C’est arrivé un 14 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 14 septembre : saints du jour français ou en France.
    • St Pierre : évêque de Tarentaise († 1176)

Au monastère de Bellevaux dans la région de Besançon, en 1176, le trépas de saint Pierre, évêque. D'abord moine à l'abbaye cistercienne de Bonnevaux, puis fondateur et premier abbé de Tamié, il fut élu au siège épiscopal de Tarentaise et dirigea son Église avec un zèle ardent, vivant comme un moine et cherchant à rétablir la concorde entre les peuples.

  • Bx Claude Laplace : prêtre et martyr († 1794)

Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Claude Laplace, prêtre d'Autun et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut d'une maladie putride.

  • le 14 septembre : fête de l'Exaltation de la Croix.

C'est une des plus anciennes solennités liturgiques de l'Église qui se célèbre déjà au IVe siècle à Jérusalem, la fête de l'Invention (découverte) de la Sainte Croix par sainte Hélène en 326.

Helène, mère de l'empereur Constantin, est en pèlerinage expiatoire suite à une série d'assassinats commis par son fils, alors sur le trône. Elle y fait faire des fouilles sur le lieu présumé de la mort du Christ, où l'on trouve trois croix.  L'évêque de Jérusalem les fait transporter chez une dame mourante; aux deux premières rien ne se passe, mais la troisième guérit la malade dès qu'elle la touche. Un autre miracle plus éclatant encore vient confirmer le premier : un mort qu'on portait en terre ressuscite au contact du bois sacré.

  • le 14 septembre 891 : décès du pape Etienne V.
  • le 14 septembre 1097 : division chez les croisés.

Lors de la Première croisade, Tancrède de Hauteville, mécontent du plan adopté pour se rendre à Antioche, quitte Héraclée, accompagné de 100 chevaliers et 200 piétons, et traverse les Portes ciliciennes, se séparant de l'armée principale pour mener sa propre expédition en Cilicie.

  • le 14 septembre 1226 : procession du Saint Sacrement.

Alors qu'Avignon, vaincue début septembre, ouvre ses porte le 12 au Roi de France Louis VIII, Nicolas de Corbie, évêque d'Avignon, porte le Saint Sacrement en une procession à une chapelle bâtie en l'honneur de la Sainte Croix à l'extérieur de la ville ; là où se trouve actuellement la chapelle des Pénitents Gris, dont le Roi fonde la confrérie pour l'occasion. Le Roi Louis VIII, revêtu d'un sac couleur de terre, ceint d'une corde, la tête nue et un flambeau à la main, suivi de toute sa cour et d'une foule innombrable participe à la procession. Voir les chroniques du 11 et du 12 septembre.

  • le 14 septembre 1418 : décès de Simon du Bosc, religieux français, abbé de Jumièges.

D'abord abbé de Cerisy, puis 58ème abbé de Jumièges de 1391 à sa mort, Simon du Bosc participe à plusieurs conciles, où il se distingue par son éloquence et la droiture de son jugement. Le Roi Charles VI le choisi comme ambassadeur pour participer à l'entrevue de Savone entre les papes Benoît XIII et Grégoire XII, afin de mettre un terme au Grand Schisme d'Occident.

  • le 14 septembre 1515 : victoire de François Ier à Marignan, contre les Suisses.

Le Roi François Ier, vainqueur de la bataille de Marignan, est fait chevalier par le seigneur Bayard, le soir même sur le champ de bataille. Voir la chronique du 13 septembre.

  • le 14 septembre 1523 : décès du pape Adrien VI.
  • le 14 septembre 1641 : le Traité de Péronne.

Ce traité précède le Traité de Péronne du 19 septembre entre Louis XIII et la principauté de Barcelone. Le Traité de Péronne du 14 est conclu entre le Roi de France Louis XIII et Honoré II Grimaldi de Monaco. Ce traité, constitué de 14 articles, fait cesser le protectorat espagnol et réintègre la principauté de Monaco dans la zone d'influence française. Le Roi de France confisque les biens en Espagne appartenant à Honoré II et en contrepartie, il lui concède les fiefs du Valentinois, de Carladès, des Baux, de Saint-Rémy.

  • le 14 septembre 1712 : le Roi Louis XIV rend un édit établissant le gouvernement de la Louisiane.

Cet édit accorde le monopole du commerce est à Crozat.

  • le 14 septembre 1745 : madame de Pompadour devient la favorite officielle du Roi Louis XV, qui l'installe à Versailles.

Madame de Pompadour devient, à 24 ans, la favorite officielle du Roi Louis XV qui l'installe à Versailles. Née le 29 décembre 1721 à Paris, Jeanne-Antoinette Poisson est mariée à Le Normant d'Etioles. C'est au bal des Ifs, en février 1745, qu'elle est remarquée par Louis XV. Séparée judiciairement de son mari, elle est faite marquise de Pompadour en mai et, en septembre, présentée officiellement à la cour...

La dynastie des Bourbons est infidèle au Pacte de Reims, les demandes du Christ faites à Louis XIV, par l'intermédiaire de Sainte Marguerite Marie n'ont pas été écoutées par les Rois successifs. La prophétie du testament de Saint Rémi va une nouvelle fois se réaliser.

  • le 14 septembre 1759 : mort au combat de Louis-Joseph de Montcalm, général français.

A 47 ans, le marquis de Montcalm succombe aux blessures subies la veille dans la bataille des Plaines d'Abraham. Son adversaire du jour, le général James Wolfe, a subi le même sort.

Entré jeune dans l'armée, il devient capitaine en 1729, colonel en 1743, et passe dans la cavalerie avec le grade de brigadier. Il est envoyé à Québec en 1756 comme commandant en chef des troupes françaises en Amérique du Nord, avec le rang de major général, pendant la guerre de la conquête. Ses premières campagnes contre les Britanniques sont des succès majeurs. Il développe les défenses de Fort Ticonderoga sur le lac Champlain, capture et détruit Fort Oswego sur le lac Ontario dès son arrivée.


Montcalm à la tête de ses troupes sur les plaines d'Abraham.
Aquarelle de Charles William Jeffreys.

  • le 14 septembre 1791 : Louis XVI devient Roi des Français, en jurant fidélité à la nation et à la nouvelle Constitution, devant l'Assemblée nationale.

Cette constitution est la première de l'histoire de France. Par cet acte, le Roi Louis XVI avalise le coup d'état politique des Etats généraux qui n'avaient aucun mandat pour rédiger une constitution. Les députés de l'Assemblée prêtent le serment civique, en présence du Roi.

Après avoir suspendu le Roi le 25 août, l'Assemblée constituante lui présente la nouvelle constitution. Le Roi prête serment au cours d'une cérémonie humiliante : les députés sont assis et ont conservé leur chapeau, le Roi, debout, tête découverte, entame son discours. Comprenant l'outrage qui lui est fait, Louis XVI se recoiffe et s'assit tout en continuant son serment.

  • le 14 septembre 1791 : par décret la Constituante annexe le Comtat Venaissin et Avignon spoliant les Etats du Pape.

Le Comtat devient le département du Vaucluse.

  • le 14 septembre  1812 : l'armée de Napoléon entre dans Moscou.

L'Empereur fait son entrée dans l'ancienne capitale de la Moscovie. Il trouve une ville déserte, vidée de toute provision par le gouverneur, Fédor Rostoptchine. Des feux, provoqués par des Russes, démarrent en mille endroits à la fois et ravagent la ville du 14 au 18 septembre. Moscou, construite essentiellement en bois, brûle presque complètement, privant les Français d'abris dans la ville. L'armée française échoue à éteindre l'incendie, qui fait 20 000 victimes.

  • le 14 septembre  1905 : mort de Pierre Savorgnan de Brazza.

Entré à l'école navale de Brest en 1868, Pierre Savorgnan de Brazza fait carrière dans la Marine, explore l'Ogooué et le bassin du Congo. L'explorateur français, est célèbre pour avoir ouvert la voie à la colonisation française en Afrique centrale Il reçoit la Légion d'honneur en 1879. Il décède le 14 septembre 1905 à Dakar.

  • le 14 septembre  1998 : parution de l'encyclique Fides et Ratio (foi et raison) de Jean-Paul II

L'encyclique est consultable ici :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_15101998_fides-et-ratio_fr.html

  • le 14 septembre  2008 : le pape Benoît XVI prononce un discours devant les Évêques de France.

Extrait :

« A l'Élysée, j'ai évoqué l'autre jour l'originalité de la situation française que le Saint-Siège désire respecter. Je suis convaincu, en effet, que les Nations ne doivent jamais accepter de voir disparaître ce qui fait leur identité propre. Dans une famille, les différents membres ont beau avoir le même père et la même mère, ils ne sont pas des individus indifférenciés, mais bien des personnes avec leur propre singularité. Il en va de même pour les pays, qui doivent veiller à préserver et développer leur culture propre, sans jamais la laisser absorber par d'autres ou se noyer dans une terne uniformité. « La Nation est en effet, pour reprendre les termes du Pape Jean-Paul II, la grande communauté des hommes qui sont unis par des liens divers, mais surtout, précisément, par la culture. La Nation existe "par" la culture et "pour" la culture, et elle est donc la grande éducatrice des hommes pour qu'ils puissent "être davantage" dans la communauté » (Discours à l'UNESCO, 2 juin 1980, n. 14). Dans cette perspective, la mise en évidence des racines chrétiennes de la France permettra à chacun des habitants de ce Pays de mieux comprendre d'où il vient et où il va. Par conséquent, dans le cadre institutionnel existant et dans le plus grand respect des lois en vigueur, il faudrait trouver une voie nouvelle pour interpréter et vivre au quotidien les valeurs fondamentales sur lesquelles s'est construite l'identité de la Nation. Votre Président en a évoqué la possibilité. »


C’est arrivé un 13 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 septembre : saints du jour français ou en France.
    • St Maurille : évêque d'Angers († 426)

Maurilio, né aux environs de Milan, fut attiré à Tours par les vertus de saint Martin, auprès duquel il exerça pendant plusieurs années les fonctions de chantre aux divins offices ; puis, élevé à la prêtrise, il se dévoua au salut des âmes. Son zèle le conduisit près d'Angers, où, par ses prières, il fit descendre le feu du ciel sur un temple païen, et construisit ensuite à la place une église de Jésus-Christ. Il bâtit même à côté un monastère; bientôt vint se fixer une population qui donna naissance à la ville de Chalonne.

À la mort de l'évêque d'Angers, Maurille lui succéda, par le choix de saint Martin lui-même. Au jour de sa consécration, une colombe descendit visiblement sur sa tête. Quelques années plus tard, un fait étrange arriva. Pendant la consécration de la messe célébrée par le pontife, on apporta en toute hâte un enfant mourant, pour qu'il reçût la confirmation; le saint attendit la fin du sacrifice, mais pendant ce temps l'enfant mourut, et Maurille en conçut un si grand chagrin, qu'il s'enfuit sans avertir personne et s'embarqua pour l'Angleterre, où il se gagea comme jardinier chez un riche seigneur.

Ses diocésains, dont la douleur était inconsolable, le firent si bien rechercher, qu'ils découvrirent sa retraite ; mais il refusa de revenir au milieu de son troupeau, disant : « Je ne puis; car ayant perdu sur mer les clefs des reliques de ma cathédrale, que j'avais emportées par mégarde, j'ai fait serment de ne plus paraître à Angers avant de les avoir retrouvées. "Les voici, lui dirent les envoyés ; pendant notre traversée, un poisson fut jeté sur le pont du navire par la vague, et dans son ventre on a trouvé ces clefs." »

Maurille obéit à la volonté du ciel. À son retour, il se fit conduire au tombeau de l'enfant, et, les yeux baignés de larmes, il demanda à Dieu de lui rendre la vie. Le petit ressuscité reçut, à cause de cette seconde naissance, le nom de René, et fut le successeur de Maurille sur le siège d'Angers.

  • St Lidoire : évêque de Tours († 371)

À Tours, en 371, saint Lidoire, évêque. De son temps, les chrétiens étaient assez nombreux pour qu'il pût construire la première église dans les murs de la ville.

  • St Aimé (Amé) : prêtre et abbé bénédictin  († V. 629)

Natif de Grenoble, saint Aimé ou Amé entra très jeune à l'abbaye Saint-Maurice d'Agaune en Suisse, où il vécut plus de trente ans en ermite. Saint Eustache l'emmena à Luxeuil, où il convertit le futur saint Romaric.

Quand ce dernier fonda en 620 l'abbaye de Remiremont, suivant la règle bénédictine, saint Aimé en devint le premier abbé. Il y resta jusqu'à sa mort.

  • St Amé : évêque de Sion († V. 690)

Au monastère de Bruel sur la Lys, dans le pays de Thérouanne, vers 690, le trépas de saint Amé, évêque de Sion en Suisse. Envoyé en exil sur l'ordre du roi Théodoric III, il mourut là quelques années plus tard.

  • Bx Claude Dumonet : prêtre et martyr († 1794)

Sur l'île Madame au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Claude Dumonet, prêtre de Mâcon et martyr. Professeur de collège au moment de la Révolution française, il fut déporté à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut, rongé de poux et consentant à cette humiliation.

  • le 13 septembre 335 : dédicace de la basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem.

Le complexe de Constantin est construit selon la tradition sur le lieu même de la Crucifixion et relie trois églises érigées sur les trois différents sites saints, incluant :

- le lieu de sépulture de Jésus,

- une grande basilique, le Martyrium avec 5 ailes,

- un atrium oriental construit autour du traditionnel rocher du calvaire. Depuis, le pèlerinage vers les « lieux saints » se développe.

  • le 13 septembre 604 : élection du pape Sabinien.
  • le 13 septembre 1077 : consécration de l'abbaye aux Hommes.

Cette abbaye est fondée à Caen par le duc de Normandie, Guillaume le Conquérant.

  • le 13 septembre 1515 : début de la bataille de Marignan.

Le jeune Roi suit les traces de ses prédécesseurs en marchant sur l'Italie. Il franchit les Alpes, en août, avec son armée pour s'emparer du duché de Milan. Arrivé sur les lieux, il se heurte aux 20000 mercenaires suisses appelés en renfort par le pape. La bataille va se prolonger le lendemain, se soldant par la victoire du Roi de France. François Ier se fait adouber chevalier le soir de la victoire sur le champ de bataille par Bayard. Cette victoire aboutit aussi au traité de "paix perpétuelle" avec les cantons helvétiques.

  • le 13 septembre 1592 : mort de Montaigne.

L'écrivain français Michel Eyquem de Montaigne, né en 1533, s'éteint dans son château de Montaigne. Juge, parlementaire au Parlement de Bordeaux, de Paris, il finit par se consacrer à l'écriture. Il rédige ses fameux Essais, dont les deux premiers livres furent publiés en 1580, sur lesquels se sont appuyés les philosophes au XVII, en particulier Diderot et Voltaire.

  • le 13 septembre 1633 : les cantons catholiques demandent assistance au Roi de France.

En application du Traité de paix perpétuelle entre les deux nations.

  • le 13 septembre 1759 : bataille des plaines d'Abraham.

Les Britanniques du général Wolfe battent les Français près de la ville de Québec, lors de la guerre de Sept Ans. Montcalm est tué pendant la bataille. Les Anglais entament le siège de Québec, voir la chronique du 18 septembre.

  • le 13 septembre 1877: sur proposition de Desmons, le convent du Grand Orient de France supprime de ses constitutions l'obligation de la croyance en Dieu.
  • le 13 septembre 1914 : victoire du Grand-Couronné; le général de Castelnau sauve Nancy.

Occultée par le « Miracle de la Marne », la victoire de la IIe Armée française est un exemple de maîtrise tactique. Après la retraite de Morhange, elle-même exemple de retraite en bon ordre, la contre-attaque française, commencée le 4 septembre, surprend les Allemands et permet de les vaincre. En outre, elle permit de protéger le flanc droit de la contre-attaque de Joffre durant la Bataille de la Marne. Elle est l'œuvre du seul général qui servira toute la guerre sans se faire relever pour incompétence ; le général qui a donné les ordres qui ont évité un désastre à Verdun. Dans ses mémoires le général de Castelnau explique avoir été réveillé en pleine nuit en recevant l'injonction intérieure de se rendre au plus vite à Verdun. Ce qu'il a fait avec le bonheur que l'on sait. Mais la république a tout fait pour étouffer les mérites de celui que Clemenceau appelait avec mépris « le Capucin Botté ». Il faut rappeler aussi notamment qu'Édouard de Castelnau est le principal artisan du plan de mobilisation.

A la fin de cette bataille du Grand-Couronné, le dispositif défensif mis en place par Castelnau tiendra jusqu'en 1918. Son XXe Corps d'Armée, par cette action reçoit alors le surnom de Corps de Fer.

  • le 13 septembre 1914 : bataille de l'Aisne.

Après la bataille de la Marne, Joffre décide de continuer sur la lancée pour attaquer les troupes allemandes qui se replient. Les Britanniques échouant au Chemin des Dames, Joffre décide de déborder les troupes allemandes par le Nord ; mais les Allemands font le même raisonnement. Les deux armées entament alors la même manœuvre tournante vers la mer du Nord, qu'on appelle « Course à la mer » qui s'achève le 28 septembre.

  • 13 Septembre 1917 : 5ème Apparition de Notre Dame à Fatima.

A la 5ème apparition, le 13 Septembre, environ 30 000 fidèles sont présents, ainsi que de nombreux malades. L'immaculée Conception annonce pour le mois suivant, la venue de Saint Joseph avec l'enfant jésus.

Cf. les chroniques du 13 mai, du 13 juin, du 19 aout, du 13 septembre, du 13 octobre.

  • le 13 septembre 1959 : De Gaulle fait une déclaration et propose l'autodétermination de l'Algérie.
  • le 13 septembre 1987 : la Nouvelle-Calédonie reste française.

Les calédoniens se prononcent contre l'indépendance, lors d'un référendum organisé par le gouvernement de Michel Rocard. Les anti-indépendantistes ou "loyalistes" l'emportent avec un "oui" massif de 98,3%.

  • le 13 septembre 1991 : Jean Lacouture dans le Télérama du jour, à propos des Pieds-noirs et des Harkis.

« Cent mille personnes sont mortes par notre faute. Le déshonneur est trop lourd à porter. »

Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 11, 17, 25 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre.

  • le 13 septembre 2008 : le pape Benoît XVI célèbre une messe sur l'Esplanade des Invalides à Paris devant 260 000 fidèles.

A cette messe est présent le tiers du gouvernement français.


C’est arrivé un 12 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

"La révolution a commencé par la déclaration des droits de l'homme : elle ne finira que par la déclaration des droits de Dieu." Louis de Bonald

Alors rappelons-nous :

  • le 12 septembre : saints du jour français ou en France.
    • Bx Pierre-Sulpice-Christophe Faverge : martyr († 1794)

Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre-Sulpice-Christophe Faverge, frère des Écoles chrétiennes et martyr. Sous la Révolution française, parce que religieux, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et donna tous ses soins à ses co-détenus, jusqu'à ce qu'il soit emporté par la contagion qui régnait à bord.

  • le 12 septembre 1213 : bataille de Muret.

Les Albigeois du Languedoc assiègent la forteresse de Muret, tenue par trente français qu'ils massacrent. Cette troupe est constituée de 900 hommes du Comte de Toulouse, Raimond VI, beau-frère de Pierre II d'Aragon, 400 hommes de Raymond-Roger, Comte de Foix et 900 Aragonais de Pierre II d'Aragon, rapidement renforcés par des milliers de cathares. En face, Simon IV de Montfort, qui n'est pas très loin intervient, le 12 septembre.

C'est la première victoire obtenue par le Rosaire, une victoire contre les cathares. Les 800 chevaliers français appelés par le pape Innocent III et menés par Simon de Montfort. Ils affrontent une armée de 34 000 hommes : des cathares et espagnols de Pierre II d'Aragon. Pendant toute la bataille, saint Dominique fait prier le rosaire dans l'église de Muret. La victoire est fulgurante : 8 tués côté français et 10 000 côté espagnol et cathare, dont Pierre II. Elle permet le retour de la paix.

Après la victoire, Simon IV de Montfort devient alors le nouveau maître du Languedoc. Voir la chronique du 15 janvier, du 16 mars, du 12 avril.

  • le 12 septembre 1226 : capitulation d'Avignon.

Le Roi Louis VIII, ayant hérité des droits de Simon de Montfort sur le comté de Toulouse et poussé par le pape, se lance à son tour dans une croisade contre les Albigeois, pour en finir avec l'hérésie. Son armée constituée de 50.000 hommes, descend la vallée du Rhône et arrive devant Avignon le 10 juin. A l'issue de cette victoire les villes de Tarascon, Beaucaire, Saint-Gilles, Arles, Narbonne, Carcassonne se soumettent immédiatement. Voir les chroniques des 11 et 14 septembre.

Louis VIII reçoit la soumission de la ville d'Avignon

Tirée de Le temps des Principautés ; de Jean Favier ; éditions Fayard, 1984

  • le 12 septembre 1319 : Gasbert de Valle, ou de La Val, est nommé évêque de Marseille par le pape Jean XXII.
  • le 12 septembre 1362 : décès du pape Innocent VI.

Innocent VI est pape de 1352 à 1362, après avoir été évêque de Clermont et conseiller du Roi de France. Il succède à Clément VI et est élu le 18 décembre 1352. Il mène une politique d'économie, ordonne à tous les prélats de se retirer chacun dans leurs bénéfices ou diocèses et d'y résider sous peine d'excommunication.

C'est un grand réformateur: il rappelle les ordres religieux à l'observation de leurs règles, brise les résistances; il fonde la chartreuse Notre-Dame-du-val-de-Bénédiction à Villeneuve-Lès-Avignon en 1356. En 1358, il fait vendre argenterie et bijoux personnels pour permettre à l'Église de survivre. Il tente de ramener la papauté à Rome. C'est aussi un homme de lettre, un ami de la justice, et de la charité. Les malheurs de la France le touchent profondément. Ce dont se moquent les Anglais après la bataille de Poitiers. Il fait fortifier Avignon avec l'enceinte, toujours visible de nos jours pour protéger la ville des grandes compagnies.

  • le 12 septembre 1449 : Saint Lô ouvre ses portes au Roi Charles VII.

Les habitants accueillent les soldats de Charles VII en libérateurs. Le connétable de Richemont y rassemble les troupes qui assureront la victoire de Formigny.

  • le 12 septembre 1494 : naissance à Cognac de François Ier, futur Roi de France.

François d'Angoulême, futur François Ier, naît à Cognac. Le fils de Charles de Valois, comte d'Angoulême, et de Louise de Savoie, accède au trône de France en 1515, succédant à Louis XII, dont il a épousé la fille, Claude de France, le 7 avril 1514. Le vainqueur de la bataille de Marignan est aussi le symbole de la Renaissance française. Il attire durant son règne de très nombreux artistes à la cour, dont Leonard de Vinci. Il ordonne notamment la construction du château de Chambord et fonde le Collège de France. Mais tout ce que l'histoire moderne porte à son actif ne peut cacher ses responsabilités dans l'expansion du protestantisme en France et le déclenchement des guerres de religions (voir la chronique du 31 mars). Voir aussi celles du 25 janvier, du 24 février, des 13 et 14 septembre.

  • le 12 septembre 1683 : échec turc devant Vienne.

Le roi de Pologne, Sobieski, venant au secours de Vienne et de Léopold Ier, avec 70 000 hommes défait les 140 000 Turcs de Kara Mustafa au Kahlenberg, près de Vienne. Ce dernier lève le siège.

  • le 23 septembre 1642 : exécution du marquis de Cinq-Mars et de François-Auguste de Thou, conseiller au Parlement.

La conspiration se déroule pendant la guerre de Trente Ans, alors que la France est alliée à la Suède et aux princes allemands. Henri Coiffier de Ruzé d'Effiat, marquis de Cinq-Mars a signé un accord secret avec l'Espagne, en guerre avec la France depuis 1635. Elle doit lui assurer une force armée conséquente pour aider la conjuration, en échange de la restitution de toutes les places-fortes conquises par la France et d'une somme de 400 000 écus. De plus Gaston de France, le frère du Roi, s'engage à signer la paix avec l'Espagne à la place du Roi, et à abandonner l'alliance avec la Suède et les princes allemands.

Après avoir découvert un complot contre le cardinal de Richelieu, en juin, le Roi Louis XIII et Richelieu font juger Cinq-Mars et de Thou à Lyon. Ils sont condamnés à mort pour crime de lèse-majesté, et décapités, le 12 septembre 1642, sur la place des Terreaux. La famille de Cinq-Mars est aussi condamnée : sa mère la maréchale d'Effiat exilée en Touraine, son frère privé de ses bénéfices d'abbé, et le château de famille rasé.

Gaston de France se voit retirer par le Parlement de Paris ses droits à la régence.

Cinq-Mars et de Thou au pied de l'échafaud

  • le 12 septembre 1725 : naissance de Guillaume Le Gentil, astronome français.
  • le 12 septembre 1763 : décès de Jean-Philippe Rameau.

Jean-Philippe Rameau meurt le 12 septembre 1764 à Paris. Considéré comme l'un des plus grands musiciens du classicisme français, le compositeur naît le 25 septembre 1683. Il connait son plus grand succès en 1735 avec l'opéra-ballet Les Indes galantes. Il est également reconnu pour être le premier théoricien de l'harmonie classique, avec des traités qui sont toujours d'actualité aujourd'hui.

Jean-Philippe Rameau
Portrait attribué à Joseph Aved (1702-1766)
Musée des Beaux-arts de Dijon

  • le 12 septembre 1771 : sœur Thérèse de St-Augustin anciennement Mme Louise, fille de Louis XV, prononce ses vœux religieux, au Carmel de St-Denis.

C'est Marie-Joséphine de Savoie, future épouse du futur Louis XVIII, qui lui remet le voile noir de carmélite. Voir les chroniques du 30 janvier, 16 février, 11 avril et du 10 octobre.

  • le 12 septembre 1772 : pour cause de sodomie, Sade et Latour sont exécutés et brûlés en effigie sur la place des Prêcheurs à Aix en Provence.
    • le 12 septembre  1791 : annexion d'Avignon.

L'Assemblée constituante vote la réunion à la France d'Avignon et du Comtat venaissin.

  • le 12 septembre 1854 : décès de Charles-François Brisseau de Mirbel, botaniste français.

Charles-François Brisseau de Mirbel travaille d'abord au Muséum national d'histoire naturelle. Il devient le père de la cytologie en écrivant le "Traité d'anatomie et de physiologie végétale".

  • le 12 septembre 1897 : naissance d'Irène Joliot-Curie.

Irène Joliot-Curie naît le 12 septembre 1897 à Paris. Fille de Pierre et Marie Curie, elle est chimiste et physicienne, comme ses parents. Elle épouse Frédéric Joliot en 1926 et effectue avec ce dernier des recherches sur la radioactivité naturelle ; ils découvrent la radioactivité artificielle. En 1935, les deux reçoivent le prix Nobel de chimie et travaillent à la réalisation d'une bombe atomique. Elle décède d'une leucémie en 1956.

  • le 12 septembre 1914 : victoire française sur la Marne.

La bataille, qui a duré six jours, marque l'arrêt de la progression des troupes allemandes. Les Français l'emportent face à une armée allemande sidérée, dont la retraite commence le 8 septembre, le jour de la nativité de la Vierge.

La toute nouvelle IXe Armée de Ferdinand Foch positionnée entre le Marais de Saint-Gond et Arcis-sur-Aube encaisse les assauts allemands les plus furieux. Son chef a fait distribuer à tous ses soldats le drapeau tricolore frappé du Sacré Cœur de Jésus malgré l'interdiction des politiques.

Le «miracle de la Marne», est une expression de Maurice Barrès, sortie d'un article du 22 décembre 1914 suggérant d'instituer une fête nationale en l'honneur de Jeanne d'Arc. Les républicains anticléricaux vont inventer l'épisode des « Taxis de la Marne » rassemblés par Gallieni pour laïciser la bataille et retirer toute trace de l'aide divine apportée aux armées françaises. Cet épisode, certes astucieux, n'est qu'un « détail » de la bataille car Jean-Claude Delhez dans la revue Guerre et Histoire, démontre que les 700 taxis rassemblés n'ont transporté que les 4 000 hommes de la 7e Brigade Félineau.

Voir les chroniques des 5, 6 et 8 septembre.

  • le 12 septembre 1940 : découverte de la grotte de Lascaux.

C'est en cherchant leur chien que quatre jeunes gens découvrent une grotte préhistorique sur la commune de Montignac en Dordogne. Les parois et le plafond de la grotte offrent des chefs-d'œuvre paléolithiques datant de 15 000 à 17 000 ans représentant essentiellement des animaux.

