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Législatives - Jérôme Guéry (SIEL) : "je veux faire le lien entre la droite conservatrice et populiste"

Jérôme Guery, candidat du SIEL sur la 7ème circonscription des Hauts-de-Seine, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative dans la 7e circonscription des Hauts de Seine. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

18582417_10211976450102125_1034782978102610781_n« Où allez-vous ? Où vas-tu, Europe ? Relève-toi de tes agenouillements. Sors de ta léthargie ! Sinon tu pleureras tes enfants tous les jours » Beata Szydlo premier ministre de Pologne, devant la Diète, après l’attentat de Manchester.

Ses paroles ont scellé mon engagement qui réponds à plusieurs appels dont le ferment principal vient des trahisons successives de nos élites depuis plus de 40 ans qui ont conduits aux déclins de notre France, aux renoncements de nos valeurs, à la perte de nos racines et de notre terre.

Je refuse que la France soit livrée à la mondialisation à outrance, à l’invasion migratoire, à l’ islam conquérant incompatible avec la République qui refuse de se plier à nos lois et nos coutumes, à la déculturation, à la régularisation des PMA faites à l’étranger à la GPA à la destruction de la liberté scolaire : en clair à nos ennemis « l’élite d’émigrés spirituels, au sens où, spirituellement, ceux qui nous dirigent ne sont plus nos compatriotes » comme se prête à les appeler Marion Maréchal. Il est plus que temps de rappeler la classe politique au respect de son devoir premier : préserver partout et à chaque instant les repères fondamentaux multiséculaires qui structurent notre société, la famille avec son caractère sacré de la vie de la conception jusqu’à la mort naturelle, la défense et la transmission de notre culture qui est le seul bien qui se partage indéfiniment, de notre modèle de civilisation et de nos traditions et de notre patrimoine.

C’est donc pour cela que j’ai souhaité ne plus être un spectateur et que j’ai décidé de me présenter à cette élection avec le Siel sous les couleurs de l’union des patriotes qui défendra comme il l’a toujours fait ce qui a fait la France et combattra tous ceux qui veulent la défaire.

Je ne suis pas un professionnel de la politique et je n’ai pas grandi dans les beaux quartiers mais dans une ville communiste et communautaire ou dès le début je me suis formé pour vaincre ce totalitarisme, cette pensée unique dérive de mai 1968.

Mon parcours, fait de moi un père et un mari comblé avec 6 enfants, dont une fille décédée d’un cancer il y a 9 ans maintenant, un chef d’entreprise qui essaye de mettre en pratique dans son cabinet d’assurances  les principes de sa vie de chef de famille et des nombreuses années de formations au beau et au vrai.

Je ne suis dans le vent, ce n’est pas mon ambition, Je suis Libre, patriote et enraciné, je veux faire de la culture, de l’éducation et de la souveraineté de la Nation le ciment collectif de notre peuple et remettre les principes non négociables au cœur du débat public.

Je veux surtout qu’à leurs lumières nos lucioles brillent par milliers car je ne veux pas disparaître mais transmettre car je suis fier d’être Français.

Vous pouvez compter sur moi.

Vous vous opposez au candidat FN Lucia Laporte. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite nationale, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

La droite ne part pas divisée. Elle propose des candidats légitimes, nous avons nos différences et pour ma part, je crois que chacun connait ma rectitude dans la défense de nos convictions et de nos valeurs. Et au Salon Beige vous n’êtes pas sans savoir que le SIEL est  depuis les journées de Béziers organisées par Robert Ménard, un vecteur et un catalyseur de la reconstruction d'une vraie droite « d'amour de notre pays » et que nous avons pris nos distances avec une ligne jacobine libertaire représentée par Florian Philippot et c’est donc  pour cela que je ne la divise pas, mais je la représente.

Ce qui est sûr c’est que en me présentant je veux faire le lien entre la droite conservatrice et populiste, une droite nationale, identitaire, sociale, enracinée, et libre de dire toute la vérité des périls qui nous guettent. Je veux représenter ceux qui ont manifesté pour le mariage et la filiation, la défense de l’identité française, de notre patrimoine culturelle et cultuelle, la défense du bien commun et  aussi tous ceux  qui souffrent de la mondialisation, du chômage, de  l’immigration et du  multiculturalisme, du handicap.  

Je défends la conservation de ce qui est beau et juste dans notre histoire et l’intérêt du plus faible et du plus petit.

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Bien sûr ! C'est ce que j'appelle de tous mes voeux, une Union des Droites pour restaurer la grandeur de  notre pays  en recherchant le Bien commun pour notre cité.

Les étiquettes importent peu mais ce que je crois c’est que cela n’a pas de sens de la faire avec les partis actuels, qui donnent des députés absents pour défendre la vie, maladroits pour parler des problèmes politiques concrets et qui ne peuvent par exemple pas dénoncer le Grand Remplacement.

Ce qui reste possible en revanche, c’est l’union des hommes. Il existe aujourd’hui un espace politique, entre certains courants de droite nationale et de la droite conservatrice, dans cette zone franche, il y a une recomposition à opérer, qui serait l’union des  droites amorcée par le combat politique de patrick buisson, qui a permis aux langues de se délier sous Sarkozy non incarné dans des actes repris par Robert Menard à Béziers, par Guillaume Bernard dans son livre la guerre des droites aura bien lieu, par le combat culturel de Philippe de Villiers, Maître Jacques Trémolet de Villers, Jean Sevillia, l’iliade, par le combat des idées et la défense de nos repères sacrés représentés avec les associations qui défendent la famille , la vie, la liberté scolaire. 

Chacun à sa manière, a fait bouger des lignes car ils incarnent cette droite intellectuelle et de combats pour nos valeurs que les lois mortifères et cyniques ont permis de faire ré émerger, mais c’est trop peu il faut que chacun d’entre nous joue un rôle dans cette action politique, culturelle, intellectuelle au service de la vérité. 

Et comme le dit si bien  Bernanos « on ne va jusqu’à l’espérance qu’à travers la vérité, au prix de grands efforts et d’une longue patience ».


Le gouvernement ampute le budget des Armées de 2,66 milliards d'euros

C'était bien la peine pour Emmanuel  Macron de choisir un comand car pour descendre les Champs-Elysées, de rendre visite aux blessés en opérations, de se rendre à Gao au Mali auprès des soldats français en opération, de renommer le ministère de la Défense en ministère des Armées, de nommer un premier ministre et un ministre de l'économie et des finances issus de LR pour, finalement, emprunter la même voie, néfaste et destructrice pour nos armées, que Nicolas Sarkozy, qui avait, en son temps, torpillé comme jamais les effectifs des armée françaises :

"Bercy a pour le moment amputé le budget du ministère de la Défense de 2,6 milliards d'euros.

Le montant est colossal. 2,66 milliards d'euros environ, selon des sources concordantes. La note est très salée pour les armées surtout si elle reste en l'état. Jean-Yves Le Drian parti au Quai d'Orsay, Bercy reprend donc ses habitudes avec le ministère de la Défense considéré comme la variable d'ajustement pour le budget général. Dans le détail, Bercy a fait preuve comme à son habitude de beaucoup d'imagination pour rogner sur les crédits du ministère des Armées : réserve de précaution (1,6 milliard d'euros), report de crédits du programme 146 gelés (675 millions d'euros), surgel de crédits de gestion (350 millions) et gel des crédits du programme 178 (40 millions).

Ça pique chez les militaires..."

Le comble pour les militaires serait donc de regretter François Hollande et Jean-Yves Le Drian....


Législatives - Bénédicte de Dinechin (PCD) : "L’injonction du vote utile nous a donné Emmanuel Macron"

Bénédicte de Dinechin, candidate PCD sur la 8ème circonscription des Yvelines, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 8e circonscription des Yvelines. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Unknown-4J’ai déjà répondu à d’autres appels , en étant présente sur des scrutins de liste, toujours pour une droite fière des ses convictions et de sa liberté, aux élections européennes avec Force Vie, puis aux municipales et cantonales. Ce qui m’a fait passer d’un engagement associatif fort à mon entrée dans l’arène de la politique est l’impossibilité de rester passive face au rouleau compresseur de la gauche qui veut détruire la famille, l’école, brider la libre expression, avec autant de dogmatisme que de mépris des conséquences de ses réformes calamiteuses pour notre pays et ses citoyens. J’espérais face à ces lois (Taubira, délit d’entrave, mise sous condition de ressources des allocations familiales, IVG droit fondamental, réforme du collège, loi travail) des députés de droite courageux, se battant sans relâche. Je ne les ai pas vus. Où étaient-ils ? Seuls quelques uns ont été présent jusqu’au bout, et parmi eux Jean-Frédéric Poisson, président du P.C.D., qui a pris part avec courage et pugnacité à chaque vote.

Cela fait 20 ans que j’œuvre pour la famille et le couple durable, il était temps que je devienne le porte voix de tous ces français que j’ai accompagnés et qui souffrent injustement de la destruction programmée de la cellule de base de notre société. Laminer la famille est une absurdité anthropologique et économique extrêmement inquiétante. Tous ceux qui ont travaillé avec moi savent que je suis fidèle à mes convictions, fédératrice dans les projets, à l’écoute de chaque opinion et que je ne lâche rien. Ce sont ces qualités que je mettrai au service de mon pays.

Dans cette circonscription actuellement détenue par la socialiste François Descamps-Crosnier, qui se représente, vous allez affronter le candidat LR Michel Vialay. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

La candidature de Michel Vialay a surpris les habitants du Mantois qui s’attendaient à celle de Pierre Bédier, mais les arrangements au sommet en ont décidé autrement. Je suis lasse de cette tentative de confiscation de la démocratie par une poignée de personnes décidant de qui sera investi ou non, et je me réjouis que notre fonctionnement démocratique permette encore de se présenter.

Le système de l’investiture par les ex-grands partis (LR et le PS ) a paralysé la vie politique, tuant dans l’œuf tout renouvellement dont la France a tant besoin. L’injonction du vote utile nous a donné Emmanuel Macron, et la menace d’un parti unique sans opposition, soit la fin d’un fonctionnement démocratique de nos institutions. Je crois que c’est extrêmement dangereux, et qu’il faut impérativement des élus avec un ADN clair, qui seront résolument dans l’opposition. Cela n’empêche pas une attitude constructive, mais sans compromission. Je reste personnellement très marquée par les appels au vote Macron par le candidat Fillon lui-même, sans aucune réserve, quelques minutes à peine après l’annonce des résultats du second tour des élections présidentielles. Comme l’a écrit Henri Gaino sur Twitter le 23 mai 2017 : « C'est la première fois qu'en votant pour une même étiquette (LR) on ne sait pas si on vote pour la majorité ou pour l'opposition. » je ne m’y résoudrai jamais.

Les Français méritent d’avoir des élus de convictions, et que leur ras le bol d’une droite devenue sinueuse ne trouve pas un exutoire dans un vote Macron ou FN. La vraie droite, ancrée sur le respect de l’homme, existe, c’est celle incarnée par les candidats du PCD.

Les LR ont, dans leur peur de perdre leurs sièges, voulu rendre leur programme rassembleur. Je m’attends à ce qu’il déçoive encore un peu plus un électorat qui veut une France à la fois ambitieuse et proche du plus fragile, une France qui sait que l’unité nationale passe par une immigration maîtrisée, et la fierté de notre histoire.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, de DLF, du FN... ?

Je serai dans un groupe d’opposition, aussi ferme que constructive. Je ne vois pas pourquoi je ne travaillerais pas avec d’autres partis, si nous sommes en phase sur des valeurs communes : l’enracinement, la transmission de notre héritage, la défense des valeurs anthropologiques.


Législatives - Claudine Cardot (PCD) : "Je ne peux diviser une droite qui n’existe plus."

Claudine Cardot, candidate pour le PCD dans la 4ème circonscription de Paris, a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l’élection législative dans la 4ème circonscription de paris. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

DMYnvZ2JSi mon engagement politique est récent, mon engagement, au sens large, est antérieur, que ce soit pour la défense de la famille au sein d’associations, du mouvement initié par la Manif pour tous ou de structures plus institutionnelles comme l’UDAF et la CAF, ou pour celle des Chrétiens d’Orient au sein, entre autres, de Nouveaux Martyrs. Très clairement, j’ai décidé de répondre enfin à la demande pressante de nos trois derniers papes de voir les chrétiens s’investir dans la vie de la Cité. Je conçois cet engagement comme un service, valeur assez oubliée en politique alors qu’elle va de pair avec la notion de bien commun qui est de servir des intérêts supérieurs aux intérêts propres. Je suis entourée par une équipe de très jeunes adultes bien construits et bien dans leurs baskets, qui m’émerveillent par leur enthousiasme. Une nouvelle génération arrive prête à s’engager sans concessions et sans corruption, c’est un fruit du combat des manifestations de 2013.

Dans cette circonscription vous allez affronter Brigitte Kuster, la maire LR du 17è. N’êtes vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Je ne peux diviser une droite qui n’existe plus. Les LR n’ont pas hésité à sacrifier les quelques concessions faites à Sens commun et ont appelé à voter Macron dès le soir du premier tour, ne respectant pas la liberté de leurs électeurs qui, s’ils ont la capacité de voter, ont la capacité de le faire librement. Enfin, certains ont déjà trahi en se jetant dans les bras d’Emmanuel Macron pour obtenir un maroquin. Qui peut dire quelle sera la position des élus LR au soir du premier tour des législatives et plus tard dans l’hémicycle ?

Je pense qu’aujourd’hui seul le PCD représente encore ce qu’on appelle la droite de conviction, une droite qui reste ferme dans le domaine sociétal et attentive au plus petit en matière économique, une droite qui place l’humain au centre des politiques publiques, une droite qui n’a pas peur de donner un nom au terrorisme qui meurtrit notre sol et qui n’a pas peur de soulever les questions qui fâchent comme Jean-Frédéric Poisson l’a fait au sujet du financement de Daesch.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d’autres partis, qu’ils soient des LR, de DLF ou du FN ?

