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Le lundi de Pentecôte travaillé en France... en 1943!

Décidemment le 60° anniversaire de la Libération de la France n'en finit pas de mettre au grand jour certains secrets! Le dernier, dévoilé sur le Forum Catholique, présente un document émis par "l'Oberfelkommandantur 670" ordonnant le travail le Lundi de Pentecôte dans les mines de houilles du Nord et du Pas de Calais!   

Triste héritage ou inversion : cette année, tout le monde aurait du travailler le lundi de Pentecôte sauf les mineurs!

Lahire


Un ministre anonyme

..., cité lui aussi par Profession Politique, estime qu' "il est clair que l'année prochaine on ne se focalisera plus sur le lundi de Pentecôte. La journée de solidarité sera prise pendant l'année."

Si le gouvernement veut vraiment désamorcer cette question, et éviter un mouvement de mécontentement à la Pentecôte 2006, il suffit qu'il ne convoque pas les élèves à l'école ce jour-là. C'est tout naturellement alors que les salariés demanderont ce jour au titre des RTT.

Et puisque l'heure est aux bilans, Etienne Neuville, secrétaire général des Amis du Lundi, dresse le sien.

HV


Bilan du Lundi travaillé

La journée d'hier semble avoir été en demi-teinte, les partisans du Lundi travaillé comme ceux du Lundi férié criant victoire. Raffarin serait "soulagé", et n'a pas forcément tort : faute de désordre flagrant, les chances de voir ce gouvernement retirer sa mesure paraissent faibles. En revanche, François Hollande a pris l'engagement de rétablir la Pentecôte fériée en cas d'alternance en 2007 - et nous prenons bonne note de cette promesse !

La mobilisation syndicale sera probablement plus faible l'an prochain, la Pentecôte intervenant début juin, après un mois de mai riche en jours fériés (les 1er et 8 mai tombant en semaine.)

Il reviendra donc aux catholiques de continuer à se battre pour que cette grande fête chrétienne ne disparaisse pas des calendriers et de la conscience de leurs compatriotes. Le CAL, en tout cas, ne désarme pas et nous invite à partager nos témoignages sur les absurdités du Lundi travaillé.

HV


Lundi de Pentecôte : une bien bonne de Copé!

Le porte parole du Gouvernement a annoncé que les fonctionnaires qui feraient grève le Lundi de Pentecôte ne seraient pas payés! Quelle belle démocratie surtout quand Copé déclare : "Le premier principe de la République, c'est que chacun respecte la loi". Ah bon? Et la voix du peuple, il en fait quoi? On est en plein délire... Qui y croit encore à nos politicards?

Mais, qu'on se rassure, les grévistes ne seront pas payés, mais il est justement prévu que ceux qui travaillent ne le soient pas non plus!
Alors, tant qu'à choisir... faisons le lundi buissonnier et si vous avez une activité à annoncer ou si vous en cherchez une, cliquez ici.

Lahire


Monseigneur et le lundi de Pentecôte

Img2_2Un lecteur nous écrit :  

"Cet après-midi, j'ai entendu un de nos évêques gallicans (je crois qu'il s'agissait de Mgr Dubosq) déclarer que la suppression du lundi de Pentecôte, comme jour férié, était une bonne chose. A ce train là, on va voir bientôt disparaître le lundi de Pâques, le jeudi de l'Ascension, le 15 août (Assomption) et, dans les départements concordataires d'Alsace et de Moselle, le Vendredi-saint et la S. Etienne (26 décembre). Le dernier qui, dans ces départements de l'Est de la France, a ainsi songé à supprimer les fêtes religieuses et les jours fériés qui sont attachés est un certain Adolf Hitler. C'était en 1941, et nos régions avaient été rattachées de force au Reich allemand. Mais à cette époque, l'opération n'a pas réussi : il y avait alors, en France, des évêques vraiment courageux qui ont parlé fort pour dire leur attachement au maintien de jours traditionnellement fériés..."