  • le 12 septembre 1962 : référendum sur l'élection présidentielle.

Le président De Gaulle annonce un référendum sur l'élection du président de la république au suffrage universel direct. Le Conseil constitutionnel va aller jusqu'à déclarer ce projet de loi anticonstitutionnel !

  • le 12 septembre 2006 : le Pape Benoît XVI, à l'université de Ratisbonne, prononce un discours devant les représentants du monde des sciences.

Une phrase sur la violence de l'islam suscite une polémique. Le pape cite une phrase du savant empereur byzantin Manuel II Paléologue :

"« Montre moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que du mauvais et de l'inhumain comme ceci, qu'il a prescrit de répandre par l'épée la foi qu'il prêchait ».

Et le pape de continuer:

Après s'être prononcé de manière si peu amène, l'empereur explique minutieusement pourquoi la diffusion de la foi par la violence est contraire à la raison. Elle est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme. « Dieu ne prend pas plaisir au sang, dit-il, et ne pas agir selon la raison ('σύν λόγω') est contraire à la nature de Dieu. La foi est fruit de l'âme, non pas du corps. Celui qui veut conduire quelqu'un vers la foi doit être capable de parler et de penser de façon juste et non pas de recourir à la violence et à la menace... Pour convaincre une âme douée de raison, on n'a pas besoin de son bras, ni d'objets pour frapper, ni d'aucun autre moyen qui menace quelqu'un de mort... » .

L'intégrale du discours se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2006/september/documents/hf_ben-xvi_spe_20060912_university-regensburg_fr.html

Dans son discours le pape reproche à l'empereur la dureté de ses mots, même s'il les replace dans leur contexte historique du siège de Constantinople. Pourtant, les violences et les assassinats de catholiques vivants dans les pays musulmans qui s'en suivent prouvent deux choses : que l'empereur n'avait pas tort et qu'aujourd'hui, la grande majorité des musulmans subit des prêches qui appellent la violence contre tous les non musulmans.

  • le 12 septembre 2008 : au collège des Bernardins à Paris, le pape Benoît XVI s'adresse aux 650 invités du monde de la culture: "Chercher Dieu et se laisser trouver par lui".

L'intégrale du discours se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2008/september/documents/hf_ben-xvi_spe_20080912_parigi-cultura_fr.html

Extraits :

"Avant toute chose, il faut reconnaître avec beaucoup de réalisme que leur volonté n'était pas de créer une culture nouvelle ni de conserver une culture du passé. Leur motivation était beaucoup plus simple. Leur objectif était de chercher Dieu, quaerere Deum. Au milieu de la confusion de ces temps où rien ne semblait résister, les moines désiraient la chose la plus importante : s'appliquer à trouver ce qui a de la valeur et demeure toujours, trouver la Vie elle-même. Ils étaient à la recherche de Dieu. Des choses secondaires, ils voulaient passer aux réalités essentielles, à ce qui, seul, est vraiment important et sûr. On dit que leur être était tendu vers l'« eschatologie »." […] La recherche de Dieu requiert donc, intrinsèquement, une culture de la parole, ou, comme le disait Dom Jean Leclercq : eschatologie et grammaire sont dans le monachisme occidental indissociables l'une de l'autre.

[…] une limite claire est mise à l'arbitraire et à la subjectivité, limite qui oblige fortement l'individu tout comme la communauté et noue un lien supérieur à celui de la lettre du texte : le lien de l'intelligence et de l'amour. Cette tension entre le lien et la liberté, qui va bien au-delà du problème littéraire de l'interprétation de l'Écriture, a déterminé aussi la pensée et l'œuvre du monachisme et a profondément modelé la culture occidentale. Cette tension se présente à nouveau à notre génération comme un défi face aux deux pôles que sont, d'un côté, l'arbitraire subjectif, et de l'autre, le fanatisme fondamentaliste. Si la culture européenne d'aujourd'hui comprenait désormais la liberté comme l'absence totale de liens, cela serait fatal et favoriserait inévitablement le fanatisme et l'arbitraire. L'absence de liens et l'arbitraire ne sont pas la liberté, mais sa destruction.


C’est arrivé un 11 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 septembre : saints du jour français ou en France.
    • St Patient : évêque de Lyon († V. 480)

À Lyon, vers 480, saint Patient, évêque. Poussé par la charité, il fit distribuer une grande quantité de blé aux cités le long du Rhône et de la Saône, pour venir en aide aux populations affamées et consacra largement son apostolat à convertir les hérétiques et à prendre soin des indigents.

  • St Sacerdos : évêque de Lyon († 552)

À Paris, en 552, le trépas de saint Sacerdos, évêque de Lyon, qui vécut dans l'amour et la crainte de Dieu et mourut en arrivant dans cette ville pour participer à un concile.

  • St Adelphe abbé de Remiremont († V. 670)

Au monastère de Luxeuil en Bourgogne, vers 670, le trépas de saint Adelphe, abbé de Remiremont, qui racheta par une profusion de larmes un bref moment de discorde.

  • St Leudin dit Bodan : évêque de Toul († AVANT 680)

À Toul avant 680, saint Leudin, dit Bodon, évêque. D'abord marié, il embrassa la vie monastique, sa femme Odile prenant en même temps la même décision, et mourut peu de temps après avoir été ordonné évêque.

  • Bx François Mayaudon : prêtre et martyr († 1794)

Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux François Mayaudon, prêtre de Soissons et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut d'une maladie putride.

  • St Jean-Gabriel Perboyre : prêtre de la Congrégation de la Mission Martyr en Chine († 1840)

Jean-Gabriel Perboyre naît à Mongesty, près de Cahors, dans la France méridionale, le 6 janvier 1802. Il est l'aîné d'une famille de paysans assez aisés dont six des huit enfants entreront en religion.

On le destinait à reprendre la ferme, mais il accompagne son frère Louis, âgé de neuf ans, qui doit continuer ses études à Montauban, afin de l'aider à s'acclimater à la vie du pensionnat. L'école avait été fondée et est dirigée par son oncle Jacques, lazariste, qui avait traversé la tourmente révolutionnaire comme prêtre réfractaire. Devant ses aptitudes, on lui demande de rester aussi au pensionnat.

À la fin de ses études, il suit une mission prêchée par un lazariste et il entre dans la Compagnie de la Mission en 1818. Justement son oncle vient de créer un séminaire, car il n'y en avait plus depuis la Révolution ; Jean-Gabriel est son premier élève. 
Il prononce ses vœux en 1820 et en 1823, avant même d'être ordonné, il est nommé professeur à Montdidier, près d'Amiens, où il réussit très bien auprès des jeunes, créant un comité de classe, organisant la visite des pauvres.

Il est ordonné prêtre en 1826 à la Rue du Bac. On l'envoie alors à Saint-Flour dans le Cantal comme professeur de théologie, où il réussit si bien que son évêque le demande comme directeur du Séminaire. Notons qu'il avait suivi les idées de La Mennais sur l'éducation, mais quand celui-ci est condamné (1832), il s'incline. Il est nommé en 1832 assistant du Directeur du Séminaire interne de Paris, c'est le noviciat des Lazaristes. C'est l'époque où l'on ramène les reliques du bienheureux François-Régis, martyrisé en Chine. Cela fait naître en lui le désir de le suivre sur cette voie, d'autant plus que son frère Louis est mort avant d'arriver en Chine.

En 1835, on accepte enfin de le laisser partir pour la Chine. (Le médecin qui s'y était opposé revient sur son verdict…après une nuit blanche!). Son long et pénible voyage dure de mars 1835 à la mi-août 1836, où il arrive à son Poste dans la Province du Ho Nan. Il accomplit plusieurs missions sur ce territoire très vaste. L'année suivante il est Curé dans la Province du Hou Péi.

En 1839, il est livré par un catéchumène. Il subit plusieurs séances de torture qui font de lui un être pantelant, mais il refuse de piétiner la croix. Ses bourreaux sont impressionnés par sa politesse et son calme. Condamné, il doit attendre encore longtemps la confirmation du verdict par l'Empereur. Il meurt par strangulation sur un gibet en forme de croix, le vendredi après-midi 11 septembre 1840. Les chrétiens réussissent par un subterfuge à prendre son corps et l'enterrent à côté du bienheureux François-Régis qui avait été martyrisé 20 ans auparavant.

Jean-Gabriel Perboyre a été béatifie le 10 novembre 1889 par le pape Léon XIII et canonisé, à Rome, par saint Jean-Paul II le 2 juin 1996.

  • le 11 septembre 813 : sacre de Louis le Pieux à Aix-la-Chapelle.

Le Roi Louis le Pieux, est sacré du vivant de Charlemagne. Louis le Pieux est son troisième fils et est roi des Aquitains depuis 781. Il est le seul héritier survivant des 19 enfants de Charlemagne. Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. C'est le premier monarque sacré à Reims, après Clovis ; cette pratique est suivie par presque tous les Rois de France ensuite.

 

  • le 11 septembre 1217 : signature du traité de Lambeth.

Par ce traité, Louis VIII de France renonce à ses prétentions à la couronne d'Angleterre.

  • le 11 septembre 1226 : première Adoration eucharistique.

Cette cérémonie est organisée, à la demande du Roi de France, Louis VIII, pour rendre grâce et célébrer la victoire sur les Albigeois dans le cadre de la croisade proclamée par l'Église catholique contre l'hérésie. A Avignon, le Roi demande que le Saint-Sacrement soit exposé. Devant l'afflux de fidèle, l'évêque décide de poursuivre l'adoration nuit et jour. L'initiative, confirmée par la papauté, se poursuit jusqu'en 1792 ! Voir les chroniques du 12 et du 14 septembre.

  • le 11 septembre 1611 : naissance d'Henri de la Tour d'Auvergne, connu sous le nom de vicomte de Turenne, maréchal de France, maréchal général des camps et armées du Roi.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon naît le 11 septembre 1611 au château de Sedan ; il meurt à la bataille de Salzbach, le 27 juillet 1675. Vicomte de Turenne, fils du duc de Bouillon et prince de Sedan, il est plus connu sous le nom de Turenne. Maréchal de France en 1643 et maréchal général des camps et armées du Roi en 1660, il est l'un des meilleurs généraux de Louis XIII, puis de Louis XIV.

Élevé dans la religion réformée, il se convertit au catholicisme en 1668, sous l'influence de Bossuet, notamment après la lecture de son livre Histoire des variations des Églises protestantes. Le fait d'être témoin d'un miracle eucharistique lors d'un incendie incontrôlable au Louvre. Le vent et le feu tombent et s'arrêtent devant la présence réelle. Turenne, témoin de la scène en est profondément touché. Il en témoigne devant la Cour en disant : « Je l'ai vu, je n'en saurai douter, je l'ai vu. »

Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs. De François Marie Algoud (Ed de Chiré, page 58)

Pendant la Guerre de Trente Ans, il lève un régiment d'infanterie en 1625 qui porte son nom. La même année, il fait ses premières armes dans l'armée hollandaise, sous les ordres de son oncle, le stathouder Frédéric-Henri d'Orange-Nassau. Il s'illustre notamment au siège de Bois-le-Duc, contre les Espagnols. Cependant, il choisit en 1630 de passer au service de la France,

A la mort du Roi Louis XIII, c'est Anne d'Autriche, régente de France qui le fait maréchal de France. Turenne n'a alors que 32 ans. Il est envoyé en Alsace où les armées françaises sont en position délicate. Il participe aux sièges de Mayence et de Philippsburg et aux batailles de Fribourg en 1644 et Nördlingen l'année suivante. Il remporte d'innombrables victoires : de Zusmarshausen, de Bléneau (Voir la chronique du 7 avril), du faubourg Saint-Antoine (voir la chronique du 2 juillet), d'Arras (voir la chronique du 25 août), de la bataille des Dunes (voir la chronique du 14 juin), de la bataille de Sinsheim, de la bataille d'Entzheim, conquiert les villes de Belfort et Mulhouse avant de battre les Impériaux à la bataille de Turckheim (voir la chronique du 5 janvier). En 1672, il est nommé capitaine général par Louis XIV.

Il connaît à l'occasion de la Fronde un de ses rares revers militaires en étant vaincu lors de la bataille de Rethel le 15 décembre 1650 par l'armée royale (voir la chronique du jour).

Il est tué par un boulet à la Bataille de Salzbach (voir la chronique du 27 juillet). La France entière le pleure, Le retour du corps de Turenne vers Paris, est une marche à la fois triomphale et funèbre. Il connait un hommage posthume qui rappelle celui qui fut adressé à Du Guesclin, lorsque du château de Randon il fut conduit à Paris. A Paris, les obsèques de Turenne sont célébrées avec une magnificence royale. Louis XIV lui accorde l'honneur posthume d'être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les Rois de France. Lors de la mise à sac et la profanation de la nécropole des Rois de France, par les révolutionnaires, son tombeau est ouvert et son corps est trouvé dans un parfait état de conservation, puis exposé plusieurs mois à la foule. Bonaparte le fait transférer à l'église Saint-Louis des Invalides. Napoléon Ier dira qu'en toutes circonstances il aurait pris les mêmes décisions que lui. La 160° promotion de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (1973-1975) porte son nom. Voir aussi la chronique du 5 avril et du 23 octobre.

  • le 11 septembre 1702 : combat de Champ-Domergue contre les Camisards.

C'est là qu'à lieu le premier combat sérieux des Camisards, dont Cavalier, contre les troupes royales. Voir les chroniques du 20 mars, des 1er et 16 avril.

  • le 11 septembre 1709 : bataille de Malplaquet, au cours de la Guerre de Succession d'Espagne.

L'Armée Royale de Louis XIV ne connait que des défaites face aux Impériaux du Prince Eugène de Carignan-Savoie, aux Anglo-Hanovriens de John Churchill de Malborough et à leurs alliés Bataves (à Ramilies, Turin, Audenarde, Lille…).

Suite à l'Appel à son peuple, voir la chronique du 12 juin (1709), lu dans les diocèses et paroisses, le Roi Louis XIV réussit à mobiliser ses sujets. Bien qu'épuisé par de nombreuses années de guerres, de disettes aggravées par le Grand Hiver de 1709, le Royaume répond en masse. Louis XIV confie le commandement de cette armée au Maréchal Claude Louis Hector de Villars, chef de guerre, haï de la cour mais adoré de ses soldats.

A la tête de 80 000 Français, face aux 100 000 soldats d'Eugène et de Malborough, Villars établit des positions retranchées au lieu-dit Malplaquet entre Mons et Maubeuge.

Claude Louis Hector de Villars

Les positions françaises résistent à tous les assauts, puis se retirent en très bon ordre. 11 000 soldats du Roi sont tombés, dont 6 000 tués. L'ennemi de son côté, a perdu entre 20 000 et 25 000 tués dans le camp adverse. Le Maréchal de Villars blessé au genou lors d'une charge de cavalerie qu'il dirige, aurait dû être amputé, mais il a ordonné à son chirurgien de soigner sa blessure et l'opération réussit.

Marlborough dira: « Avouez que les Français ont été heureux ce jour-là ».

Boufflers écrit au Roi dans la soirée du 11 septembre:

« Sire, la suite des malheurs arrivés depuis quelques années aux armes de Votre Majesté avait tellement humilié la nation française que l'on n'osait quasi plus s'avouer Français. J'ose assurer Sire que le nom français n'a jamais été plus estimé ni plus craint qu'il l'est présentement dans toute l'armée des alliés. »

Villars dira à quant à lui au Souverain : « Si Dieu nous fait la grâce de perdre encore une pareille bataille, Votre Majesté peut compter que ses ennemis sont détruits. »

Car en effet, tactiquement, Malplaquet peut être considéré comme une défaite française mais stratégiquement, au vu des pertes chez les Impériaux et de la bonne retraite française c'est un immense succès du Roi de France, d'où sortira la chanson encore fredonnée de nos jours :

« Malbrouk s'en va-t-en guerre,

Mironton, Mironton, Mirontaine! »

  • le 11 septembre 1758 : victoire du Duc d'Aiguillon sur les Anglais à Saint-Cast.

La victoire de Saint-Cast-le-Guildo est remportée par les miliciens bretons et les soldats du Roi commandés par Emmanuel Armand de Vignerot du Plessis-Richelieu duc d'Aiguillon, petit neveu du Cardinal. Emmanuel de Richelieu est alors Gouverneur du Duché de Bretagne.

Les 10 000 fantassins Anglais de Bligh échouent à s'emparer de Saint-Malo en débarquant trop à l'Ouest. Ils sont ensuite repoussés par les bretons et rembarquent en abandonnant 4 000 tués et blessés et entre 600 et 800 prisonniers.

  • le 11 septembre 1802 : annexion du Piémont par la France.
    • le 11 septembre 1855 : prise de Sébastopol en Crimée.

Le 10 septembre, le général Pelissier prend la ville. Cet épisode est le début de la déroute russe.

  • le 11 septembre 1915 : la Royale commence à sauver des milliers d'Arméniens en Turquie.

Du 11 au 13 septembre, l'opération navale sauve 4 092 personnes, dont 8 blessés. Les bateaux français qui viennent au secours des chrétiens persécutés sont : le croiseur cuirassé amiral Charner  qui recueille 347 Arméniens, le croiseur cuirassé Desaix en recueille 303, le croiseur de 3e classe D'Estrées : 459, le croiseur auxiliaire Foudre : 1 042, le croiseur de 1re classe Guichen : 1 941. Tous ces réfugiés vont être placés dans des camps situés à proximité de Port-Saïd, grâce à l'accord des autorités anglaises qui les accueillent le 14 septembre. Parmi ces réfugiés se trouvent des combattants dont certains rejoindront la légion arménienne du général français Julien Dufieux, en 1920.

Pour en savoir plus lire le roman de Franz Werfel : Les 40 jours de Musa Dagh 

La lecture des mémoires des amiraux des escadres du Levant e souligne le décalage entre leurs actions de protection des chrétiens d'Orient et le recul (pour ne pas dire l'abandon) de la diplomatie française en 1922 et 1923 (désastreux traité de Lausanne).

Ce sera la dernière fois que la France viendra au secours des chrétiens persécutés en tant que tels. Après cette date, la France cessera d'être la nation protectrice des chrétiens, titre que la Russie revendiquait déjà en 1915 et qu'elle est seule à revendiquer de nouveau et à mériter désormais. Tiré du Point du 27/12/2011. Voir aussi les chroniques du 27 avril et du 10 septembre.

  • le 11 septembre 1963 : ouverture du tombeau du frère André par les autorités religieuses, afin de vérifier l'intégrité des restes, pour sa béatification future.

On trouve alors celui-ci intact. Le 12 juin 1978, le pape Paul VI le déclare «vénérable». Après un premier miracle reconnu par Rome, le frère André est béatifié le 23 mai 1982, par le pape Jean-Paul II, puis canonisé le 17 octobre 2010 par le pape Benoît XVI.

  • le 11 septembre 1984 : voyage du pape Jean Paul II au Canada ; discours fait aux femmes et béatification de bienheureuse sœur Marie-Léonie Paradis.

Le pape, à Montréal, leur donne Sainte Marguerite Bourgeoys en exemple ; une champenoise, laïque consacrée partie évangéliser le nouveau monde qu'il a canonisée le 31 octobre 1982 :

«  Portez au cœur de cette société les qualités humaines et chrétiennes dont Dieu a doué votre féminité. […] Les femmes qui veulent justement leur promotion ont intérêt à contempler cette femme forte qui a voulu rendre les femmes de son temps dignes de leur vocation ».

Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 267)

Au cours d'une messe célébrée devant près de 400 000 fidèles au parc Jarry, le pape procède à la première béatification en terre canadienne en élevant au rang de bienheureuse Mère Marie-Léonie Paradis, fondatrice de la congrégation des Petites Sœurs de la Sainte-Famille.

  • le 11 septembre 2001 : « attentats » (?) terroristes à New York.

Les attentats du 11 septembre sont une série d'attentats-suicides terroristes menés par 19 pirates de l'air ayant détourné simultanément quatre avions de ligne. Le mardi 11 septembre 2001, ces pirates de l'air ont ainsi précipité deux avions dans le World Trade Center à Manhattan, New York, un dans chacune des deux tours les plus grandes, puis un troisième avion dans le Pentagone, et un quatrième avion s'est écrasé dans un champ dans le comté de Somerset, en Pennsylvanie. Dans un délai de près de deux heures, les deux tours se sont effondrées. Le bilan officiel est de 2 986 décès lors des attentats, incluant les 19 terroristes…

Voir la chronique du 28 juillet, qui raconte comment un bombardier américain percute frappe l'Empire State Building en 1945, n'y faisant un gros trou et tuant 14 personnes…

  • le 11 septembre 2007 : le député F. Hollande demande, à l'Assemblée nationale, une loi de réparation pour les Pieds noirs et les Harkis

Il affirme que les crimes postérieurs au 19 mars doivent être reconnus par la Nation par une loi. « Cette reconnaissance implique nécessairement et juridiquement une loi de réparation. »

Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 13, 17, 25 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre.


C’est arrivé un 10 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 10 septembre : saints du jour français ou en France.
    • St Salvi : évêque d'Albi († 584)

À Albi, en 584, saint Salvi, évêque. Retiré du cloître, il fut malgré lui ordonné à ce siège; quand survint une épidémie de peste, en bon pasteur, il ne voulut pas s'éloigner de la ville, mais prescrivit des prières publiques et organisa les secours.

  • St Aubert : évêque d'Avranches († V. 725)

Aubert, originaire de Genêts (Basse Normandie), était évêque d'Avranches lorsque, selon la tradition, l'archange saint Michel lui-même serait venu lui faire en songe la demande de fonder un lieu de culte sur le Mont Tombe. Ce n'était pas un lieu commode que cette pointe rocheuse à peine rattachée au continent, couverte de broussailles et seulement habitée, outre les bêtes sauvages, par quelques ermites.

Aubert, une fois réveillé, préféra penser que ce rêve venait du Malin... Et quand, quelques nuits plus tard, le rêve se répéta, l'évêque Aubert, campant sur ses positions, redoubla de prières et de jeûnes pour faire disparaître cette idée désastreuse.... L'Archange alors se fâcha : il apparut une troisième fois à Aubert, lui réitérant sa demande, en la lui enfonçant dans le crâne, au sens propre puisque, une fois réveillé, l'évêque portait sur son os pariétal cette marque en creux que l'on peut encore constater sur ses reliques. Aubert comprit alors qu'il fallait s'exécuter. Il entreprit aussitôt de faire bâtir un petit sanctuaire dédié à saint Michel.

Des événements providentiels le guidèrent dans sa tâche : un rond de rosée, un matin de septembre, lui indiqua la forme de l'oratoire, un taureau attaché en montra l'emplacement. Une source fut trouvée, un puit creusé. Il fallut encore arracher une pierre cultuelle païenne.

En 708 environ, Aubert envoya des moines chercher au sanctuaire du Mont Gargano en Italie, dédié à saint Michel, des reliques du lieu. Puis, le 16 octobre 709, l'évêque fit la dédicace de l'église et y installa un chapitre de douze chanoines : le Mont Saint-Michel était né.

  • Bx Jacques Gagnot : prêtre et martyr († 1794)

Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jacques Gagnot, prêtre carme et martyr. Déporté sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, il mourut, atteint d'une maladie putride.

  • le 10 septembre 422 : élection de saint Célestin Ier, 43e pape

Célestin Ier succède à Boniface Ier comme pape. Pape énergique il précise les règles à suivre pour les élections épiscopales, afin d'éviter les querelles qui ont envenimé les débuts du règne de son prédécesseur. Il condamne le nestorianisme et le pélagianisme.

  • le 10 septembre 872 : canonisation du Roi Dagobert II.

Le Roi Dagobert, très certainement assassiné en forêt de Woëvre, le 23 décembre 679, est canonisé le 10 septembre 872, par Hincmar de Reims, Bernard de Verdun et d'autres évêques en présence du Roi Charles II le Chauve. Il est le dernier Roi mérovingien du royaume d'Austrasie.

  • le 10 septembre 954 : décès de Louis IV d'Outremer, Roi de France de 936 à 954.

Voir la chronique du 19 juin.

  • le 10 septembre 1066 : Guillaume de Normandie échoue à franchir la Manche.

Après avoir échoué à conquérir le Maine en 1063 et la Bretagne en 1064, mais réussi à s'emparer du Mans et de la Mayenne en 1063, le turbulent Guillaume duc de Normandie, s'attaque à l'Angleterre. Sa flotte prend la mer, mais le temps tourne, et elle est repoussée le long de la côte à St-Valery, avec des pertes, où elle attend que le vent se montre favorable à la traversée de la Manche.

  • le 10 septembre 1419 : assassinat de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, à Montereau.

Après la catastrophe d'Azincourt, Jean sans Peur est l'homme fort du Royaume, puisqu'il domine le conseil royal de Charles VI. Comme il se méfie de la puissance des Anglais, il cherche à rapprocher du Dauphin.

Mais Jean, duc de Bourgogne, à l'occasion d'une entrevue avec le Dauphin Charles, à Montereau, est assassiné par quelques hommes de main des Armagnacs. Son fils Philippe le Bon prend le parti du roi Henri V d'Angleterre, et prive le Dauphin Charles d'une potentielle réconciliation avec le Duché de Bourgogne. Les Armagnac vengent l'assassinat de Louis d'Orléans de 1407. Voir la chronique du 23 novembre.

L'affaire est confuse. Jean Sans Peur se serait agenouillé devant Charles mais pour se relever, il se serait appuyé sur le pommeau de son épée. Juste à ce moment, Robert de Loire compagnon de Tanneguy du Chastel, et ce dernier l'auraient tué. Les conséquences sont catastrophiques pour le Royaume : non seulement, le nouveau duc de Bourgogne s'allie aux Anglais, mais Isabeau de Bavière conduit le Roi Charles VI à signer le Honteux de Traité de Troyes de 1420, qui déshérite Charles de la couronne de France, au profit du roi anglais.

  • le 10 septembre 1468 : traité d'Ancenis.

Le Roi de France, Louis XI, et le Duc de Bretagne, François II de Bretagne, signent un traité à Ancenis : François renonce à l'alliance anglo-bourguignonne et prépare le rattachement de la Bretagne au Royaume de France.

  • le 10 septembre 1487 : naissance de Giovanni Maria Ciocchi del Monte, futur pape Jules III, à Rome.

Cf. les chroniques du 23 mars et du 7 février.

  • le 10 ou 11 septembre 1524 : naissance de Pierre de Ronsard, poète fondateur du groupe de la Pléiade.

Pierre de Ronsard naît au Château de la Possonnière, en Vendômois et meurt le 27 décembre 1585 au Prieuré de Saint-Cosme en Touraine. « Prince des poètes et poète des princes », il est un des poètes français les plus importants du XVIe siècle.

Imitant les auteurs antiques, Ronsard emploie d'abord les formes de l'ode telles que « Mignonne, allons voir si la rose… » ; et de l'hymne, considérées comme des formes majeures, mais il utilise de plus en plus le sonnet introduit en France par Clément Marot en 1536.

  • le 10 septembre 1622 : les 55 martyrs de Nagasaki.

23 chrétiens sont brûlés au poteau et 22 sont décapités, dont 9 jésuites, parmi lesquels le Père Spinola et le Père japonais Kimura.

L'arène que persécuteur a voulue vaste et bien en vue, afin d'effrayer non seulement les chrétiens de la ville, mais encore ceux des païens qui seraient tentés de se convertir à la religion perverse de Jésus accueille plus de 100 000 spectateurs. Cet holocauste a été appelé le grand Martyre, tant pour le nombre que pour la qualité des victimes.

Attaché à sa colonne, le P. Spinola prend la parole et, s'adresse d'abord aux Espagnols et aux Portugais, il leur dit : « Ne croyez pas que la persécution va cesser : elle ne fait que commencer. Que ceux donc qui n'auraient pas la force de mourir s'en retournent dans leur pays. Le temps va venir où, désirant quitter le Japon, on trouvera les issues fermées et la fuite sera impossible. S'adressant ensuite aux fidèles japonais, il les encourage dans les termes les plus touchants à persévérer dans la foi, jusqu'à la mort, s'il le fallait. Enfin s'adressant au gouverneur et à son entourage : C'est votre âme, leur dit-il, et celles de tous vos compatriotes que nous sommes venus chercher pour les sauver. En témoignage de nos paroles nous sacrifions notre vie. Mais vous, qui n'avez point accueilli le don précieux que nous vous avons offert, vous en rendrez compte au Juge suprême, et nous serons alors vos accusateurs. Et, faisant allusion à la rigueur inhabituelle du supplice en préparation : Ne soyez point surpris, ajoute-t-il, si quelques uns de nous sont sensibles à la douleur : ce serait merveille qu'il en fût autrement. N'étant qu'une chair faible et fragile, affectée par la moindre peine, combien plus serons-nous sensibles à une épreuve aussi douloureuse, encore aggravée dans l'occasion présente. Mais j'ai confiance en la toute puissance de notre Créateur, et j'en attends la force de tout souffrir pour sa gloire et pour son amour. »

La persécution ne fait effectivement que commencer : voir la chronique du 4 décembre.