Je suis tout à fait favorable à un regroupement des députés qui, au sein de l’assemblée, défendraient les valeurs qui sont les nôtres car il est nécessaire de pouvoir être force d’opposition mais aussi de proposition ; ces unions pourraient d’ailleurs être ponctuelles, sur des sujets précis, ou plus pérennes et préfigurer ainsi la future recomposition de la droite de conviction et non de compromission. Je suis aussi attachée à ma liberté de vote comme à toutes les libertés qui sont régulièrement bafouées depuis quelques années, entravées par un corpus législatif envahissant qui dépasse son rôle de régulation et de protection.


Vous aussi, contribuez à éteindre la voix de NKM

Nathalie Kosciusko-Morizet (LR) avait hérité à Paris d'une circonscription en or. Mais elle est prise en tenaille entre des dissidents de droite et un macroniste. En mauvaise posture, elle déclare au Parisien :

"Aujourd'hui, vous jouez votre survie politique ?

Oui, je sais que dans dix jours ma voix peut s'éteindre. Mais je ne renierai pas ma liberté ni ce que je porte depuis des années : une droite moderne, ouverte et européenne. [...]

Militez-vous, comme Thierry Solère, pour la constitution de deux groupes de droite à l'Assemblée ?

C'est trop tôt pour le dire. Mais il y a des lignes de fracture, et certains ne vieilliront pas ensemble. Avec la vague En Marche ! qui s'annonce, il serait nécessaire qu'une droite constructive mais autonome soit représentée. Ne pas avoir de débat à l'Assemblée, c'est prendre un risque pour la démocratie. Et c'est la rue qui arbitrera."

On s'oriente effectivement vers 2 groupes parlementaires issus de la droite LR au sein de la prochaine assemblée. L'une avec des personnalités comme NKM, soutenant la gouvernement Macron, l'autre, avec des personnalités comme Eric Ciotti, affichant des convictions de droite. C'est une recomposition de la droite qui s'annonce au lendemain des législatives.


Législatives - Brigitte Dupin (SIEL) : "Des accords avaient été passés entre les différents partis de la droite patriote qui n'ont pas été respectés"

Brigitte Dupin, candidate sur la 5ème circonscription de la Sarthe pour le SIEL, a accepté de répondre à nos questions.

DAc8B0SXUAA80QGVous avez annoncé votre candidature dans la 5 ème circonscription de La Sarthe. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique? 

Depuis mes 18 ans j'ai toujours eu un pied en politique d'abord à la Restauration Nationale à Bordeaux (Action Française) puis mon cheminement m'a conduit jusqu'au SIEL en 2012 pour qui je me suis présentée aux législatives sur la 4 eme circonscription de l'Essonne face à NKM contre qui j'ai obtenu 12,4% des voix.

Mon combat a continué avec la Manif pour Tous, j'ai fait toutes les manifestations enceinte jusqu'au cou.

Dans cette circonscription actuellement détenue par un LR, vous affrontez une FN, une candidate PdF, une candidate PCD, un candidat UPR, un candidat UDI,un candidat 577, sur un total de 19 candidats! N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde?

Non, je ne divise pas la droite, je la représente. Des accords avaient été passés entre les différents partis de la droite patriote qui, au dernier moment, n'ont pas été respectés, malheureusement. Aux législatives de 2012, candidate du RBM pour le SIEL, mon score avait été d'un peu plus de 15%. Le SIEL, même s'il n'est pas encore très connu, a de véritables propositions et un programme équilibré pour tenter de redresser la barre et être leader dans la reconstruction d'une vrai droite « d'amour de notre pays »

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Bien sûr! C'est ce que j'appelle de tous mes voeux, une Union des Droites Patriotes, (l'acronyme est peut-être déjà utilisé), mais il faut que nous nous serrions les coudes, car nous avons un grand point commun: l'amour viscéral de notre pays et la recherche du Bien commun!


Les législatives pourraient ouvrir un nouveau cycle pour le FN

Analyse des Echos :

"(...) Les sondages donnent à peine 15 élus à la formation d'extrême droite dans la future Assemblée nationale (...). Le parti ne compterait que de 7 à 17 élus. Il n'aurait donc pas la certitude de pouvoir constituer un groupe au Parlement, cela ne pouvant se faire qu'à partir de 15 députés (...)

La campagne présidentielle de Marine Le Pen a été ratée, de l'avis général, les résultats étant bien inférieurs aux attentes. Ce qui nourrit les ressentiments à l'intérieur du parti et qui a réveillé les fractures, longtemps tues, sur la ligne politique et économique. 

Sur la sortie de l'euro, par exemple, vue par une partie des troupes comme un totem et par l'autre comme une erreur . « Ces tensions ont éclaté au grand jour au lendemain de la présidentielle », explique Jérôme Fourquet, de l'Ifop. « Le problème, c'est qu'il est impossible de faire la clarté sur la ligne politique avant les législatives à cause du manque de temps. » Et l'abstention, attendue très forte, devrait peser sur le score du FN, dont l'électorat, souvent populaire, semble moins enclin à se mobiliser.

A priori, le discours qui consiste à dire que, dans la prochaine Assemblée, le FN sera le seul parti d'opposition à Emmanuel Macron paraît audible dans un contexte où LR cherche encore la parade face au Premier ministre issu de ses rangs. Pourtant, même si la recomposition politique en cours a longtemps été espérée par le parti d'extrême droite, celui-ci n'en est aujourd'hui que le spectateur. Pas l'acteur. « Les législatives étaient l'occasion unique de détruire LR, mais, en raison de la déception des résultats de la présidentielle, le FN est incapable de la transformer. Le parti n'est pas un pôle d'attractivité pour les élus de droite, ni pour les électeurs de droite », considère Jérôme Fourquet. Cette élection pourrait tourner à la bérézina pour le FN. Et ainsi ouvrir un nouveau cycle pour le parti."


Luc Laîné (SE) : officier et candidat pro-famille dans le Var

C'est une candidature atypique que celle de cet officier de carrière (colonel dans l'armée de terre) dans la 5ème circonscription du Var pourtant déjà pourvue de nombreux candidats. Dans une interview à Var-Matin, le colonel Luc Laîné développe sa motivation :

36350328"Cette année, nous sommes quatre ou cinq en France à nous lancer dans cette aventure et c’est vraiment une nouveauté. C’est un retour des militaires en politique, après la rupture qui avait suivi la guerre d’Algérie. La génération d’alors avait été profondément marquée par cette épreuve et cela avait abouti à un divorce entre le monde politique et le monde militaire. Aujourd’hui, le temps a passé et, au sein de la jeune génération, certains veulent s’impliquer (...)

Je pense que les gens savent ce qu’est un militaire, un officier. On incarne certaines vertus de service du pays, de désintéressement car on ne fait pas ce métier pour s’enrichir, d’amour de la nation car on est prêt à donner sa vie pour elle. Et puis, on est reconnu pour notre courage et notre probité. On nous accorde une certaine honnêteté. Et on représente aussi la notion d’autorité. Donc, je propose un profil atypique à mes concitoyens (...) Ce que je peux dire, c’est que je suis un époux fidèle qui essaie d’être attentionné et un père présent et impliqué dans l’éducation de ses quatre enfants. Ce témoignage de vie est sans doute beaucoup plus parlant que tous les beaux discours sur le féminisme (...)"

Sur RCF, il a davantage développé sa volonté de défendre la dignité de la famille et la dignité de la personne humaine :


Les AFC interpellent les candidats en Seine-et-Marne

A partir des propositions de la Confédération Nationale des AFC, l'AFC de Melun a rédigé un questionnaire adressé à tous les candidats aux élections législatives en Seine-et-Marne afin de connaître leurs positions dans les domaines concernant la famille : bioéthique, mariage, politique familiale, travail, laïcité, école et éducation...

Vous trouverez dès maintenant ce questionnaire sur cette page, ainsi que le livret présentant les propositions des AFC, et au fur et à mesure de leur réception les réponses des candidats par circonscription.

Martial MORELLE (DLF, 7705), Vincent MORELLE (DLF, 7706), Chantal BRUNEL (LR, 7708) et Véronique FORNILLI RATA (FN, 7710) ont répondu.


Législatives - Charles-Henri Jamin (PCD) : "Partout les militants et sympathisants LR n’en peuvent plus de devoir supporter sans mot dire ces considérations parisiennes"

Charles-Henri Jamin, Conseiller municipal et communautaire de Saumur, est candidat PCD sur la 4e circonscription du Maine-et-Loire. Il a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 4e circonscription du Maine-et-Loire. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

20170527095628_IMG_9746-01Avec un grand-père maire de sa commune, un père fin observateur et analyste des évènements politiques nationaux et internationaux, une mère consacrant une grande partie de son temps à des engagements bénévoles, j'ai grandi dans un environnement familial où l’amour de mon pays la France, le service aux autres par le service gratuit ou l'engagement public avait une place majeure.

C'est dans cet esprit que j'ai, dans un premier temps, orienté ma carrière professionnelle vers les collectivités territoriales puis le service aux élus. Collaborateur de cabinet d’un sénateur-maire, j’ai rejoint le RPR entre 1995 et 2000. Recherchant une plus grande cohérence avec mon enracinement dans la grande tradition française de la droite sociale, j’ai adhéré au Forum des Républicains sociaux dont je suis l’un des co-fondateurs, devenu depuis le Parti Chrétien-Démocrate. Je suis aussi à ce jour, et depuis son origine en 2002, adhérent LR, dans l’objectif d’aller au-delà de l’engagement militant pour accéder à des responsabilités et des mandats, ce qu’autorise un « parti de gouvernement ».

C’est ainsi que je me suis présenté pour la première fois en 2008 à une élection sur mon nom, et suis ainsi devenu maire de Saint-Hilaire-Saint-Florent, commune associée de la Ville de Saumur. A ce titre, je siégeais au conseil municipal de Saumur. J’y ai assumé la charge de l’urbanisme, du logement, de l’habitat et de la rénovation urbaine. J’ai présidé et piloté la fusion des bailleurs sociaux qui permettent à un tiers de la population saumuroise de bénéficier d'un logement décent.

En tant que Vice-président de Saumur Agglo, pour laquelle j'étais chargé de l'aménagement du territoire et des politiques contractuelles, je me suis investi dans l’urbanisme prospectif pour notre bassin de vie. Afin de mener à bien cette mission, qui nécessite une excellente connaissance des enjeux locaux, il m'a fallu trouver les voies d’un apaisement constructif face aux querelles de personnes qui pesaient sur notre territoire depuis des années au point de l’avoir fragmenté. J’en ai donc profité pour travailler à la reconstruction du Grand Saumurois dont j’ai été le Président fondateur, qui est depuis devenu le périmètre de la nouvelle agglomération saumuroise.

Aujourd’hui, simple conseiller municipal d’opposition à Saumur, fort de ma maturité, de mon expérience et de ma totale disponibilité, je me présente devant les électeurs pour la députation. Je suis le candidat des convictions, de la liberté de conscience et de choix, de l’enracinement et de la constance, contre les injonctions. 

Vous allez affronter le candidat LR Éric Touron, successeur désigné du député sortant Michel Piron. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Pour pouvoir répondre à votre question, il faut un préalable : préciser, parmi les candidats en lice sur notre circonscription, qui est vraiment « de droite », qui s’assume comme tel de façon constante depuis des années, et reste cohérent dans cette séquence inédite où le nouveau président de la République, aidé de transfuges sans scrupule, laisse entendre que l’herbe est plus belle dans son univers de syncrétisme « droite-centre-gauche », ce que semblent prêts à croire plusieurs de mes concurrents qui laissent pourtant entendre qu’ils seraient de droite ou droito-compatibles.

En réponse, je prétends être ce candidat de droite, le seul qui a par ailleurs dit clairement qu’il ne voterait pas Macron, le seul qui annonce sans ambiguïté qu’il sera comme député un opposant, constructif mais vigilant et déterminé. En effet, Eric Touron que vous présentez sous l’étiquette LR, est en réalité le « dauphin » désigné au prétexte d’un « droit de suite » revendiqué par le député sortant Michel Piron. Il y a là une forme de malhonnêteté dans la mesure où le même M. Piron qui a choisi après trois mandats de ne pas se représenter, avait été élu en 2012 sous la bannière UMP pour passer un an plus tard à l’UDI. Cette pirouette a créé chez les électeurs de droite le sentiment d'avoir été trahi, sentiment qui habite encore les esprits, et s’en trouve renforcé alors que les appareils parisiens ont décidé de donner l’investiture LR au candidat UDI contre l’avis des militants et sympathisants de terrain, sans considération du contexte local, à l’instar du scandaleux retrait d’investiture pour mon ami Xavier Lemoine au profit là encore d’un UDI, ou encore du silence coupable au sujet de la candidature d’un UDI face au président du PCD, Jean-Frédéric Poisson, candidature qui s'est depuis mutée en suppléance de la candidate « République En Marche ». Preuve de l’ambiguïté de nombre de personnalités de l’UDI quant à leur rapport à REM. Partout dans le pays, et de manière très forte dans ma circonscription, les militants et sympathisants LR, ainsi que plus largement les électeurs de droite, n’en peuvent plus de devoir supporter sans mot dire ces considérations parisiennes. C'est pourquoi, après avoir encouragé ma candidature, ils me soutiennent dans ma campagne, refusant le diktat des appareils, les injonctions à une posture affichée de rassemblement qui en fait exclut au lieu de respecter la volonté des sympathisants de terrain. Devant une telle situation, notre choix est simple, sans doute terriblement trop démocratique aux yeux des apparatchiks : aux électeurs de départager.

Cette situation qui oppose un candidat du système à un candidat de terrain et de convictions laisse la possibilité aux électeurs de choisir le renouvellement qu’ils appellent de leurs vœux. C’est tout le sens de ma candidature permettant aux sympathisants de la droite et du centre de ne pas se soumettre à un pseudo-légitimisme, imposé pour des raisons strictement partisanes à 300 km de là. Je suis un candidat libre, proposant d’être un député 100 % disponible à mes concitoyens et à mon Pays, pour servir, résister et construire.