Dans sa lettre apostolique du 24 janvier, Jean-Paul II écrivait : "N'ayez pas peur de l'opposition du monde! Jésus nous a assuré : "J'ai vaincu le monde!" (Jn 16,31)". Sachez qu'en plus, nous sommes nombreux avec vous, Monseigneur, pour défendre notre Foi et je serais tenté de vous dire : "Vous nous manquez".

Lahire

PS : L'affiche vient toujours du même site, les amis du Lundi.


Lundi de Pentecôte : un désordre pour le bien commun

Img3_2 Je reviens sur le sujet traité en filigrane ici : celui de la réticence de certaines personnes et associations "de droite" à participer au sabotage du Lundi travaillé. On ne veut pas être du côté du "désordre"; il y a le fait qu'une partie de l'opposition au Lundi travaillé est animée par un esprit "35 heures et RTT"; il y a la gêne que nous subirons tous si la journée de grève est un succès (oui, le métro risque d'être bondé au retour du Pélé de Chartres...)

Mais tout cela est bien peu au regard de l'enjeu : conserver l'une des six fêtes catholiques donnant lieu à un jour férié en France (avec le Lundi de Pâques, l'Ascension, l'Assomption, la Toussaint et Noël.) La perte du Lundi de Pentecôte signifierait une chute de 16,6 % de la visibilité chrétienne dans le calendrier civil.

On est dans une situation où le désordre de la grève est justifié par le "bénéfice proportionné" pour le "bien commun" qui en est attendu (CEC §2435.)

Henri Védas

PS: l'illustration vient du CAL.


La PEEP : correctif (?)

Deux lecteurs nous ont aimablement indiqué que dans ce post je simplifie la position de la PEEP : sa position officielle est ici. La fédération s'interroge sur la présence des élèves dans les années à venir, mais ne remet pas en cause le Lundi travaillé, et dit que les élèves doivent être présents lundi prochain. Ca ressemble quand même fort à la position du gouvernement.

HV


Le Lundi de Pentecôte à fronts renversés

Img1_2 La suppression du Lundi de Pentecôte est une mesure clairement socialiste.

D'abord par son anti-christianisme, rappelant celui du calendrier révolutionnaire : le gouvernement a montré, à chaque étape législative, son obsession que ce soit ce jour-là, et pas un autre, pas un quelconque jour de RTT, qui soit travaillé.

Ensuite parce que, sous couvert de solidarité, il augmente encore le taux de prélèvements obligatoires en France, déjà de 43,6% en 2004 pour une moyenne OCDE de 36,9% (source: rapport Marini.)

Or les seules voix pour cette mesure socialiste sont des voix "de droite" : alors que les "parents d'élèves" de la FCPE (gauche) défendent le lundi férié, ceux de la PEEP ("droite") soutiennent sa suppression. Autre signe de la confusion qui règne dans les esprits, ce blog libéral en vient, sinon à défendre la mesure, du moins à en critiquer le sabotage.

HV

PS: l'illustration en haut à gauche vient du site des Amis du Lundi.

Erratum : le lien vers le blog libéral ne fonctionnait pas, je crois qu'il est maintenant réparé. Merci au lecteur qui nous l'a indiqué !

PPS jeudi 12 mai : le blogueur que j'ai qualifié de "libéral" demande une rectification au post ci-dessus :

"Je vous remercie pour le lien mais je dois à la vérité et à vos lecteurs de rectifier deux imprécisions :

1) Ceteris Paribus n'a jamais été, ni ne prétend être, un "blog libéral". En tout cas pas au sens français du terme, et je suppose que c'est ainsi que vous l'employiez.

2)  ma note ne prenait absolument pas parti dans la controverse politique (et aussi, si je comprend bien, morale et religieuse) à propos de la défériérisation du lundi de Pentecôte. Je m'exercais à un exercice de simulation économique et il n'a jamais été question, pour
moi, de critiquer dans la note l'attitude de certains chefs d'entreprises. Juste de comprendre en quoi un comportement en apparence absurde pouvait, en fait, être rationnel."