  • le 10 septembre 1627 : début du Siège de La Rochelle.

Le cardinal de Richelieu saisit l'occasion du pacte entre La Rochelle et l'Angleterre pour assiéger la ville et détruire la puissance protestante, véritable Etat dans l'Etat. Voir les chroniques du 28 octobre, du 6 et du 20 mars, les chroniques sur les capitulations des villes protestantes d'Alès (le 17 juin 1629) et de Privas (cf. les chroniques du 19 et du 28 mai) et sur la Paix d'Alès, le 28 juin.

Les hostilités commencent à cause des Rochelais qui tirent sur l'armée royale, le siège de La Rochelle est déclenché.

  • le 10 septembre 1755 : début de la déportation des Acadiens.

peinture de Claude Picard de Saint-Basile intitulée "L'Embarquement" réalisée pour Parcs Canada. Elle fait partie d'une série de six peintures qui sont exposées en permanence à la Chapelle Saint-Charles de Grand-Pré, en Nouvelle-Écosse.

Le 10 septembre, les familles acadiennes sont rassemblées par 315 miliciens afin d'être acheminées, sur 16 bateaux réquisitionnés pour la circonstance, vers les territoires de la Nouvelle-Angleterre, une grande partie au Massachusetts. Sur une population d'environ 13 500 Acadiens, on estime que plus de 12 600 sont déportés. Les autres réussissent à atteindre le Québec et la partie de l'Acadie demeurée française : la Gaspésie, l'île Royale ou l'île Saint-Jean. Voir les chroniques du 28 juillet, 11 août et du 5 septembre.

  • le 10 septembre 1915 : des unités de la Royale aperçoivent plusieurs milliers d'Arméniens acculés à la mer fuyant la barbarie des Turcs.

En 1915, des Arméniens de la région du mont Moïse, sur le golfe d'Alexandrette (aujourd'hui Iskenderun), sont acculés par les Turcs. Leur salut viendra de la mer et de la marine française. Depuis fin 1914, l'empire ottoman a rejoint les Allemands.

La 3e escadre de la flotte de combat française en Méditerranée, commandée par l'amiral Gabriel Darrieus patrouille le long des côtes de Syrie. Le 10 septembre, le croiseur Guichen aperçoit des groupes d'hommes descendant de la montagne vers la plage: plusieurs milliers d'Arméniens acculés à la mer fuient la barbarie des Turcs qui les pourchassent dans le cadre du génocide décidé par les autorités ottomanes. Ils brandissent un pavillon de la Croix-Rouge, des pavillons français, et un drap sur lequel a été dessinée la croix du Christ. La décision est prise par l'amiral Dartige du Fournet, avant de quitter son escadre : « Il faut sauver ces Arméniens chrétiens (combattants, femmes, enfants, vieillards) du joug des bachi-bouzouks, les Turcs, nos ennemis. »

L'accord demandé aux autorités françaises de Paris n'arrive pas. Tiré du Point du 27/12/2011. Voir aussi les chroniques du 27 avril et du 11 septembre.


C’est arrivé un 9 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 9 septembre : saints du jour français ou en France.
    • Bx Alain de la Roche : dominicain (1428-1475)

Alain de la Roche, naît près de Plouër sur Rance (Bretagne) un 8 septembre vers 1428. Il entra très jeune chez les Dominicains à Dinan, fut étudiant puis, en 1459, professeur à Saint Jacques à Paris, 1460 à Lille, 1464 Douai, 1468 Gand, 1473 Rostock et aux Pays Bas. Il est à l'origine de la dévotion du rosaire, dont il attribuait la paternité à St Dominique lui-même.
Il parcourut la France, l'Allemagne et les Pays-Bas pour développer la dévotion du chapelet et fonder des confréries du Rosaire.

Il meurt le 08 septembre 1475 à Zwolle (Pays-Bas). Traditionnellement vénéré comme Bienheureux dans toute l'Europe et dans l'Ordre Dominicain, il n'a jamais été officiellement béatifié.

Il est célébré le 8 ou le 9 septembre selon les endroits.

  • Bx Pierre Bonhomme : prêtre et fondateur des : « Sœurs de Notre Dame du Calvaire » († 1861)

 

Pierre Bonhomme naît à Gramat, petit village du Quercy, à quelques kilomètres de Rocamadour, le 4 Juillet 1803, dans le modeste foyer d'un artisan coutelier. Son enfance vécue dans une famille chrétienne l'imprègne tout jeune de la vie de prière.

Après une solide formation au petit séminaire de Montfaucon (Lot) il s'inscrit au Collège royal de Cahors où il obtient le diplôme de bachelier, puis il entre au grand séminaire de Cahors.
Ordonné prêtre le 22 décembre 1827, à 24 ans, il est envoyé à Gramat. Après les années qui suivent la Révolution, le besoin d'un renouveau se fait sentir dans le monde rural. Apôtre infatigable le Père Pierre Bonhomme, surnommé « missionnaire en Quercy » anime des missions de village en village, assure de nombreuses retraites, prédications, et confessions, renouvelle le pèlerinage de Rocamadour, crée des écoles et des œuvres sociales, fonde l'Association des « Enfants de Marie ».

En 1832, 109 jeunes filles s'engagent dans cette association ; leur dynamisme spirituel, les services rendus aux plus pauvres transformeront Gramat. Le Père Bonhomme veut ouvrir un hospice pour les personnes âgées souvent abandonnées, sans soins. Il en parle à Hortense Pradel, l'une des Enfants de Marie qui l'écoute et pense : « que je serais heureuse d'être sœur dans cet hospice ! ». Elle en parle à sa sœur, à ses amies, et ce projet mûrit. C'est auprès de Notre Dame de Rocamadour que cette petite équipe se met à l'écoute de l'Esprit pendant une retraite de 8 jours. À la fin de cette retraite, elles font le vœu de se consacrer à Dieu dans la vie religieuse, pour « le service des pauvres et l'instruction des enfants ». C'est à ce moment-là que nait la Congrégation. Aujourd'hui les « Sœurs de Notre Dame du Calvaire » aiment retrouver leurs racines dans la générosité de ce premier appel. Elles considèrent comme fondatrices, avec le Père Bonhomme, Hortense Pradel, en religion, Mère Thérèse, et sa sœur Adèle Pradel en religion, Mère Vincent.

Pierre Bonhomme, témoin de Foi et d'espérance pour le monde d'aujourd'hui, pèlerin infatigable du sanctuaire de Rocamadour. À l'époque le pèlerinage se faisait à pied en une journée : la marche est rythmée par le chapelet, des temps de méditation, des chants. Les pèlerins montent l'escalier à genoux, puis le Père Bonhomme célèbre la Messe dans la ferveur et la joie partagées. Il déploie un zèle inlassable pour propager la dévotion à Marie partout ou il va. Il disait : « Pour faire un bon pèlerinage trois choses sont nécessaires : l'amour de Dieu et Marie dans le cœur, la pluie ou la neige sur le dos, et par conséquent un bon peu de fatigue dans les jambes… ».

Le Père Bonhomme, le 8 Septembre 1861 à Gramat, quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.

Aujourd'hui les Sœurs de Notre Dame du Calvaire continuent à marcher dans les pas du Père Bonhomme. Elles vont en pèlerinage à Rocamadour prier Marie, lui confiant joies et peines de tous. La Congrégation ne cesse de se développer en France, au Brésil, en Argentine, en Côte d'Ivoire, au Burkina Faso, en Guinée, aux Philippines, au Vietnam.

Pierre Bonhomme a été béatifié, avec María Dolores Rodríguez Sopeña, vierge, fondatrice de l'Institut catéchétique « Dolores Sopeña » ; María Caridad Brader, vierge, fondatrice de la Congrégation des Sœurs franciscaines de Marie Immaculée ; Juana María Condesa Lluch, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie Immaculée ; László Batthyány-Strattmann, laïc, père de famille, le 23 mars 2003, sur la Place Saint-Pierre de Rome, par Saint Jean-Paul II (>>> Homélie du pape).

  • Bx Jacques-Désiré Laval : prêtre CSSP (1803-1864)

À Port-Louis, dans l'île Maurice de l'Océan Indien, en 1864, le bienheureux Jacques-Désiré Laval, prêtre. Après quelques années d'exercice de la médecine, il se fit missionnaire dans la Congrégation du Saint-Esprit et amena les noirs, récemment délivrés de l'esclavage, à la liberté des enfants de Dieu.

  • le 9 septembre 1087 : décès de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d'Angleterre.

Guillaume le Conquérant s'éteint à 60 ans, à Rouen des suites d'une blessure accidentelle. Obèse, le roi se serait blessé à cheval, en rentrant de la bataille de Mantes, contre Philippe Ier pour le contrôle du Vexin. Son corps est ensuite transporté et inhumé en l'église abbatiale de Saint-Étienne de Caen. Son fils, Guillaume II, devient alors roi d'Angleterre à sa place.

 

  • le 9 septembre 1303 : la population d'Anagni libère le pape Boniface VIII des hommes de Philippe IV le Bel.

Voir la chronique du 7 septembre.

  • le 9 septembre 1389 : naissance de Pierre de Rieux, seigneur d'Assérac et de Derval, maréchal de France.

Seigneur de Rochefort, d'Assérac, et de Derval, gouverneur de Saint-Malo, Pierre de Rieux est maréchal de France en 1417, compagnon du Dauphin Charles, alors Régent du royaume. En 1429, il prend Avranches, puis participe sous les ordres de sainte Jeanne d'Arc au siège d'Orléans.

En 1435, il combat victorieusement à Saint Denis contre les Anglais, leur reprend Dieppe et les force à lever le siège d'Harfleur. En 1437, il s'empare du Pays de Caux. Fait prisonnier en 1438, à Compiègne il meure en captivité au bout de 9 mois en 1439.

  • le 9 septembre 1488 : décès du duc de Bretagne, François II de Bretagne, comte d'Étampes.

Il est d'abord comte d'Étampes, puis Duc de Bretagne de 1458 à 1488. À sa mort, sa fille Anne lui succède et devient duchesse de Bretagne.

  • le 9 septembre 1561 : début du colloque de Poissy.

L'objectif de ce colloque, qui se déroule du 9 septembre au 14 octobre 1561, est de rapprocher catholiques et réformés. Convoqué à l'initiative de Catherine de Médicis, il échoue sur la question de la présence ou non du Christ lors de la célébration de l'eucharistie. Catherine de Médicis abandonne l'idée d'un accord religieux.

Grotius, juriste protestants s'exprime à la troisième personne à l'issue du colloque :

«Tous ceux qui connaissent Grotius savent qu'il a toujours désiré le retour des chrétiens à l'unité d'un seul corps. Il a cru jadis qu'on pouvait commencer par l'union des protestants entre eux. Ensuite il a très bien vu que c'était impossible, car, en outre que presque tous les calvinistes sont hostiles à la paix, les protestants ne sont unis entre eux par aucun organe directeur propre à assurer la direction ecclésiastique. C'est pourquoi Grotius est maintenant d'avis et beaucoup pensent comme lui, que les protestants ne peuvent être unis entre eux qu'en se joignant ensemble à ceux qui sont attachés au siège de Rome, ce siège sans lequel on ne peut espérer aucun gouvernement commun dans l'Eglise. »

Cité par Renée Casin dans Précis d'Histoire de l'Eglise (Ed Résiac, page 188)

  • le 9 septembre 1585 : le pape Sixte Quint publie la bulle d'excommunication d'Henri de Navarre et Condé.
  • le 9 septembre 1585 : naissance d'Armand-Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu, prélat et homme d'État français.

Evêque et homme d'Etat français, Armand-Jean du Plessis de Richelieu naît le 9 septembre 1585 à Paris. Eduqué en vue de devenir soldat, il est contraint d'entrer dans les ordres, afin de permettre à sa famille de conserver l'évêché de Luçon à la mort de son frère aîné. D'abord au service de la reine-mère, puis du Roi Louis XIII, il passe la majeure partie de sa vie à renforcer le pouvoir royal, et à pacifier et développer économiquement le pays après huit guerres de religion. Sa politique a fondé sur trois lignes directrices : abaisser le pouvoir des Huguenot pour restaurer l'autorité de l'Etat ; abaisser la puissance des grands du royaume pour renforcer le pouvoir royal ; lutter contre la puissance de l'Espagne qui étouffe la France à l'extérieur. Il fonde en 1635 l'Académie Française (voir les chroniques du 2 janvier et du 13 mars), qui reste une institution prestigieuse. Il meurt le 4 décembre 1642.

  • le 9 septembre 1642 : Louis XIII prend Perpignan aux Espagnols.

Pendant la guerre de Trente ans, l'armée française envahit le Roussillon. Depuis sept ans, la France est en guerre contre l'Espagne. Après avoir pris Collioure, les Français s'emparent de Perpignan suite à un siège difficile de cinq mois. Louis XIII, dont la santé ne lui permet plus de participer aux opérations militaires, suit les opérations depuis Paris. Il meurt neuf mois après, en mai 1643.

  • le 9 septembre 1653 : le maréchal de Turenne débute le siège de Mouzon, Pont-à-Mousson, en présence de Louis XIV.
  • le 9 septembre 1668 : première représentation de L'Avare ou l'École du mensonge, de Molière, au théâtre du Palais-Royal.
  • le 9 septembre 1715 : le Roi Louis XIV est enterré à la Basilique de Saint-Denis.
    • le 9 septembre 1876 : 9ème apparition de Notre Dame à Estelle de Pellevoisin (en l'octave de la nativité de la Sainte Vierge, veille de la fête du Saint Nom de Marie).

Dans le récit des apparitions, Estelle Faguette raconte :

« …Depuis plusieurs jours, j'avais le désir d'aller dans la chambre où je fus guérie. Enfin aujourd'hui, le 9 septembre, j'ai pu m'y rendre. Je finissais de dire mon chapelet quand la Sainte Vierge est venue.

« Tu t'es privée de ma visite le 15 août ; tu n'avais pas assez de calme. Tu as bien le caractère du Français. Il veut tout savoir avant d'apprendre, et tout comprendre avant de savoir. Hier encore je serais venue ; tu en as été privée. J'attendais de toi cet acte de soumission et d'obéissance. »

A ce moment je compris très bien que si je ne m'étais pas soumise et si je n'avais pas obéi, j'aurais été privée de la voir davantage…« Depuis longtemps les trésors de mon fils sont ouverts ; qu'ils prient. » En disant ces paroles, elle souleva la petite pièce de laine qu'elle portait sur sa poitrine. J'avais toujours vu cette petite pièce, sans savoir ce que c'était, car jusqu'alors je l'avais vue toute blanche. En soulevant cette pièce, j'aperçus un cœur rouge qui ressortait très bien. J'ai pensé de suite que c'était un scapulaire du Sacré-Cœur. Elle dit en le soulevant : « J'aime cette dévotion. » Elle s'arrêta encore ; puis elle reprit : « C'est ici que je serai honorée. »

Cf. chroniques des 15 et 19 février, et du 15 septembre.

  • le 9 septembre 1899 : Dreyfus à nouveau condamné.

Le verdict du deuxième procès de Dreyfus tombe comme un couperet sur les espoirs des dreyfusards : il est déclaré coupable avec les circonstances atténuantes et condamné à dix ans d'emprisonnement. En fait, dans un climat proche de l'insurrection nationaliste, le jugement paraît politique, c'est un compromis. Dix jours plus tard, sous les conseils de Waldeck-Rousseau, le président Émile Loubet gracie Dreyfus.

  • le 9 septembre 1910 : Léon Morane, dépasse, à Reims la barre des 100 km/h à bord de son avion.
  • le 9 septembre 1914 : bataille de la Marne.
    • le 9 septembre 1977 : dernière exécution capitale en France

Hamida Djandoubi, condamné à mort pour l'assassinat, avec tortures et viol, d'une jeune fille, est exécuté aux Baumettes à Marseille. C'est la dernière personne à être guillotinée dans une prison française. La peine de mort est abolie en France, le 30 septembre 1981. Après avoir autorisé l'assassinat des innocents dans le sein de leur mère le 17 janvier 1975 (voir la chronique du jour), la France renonce à faire payer aux assassins leur dette contractée vis-à-vis de la société.

  • le 9 septembre 1998 : début du scandale de la MNEF.

Une information judiciaire contre X est ouverte, visant trois des sociétés sous-traitantes de la MNEF, chargées de la communication et des travaux d'impression pour « faux, usage de faux, abus de confiance, recel » et « prise et conservation illégale d'intérêts ».

Dès 1982, un rapport de la cour des comptes critique la gestion pratiquée par les salariés de la MNEF. La Cour des comptes évoque les indemnités versées aux administrateurs. Dans sa note sur la MUL (une filiale de la MNEF), la commission constate : « Ces éléments jettent un doute sérieux sur l'utilisation des cotisations versées par les adhérents »

Une enquête préliminaire est également confiée à la brigade financière sur le fonctionnement global de la Mnef et de ses filiales ; elles vont conclure à un système de fausses factures mis en place par l'intermédiaire notamment de la société Efic, et d'autres filiales de la MNEF et sur des inculpations pour enrichissement personnel et emplois fictifs.

Diverses personnalités sont mises en cause dans l'affaire : Olivier Spithakis, son ancien président Jean-Michel Grosz, l'ancienne conseillère de Lionel Jospin Marie-France Lavarini, et le député Jean-Christophe Cambadélis, le député socialiste Jean-Marie Le, Dominique Strauss-Kahn, le député socialiste Julien Dray et Harlem Désir.

En mars 2004, dans le volet financier de l'affaire, Olivier Spithakis est condamné à deux ans de prison dont six mois avec sursis pour « complicité d'abus de biens sociaux, détournements de fonds publics et abus de confiance ».

Au bout de huit ans de procédure, des peines de prison avec sursis, annulée par la loi d'amnistie votée après la présidentielle de 1995, et des amendes sont prononcées à l'encontre de 17 prévenus, dans le procès des emplois présumés fictifs de la MNEF. Jean-Christophe Cambadélis est condamné à six mois d'emprisonnement avec sursis et 20 000 euros d'amende, pour une supposée mission de conseil sur les étudiants étrangers, entre 1991 et 1993. Marie-France Lavarini rembourse l'argent perçu. Jean-Michel Grosz est condamné à deux ans avec sursis et 150 000 euros d'amende, et Olivier Spithakis à deux ans avec sursis et 50 000 euros.


C’est arrivé un 8 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 8 septembre : fête de la Nativité de Notre Dame.

Nativité de la Vierge, vers 1410-1420, Musée de l'Œuvre Notre-Dame, Strasbourg

C'est selon la tradition, à Jérusalem, dans une basilique proche de la piscine probatique, où serait née la sainte Vierge, que s'est d'abord célébrée la Nativité de Notre-Dame.

La Nativité de la Vierge Marie est aussi citée dans les homélies d'André de Crète (660-740):

« Aujourd'hui comme pour des noces, l'Eglise se pare de la perle inviolée, de la vraie pureté. Aujourd'hui, dans tout l'éclat de sa noblesse immaculée, l'humanité retrouve, grâce aux mains divines, son premier état et son ancienne beauté. Les hontes du péché avaient obscurci la splendeur et les charmes de la nature humaine ; mais, lorsque naît la Mère de celui qui est la Beauté par excellence, cette nature recouvre en elle ses anciens privilèges, elle est façonnée suivant un modèle parfait et entièrement digne de Dieu. Et cette formation est une parfaite restauration et cette restauration est une divinisation et cette divinisation, une assimilation à l'état primitif. Aujourd'hui, contre toute espérance, la femme stérile devient mère et cette mère, donnant naissance à une descendance qui n'a pas de mère, née elle-même de l'infécondité, a consacré tous les enfantements de la nature. Aujourd'hui est apparu l'éclat de la pourpre divine, aujourd'hui la misérable nature humaine a revêtu la dignité royale. Aujourd'hui, selon la prophétie, le sceptre de David a fleuri en même temps que le rameau toujours vert d'Aaron, qui, pour nous, a produit le Christ rameau de la force. Aujourd'hui, une jeune vierge est sortie de Juda et de David, portant la marque du règne et du sacerdoce de celui qui a reçu, suivant l'ordre de Melchisédech, le sacerdoce d'Aaron. Pour tout dire en un mot, aujourd'hui commence la régénération de notre nature, et le monde vieilli, soumis à une transformation divine, reçoit les prémices de la seconde création.

C'est à la fin du VIIème siècle, sous le pontificat du pape Serge Ier (cf. plus bas) que l'on trouve la première trace officielle de la célébration de la Nativité de la sainte Vierge. Le Pape, en sandales, mène une procession de la basilique Saint-Adrien à celle de Sainte-Marie-Majeure.

Mille ans plus tard, Benoît XIV (1740-1758), dans l'Histoire des Mystères et des fêtes, raconte que chaque année, au 8 septembre, un solitaire entend des chants célestes ; quand il en demande la cause à Dieu, il lui est répondu que c'est en l'honneur de la naissance de la Vierge Marie qui se célèbre au Ciel et qu'il en est averti car Marie étant née pour les hommes, il devrait faire en sorte que cette fête fût aussi célébrée sur terre. Le solitaire se rendit auprès du Pape qui, au récit de la vision, institue la fête de la Nativité de la sainte Vierge.

En France, la fête la Nativité de sa sainte Vierge porte longtemps le titre de Notre-Dame Angevine, rappelant que la Vierge Marie, apparait, en 430, près de Saint-Florent, au saint évêque Maurille d'Angers pour lui demander l'institution de la fête de sa Nativité. Aidé par le Roi Robert le Pieux, Fulbert, évêque de Chartres fait introduire la fête de la Nativité de la sainte Vierge dans le nord du Royaume.

Tiré du site missel.free.fr.

  • le 8 septembre : saints du jour français ou en France.
    • Saint Corbinien : Évêque de Freising, en Bavière († 725)

Il est fêté le 8 septembre dans le diocèse d'Évry et le 20 novembre en Bavière

Corbinien naît entre 670 et 680 à Saint-Germain-de-Châtres (aujourd'hui Saint-Germain-lès-Arpajon dans le département de l'Essonne). Son père Waldechise mourut peu de temps avant sa naissance et il reçut le nom de sa mère qui s'appelait Corbinienne.

Il vécut pendant une quinzaine d'années en reclus, dans une cellule qu'il avait construit à côté d'une église consacrée à saint Germain d'Auxerre (Saint-Germain-lès-Arpajon) où il formait des clercs pour le service pastoral.

Lors d'un pèlerinage à Rome, il fut remarqué par St Grégoire II (715-731) qui lui conféra la consécration épiscopale et l'envoya évangéliser les Gaules puis la Bavière où, aidé par le duc Grimoald de Freising, il devint le premier évêque de ce qui sera plus tard une partie du diocèse de Munich, encore que le premier évêque proprement résidentiel ne fut que son successeur, Erimbert, installé et sacré par saint Boniface en 739.

On suppose qu'il mourut dans son diocèse le 8 ou le 9 septembre 725 : au matin, il prit un bain, se fit refaire la tonsure et, après avoir célébré la messe, fut reconduit chez lui où, après avoir bu un peu de vin et baisé le crucifix, il mourut paisiblement. Il avait demandé qu'on l'enterrât sur le Zeno-Berg, près de Meran où sa dépouille resta jusqu'à ce qu'un de ses successeurs, l'évêque Arbeo, qui fut aussi son biographe, le fit transférer dans la crypte de la cathédrale Sainte-Marie de Freising (20 novembre 768).

En 1711, le curé de la paroisse Saint-Germain de Châtres (Saint-Germain-lès-Arpajon) demanda au chapitre de Freising des reliques de saint Corbinien et il reçut une vertèbre, une côte entière et un fragment de côte qui furent mis dans une châsse de bois doré, exposée dans le mur, derrière le maître-autel ; le cardinal de Noailles permit l'établissement d'une confrérie ; les curés de Saint-Germain furent nommés chanoines honoraires de la cathédrale de Freising dont ils portaient l'habit.

 

  • BBx Antoine de Saint-Bonaventure (prêtre o.f.m.), Dominique Castellet (prêtre dominicain) et 19 laïcs japonais : Martyrs († Nagasaki 1628)

À Nagasaki au Japon, en 1628, les bienheureux martyrs Antoine de Saint-Bonaventure, franciscain, Dominique Castellet, dominicain, tous deux prêtres, et 19 laïcs japonais appartenant au Tiers-Ordre de Saint Dominique : Lucie-Louise, veuve, Jean Tomachi et ses fils, Dominique, Michel, Thomas et Paul, Jean Imamura, Paul Sadayu Aybara, Romain Aybara et son fils Léon, Jacques Hayashida, Matthieu Alvarez, Michel Yamada et son fils Laurent, Louis Higashi et ses fils François et Dominique. Tous, même des enfants, subirent le martyre pour le Christ.

  • Bx Frédéric Ozanam : « Apôtre de la charité », « Époux et père de famille exemplaire »  Cofondateur de la « Société de Saint-Vincent-de-Paul »

Frédéric Ozanam naît le 23 avril 1813 à Milan, cinquième d'une famille nombreuse. Son enfance est marquée par la mort de onze de ses quatorze frères et sœurs. Le chagrin de ses parents marquera fortement sa sensibilité, en le rendant particulièrement attentif à la vie et aux douleurs de ses semblables. En 1815, la famille Ozanam rentre en France et finit par s'installer définitivement à Lyon en 1817.

Frédéric, étudiant, est un fervent catholique qui s'affirme comme tel : il n'hésite pas à intervenir en cours pour dénoncer, avec conviction et courage, les thèses rationalistes de professeurs athées qui, à ses yeux, portaient atteinte à Dieu et à son amour pour l'humanité. Il fréquente les catholiques libéraux comme Montalembert et participe aux Conférences d'Histoire fondée par Emmanuel Bailly, où de jeunes étudiants catholiques retrouvent des camarades incroyants pour discuter de sujets divers.

Docteur en droit en 1836, Frédéric devient avocat à la Cour royale de Lyon. Mais, plus attiré par le professorat, il obtient en 1839 la chaire de droit commercial de Lyon. Passionné par la littérature et l'histoire (il avait obtenu son doctorat de lettres en janvier 1839), il est reçu en 1840 à l'agrégation ; on lui propose alors d'être professeur suppléant de littérature comparée à la Sorbonne. Il exercera ce métier avec passion et rigueur, affirmant toujours sa foi. En 1846, il tombe malade et doit arrêter ses cours.

Un jour, lors de l'une de ces conférences, quelqu'un l'apostrophe : « Votre Foi, dit-il, est dans les livres, non dans les œuvres ; que faites-vous pour aider les pauvres, les déshérités ? ».

Timide, mais bien documenté, il se lève d'un bond : « L'Église a toujours été l'amie des pauvres, répond-il. Le Christ est venu pour sauver tous les hommes. Des débuts du christianisme jusqu'à nos jours, l'Église a conjugué tous ses efforts pour bannir l'esclavage, c'est elle qui... ». Mais son adversaire l'interrompt : « Vous parlez du passé, M. Ozanam, moi je vous demande ce que font les catholiques d'aujourd'hui, vous, vos compagnons ? ». Cette conversation fait réfléchir le jeune Frédéric qui choisit de joindre l'action à la parole, en démontrant, par une œuvre concrète, la vitalité de la foi catholique.

Il décide de s'engager en aidant les plus démunis. Accompagné par sept amis, il fonde, le 23 avril 1833, une « Société de charité » dont les membres rendent visite à domicile à des familles pauvres et établissent ainsi une relation directe avec ceux qui souffrent. Il a alors tout juste 20 ans. Avec l'aide et sur les conseils de Sœur Rosalie, Fille de la Charité proche des pauvres du quartier Mouffetard, cette société deviendra, en 1835, la « Société de Saint-Vincent-de-Paul ».

Aujourd'hui, la SSVP est répandue sur tous les continents et compte 800.000 bénévoles agissant dans près de 150 pays.