Être le candidat parmi 13, portant avec clarté et constance les valeurs de droite, permettant aux électeurs de faire un choix de conviction et non par défaut, me paraît décidément utile et constructif. A contrario, ne pas avoir été candidat aurait effectivement fait de moi le non-candidat de la droite, le plus bête du monde ! Je veux ici en profiter pour lancer un appel aux électeurs de droite de ma circonscription comme à ceux de tout le Pays : soyez attentifs et mobilisés, parce qu’à force de ne pas voter pour les candidats qui portent pourtant le plus vos convictions, aura pour conséquence de les voir s’épuiser et se décourager. Jusqu’au jour où il n’y en aura plus…

Si vous êtes élu, serez-vous favorable à former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, de DLF, du FN... ?

Il faut avoir conscience que nous vivons un moment très particulier dans l'histoire de la Vème République : les deux grands partis qui structuraient jusqu’à présent notre paysage politique ont subi un revers électoral sans précédent. L'heure est à la clarification idéologique et à la recomposition politique.

Si je suis élu, je m’inscrirai dans un groupe des forces de droite qui portera le projet et la vision politique capable de relever la France : l'essentiel est avant tout de redonner à la France un État fort, centré sur ses fonctions régaliennes et de reconstituer notre peuple en une Nation. Cela passera par un desserrement des contraintes administratives qui pèsent tant sur l'entreprise alors qu’elle est par excellence le corps intermédiaire créateur de richesses, une attention particulière pour l'école et la qualité de l’enseignement en vue d’une acquisition dess fondamentaux et d’une transmission de notre culture, respectueuse de nos racines chrétiennes et de notre histoire, une vraie politique familiale transcrite dans les politiques publiques, et une politique internationale qui assure à la France la place en Europe et son rang dans le monde que sa vocation spécifique l’appelle à tenir.

Pour influencer voire infléchir la politique du président Macron qui, en toute probabilité, n'ira pas dans ce sens, il est nécessaire de constituer un groupe parlementaire capable de faire entendre cette voix, rassemblant les députés qui tiennent bon sur nos valeurs. Les étiquettes m'importent peu, bien moins que la défense efficace de mes convictions. C'est pourquoi, je prendrai cette décision en conscience, et librement. Il est trop tôt pour connaître les équilibres politiques qui se dégageront de cette élection terriblement incertaine. Mais quel que soit le résultat, je prendrai mes responsabilités afin de donner le plus de poids possible aux principes que je porte. Pour l’amour de la France.


Législatives - Brigitte Gilibert (SIEL) : "Des accords avaient été passés entre les différents partis de la droite patriote qui n'ont pas été respectés"

Mme Brigitte Gilibert est candidate du SIEL dans la 1ère circonscription du Val d'Oise. Voici ses réponses à nos questions :

Vous avez annoncé votre candidature dans la 1ère circonscription du val d'Oise. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique? 

Unknown-3Un jour, un de mes enfants, adolescent, m'a demandé ce que j'avais fait pour mon pays: je lui ai répondu que j'avais eu et élevé, seule, du fait de mon veuvage prématuré (à peu près) correctement mes 6 enfants; désormais, j'aurai bientôt 16 petits-enfants et je me bats pour leur léguer un pays où ils puissent être libres et fiers d'être français.

Je me suis engagée dans l'éducation d'autres jeunes, en étant animatrice « teen-star », en reprenant du service dans le scoutisme, en étant à l'origine d'une école « espérance-banlieue ». J'ai fait un master de bioéthique pour être apte à défendre la Vie de son commencement à sa fin naturelle, j'ai, comme beaucoup de français, manifesté contre le mariage pour tous et désormais c'est au sein du SIEL que j'essaie de me battre pour mon pays : culturellement, moralement, éthiquement, charnellement, de toutes mes forces pour que la France reste fidèle aux promesses de son baptême, qu'elle résiste à la mondialisation voulue par monsieur Macron et ses amis, pour qu'elle ne se résigne pas à un renouvellement allogène de sa population. Cela passe désormais par un engagement plus politique. Être député est le moyen le plus direct de s'opposer à des lois iniques.

Dans cette circonscription actuellement détenue par un LR, vous affrontez une FN, une candidate PdF, une candidate PCD, un candidat UPR, un candidat UDI,un candidat 577, sur un total de 19 candidats! N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde?

Non, je ne divise pas la droite, je la représente. Des accords avaient été passés entre les différents partis de la droite patriote qui, au dernier moment, n'ont pas été respectés, malheureusement. Aux législatives de 2012, candidate du RBM pour le SIEL, mon score avait été d'un peu plus de 15% Le SIEL, même s'il n'est pas encore très connu, a de véritables propositions et un programme équilibré pour tenter de redresser la barre et être le catalyseur de la reconstruction d'une vraie droite « d'amour de notre pays ».

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Bien sûr! C'est ce que j'appelle de tous mes voeux, une Union des Droites Patriotes,(l'acronyme est peut-être déjà utilisé), mais il faut que nous nous serrions les coudes, car nous avons un grand point commun: l'amour viscéral de notre pays et la recherche du Bien commun!


Législatives – Olivier Pirra (PCD) : « si nos idées étaient défendues avec constance et cohérence par les autres partis de droite, je ne serais certainement pas candidat »

Olivier Pirra, 35 ans, marié et 3 enfants, est candidat PCD sur la 12ème circonscription du Rhône (Oullins, Tassin, Francheville, Ste Foy les Lyon, La Mulatière, Pierre-Bénite, Irigny, Vernaison et Charly). Il a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l’élection législative pour la 12ème circonscription du Rhône. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Olivier PirraIl est de ma responsabilité de père de famille et de citoyen de laisser un monde meilleur aux générations à venir. C’est le sens de mon engagement au PCD depuis 4 ans, parti pour lequel je suis responsable départemental dans le Rhône.

Or, je pose un constat sévère sur l’état de la France, qui est en déclin, et sur les responsables politiques qui échouent les uns après les autres à redresser le pays. Au contraire, ils s’efforcent de détruire ce qu’il reste des « murs porteurs » de notre civilisation, pour reprendre l’expression de Philippe de Villiers.

Ainsi, on assiste à une fragmentation de notre communauté nationale, une montée de l’individualisme, une perte de repères sans précédent (famille, laïcité, identité, …). De nombreux indicateurs sont au rouge (économie, chômage, dette, construction européenne en berne, nos agriculteurs au bord du gouffre, …) et rien ne semblent indiquer un changement de trajectoire à court ou moyen terme. La France est absente de la scène internationale alors qu’elle devrait être moteur sur plusieurs sujets : la défense des minorités, notamment chrétiennes au Moyen Orient, la lutte contre les trafics humains (la GPA par exemple), …

Je me veux cependant porteur d’espérance, car ce constat très sombre tranche avec la conviction que j’ai, à savoir que la France et les français ont tout ce qu’il faut pour réussir ! Nous avons une culture riche de 15 siècles d’histoire, une langue reconnue dans le monde entier, une puissance militaire, diplomatique et économique indéniable, des entrepreneurs créatifs et innovants, un peuple généreux et engagé (il suffit de voir la multitude des associations)…

Nous avons donc tout ce qu’il faut pour réussir mais la France décline. Ce paradoxe étant posé, il devient urgent de s’engager et de proposer une alternative au système politique actuel qui nous mène « dans le mur ». C’est ce que je veux porter en étant candidat aux législatives.

N’êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Je ne vois pas en quoi ma candidature divise la droite, dans une élection qui, je le rappelle, comporte 2 tours. Comme les autres candidats PCD, j’ai l’ambition de bâtir une droite de convictions à la place de la droite de renoncements. En l’occurrence, nous affirmons simplement les principes que les autres partis, notamment de "droite", ne veulent plus défendre. Or si nos idées étaient défendues avec constance et cohérence par les autres partis de droite, je ne serais certainement pas candidat !

Mais si on regarde objectivement ce que proposent les autres partis, ce n’est guère satisfaisant. Regardez donc les reculades successives de LR sur la loi Taubira. D’abord opposés au moment du vote, ensuite pour la loi mais contre la filiation. Et maintenant que le projet des législatives est publié, on constate que la Loi Taubira n’est même plus un sujet ! On pourrait faire le même constat avec le FN où de nombreuses personnalités influentes du parti n’inspirent pas confiance sur le sujet. Rappelons-nous la culture du bonsaï de Philippot…

Cela n’enlève bien sûr en rien la constance de certains élus courageux de ces partis, mais au final ils semblent relativement isolés sur ces questions là dans leurs partis respectifs.

Dans le contexte troublé que nous traversons, il est indispensable qu’il y ait dans l'espace public une parole qui s'élève pour rappeler que l'Homme doit être au cœur de toutes les préoccupations et décisions prises par les élus. Si le PCD n'est pas présent dans l'espace public pour le dire, il n'y aura aucun parti et donc à terme plus personne pour le faire. Nos candidatures ne divisent donc pas la droite mais l’oblige à rester fidèle à ce qu’elle est ou devrait être. Je comprends très bien cependant que cela puisse gêner…

Pour finir sur cette question, le problème de la droite la plus bête du monde, c’est surtout son manque de courage et de liberté. Par peur de politiquement correct, par soumission à la gauche bien-pensante, la droite ne réussit pas à se retrouver au 2nd tour. A gauche, malgré tous les désaccords qu’ils ont, ils arrivent à s’unir au 2nd tour autour d’un projet amendé par chacun en fonction de son poids politique obtenu au 1er tour. Et cela ne pose pas beaucoup de problème. La droite arrêtera de perdre les élections le jour où elle osera s’émanciper de cette chape de plomb idéologique imposée par la gauche !

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d’autres partis qu’ils soient de LR, de DLF, du FN… ?

Je suis prêt à travailler avec tout le monde, à partir du moment où cela se fait sur un accord programmatique clairement défini. Il faut sortir de ces querelles de partis. Les divergences stratégiques ne doivent pas aboutir à la neutralisation de nos idées dans le champ politique.


Législatives : les candidats que Le Salon beige souhaite voir battus

Capture d’écran 2017-06-01 à 19.47.05Comme nous vous l'avions annoncé, le Salon beige a établi une liste de personnalités particulièrement emblématiques à faire battre aux législatives. Cette liste est "transpartisane", c'est-à-dire qu'elle contient une moitié de candidats de gauche et une moitié de candidats "de droite" (de "droiche" pour être plus précis, c'est-à-dire des candidats qui demandent les voix des électeurs de droite pour mener une politique de gauche!). Parmi ces candidats "de droite", nous avons visé une moitié de LR et alliés et une moitié de FN.

Tous ont manifesté soit leur nuisance contre les principes non négociables, soit leur mépris pour les catholiques qui sont attachés à ces principes. (Nous indiquons entre parenthèses, le département et la circonscription dans lesquels ces personnes se présentent).

Merci à ceux qui peuvent s'engager contre ces candidats de s'inscrire sur le site http://legislative.lesalonbeige.fr (ou cliquer sur l'image ci-contre)

Vous pouvez naturellement aider à les faire battre, même si vous n'êtes pas dans leur circonscription, en relayant l'offensive (les offensives, plutôt!) sur les réseaux sociaux.

J'ajoute que nous sommes bien conscients que nous ne ferons pas battre toutes ces personnes. Certaines ont des circonscriptions en or qui leur permettent de mépriser totalement l'avis de leurs électeurs. Mais il nous semble fondamental, pour que la loi naturelle ne soit plus la "variable d'ajustement" des programmes, de montrer que, dans certains cas au moins, le mépris des principes non négociables peut entraîner une défaite électorale.

Dernière chose: quand nous disons que nous voulons faire battre ces personnes, cela signifie que nous nous moquons de savoir qui l'emportera. En particulier, dans les circonscriptions de droite, nos campagnes risquent fort de permettre à la gauche de l'emporter. Nous ne pourrions évidemment pas mener une telle politique du pire partout en France – nous ne sommes pas totalement irresponsables! –, mais faire battre NKM, par exemple, est fondamental pour que la droite ne fasse pas systématiquement la politique de la gauche en matière de "lois sociétales" et comprennent que, si elle veut nos voix, elle doit défendre le bien commun.

La seule chose qui nous aura retenu dans cette stratégie d'opposition systématique et sans concession, c'est le refus d'aider des candidats aussi nuisibles que les candidats à faire battre. Par exemple, nous aurions souhaité pouvoir ajouter à notre liste Franck Riester, l'un des rares députés LR à avoir voté pour la loi Taubira, mais son principal adversaire FN est le directeur de cabinet de Florian Philippot - auquel nous ne souhaitons pas faire la courte échelle. Le candidat DLF est donc, à notre connaissance, le seul candidat de droite de la circonscription. Dans cette circonscription, nous préférons donc soutenir un "petit" candidat que de faire battre un "grand".

Dans les prochains jours, nous publierons des notes sur chacun de ces candidats à faire battre. Si vous avez des informations sur eux, n'hésitez pas à nous les communiquer sur le site http://legislative.lesalonbeige.fr

Guillaume de Thieulloy

Directeur du Salon beige

Les candidats à faire battre :

PS et alliés:

  • Erwann Binet (38-08)
  • Pascale Boistard (80-01)
  • Michèle Delaunay (33-02)
  • Olivier Dussopt (07-02)
  • Catherine Lemorton (31-01)
  • Sylvie Pinel (82-02)
  • François de Rugy (44-01)
  • Marisol Touraine (37-03)
  • Najat Vallaud-Belkacem (69-06)
  • Manuel Valls (91-01)

LR et alliés:

  • Nicole Ameline (14-04)
  • Aurore Bergé (qui n'est plus LR, mais "En marche") (78-10)
  • Yves Jégo (77-03)
  • Bruno Le Maire (27-01)
  • Nathalie Kosciusko-Morizet (75-02)

FN

  • Sébastien Chenu (59-19)
  • Aymeric Merlaud (49-04)
  • Sophie Montel (25-04)
  • Florian Philippot (57-06)
  • Wallerand de Saint-Just (75-13)

Législatives - Philippe Madoumier (LR dissident et Sens commun) : "Je ne suis pas un homme de parti, mais de convictions"

Philippe Madoumier (membre LR et militant Sens commun) est candidat dissident dans la 2e circonscription de la Haute-Vienne contre le candidat UDI investi par LR. Il a accepté de répondre à nos questions :

Vous avez annoncé votre candidature dans la 2e circonscription de la Haute-Vienne. Pourquoi avez-vous décidé de vous engager en politique?