Le virus du lundi de Pentecôte

J'ai été silencieux quelques jours car un "trojan" avait mis mon ordinateur sens dessus-dessous. Tout est désormais rentré dans l'ordre. En récupérant mon courrier, j'ai reçu cet autre "trojan" ou "cheval de Troie" que je vous laisse découvrir :

Lahire

Objet : Virus Pentecôte
Ce virus est prévu pour se déclencher le lundi de Pentecôte.
Il doit provoquer la suppression d'un jour férié.
Il transformera ensuite des heures chômées en heures travaillées.
Enfin, par un processus que ni Mac Afee, ni Norton Antivirus, ni Microsoft, ni Jean-Pierre Raffarin ni même Jean-Luc Delarue ne parviennent à expliquer à ce jour, il doit transformer des cotisations sociales en aide pour les personnes âgées !
Il aurait été mis au point par une équipe d'escrocs qui se sont fait élire en promettant aux "français d'en bas" davantage de sécurité, alors qu'ils sont à l'origine de 15.000 morts en 15 jours pendant le mois d'Août.

Il est encore temps d'agir pour éradiquer ce virus, apparenté à un Cheval de Troie.

Voici la marche à suivre :

1 - Faites suivre ce courriel à tout votre carnet d'adresses.
2 - Décrétez que vous ne viendrez en aucun cas travailler ce jour là.
3 - Jurez au contraire que vous en profiterez pour rendre visite à une grand-tante esseulée.
4 - Réclamez haut et fort la création d'un jour férié en plus, qui sera consacré à organiser des festivités pour égayer le quotidien des personnes âgées.
5 - Faites remarquer au Medef, donc à Raffarin, que l'économie du pays récupérera en richesses produites tout ce qui sera dépensé au cours de ce jour de fête.
6 - Faites remarquer au Medef, donc à Raffarin que l'impôt sur les grandes fortunes a été diminué pendant que 15.000 personnes âgées n'avaient pas de quoi être accueillies dans les hôpitaux et services sociaux.
7- Faites remarquer au Medef, donc à Raffarin que l'impôt sur les sociétés a été abaissé à 30 % pendant le même mois. Il était de 50 % il n'y a pas si longtemps.
8 - Faites remarquer au Medef, donc à Raffarin que 103 millions d'euros de crédits pour l'amélioration des structures d'accueil des personnes âgées ont été annulés en janvier 2003.
9 - Faites remarquer au Medef, donc à Raffarin que des millions d'heures d'aide ménagère ont été supprimées faute de crédits.
10 - Faites remarquer au Medef, donc à Raffarin, et aussi à Lionel Jospin que des centaines de lits d'hôpitaux ont été supprimés, des dizaines d'établissements hospitaliers supprimés.
11 - Rappelez enfin que s'il faut travailler plus, des millions de chômeurs seraient ravis de le faire.

La RATP dans la danse

Les principales organisations syndicales de la RATP appellent à la grève le lundi de Pentecôte, faute d'avoir trouvé un terrain d'entente avec la direction sur l'organisation de cette journée. La CGT, FO, la CFDT et l'UNSA appellent à un arrêt de travail de 24 heures ce jour sur l'ensemble du réseau (bus, métros, tramways et tronçons de RER dépendant de la RATP).

Un problème pour le gouvernement, mais pas pour nous, qui utiliserons nos pieds.

Michel Janva


La CFTC ne désarme pas

Suite au rejet du Conseil d'Etat, la CFTC a annoncé qu'elle allait saisir la Cour européenne des droits de l'Homme et déposer une nouvelle requête auprès du Conseil d'Etat, mais cette fois-ci en direction du juge de fond pour qu'il statue sur la légalité de la loi.

"La CFTC avait saisi le juge des référés, juge de l'urgence et de l'évidence, espérant avoir une réponse avant le 16 mai. Pour le juge, l'atteinte grave et manifestement illégale n'est pas avérée.Mais, considérant les arguments de fond présentés par la CFTC, il l'invite à saisir le juge du fond, le débat relevant de sa compétence. La CFTC saisira également la Cour européenne des droits de l'Homme". L'organisation syndicale précise qu'elle maintient son mot d'ordre de grève pour le 16 mai.