En cette période troublée de la Révolution de février 1848, Frédéric Ozanam défend la situation des plus pauvres et des ouvriers. Selon lui, cette révolte engendrera « un progrès qu'il faut soutenir. J'y reconnais l'avènement temporel exprimé par ces trois mots : Liberté, Égalité, Fraternité. Je veux donc la souveraineté du peuple. »

Il avance des idées qui, cinquante ans plus tard, seront reprises par l'Église et la société : « La question qui divise les hommes de nos jours n'est plus une question de formes politiques, c'est une question sociale, c'est de savoir qui l'emportera de l'esprit d'égoïsme ou de l'esprit de sacrifice. Il y a beaucoup d'hommes qui ont trop et qui veulent avoir encore ; il y en a beaucoup plus d'autres qui n'ont pas assez, qui n'ont rien et qui veulent prendre si on ne leur donne pas. Entre ces deux classes d'hommes, une lutte se prépare ; et cette lutte menace d'être terrible : d'un côté la puissance de l'or, de l'autre la puissance du désespoir. »

« Il faut donc qu'avec son salaire, l'ouvrier puisse pourvoir aux frais d'éducation et d'instruction de ses enfants. Sa force active est un capital qui doit tarir un jour. L'invalidité et la vieillesse viendront. L'ouvrier a donc droit à la retraite. Car si un travailleur ne trouvait pas dans son salaire les éléments de sa retraite, il aurait placé sa vie à fonds perdus. »

En juin 1841, Frédéric se marie avec Amélie Soulacroix. De leur union naîtra « petite Marie » en août 1845. Malgré leur désir, ce sera leur seul enfant. Le couple Ozanam est rayonnant d'amour, et le restera jusqu'au bout. Frédéric est éperdument amoureux de sa femme : « Je me laisse être heureux, je ne compte plus les moments ni les heures, le cours du temps n'est plus pour moi, que m'importe l'avenir ? Le bonheur dans le présent, c'est l'éternité, je comprends le Ciel ». Amélie est une compagne qui partage tous les choix de son mari ; ce fut un couple d'une belle fécondité que l'amour réciproque et le soutien mutuel n'ont pas rendu sourd aux détresses des pauvres.

La sensibilité et le charisme de Frédéric impressionneront beaucoup ses contemporains. Toute sa vie, familiale, professionnelle et civique, sera tournée vers le profond désir de se mettre au service de la vérité et « d'enserrer le monde d'un réseau de charité. »

À Marseille, le 8 septembre 1853, à l'âge de 40 ans, il quitte sa demeure terrestre pour la rencontre avec Dieu.

Le diocèse de Paris a entamé la procédure de béatification de Frédéric Ozanam en 1925. La cause de béatification a été conclue en juin 1996 et saint Jean Paul II l'a proclamé « bienheureux » le 22 août 1997, en la cathédrale Notre-Dame de Paris, au cours des Journées mondiales de la jeunesse de Paris. Il a déclaré alors : « On peut voir en Frédéric Ozanam un précurseur de la doctrine sociale de l'Église, que le pape Léon XIII  développera quelques années plus tard dans l'encyclique Rerum Novarum ».

Ces idées seront reprises dans les encycliques Quadragesimo Anno de Pie XI, écrite en 1931 au lendemain de la grande crise économique de 1929, et Centesimus Annus (1er mai 1991) de saint Jean Paul II.

Œuvres de Frédéric Ozanam

Son œuvre imprimée est importante. Entre 1855 et 1865 ont été publiées en 11 tomes ses Œuvres complètes.

I et II : La Civilisation au Ve siècle. Leçons faites à la Sorbonne en 1850-1851 avec en appendice une étude de 1850 Des écoles et de l'instruction publique en Italie aux temps barbares.
III et IV : Études germaniques dont Les Germains avant le Christianisme (1847) et La civilisation chrétienne chez les Francs(1849). Leçons faites à la Sorbonne et publiées.

V : Les Poètes franciscains en Italie au treizième siècle, réimpression du livre de 1852, suivie d'un mémoire sur Les sources poétiques de la Divine Comédie.

VI : Dante et la philosophie catholique au treizième siècle, thèse du doctorat ès-lettres soutenue en 1839. Essai sur la philosophie de Dante, complétée et remaniée en 1845.

VII et VIII : Mélanges, comprenant de nombreuses études dont Réflexions sur la doctrine de Saint-Simon (1831), Du progrès par le christianisme (1835), Deux chanceliers d'Angleterre : Bacon de Vérulam et St Thomas de Cantorbéry (1836), Discours sur la puissance du travail (1843), La littérature allemande au Moyen Age (1841), Des Niebelungen et de la Poésie lyrique (1842), Sur le bouddhisme (1842), Du divorce, Extraits de l'Ère nouvelle, Un pèlerinage au pays du Cid (1853), Discours aux Conférences de Saint-Vincent-de-Paul (Florence et Livourne, 1853), etc.

IX : Le Purgatoire de Dante, traduction et commentaires, leçons de Sorbonne de 1847 à 1850.
X et XI : Lettres.

  • St Pierre de Chavanon : prêtre à Pébrac († V. 1080)

À Pébrac sur le territoire du Puy, vers 1080, saint Pierre de Chavanon prêtre. Désireux d'une vie plus parfaite, il se cacha dans ce lieu de retraite, où il fonda un monastère de chanoines réguliers, dont il fut le supérieur.

  • le 8 septembre 701 : décès du pape saint Serge Ier.

Serge Ier est le pape qui introduit dans l'Église romaine, la célébration de la Dormition de la Vierge Marie le 15 août, fête déjà répandue dans l'Église d'Orient et qui deviendra l'Assomption. Il institue également la fête de la Nativité de la Vierge Marie qui lui fait le cadeau d'entrer dans son éternité ce jour là.

  • le 8 septembre 1100 : mort du pape Clément III.
  • le 8 septembre 1276 : élection du pape Jean XXI.

Après la mort du pape Adrien V, Pedro Hispano est élu pape et prend le nom de Jean XXI. Très intéressé de chirurgie, il est le seul pape médecin et chirurgien. Il meurt huit mois plus tard, le 20 mai 1277, des séquelles, suite à un grave accident survenu dans la cathédrale de Viterbe, dont il dirigeait les travaux. Il y est inhumé.

  • le 8 septembre 1565 : délivrance de Malte occupée par les musulmans en la fête de la nativité de la Sainte Vierge.

Ce jour a lieu une dernière bataille entre Chrétiens et musulmans ; battus ces derniers rembarquent. Le siège s'achève.

Levée du Siege de Malte (1843) par Charles-Philippe Larivière (1798-1876). Salles des Croisades, Palais de Versailles.

  • le 8 septembre 1612 : fondation d'une ville française au Brésil, par Daniel de la Touche.

Daniel de la Touche, seigneur de la Ravardière, arrive au port de Javiré sur l'île de Maranhão avec de trois bâtiments : la Régente, la Charlotte et la Sainte-Anne. Il y construit un fort, auquel il donne le nom de Saint-Louis (São Luis), en l'honneur du Roi de France Louis XIII. C'est à partir de ce fort que se crée ensuite la ville de Saint-Louis de Maranhão ou São Luis do Maranhão.

  • le 8 septembre 1621 : naissance de Louis II de Bourbon-Condé, dit le Grand Condé.

Louis II de Bourbon-Condé, aussi appelé le Grand Condé, porte aussi les titres de prince de Condé, duc de Bourbon, duc d'Enghien, duc de Montmorency, duc de Châteauroux, duc de Bellegarde, duc de Fronsac, gouverneur du Berry, pair de France, premier prince du sang. Il naît à Paris le 8 septembre 1621, et meurt à Fontainebleau le 11 décembre 1686.

Général français pendant la guerre de Trente Ans, il est l'un des meneurs de la Fronde des princes. Elève des jésuites de Bourges, il s'intéresse surtout à l'art militaire auquel il s'initie lors du siège d'Arras. Il commande l'armée de Picardie à 21 ans et barre la route de Paris aux Espagnols de Philippe IV. Il remporte plus tard l'éclatante bataille de Rocroi, peu de jour après la mort du Roi Louis XIII et y gagne une renommée nationale extraordinaire.

Il remporte ensuite envoyé la bataille de Fribourg en 1644, de Nördlingen en 1645 ; prend Dunkerque en 1646; mais échoue en Catalogne, devant Lérida ; renoue avec la victoire de Lens sur l'archiduc Léopold-Guillaume. Pendant la Fronde, il soutient d'abord la régence, durant la minorité de Louis XIV, puis s'oppose au cardinal Mazarin, qu'il appelle « le faquin écarlate ». Remportant toutes les batailles entre 1643 à 1648, il réclame pour lui l'amirauté et pour ses amis tous les postes de responsabilité dans l'armée. Le 18 janvier 1650 (voir la chronique du jour), la Régente le fait jeter en prison avec son frère le prince de Conti et son beau-frère le duc de Longueville. Libéré 13 mois plus tard par les frondeurs, il en prend la tête, et négocie avec les Espagnols et les Anglais, puis marche sur Paris. Mais le Roi et Turenne le battent à la bataille de Bléneau le 7 avril 1652, puis à Étampes en mai, et enfin au faubourg Saint-Antoine à Paris, où la duchesse Anne-Marie-Louise d'Orléans, la Grande Mademoiselle, fait tirer les canons sur les troupes royales pour permettre à son cousin de se réfugier dans la ville (voir la chronique du 2 juillet). Passant côté espagnol, il est encore battu par Turenne à la bataille des Dunes.

Il obtient le pardon royal, lors du traité des Pyrénées (voir la chronique du 7 novembre). Il combat à nouveau aux côtés des armées royales de Turenne lors de la guerre de Hollande, en 1672 et bat le prince d'Orange Guillaume III d'Angleterre à la bataille de Seneffe en 1674.

Il décède dans son château de Chantilly, entouré de musiciens et de poètes, cultivant les lettres et les arts. Voltaire lui reproche comme un signe de sénilité sa conversion au parti dévot et ses deux dernières années de sa vie profondément pieuses. C'est Bossuet qui prononce sur son cercueil une oraison funèbre, un chef-d'œuvre du genre : Oraison funèbre de très haut et très puissant prince Louis de Bourbon.

  • le 8 septembre 1760 : capitulation de Montréal.


Peu de temps après la capitulation de Québec, Montréal, dirigée par le gouverneur Vaudreuil, capitule à son tour. La totalité de la Nouvelle-France passe désormais aux mains des Anglais avec le traité de Paris, en 1763.

La capitulation de Montréal, document rédigé en français, a lieu le 8 septembre 1760. François de Lévis, commandant militaire, rend les armes, brûlant ses drapeaux au lieu de les remettre aux Anglais. Les 55 articles sont presque tous accordés par Amherst, sauf ceux qui font référence aux Acadiens. Les Français ont demandé un large éventail de garanties quant-à la protection des habitants de la Nouvelle France: les Français, les Canadiens, les Acadiens et les Sauvages (Amérindiens). Vaudreuil demande que tous les habitants se voient reconnaître les mêmes droits et privilèges que les autres sujets de la couronne britannique.

  • le 8 septembre 1793 : bataille d'Hondschoote, victoire de l'armée française commandée par Houchard contre les armées coalisées.
  • le 8 septembre 1796 : victoire française à la bataille de Bassano.

La bataille de Bassano, en Italie, a lieu durant la guerre entre la France révolutionnaire et l'Autriche. La France récupère alors 30 canons, 200 chariots et fait 2 000 prisonniers.

  • le 8 septembre 1914 : apparition de Notre Dame à Paris.

Le 8 septembre 1914, à 10 heures du matin, à l'intérieur de la chapelle Notre-Dame des Armées, à Versailles, la Mère de Dieu apparaît à Marcelle Lanchon, 23 ans à l'époque, future religieuse sous le nom de sœur Marie-France :

"Si, en union avec mon divin Fils, j'aime toutes les nations qu'il a rachetées de son Sang, vois comme je chéris particulièrement ta chère patrie. Mon Fils désire que l'on fasse des images et des statues me représentant ainsi, et qu'on m'invoque sous le vocable de Reine de France. Si l'on répond à ce nouveau désir de son divin Cœur, la France redeviendra tout particulièrement mienne. Je la prendrai à jamais sous ma maternelle protection et mon Fils se plaira à répandre sur elle d'abondantes bénédictions." Puis elle se mit à prier Jésus-Christ : "Mon Fils, pardonnez-lui, elle vous aime toujours puisqu'elle n'a jamais cessé de m'aimer."

Le 8 septembre 1914, est aussi le jour où a lieu ce que l'on a appelé « le miracle de la Marne » voir les chroniques des 5, 6 et 12 septembre.

  • le 8 septembre 1943 : libération d'Ajaccio, première ville française libérée.
  • le 8 septembre 1946 : naissance du Secours Catholique.

Dont la directrice en 2014, Véronique Fayet, s'affirme catholique pratiquante sur sa fiche Wikipédia. Elle y affirme aussi : « qu'il ne faut pas s'arrêter aux questions morales (avortement, etc.…) qui divisent mais qu'il faut aider les pauvres parce que c'est le moyen de se réunir.

Elle a aussi été une des fondateurs et secrétaire générale du réseau ELISAN de 2008 à 2013, European local inclusion and social action network.

ELISAN est une de ces milliers d'organisations européennes qui « diffusent l'esprit européen à travers des actions de sensibilisation aux merveilles de la solidarité bâtisseuse de paix » et dont le but est : « d'Etablir la dimension sociale de la cohésion territoriale en Europe », établir « une société cohésive, communauté solidaire composée d'individus libres poursuivant des buts communs par des voies démocratiques ».

Le président fondateur de cette association, Patrick KANNER, est un franc-maçon, membre de la loge La Lumière du Nord depuis 1984, adhérent du PS depuis des décennies, homme lige de Martine Aubry, et président du Conseil Général du Nord.

Voir Riposte Catholique du 26 juillet 2014.


Le mauvais romantisme révolutionnaire qui honore des sanguinaires

Dans une recension de l'ouvrage Les grands vaincus de l’histoire, co-écrit par Jean-Christophe Buisson et Emmanuel Hecht, Jean Sévillia note :

51zNDu2oKWL._SX331_BO1 204 203 200_"[...] Il est assez étonnant, à cet égard, de constater que subsistent en France tant de rues, de boulevards et d’avenues qui portent le nom de Lénine. Un chercheur comme Stéphane Courtois a récemment prouvé, dans la biographie qu’il lui a consacrée (Lénine, l’inventeur du totalitarisme, Perrin), que c’est le leader bolchevik qui a voulu la guerre civile en Russie, la terreur et la dictature du parti communiste érigé en parti unique. Dans la même catégorie des monstres bénéficiant d’une inépuisable – et inexplicable – indulgence en Occident, se trouvent deux personnages ciblés par Jean-Christophe Buisson et Emmanuel Hecht. D’abord Trotski. Agitateur de la première heure, rallié aux bolcheviks en 1917, créateur de l’Armée rouge, en lutte ouverte, après la mort de Lénine, contre son rival Staline, celui-ci sera expulsé d’URSS en 1929 et finalement assassiné au Mexique, en 1940, sur ordre de Moscou. « Trotski aura une seconde vie, soulignent Buisson et Hecht. La mort métamorphosera l’artisan de la révolution d’Octobre et l’impitoyable chef de l’Armée rouge en un pur esprit, porteur d’un  communisme alternatif “ à visage humain ” ». Deuxième cas typique de mauvais romantisme révolutionnaire évoqué dans les Grands vaincus de l’histoire, celui d’Ernesto Guevara, dit le Che. Celui dont l’effigie orne les tee-shirts vendus à la sauvette dans le métro fut surnommé le « petit boucher de la Cabaña » parce que, dans cette prison de La Havane, 200 condamnations à mort d’opposants politiques lui furent directement imputables pendant la révolution cubaine. Faux médecin, ministre incompétent, guérillero raté en Afrique puis en Bolivie, le Che fut un psychopathe sanguinaire : l’ériger en modèle politique est une des plus belles impostures de notre époque, qui n’en manque pourtant pas.

Dans la définition du maudit, l’idéologie joue donc un rôle. Au regard du gauchisme culturel qui continue largement de dominer les milieux intellectuels, universitaires et médiatiques, il vaut mieux, selon les critères du politiquement correct, être Robespierre que Charette, ou Tito que Franco, parce qu’un dictateur de gauche est excusable et un dictateur de droite impardonnable.

[...] D’autres sont maudits et vaincus parce qu’ils ont fait le mauvais choix au mauvais moment, si bien que cette malédiction emporte toute leur vie, quels que soient leurs mérites antérieurs. Il est ainsi difficile, de nos jours, d’expliquer que Philippe Pétain a été un grand chef de guerre en 14-18 sans paraître vouloir absoudre le maréchal de 40-45, ce qui, historiquement parlant, est pourtant absurde. Citons encore l’exemple de Raoul Salan, partout qualifié de général putschiste et de chef de l’OAS, ce qu’il fut en effet, mais ne saurait occulter qu’il fut l’officier le plus décoré de France, ayant exercé les plus hauts commandements à la Libération, en Indochine, puis en Algérie.

Certains, honorés ici comme des héros, sont là maudits comme des criminels. Simon de Monfort, qui s’était distingué en Terre Sainte lors de la quatrième croisade, a mauvaise presse entre Toulouse et Béziers, aujourd’hui encore, pour avoir dirigé la croisade contre les Albigeois. Le général Turreau, dont le nom est gravé sur l’Arc de Triomphe au titre de ses campagnes sous la Révolution et le Consulat, est avec raison honni en Vendée pour avoir conduit les « colonnes infernales » qui ont ravagé la région en 1794.

Il est des vaincus dont la malédiction s’accroît a posteriori, par contagion idéologique. Ainsi le général Lee, chef des armées confédérées pendant la guerre de Sécession, à qui son homologue et adversaire, le général Grant, chef des armées de l’Union, rendit hommage, en 1865, lorsqu’il effectua sa reddition. Cet hommage du Nord vainqueur au Sud vaincu est refusé au général Lee, un siècle et demi plus tard, puisque ses statues sont déboulonnées aux Etats-Unis.

En sens inverse, certains personnages, autrefois maudits, ne déchaînent plus les passions. Qui se souvient de la haine entourant Napoléon III chez les républicains du XIXe siècle ? La Russie, en 2018, commémore l’assassinat du tsar Nicolas II. Ses erreurs politiques, avérées, ne méritaient pas la mort, et sûrement pas celle de sa famille, massacrée dans des conditions ignobles. Un jour peut-être, les Français reconnaîtront que Louis XVI, quelles qu’aient été ses fautes, ne méritait pas plus le sort que la Convention lui a fait subir. Le malheureux, dans tous les cas, a été vaincu. Pourquoi faudrait-il en plus qu’il soit éternellement maudit ?"


C'est arrivé un 7 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 7 septembre : saints du jour français ou en France.
    • St Clodoald (Cloud) : Prince, moine et prêtre († 560)

Clodoald, plus connu sous le nom de Cloud, était le fils du Roi Clodomir et petit-fils de Clovis et de sainte Clotilde. Après la mort de son père, ses oncles, Childebert et Clotaire, firent demander à leur mère Clotilde, de leur envoyer les enfants de Clodomir pour les proclamer successeurs de leur père. La sainte veuve revêtit Cloud, qui n'avait que deux ans, et ses deux frères de leurs plus beaux habits et les envoya avec confiance, ne se doutant pas que ses petits-enfants allaient être égorgés sans pitié par ses propres fils. Cloud fut sauvé du massacre et put échapper à toutes les recherches de ses oncles.

Le jeune prince grandit en paix dans un monastère, et, trouvant toute sa joie au service de Dieu, il préféra la tonsure à la couronne. Il choisit plus tard, pour y finir ses jours, le monastère d'Agaune, dont les neufs cents religieux partagés en neuf chœurs, se succédaient tour à tour devant l'autel et chantaient l'office sans interruption, le jour et la nuit.

Dieu ne voulut pas laisser longtemps ce trésor enfoui, car il accompagna les vertus du prince du don des miracles. Un jour qu'il se promenait aux environs de sa cellule, un mendiant à moitié nu se présente à lui, implorant sa charité. Le prince, devenu moine, n'avait rien ; les pauvres vêtements qu'il portait étaient les seuls objets qu'il eût à sa disposition ; il ne voulut pas cependant rebuter un membre du Sauveur Jésus, et, se dépouillant de son manteau, il en revêtit le mendiant. Le soir, celui-ci reçut l'hospitalité dans une chaumière voisine, et, pendant qu'il dormait, ô prodige ! Le vêtement qu'il avait reçu rayonnait d'un éclat plus merveilleux que les brillants habits des princes.

Cloud fut ordonné prêtre malgré les protestations de son humilité, et fut le premier des princes de France qui gravit les degrés de l'autel. C'est à Paris qu'avait eu lieu l'ordination ; il obtint du Roi Childebert, son oncle, une propriété voisine de la capitale pour y finir ses jours dans la solitude. Dès qu'on sut le lieu de la retraite du serviteur de Dieu, on y accourut de toutes parts pour se mettre sous sa direction ; quelques cellules furent d'abord bâties, bientôt un monastère devint nécessaire ; Cloud y vécut sept ans au milieu de ses frères, leur donnant l'exemple de toutes les vertus. Les vertus de saint Cloud avaient attiré vers lui de nombreux disciples ; ses miracles firent accourir des foules immenses à son tombeau, autour duquel se forma la ville de Saint-Cloud.

La piété naïve de nos pères a porté les cloutiers à le choisir pour patron.

  • Ste Reine (Régine) : vierge et martyr († IIIE S.)

Son culte est ancien mais on ne sait plus rien d'elle. Ste Reine est vénérée depuis au moins 628 à Alise-Sainte-Reine (Côte d'Or), près d'Alésia. On y trouve une basilique mérovingienne ainsi qu'un monastère qui lui sont consacrés. Ses reliques sont à Flavigny-sur-Ozerain (Côte d'Or).

  • St Euverte : évêque d'Orléans († IVE SIÈCLE)
  • St Grat : évêque d'Aoste dans les Alpes († VE S.)
  • Sts Memorius et compagnons : martyrs († VE S.)

A Breuil dans la région de Troyes, au Ve siècle, saint Mémorius et ses compagnons, martyrs, que l'on croit avoir été massacrés par les Huns d'Attila.

  • St Alpin : évêque de Chalons en Champagne († VE S.)

À Châlons en Champagne, au Ve siècle, saint Alpin, évêque, qui fut disciple de saint Loup de Troyes.

  • Ste Carissime : vierge recluse († VIE OU VII S.)

À Albi, au VIe ou VIIe siècle, sainte Carissime, vierge recluse.

  • Ste Madelberte : abbesse († V. 705)

À Maubeuge, vers 705, sainte Madelberte, abbesse. Fille de saint Vincent Madelgaire et de sainte Waudru, elle succéda à sa sœur sainte Aldetrude à la tête du monastère fondé par sa tante sainte Aldegonde.

  • St Hilduard : évêque en Flandre († V. 760)
  • St Gauzelin : de Toul († 962)

À Toul, en 962, saint Gauzelin, évêque, qui favorisa la vie monastique.

  • St Étienne de Châtillon : évêque de Die († 1208)

À Die, dans la vallée de la Drôme, en 1208, saint Étienne de Châtillon, qui fut arraché à sa solitude de Portes-en-Bugey pour devenir évêque, mais ne relâcha rien de l'austérité de la Chartreuse et dirigea son diocèse avec le plus grand soin.

 

  • Bx Claude-Barnabé Laurent : prêtre et martyr († 1794)
  • Bx François d'Oudinot de la Boissière : prêtre et martyr († 1794)

Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Claude-Barnabé Laurent de Mascloux et François d'Oudinot de la Boissière, prêtres de Limoges et martyrs. Sous la Révolution française, à cause de leur sacerdoce, ils furent reclus, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et moururent frappés par la contagion qui régnait à bord.

  • le 7 septembre 878 : sacre de Louis II le Bègue.

À Troyes, lors du Concile, le pape Jean VIII sacre et couronne une deuxième fois Louis II le Bègue, en l'église St-Jean.

  • le 7-8 septembre 1101 : début de la bataille de Ramla.

Les armées franques du roi Baudouin de Jérusalem avec 260 chevaliers et 900 fantassins défont les Égyptiens qui sont plus de 10.000 hommes. Le roi a divisé son armée en cinq corps et prend le commandement des deux derniers, avec la chevalerie de Jérusalem accompagnée de la Vraie Croix. Les trois premiers attaquent successivement, le 7 au matin, et sont détruits. Avec le restant de ses troupes Baudouin écrase les Egyptiens qui lui sont plus de dix fois supérieurs, puis revient le 8 à Ramla s'emparer de leur camp.

  • le 7 septembre 1254 : Louis IX entre à Paris après la VIIème croisade.

Le Roi et son armée rentrent à Paris, après six années de croisade. Seize ans plus tard, il repart en croisade pour prendre sa revanche en Terre Sainte. La peste emporte Saint Louis le 25 août. Charles d'Anjou ramène alors en France le corps du Roi qui est enterré à Saint-Denis. Voir les chroniques du 6 mai, des 23 et 28 août, du 28 novembre, sur la septième croisade.

  • le 7 septembre 1303 : arrestation du pape Boniface VIII par les hommes de Philippe IV le Bel.

Les livres d'histoire que l'on trouvait dans les écoles françaises, il y a encore 20 ans, parlaient des tensions entre le Roi de France Philippe IV le Bel et le pape Boniface VIII. Ce dernier y était souvent décrit comme d'un caractère et d'un orgueil démesurés, voulant mettre les rois et empereurs sous son autorité.

Jean Guiraud dans, Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 1 page 186 à 188) rappelle la vérité. Le Roi de France est infidèle à sa vocation et à celle de la France ; il agresse le pape et l'Eglise

« Là, ils [Nogaret et ses adjoints] convoquèrent tous les seigneurs toscans ou romains qui conspiraient contre l'Église Romaine et le pape Boniface VIII, en particulier les Colonna. Sciarra Colonna, « qui portait aux derniers excès les haines de sa famille », forma une troupe de trois cents cavaliers qui bientôt fut portée à huit cents hommes. « Tout ce monde était payé par le roi, portait l'étendard des lis, criait : Vive le Roi ! »

Commandée par Sciarra et Nogaret, grossie de pillards et de contingents communaux, cette petite armée se dirigea vers Anagni, où Boniface VIII était venu passer l'été dans ses possessions de famille. Profitant de la trahison des gens d'Anagni, elle entra sans difficulté dans la ville aux cris de « Mort au pape Boniface ! Vive le Roi de France! » […]

Les portes du château pontifical étaient fermées ; ce fut par la cathédrale qui lui était contiguë que les conjurés résolurent d'y pénétrer. « Ils mirent donc le feu aux portes de la cathédrale ; les fleurs de lis du petit-fils de saint Louis entrèrent par effraction dans le parvis sacré, l'église fut pillée, les clercs, chassés et dépouillés, s'enfuirent, le pavé fut souillé de sang, en particulier de celui de l'archevêque élu de Strigonie... les agresseurs se précipitèrent de l'église profanée et éclairée par les flammes dans le manoir papal » [...]

Le dessein de Nogaret était d'intimider le pape, de l'amener à se démettre ou à convoquer le concile qui l'eût déposé. « A ses sommations », Boniface ne répondit pas, aux gestes furieux de Sciarra, il n'opposa que ces mots : « Voici ma tête, voici mon cou ! » Chaque fois qu'on lui proposa de renoncer à la papauté, il déclara obstinément qu'il aimait mieux perdre la vie. Sciarra voulait le tuer, Nogaret, l'en empêcha : seulement, pour intimider le vieillard, il parlait de temps en temps de le faire amener garrotté à Lyon....

Pendant que cette scène étrange se passait, le manoir papal ainsi que les maisons de Pierre Gaëtani et des cardinaux amis du pape, étaient livrées au pillage. Le trésor pontifical qui était très considérable, les reliquaires, tous les objets précieux furent la proie des Colonna et de leurs partisans, les vins du cellier furent bus ou enlevés. Simon Gérard, « marchand du pape », eut peine à s'échapper, la vie sauve.... Villani parle d'outrages adressés au pape par Nogaret.... Une tradition, fort acceptée, veut que Sciarra ait frappé Boniface de son gantelet.

Le lendemain, dimanche 8 septembre, la troupe de Sciarra se débanda ; satisfaits de leur butin, les pillards qui la composaient, allèrent le mettre à l'abri. Le 9 septembre, un revirement se produisit dans la ville. Honteux d'avoir abandonné le pape, les habitants s'armèrent et chassèrent les agents du roi de France. Le pape repartit pour Rome, mais ses quatre-vingt-six ans ne purent résister à d'aussi tragiques émotions. « Il avait des moments d'aliénation mentale..., mais comme son âme était grande et forte, il retrouva, ce semble, le calme à ses derniers moments, il mourut le 11 octobre ».