KJPlkGFwPour moi l'engagement en politique n'est qu'une nouvelle facette de mes engagements au service de la France, mon pays. Pendant de nombreuses années, j'ai été responsable à différents niveaux dans le Scoutisme, au service de l'éducation des plus jeunes en complément des familles. Pendant mes études à l'université j'ai été un militant actif de l'UNI, en particulier en réussissant à être élu au conseil d'administration du CROUS de Limoges. J'ai aussi décidé d'effectuer mon service militaire comme Officier et de continuer à servir. Je suis actuellement Chef d'Escadron dans les réserves opérationnelles de la Gendarmerie Nationale.

J'ai participé à la totalité des manifestations contre la Taubira. Je fais partie du groupe qui maintient la flamme des veilleurs à Limoges. J'ai organisé plusieurs fois des transports pour participer à la marche pour la vie.

Et maintenant la politique s'est présentée à moi comme une évidence. En 2014 j'avais été candidat pour aider des amis à compléter une liste aux élections municipales. Nous étions face à une liste PS et à une liste UDI qui avait refusée toute entente avec l'UMP avant le premier tour et encore refusée une fusion de nos listes entre les deux tours.

Maintenant que je n'ai plus de contraintes professionnelles, voyant arriver les élections législatives et constatant que la candidate Les Républicains investie de longue date, venait de se voir rejeter au profit d'un candidat UDI du Parti Radical, j'ai décidé de représenter la droite dans ma circonscription. J'ai trouvé intolérable de priver l'électorat de droite de candidat, au nom d'accords de coulisses n'ayant jamais été validés par les militants. Je n'ai pas adhéré à un parti de droite pour que l'on m'impose de voter pour un candidat de centre gauche.

Dans cette circonscription actuellement détenue par un socialiste, vous affrontez une candidate FN, un candidat DLF, un candidat divers droite, et un candidat UDI. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde?

Non, je ne divise pas la droite, je la représente.

Pour moi la droite la plus bête du monde est celle qui se soumet à l'esprit post soixante-huitard, celle qui rejette des candidats de droite pour mettre des candidats du centre, celle qui calcule élection et qui ne pense pas avenir, celle qui n'ose pas affirmer ses convictions, celle qui ne sert son pays, mais s'en sert.

Pour ce qui est de la situation locale, je répète que le candidat UDI présent n'est ni de droite, ni de droite, mais bien à gauche. Dans ces dernières réunions publiques, il semble même se réclamer de la majorité présidentielle. Vous mentionnez un candidat divers droite, qui est en fait un écologiste classé par erreur, le candidat divers droite, c'est moi. Je suis candidat sans étiquette avec le soutien de Jean-Frédéric Poisson. Ils restent donc les candidats FN et DLF. Je pense que ce sont des candidats qui viennent chercher le 1% pour le financement de leur parti, qui manquent notablement de notoriété ou de lien avec la circonscription, ils étaient inconnus avant l'annonce des candidatures par la préfecture.

Vous êtes militant de Sens commun, pourquoi ne pas soutenir le candidat investi par les Républicains?

Être militant de Sens Commun signifie vouloir agir au sein des Républicains pour faire émerger de vraies valeurs de droite. Je n'ai aucun engagement vis à vis de l'UDI et surtout de sa composante Parti Radical, qui en Haute-Vienne à soutenue de manière précoce la candidature d'Emmanuel Macron. Je ne suis pas un homme de parti, mais de convictions.

Comment voyez-vous l'avenir des Républicains et de Sens commun?

L'avenir nous devons le construire, nous vivons une période politique sans précédent dans l'évolution du paysage politique. Du fait de cette recomposition il est très difficile d'esquisser une image de l'avenir,  il est très difficile de prévoir ce que donneront les élections internes de l'automne prochain. Je souhaite ardemment que ces élections voient l'émergence d'une droite de conviction, et voient disparaitre cette droite marécageuse, dont les membres seraient mieux au PS que dans un parti de droite. A nous militants de Sens Commun d’œuvrer pour que cette recomposition aille dans la bonne direction. C'est vraiment en ce moment que l'engagement Sens Commun prend toute sa valeur, dans la préparation d'un avenir aujourd'hui incertain.

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Ma vraie carte politique, celle que je porte au fond du coeur, elle est  Bleu Blanc Rouge, et mon parti c'est la France éternelle. Alors pourquoi ne pas travailler au sein d'un groupe parlementaire réalisant mon vieux rêve d'union des droites autour de nos racines? Je suis plutôt favorable à cette proposition, sans oublier le CNIP, le plus vieux parti de droite en France.


Julien Langard (ex-FN) : "La droite nationale, identitaire et sociale n’échappera pas à un devoir d’inventaire"

Julien Langard est professeur d'histoire-géo dans un lycée à Carpentras (Vaucluse), membre du comité central du FN, proche collaborateur de Marion Maréchal Le Pen et membre du collectif Racine. Il vient de décider de quitter le FN et s'en explique longuement. Même si l'on comprend bien que le départ de Marion Maréchal-Le Pen n'est pas étranger à sa décision qui reste néanmoins anecdotique, les raisons qu'il évoque sans langue de bois sont intéressantes :

Csm_LANGARD_Julien_7e7090db68"Depuis le 7 mai dernier et le débat catastrophique de l’entre-deux tours des présidentielles, n’importe quel Français sincère et lucide sait que Marine le Pen ne sera jamais présidente de la République, ni dans cinq, ni dans dix, ni dans quinze ans… Malgré les espoirs soulevés par son élection à la tête de notre mouvement en 2011, elle s’est échouée dans un véritable Trafalgar télévisuel face au candidat le plus à sa portée, à savoir le dauphin de François Hollande, président le plus impopulaire de toute la Vème République !Comment réagir devant ce constat cruel mais réaliste ? Incapable d’incarner demain celle qui pourra rassembler la droite, Marine le Pen nous conduit aujourd’hui dans une impasse. Le FN, même sous un nouveau nom, est condamné à devenir le PCF des années 70. Assis sur une grande base populaire mais incapable de la dépasser, il s’enfermera dans le rôle stérile d’éternel opposant. 

Personnellement je me refuse à entretenir un faux espoir de Victoire auprès des militants et des électeurs qui nous font confiance. Par fidélité à un parti ou à son chef, les Patriotes français sont-ils condamnés à s’engager dans une voie que l’on sait sans issue ? Je crois pour ma part que l’opposition perpétuelle n’est pas une vocation politique. Les partis ne sont ni plus ni moins que des outils au service des valeurs que nous croyons bonnes pour notre pays. L’éviction de son président d’honneur et le départ de Marion Maréchal le Pen, véritable espérance pour l’avenir, laisse un vide que la structure actuelle ne peut combler.

En interne le poids des contradictions est devenu insurmontable. On ne peut prôner les valeurs d’enracinement et fonctionner selon un centralisme parisien exacerbé, on ne peut prôner la méritocratie et accepter les investitures de complaisance ou les parachutages de candidats qui disparaissent aussi vite qu’ils sont apparus. Dans notre département, qui se souvient encore de Philippe Lottiaux, pourtant tête de liste FN lors des dernières élections sénatoriales ?  Enfin, on ne peut prétendre réaliser l’union des Patriotes tout en menant une guerre fratricide contre nos alliés naturels, par exemple la Ligue du sud. Parachuter une candidate improbable face au député Jacques Bompard qui a consacré sa vie à défendre les valeurs de la droite nationale est une véritable insulte à tous ceux qui connaissent la valeur réelle de l’engagement et du service au profit d’une municipalité. Cette faute politique est majeure. Elle discrédite les partis et révèle au grand jour les intentions réelles de leur auteur : servir leurs intérêts plutôt que les valeurs qu’ils prétendent défendre.

Fort de ce constat et dans le sillage du départ de Marion Maréchal Le Pen, j’ai donc décidé de mettre fin à toutes mes responsabilités au sein du Front National. Dans le vaste mouvement de recomposition politique amorcé par la dernière élection présidentielle, la droite nationale, identitaire et sociale n’échappera pas à un devoir d’inventaire. Les victoires du futur seront au prix d’une union véritable, affranchie de l’ombre des partis et des chefs discrédités."


Législatives - Matthieu Gouttefangeas (PCD) : "je ne suis pas là pour faire carrière"

Matthieu Gouttefangeas est candidat du Parti chrétien-démocrate dans la 6ème circonscription du Rhône face à Najat Vallaud-Belkacem. Il a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 6e circonscription du Rhône sous les couleurs du PCD. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

MG DVDPCDDans un seul but : Réconcilier les français avec la politique. Depuis plusieurs années, les politiques s’éloignent du réel, et un agacement légitime de la population s’est fait sentir. Fort de mon expérience de Conseiller Principal d’Education (CPE) dans un collège, j’ai bien l’intention de remettre les français au cœur du débat public. J’ai la volonté de défendre nos idées, de restaurer l’autorité de l’Etat et de remettre l’école dans le bon sens. Najat Vallaud-Belkacem, a poursuivi en tant que ministre de l’Education Nationale la destruction de tous repères pour nos enfants. Aujourd’hui, on ne parle peu ou quasiment plus de l’histoire de France. Je regrette que les élèves ne savent plus qui est Clovis, Saint-Louis, Sainte-Jeanne d’Arc, François Ier, Louis XIV… Des personnages majeurs qui ont façonné l’histoire de notre pays. L’enseignement de notre histoire et notre langue favorisent la cohésion sociale.

La France, ce n'est pas  une multitude de communautés qui coexistent, mais un seul et même peuple. Elle est une et indivisible. L’amour de la France doit être transmis dans nos écoles, par la marseillaise au rassemblement du matin.

Notre pays est en proie à l’islam radical, et je suis décidé à le combattre de toutes mes forces. Les français ayant combattu contre nos intérêts, devront être déchus de leur nationalité et éloigné du territoire. Je souhaite également remettre la dignité de la personne humaine au premier plan des décisions de santé. Une véritable politique de soins palliatifs et d’accompagnement pour les femmes souhaitant avorter devra être mise en place. Si nous ne respectons pas la vie, nous aurons du mal à respecter le reste.  Nos aînés doivent faire l’objet d’une attention toute particulière, en réévaluant le montant de leurs retraites.

Je suis souverainiste, et la restauration de la souveraineté de notre pays est vitale. Le pouvoir doit revenir à Paris et Bruxelles ne doit plus nous imposer son diktat permanent ! La France doit rester la France sans compromission !

Mon action de député se basera sur six piliers fondamentaux, non négociables :

  • Impunité zéro : rétablir l’autorité par la certitude de la sanction. Rétablir les peines planchers et la double-peine.
  • Supprimer le collège unique, et en remettant en place des passerelles professionnelles et en revalorisant les filières techniques et remettre en place un "certificat d'études" qui évaluera l'acquis des fondamentaux : lire, écrire et compter
  • Restaurer la souveraineté de la France en refusant le libre-échange (TAFTA et CETA) et renégocier les traités européens.
  • Défendre nos industries, en prônant un patriotisme économique clair et transparent.
  • Faire du Ministre de la famille un ministre d'État avec un droit de regard sur tous les autres ministères. Toutes les politiques publiques doivent être étudiées à l’aune de la vie quotidienne des familles.
  • Combattre le terrorisme islamique, et déchoir de la nationalité française toute personne s’étant battu contre nos intérêts.

Dans cette circonscription actuellement détenue par le PS et où Najat Vallaud-Belkacem se présente (et que nous souhaitons tous voir échouer), vous allez affronter un candidat DLF, un LR, un autre DVD ainsi que le FN. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Tout d’abord, vous n’êtes pas sans savoir que tout citoyen français âgé de 18 ans et disposant de ses droits civiques a le droit d’être candidat à n’importe quelle élection. Dans ma circonscription, je n’ai pas le sentiment d’être en concurrence avec des candidats de droite. Le candidat DLF est un fantôme, l’autre DVD est un centriste fédéraliste à l’opposé de mes valeurs et la candidate LR est soutenue par des ex-futurs militants d’En Marche d’Emmanuel Macron. Aussi, l’électorat de droite de convictions ne doit pas être dupe de ce petit manège. Cette élection n’est pas chasse gardée. Si je suis candidat ce n’est pas pour répéter ce qu’aurait pu dire un tel ou un tel, mais pour démontrer qu’il existe encore une droite fière de ses valeurs, ne reculant pas au moindre problème. Je suis le candidat de la droite républicaine, sociale, et de bon sens, clair, lucide et réaliste dans mes positions. A la différence de mes concurrents, je ne suis pas là pour faire carrière, je ne suis pas le candidat éphémère de la droite. Je souhaite poursuivre mon enracinement à Villeurbanne. Najat Vallaud-Belkacem représente une idéologie forte et clivante. Ainsi, les grandes formations politiques ont fait le choix de ne pas mener une bataille des idées, mais de courtoisie. Au contraire, je mène la bataille des idées et du terrain face à la candidate PS et celui d'En marche, deux parachutes !

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Tous les élus défendant la notion du bien commun et du bon sens seront les bienvenus pour former un groupe parlementaire, mais cela ne veut pas dire renier son identité politique ou être absorbé.


Législatives - Anne Dupuy (PCD) : "Une reconstruction de la droite est indispensable"

IMG_1690Anne Dupuy, 24 ans, mariée et mère d’un enfant, élève-avocat, diplômée de Sciences Po Paris, est candidate dans la 8e circonscription du Val-de-Marne. Elle a accepté de répondre à nos questions :

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 8e circonscription du Val de Marne sous les couleurs du PCD. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

« Aime et fais ce que tu veux ». C’est cette sublime parole de Saint Augustin que mon mari a fait graver sur mon alliance. Elle m’accompagne partout désormais et c’est elle qui, sans doute, m’a conduite à déposer ma candidature aux élections législatives. 