Michel Janva


Rejet du Conseil d'Etat

Le Conseil d'Etat a rejeté la requête de la CFTC contre la loi du 30 juin 2004 sur la journée nationale de solidarité avec les personnes dépendantes. Le syndicat avait saisi en référé la haute juridiction administrative pour lui demander de suspendre les circulaires d'application de la loi.

Dans son ordonnance, le juge des référés du Conseil d'Etat Christian Vigouroux a suivi les arguments du gouvernement. Le ministère du Travail a fait valoir que les circulaires en cause n'avaient aucune valeur impérative et que la loi renvoie à la négociation collective l'organisation de la journée de solidarité.

Cette "négociation" signifierait que l'on peut choisir avec son employeur la journée en question. Or ce n'est pas le cas de certains, qui peuvent donc porter plainte.

Michel Janva


Blocus de Pentecôte

Les appels à la grève se multiplient pour sauver la caractère férié du lundi de Pentecôte :

- Le Syndicat des enseignants-UNSA appelle les enseignants à la grève le lundi 16 mai. "Dans un contexte où on voit des entreprises ou des collectivités locales trouver d'autres solutions ou ne pas mettre en oeuvre cette journée, la mesure gouvernementale à l'égard des fonctionnaires s'apparente plus à une brimade qu'à autre chose". La fédération des Syndicats généraux de l'Education nationale-CFDT (SGEN-CFDT), et la Fédération syndicale unitaire (FSU) ont déjà déposé un préavis de grève pour le 16 mai depuis plusieurs semaines.

- Le syndicat MG-France (deuxième syndicat de médecins généralistes) recommande aux praticiens de laisser leurs cabinets fermés le lundi de Pentecôte. L'organisation syndicale "préconise la fermeture des cabinets de médecine générale et l'organisation d'un temps de consultation minimum, que ce soit sous forme d'une permanence, d'un médecin d'astreinte ou d'une présence réduite au sein des cabinets de groupe". "Dans tous les cas, les tarifs conventionnels doivent être appliqués avec la majoration légale de dimanche et jour férié".

Michel Janva


Le PS se mobilise contre la suppression du lundi

Le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault, a annoncé mardi que son groupe va déposer une proposition de loi à l'Assemblée nationale pour supprimer la journée de solidarité. Il faut "faire face au besoin de solidarité en ce qui concerne les personnes âgées et les personnes handicapées, mais pas de cette façon, qui est non seulement inefficace mais qui sera aussi très injuste parce qu'elle repose sur les seuls salariés".

Avec la division de l'UMP, la loi a des chances de passer...

Michel Janva


Pour garder l'Ascension!

Les remous autour du Lundi de Pentecôte font craindre pour d'autres fêtes religieuses encore fériées (Dieu merci!) en France. En Italie, l'Ascension est fêtée le dimanche suivant. Une nouvelle idée de nos politiques pourrait aller dans ce sens.
Le Père Michel Gitton nous donne les meilleurs moyens pour défendre cette fête dès après-demain!

Lahire


A mardi pour le lundi de Pentecôte !

Le Conseil d'Etat se prononcera mardi à 14 h sur le référé de la CFTC demandant la suspension des circulaires d'application de la loi du 30 juin 2004 sur la journée nationale de solidarité, a annoncé lundi le juge des référés à l'issue de l'audience.

Lors de celle-ci, le syndicat a demandé à la haute juridiction administrative la suspension des textes d'application de la loi en expliquant notamment qu'ils étaient contraires à la convention européenne des droits de l'Homme, qui interdit le travail forcé. Quelques dizaines de militants de la CFTC ont manifesté pendant l'audience devant les grilles du Conseil d'Etat avec une banderole sur laquelle on pouvait lire "Touche pas à mon lundi de Pentecôte".

Les lecteurs peuvent s'exprimer en participant à ce sondage.