Le roi récompensa Nogaret de cette expédition. « Au don de trois cents livres de rentes qu'il lui avait fait avant le départ pour l'Italie, il ajouta cinq cents nouvelles livres de rente sur le trésor royal de Paris ; le jour des Cendres 1304, il lui donna plein pouvoir de mettre en liberté toute personne, laïque ou ecclésiastique, détenue en prison pour n'importe quel motif ».

Et Jean Guiraud de conclure :

[…] Un seul, M. Calvet, a déclaré « détestables » ces moyens employés par Philippe le Bel dans sa lutte contre Boniface VIII. Les autres ont jeté un voile sur les scènes révoltantes et leur ont trouvé d'heureuses conséquences ; pas un blâme n'est tombé de leur plume contre Sciarra et Nogaret, ces deux forbans, insulteurs de la faiblesse et de la vieillesse ! Et comme si la fin justifiait les moyens, ils ont célébré les magnifiques résultats de cette campagne d'Anagni que personne avant eux n'avait osé inscrire parmi les titres de gloire et les victoires de la France !

MM. Gauthier et Deschamps déclarent qu'elle marque « une date solennelle dans l'histoire de la civilisation ! » M. Calvet salue en elle le triomphe de la liberté de conscience, et MM. Aulard et Debidour la défaite de la papauté !

Pour la jeunesse à laquelle ces livres s'adressent, ce sont des leçons immorales puisqu'elles glorifient devant elle des coups de force et la brutalité s'acharnant contre ce qu'il y a de plus respectable au monde : la faiblesse, la vieillesse, l'autorité morale.

Ce sont aussi des leçons de mensonge ; car les manuels essaient de justifier par des erreurs historiques l'attentat d'Anagni. « Le pape, disent-ils, ne voulait pas que le clergé payât l'impôt au roi ». Rien n'est plus faux.

[…] Que voulait donc Boniface VIII, sinon maintenir contre l'absolutisme, chaque jour grandissant, de Philippe le Bel, le grand principe libéral du Moyen Age — principe d'où sont sorties les libertés politiques de l'Angleterre—que l'impôt, avant d'être levé par l'autorité royale, devrait être consenti par le contribuable ? »

La suite page 188 du tome 1 de Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Editions Beau-Chesne-Croit). Voir la chronique du 24 décembre.

  • le 7 septembre 1341 : par l'arrêt de Conflans-Sainte-Honorine le Roi Philippe VI de France reconnaît Charles de Blois, duc de Bretagne.

La guerre de Succession de Bretagne éclate aux débuts de la guerre de Cent Ans, entre Charles de Blois, partisan du Roi de France Philippe VI, et Jean de Montfort, partisan du roi Édouard III d'Angleterre, prétendant à la couronne de France. Philippe VI de Valois officialise son appui en faveur de Charles de Blois par un arrêt de la Cour des Pairs à Conflans, le 7 septembre 1341. Jean de Montfort, remportant le duché de Bretagne, le Roi de France envoie alors son fils, Jean Le Bon, avec une armée de 5000 hommes.

  • le 7 septembre 1469 : entrevue entre le Roi Louis XI et son frère Charles.

Le Roi Louis XI se rend en Bas-Poitou pour avoir une entrevue avec son jeune frère Charles alors en conflit contre lui. Les deux princes se rencontrent au passage du Braud, sur la Sèvre niortaise, et se réconcilient. Le Poitou est donné en apanage au frère du Roi, pour le dédommager de la perte de la Normandie et du Berry, auxquels il renonce. Louis XI lui échange la Champagne contre la Guyenne, afin de le séparer de Charles le Téméraire.

  • le 7 septembre 1651 : le Roi Louis XIV est proclamé majeur.

C'est la fin de la régence d'Anne d'Autriche, alors que la Fronde n'est pas terminée et que Condé a été libéré et ne songe qu'à se venger de la régente. L'une des premières actions du jeune Roi est de lever une armée contre le prince de Condé, qui, de son côté, veut marcher sur Paris avec ses troupes, après avoir demandé le soutien de l'Espagne. Le Roi et sa mère sont bientôt rejoints par Mazarin à Poitiers, alors en Rhénanie. Turenne se voit confier la direction des troupes royales.

  • le 7 septembre 1707 : naissance de Buffon.

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon, naît le 7 septembre 1707 à Montbard. Il est célèbre pour ses travaux en mathématiques, en botanique et en biologie, et pour avoir écrit les 36 volumes de l'« Histoire naturelle, générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roy ». Intendant du jardin du Roi, en 1739, il améliore le Jardin des Plantes de Paris pour en faire un lieu d'étude et de recherche.

  • le 7 septembre 1761 : le Parlement de Paris fixe au 1er avril 1762 la date ultime de fermeture des collèges gérés par les jésuites.

Jean Guiraud dans, Histoire Partiale, Histoire Vraie, (Editions Beau-Chesne-Croit, tome 4 pages 153 et 154) décrit l'acharnement du Parlement de Paris contre la Compagnie de Jésus :

« Et le 1er avril 1762, à l'expiration du délai de six mois qu'il avait donné aux Jésuites, il fit fermer tous ceux de leurs collèges qui étaient dans son ressort — lequel s'étendait sur la moitié du royaume. Poursuivant son exécution jusqu'au bout, il mit sous séquestre les biens des Jésuites, leur défendit à eux-mêmes de vivre en commun dans leurs anciennes maisons, de porter l'habit de leur Ordre, d'entretenir aucune correspondance à l'étranger, c'est-à-dire avec leur général, et leur prescrivit enfin de prêter serment de fidélité au roi et aux quatre articles de 1682, sous peine d'être inhabiles à toute fonction ecclésiastique.

Réuni en assemblée extraordinaire à Paris, le 1er mai 1762, le clergé de France fit un dernier effort pour conjurer les effets de ces mesures. Une adresse lue en son nom au roi par le cardinal de La Roche-Aymon fit le plus grand éloge de la Compagnie de Jésus et demanda son maintien en France ; mais cette démarche n'eut aucun effet. Louis XV, de plus en plus dominé par Mme de Pompadour et par Choiseul, ne s'opposa pas à l'exécution des arrêts du Parlement. Et ainsi, se poursuivit rapidement, en 1762, la suppression de la Compagnie dans le ressort du Parlement de Paris, suppression qui fut finalement prononcée, le 6 avril 1762, par un nouvel arrêt d'une extrême violence. »

Voir la chronique du jour.

  • le 7 septembre 1812 : victoire de Napoléon à la bataille de la Moskova.

Victorieux sur la Moskova, Napoléon entre dans un Moscou vidé de ses habitants et ravagé par des incendies. C'est la principale confrontation de la Campagne de Russie ; les Français battent l'armée commandée par Alexandre Ier de Russie.

Koutouzov a perdu 45 000 soldats russes, tués ou blessés, du côté français, 6 560 hommes ont été tués et plus de 21 000 blessés. En revanche, les Français ramassent peu de prisonniers. Une semaine plus tard, Napoléon entre dans Moscou, vidée d'une grande partie de ses habitants. L'hiver approche, il va anéantir la Grande Armée, privée de ravitaillement et harcelée par les cosaques et les partisans, lors de la retraite ordonnée le 19 octobre.


La bataille de la Moskova du 7 septembre 1812

  • le 7 septembre 1855 : bataille de Malakoff.

Grâce à cette victoire, les alliés font tomber la ville de Sébastopol et s'assurent la victoire de la guerre de Crimée.

  • 7 septembre 1936 : naissance du premier foyer de charité

La première retraite spirituelle à Châteauneuf-de-Galaure se déroule du lundi 7 au dimanche 13 septembre 1936. Elle constitue une étape importante dans la croissance des l'œuvre des Foyers de Charité. Dès le premier jour, l'abbé Finet devient le père spirituel de Marthe. Il accompagnera Marthe Robin jusqu'au bout, dans ce qu'elle vit avec le Christ, et leurs deux vies seront liées profondément.

« Alors là, elle [la Très Sainte Vierge] me dit : «  Ce sera quelque chose de tout nouveau dans l'Eglise ; cela ne se sera encore jamais fait. Ce sera du laïcat consacré, ce ne sera pas un ordre religieux. Les Foyer de charité seront dirigés par un prêtre, le Père, et ils comprendront des laïcs engagés. […] Ces Foyers de charité auront un rayonnement dans le monde entier. Ils seront une réponse du Cœur de Jésus après la défaite matérielle des peuples et les erreurs sataniques. » Elle m'a dit que parmi les erreurs qui allaient sombrer, il y aurait le communisme, le laïcisme, et la Franc-maçonnerie. Elle m'a parlé de ces trois choses là, notamment. Elle m'a dit cela en 1936. Mais elle m'a dit que ce serait après une intervention de la Sainte Vierge. »

Le père Finet rapportant des propos de Marthe Robin, cité par François Marie ALGOUD dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, pages 195 et 196)

  • le 7 septembre 1939 : les troupes françaises pénètrent en Sarre.

Elles avancent sur 8km, occupent une quarantaine de villages désertés et en restent là.


C’est arrivé un 6 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 6 septembre : saints du jour français ou en France.
    • Bx Bertrand de Garrigues : prieur dominicain († 1230)

Bertrand naît à Garrigues (Gard). Il entra dans l'Ordre en 1215 et fut en 1216 le premier prieur du premier couvent dominicain : Saint-Romain de Toulouse.  Saint Dominique l'envoya à Paris en 1217, où il fonda avec le frère Mannès le couvent Saint-Jacques (aujourd'hui rue des Tanneries, dans le XIIIème) au cœur de l'Université qui était alors la première de l'Europe chrétienne. Il fonda plusieurs autres couvents à Montpellier, à Avignon et ailleurs.

De retour à Toulouse en 1219, il fut nommé, en 1221, premier Provincial de Provence. Âme de grande pénitence et de singulière innocence, dans sa profonde humilité il ne cessait de pleurer abondamment sur ses péchés, au point que St Dominique, jugeant ces pleurs excessifs, lui demanda de se contenter de pleurer pour la conversion des pécheurs. Jourdain de Saxe le décrit ainsi: « Compagnon de St Dominique dans les voyages, dans la sainteté et dans la ferveur ». Beaucoup de ses attitudes reflétaient, jusque dans les traits extérieurs, le comportement de son maître Dominique qu'il s'était proposé d'imiter et qu'il avait suivi dans ses voyages. Après la mort de St Dominique, il veilla sur les sœurs de Prouille, ces anciennes cathares converties dont la prière soutenait la prédication des frères.

Il meurt le 18 avril 1230 au cours d'une retraite, qu'il prêchait aux cisterciennes de Bouchet, près d'Orange. Son tombeau y devint un lieu de pèlerinage. Son corps, enlevé par les Frères Prêcheurs d'Orange en 1414, fut vénéré dans leur église jusqu'en 1561, date à laquelle il fut jeté au feu lors des guerres de religion.  Au 18ème siècle, sa statue, placée dans l'église, était encore vénérée par les fidèles qui en avaient fait un saint. Culte approuvé en 1881 par Léon XIII.

  • St Cagnoald : évêque de Laon († 632)

À Laon, vers 632, saint Cagnoald, évêque, qui fut disciple de saint Colomban et son compagnon dans sa retraite près de Bregenz.

  • le 6 septembre : fête du Miracle de l'Archange Michel à Colosses.
  • le 6 septembre 972: décès du pape Jean XIII.
  • le 6 septembre 1352: décès du pape Clément VI.
  • le 6 septembre 1638 : Paris fête la naissance de Louis Dieudonné.

Le Roi Louis XIII fait tirer le canon à Paris, les échevins font allumer des feux de joie, les cloches des églises sonnent, le vin coule dans les fontaines publiques, pour célébrer la naissance du Dauphin Louis Dieudonné. Le Roi Louis XIII fait chanter un Te Deum à Notre-Dame.

  • le 6 septembre 1683 : décès de Jean-Baptiste Colbert, homme politique français.

Initialement en charge des finances du Royaume, Colbert, qui meurt à 64 ans, a exercé peu à peu son influence dans tous les domaines, tout au long des 22 années passées au service du Roi-Soleil. Né en 1619 dans une famille de la bourgeoisie drapière rémoise, il fait des études de droit à l'Université de Paris. D'abord Commissaire aux Armées, à la fin de la Guerre de Trente Ans, Colbert à la mort de Mazarin, est nommé Intendant ce qui lui permet de gagner la confiance de Louis XIV.

En 1661, il dénonce les malversations financières de Fouquet, qui est arrêté à Nantes par d'Artagnan (voir la chronique de la veille). Après la destitution de Fouquet, Louis XIV nomme Colbert Contrôleur Général des Finances du Royaume.

Travailleur infatigable, il a en charge l'administration des Finances, du Commerce, la Marine, de la Surintendance des Bâtiments et des Arts et Manufactures. Il réforme l'administration, développe l'industrie et le commerce (hausse des tarifs douaniers, surveillance des Corporations, institutions quadri centenaires datant de Saint-Louis) ; il crée des manufactures de l'Etat comme Saint-Gobain ou les Gobelins. Il réorganise la justice et la marine et fait notamment construire une flotte de guerre de 276 bâtiments ; il transforme Brest et Cherbourg en de grands ports modernes. Il achète Dunkerque aux Anglais. Il institue des compagnies commerciales : Compagnie des Indes Orientales (Océan indien), Compagnie des Indes Occidentales (Amériques) pour encourager vivement l'implantation de colons en Nouvelle-France (Québec). Il fait bâtir le siège de l'Académie Royale, créée par Richelieu, fonde l'Académie des Sciences, l'Académie Royale de Musique, l'Académie des Belles Lettres, et l'Académie de Peinture et de Sculpture. Enfin, il dirige le financement des travaux du château de Versailles. Il s'éteint le 6 septembre 1683. Jean-Baptiste Colbert repose toujours aujourd'hui en l'Église Saint-Eustache à Paris.

  • le 6 septembre 1787 : naissance d'Émilie de Rodat, religieuse française, fondatrice de la congrégation des Sœurs de la Sainte-Famille.

Elle est béatifiée le 9 juin 1940 et canonisée le 23 avril 1950, décrétée « Sainte » par le pape Pie XII. Elle est fêtée le 19 septembre.

  • le 6 septembre 1802 : naissance d'Alcide Dessalines d'Orbigny, naturaliste, explorateur et paléontologue français.
  • le 6 septembre 1813 : bataille de Dennewitz.

Défaite française près de Berlin.

  • le 6 septembre 1914 : bataille de la Marne.

Joffre, commandant en chef des armées françaises, donne l'ordre de contre-offensive générale. Les Français arrêtent le repli et contiennent l'avancée allemande. Du 6 au 12 septembre 1914, plus d'un million et demi de soldats vont se livrer bataille, dans ce que l'on appelle la première bataille de la Marne, sur plus de 200 kilomètres. Très vite les Français vont parler d'intervention divine, de miracle : le «miracle de la Marne».

Le journal catholique, " Le Courrier de la Manche " du dimanche 14 janvier 1917 publie un article citant des sources allemandes dignes de foi, puisqu' il s'agit d'un prêtre et de deux officiers. La Vierge a barré la route de Paris et 100.000 hommes l'ont vue, mais ils ont ordre de se taire sous peine d'être fusillés. Le récit explicite bien le retournement inespéré de la bataille de la Marne, qui tient du miracle et qui se produit entre le premier vendredi de septembre et l'octave de la Nativité de la Vierge Marie.

«Le 3 janvier 1915 " Un prêtre allemand blessé et fait prisonnier à la bataille de la Marne, est mort dans une ambulance française où se trouvaient des religieuses. Il leur dit : <Comme soldat, je devrais garder le silence, comme prêtre, je crois devoir dire ce que j'ai vu. Pendant la bataille de la Marne, nous étions surpris d'être refoulés, car nous étions légion, comparés aux Français et nous comptions bien arriver à Paris. Mais nous vîmes la Sainte Vierge toute habillée de blanc avec une ceinture bleue, inclinée vers Paris... elle nous tournait le dos et de la main droite, semblait nous repousser... Cela je l'ai vu et un grand nombre des nôtres aussi. Dans les jours où ce prêtre allemand parlait ainsi, deux officiers allemands, prisonniers, comme lui, et blessés, entraient dans une ambulance française de la Croix-Rouge. Une dame infirmière parlant allemand les accompagne. Quand ils entrèrent dans une salle où se trouvait une statue de Notre-Dame de Lourdes, ils se regardèrent et dirent : " Oh ! La Vierge de la Marne ! "

La meilleure preuve d'authenticité du récit qui précède est le suivant, qui se rapporte au même fait : une religieuse qui soigne les blessés à Issy-les-Moulineaux, écrit : "C'était après la bataille de la Marne, parmi les blessés soignés à l'ambulance d'Issy, se trouvait un Allemand très grièvement atteint et jugé perdu. Grâce aux soins qui lui furent prodigués, il vécut encore plus d'un mois, il était catholique et témoignait de grands sentiments de foi. Les infirmiers étaient tous prêtres. Il reçut les secours de la religion et ne savait comment témoigner sa gratitude ; il disait souvent : " Je voudrais faire quelque chose pour vous remercier. " Enfin, le jour où il reçut l'extrême-onction, il dit aux infirmiers : " Vous m'avez soigné avec beaucoup de charité, je veux faire quelque chose pour vous en vous racontant ce qui n'est pas à notre avantage, mais qui vous fera plaisir. Je paierai ainsi un peu de ma dette. «

"Si j'étais sur le front, je serais fusillé, car défense a été faite de raconter, sous peine de mort ce que je vais vous dire : vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris." Nous n'avons pas pu aller plus loin, une Vierge se tenait devant nous, les bras étendus, nous poussant chaque fois que nous avions l'ordre d'avancer. Pendant plusieurs jours nous ne savions pas si c'était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d Arc. Après, nous avons compris que c'était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place. Le 8 septembre, Elle nous repoussa avec tant de force, que tous, comme un seul Homme, nous nous sommes enfuis. Ce que je vous dis, vous l'entendrez sans doute redire plus tard, car nous sommes peut-être 100.000 hommes qui l'avons vu." »

(Tiré du Le courrier de la Manche, du dimanche 14 janvier 1917.)

Voir les chroniques du 5 du 8 et du 12 septembre.

Monument élevé à Barcy en souvenir de l'intervention de la Sainte Vierge face aux Allemands

  • le 6 septembre 1940 : le maréchal Pétain nomme le général Weygand au poste de « Délégué général du gouvernement en Afrique française ».

Le maréchal connait les sentiments anti-allemands et la soif de revanche de Weygand. Le 20 septembre, il confie au professeur Rougier : «J'envoie Weygand en Afrique du Nord, avec tout pouvoir, loin des orages du Conseil des ministres, où il ne peut plus s'entendre avec Laval, et hors des regards des Allemands. Sa mission sera de sauvegarder l'Afrique du Nord et de former une armée capable de la défendre. Un jour cette armée nous servira, mais il est encore beaucoup trop tôt. »


C’est arrivé un 5 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 5 septembre : saints du jour français ou en France.
    • Bx Jean-Joseph Lataste : Prêtre o.p. « Apôtre des Prisons »  Fondateur de la Congrégation des  « Dominicaines de Béthanie » († 1869)

Contrairement à l'usage courant, le jour de la mémoire n'est pas celui de la naissance au ciel (dies natalis : 10 mars) mais celui de sa naissance sur terre, selon la Lettre apostolique du 28 mai 2012 du pape Benoît XVI.

Jean-Joseph (dans le monde : Alcide) Lataste naît à Cadillac sur Garonne (Gironde), le 5 septembre 1832, dernier des 7 enfants de Vital et Jeanne Grassiet. Très jeune, il se sent appelé au sacerdoce. Après beaucoup d'hésitations, et un combat profond, il entre en 1857 dans l'ordre Dominicain. Il est ordonné prêtre à Marseille le 08 février 1863 et assigné au couvent de Bordeaux.

En septembre 1864 il est envoyé prêcher une retraite à 400 femmes, condamnées au silence absolu dans la prison de Cadillac qu'il connait bien, car il était né dans cette bourgade. Comme prédicateur, il franchit le seuil de cet établissement pénitencier avec appréhension. Les détenues travaillent en silence toute la journée.

Pour suivre la retraite, elles rognent sur leur temps de repos, se lèvent à quatre heures du matin et se couchent deux heures plus tard qu'à l'ordinaire. Le Père leur propose une nuit d'adoration : il imagine un tour de présence de deux ou trois détenues se relayant devant le Saint Sacrement. Elles seront 400 à passer la nuit en adoration dans cette chapelle qui devient pour le Père Lataste le lieu d'une révélation déterminante pour lui : « j'ai vu cette prison, objet de tristesse et d'effroi pour les hommes, transformée cette nuit en un lieu de délices, en un séjour de gloire et de bonheur ».

Saisi par la foi de certaines de ses recluses, à la très mauvaise réputation, s'impose à lui le projet de leur offrir une famille religieuse : « Quel que soit votre passé, ne vous considérez plus comme des prisonnières mais comme des âmes vouées à Dieu... ». À leur sortie de prison, après avoir purgé leur peine, Jean-Joseph propose à celles qui le désirent de vivre leur idéal de consécration à Dieu, dans un même couvent que des religieuses vierges, sous le même genre d'habit, celui de saint Dominique, afin que rien ne distingue jamais les unes des autres, qu'elles s'accueillent mutuellement et avec miséricorde comme sœurs sans tenir compte du passé, sans jugement, dans la discrétion : un projet courageux et audacieux pour l'époque.

En 1866, avec la collaboration d'une religieuse de la Présentation de Tours, Sœur Henri-Dominique (1822-1907), il ouvrait la première communauté des « Dominicaines de Béthanie », sous le patronage de sainte Marie-Madeleine.

Le Père Lataste reçoit une maison adaptée à son œuvre à Frasne le Château : c'est ainsi que sa fondation prend racine avant d'étendre ses ramifications en Italie, Suisse, Allemagne, Pays Bas, États-Unis dans la prison de Norfolk, Massachusetts, où une fraternité laïque Notre Dame de Miséricorde est née dans le couloir de la mort de ce pénitencier.

Il tombe malade et meurt le 10 mars 1869. Sur sa tombe il est écrit : « Parvenu à la perfection en peu de temps, il a connu la plénitude des longues vies. »

Jean-Joseph Lataste a été proclamé bienheureux le 03 juin 2012 au Parc des expositions Micropolis de Besançon. La Messe fut présidée par le cardinal Angelo Amato s.d.b., Préfet de la Congrégation pour la cause des Saints et délégué du Pape, assisté de Mgr André Lacrampe, archevêque de Besançon, de Mgr Luigi Ventura, Nonce apostolique et de nombreux évêques. La prédication fut faite par le fr. Bruno Cadoré, o.p., Maître de l'Ordre des Prêcheurs. 

  • St Bertin : abbé de Sithiu († 698)

Au pays de Thérouanne en Flandre, vers 698, saint Bertin, abbé de Sithiu, qui fut déposé en terre dans le monastère qu'il avait fondé avec saint Mammelin et qui prit ensuite son nom.

  • Bx Florent Dumontet : prêtre et martyr († 1794)

Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Florent Dumontet de Cardaillac, prêtre de Castres et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier. Victime de sa charité et de son zèle pour assister ses confrères malades, il mourut, atteint lui-même de maladie.

  • le 5 septembre 1187 : naissance de Louis VIII « le Lion », Roi de France.

Louis VIII de France, dit Louis le Lion, est Roi de France de 1223 à 1226. Il est le fils de Philippe II, dit Philippe Auguste et d'Isabelle de Hainaut. Marié à Blanche de Castille, elle lui donne 13 enfants, dont neuf survivent au-delà d'un an. Parmi eux, se trouve le futur Saint Louis. Il est surnommé «le Lion», car en 1214, pendant que son père affronte à Bouvines les coalisés du nord, Louis acquiert une grande renommée en remportant sur Jean sans Terre, le roi d'Angleterre, une importante victoire à La Roche-aux-Moines, dans le Poitou, voir la chronique du 2 juillet, mais aussi celle du 6 août sur son sacre à Reims. Louis VIII meurt le 8 novembre 1226, à Montpensier, voir la chronique du jour.

  • le 5 septembre  1413 : abolition par les Armagnacs de l'ordonnance «cabochienne»

Voir la chronique du 28 avril sur les exactions des Cabochiens dans Paris.

  • le 5 septembre 1534 : Jacques Cartier rentre de sa première expédition au Canada.

Parti le 20 avril 1534, de Saint Malo Jacques Cartier rentre du Canada après s'être arrêté à Terre-Neuve. Accueilli par des Indiens avec qui il échange des cadeaux, il plante une croix portant l'écusson du Roi de France, le 24 juillet (Voir la chronique du jour). Il n'a pas trouvé le passage nord pour la route des Indes, mais il revient avec deux Indiens que Cartier présente à la cour du Roi François Ier.

  • le 5 septembre 1590 : l'armée du duc de Parme contraint le futur Henri IV à lever le siège devant Paris.

C'est le deuxième échec du futur Roi. Paris se donnera à son Roi de tout cœur, le jour où ce dernier se sera converti. Voir la chronique du 22 mars qui raconte l'entrée triomphale d'Henri IV, après son sacre à Chartre, sa visite à Notre-Dame de Paris et l'apparition de Saint Michel aux côtés du Roi, visible de tous les assistants

  • le 5 septembre 1619: réconciliation entre la reine-mère Marie de Médicis et son fils Louis XIII.

L'entrevue a lieu à Couzières, près de Tours.

  • le 5 septembre 1638 : naissance du Dauphin Louis Dieudonné, futur Louis XIV, à St-Germain-en-Laye, fils de Louis XIII et d'Anne d'Autriche.

Le Roi Louis XIII fait chanter un Te Deum à St-Germain pour célébrer la naissance de son fils, Louis Dieudonné. Car Louis était désiré depuis longtemps. Le mariage en 1615 de Louis XIII avec Anne d'Autriche n'avait en effet toujours pas donné d'héritier au trône de France, 23 ans plus tard, les prières du Roi et de la Reine ont été entendues (voir les chroniques du 3 novembre, pour l'apparition de Notre Dame de Cotignac, du 10 février, pour la triple neuvaine du frère Fiacre, le vœu de Louis XIII et la Consécration de la France à Notre Dame, du 21 février, pour le pèlerinage de remerciement, du 15 août, pour les processions demandées par le Roi Louis XIII chaque 15 août.

A plusieurs reprises le jeune prince échappe miraculeusement à la mort : à cinq ans, il manque de se noyer dans un des bassins du jardin du Palais-Royal. Il est sauvé in extremis. À 10 ans, le 10 novembre 1647, il est atteint de la variole ; les médecins le déclarent perdus, mais le jeune Louis se remet miraculeusement. Le 30 juin 1658, le Roi est victime d'une grave intoxication alimentaire, lors de la prise de Bergues dans le Nord. Le lundi 8 juillet, on lui donne les derniers sacrements et on commence à préparer la succession, mais encore une fois, le Roi guérit miraculeusement. Et il est le chef d'État qui a gouverné le plus longtemps la France : 72 ans. Il décède le 1er septembre 1715.

Voir les chroniques du 7 juin et du 1 septembre.

  • le 5 septembre 1661 : arrestation de Nicolas Fouquet.

Le surintendant des finances de Louis XIV est arrêté à Nantes par d'Artagnan, capitaine des mousquetaires du Roi avant d'être transféré au château de Vincennes, puis à Angers et à Amboise. Il reste incarcéré dans la forteresse de Pignerol jusqu'à sa mort en 1680.

Nommé par Anne d'Autriche et Mazarin en 1653, il a redressé les finances publiques après les troubles de la fronde, mais s'est aussi enrichi prodigieusement. Fouquet mène une vie fastueuse dans le château de Vaux qu'il a fait reconstruire. Sur les conseils de Colbert, son adversaire politique, le Roi fait surveiller de près les finances publiques. Fouquet, grand mécène et bâtisseur, est au mieux avec les milieux de la Finance, grâce à son mariage avec Madeleine de Castille. Il en profite et protège les officiers royaux qui fraudent sur les billets d'épargne émis pour rembourser les dettes du Royaume.

Après trois ans de procès, Fouquet est condamné à la détention à perpétuité à Pignerol, enclave fortifiée française en Piémont. Sa devise était : «Quo non ascendam ?» Jusqu'où ne monterai-je pas ?

Portrait de Fouquet par Édouard Lacretelle

  • le 5 septembre 1670 : Bossuet est nommé précepteur du Grand Dauphin Louis, le fils de Louis XIV.