Mon engagement politique se fonde en effet sur le lien d’amour profond qui m’unit à la France, à sa culture, son histoire et surtout à son peuple. Je suis convaincue que le peuple français mérite mieux que ce que lui propose ses dirigeants depuis quelques décennies. Cette conviction repose sur une vision de l’homme différente de celle qui nous est trop souvent présentée comme la seule autorisée. 

Ainsi, je suis persuadée que l’homme n’est pas un élément de capital que l’on peut déplacer sans conséquence d’un point du globe à un autre, mais qu’il est un être essentiellement  enraciné qui ne croît bien que lorsque la société lui donne les moyens de développer et d’assumer réellement ce qu’il est. 

C’est la raison pour laquelle je souhaite défendre ardemment cette base précieuse de la société qu’est la famille en réaffirmant le couple homme-femme comme sa pierre de fondation et en luttant contre les dérives ultralibérales-libertaires telles que la GPA ou l’euthanasie. Je souhaite également promouvoir la mise en place de politiques plus généreuses dans l’accueil de la vie afin qu’aucune femme ne soit trop pauvre, trop jeune ou trop seule pour mettre au monde son enfant. Cet accueil de la vie se décline également dans le soin que nous prenons des plus faibles que sont les anciens et les malades. Aussi, faut-il encourager le rétablissement des solidarités naturelles en soutenant les personnes qui prennent en charge un proche âgé ou handicapé. 

C’est cette même vision de l’homme qui me pousse à vouloir lutter contre les aberrations d’une politique migratoire qui encourage les déplacements de masse sans un regard sur la capacité d’intégration et au détriment du pays d’accueil comme du pays d’origine. Le développement du communautarisme et ses répercussions en matière de sécurité interdisent le maintien de positions hypocrites et complaisantes et nous obligent au contraire à aborder cette question avec lucidité et pragmatisme.

Enfin, une jeune pousse enracinée ne saurait croître correctement si elle n’est pas arrosée de ces connaissances qui font grandir et guidée par un tuteur fiable et solide. C’est pourquoi il est urgent de remettre l’accent sur l’apprentissage des savoirs fondamentaux à l’école ainsi que de revaloriser les métiers de l’enseignement. Un homme libre et critique doit d’abord avoir été, un enfant respectueux de son maître, enthousiasmé par le récit de Marignan et ému aux larmes par celui d’Azincourt.

Consciente de ce que la politique n'est pas la seule voie d'action possible, je pense néanmoins, confortée par les paroles du pape François, que l'on ne peut se permettre de la négliger.

Il me semble que la France a, plus que jamais besoin d’hommes et de femmes soucieux du bien commun, prêts à prendre leurs distances avec la politique des idéologues arrogants pour retrouver celle du bon sens. Je suis de ceux-là. 

Avec Sainte Jeanne d’Arc et Sainte Geneviève comme modèles dans l’existence et l’ouvrage « Mémoire et identité » de Saint Jean-Paul II comme livre de chevet, je ne pouvais pas rester plus longtemps dans la passivité de la critique ! Devenir mère fut certainement l’élément déclencheur d’un engagement politique en germe depuis plusieurs années,  l’état de la France de demain m’important désormais plus que tout. 

Dans cette circonscription actuellement détenue par le LR Michel Herbillon, qui se représente, vous allez affronter le candidat DLF, un DVD ainsi que le FN. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Avant de tous se réunir sous une même étiquette « droite », il est capital de définir ce que l’on entend par ce terme ! La droite française est aujourd’hui tellement éclatée et diverse que l’on ne peut pas raisonnablement prétendre avoir des convictions et s’allier avec tous ! Une reconstruction de la droite est indispensable. Je ne la vois pas du tout comme un chantier insurmontable mais plutôt comme une oeuvre enthousiasmante . La première étape de cette reconstruction passe, d’après moi,  par l’expression dans les urnes. 

Plus que jamais, pour le peuple de droite, ce premier tour des élections législatives est le moment du vote de conviction, c’est l’occasion rêvée de faire un vrai choix du coeur pour indiquer aux hommes et femmes politiques quelle est la droite qu’ils souhaitent voir émerger pour les années à venir après l’échec des présidentielles.

La droite la plus bête du monde serait, selon moi, celle qui ne se saisirait pas de ce scrutin comme d’une chance pour se redéfinir en vue d’un rassemblement ultérieur plus juste. 

Votez patriote et conservateur par conviction et vous aurez une nouvelle droite forte et prête à affronter les défis de ces prochaines années. Votez « utile » et vous donnerez l’impression aux politiciens établis que vous êtes satisfaits de cette droite mal définie, frileuse et en échec.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Dans chacun de ces partis, il y a bon nombre de personnes avec lesquelles je serais tout fait capable et même heureuse de travailler. Cependant encore une fois, ce doit être un rassemblement d’idées avant tout ! L’union fait la force, certes, mais l’union de l’erreur fortifie l’errance. Un groupe de patriotes, soucieux du bien commun réunis pour une droite conservatrice sur le plan des valeurs sociétales : oui, c’est ce que, comme de nombreux Français, j’appelle de mes voeux. Cela ne sera possible que si les électeurs de ce bord font le choix de voter réellement pour leurs idées lors des élections législatives. Comme le disait Jean-Frédéric Poisson il y a quelques mois : « À force de ne pas voter pour ceux avec lesquels vous êtes d'accord, ne vous étonnez pas qu'ils se fatiguent ».

En revanche, faire, à l’Assemblée nationale, l’alliance de la droite par principe c’est courir le risque de voir les idées que je porte avec le soutien du PCD se diluer dans de grands ensembles immuables ! C’est un peu ce qui s’est produit avec Sens Commun. 

Je refuse pour ma part d’être la caution morale d’un grand parti, courtisée en temps d’élections, moquée dès l’échéance passée. Même en politique, le discours calibré répété par mille communicants a moins de poids que la parole vraie d’un seul homme libre. 


Lettre ouverte aux candidats Front National

A l'heure où il est de plus en plus difficile de faire la différence entre la ligne LR de François Baroin et la ligne Macron, Jean-Yves Le Gallou interroge les candidats du Front National et demande à relayer auprès d'eux cette lettre ouverte :

"Madame, Monsieur, 

Vous vous êtes porté(e) candidat(e) « pour défendre la France » « avec Marine ».

Le Front national a longtemps porté avec courage ses fondamentaux : l’arrêt de l’immigration, la mise en œuvre de la préférence nationale, le primat du droit de la filiation dans le Code de la nationalité, une politique familiale généreuse et encourageant la vie, et plus globalement la défense de l’identité civilisationnelle de la France. 

L’immigration de masse se presse aux frontières maritimes de l’Europe. L’islamisation (halal, voile islamique, mosquées, ramadan) progresse à grands pas dans nos villes et nos villages. Jamais la question du Grand Remplacement démographique et civilisationnel ne s’est posée avec autant d’acuité. Curieusement, c’est le moment que semble avoir choisi la direction du FN pour placer ces questions identitaires (gênantes ? malséantes médiatiquement ?) au second plan. Lors de son étrange débat avec Emmanuel MacronMarine Le Pen s’est emberlificotée dans les questions économiques et monétaires sans même utiliser la « question blanche » pour parler d’immigration. Étrange, vraiment étrange. 

Il faut dire que son vice-président, Florian Philippot, a utilisé la dernière semaine de campagne présidentielle pour insister sur l’économie. Il a même promis que si Marine était élue, « les Français paieraient leur baguette de pain en francs d’ici huit mois ». Waouh! Et les Françaises (?) leur burka ? Et pour le cas où l’on n’aurait pas bien compris, Philippot a ensuite fait un chantage à la démission dans l’hypothèse où la sortie de l’euro ne serait pas l’alpha et l’oméga du programme frontiste. 

C’est son droit de le penser. Comme c’est le droit de ses très proches collaborateurs – souvent investis dans les meilleures circonscriptions législatives – de le penser. C’est aussi le droit des électeurs de le savoir. Et de savoir s’ils partagent ou non les mêmes priorités que les candidats qui se présentent à leurs suffrages

En politique, on ne peut pas tout faire en même temps. Il faut choisir. Hiérarchiser. Prioriser. 

Ma question est donc la suivante : quelle est, pour vous – en tant que candidat du FN aujourd’hui, député éventuellement demain, et cadre du FN participant à ses instances démocratiques -, la priorité n° 1 : l’arrêt de toute immigration nouvelle ou la sortie de l’euro ? 

À question simple et binaire, réponse simple et binaire. Les électeurs attachés à l’identité française y ont droit. Répondez sans faux semblant ! Gardez-vous de vous abstenir de répondre car cela serait courir le risque d’encourager vos électeurs à s’abstenir à leur tour ou… à aller voir ailleurs. 

Pardon d’avoir mis les points sur les « i ». Ou plutôt sur le « i » de l’identité, mais, à l’échelle de l’Histoire, c’est la seule question qui vaille. Ce n’est pas le cours du sesterce qui a fait tomber l’Empire romain, ce sont les grandes invasions! 

PS : chacun peut relayer vers le candidat FN de sa circonscription – via courriel, Twitter ou Facebook – la question suivante : « Pour vous, la priorité des priorités, c’est l’arrêt de toute immigration nouvelle ou la sortie de l’euro ? »


Gilles Boyer (LR) plaide pour un accord électoral entre LR et LREM

UMPS pas mort :

"Gilles Boyer, candidat du parti Les Républicains dans les Hauts-de-Seine, a plaidé lundi pour "une stratégie de désistement réciproque" entre Les Républicains et la République en marche, "dans les circonscriptions où le Front national menace de l'emporter" au second tour des élections législatives (...)

En cas de triangulaires, "il faut préparer cette hypothèse parce qu'elle risque de se produire et que nous serons jugés sur la position que nous prendrons à ce moment-là", a répété Gilles Boyer. L'ancien directeur de campagne d'Alain Juppé a insisté: "Il n'y pas de ni-ni en ce qui me concerne"

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Julien Rochedy : "La refondation de la droite sera un thème politique majeur de ces prochaines années"

Extrait de la réflexion de Julien Rochedy sur son blog :

"Je lis dans le Valeurs Actuelles de cette semaine un dossier complet sur la droite, c’est à dire celle qui part de Laurent Wauquiez jusqu’à l’aile droite du FN, en passant par Sens Commun et, dans une moindre mesure, Nicolas Dupont-Aignan. En résumé : cette droite qui se cherche et qui n’est bien nulle part, en particulier dans les partis politiques existants. Ce « point » réalisé sur la droite véritable est sans doute le premier d’une longue série, car, à moyen-terme, tout porte à croire que le sujet de la refondation de la droite, face à Macron, et face au FN version PCF souveraino-souveraniste, sera un thème politique majeur de ces prochaines années (...)

Une leçon de la campagne présidentielle fut le rejet des partis politiques classiques (...) pour privilégier plutôt des mouvements de types nouveaux tels que « En Marche » ou « Les insoumis ». Ce processus entérine la défiance vis à vis des vielles structures et la goût pour les nouveautés, propre à notre siècle. A droite, une véritable réflexion doit s’opérer sur le sujet, car s’il y a bien dans un camp que les partis ont échoué plus qu’ailleurs, c’est chez nous. Regardons les choses clairement : les deux partis existants, Les Républicains et le Front National, sclérosent les bonnes volontés et entrainent dans leur pesanteur tout espoir de refondation véritable. L’un et l’autre s’assoient sur leur base électorale et sociologique, les stérilisent et les condamnent à l’impuissance. L’appareil politique des Républicains est gangréné par une multitude de centristes ayant plus à faire avec Macron qu’avec le moindre petit électeur qui votait auparavant RPR (...) Déjà, dans cette campagne législative, l’opposition se cristallise autour des points de TVA ou de CSG. Baroin a tenté une sortie pour définir sa droite, et celle-ci se circonscrit manifestement à la question des impôts. Qu’est ce qu’une droite dont le seul projet de société serait de baisser les impôts ? Et pourtant, Wauquiez mis à part, la plupart des impétrants aux législatives, du côté des Républicains, n’ont que cela en tête, étant entendu que les leur ne sont, hélas, ni bien faites ni bien remplies.

Du côté du FN, Marine Le Pen s’est enfermée dans un piège dont elle ne pourra sortir sans difficultés majeures. La toute-puissance stratégique qu’elle a laissée à Philippot, couplée aux philippotistes bien placés pour les législatives, la met face à un dilemme inextricable. Florian Philippot ayant habilement, et, aussi, notons-le, courageusement, brandi la menace de son départ en cas de modification de sa stratégie (notamment sur l’euro), Marine Le Pen se doit de choisir entre deux inconvénients : soit elle ne change rien, sinon la façade, et persiste à donner un chèque en blanc stratégique à son lieutenant, ce qui l’expose, en conséquence, à subir une fronde majeure à l’intérieur même de son mouvement, soit elle assume un revirement stratégique et souffrira sans discussion du départ de Philippot et de ses hommes. Si elle opte pour la deuxième solution, Marine Le Pen sait qu’elle connaitra alors les foudres médiatiques qui ne manqueront pas d’interpréter son départ comme l’échec de la professionnalisation et de la dédiabolisation du FN, deux éléments que Philippot a su, bien illégitimement, incarner à lui tout seul dans le vieux parti nationaliste. Marine Le Pen est donc bloquée, et elle est trop intelligente pour ne pas le savoir (...) Hélas pour elle, il lui sera de toute façon difficile d’opérer un virage de 180 degrés sur sa stratégie : son débat a laissé trop de traces et il lui sera impossible d’incarner demain celle qui pourrait rassembler la droite. En conséquence, le FN, même sous un nouveau nom, risque de stagner bien inutilement dans les années à venir. Il ressemblera de plus en plus au PCF des années 70 : assis sur une grosse base populaire mais incapable de le dépasser, il stérilisera tout une partie de l’électorat sans promesse de victoire. Gageons que de nombreux cadres de ce mouvement se contenteront de cette rente électorale pour continuer de gagner leur vie et d’empêcher aussi, à l’instar des Républicains, toute refondation utile.