Michel Janva


Platitude de l'enseignement catholique parisien

"Devoir d'état", "une contrainte qui a du sens", etc... le site officiel de l'enseignement catholique parisien ne trouve pas ses mots au milieu de contradictions, pour expliquer que les enfants doivent venir à l'école le lundi de Pentecôte alors qu'ils n'y sont pas tenus.

Il y a au moins une phrase relativement claire dans ce communiqué signé par une anonyme direction diocésaine de l'enseignement catholique de Paris : "Elle (NDLR : la contrainte de travailler) indique la priorité selon laquelle les autres projets et engagements doivent être appréciés". Bien compris : rien de bien catho dans les autres projets non plus. On peut y lire aussi : "Le long week-end de la Pentecôte permettait un certain nombre de rassemblements familiaux ou religieux, ce dont on ne peut que se réjouir" puisque maintenant c'est du domaine du passé...

D'autres responsables de l'enseignement catholique ont opté pour une journée pédagogique le lundi de Pentecôte, permettant ainsi aux enfants de poursuivre ces rassemblements familiaux et religieux. Ce qui nous réjouit! Mais ils ne comptent peut-être pas des fils de ministre (ou de premier ministre?) parmi leurs élèves...

Lahire


La désintégration de l'UMP

Le président départemental de l'UMP des Landes, Serge Lansaman, a décidé de ne pas suivre les consignes du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin pour le lundi de Pentecôte. Maire d'Hagetmau, il a annoncé vendredi qu'il fermera le 16 mai sa mairie et le siège de la communauté de communes qu'il préside.

Pour lui, "cette mesure imposée unilatéralement est une maladresse politique importante et il ne faut pas s'étonner de la montée du mécontentement des français. Je suis d'accord pour la solidarité, mais cette mesure est appliquée de manière inéquitable. Une fois de plus, on tape uniquement sur une partie des salariés. Il aurait été plus judicieux que cette cotisation soit répartie équitablement entre employeurs et salariés".

Au lendemain du rappel à l'ordre de M. Raffarin, M. Lansaman juge que "les mesures autoritaires comme la réquisition des militaires est encore plus maladroite". Ancien président du comité de soutien de Nicolas Sarkozy dans les Landes, il précise être "prêt à assumer les conséquences" de sa décision.

En voilà un qui n'a pas peur. Nous non plus, nous ne travaillerons pas.

Michel Janva


L'armée française et la Pentecôte

Nous l'apprenons sur le Forum Catholique : Michèle Alliot-Marie devient la bonne élève de Matignon en supprimant dans les armées tous les congés du lundi de Pentecôte et en cantonnant toutes ses troupes dans leurs quartiers. Remarquez, l'armée n'a pas de syndicat...
Question : le montant correspondant à 0,3% de la masse salariale correspondant à la production d'une journée de travail doit être reversé à l'Etat au nom de la solidarité. Quel bien chiffrable produit l'armée? Va t-elle reverser 0,3% de paix et de sécurité à l'Etat? Il semblerait que le gouvernement en ait besoin de beaucoup plus...

Lahire


Raffarin s'enfonce

Jean-Pierre Raffarin a de nouveau demandé que la loi instaurant une "journée de solidarité nationale" en faveur des personnes dépendantes le lundi de Pentecôte soit "appliquée par tous". Le Premier ministre avait réuni à Matignon un séminaire gouvernemental pour faire le point, alors que la fronde contre la suppression de ce jour férié fait tache d'huile, notamment dans la fonction publique, et que les appels à la grève le 16 mai se multiplient.

"L'Etat, dans toutes ses administrations, sera ouvert le 16 mai et tout le monde travaillera", a déclaré le ministre de la Fonction publique. Le ministre des Transports, Gilles de Robien, lui a emboîté le pas pour affirmer que le lundi de Pentecôte "sera travaillé dans tous les domaines des transports", et que notamment "70.000 cheminots vont travailler" car, il y a une "volonté républicaine". Même les militaires ont été priés de montrer l'exemple : l'état-major de l'armée de terre a donné l'ordre de reporter tous les jours de RTT employeur et toutes les permissions programmées le lundi de Pentecôte.