Le prélat rédige pour son royal élève des grammaires française et latine, un Traité des causes, une Logique, une Morale, un livre d'initiation à la philosophie, De la connaissance de Dieu et de soi-même, une Politique tirée des propres paroles de l'Ecriture sainte. Il donne également une Histoire de France, objective, dénonçant la Saint Barthélemy. D'ailleurs, il compte sur l'histoire pour éduquer le Grand Dauphin dans l'art de "conduire les affaires". Il en tire une synthèse très élaborée intitulée Discours sur l'histoire universelle. Dans sa Politique tirée de l'Ecriture sainte.

  • le 5 septembre 1704 : naissance de Quentin de La Tour.

Maurice Quentin de La Tour naît le 5 septembre 1704 à Saint-Quentin. Peintre pastelliste, il exécute de nombreux portraits des personnalités du XVIIIe siècle : Louis XV, Rousseau, Voltaire, Madame de Pompadour. Surnommé « prince des pastellistes », il fait partie des artistes les plus réputés à la cour du Roi Louis XV. D'un caractère assez particulier, il ne transmet pas ses savoirs faire, qui se perdent en partie près sa mort. Ses tableaux, très prisés avant la révolution sont invendables, après, tellement l'artiste a été engagé aux côtés des philosophes.

Autoportrait au jabot de dentelle (vers 1751)
Amiens, Musée de Picardie

  • le 5 septembre 1725 : mariage de Louis XV et de Marie Leszczyńska.

Louis XV n'a que 12 ans lorsqu'il est sacré Roi de France. Son règne personnel débute en 1725. Le jeune Roi, de santé fragile, doit se marier rapidement pour assurer sa descendance. Les fiançailles avec Marie-Anne-Victoire de Bourbon sont annulées, celle-ci étant trop jeune pour enfanter. Le choix se porte sur la fille du roi détrôné de Pologne, Marie Leszczynska. Leur union est fêtée à Fontainebleau.

Née le 23 juin 1703, Marie Leszczynska est l'aînée de sept ans de Louis XV. Fille unique de Stanislas, élu roi de Pologne en 1704, ayant dû abandonner son trône dès 1709, puis exilé en Turquie, il s'installe finalement en 1719 à Wissembourg, où il maintient un semblant de cour grâce aux subsides du duc de Lorraine et du régent Philippe d'Orléans !

Marie, parée d'un manteau de velours violet semé de fleurs de lys et de pierreries, embellie d'une traîne de près de dix mètres, porte une couronne sertie de diamants. Louis, vêtu d'un habit de brocart et d'un riche manteau, arbore un chapeau à plumes blanches agrémenté d'un imposant diamant. La cérémonie est suivie d'un festin agrémenté de la représentation du "Médecin malgré lui et d'éblouissantes illuminations. Louis XV devient père à 17 ans, en 1727, et le devient neuf autres fois au cours des dix années suivantes.

  • le 5 septembre 1755 : début du Grand Dérangement à Grand-Pré.

La déportation des Acadiens a commencé le 11 aout dans la région de Beaubassin, le 5 septembre est touchée la région de à Grand-Pré et à Pisiguit . En 1755, l'Acadie compte 14 000 habitants. Ils jouissent d'une certaine aisance matérielle, avec en particulier un cheptel considérable, dont 48 000 moutons, 43 000 bêtes à corne, 23 000 porcs et 3 000 chevaux. La plupart des membres du Conseil de la Nouvelle-Écosse récemment arrivés de la Nouvelle-Angleterre convoitent les terres des Acadiens. À l'époque, les marchands bostonnais s'étonnent d'ailleurs que des « étrangers » aient le droit d'avoir de si bonnes terres.

Ce jour commence l'emprisonnement des hommes acadiens et, dans l'église de Grand-Pré, la lecture de l'édit de déportation par John Winslow, commandant militaire d'Annapolis. Il compte expulser 5 000 Acadiens de Grand-Pré, d'Annapolis et de la baie de Fundy. En voici un extrait:

« J'ai reçu de Son Excellence le gouverneur Lawrence, les instructions du roi. C'est par ses ordres que vous êtes assemblés pour entendre la résolution finale de Sa Majesté les maisons, votre bétail et vos troupeaux de toutes sortes sont confisqués au profit de la couronne, avec tous vos autres effets, excepté votre argent et vos mobiliers, et que vous-mêmes vous devez être transportés hors de cette province. Les ordres péremptoires de Sa Majesté sont que tous les habitants de ces districts soient déportés ».

(Tiré de Acadie; Esquisse d'un parcours; Sketches of a Journey. p.52)

Voir les chroniques du 28 juillet, 11 août et 10 septembre.

Réunion dans l'église de Grand-Pré

  • le 5 septembre 1781 : bataille de Cheseapeake, aussi connue sous le nom de bataille des caps de Virginie.

La bataille de la baie de Chesapeake est une bataille cruciale de la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique, qui oppose les flottes française et britannique le 5 septembre 1781. Sous les ordres du commandant François de Grasse, les forces françaises remportent la bataille grâce à la précision de leurs tirs. Par cette victoire, les Français empêchent les Britanniques du Contre-amiral britannique Thomas Graves de venir renforcer Yorktown. Sans approvisionnement, la ville va tomber aux mains des Américains et leur permettre d'acquérir leur indépendance. Elle est la seule défaite majeure de la Royal Navy aux XVIIIe et XIXe siècles.

Par cette victoire, la France peut récupérer certaines de ses colonies perdues en 1763 dont Sainte-Lucie et Tobago.

  • le 5 septembre 1793 : victoire vendéenne de Chantonnay.

Alors que les insurgées Vendéens demandent de plus en plus à « changer de chemise » et répondent moins rapidement aux appels au combat, les républicains installent deux camps fortifiés en plein cœur de la Vendée : aux Roches entre Saint-Vincent-Sterlanges et Chantonnay, et aux Naudières, à l'embranchement des routes de Montaigu et de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. La veille, les généraux Républicains et les Conventionnels en mission ont décidé d'enserrer la Vendée dans un étau constitué par les 120.000 hommes des deux armées des côtes de la Rochelle et des côtes de Brest. Ce sont pourtant les Vendéen qui reprennent l'initiative, le 5 septembre. 18.000 hommes regroupés aux Herbiers, sous les ordres de Stofflet et D'Elbée, attaquent le camp des Roches, commandé par l'adjudant général Marceau.

Les Républicains sont obligés de fuir laissant 3000 des leurs sur le terrain. Les Vendéens ont, quand à eux, perdu 1500 hommes, c'est la victoire vendéenne de Chantonnay. Le même jour Charette échoue dans son attaque du camp des Naudières et ne réussit pas à en déloger les Bleus.

  • le 5 septembre 1798 : la Loi Jourdan rend le service militaire obligatoire pour tous les Français âgés de 20 à 25 ans.
  • le 5 septembre 1800 : l'île de Malte, occupée par les Français, est conquise par les troupes britanniques.
  • le 5 septembre 1816 : dissolution de la Chambre introuvable.

Alors que cette assemblée cherche à réaliser une vraie Restauration, rompant avec les erreurs révolutionnaires philosophiques et remettant Dieu à la source de tout pouvoir, Louis XVIII, le roi non sacré, selon le souhait de la maçonnerie qui avait déjà tenté d'empêcher le sacre de Louis XVI, dissout la « Chambre introuvable », dominée par les royalistes. Cette chambre est entrée en conflit avec le ministère du duc de Richelieu et de Decazes, ministre de l'intérieur, tous deux maçons.

  • le 5 septembre 1838 : décès de Charles Percier, architecte français.

Charles Percier naît à Paris le 22 août 1764. Il est le précurseur, avec son ami Pierre-François-Léonard Fontaine, du style Empire. Dès 1794, ils travaillent ensemble, et ce jusqu'à la fin de leurs carrières respectives. Il réalise notamment l'Arc de Triomphe du Carrousel et le Château de Malmaison. Il reçoit le prix de Rome en 1786 et est élu à l'Académie des beaux-arts en 1811. Il meurt à Paris le 5 septembre 1838 à 72 ans.

  • le 5 septembre 1905 : naissance de Maurice Challe, général français.

Le général Maurice Challe est un des quatre généraux organisateurs du putsch militaire à Alger en 1961. Il meurt le 18 janvier 1979.

  • le 5 septembre 1914 : Charles Péguy, écrivain français, meurt au combat, à Villeroy.

Né le 7 janvier 1873 à Orléans, Péguy est un écrivain français. Il a aussi écrit sous les noms de Pierre Deloire et Pierre Baudouin. Également essayiste et poète, il est un artiste engagé. D'abord socialiste, anticlérical et dreyfusard, il finit par se convertir et devenir militant catholique, conservateur et royaliste. Lieutenant de réserve, il combat dès le début de la Première Guerre mondiale et meurt au début de la bataille de la Marne, le 5 septembre 1914, alors que sa femme est enceinte. Extrait d'Eve, œuvre écrite en 1913 :

« Vous nous voyez debout parmi les nations.

Nous battrons-nous toujours pour la terre charnelle.

Ne déposerons-nous sur la table éternelle

Que des cœurs pleins de guerre et de séditions.

   

Vous nous voyez marcher parmi les nations.

Nous battrons-nous toujours pour quatre coins de terre.

Ne mettrons-nous jamais sur la table de guerre

Que des cœurs pleins de morgue et de rébellions.

    

Heureux ceux qui sont morts pour la terre charnelle,

Mais pourvu que ce fût dans une juste guerre.

Heureux ceux qui sont morts pour quatre coins de terre.

Heureux ceux qui sont morts d'une mort solennelle.

   

Heureux ceux qui sont morts dans les grandes batailles,

Couchés dessus le sol à la face de Dieu.

Heureux ceux qui sont morts sur un dernier haut lieu,

Parmi tout l'appareil des grandes funérailles.

   

Heureux ceux qui sont morts pour des cités charnelles.

Car elles sont le corps de la cité de Dieu.

Heureux ceux qui sont morts pour leur âtre et leur feu,

Et les pauvres honneurs des maisons paternelles.

   

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés

Dans la première argile et la première terre.

Heureux ceux qui sont morts dans une juste guerre.

Heureux les épis murs et les blés moissonnés.

   

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés

Dans la première terre et l'argile plastique.

Heureux ceux qui sont morts dans une guerre antique.

Heureux les vases purs, et les rois couronnés.

   

Heureux ceux qui sont morts, car ils sont retournés

Dans ce premier terreau nourri de leur dépouille,

Dans ce premier caveau, dans la tourbe et la houille.

Heureux les grands vaincus, les rois désabusés.

   

Heureux les grands vainqueurs. Paix aux hommes de guerre.

Qu'ils soient ensevelis dans un dernier silence.

Que Dieu mette avec eux dans la juste balance

Un peu de ce terreau d'ordure et de poussière.

   

Que Dieu mette avec eux dans le juste plateau

Ce qu'ils ont tant aimé, quelques grammes de terre.

Un peu de cette vigne, un peu de ce coteau,

Un peu de ce ravin sauvage et solitaire.

   

Mère voici vos fils qui se sont tant battus.

Qu'ils ne soient pas pesés comme on pèse un esprit.

Qu'ils soient plutôt jugés comme on juge un proscrit

Qui rentre en se cachant par des chemins perdus.

   

Mère voici vos fils et leur immense armée.

Qu'ils ne soient pas jugés sur leur seule misère.

Que Dieu mette avec eux un peu de cette terre

Qui les a tant perdus et qu'ils ont tant aimée. »

   

Charles Péguy, Eve (1913)

  • le 5 septembre 1914 : début de la bataille de la Marne.

La bataille de Marne a lieu du 5 au 12 septembre 1914. À l'été de 1914, les troupes alliées sont en pleine retraite, après leur défaite sur les frontières. Le corps expéditionnaire britannique planifie déjà son repli vers les ports de la Manche, pour un éventuel réembarquement !

Après l'échec du plan Joffre en Lorraine, l'échec de la bataille des frontières, l'invasion et la retraite, l'armée française recule. Les troupes sont en replis ininterrompu. Rien ne semble pouvoir contenir la puissance de l'offensive allemande. Quel facteur pourrait la sauver d'un désastre imminent? Le 2 septembre, on prépare une contre-attaque commune généralisée à hauteur de la Marne. Le 5 septembre, les Alliés engagent le combat.

Les livres d'histoire parlent de « Miracle de la Marne » en décrivant un effort surhumain d'une armée épuisée, une organisation logistique utilisant toutes les ressources disponibles tels que les taxis parisiens, un savoir faire tactique de généraux qui comme Galliéni, Lanrezac, Franchet d'Espèrey, ou Foch ont su discerner une faute de l'ennemi et l'exploiter. C'est incontestable.

Mais cette vision dite « rationnelle » n'a rien d'incompatible avec une intervention divine, qui donne un tout autre sens à l'expression de Barrès de « Miracle de la Marne ». En effet, comme l'a dit Jeanne d'Arc à un autre moment critique de notre histoire : « Les soldats ont combattu et Dieu a donné la victoire ».

Ils sont nombreux, des deux côtés du front, à témoigner de la présence de la Sainte Vierge lors de la bataille de la Marne. Ainsi, madame Tripet-Nizery, infirmière de 1914 à 1916, reçoit un blessé français qui lui aurait avoué :

«Quand nous avons eu l'ordre de repartir en avant, une femme en blanc, devant la tranchée, nous entraînait». Ou encore un officier allemand, fait prisonnier : «Vous avez été étonnés de notre recul si subit quand nous sommes arrivés aux portes de Paris. Nous n'avons pas pu aller plus loin, une Vierge se tenait devant nous (...) Nous ne savions pas si c'était une de vos saintes nationales, Geneviève ou Jeanne d'Arc. Après, nous avons compris que c'était la Sainte Vierge qui nous clouait sur place».

Or c'est, en effet, le premier vendredi de ce mois de septembre, que l'armée allemande se détourne soudain et inexplicablement de la capitale pour aller se faire battre sur les bords de la Marne.

Le pape Saint Pie X l'a en quelque sorte prophétisé, le 10 avril 1910 quand il reçoit les pèlerins français, il leur tient ces paroles souvent rappelées dans le Bulletin du Vœu National :

"Ne perdez jamais confiance dans la Providence mais priez le Sacré-Coeur de Jésus qui garde la France du haut de Montmartre. " Voir les chroniques du 6 du 8 et du 12 septembre.

  • le 5 septembre 1932 : décret supprimant la Haute-Volta.

La colonie de Haute-Volta est démembrée, le territoire est partagé entre la Côte d'Ivoire, le Soudan français, futur Mali, et le Niger.

  • le 5 septembre 1944 : les Anglais détruisent le Havre.

Le mardi 5 Septembre 1944, entre 17h45 et 19h30,  pour des raisons encore inconnues aujourd'hui, l'aviation anglaise détruit le centre du Havre par les bombes, sans causer de tort aux Allemands. 5123 civils sont tués. Le cœur historique de la ville est rasé, les bombardements réduisant en miettes les admirables constructions médiévales en colombages, la cathédrale dont la voûte s'effondre sur les nombreuses personnes qui avaient trouvé refuge à l'intérieur est réduite en cendres. Il est évident que les conditions météorologiques et l'importance des moyens déployés excluent une bavure : 300 bombardiers lourds, 500 Lancasters et 80 000 tonnes de bombes explosives et incendiaires ne peuvent pas avoir été envoyés sans raison. Or seule la population et la ville ont été détruites.

Ce qu'il reste du vieux centre ville !

  • le 5 septembre 1978 : le métropolite de Leningrad et de Minsk, Nicodème, meurt d'une attaque cardiaque en 1978, lors d'une entrevue avec le nouveau pape Jean Paul 1er.

Il lui aurait avoué sa foi catholique avant de mourir.

  • le 5 septembre 1997 : Mère Teresa s'éteint à Calcutta.

Mère Teresa meurt dans son couvent de Calcutta, à l'âge de 87 ans. D'origine albanaise, elle découvre l'Inde à l'âge de 18 ans. Fondatrice de l'ordre des Missionnaires de la Charité en 1950, elle voue sa vie aux déshérités de Calcutta et d'autres villes de l'Inde, où elle crée plus de 50 écoles et 200 centres d'accueil, orphelinats, cliniques mobiles. Elle reçoit le prix Nobel de la paix en 1979.


C’est arrivé un 4 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 4 septembre : saints du jour français ou en France.
    • Ste Rosalie : vierge et ermite († 1160)

Rosalie, du sang royal de Charlemagne, naît à Palerme, en Sicile, d'un chevalier français et d'une parente de Roger, roi de Sicile. La Sainte Vierge lui apparut et lui conseilla de se retirer du monde. Rosalie, à quatorze ans, quitta le palais de son père sans avertir personne, n'emportant qu'un crucifix et des instruments de pénitence. Deux anges la conduisirent sur une montagne voisine de la ville. Dans une grotte inconnue et enveloppée de neige pendant plusieurs mois, Rosalie passa quelques années, partageant son temps entre l'oraison, la prière et la pénitence. Des racines crues faisaient sa nourriture ; l'eau du rocher lui servait de boisson. Souvent elle recevait la visite des anges, et le Sauveur lui-même venait parfois s'entretenir avec elle. On voit encore dans cette grotte une petite fontaine qu'elle creusa pour réunir les eaux qui suintaient à travers les fissures de la roche ; on voit aussi une sorte d'autel grossier et un long morceau de marbre où elle prenait son repas, un siège taillé dans le roc.

Aussitôt après sa disparition, sa famille la fit rechercher dans toute la Sicile. Les anges avertirent Rosalie qu'elle serait bientôt découverte si elle ne changeait de demeure ; elle prit aussitôt son crucifix et le peu d'objets qu'elle avait avec elle et suivit ses guides célestes ; ils la conduisirent sur le mont Pellegrino, où ils lui indiquèrent une grotte obscure et humide qui lui servit de retraite pendant les dix-huit dernières années de sa vie.

  • St Marcel : diacre et martyr († IIIE ou IVE S.)

À Chalon-sur-Saône, au IIIe ou IVe siècle, saint Marcel, martyr.

  • St Calétric : évêque de Chartres († V. 573)

À Chartres, vers 573, saint Calétric, évêque, qui succéda à saint Lubin et se montra d'un esprit bienveillant, prêt à toute bonne œuvre. (4 septembre au martyrologe romain, 8 octobre dans le diocèse de Chartres).

  • St Frézal évêque de Mende et martyr († IX S.)
  • Bx Scipion-Jérôme Brigéat : prêtre et martyr († 1794)

Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Scipion-Jérôme Brigéat de Lambert, prêtre et martyr. Chanoine d'Avranches au moment de la Révolution française, il fut déporté à cause de son sacerdoce, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et succomba d'inanition.

  • le 4 septembre 422 : le pape saint Boniface 1er meurt.

Canonisé, il est fêté le 4 septembre dans l'Église catholique.

  • le 4 septembre 476 : l'abdication de Romulus Augustule, fin de l'Empire romain en Occident.

Le roi Odoacre, chef germain des Hérules, occupe Rome et met fin à l'Empire romain en Occident. Il dépose le dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule, un adolescent, qu'il envoie en exile en Campanie, dans un couvent avec une confortable pension.

Odoacre envoie les insignes impériaux à Byzance, pour que Zénon le reconnaisse comme patrice. Zénon le renvoie à l'empereur légitime d'Occident, Julius Nepos, alors réfugié en Dalmatie. En apparence, depuis Ravenne, puisqu'il a abandonné Rome, Odoacre gouverne au nom du seul empereur, celui d'Orient, dans les faits, l'Empire a cessé d'exister en Occident.

Odoacre entre dans Rome et l'empereur Romulus Augustule capitule :
(image tirée des revues "Altaya - les Chevaliers du Moyen Age")

  • le 4 septembre 1346 : début du Siège de Calais.

Pendant la guerre de Cent Ans, le Roi de France Philippe de Valois et le roi d'Angleterre Edouard III se disputent la couronne de France. Après la défaite de Crécy le 26 août 1346, Edouard III qui ne songea qu'à rentrer en Angleterre, remonte vers le nord et arrive à Calais le 4 septembre 1346. C'est le début du siège de Calais qui dure 11 mois. La ville va rester sous domination britannique durant deux siècles.

  • le 4 septembre 1414 : paix d'Arras entre Armagnacs et Bourguignons.

Cette paix qui n'est qu'une trêve, est signée à Arras entre Jean sans Peur et Louis de Guyenne, au nom de son père, le Roi Charles VI.

Les signes distinctifs (croix de Saint-André pour les Bourguignons et la bande blanche pour les Armagnacs) d'appartenance aux factions rivales sont bannis, de même que les noms de Bourguignons et d'Armagnacs, sur ordre du Dauphin. Les prélats et grands seigneurs de l'armée royale sont tenus de prêter serment de paix.

  • le 4 septembre 1760 : Lally-Tollendal, est assiégé dans Pondichéry.

Sans aide de la métropole, il doit capituler le 15 janvier 1761, après une longue résistance. Embastillé à son retour en France, il est jugé, condamné pour haute trahison et exécuté le 9 mai 1766. Son jugement est révisé en 1778 et il est réhabilité. Voir la chronique du 15 janvier.

  • le 4 septembre 1729 : naissance de Louis-Ferdinand de France, fils aîné de Louis XV.

    Le dauphin Louis (1729-65), par François-Hubert Drouais (Madrid, Musée du Prado)

Louis-Ferdinand de Bourbon, Prince de France et de Navarre (1729-1765) est le fils aîné de Louis XV. Elève brillant, d'une foi et d'une piété exceptionnelles, il est très vite en totale opposition avec la vie dissolue de son père. Il épouse en 1745 l'infante d'Espagne Marie-Thérèse de Bourbon, qui décède l'année suivante. Veuf à 17 ans, sans héritier mâle, il se remarie avec la fille du roi de Pologne, Marie-Josèphe de Saxe. Il est l'ennemi désigné des encyclopédistes, des Huguenots, des jansénistes, des francs maçons, et des parlementaires toujours très gallicans. Beaucoup d'historiens donnent de lui une image d'un prince, chef du parti des Dévots, à l'esprit étriqué soucieux du respect des traditions. Il est un pourtant prince éclairé en phase avec l'esprit de son temps, dont les positions au Conseil du Roi montre le souci de respecter tant la vocation de la France, de Fille aînée de l'Eglise, que la liberté des Français.

Le 20 décembre 1765, le Dauphin Louis Ferdinand meurt de tuberculose à Fontainebleau. Le Marquis de la Franquerie dans La Vierge Marie dans l'histoire de France, (page 201) note que :

«…le Dauphin ayant résisté à toutes les embûches que les Loges lui avaient tendues pour le faire tomber, on peut se demander si la Franc-maçonnerie ne cherchera pas à inoculer au Prince le microbe de la tuberculose dont il mourut… »

Choiseul, véritable premier ministre de l'époque, et l'ennemi personnel du Dauphin est même suspecté de l'avoir empoisonné ; Choiseul ami et protecteur des philosophes, dont il répand les idées en France ; Choiseul dont la vie licencieuse fait l'admiration de son disciple Talleyrand ; Choiseul dont le rôle inique joué dans l'expulsion des Jésuites de France ne peut être oublié.

Trois des fils du Dauphin seront Rois de France : Louis XVI, Louis XVIII et Charles X, avec qui s'arrête la branche des Bourbons. Une fois encore, le souvenir du Testament de Saint Rémi doit être rappelé :

« Que ses jour soient abrégés et qu'un autre reçoive sa royauté! »Voir la chronique du 13 janvier.

  • le 4 septembre 1768 : naissance de François-René de Chateaubriand, écrivain et homme politique français.

François-René de Chateaubriand, naît à Saint-Malo le 4 septembre 1768. Auteur romantique, il reste surtout dans la postérité pour son œuvre posthume les "Mémoires d'outre-tombe", publiées en 1849. Il meurt à Paris le 4 juillet 1848.

  • le 2-3-4 septembre 1792 : 70 des 73 galériens présents sont massacrés au Collège des Bernardins, à Paris, par les sans-culottes les prenant pour des religieux déguisés.
  • le 4 septembre 1793 : arrivée de Kléber et des Mayençais, victoire puis défaite Républicaine de Torfou (le 19 septembre).

Après la victoire Vendéenne de Chantonnay le 4 septembre, l'armée de Mayence détachée de la redoutable armée du Rhin entre dans Nantes pour soutenir l'armée des Côtes de Brest. Kléber, qui vient de capituler à Mayence avec tous les honneurs de la guerre, doit écraser au plus vite grâce à ses 16.000 hommes aguerris et à ses généraux expérimentés les « brigands » Vendéens, selon les ordres donnés par un par décret de la Convention, en date du 1er août précédent.

  • le 4 septembre 1797 : coup d'Etat du Directoire, le 18 Fructidor.

Barras, La Révellière-Lépeaux, Reubell, avec le soutien de l'armée, en les personnes de Hoche et Augereau (envoyé sur Paris à la demande du Directoire par le général Napoléon Bonaparte), réalisent un coup d'Etat contre les modérés, les royalistes du club de Clichy et le Conseil des 500. Barthélemy et onze membres du Conseils des Anciens sont arrêtés et déportés. Sont déclarés passibles de la peine de mort tous ceux qui voudraient rétablir la royauté. Les élections de germinal sont annulées dans 49 départements (177 députés sont invalidés) ainsi que les mesures en faveur des émigrés (160 condamnations à mort). La « démocratie » en République ne fonctionne bien que lorsque le peuple n'a pas voix au chapitre. Aujourd'hui, le système n'a pas changé, mais est moins sanglant ; quand les élections ne donne pas le résultat escompté, on fait revoter jusqu'à obtention du dît résultat. La république finit comme elle a commencé !

Le Directoire, menacé par les élus modérés préparant le retour de la monarchie, est donc sauvé mais pour peu de temps ; deux ans plus tard, Bonaparte, à nouveau appelé, agit pour son propre compte et fonde le Consulat.

  • le 4 septembre 1870 : proclamation de la Troisième République par Gambetta et formation du Gouvernement de la Défense nationale.

Dans la nuit du 3 au 4 septembre 1870, Paris apprend que Napoléon III a été fait prisonnier par les Prussiens à Sedan. Les députés renoncent à confier la régence à l'impératrice Eugénie, confinée au palais des Tuileries. Ils préparent la déchéance de Napoléon. Après une nuit agitée dans la rue comme dans l'assemblée, la foule envahit le Palais Bourbon en début d'après-midi.

Les Frères *** Gambetta et Jules Favre font plébisciter la nomination du Général Trochu comme gouverneur de Paris et forment un gouvernement modéré de Défense nationale. Les ministres sont immédiatement nommés : Gambetta à l'Intérieur, Favre aux Affaires étrangères. La République est proclamée aux Tuileries.

  • le 4 septembre 1872 : rétablissement d'un condominium franco-britannique sur l'Égypte.
  • le 4 septembre 1904 : l'ancien séminariste, le petit père Combes annonce la séparation de l'Eglise et de l'Etat.

« Le 4 septembre, à Auxerre —au cours d'un discours où il annonce sa résolution d'aboutir à la séparation de l'Église et de l'État—, Combes dresse le bilan de son action : il se vante d'avoir fait fermer, depuis 1902, 14 000 établissements d'enseignement tenus par des congrégations, soit plus des quatre cinquièmes.

Le gouvernement, toutefois, est confronté à un phénomène qu'il n'avait pas prévu : la réouverture d'écoles primaires privées, théoriquement laïques, grâce aux religieux sécularisés. Cas extrême, le taux est de 100 % dans le Finistère. Une enquête commandée par le ministère de l'Instruction publique, en 1913, révélera que les sécularisés gèrent 7 000 des 10 000 établissements rouverts, sur un total de 17 000 écoles congréganistes fermées depuis 1901. »

Tiré de Quand les catholiques étaient hors la loi de Jean Sévillia (éditions Perrin page 90)

Voir les chroniques du 28 mars, du 14 juin, du 4 octobre, des 5, 6, 7 et 8 novembre, du 2 décembre.

  • le 4 septembre 1914 : l'armée allemande occupe Reims.
  • le 4 septembre 1944 : arrestation du général Dentz.

Le général Dentz est arrêté par un garçon boucher FFI et incarcéré à Fresnes, puis condamné à mort le 20 avril 1945. Il passe 198 jours enchaîné, fers aux pieds dans l'attente de son exécution, au milieu des condamnés de droit commun. Sa peine étant commuée en détention à perpétuité il y meurt dans des conditions de détention abjectes, le 13 décembre 1945. Il est l'exemple ineffaçable de la haine des « gaulchevistes » contre un officier ayant défendu l'honneur de la France et des populations sous mandat au Moyen-Orient.

Gaullisme et gaulchévisme de Hervé Ronzyé page 107, cité par François Maris Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs, (éditions de Chiré page 219)

  • le 4 septembre 1958 : présentation au peuple français par le général De Gaulle du projet de Constitution de la Ve République, place de la République.
  • le 4 septembre 1981 : assassinat au Liban de l'ambassadeur de France, Louis Delamarre.