Au milieu de ces engeances, désespérés et lucides, vont vivre de plus en plus d’orphelins qui ne se reconnaitrons plus dans ces deux vieux partis ‘’de droite’’ (...). Même si ces gens seront nombreux, intelligents et plein de bonnes volontés, ils vont s’exposer à deux soucis majeurs : d’une, nous venons de l’évoquer, à la pesanteur des partis existants. De deux : aux attaques continuelles de la gauche et de ses relais médiatiques. Ceux-ci ont déjà compris que le danger, pour eux, pourrait venir de là, et ils ne manqueront donc pas de diaboliser tout rapprochement de la droite (...)

En conséquence, et ce sera là notre deuxième commentaire, cette droite qui veut vivre et gagner aura pour deux objectifs d’être capable de penser, d’abord, en dehors des partis existants (un mouvement d’un type nouveau se monte tellement vite…), puis de savoir résister aux journalistes et aux oukases. Non, cette droite n’est pas d’extrême-droite. Nous en avons assez de cette façon de penser diabolique qui consiste à situer à l’extrême-droite tout ce qui n’est simplement pas de gauche (...) Cette droite qui veut vivre (...) porte seulement des valeurs, une vision, un projet, qui, certes, ne sont pas de gauche. Elle est la droite, point final.

Aussi, si ses représentants parviennent à injecter dans leur sang un peu de fronde, pour échapper aux partis, et un peu de courage, pour cesser de trembler face aux journalistes, l’espoir lui sera rendu. C’est à ces conditions qu’elle pourra être une force, et une force, permettez-moi, en marche."


Quand la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes incitait à la fraude

Dans son livre "Maman travaille, le guide" défendant un féminisme d'un autre âge, Marlène Schiappa écrit :

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Et dans cette vidéo, elle appelle à la grève du ménage pour permettre aux femmes de travailler. Encore plus ridicule...

 


Législatives - Céline Jullié (SIEL) : "Un grand réseau très solide est en train de se constituer, au-delà des appartenances"

Céline Jullié est candidate du SIEL dans la 2e circonscription des Yvelines. Elle a pour suppléant Me Frédéric Pichon. Elle a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 2e circonscription des Yvelines sous les couleurs du SIEL. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

18582526_10155468530403013_353426005267307163_nParce que c'est le seul moyen de faire gagner nos idées. Les pétitions finissent au panier, on en a un souvenir cuisant. Les manifs, c'est un catalyseur, mais ça ne suffit pas. Il faut attaquer aussi sur le front parlementaire.  Il y a urgence : la France, notre magnifique patrie, ne tiendra pas longtemps face au délitement des valeurs morales et à l'injonction de haine de soi. Sans compter les attaques extérieures : la dissolution de notre identité dans un machin européen, la vague de porno qu'on refuse de voir pointer à l'horizon, et qui laminera les familles si l'on ne fait rien, la réelle menace démographique due aux naturalisations débridées - si rien n'est fait, les Français enracinés, de culture chrétienne, ne seront plus majoritaires en 2050 - et la menace terroriste islamiste - rendez-vous compte : on se demande qui sera le prochain, c'est atroce.  Les deux dernières menaces sont liées bien évidemment. 

Je me suis levée, et je ne me rassiérai pas ! Après les élections municipales, les départementales, les régionales, j'ai répondu à l'appel de Karim Ouchikh pour les législatives.

D'abord pour mes enfants. Il est d'ailleurs intéressant de noter que nombre de gouvernants européens n'ont pas d'enfants : Emmanuel Macron, mais aussi Angela Merkel et Theresa May, et aussi l’Écossaise Nicola Sturgeon, l’Italien Paolo Gentiloni, le Néerlandais Mark Rutte, le Luxembourgeois Xavier Bettel, le Suédois Stefan Löfven et enfin Jean-Claude Juncker...

Et aussi pour les enfants à naître. Le 17 janvier 1975 (j'avais 11 jours, ouf), en légalisant l'avortement, nous sommes sortis de la civilisation chrétienne. 40 ans après, les témoignages malheureux se font si insistants que la gauche morale a dû bâillonner le peuple avec la loi sur le délit d'entrave ! Peut-on raisonnablement penser que l'on reviendra sur cette loi ? Peut-être pas aujourd'hui en tout cas. Cela ne change rien à ma conviction profonde. Mais il y a beaucoup de choses que l'on peut faire pour aider les femmes en fonction de leurs difficultés : situation financière, instabilité de couple, inquiétude professionnelle... Il y a mille directions pour agir, rassurer, financer, accompagner... En Allemagne, les femmes avortent deux fois moins qu'en France.

Pour le reste, mon action de parlementaire s'inspirera des principes chers à la Droite, ce qui ira dans le sens de :

  • renouer avec une École à la fois exigeante et accueillante, qui transmette notre héritage, et redonne aux banlieues l’espoir de réussir ;
  • rebâtir les repères familiaux et moraux méthodiquement démolis par la gauche et la fausse droite depuis 40 ans ;
  • contrôler nos frontières, et entraver l’expansion de l’islam en France ;
  • punir sévèrement tout comportement religieux ou culturel contrevenant aux lois de la République (intimidation des femmes seules dans certains quartiers, appropriation de l’espace public par des prières de rues, proclamations ouvertement hostiles à la France, discours de radicalisation) ;
  • rétablir notre souveraineté face à une gouvernance européenne opaque et autoritaire ;
  • évaluer la performance dans les administrations publiques et mesurer l’efficacité des dépenses publiques de fonctionnement comme d’investissement ;
  • etenir ici nos Français jeunes diplômés, relever notre industrie et protéger nos agriculteurs face à une concurrence insoutenable, juguler la surenchère fiscale et réglementaire

Dans cette circonscription actuellement détenue par le LR Pascal Thévenot (successeur de Valérie Pécresse), vous allez affronter le candidat PCD Pascal Poirot ainsi que le FN Yasmine Benzelmat. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Personne ne détient rien, et cette circonscription n'est détenue par personne, car les électeurs sont libres. Ceci dit, la droite est déjà divisée ! Les Républicains avec ceux qui ont rallié M. Macron, le FN avec les différentes "lignes"... C'est le flou artistique ! Pour vous répondre franchement, nous avons souhaité des alliances au plan national avec le PCD, avec des désistements réciproques, mais qui n'ont malheureusement pas abouti, le PCD souhaitant maintenir coûte que coûte ses candidats dans les 3 premières circonscriptions des Yvelines. 

Mais les petites formations permettent aussi l'émergence de candidats de conviction. Car plus le parti est gros, plus il veut ratisser large, plus il gomme de son programme les spécificités, les "aspérités", le caractère, l'engagement. L'adhésion s'obtient sur un consensus mou, et même, dans le cas d'En Marche!, sur une doxa cosmopolite et progressiste que je rejette. Ce n'est pas ce qu'il nous faut. Il faut que les électeurs votent maintenant uniquement pour des personnes de conviction, des patriotes, quelle que soit l'étiquette. Ces personnes de la Droite des valeurs se connaissent entre elles, croyez-moi ! Un grand réseau très solide est en train de se constituer, au-delà des appartenances, de patriotes qui ont vocation à travailler ensemble une fois élus. Je suis, par exemple, soutenue à titre personnel par Charles Millon, Christian Vanneste, Bruno North et Patrick louis, et je les en remercie. Me Frédéric Pichon a lui accepté d'être mon suppléant. Nous sommes nombreux à préparer l'offensive, aux électeurs de se mobiliser s'ils veulent vraiment un retour en force des idées de la vraie Droite à l'Assemblée nationale : souveraineté, identité, et liberté.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, du PCD, de DLF, du FN... ?

Evidemment. C'est l'objectif. 


Philippe de Villiers et Patrick Buisson ont encouragé Nicolas Dupont-Aignan à rejoindre Marine Le Pen

Au nom de l'union de toutes les droites :

738_fullsizerender"Dans un article du Monde du jeudi 25 mai, on apprend que le président du Mouvement pour la France (MPF) a appelé Nicolas Dupont-Aignan pour l’encourager à rallier Marine Le Pen lors de l’entre-deux-tours, et de ne pas reproduire son "erreur" :

"Ne fais pas la même erreur que j’ai faite en ne la rejoignant pas à temps"

Malgré la demande du maire de Béziers Robert Ménard, le président du MPF n’a pas osé officialiser son soutien à Marine Le Pen "pour ne pas nuire au Puy-du-Fou". Le candidat de Debout la France (DLF) a recueilli 4,7% des suffrages exprimés au premier tour, le 23 avril dernier. Très rapidement, il reçoit de nombreux coups de téléphone des partisans d’un rapprochement DLF-FN. L’ex-directeur de la rédaction de Minute, Patrick Buisson, qui conseille "NDA" depuis la défaite de  Nicolas Sarkozy à la primaire de la droite, en fait partie. Il rêve depuis longtemps d’unir toutes les droites et va presser Dupont-Aignan de passer "un contrat de gouvernement" avec Marine Le Pen."


Eric Zemmour : "C’est beau, le féminisme expliqué aux enfants"

Tribune d'Eric Zemmour à propos de ce quartier de la Porte de la Chapelle où les femmes n'ont plus droit de cité : 

"Pendant cette campagne, il était malséant de parler de migrants et d’islam. Même Marine Le Pen s’était soumise à cette loi non dite. C’était la condition pour être acceptée dans le club. La campagne est terminée. Le réel est de nouveau autorisé à montrer son vilain visage. Mais strictement encadré par la sémantique appropriée. On a le droit de dire que les hommes chassent les femmes de ces rues-là. Les hommes, oui. Vous, moi, les hommes de toujours et de partout. Depuis la nuit des temps. À la cour des rois, il n’y avait pas de femmes ; et au Moyen Âge, sur les marchés, il n’y avait pas de femmes non plus. Les hommes, vous dis-je. Le méchant patriarcat, nous affirment, péremptoires, les féministes accourues Porte de la Chapelle. Si on insiste, on vous dira que ce sont des trafiquants, des voleurs, des agresseurs sexuels. Des métiers d’hommes! Les solutions sont simples. Notre maire de Paris a comme toujours des idées géniales: enlever les bancs et élargir les trottoirs. Et envoyer des femmes en «marches exploratoires» de groupe pour montrer qu’elles n’ont pas peur. Avec ça, plus de «sentiment d’insécurité»

C’est beau, le féminisme expliqué aux enfants. Mais si vous rappelez qu’une des grandes différences entre les patriarcats islamique et chrétien, c’est justement l’enfermement des femmes, vous êtes islamophobe. Vous niez le sens de la pudeur de ces «féministes islamiques». Si vous prétendez que les femmes ne sont pas seulement insultées et menacées Porte de la Chapelle dès qu’elles sont en jupe ou qu’elles sortent le soir, mais qu’elles ne sont qu’un prétexte, et qu’un moyen efficace pour occuper l’espace public, le conquérir, l’islamiser, le purifier de sa mécréance, vous êtes un raciste xénophobe. C’est ce qui était arrivé aux journalistes qui avaient filmé un café de Sevran, où la gent féminine était rare. Un reportage qui a fait une victime, Pujadas, si l’on en croit le syndicat des journalistes de la chaîne, qui se félicitait par ailleurs du renvoi du présentateur, coupable d’avoir montré de jeunes banlieusards clamer haut et fort: «Ici, on n’est pas à Paris, on est au bled». Au bled, c’est-à-dire en territoire étranger. Avec des mœurs et des traditions étrangères.

Ne comptez pas sur la droite pour en parler. Elle tient un bien meilleur thème de campagne: la hausse de la CSG. Il paraît que les chefs de la droite sont gaullistes: ils ont, comme le Général, une certaine idée de la France… Ne comptez pas sur le nouveau pouvoir non plus: Macron a été élu par ceux qui ont les moyens d’ignorer ce genre de désagréments. Leurs femmes et leurs enfants ne se rendent jamais Porte de la Chapelle. Et les ministres, de Philippe à Collomb, ont une conception «bienveillante» de la laïcité. C’est-à-dire qu’ils y ont renoncé."

Via FDesouche


Législatives - Agnès Pageard (FN) : "La droite LR est disqualifiée"

Agnès Pageard est candidate du FN dans la 12e circonscription de Paris. Elle a accepté de répondre à nos questions.

Unknown-6Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 12e circonscription de Paris. Pourquoi vous engagez-vous en politique ?

Je suis engagée en politique depuis de nombreuses années.

Mère de famille nombreuse (j'ai 4 enfants), ce sont les manifestations contre la loi Taubira qui m’ont incité à reprendre mon militantisme en 2013.

J’avais déjà été candidate aux élections municipales à Paris en 1995 puis à nouveau en 2014 [elle avait alors signé des engagements pour la vie, NDMJ] et aux élections régionales de 2015. 

Lorsque l'on m'a proposé d'être candidate aux élections législatives, j'ai accepté car je suis très attachée à la défense de la famille traditionnelle et des plus faibles et je pense que ce sont les grands oubliés des politiques menées par la droite et la gauche depuis de longues années.

Je suis aussi tout à fait favorable à la défense de la souveraineté française dans le but de promouvoir l'identité française elles aussi mises à mal par notre soumission à l'Europe premier stade avant la mondialisation.

Dans cette circonscription actuellement détenue par le député LR Philippe Goujon, vous allez affronter notamment un candidat DLF. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Concernant DLF, les accords avec Nicolas Dupont Aignan ne concernait pas les candidats aux législatives et donc ma candidature à Paris ville compliquée pour le Front National a tout son sens. La droite LR est quant à elle disqualifiée. La recomposition se fera autour du Front National.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable à former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de DLF, du PCD, du FN... ?