Le gouvernement ne voit même pas que son propre parti ne le suit plus... En tout cas, ce n'est pas avec de l'argent qu'on résoudra l'isolement des personnes âgées...

Michel Janva


Le lundi de Pentecôte s'annonce bien férié !

Loin d'être démobilisatrice, la suppression du lundi de Pentecôte à encouragé les pèlerins de Chartres : les organisateurs ont battu le rappel depuis plusieurs mois pour éviter toute démobilisation. Ils ont été entendus puisque, selon Hubert de Gestas, responsable du Pèlerinage de Chrétienté (Paris-Chartres) «nous avons déjà plus de 3 000 inscrits. Nous n'en avions jamais autant à quatre semaines du départ.» Même écho du côté du Pèlerinage de Tradition (Chartres-Paris). «C'est un rush, sourit Marie-Joseph Vacquié, et les inscriptions arrivent plus tôt. Des cars s'annoncent même pour le lundi seulement.»

Quant aux politiques, ils ne suivent pas leur Premier ministre, même ceux de son bord : le premier adjoint au maire de Rambouillet, Gérard Larcher, ministre délégué aux Relations du travail, a préféré supprimer une journée de RTT plutôt que de travailler le lundi 16 mai. De même, le ministre délégué à l'Intérieur Marie-Josée Roig, maire d'Avignon, a laissé les employés municipaux choisir leur «journée de solidarité».

Le sénateur maire UMP de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a mis en place un dispositif voisin : les services indispensables à la population un jour ouvrable – crèches, ramassage des ordures, etc. – travailleront le 16 mai, tandis que les services administratifs resteront fermés et leurs agents auront une journée de RTT de moins cette année. La même solution de compromis a souvent été adoptée dans les municipalités des deux départements d'Alsace. Les conseils généraux du Nord et du Pas-de-Calais, pour leur part, ont préféré fermer leurs portes et sacrifier un jour de congé «pour fête locale».

Le maire UMP de Levallois-Perret, Patrick Balkany, a lui aussi fait savoir que les services municipaux de sa commune seraient tous fermés, sans prévoir d'autre jour de remplacement.

C'est la débandade à l'UMP...

Michel Janva


Lundi de Pentecôte férié pour les élèves

Pour les Amis du lundi, la loi du 30 juin 2004 ne s’adresse qu’aux salariés majeurs. Elle exonère explicitement les salariés mineurs. Les élèves et les étudiants, n’étant pas salariés, ne sont évidemment pas tenus de faire les 7 heures supplémentaires de travail forcé que sont obligés de faire leurs professeurs. M Léonetti, vice-président du groupe UMP, a confirmé que les enfants ne sont pas concernés par la loi, de même que la FCPE, Fédération des conseils de parents d'élèves, l’une des plus grandes associations de parents d’élèves en France.

Les enfants ne sont en aucun cas tenus de faire du travail supplémentaire et  les rythmes scolaires ne doivent être modifiés que pour des raisons pédagogiques, pas pour des raisons politiques.

Vous pouvez réagir auprès du directeur de l'établissement de vos enfants, ou auprès de votre maire et de votre député en utilisant la lettre-type.

Il est important que nos enfants n'aillent pas à l'école le 16 mai pour exiger du gouvernement qu'il modifie cette réforme.

Michel Janva


La fausse cohésion de l'UMP

Raffarin a de quoi s'arracher les cheveux. Les propres membres de l'UMP comptent en effet garder le lundi de Pentecôte férié, solidaires ni avec les personnes âgées, ni avec le Premier ministre...

En effet, Manuel Aeschlimann, député-maire d'Asnières-sur-Seine, ferme sa mairie ce jour-là. Coïncidence, ce dernier est un proche de Nicolas Sarkozy et est responsable du suivi de l'opinion au sein de l'UMP. Le Premier ministre l'a déjà rappelé à l'ordre, car il avait osé mettre en doute l'efficacité de son implication dans la campagne référendaire... Raffarin a même écrit au président du groupe UMP à l'Assemblée nationale pour lui faire part de son "profond mécontentement".