C’est arrivé un 3 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 3 septembre : saints du jour français ou en France.
    • St Mansuy : premier évêque de Toul († IV siècle)
    • St Remacle évêque et abbé († entre 671 ET 679)

À Stavelot, entre 671 et 679, saint Remacle, évêque et abbé. D'abord moine à Luxeuil, il fonda, à la demande de saint Éloi, le monastère de Solignac, puis, dans la vaste solitude de la forêt d'Ardenne, un double monastère, à Stavelot et Malmédy.

  • St Ayoul (Aygulf) : abbé et martyr († V. 675)

Dans l'île de Lérins, vers 675, saint Ayoul, abbé, et ses moines, qui auraient subi le martyre lors d'une incursion des Sarrasins.

  • St Chrodegang évêque et martyr († VIIIE.)

A Sées, au VIIIe siècle, saint Chrodegang, évêque et martyr, assassiné à son retour d'un pèlerinage à Rome, sur l'ordre d'un de sa parenté, à qui il avait confié le diocèse en son absence.

  • Bx Jean-Baptiste Bottex et 2 compagnons ; prêtres et martyrs

À Paris, en 1792, la passion de soixante-quinze bienheureux martyrs.

À la prison de la Force : Jean-Baptiste Bottex, de Neuville-sur-Ain, au diocèse de Belley, curé de sa paroisse natale, député aux États-Généraux - Michel-Marie-François de La Gardette, de Billom, au diocèse de Clermont, vicaire à Saint-Gervais, à Paris - François-Hyacinthe Le Livec de Trésurin, de Quimper, ancien jésuite, aumônier des Filles du Calvaire, à Paris.

  • BBx André-Abel Alricy et 71 compagnons, martyrs († 1792)

À Paris, en 1792, la passion de soixante-quinze bienheureux martyrs.

Prêtres : André-Abel Alricy, de Crémieu, au diocèse de Grenoble, attaché à la prison Saint-Médard, à Paris - René-Marie Andrieux, de Rennes, ancien jésuite, supérieur de la Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet à Paris - Pierre-Paul Balzac, de Paris, vicaire à Villejuif, retiré dans la communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet - Jean-François Benoît, dit Vourlat, de Lyon, ancien jésuite, aumônier des Dames de l'Adoration perpétuelle, à Paris - Jean-Charles-Marie Bernard du Cornillet, de Châteaubriant, au diocèse de Nantes, chanoine régulier de Saint-Victor à Paris et bibliothécaire de l'abbaye - Michel-André-Sylvestre Binard, de Laulne, au diocèse de Coutances, professeur au Collège de Navarre, à Paris - Nicolas Bize, de Versailles, directeur du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris - Claude Bochot, de Troyes, supérieur de la Maison Saint-Charles des Pères de la Doctrine chrétienne, à Paris - Jean-François Bonnel de Pradal, d'Ax-les-Thermes, au diocèse de Pamiers, chanoine régulier de Sainte-Geneviève, à Paris - Pierre Bonze, de Paris, curé de Massy - Pierre Briquet, de Vervins, au diocèse de Laon, professeur au Collège de Navarre, à Paris - Pierre Brisse, de Brombos, au diocèse de Beauvais, curé de Boran-sur-Oise, dans le même diocèse - Charles Carnus, de Salles-la-Source, au diocèse de Rodez, professeur au collège de Rodez - Jean-Charles Caron, d'Auchel, au diocèse de Boulogne, prêtre de la Mission, curé de Collégien, au diocèse de Meaux - Bertrand-Antoine de Caupène, de Jégan, au diocèse d'Auch, vicaire à Montmagny - Nicolas Colin, de Grenant, au diocèse de Langres, prêtre de la Mission, curé de Genevrières, au même diocèse - Jacques Dufour, de Troisgots, au diocèse de Coutances, vicaire à Maison-Alfort, au diocèse de Paris - Denis-Claude Duval, de Paris, vicaire à Saint-Étienne du Mont - Jean-Pierre Duval, de Paris, capucin (frère Côme), aumônier de l'hôpital de la Pitié, à Paris - Joseph Falcoz, de Saint-Sorlin d'Arves, au diocèse de Maurienne, chapelain de l'hôpital de la Pitié - Gilbert-Jean Fautrel, de Marcilly, au diocèse de Coutances, aumônier de la Maison des Enfants-trouvés, à Paris - Eustache Félix, de Troyes, procureur de la Maison des Pères de la Doctrine chrétienne à Paris et conseiller provincial - Pierre-Philibert Fougères, de Paris, curé de Saint-Laurent de Nevers, député à l'Assemblée nationale - Louis-Joseph François, de Busigny, au diocèse de Cambrai, prêtre de la Mission, supérieur du séminaire Saint-Firmin - Pierre-Jean Garrigues, de Sauveterre, au diocèse de Rodez, attaché au diocèse de Paris - Nicolas Gaudreau, de Paris, curé de Vert-le-Petit - Étienne-Michel Gillet, de Paris, directeur au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet - Georges-Jérôme Giroust, de Bussy-Saint-Georges, au diocèse de Meaux, vicaire à Gennevilliers, au diocèse de Paris - Joseph-Marie Gros, de Lyon, curé de Saint-Nicolas du Chardonnet, député aux États généraux - Jean-Henri Gruyer, de Dole, au diocèse de Saint-Claude, prêtre de la Mission, vicaire à Saint-Louis de Versailles - Pierre-Marie Guérin du Rocher, de Sainte-Honorine-la-Guillaume, au diocèse de Séez, ancien jésuite, supérieur de la Maison des Nouveaux Convertis, à Paris - François-Robert Guérin du Rocher, frère cadet du précédent, né au Repas, au diocèse de Séez, ancien jésuite, aumônier de l'hospice des Capucins, à Paris - Yves-André Guillon de Kerenrun, de Lézardrieux, au diocèse de Tréguier, proviseur de la Maison de Navarre et vice-chancelier de l'Université de Paris - Julien-François Hédouin, de Coutances, chapelain de la Communauté de la Compassion, à Paris - Pierre-François Hénoque, de Tronchoy, au diocèse d'Amiens, professeur au Collège du Cardinal Lemoine, à Paris - Éloi Herque, dit du Roule, de Lyon, ancien jésuite, aumônier de l'hôpital de la Pitié, à Paris - Pierre-Louis Joret, de Rollot, au diocèse de Beauvais, résidant à Paris - Jean-Jacques de La Lande, de La Forêt-Auvray, au diocèse d'Évreux, curé de Saint-Martin d'Illiers-l'Évêque, au même diocèse, député aux États généraux - Gilles-Louis Lanchon, des Pieux, au diocèse de Coutances, directeur spirituel des religieuses de Port-Royal, à Paris - Louis-Jean Lanier, de Château-Gontier, au diocèse d'Angers, préfet du séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris - Jean-Joseph de Lavèze-Belay, de Gluiras, au diocèse de Viviers, confesseur des malades à l'Hôtel-Dieu de Paris - Michel Leber, de Paris, curé de La Madeleine - Jean-Baptiste Legrand, de Versailles, professeur au Collège de Lisieux, à Paris - Jean-Pierre Le Laisant, de Valognes, au diocèse de Coutances, vicaire à Dugny, au diocèse de Paris - Julien Le Laisant, frère aîné du précédent, de Valognes, vicaire à Videcosville, au diocèse de Coutances - Jean Lemaître, de Beaumais, au diocèse de Bayeux, ordonné prêtre le 17 juin précédent - Jean-Thomas Leroy, d'Épernay, au diocèse de Châlons, grand prieur de l'abbaye de chanoines réguliers de Saint-Jean des Vignes et curé-prieur de La Ferté-Gaucher, au diocèse de Soissons - Martin-François Loublier, d'O, près de Mortrée, au diocèse de Séez, curé de Condé-sur-Sarthe, au même diocèse - Claude-Louis Marmotant de Savigny, de Paris, curé de Compans-la-Ville, au diocèse de Meaux - Claude-Sylvain Mayneaud de Bizefranc, de Digoin, au diocèse d'Autun, prêtre de la Communauté de Saint-Étienne du Mont, à Paris - Henri-Jean Milet, de Paris, vicaire à Saint-Hippolyte - François-Joseph Monnier, de Paris, vicaire à Saint-Séverin - Marie-François Mouffle, de Paris, vicaire à Saint-Merry - Jean-Louis Oviefre, de Paris, directeur de la petite Communauté de Saint-Nicolas du Chardonnet - Jean-Michel Phelippot, de Paris, chapelain du Collège de Navarre, à Paris - Claude Pons, du Puy-en-Velay, chanoine régulier de Sainte-Geneviève de Paris - Pierre-Claude Pottier, du Hâvre, au diocèse de Rouen, eudiste, supérieur du Séminaire Saint-Vivien de Rouen - Jacques-Léonor Rabé, de Sainte-Mère-Église, au diocèse de Coutances, chapelain de l'hospice des Enfants-Assistés, à Paris - Pierre-Robert Régnet, de Cherbourg, au diocèse de Coutances, résidant à Paris - Yves-Jean-Pierre Rey de Kervizic, de Plounez, au diocèse de Saint-Brieuc, vicaire à Saint-Jacques du Haut-Pas, à Paris - Nicolas-Charles Roussel, confesseur des Hermites à Grosbois, au diocèse de Paris - Pierre Saint-James, de Caen, au diocèse de Bayeux, recteur de l'Hôpital général, à Paris - Jacques-Louis Schmid, de Paris, curé de Saint-Jean l'Évangéliste, à Paris - Jean-Antoine Seconds, de Rodez, ancien jésuite, chapelain de l'Hôpital de la Pitié, à Paris - Pierre-Jacques de Turménies, de Gournay-en-Bray, au diocèse de Rouen, grand-maître du Collège de Navarre, à Paris - René-Joseph Urvoy, de Plouisy, au diocèse de Tréguier, maître de conférences au séminaire des Trente-Trois, à Paris - Nicolas-Marie Verron, de Quimperlé, au diocèse de Cornouaille, ancien jésuite, directeur des religieuses de Sainte-Aure, à Paris. 

Diacre : Pierre-Florent Leclercq ou Clerq, de Hautvillers, au diocèse d'Amiens, élève au séminaire Saint-Nicolas du Chardonnet, à Paris.

Laïcs : Sébastien Desbrielles, de Bourges, maître d'hôtel à l'Hôpital de la Pitié, à Paris - Louis-François Rigot, d'Amiens, sous-sacristain à l'Hôpital de la Pitié, à Paris - Jean-Antoine de Villette, de Cateau-Cambrésis, au diocèse de Cambrai, ancien officier, retiré au séminaire Saint-Firmin.

Martyrs de Paris et prêtres pour la plupart, le lendemain du massacre perpétré au couvent des Carmes, sous la Révolution française, ils furent à leur tour mis à mort sans jugement, quelques-uns à la prison de la Force, tous les autres au séminaire Saint-Firmin transformé en prison.

  • le 3 septembre 590 : élection du pape saint Grégoire Ier « le Grand ».

Grégoire Ier, dit le Grand, naît vers 540, et meurt le 12 mars 604 ; il devient le 64e pape en 590 contre son gré. Instruit dans toutes les disciplines, il connaît le grec, le droit et l'art d'administrer etc…

A son élection, Rome est frappée par la peste depuis six mois. Son prédécesseur en est mort.

Sa première décision est de lancer des processions pour demander la fin du fléau. Il définit l'ordre avec lequel doit elle se doit faire : « Le clergé partira de l'église des saints martyrs Côme et Damien, avec les prêtres de la sixième région ; les abbés et les moines partiront de l'église des saints Gervais et Protais avec les prêtres de la quatrième région ; les abbesses et leurs communautés partiront de l'église des saints Pierre et Marcellin avec les prêtres de la première région ; les enfants réunis dans l'église des saints Jean et Paul en sortiront avec les prêtres de la deuxième région ; les laïques assemblés dans l'église de saint Etienne, premier martyr, en sortiront avec les prêtres de la septième région ; les veuves partiront de l'église de sainte Euphémie avec les prêtres de la cinquième région ; enfin les femmes mariées partiront de l'église de saint Clément avec les prêtres de la troisième région. […] pendant trois jours, à partir de neuf heures, de chacune de ces églises nous sortirons en récitant des prières et en versant des larmes : nous nous rejoindrons tous à la basilique de la Sainte Vierge Marie, et nous continuerons là nos prières et nos supplications. »

Le premier jour, 80 personnes meurent pendant la procession. Grégoire fait vénérer l'image de la Mère de Dieu, attribuée à saint Luc, puis, les jours suivants, arrivés à hauteur du mausolée d'Hadrien, tous perçoivent les accents d'un chœur angélique qui chante : Réjouissez-vous, Reine du ciel, Alléluia ! ;

Ce à quoi Grégoire répond : Car celui qu'il vous fut donné de porter est ressuscité comme il l'avait dit, Alléluia ! Puis il s'écrie, imité par la foule : Priez pour nous, sainte Mère de Dieu, Alléluia !

L'archange saint Michel apparaît alors au sommet de l'édifice et remet son épée au fourreau ; la peste cesse et l'Eglise s'est enrichie d'une hymne à la Sainte Vierge, le Regina cæli, qu'elle chante toujours au temps de Pâques. Depuis, le mausolée d'Hadrien est appelé le château Saint-Ange. Docteur de l'Église, il est aussi considéré comme l'un des quatre Pères de l'Église d'Occident, avec saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme. Son influence durant le Moyen Âge est considérable. C'est en son honneur que le « chant grégorien » est appelé ainsi deux siècles après sa mort, sans que l'on sache avec certitude son rôle dans l'évolution et la diffusion du chant liturgique.

Depuis le concile Vatican II, l'Église catholique le célèbre le 3 septembre (auparavant le 12 mars). Voir la chronique du 12 mars.

  • le 3 septembre 1389 : voyage de Charles VI en Languedoc.

Le Roi Charles VI quitte Paris pour un voyage en Languedoc, qui dure jusqu'en février 1390. Il se rend à Nevers, Lyon, puis rencontre le pape à Avignon. Il visite Montpellier, Béziers, Toulouse, Foix où le reçoit Gaston Phébus : Certains historiens parlent d'un départ le 2 septembre, d'autre «aux environs de la Saint Michel ».

  • le 3 septembre 1603 : le Roi Henri IV autorise les Jésuites à rentrer en France.

Pour bien comprendre cette période, et saisir combien le Parlement était noyauté par les huguenots, il est recommandé de lire le tome 4 de Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, en particulier le chapitre III (pages 54 à 85). Le 27 décembre 1594, de retour d'un voyage en Picardie, le Roi Henri IV rentre au Louvre lorsqu'un jeune homme de 19 ans, nommé Jean Châtel, qui le servait depuis quelque temps, lui porte un coup de couteau qui ayant été détourné, le blesse aux lèvres.

Chatel avait été élève des Jésuites au collège de Clermont. On fait courir le bruit qu'il est leur 'instrument. Les pères Guéret, ancien professeur de Châtel, et. Guignard, chez qui on a trouvé des manuscrits et des livres sur la question du tyrannicide, sont impliqués dans le procès de façon inique. Si le premier est remis en liberté, après avoir été cruellement torturé ; le second est condamné à mort et brûlé le 10 janvier 1595. Mais le Parlement, prononce, toujours en janvier, un arrêt ordonnant la confiscation des biens, la dispersion et l'exil des membres de la Compagnie de Jésus.

C'est cet arrêt, que le Roi annule le 3 septembre 1603, quand les malversations judiciaires éclatent au grand jour. Le Roi Henri IV signe à Rouen l'édit de rappel des Jésuites ; ils sont à nouveau autorisés en France et récupèrent leurs 13 établissements d'enseignement. Le Roi leur confie la même année son château de la Flèche, qui devient Collège Royal. Il va même plus loin puisqu'il prend le père Coton comme confesseur; lequel devient à la mort du Roi le confesseur de Louis XIII.

Il faut noter avec Jean Guiraud qu'aujourd'hui : « on continue à enseigner que Châtel ne fut que l'instrument des Jésuites et on répète les diatribes d'Arnauld et de tous ceux qui mirent sur pied, contre les Jésuites, ce formidable procès plus odieux encore que ceux de Calas, de Sirven et de Labarre. » (Histoire partiale-Histoire vraie de Jean Guiraud, tome 4 de chapitre, page 74).

  • le 3 septembre 1643 : bataille de Carthagène.

La flotte française confirme sa suprématie en Méditerranée occidentale, en remportant sous les ordres de Maillé-Brézé, la bataille de Carthagène. Chaque bataille navale est une victoire française.

  • le 3 septembre 1759 : le pape Clément XIII condamne l'Encyclopédie de Diderot.

L'encyclopédie, œuvre monumentale, n'est pas qu'un simple dictionnaire recensant les connaissances humaines. Son but, à peine caché, est de détruire les fondements chrétiens de la société, de jeter les bases d'une société sans Dieu. Diderot commence par récuser que le pouvoir tient sa source en Dieu pour affirmer qu'il vient de la masse populaire. Il rejette donc l'idée de monarchie de droit divin (expression qui signifie : qui tire son pouvoir de Dieu). L'Eglise y est fortement combattue. Le pape menace d'excommunication tous les catholiques qui posséderaient des exemplaires de "L'Encyclopédie".

L'impression et la diffusion des deux premiers volumes ont déjà été suspendues en 1752, cette fois-ci, l'ouvrage est interdit. Il est tout de même secrètement poursuivi par Diderot.

  • le 3 septembre 1783 : Traité de Versailles, indépendance des 13 colonies.

Le traité de Versailles, signé par la France, la Grande-Bretagne et l'Espagne le 3 septembre 1783, avec le traité de Paris signé la même année, marquent la fin de la guerre d'indépendance des Etats-Unis d'Amérique. Battue, la Grande-Bretagne doit rendre une partie des possessions acquises en 1763. L'Espagne récupère la Floride et Minorque, mais pas Gibraltar, tandis que la France récupère ses comptoirs en Inde, la Martinique, Saint-Pierre-et-Miquelon, la Guadeloupe et le Sénégal.

  • le 03 septembre 1792 : discours d'un certain Philip au club des Jacobins :

« Le lundi soir, à 10 heures, un homme, nommé Philip, demeurant dans 1 rue du Temple, vint au club des jacobins dont il était membre. Il portait sous le bras une grande cassette. Il monte à la tribune, fait un long discours sur le patriotisme, et conclut, que tout citoyen qui préfère les liens du sang à ceux du patriotisme, doit être regardé comme un aristocrate ; et que tout bon jacobin doit se défaire de ses amis et de ses proches parents, s'ils ne pensent pas en patriotes. A ces mots ouvrant la cassette, il en tire la tête de son père et celle de sa mère qu'il avait coupées, dit-il, parce qu'il n'avait jamais pu les persuader d'entendre la messe d'un prêtre constitutionnel. De longs et bruyants applaudissements s'élèvent de toutes parts, et il fut décidé que les deux têtes seraient enterrées dans la salle même, sous les bustes de Brutus et d'Ankerstrom, l'assassin de Gustave. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et de mœurs note, page 75 et tiré de Martyrs et bourreaux de 1793, de l'Abbé Alphonse Cordier Editions La source d'or, tome 1, page 247

  • le 03 septembre 1792 : au Temple, on oblige Marie-Antoinette à voir la tête, au bout d'une pique, de son amie la princesse de Lamballe.

Cette princesse, amie de la Reine, qui lui expliquait que la Maçonnerie dont elle faisait partie était un moyen merveilleux d'aider son prochain…

Ces tentatives de séduction ayant échouées, la Maçonnerie va lancer l'affaire du collier ; voir Marie Antoinette et le complot maçonnique de Louis Dasté aux éditions La Renaissance française.

  • le 3 septembre 1914 : élection du pape Benoît XV.

Le cardinal Giacomo Della Chiesa est élu pape au bout de dix scrutins. Il prend le nom de Benoît XV.

Le jour de son élection, il proclame la neutralité du St-Siège dans "L'Osservatore Romano". Benoît XV dénonce également le « mal funeste » qu'il considère comme « la véritable cause de la terrible guerre présente » : la société laïque et libérale issue, en France, de la Révolution française, et en Italie, du Risorgimento, en clair la franc-maçonnerie.

Benoît XV promeut une piété populaire : il étend à l'Église universelle la fête de la Sainte Famille et développe la dévotion au Sacré Cœur, à la Vierge des Douleurs, à Notre Dame de Lorette, ou encore au Très Précieux Sang. Il canonise Jeanne d'Arc et proclame bienheureuse Louise de Marillac en 1920 ou encore les 22 martyrs de l'Ouganda. Il meurt le 22 janvier 1922 ; voir la chronique du jour.

  • le 3 septembre 1914 : le gouvernement d'Union sacrée se replie sur Bordeaux, en raison de l'offensive allemande près de Paris.
  • le 3 septembre 1939 : la France et le Royaume-Uni déclarent la guerre à l'Allemagne.

Suite à l'invasion de la Pologne, le 1er septembre, par les troupes allemandes, la Grande-Bretagne déclare la guerre à l'Allemagne à 12 heures. La France fait de même à 15 heures. La Seconde Guerre mondiale commence.

  • le 3 septembre 1939 : début de la drôle de guerre.

Le 3 septembre 1939, quelques jours après la déclaration de guerre de la France et du Royaume-Uni à l'Allemagne, débute la "drôle de guerre". Le terme vient du journaliste Roland Dorgelès qui décrit l'ennui des soldats, sur la ligne Maginot. Cette "drôle de guerre" dure jusqu'en mai 1940, interrompue par l'offensive allemande sur les Pays-Bas et la Belgique.

  • le 3 septembre 1940 : l'Etat français met officiellement fin à la politique anticléricale de la république.

Les lois interdisant l'enseignement aux congrégations religieuses sont abrogées.

  • le 3 septembre 1965 : Paul VI publie l'Encyclique "Mysterium Fidei" sur l'Eucharistie.

L'encyclique est consultable entièrement ici :

http://www.vatican.va/holy_father/paul_vi/encyclicals/documents/hf_p-vi_enc_03091965_mysterium_fr.html

  • le 3 septembre 2000 : les Papes Pie IX et Jean XXIII sont béatifiés.

Jean-Paul II béatifie simultanément deux de ses prédécesseurs, le pape Pie IX et le pape Jean XXIII.


L'opéra Dialogues des carmélites de Francis Poulenc à l'affiche

97d79f5e929f1582e62dcb306c4d20efLe cinéma multiplexe Pathé de Conflans fait beaucoup de cinéma … mais pas seulement ! Depuis quelques années, il propose des cycles d’opéras retransmis en direct du Metropolitan Opera de New-York avec une qualité de projection, une acoustique et un confort (c’est important) parfaits.

Dans le cadre de la prochaine saison, c’est l’opéra Dialogues des carmélites de Francis Poulenc qui sera ainsi simultanément à l’affiche à New-York et à Conflans (et dans bien d’autres salles de la planète) le samedi 11 mai 2019 à 18h, heure locale (Dialogues des Carmélites au Pathé-Conflans). Chanté en français, cet opéra sera de plus sous-titré en français, ce qui en facilitera la compréhension. 

Ces dialogues sont fondés sur un fait historique survenu pendant la Terreur et dont le détail nous est connu par le récit d’une des rares rescapées de cet épisode tragique. Seize religieuses cloîtrées d’un couvent de Compiègne furent condamnées à mort en juillet 1794 par le Tribunal révolutionnaire pour motif de « fanatisme et de sédition ». Arrêtées, elles avaient, deux ans auparavant, fait le vœu de donner leur vie pour « apaiser la colère de Dieu et [pour] que cette divine paix que son cher Fils était venu apporter au monde fût rendue à l'Église et à l'État ». Leur mort paisible sur l'échafaud impressionna les foules. Elles ont été béatifiées en 1906.

En 1948, le grand écrivain catholique Georges Bernanos imagina des dialogues pour un film relatant cette histoire. Mais en raison de sa mort survenue peu de temps après, le film ne sera réalisé qu’en 1960 sous le titre Dialogues des carmélites. Mais avant, le compositeur français Francis Poulenc avait adapté lui-même le texte de Bernanos pour un opéra qui fut créé à la Scala de Milan en 1957 et qui sera donc retransmis de New-York, à Conflans, le 11 mai 2019.

L'action débute en avril 1789. Blanche de la Force, une jeune aristocrate parisienne, annonce à son père son intention d'entrer au Carmel de Compiègne. Devenue novice, Blanche va vivre les derniers jours de la congrégation mise à mal par la Révolution française. La troupe envahit le couvent, mais Blanche réussit à s'échapper. Les ordres religieux sont dissous et les religieuses condamnées à mort. Elles montent à l'échafaud en chantant le Salve Regina. Après bien des hésitations et des doutes, Blanche les rejoint.

Toutes ces personnes se retrouvent prises dans un tourbillon qui va les transformer, bien malgré elles. Le catalyseur : la Révolution. L'opéra peut être lu comme un hymne à la Contre-Révolution. Mais il constitue aussi une évocation profonde et bouleversante du martyre. Ce sont deux conceptions du monde qui s'opposent, mais c’est aussi et surtout un drame personnel vécu par Blanche. Son choix d'entrer au Carmel n'était pas dicté par une foi inébranlable. Si elle choisit au dernier moment de rejoindre ses compagnes, elle a longtemps hésité, assaillie par un doute quasi-récurrent sur sa foi, et, principalement, sur son devenir terrestre. Qui n'a jamais été saisi par cette peur, cette terreur qui sommeille au plus profond de l'être ? Qui suis-je réellement ? C'est aussi, peut-être surtout, une méditation sur la bonne mort et sur la Grâce. La première prieure, Mme de Croissy, meurt dans la peur, après une vie exemplaire. Sœur Constance juge qu'elle s'est « trompée de mort ». Et c'est finalement Blanche, apeurée, qui accepte la mort.

L'opéra est découpé en trois actes et douze tableaux, liés par des intermèdes orchestraux. La ligne de chant est très nette, très pure. Poulenc ne cherche pas à impressionner l'auditeur par des artifices ou des nouveautés sonores. Le tableau final est impressionnant, les voix des sœurs s'interrompant l'une après l'autre au fur et à mesure que la guillotine fait son œuvre.

Pour cette représentation lyrique chrétienne d’exception, la direction du cinéma Pathé propose aux amis d’Entre Seine et Oise un tarif préférentiel particulièrement intéressant de 20 euros au lieu de 35 au tarif normal. Vous pourrez profiter de cette offre en réservant vos places aux guichets du Pathé et en donnant le code promo : HAPPYCINE. Si vous ne pouvez pas vous rendre à New-York, venez à Conflans ! Mais une séance à l’opéra n’est pas une séance de cinéma : elle se prépare longtemps à l’avance, ne serait-ce que pour pouvoir choisir les meilleures places.


29 septembre à Briant : conférence sur « L’Impératrice Zita : un combat pour la foi » ?

Samedi 29 septembre 2018 à 20h30, salle communale de Briant, conférence de l’abbé Cyrille Debris sur « L’Impératrice Zita : un combat pour la foi » ? 

Debris« L’impératrice Zita était marquée par les vertus pratiquées au degré héroïque, dont la vertu de force mais aussi de foi. Elle relut sa vie mouvementée à la lumière de cette phrase de la sainte Écriture : « Nous ne luttons pas contre des hommes, mais contre les forces invisibles, les puissances des ténèbres qui dominent le monde, les esprits du mal qui sont au-dessus de nous » (Eph6, 12).

En effet, c’était le moyen qu’elle trouva pour comprendre que la suite du Christ a un prix qu’elle paya chèrement, celui de la fidélité à la foi, à la légitimité dynastique, à ses principes dont elle ne dévia jamais, malgré l’abaissement, un si long veuvage, l’exil, la critique. Sa mission était aussi de devenir apôtre du Cœur Immaculé de Marie qui triomphera à la fin des temps »...

Monsieur l’abbé signera également son livre :  « De choses et d’autres, le surnaturel dans la vie de l’Impératrice Zita » (Ed. Presses de la Délivrance)


C’est arrivé un 1 er septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 1er septembre : saints du jour français ou en France.
    • Saint Gilles ou Égide : Ermite (640-720)

Gilles était d'Athènes. Son éducation fut brillante, comme elle devait être pour un jeune homme de race royale. On lui a attribué de remarquables ouvrages de médecine et de poésie ; mais sa science était surtout celle des saints.

Un jour qu'il se rendait à l'église, il rencontre un pauvre mendiant malade et presque nu, qui lui demande l'aumône.