Je serai personnellement plutôt favorable à une union des droites de conviction afin d’œuvrer au bien commun et donc à la formation d'un groupe au parlement avec les élus de bonne volonté.


Législatives - Geneviève Marion (PCD) : "Cette droite aux minables calculs qui justifient d’appeler à voter celui-là même que nous combattions un instant auparavant"

Geneviève Marion est candidate du PCD pour la 6ème circonscription (Suisse-Liechtenstein) des Français de l'étranger. Elle a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 6e circonscription des Français de l'étranger. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Image-2Aux côtés de mon époux et à la suite de Jean-Frédéric Poisson, j’ai décidé de m’engager en politique pour les législatives. Ce n’est pas par passion pour les débats, ni pour l’envie d’être exposée et encore moins pour le temps qui ne sera pas consacré à ma famille que j’ai décidé de me « lancer », mais par nécessité !

Après avoir usé sans succès depuis quelques années de moyens d’action citoyens (manifestations, pétitions…), le constat terrible d’une surdité volontaire de ceux qui sont pourtant nos représentants est sans appel ! Cette grande marche du « progrès » qui met la société à genoux et bafoue les valeurs morales ne sera pas mis en danger par nos mobilisations internet, il est grand temps de rentrer dans l’arène pour tenter de rectifier le tir et ajuster la direction.

Je ne prétends pas être une grande oratrice aux « punchlines » agressives et en ce sens je risque fort de décevoir les fanatiques de la politique-spectacle à l’américaine. Je veux simplement que mes idées soient intégralement présentes dans l’hémicycle. Je veux qu’aux prochaines élections ceux qui les partagent puissent voter sans calcul et sans compromis. Ainsi, réaffirmer la valeur de toute vie, aussi fragile soit elle, retrouver la souveraineté de la France ou encore redire la primauté des parents en matière d’éducation …voilà quelques raisons de mon engagement.

Dans cette circonscription, vous allez affronter Claudine Schmid, LR, député sortante qui se représente. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Les Républicains, ou ce qu’il en reste ne sont pas à eux seuls « La droite » ! Cette droite aux minables calculs qui justifient d’appeler à voter celui-là même que nous combattions un instant auparavant, cette droite aux convictions changeantes dont les représentants aspirent plus à être servis qu’à servir, cette droite-là est agonisante depuis des années et achève ces dernières semaines son pathétique délitement…

Une droite de convictions, forte et cohérente, doit maintenant se reconstruire en cessant de pactiser avec la gauche ! Elle doit se reconstruire en se libérant d’une soif de pouvoir qui écrase ceux qui « d’avance n’ont aucune chance » mais en s’unissant autour d’une vision commune claire. Mais méfions-nous, les complices des politiques passées tentent déjà de reprendre la main et voilà pourquoi il est d’autant plus important de nous mobiliser et de faire gagner les candidats du PCD !

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, de DLF, du FN... ?

L’union fait la force pour autant que nous tirions tous dans la même direction. Ainsi j’appelle de mes vœux une union des droites qui se ferait autour d’une vision commune sur la famille, la protection du plus fragile, sur le rôle de l’Etat ou la nécessité de retrouver notre souveraineté…


Législatives - Tanguy Latron (PCD) : "la « bêtise de la droite » me semble surtout tenir au fait qu’elle est tentée de se positionner au centre"

Tanguy Latron est candidat PCD pour la 4e circonscription du Nord. Il a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 4e circonscription du Nord. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

IMG_4055Il y a déjà plusieurs années que j’envisageais de prendre un engagement politique après mes engagements associatifs auprès des jeunes et ce pour deux raisons :

  1. je considère que l’on ne peut pas déplorer les politiques qui sont menées en France depuis déjà de nombreuses années, par la droite comme par la gauche, sans jamais prendre part au débat. Surtout si, comme c’est le cas pour moi, on ne se retrouve pas dans les propositions des différents partis qui se sont succédés au pouvoir ces 40 dernières années. C’est donc une question de responsabilité citoyenne que de souhaiter participer au débat en vue de faire entendre ses idées.

  2. Par ailleurs, comme pour mes engagements associatifs, je considère que l’engagement politique est une forme de service; service de mon pays, de mes concitoyens, en particulier les plus fragiles, et du bien commun.

Le quinquennat déplorable que nous venons de vivre, celui que nous pourrions vivre selon la composition de l’Assemblée Nationale et la fin de mes « mandats » associatifs me laissent penser qu’il est temps de franchir le pas.

Dans cette circonscription actuellement détenue par LR, vous allez affronter, outre LR, un candidat DVD et un autre de DLF. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Le Parti Chrétien Démocrate, que je représente, porte des idées qui lui sont propres et clairement positionnées. Ces idées, par la place qu’elles accordent à l’Homme - à tout Homme et à tout l’Homme - non seulement méritent d’être présentes dans le débat politique local et national mais elles sont absolument essentielles à mon sens. Si le PCD n’est pas représenté, il ne faut pas attendre des autres partis qu’ils défendent aussi clairement ces convictions.

Et le premier tour d’un scrutin est justement le moment idéal pour faire entendre ses convictions. C’est toute la chance que nous offre une démocratie ! Ne nous en privons pas ! Les évènements récents ne peuvent que nous interroger sur le soi-disant « vote utile ».

Par ailleurs, les résultats des élections présidentielles et les remous qui ont suivi ce scrutin ont montré que les grands blocs partisans étaient en train de se fissurer de toute part - que ce soit chez les LR ou au Front National - même si chacun tente de sauver les apparences avant les législatives. Il semble donc plus que jamais difficile de se « ranger » dernière un parti dont ne connait pas l’évolution politique à court terme.

Enfin, la « bêtise de la droite » me semble surtout tenir au fait qu’elle est tentée depuis de nombreuses années de renier ses valeurs de droite et de se positionner au centre, dans un magma indéfini, ou aux extrêmes, ce qui ne correspond pas aux attentes d’une part importante des électeurs de droite.

Je considère donc que ma candidature s’inscrit donc plutôt dans la perspective d’une recomposition de la vraie droite, plutôt que dans une perspective de division.

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, de DLF, du FN... ?

Le principe de former un groupe parlementaire méritera d’être étudier avec beaucoup d’attention et j’apprécie dans votre question le fait que vous mentionniez « des élus » d’autres partis. Car pour moi c’est bien une question de personnes et d’idées défendues par ces personnes, plus que d’étiquette de partis dont on voit bien aujourd’hui que ces étiquettes ne représentent plus grand chose.

Si donc nous arrivons à fédérer  suffisamment d’élus autour d’idées et de valeurs communes, il est bien évident que j’accepterai de participer à un groupe parlementaire commun.


Législatives - Agnès Chrissement (FN) : "le temps des alliances à droite est enfin venu"

Agnès Chrissement, mère de famille nombreuse, catholique, est candidate du Front National aux élections législatives de 2017 pour la 2e circonscription de Loire Atlantique. Elle a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 2e circonscription de Loire Atlantique. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Agnes-CHRISSEMENTCe n’est pas une première : cette campagne est ma 3ème après une campagne municipale à Versailles en 2014 et départementale en 2015 à Rambouillet.

J’ai toujours été intéressée par la « chose publique » de près ou de loin mais j’ai débuté mon engagement politique à la suite de l’élection de François Hollande et de la dégradation politique et morale qui a suivi.

J’essaie ainsi de contribuer, à mon petit niveau et en tant que mère de famille catholique, à la reconstruction de notre pays et à la défense de nos valeurs. Il y a urgence à se mobiliser pour ne pas léguer ce changement de civilisation à nos enfants.

J’ai choisi de militer au sein du FN parce qu’à mes yeux c’est le seul parti (avec bien sûr quelques limites) capable de redresser la France, de réinstaurer la morale, l’ordre et l’autorité en France, préalables indispensables pour restaurer la grandeur de notre pays.

Vous allez affronter le candidat LR Sébastien Pilard, membre fondateur et ancien président de Sens Commun, qui fut actif durant les Manifs Pour Tous. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Non je ne pense pas car malgré son rôle dans la création de Sens Commun, Sébastien Pilard semble malheureusement abandonner le combat pour les valeurs défendues pendant ces manifestations. Il adhère ainsi à un parti qui ne compte même plus du tout revenir sur la Loi Taubira dans le cadre de leur programme des législatives et lequel parti a appelé ses électeurs à voter pour M Macron lors du 2nd tour de l’élection présidentielle, rejetant ainsi les valeurs qui fondent un parti de Droite.

Je suis fière d’être investie par le parti qui défend le plus la famille et reviendra notamment sur la Loi Taubira. Les baromètres de Liberté Politique/Alliance Vita sont là pour nous le rappeler en ayant placé Marine Le Pen en tête de ces sujets si importants.

Si vous êtes élue, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient du PCD, de DLF, de la Ligue du Sud... ?

J’espère avant tout que les futurs députés FN seront suffisamment nombreux à l’Assemblée pour former un groupe parlementaire afin d’être une vraie force d’opposition. 

Bien sûr, je pense aussi que le temps des alliances à droite est enfin venu. L’exemple de l’élection présidentielle où DLF a soutenu courageusement Marine Le Pen a été à ce titre une vraie bonne nouvelle, même si la suite est plus compliquée... L’amour de la France, le souci du Bien Commun, la défense de notre identité et de notre culture chrétienne doivent être le socle commun pour travailler ensemble à stopper la destruction de notre patrie entrainée dans un mondialisme effréné.


Législatives - Pierre Lareigne (PCD) : "En s’éloignant des valeurs comme la vie ou la famille, un fossé s’est creusé entre Les Républicains-UDI et le PCD"

Pierre Lareigne est candidat PCD dans la 1ère circonscription de Gironde. Il a accepté de répondre à nos questions.

1. Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 1ère circonscription de Gironde sous les couleurs du PCD. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

33-01-Pierre-Lareigne-A-OKDéjà fortement engagé dans le domaine associatif (manécanterie des petits chanteurs de Bordeaux, Association sportive des Coqs Rouges de Bordeaux, association des parents d’élèves d’un lycée de Bordeaux), il m’a paru évident de poursuivre ces engagements en politique. Il me semble essentiel de défendre les valeurs de la vie. C’est pourquoi, le respect de la dignité de la personne humaine est au cœur de mon projet, de sa conception à sa mort naturelle avec une attention particulière portée aux plus fragiles et aux plus démunis. Pour cela, il faut replacer l’être humain au centre de la société. Il est donc nécessaire que l’économie soit au service de la personne et non le contraire. Ardent défenseur de la famille, je me battrai pour revenir sur la politique familiale du dernier quinquennat, notamment la « loi Taubira ». Je refuserai évidemment la PMA et la GPA qui n’est autre que la marchandisation du corps, un esclavage moderne. N’oublions pas que la femme est source de vie et non un objet de procréation.

D’autre part, je suis extrêmement déçu de la façon dont la politique est menée actuellement. Pour moi, la politique est un service. La vérité doit y avoir toute sa place. Le candidat doit être au service de la France et du citoyen. Malheureusement, ce n’est pas le cas. Nous constatons des retournements de veste et l’absence d’une ligne directrice forte chez nos élus. Combien de changements de cap avons-nous subis alors que l’électeur avait voté pour un programme ? Il y a là un manque de respect pour les électeurs que nous sommes et je veux y mettre fin.

2. Le député sortant est la socialiste Sandrine Doucet, qui ne se représente pas. Vous vous présentez face au candidat LR Nicolas Florian. N'est-ce pas un risque de laisser la gauche gagner à nouveau, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Non, je suis convaincu que ma candidature n’est pas un risque de faire gagner la gauche. En s’éloignant des valeurs comme la vie ou encore la famille, un fossé s’est creusé entre Les Républicains-UDI et ce que nous défendons au PCD. Malheureusement, c’est cet écart qui représente le véritable risque de faire gagner la gauche. Je souhaite que cette candidature qui est la seule en Gironde puisse créer un engouement et servir de fondement pour une reconstruction d’une droite qui respecte et défend le plus faible.

3. Si vous êtes élu, serez-vous favorable à la formation d'un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, de DLF, du FN... ?

Je serai favorable à travailler avec quiconque défendra la famille, la vie et remettra l’homme au centre de la société. Nous voulons engendrer et influencer les débats au sein de l'Assemblée Nationale et plus largement dans la société dans son ensemble. Je veux faire de la politique un lieu de vérité où les reniements et le mensonge n’auront plus leur place.


Législatives - Ida de Chavagnac (PCD) : "Le 1er tour des législatives n’est pas fait pour les compromis mais permet à chacun de choisir"

Ida de Chavagnac est candidate PCD pour la 1ère circonscription de Paris. Elle a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature sous la bannière PCD à l'élection législative pour la 1ère circonscription de Paris. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

F1JWC0E6On me dit souvent que je suis une femme de convictions. J’essaye d’être cohérente avec moi-même jusqu’au bout en m’efforçant de prendre mes décisions en fonction du bien commun. Lorsque je travaillais, j’ai constaté des faits illicites dans le cadre de ma vie professionnelle, et je me suis dit que je ne pouvais pas laisser passer cela sans rien dire. J’ai donc alerté ma hiérarchie et me suis retrouvée licenciée et « lanceur d’alerte ». Et lorsque je constate que nos gouvernements veulent fragiliser notre société par des lois libertaires destructrices de la famille, et de la nation, j’essaye aussi de m’y opposer. C’est donc très logiquement que j’ai souhaité apporter mon aide au Parti Chrétien Démocrate dont je partage les idées à 100%. D’après moi, M. Poisson est un des seuls de nos hommes politiques à souhaiter profondément, sincèrement et pleinement le bien de son pays et de ses concitoyens.  Il y consacre toute sa vie et toute son énergie et je lui en suis extrêmement reconnaissante. En tractant pour M. Poisson pour sa campagne des primaires de la droite, j’ai découvert l’importance d’aller sur le terrain à la rencontre des Français. J’ai donc accepté avec fierté de continuer à soutenir le PCD en me présentant aux élections législatives sous cette étiquette. En m’engageant « en politique » je souhaite juste ne jamais tomber dans la pente « politicarde » que je reproche tant à nos hommes et femmes politiques d’aujourd’hui.