Michel Janva


Lundi de Pentecôte : ça continue

150_bouschet_pt Si le mécontentement de la France d'en bas s'accroît et témoigne d'une certaine unité pour ne pas travailler le lundi de Pentecôte, la France d'en haut, elle, est divisée : Raffarin veut travailler et les députés chôment!

Selon le dicton de l'année, "le 16 mai, fais ce qu'il te plaît", faites un tour sur le site des amis du lundi, vous verrez que vous ne serez pas seuls à ne pas subir! Pour ma part, je serais sans doute à Chartres.

Lahire


Le lundi continue d'avancer !

Le lundi de Pentecôte restera férié pour les salariés du conseil général du Pas-de-Calais, présidé par le socialiste Dominique Dupilet. Le conseil général sera donc fermé. "Le week-end de Pentecôte est traditionnellement l'occasion de tenir des fêtes familiales, des manifestations d'ordre touristique, sportive ou culturelle voire d'échanges européens", a déclaré le président du conseil général. Les salariés auront le libre choix de la date de la journée de travail supplémentaire qu'ils devront assurer au titre de la solidarité.

Au train où ça va, Raffarin sera le seul à travailler ce jour là.

Michel Janva


Les Français pour le lundi férié

La suppression du lundi de Pentecôte sème le trouble :

- Au sein de l'éducation nationale, la FSU et le Snes ont appelé les enseignants à la grève le 16 mai et la Fédération des conseils de parents d'élève (FCPE) a invité ses adhérents à ne pas envoyer leurs enfants à l'école.

- La CFTC, la CGT et SUD ont lancé un mot d'ordre de grève et la CGC appelle au boycott de la journée de solidarité, l'Unsa a fait savoir hier qu'elle «refuse que le lundi de Pentecôte devienne un jour travaillé» et «soutiendra toutes les initiatives de ses militants pour s'y opposer». Dans cet esprit, la fédération Unsa Fonctionnaires a déposé un préavis de grève pour le 16 mai. Force ouvrière songe à se joindre au mouvement, et seule la CFDT se montre réservée. Des préavis de grève ont été déposés à la SNCF et à La Poste.

- De nombreuses entreprises privées envisagent de rester fermées le 16 mai.

La majorité est également en ébullition : une centaine de députés, conduits par Jean-Luc Christ (UMP) et Yves Lachaud (UDF), ont fait part de leurs vives inquiétudes. «Recourir au travail plutôt qu'à l'impôt ou aux cotisations sociales pour tirer les conséquences du vieillissement de la population est une idée excellente, concède Jean-Luc Christ. Mais le choix du lundi de Pentecôte est vraiment déraisonnable. Rien qu'en Alsace, on compte ce jour-là deux mille manifestations associatives !»

Les partisans les plus déterminés du lundi de Pentecôte férié se sont regroupés dans un Collectif des amis du lundi, qui, fort d'une pétition revendiquant 150 000 signatures, appelle à ne pas travailler le 16 mai.

Lors de l'examen du projet de loi instituant la journée de solidarité, en mai 2004, les députés de la majorité s'étaient efforcés d'apporter un peu de souplesse au dispositif, en laissant les partenaires sociaux libres de déterminer une autre date que le lundi de Pentecôte.

Jean-Pierre Raffarin semble décidé à ne pas céder : un séminaire gouvernemental est prévu le 16 mai à Matignon pour «donner l'exemple». Mais «le gouvernement fera un travail d'évaluation de la façon dont les choses se sont passées», a déclaré hier Jean-François Copé. A Matignon, on confirme que l'évaluation aura bien lieu «après» le lundi de Pentecôte. «On ne peut faire une évaluation qu'a posteriori», indiquait hier l'entourage du premier ministre. Le comité d'évaluation de la journée de solidarité, créé en novembre dernier et composé de parlementaires et de représentants de la société civile, pourrait préconiser la suppression – à partir de l'an prochain – du dernier jour des vacances de la Toussaint, de préférence à celui du lundi de Pentecôte.

