit pas voter des lois qui ne sont pas justes et pour discerner ce qui est juste et ce qui ne l'est pas il nous faut des principes qui ne soient pas uniquement des principes humains, principes qui changent au gré des modes, des partis au pouvoir, de l'influence des lobby ! Il nous faut donc des bases et des principes solides pour pouvoir discerner entre ce qui est bien ou mal. 

Pensez vous pouvoir gagner ces élections ?

Nous gagnons déjà lorsque les idées conformes à nos valeurs sont diffusées dans la rue, dans les marchés, lorsque devant des millions de téléspectateurs je défends les chrétiens d'orient persécutés, lorsque des jeunes me contactent et expriment leur désir de s'investir en politique, c'est une nouvelle génération de personnes engagées, c'est le début d'un très long travail et je désire par la suite apporter mon expérience pour la transmettre à la nouvelle génération qui se lève.