Vous allez affronter le candidat LR Jean-François Legaret, qui veut succéder à Pierre Lellouche qui ne se représente pas. N'êtes-vous pas en train de diviser la droite, vérifiant la formule selon laquelle nous avons la droite la plus bête du monde ?

Nombreux sont les Français qui sont découragés car ils ont l’impression qu’on leur a volé leur élection présidentielle. Beaucoup d’électeurs de la première circonscription de Paris qui ont été sensibilisés depuis plusieurs années à l’importance de la défense de notre modèle de société, ont décidé de voter utile au premier tour des primaires de la droite, alors que leur préférence aurait été vers le Parti Chrétien Démocrate. Mais ils le regrettent maintenant amèrement. Ils sont désormais décidés à exprimer leurs véritables convictions sans se lancer dans des calculs stratégiques compliqués et inutiles. Le 1er tour des législatives n’est pas fait pour les compromis mais permet à chacun de choisir sans ambiguïté le programme qu’il souhaite pour la France. Le rassemblement se fera au second tour sur des vraies idées et désignera le député le plus capable de s’opposer aux dérives libertaires et ultralibérales qui pourraient émaner du gouvernement.

Si vous êtes élu, serez-vous favorable pour former un groupe parlementaire avec des élus d'autres partis, qu'ils soient du PCD, de DLF, du FN, de la Ligue du Sud... ?

Si j’étais élue, je serai prête à me rapprocher d’élus issus d’autres partis politiques, à la condition de ne jamais renier mes convictions. Je pense que ce rapprochement serait tout à fait envisageable car les idées chrétiennes démocrates de défense de la nation, de la famille et des plus fragiles sont des idées partagées par beaucoup de candidats des partis que vous citez ainsi que par de nombreux français. Les idées du PCD sont universelles et donc partagées par la plupart des Français, mais nous ne sommes pas tous conscients que les défendre est devenu désormais une priorité. Progressivement, nous comprenons que notre pays ne pourra retrouver une véritable prospérité que lorsque nos dirigeants replaceront l’homme et la vie au centre de leurs préoccupations et de leurs politiques.


Hervé de Lépinau (FN) : "Je suis un homme de droite qui sait que la France a besoin d’une politique de droite"

Après le retrait de Marion Maréchal-Le Pen, dont il était le suppléant depuis cinq ans, Hervé de Lépinau a été investi par le FN dans la 3e circonscription de Vaucluse. Il répond à Minute :

Unknown-2"[...] Je suis un homme de droite qui sait que la France a besoin d’une politique de droite. Mais je me reconnais aussi dans le clivage dont parle souvent Marine Le Pen : mondialistes contre patriotes. En effet, au-delà de la sémantique, la droite patriote est le cœur battant du camp patriote autour duquel s’agrègent toutes les formes de souverainisme venues de tous les horizons. On peut découper la souveraineté en tranches – sociale, juridique, politique – mais il y a une chose qui ne se divise pas, c’est l’identité. Une identité sans souveraineté peut traverser des temps difficiles, comme on l’a vu aux XIXe et au XXe siècles en Europe de l’Est. Mais une souveraineté sans identité, ou assignant à l’identité une place subalterne, privée, ça n’a qu’une portée administrative : c’est un concept désincarné, matérialiste, qui fait en définitive le jeu de nos adversaires mondialistes. La souveraineté sans l’identité, c’est un peu l’idiot utile du système.

[...] Il y a cinq circonscriptions dans le Vaucluse. J’espère que le 18 juin, les électeurs nous auront reçu cinq sur cinq ! Si les candidats LR/UDI arrivés en troisième position se désistaient dans le cadre du très anti-démocratique « front républicain », c’en sera fini de la droite dite « de gouvernement » en Vaucluse car leurs électeurs, pour beaucoup proches de nous, ne le leur pardonneraient pas. Mais au FN de se défaire aussi de la « diabolisation monétaire » en ayant un discours moins anxiogène sur l’euro. A cet égard, je tiens à rappeler aux retraités à qui on a fait gober le fait que le retour au franc entraînerait une dépréciation de leur épargne qu’ils vont se prendre 23 % d’augmentation de la CSG avec M. Macron ! Et ils ne pourront pas dire qu’ils ne le savaient pas puisque cette mesure est inscrite dans son programme."


En Marche lance ses candidats sans reproche,... s'il en reste, comme Alain Tourret

P1D3208393G_px_640_En novembre 2012, le député (PRG) Alain Tourret avait eu des propos méprisants envers le Cardinal Vingt-Trois lors d'une audition sur la loi Taubira :

"Je vois que, actuellement, vous lancez vos troupes, vous lancez vos Évêques, vous allez lancer vos catholiques... s'il en reste !"

Les courriels dévoilés par les Macron-leaks mettent en cause le député de Vire, Alain Tourret, candidat de La République en Marche aux législatives, et soutien de la première d’Emmanuel Macron. Il aurait ainsi utilisé son indemnité de frais de parlementaire à des fins personnelles : achat d’une télévision, places de cinéma, greenfees pour jouer au golf… Le site Médiapart aurait découvert 11 mois de relevés bancaires d’Alain Tourret. Des dépenses difficiles à justifier dans le cadre de son activité de parlementaire.


Richard Ferrand : "En Bretagne-Centre, ce n’est pas simple de trouver un jeune (...) qui sait lire, écrire correctement et aller sur internet"

Drapeaux-bretagneC'est ainsi que Richard Ferrand, déjà mise en cause pour un montage financier suspect, justifie l'emploi de son fils comme attaché parlementaire :

"Richard Ferrand, doit également faire face à des soupçons concernant l'emploi de son fils en tant que collaborateur parlementaire en 2014. Pendant 5 mois, Emile Ferrand avait tenu la page Facebook de son père à jour, alimenté son blog et écrit quelques lignes dans sa lettre d'information. Un travail pour lequel il avait obtenu 6.800 euros de salaire (...)

ue cet emploi ait été fictif ou non, on aurait pu imaginer que Richard Ferrand trouve quelqu'un d'autre que son propre fils pour le faire. Contacté par France Info, son cabinet a donc tenté de déminer le dossier mercredi. Mais n'a pas trouvé d'autre moyen de l'expliquer que d'insulter toute la jeunesse de Bretagne :

“Je vous invite à aller faire un tour en Centre-Bretagne. Ce n’est pas simple de trouver un jeune, volontaire, pour travailler cinq mois, qui sait lire et écrire correctement, aller sur internet.


Le gouvernement ouvre encore un peu plus la porte à LR et à l'UDI

Le gouvernement préparerait-il le remplacement de Richard Ferrand ?

L’Exécutif souhaite intégrer d’autres personnalités de droite au gouvernement après les élections législatives des 11 et 18 juin. C’est ce qu’a annoncé le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, invité mercredi de la matinale d’Europe 1.

«On veut une majorité qui dépasse les partis politiques et qui s’appuie sur des femmes et des hommes issus de la gauche, comme moi du Parti socialiste, mais qui puisse aussi s’appuyer sur les progressistes chez Les Républicains


Jean-Pierre Raffarin (LR) prêt à collaborer avec Emmanuel Macron

Entendu sur Europe 1 :

DACAeLSXsAAOR_w.jpg large"Pour aider Emmanuel Macron, il faut qu'il y ait un maximum de députés de la droite et du centre pour le libérer de l'héritage socialiste", a estimé de son côté Jean-Pierre Raffarin, mardi, au micro d'Europe 1.

"Je pense qu'il faut qu'il y ait à l'Assemblée des députés républicains que j'appellerai 'les constructifs'. Les constructifs, ils devront soutenir les réformes positives, les constructifs ils devront soutenir la réforme du code du Travail, les constructifs ils devront soutenir les efforts sur la sécurité et le développement du renseignement, les constructifs devront corriger quand les lois sont mauvaises", développe-t-il, sans préciser toutefois s'il pense à une éventuelle majorité LR, prête à appuyer l'action du nouveau président, ou seulement à un groupe de progressistes de droite, qui pourraient servir de force d'appoint pour aider le gouvernement à faire passer certaines mesures. "Il faut aller à l'Assemblée nationale avec des constructifs, ne pas empêcher Emmanuel Macron de faire les bonnes réformes, et corriger les mauvaises", répète-t-il.


Législatives - Matthieu Danen (FN) : "cette droite a depuis longtemps abandonné le terrain des convictions"

Matthieu Danen est candidat FN pour la 1ère circonscription de l'Aveyron. Il a accepté de répondre à nos questions.

Vous avez annoncé votre candidature à l'élection législative pour la 1ère circonscription de l'Aveyron. Pourquoi vous lancez-vous en politique ?

Fullsizeoutput_90bC'est effectivement la première fois que je me présente à une élection législative mais mon engagement politique remonte à mes 16 ans. J'ai toujours pensé qu'un chrétien se devait d'avoir une action concrète dans la société, qu'il ne pouvait rester passif devant le cours des choses, quelle que soit la forme que son engagement pouvait prendre. Aujourd'hui nous constatons combien malheureusement les catholiques ont abandonné le terrain politique ou à défaut n'ont plus ou ont perdu toute notion de sens politique. Les chiffres du vote catholique pour E.Macron en sont la preuve la plus criante... Plusieurs raisons peuvent être invoquées mais je crois que nous vivons surtout une époque de désorientation profonde tant sur le plan des valeurs que sur le courage qui a fui comme Soljenitsyne l'avait déjà démontré en 1978 dans son discours d'Harvard. Il y a peut être aussi une sorte de résignation devant les combats perdus depuis les années 70 sur la famille et la vie et nous ne savons plus comment porter un message politique sans se heurter à des compromissions qui troublent notre conscience. Malgré la tentation de l'abandon, il faut continuer à résister et à témoigner "à temps et à contre temps".

J'ai donc commencé à militer dans le sillage de mes parents pour me retrouver engagé avec Philippe de Villiers lors de la création de Combat pour les Valeurs puis du MPF. La chose politique m'a toujours intéressé et c'est ce qui a vraisemblablement conditionné mes études en faisant du droit et Sciences Po. Aujourd'hui implanté en Aveyron, terre imbibée de radical socialisme et de démocratie chrétienne, j'ai décidé de continuer cet engagement pour ne pas tout abandonner à l'ennemi si je puis dire. Le fait de pouvoir encore témoigner une certaine idée de la France est toujours bénéfique et si nous n'en récoltons pas directement les fruits nous œuvrons pour nos enfants et les générations futures.

Cette circonscription est actuellement détenue par le LR Yves Censi, qui se représente. En 2013, vous étiez candidat à la mairie de Rodez sous les couleurs du PCD. Vous aviez alors dans votre équipe des membres du FN, du MPF et de l'UMP. Pourquoi vous présentez-vous désormais sous les couleurs du FN ?

Cette circonscription est intéressante à plus d'un titre puisqu'elle englobe Rodez, la capitale de l'Aveyron et tout le nord du département avec en particulier le beau plateau de l'Aubrac que les pèlerins de St Jacques de Compostelle connaissent bien quand ils partent du Puy en Velay pour se rendre à Conques. Yves Censi (LR) en est effectivement le député sortant et se représente pour la 4ème fois (c'est dire s'il souhaite le renouvellement !). Il est le parfait représentant d'une génération politique qui a échoué et qui a trahi les idéaux de la droite. En appelant à voter Macron au deuxième tour des présidentielles, il s'est non seulement disqualifié mais a démontré que cette droite a depuis longtemps abandonné le terrain des convictions. La récente sortie de F.Fillon sur le fait que Sens commun lui aurait plombé sa campagne fait froid dans le dos. Au vrai, je pense que l'élection du Président Macron a enfin clarifié les choses entre une droite juppéiste très libérale et pro-macron et une droite toujours attachée à défendre des valeurs conservatrices. Pour revenir aux municipales de 2014, j'étais effectivement candidat mais sous aucune étiquette particulière si ce n'est Divers Droite car il y avait des accords entre l'UMP et le PCD. M. Poisson, tout en délicatesse, me le rappela en m'excluant du PCD pour candidature dissidente et par le fait qu'il ne supportait pas que des représentants du FN soient sur ma liste... M. Censi put donc se revendiquer du label PCD alors qu'en fait tous ses membres étaient sur la mienne.

Si j'ai choisi in fine le FN c'est qu'il a su me tendre les bras, me confier des responsabilités alors que les partis LR ou associés n'ont pas su ou voulu des gens de ma génération. Ils nous ont "cornérisés", "méprisés" et même après les manifs pour tous... Je découvre donc un nouveau parti où la solidarité y est déjà plus grande et la confiance plus forte. Je pense que de toute façon la vie politique va se recomposer et que les clivages traditionnels vont laisser place à de nouveaux courants permettant désormais une distinction claire entre patriotes et mondialistes.

Si vous êtes élu, serez-vous favorable à former un groupe parlementaire  avec des élus d'autres partis, qu'ils soient de LR, de DLF, du PCD, du FN... ?

Cela me semble d'actualité ! Notre pays a besoin d'une refondation de ses courants politiques et le Parlement en est son meilleur moyen d'expression. Des alliances seront nécessaires pour constituer une opposition véritable au gouvernement du Président Macron. Il faut quand même se rendre à l'évidence qu'avec près de 11 millions de voix, seul le FN s'inscrit aujourd'hui dans la possibilité d'avoir un groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale. Alors j'en appelle à un vote patriotique de sursaut car nous sommes véritablement à un tournant de notre civilisation. Il faut certes retrouver une indépendance et notre souveraineté mais le combat porte aujourd'hui avant tout sur notre identité. Notre culture judéo-chrétienne, nos traditions, nos mœurs sont en danger ! Alors arrêtons les faux semblants et les faux débats, le réflexe sociologique et le politiquement correct ne sauraient une fois de plus guider nos choix. C'est un vote de salut qu'il faut faire pour la France en lui constituant une opposition patriote au Parlement.