A vos grèves...

Michel Janva


Le lundi en suspens

Décidément, rien n'est perdu pour le lundi de Pentecôte. Le gouvernement pourrait revenir dessus, afin de redorer son image auprès des salariés, certainement à cause des sondages sur le référendum. Tout est lié.

Le gouvernement va "faire le point dans les 48 heures" sur la situation dans les secteurs public et privé concernant le lundi de Pentecôte, a indiqué mardi le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo. Le gouvernement va examiner le nombre d'accords signés à ce sujet dans les entreprises et les collectivités locales "et regarder objectivement comment ça se passe sur le terrain".

"C'est le ministre de la Santé (Philippe Douste-Blazy) qui gère ça, mais on va avoir une réunion je pense avant mercredi", a-t-il précisé. "Mon boulot c'est de faire remonter au chef du gouvernement les informations que j'ai sur le nombre de collectivités ou de branches ayant signé des accords, de lui donner tous les éléments du choix, de lui faire des propositions et après, il arbitre", a-t-il indiqué sans préciser quelles seraient ses propositions.

Dépêchez-vous de signaler votre absence ce jour-là...

Michel Janva


Big Mat : des "motivations religieuses" pour ne pas travailler le lundi de Pentecôte

Bravo à monsieur Christian Collet, PDG de Big Mat, qui affiche ouvertement ses "motivations religieuses" pour ne pas travailler le lundi de Pentecôte!

Allons tous faire nos achats chez Big Mat avant ce long week-end pour profiter de ces trois jours pour faire quelques menus travaux chez des personnes agées.

Lahire


Grève de Pentecôte

Le Collectif des Amis du Lundi appelle à la grève le 16 mai prochain, pour faire reculer le gouvernement sur la journée dite de solidarité, pendant laquelle les Français devront travailler. La CFTC indique que cette journée est contraire au principe stipulant que "tout travail mérite salaire". Pascal Champvert, président de l'Association des directeurs d'établissements pour personnes âgées (ADEHPA), est également contre cette journée : "L'été 2003 a été un cataclysme pour la société française. Les crédits débloqués pour faire face au vieillissement de la population sont très insuffisants. De plus, sur la journée supplémentaire travaillée, seule une demi-heure sera consacrée aux personnes âgées."

Une centaine de députés de la majorité ont fait part de leur opposition à la mesure gouvernementale. "Avec ces députés de l'UMP, ceux de l'UDF, et ceux de l'opposition, nous avons la majorité à l'Assemblée", lance Jean Dionnot, président du CAL.

MJ


Ne travaillons pas le lundi de Pentecôte

A la suite de la CGT, Sud appelle à la grève le 16 mai contre la suppression du jour férié du lundi de Pentecôte. Sud dénonce "un allongement du temps de travail (...) sans aucune compensation" pour les salariés.

De son côté, la Fédération Sud Rail a exprimé "son total désaccord" avec cette journée de "travail gratuit" et souligné que "des milliers de salariés à statut et hors-statut travaillaient déjà normalement le lundi de Pentecôte pour assurer la continuité du service public". Dénonçant une décision "totalement scandaleuse et hypocrite", le syndicat craint que "les sommes extorquées aux salariés" ne soient finalement pas affectées à la solidarité avec les personnes âgées. Nous n'en pensons pas moins : rappelons nous la vignette automobile...

Il suffirait simplement de supprimer un jour de RTT : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ???

Michel Janva


Lundi de Pentecôte

Suite à l'évaluation demandée par Raffarin sur le suivi du jour férié imposé, on nous communique :

C'est un mensonge, car ce n'est ni Léonetti, ni l'UMP, ni Raffarin qui demandent une évaluation, c'est une décision qui avait été arrachée en novembre 2004 au Premier ministre par un petit groupe de députés conduits par Jean-Louis Christ, et qui n'avait pas encore été mise en place... Mais vu que le torchon brûle en ce moment, "on" se dépèche de la ressortir !