Ému de compassion, Gilles se dépouille de sa riche tunique et la lui donne : à peine le malheureux en est-il revêtu, qu'il se trouve en parfaite santé. Le jeune homme comprit, à ce miracle, combien l'aumône est agréable à Dieu. Peu de temps après, à la mort de ses parents, il distribua tous ses biens aux pauvres et se voua lui-même à la pauvreté, à la souffrance et à l'humilité. Mais Jésus-Christ ne se laissa pas vaincre en générosité, et les miracles se multiplièrent tellement sous les pas du saint jeune homme, qu'il en fut effrayé lui-même et se résolut à quitter son pays et à faire voile pour l'Occident. Pendant la traversée, il calma par ses prières une effroyable tempête et débarqua bientôt à Marseille, où il guérit la fille de son hôtesse.

Mais il lui fallait la solitude ; il la trouva dans une grotte sauvage, où, dégagé de toute préoccupation terrestre, il ne vécut que pour Dieu. Ses jours, ses nuits presque entières s'écoulaient dans une prière continuelle, dans l'adoration et la contemplation. Il jeûnait tous les jours ; le lait d'une biche de la forêt, que Dieu lui envoyait, suffisait à son entretien.

Depuis trois ans, Gilles habitait ce lieu solitaire, quand un jour Wamba, roi des Visigoths d'Espagne, vint chasser jusque dans les forêts voisines avec une suite nombreuse. La biche qui nourrissait le saint ermite, poursuivie par les chiens allait succomber ; enfin, exténuée de fatigue, elle vint se jeter aux pieds de son maître. Gilles, ému jusqu'aux larmes, pria le Seigneur de protéger la vie de l'innocent animal. Une flèche, lancée par un chasseur, vint frapper la main de l'homme de Dieu et lui fit une blessure qui ne devait jamais guérir. La biche était sauvée, car le roi, plein d'admiration pour cet homme qui lui apparaissait avec l'auréole de la sainteté sur le front, donna ordre de cesser la poursuite. Il fit même, à la demande de Gilles, bâtir là un monastère. Après avoir dirigé quelques temps ce monastère, Gilles chercha de nouveau la solitude, et revint enfin terminer ses jours parmi ses chers religieux.

Au pays de Nîmes dans la province de Narbonne, au VIe ou VIIe siècle, saint Gilles, dont le nom a été donné à la ville qui s'est formée ensuite dans la vallée flavienne, où lui-même aurait érigé un monastère et terminé sa vie.

  • St Sixte : premier évêque de Reims († IIIE S.)

À Reims, au IIIe siècle, saint Sixte, qui est regardé comme le premier évêque de la cité.

  • St Vincent : évêque à Da et martyr († V. IV S)

À Dax, vers le IVe siècle, saint Vincent, célébré comme évêque et martyr.

  • St Victeur : Évêque au Mans († V. 490)

Au Mans, vers 490, saint Victeur, évêque, dont saint Grégoire de Tours rapporte les miracles.

  • Saint Loup Évêque de Sens († 623)

Moine de Lérins, saint Loup devint évêque de Sens en 609. Calomnié, il fut chassé de son siège sous le roi Clotaire. Rappelé par ses diocésains, il se vit entièrement réhabilité.

 

  • le 1er septembre 827 : élection du pape Valentin.
  • le 1er septembre 1181 : élection du pape Lucius III.
  • le 1er septembre 1159 : décès du pape Adrien IV.
  • le 1er septembre 1271 : élection du pape Grégoire X.
  • le 1er septembre 1544 : la Compagnie de Jésus s'installe à Rome.

A Rome, Saint Ignace et ses compagnons prennent possession de la maison de Notre-Dame de la Route, qui devient la première Maison professe de la Compagnie de Jésus. Ils l'ont construite à côté une maison achetée le 15 août 1540. Le pape Paul III leur a confié la Chapelle de Notre-Dame de la Route, après avoir approuvé leur Constitution le 27 septembre 1540. De nos jours, ces lieux habités par saint Ignace se visitent toujours. C'est d'ailleurs là qu'il a écrit les Constitutions de la Compagnie. Travail qu'il n'a pas pu finir avant sa mort dans cette maison le 31 juillet 1556.

  • le 1er septembre 1557 : Jacques Cartier meurt à St-Malo.

L'explorateur français Jacques Cartier, découvreur du Canada, s'éteint dans sa ville natale de Saint-Malo. Né en 1491, il est l'auteur de cartes de navigation qui permettent d'aller au Canada, pays qu'il a découvert et baptisé. Successeur de l'explorateur florentin Jean de Verrazane, Jacques Cartier y mène trois expéditions. Il succombe de la peste qui ravage Saint-Malo cette année-là. Voir les chroniques du 20 avril et du 10 mai.

  • le 1er septembre 1715 : mort du Roi de France Louis XIV, le « Roi-Soleil ».

Après soixante-douze ans de règne et à soixante-dix-sept ans, Louis XIV meurt au château de Versailles. Son corps est exposé pendant neuf jours, puis transporté solennellement à la basilique Saint Denis. Son arrière petit-fils, âgé de cinq ans lui succède sous le nom de Louis XV.

L'agonie du Roi Soleil commence dès le 10 août, lorsqu'il revient de sa dernière chasse au cerf en forêt de Marly. Il ressent une douleur à la jambe, le Roi consulte son médecin Fagon prend pour une sciatique ce qui est une gangrène sénile.

A partir du 25 août, jour de la Saint Louis, le Souverain doit rester alité, il déclare aux membres de la Cour : « Pourquoi pleurez-vous ? M'avez-vous cru immortel ? »

Puis, se tournant vers son arrière petit-fils, le Dauphin de France et futur Louis XV et seul héritier vivant de la Couronne des Bourbon, il lui déclare :

« Mignon, vous allez être un grand roi, mais tout votre bonheur dépendra d'être soumis à Dieu et du soin que vous aurez à soulager vos peuples. Il faut pour cela que vous évitiez autant que possible de faire la guerre : c'est la ruine des peuples. Ne suivez pas le mauvais exemple que je vous ai donné sur cela : j'ai souvent entrepris la guerre trop légèrement et l'ai soutenue par vanité. Ne m'imitez pas, et soyez un prince pacifique, et que votre principale préoccupation soit de soulager vos sujets. »

Le 1er septembre 1715, au Château de Versailles, après s'être confessé, Louis XIV s'éteint à 8h00. Le siècle de Louis XIV a d'abord été le siècle de Marie. Il découle directement de la consécration de la France à la Sainte Vierge faite par son père Louis XIII. Cette consécration a fait de la France le Royaume de Marie. Si le pays a atteint son apogée avec une prospérité économique remarquable, fondée sur une production, dont la qualité, le goût et l'élégance sont partout reconnus ; avec un rayonnement des Beaux arts, de la littérature, de l'histoire, de la philosophie et de l'art oratoire ; avec un développement scientifique incroyable ; et surtout avec un renouveau de la foi catholique, qui voit éclore une quantité incroyable de nouvelles congrégations, qui entreprennent la ré-évangélisation du pays, c'est d'abord parce qu'un homme a su insuffler au pays sa propre grandeur et sa propre noblesse de cœur. Et cet homme est le don de Marie à la France, Louis Dieudonné, le Roi Soleil.

Voir les chroniques du 7 juin et du 5 septembre.

Cénotaphe de Louis XIV dans la basilique des Rois de France de Saint-Denis.

  • le 1er septembre 1747 : seconde intervention française en Corse.

En 1737, par la Convention de Versailles, Louis XV s'engage à intervenir en Corse si la République de Gênes en fait la demande. Le Saint-Empire et le royaume de France sont des alliés de longue pour lutter contre les flottes ottomanes en Méditerranée et la piraterie barbaresque. Moins de dix après la première intervention française en Corse, le colonel de Choiseul-Beaupré débarque avec son armée à Bastia afin de reprendre la ville à la coalition anglo-austro-sarde, qui l'occupe depuis 1745. C'est un succès, et Gênes récupère le contrôle de l'Ile.

  • le 1er septembre 1784 : décès Jean-François Séguier, botaniste français.

Jean-François Séguier est un botaniste et épigraphiste français. Il naît et meurt d'une attaque d'apoplexie à Nîmes respectivement le 25 novembre 1703 et le 1er septembre 1784.

  • le 1er septembre 1870 : défaite de l'armée française à Sedan.

La France, pays majeur en Europe, dont l'empereur était incontournable sur le plan diplomatique, est écrasée par la petite Prusse alliée aux états allemands coalisés. La défaite est humiliante pour les Français qui capitulent devant les Prussiens et Napoléon III est capturé le 2 septembre. Le 4 septembre, une révolution d'une journée met à bas le Second Empire et proclame la IIIe République. Les Prussiens atteignent Paris et l'occupent dès le 18 septembre. Le IIème Reich est proclamé à Versailles (cf. la chronique du 18 janvier). La France perd l'Alsace-Lorraine.

  • le 1er septembre 1966 : discours anti américain de De Gaulle à Phnom-Penh.

De Gaulle, en visite à Phnom-Penh, prononce un discours critique sur la politique américaine dans le monde et particulièrement au Vietnam, il en profite pour demander le retrait des troupes américaines et la neutralisation de la péninsule.

  • le 1er septembre 1970 : décès de François Mauriac, écrivain français.

Voir la chronique du 11 octobre

  • le 1er septembre 1974 : carte à puce.

C'est l'arrivée sur le marché des premières «cartes à puces» inventées par le Français Roland Moreno, qui en a déposé le brevet le 25 mars 1974.


Homosexualisme : quand le pape Saint Pie V demandait que tout clerc coupable soit dégradé

Le 30 août 1568, le pape Saint Pie V publiait la bulle Horrendum illud scelus (via). 450 ans plus tard, elle n'a pas tout à fait perdu de son actualité... :

Index"Ce crime horrible, par lequel des villes corrompues et obscènes ont été détruites par le feu à travers la condamnation divine, nous cause le plus grand chagrin et nous choque, nous poussant à réprimer un tel crime avec le plus grand zèle possible.

Très opportunément, le cinquième Conseil du Latran (1512-1517) a publié ce décret: «Que tout membre du clergé pris dans ce vice contre la nature, étant donné que la colère de Dieu tombe sur les fils de la perfidie, soit retiré de l'ordre clérical ou forcé faire pénitence dans un monastère » (chap. 4, X, V, 31).

Pour que la contagion d'une infraction aussi grave ne puisse progresser avec plus d'audace en profitant de l'impunité, qui est la plus grande incitation au péché, et pour punir plus sévèrement les religieux qui commettent ce crime néfaste et qui ne sont pas effrayés par la mort de leurs âmes, nous déterminons qu’ils doivent être livrés à la sévérité de l’autorité séculière, qui applique le droit civil. Par conséquent, souhaitant poursuivre ce crime avec plus de rigueur que nous n’en avons exercé depuis le début de notre pontificat, nous établissons que tout prêtre ou membre du clergé, séculier ou régulier, qui commet un crime aussi exécrable par la force du présent que la loi soit privée de tout privilège clérical, de tout poste, de toute dignité et de tout bénéfice ecclésiastique, et qu’il soit dégradé par un juge ecclésiastique, et immédiatement livré à l’autorité laïque pour être condamné à mort, comme le prévoient les lois qui établissent les punitions appropriées pour les laïcs qui ont sombré dans cet abîme."


C’est arrivé un 29 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 29 août : saints du jour français ou en France.
    • St Adelphe : Xème évêque de Metz († VE S.)
    • St Victor : solitaire au pays nantais († VI OU VII S.)

Au pays nantais, saint Victor, solitaire, qui vécut en reclus au VIe ou VIIe siècle, dans un petit oratoire construit pour lui à Campbon.

  • St Merry (Médéric) prêtre et abbé à Autun († V. 700)

À Paris, vers 700, saint Merry (Médéric), prêtre et abbé d'un monastère à Autun. Devenu vieux, il quitta sa charge et finit sa vie dans un ermitage près de Paris.

  • Bx Louis-Wulphy Huppy prêtre et martyr († 1794)

Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Louis-Wulphy Huppy, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut déporté sur un bateau négrier dans des conditions inhumaines et mourut de la contagion répandue à bord, à l'âge de vingt-huit ans.

  • le 29 août : fête de Sainte Jeanne Jugan, et fête de la Décollation de saint Jean-Baptiste.

Jeanne Jugan naît à Cancale, en Ille-et-Vilaine (France), au hameau des Petites Croix, le 25 octobre 1792, et baptisée le jour même à l'église Saint-Méen en pleine tourmente révolutionnaire. Elle est la cinquième d'une fratrie de huit (quatre décéderont en bas âge). Son père, marin comme la plupart des hommes de son pays, est à la grande pêche à Terre-Neuve. Quatre ans plus tard, il disparaît en mer. Sa mère reste seule pour élever les 4 enfants.

Pour aider la famille, Jeanne à l'âge de 16 ans part comme aide-cuisinière dans un manoir proche de Cancale. Elle y reste jusqu'à l'âge de 25 ans, puis quitte la maison familiale pour Saint-Servan où elle travaille comme aide infirmière à l'hôpital du Rosais. A la demande en mariage d'un jeune marin, elle avait répondu : « Dieu me veut pour lui, il me garde pour une œuvre qui n'est pas encore fondée ».

Jeanne ne veut que servir Dieu et les autres, les pauvres, surtout les plus faibles, les plus démunis, fidèle à l'idéal de configuration à Jésus par Marie qu'enseigne saint Jean Eudes aux membres du Tiers-Ordre de la Mère Admirable, association qu'elle rejoint vers l'âge de 25 ans.

En 1837, avec Françoise Aubert, une de ses amies, elle loue un appartement dans le Centre de Saint-Servant afin d'y accueillir des personnes âgées, des pauvres, des malades et des infirmes. Ainsi commence la première maison des Servantes des Pauvres, qui s'appelleront ensuite maisons des Petites Sœurs des Pauvres.

Un soir d'hiver de 1839, elle ouvre son logis et son cœur à une vieille femme aveugle, à demi paralysée, réduite brusquement à la solitude. Jeanne lui donne son lit… Ce geste l'engage à tout jamais. Une seconde vieille femme suivra, puis une troisième… En 1843, elles seront quarante avec, autour de Jeanne, trois jeunes compagnes. Ces dernières l'ont choisie comme supérieure de leur petite association qui s'achemine vers une vraie vie religieuse.

Mais bientôt Jeanne Jugan sera destituée de cette charge, réduite à la simple activité de quêteuse, rude tâche dont elle est l'initiatrice, encouragée dans cette démarche de charité et de partage par les Frères de Saint Jean-de-Dieu. A l'injustice, Jeanne ne répond que par le silence, la douceur, l'abandon. Sa foi et son amour découvrent dans cette mesure le chemin de Dieu pour elle et pour sa famille religieuse.

Au fil des années, l'ombre s'étend de plus en plus sur Jeanne Jugan. Les débuts de son œuvre sont falsifiés. Elle vit 27 ans de mise à l'écart (1852 à 1879), quatre à la maison de Rennes, et les vingt-trois dernières années de sa longue vie à La Tour St Joseph, maison mère de la Congrégation des « Petites Sœurs des Pauvres » depuis 1856.

À sa mort, le 29 août 1879, elle a 86 ans, peu de Petites Sœurs savent qu'elle est la fondatrice mais son influence près des jeunes postulantes et novices, dont elle a partagé la vie ces vingt-sept années durant, aura été décisive. En ce contact prolongé, le charisme initial a passé, l'esprit des origines s'est transmis.

Ses funérailles auront lieu dans la plus grande simplicité. Jusqu'à son exhumation, qui eut lieu le 5 mars 1936, le corps de Jeanne Jugan reposait dans le paisible cimetière de la Tour Saint-Joseph.

À l'époque où Jeanne Jugan passa de vie à trépas, l'Institut qu'elle avait fondé comprenait, après seulement quarante années d'existence, 2.488 religieuses, 177 maisons dispersées à travers le monde, et il hospitalisait environ 20.500 personnes âgées.

Aujourd'hui l'on compte par le monde 2100 Petites Sœurs, 180 maisons et près de 12.000 personnes âgées. Jeanne Jugan meurt à Saint-Pern, le 29 août 1879.

Jeanne Jugan a été béatifiée le 03 octobre 1982, par saint Jean-Paul .

Dans le diocèse de Rennes, Dol et Saint-Malo elle est fêtée le 30 août.

Benoît XVI la canonise le 11 octobre 2009, il dit:

«Par son œuvre admirable au service des personnes âgées les plus démunies, Sainte Marie de la Croix est aussi comme un phare pour guider nos sociétés qui ont toujours à redécouvrir la place et l'apport unique de cette période de la vie. Née en 1792 à Cancale, en Bretagne, Jeanne Jugan a eu le souci de la dignité de ses frères et de ses sœurs en humanité, que l'âge a rendus vulnérables, reconnaissant en eux la personne même du Christ. 'Regardez le pauvre avec compassion, disait-elle, et Jésus vous regardera avec bonté, à votre dernier jour'. Ce regard de compassion sur les personnes âgées, puisé dans sa profonde communion avec Dieu, Jeanne Jugan l'a porté à travers son service joyeux et désintéressé, exercé avec douceur et humilité du cœur, se voulant elle-même pauvre parmi les pauvres. Jeanne a vécu le mystère d'amour en acceptant, en paix, l'obscurité et le dépouillement jusqu'à sa mort. Son charisme est toujours d'actualité, alors que tant de personnes âgées souffrent de multiples pauvretés et de solitude, étant parfois même abandonnées de leurs familles. L'esprit d'hospitalité et d'amour fraternel, fondé sur une confiance illimitée dans la Providence, dont Jeanne Jugan trouvait la source dans les Béatitudes, a illuminé toute son existence. Cet élan évangélique se poursuit aujourd'hui à travers le monde dans la Congrégation des Petites Sœurs des Pauvres, qu'elle a fondée et qui témoigne à sa suite de la miséricorde de Dieu et de l'amour compatissant du Cœur de Jésus pour les plus petits. Que sainte Jeanne Jugan soit pour les personnes âgées une source vive d'espérance et pour les personnes qui se mettent généreusement à leur service un puissant stimulant afin de poursuivre et de développer son œuvre ! »

  • le 29 août 70 : Jérusalem est prise par les Romains et le Temple brûle.

     

  • le 29 août 1261 : Urbain IV devient Pape.

Jacques Pantaléon est le fils d'un savetier de Troyes, il est un des rares papes élu sans avoir été cardinal. En 1264, il instaure la Fête de l'Eglise universelle aujourd'hui appelée la Fête-Dieu.

  • le 29 août 1442 : mort de Jean V, duc de Bretagne.

Jean V, «le Sage», naît le 24 décembre 1389 au château de l'Hermine à Vannes, devient duc de Bretagne, à la mort de son père, Jean IV, le 9 novembre 1399. Il n'a que dix ans et se trouve sous la tutelle du duc de Bourgogne, Philippe le Hardi. Réconcilié avec Charles VI, il appuie le Roi de France dans la lutte contre les Anglais durant la guerre de Cent Ans. Il meurt au manoir de la Touche, près de Nantes.

  • le 29 août 1475 : Traité de Picquigny.

Les rois Edouard IV d'Angleterre et Louis XI signent un traité à Picquigny avec une trêve de 7 ans, et un dédommagement financier au roi anglais.Cela conclut une courte guerre franco anglaise.

  • le 29 août 1484 : le pape Innocent VIII est élu.
  • le 29 août 1619 : naissance de Jean-Baptiste Colbert, homme d'Etat français.

Voir la chronique du 6 septembre.

  • le 29 août 1661 : décès de Louis Couperin, compositeur et organiste français.

Louis Couperin meurt le 26 août 1661 à Paris. Il s'est fait connaître par ses œuvres pour clavecin et devient organiste de l'église Saint-Gervais à Paris en1650.

  • le 29 août 1756 : Frédéric II de Prusse attaque la Saxe.

La Guerre de Sept Ans commence.

  • le 29 août 1799 : le Pape Pie VI, incarcéré par la république française, meurt d'épuisement à Valence.

Giovanni Angelo Braschi naît à Césène, en Romagne, le 25 décembre 1717. Alors que la France est à l'origine des Etats Papaux et de la puissance temporelle du Souverain Pontife (donation de Pépin Le Bref ou traité de Quierzy, chronique du 14 avril), c'est la France qui trahit cette alliance, conclue sur les fonds baptismaux de Reims. Par la république française, le pape Pie VI est contraint de renoncer à son pouvoir temporel ; il perd ses Etats et sa liberté ; le 15 février la république a été proclamée à Rome, lui est fait prisonnier et emmené en captivité jusqu'à Valence, où il décède, usé par sa lutte contre l'hydre révolutionnaire et les conditions de captivité, très dures pour un vieillard. Il est enterré civilement. Le citoyen Deydier, administrateur de la Drôme, écrit au Directoire :

«le ci-devant Pape vient de mourir, ce sera le dernier et la fin de la superstition».

Voir la Chronique du 20 février.

  • le 29 août 1828 : début de l'expédition de Morée

L'expédition de Morée est une intervention française dans le Péloponnèse lors de la guerre d'indépendance grecque. Un corps expéditionnaire de 15 000 hommes sous les ordres du lieutenant-général Maison débarque dans le golfe de Coron et s'empare des positions turques. La présence française est maintenue jusqu'en 1833.

  • le 29 août 1879 : première ascension du sommet du Petit Dru.

Jean Charlet-Straton et ses deux guides Prosper Payot et Frédéric Folliguet, parviennent au sommet du Petit Dru à une altitude de 3 733 m après être partis de Chamonix la veille. Une caravane d'alpinistes tente en 1913 d'y sceller une statue de la Vierge ; cela n'est finalement réalisé qu'en 1919.

  • le 29 août 1940 : la Légion française des Combattants est reconnue d'utilité publique par la loi.

Appelée ensuite la Légion française des Combattants et des Volontaires de la Révolution nationale pour y englober un maximum de jeunes et les protéger du STO, elle ne doit pas être confondue avec la LVF (Légion des volontaires français) fondée pour aller lutter contre le bolchevisme à l'est, par les Français collabo comme Marcel Déat ou Jacques Doriot (respectivement ancien socialiste et ancien communiste) , ni avec la Milice. Cette Légion remplace toutes les associations des anciens combattants, et est rapidement interdite par les Allemands en zone occupée.

Une instruction du 30 avril 1941 stipule : «  S'imposant à l'estime de leurs concitoyens par leur vie publique exemplaire, leur esprit de discipline, leur désintéressement dans la participation à la vie publique, les légionnaires doivent exercer un véritable apostolat social et moral. »

L'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, pages 132 et 133), ajoute : « C'est cette œuvre de lente destruction des bacilles révolutionnaires, avec toutes les rugosités ou les maladresses qu'une telle conversion collective comporte, qu'on ne pardonna pas, à la Libération, à ceux qui avaient prêté le serment de la Légion. Beaucoup furent assassinés pour cela. Or ce serment exempt de haine, quel est le Français aimant son pays et ses compatriotes qui n'y souscrirait pas, au moins dans le secret de son cœur. »

Et l'amiral de rappeler les mots du serment :

« Je jure de continuer à servir la France avec honneur dans la paix comme je l'ai servie sous les armes. Je jure de consacrer toutes mes forces à la Patrie, à la Famille, au Travail. Je m'engage à pratiquer l'amitié et l'entraide vis-à-vis de mes camarades des deux guerres, à rester fidèle à la mémoire de ceux qui sont tombés au champ d'honneur. J'accepte librement la discipline de la Légion pour tout ce qui me sera commandé en vue de cet idéal. »

Il faut souligner que ces valeurs de Travail, Famille, Patrie sont directement imposées au Maréchal par la loi du 10 juillet 1940, votée par les deux chambres de la III république mourante, qui lui donne les pleins pouvoirs, y compris les pouvoirs constituants.

  • le 29 août 1944 : Marseille est libérée.
  • le 29 août 1984 : le ministre de l'éducation Chevènement annonce des dispositions afin d'apaiser la querelle sur l'enseignement privé.
  • le 29 août 2004 : décès de Jean-Louis Nicot, général de corps d'armée français impliqué dans le putsch d'Alger.

C’est arrivé un 28 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum.

Alors rappelons-nous :

  • le 28 août : fête de saint Augustin d'Hippone, évêque et Docteur de l'Église, (le 15 juin pour les Eglises d'Orient)
  • le 28 août 430 : décès de saint Augustin.

Saint Augustin meurt dans la colonie romaine d'Hippone en Afrique du Nord à l'âge de 75 ans. Il est l'un des quatre Pères de l'Église latine et l'un des 35 Docteurs de l'Église.

Après Saint Paul, il est considéré comme le personnage le plus important dans l'établissement et le développement du Christianisme.

Converti tardivement en 387, après des années de prières de sa mère, sainte Monique, il devient évêque d'Hippone en 396. Parmi ses ouvrages se trouvent "La Cité de Dieu", ou Les Confessions.

  • le 28 août 1248 : le Roi Louis IX, à la tête de ses armées s'embarque pour la septième croisade.
  • le 28 août 1465 : le Roi Louis XI entre triomphalement dans Paris assiégé.

Alors que les princes de la Ligue du Bien publique auraient été écrasés à Montlhéry (voir la chronique du 16 juillet), malgré leur supériorité numérique (20000 ligueurs contre 12000 soldats royaux), sans la trahison du comte du Maine qui abandonne le Roi (son neveu) en plein combat, Paris devient le nouvel objectif de la Ligue qui en fait le siège.

Le Roi décide de franchir les lignes ennemies et pénètre dans sa capitale avec des provisions son armée. L'accueil des Parisiens est à la hauteur de l'exploit du Roi.

  • le 28 août 1641 : Descartes publie "Meditationes de Prima Philosophia"

Méditations métaphysiques où il développe ses arguments du "Discours de la méthode" et répond aux objections.

  • le 28 août 1572 : déclaration royale interdisant l'exercice du culte réformé dans tout le royaume.

Suites du massacre de la Saint Barthélemy (voir les chroniques du 24 et 25 août).

  • le 28 août 1706 : la première messe dans l'église des Invalides.

Le Roi Louis XIV y assiste ; elle est suivie d'un Te Deum et d'un motet de Lalande, chanté par plusieurs chœurs de musique.

  • le 28 août 1914 : Joffre nomme Weygand chef d'état-major de la IX armées, commandée par le général FOCH

Il est alors lieutenant-colonel, passant colonel le 1er novembre suivant. Les deux hommes ne se quitteront plus. Le premier devenant l'ombre du second, plus la plus grande gloire de la France.

  • le 28 août 1944 : Bordeaux, Marseille et Toulon sont libérées.
  • le 28 août 1958 : De Gaulle et l'Algérie.

Il proclame : «  Moi vivant, jamais le drapeau du FLN ne flottera sur Alger. »

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 253)

La V république n'est proclamée que le 28 septembre suivant ; De Gaulle, alors, n'est rien et n'est sûr de rien. Il doit donner des gages aux patriotes qui veulent sauver et la France et l'empire. Voir la chronique du 4 novembre, mais, entre-temps, le 21 décembre 1958, De Gaulle est devenu président…


La vie de Saint Hugues de Cluny en Bande Dessinée

Terre et Famille et les éditions Sigest présentent un chef-d’œuvre d’Eugène Damiens (à commander ici) :

Capture d’écran 2018-08-27 à 08.26.30Mille ans nous séparent bientôt de la naissance de Saint Hugues et cependant son souvenir demeure. Les pierres ont gardé sa mémoire, les bibliothèques, ses manuscrits et ses enluminures. Il fallait un immense artiste pour ressusciter ce moine né à Semur en Brionnais, en 1024, père abbé de l’abbaye bénédictine de Cluny à 20 ans et pendant 60 ans. Sous son abbatiat l’ordre de Cluny va s’étendre à toute l’Europe, de l’Angleterre à la Pologne et de l’Allemagne à l’Italie et à l’Espagne. Ce missionnaire fut aussi un bâtisseur. Il met en chantier la troisième abbatiale de Cluny qui deviendra au début du XIIIe siècle la plus grande église de la chrétienté jusqu’au XVIe. Eugène Damiens dessine comme les moines de l’abbaye, avec la même foi et la même exigence. Ce qui fait de cette bande dessinée un trésor d’enluminures médiévales.

Capture d’écran 2018-08-27 à 08.25.08


C’est arrivé un 23 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 23 août : saints du jour français ou en France.
    • St Flavien ; évêque à Autun († VE-VIE S.)

À Autun, au Ve-VIe siècle, saint Flavien, évêque, qui vécut au temps du Roi Clovis.

  • Bx Jean Bourdon ; prêtre OFM et martyr († 1794)

Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean Bourdon, prêtre franciscain (frère Protais) et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier avec beaucoup d'autres prêtres à qui il cherchait à apporter du soulagement, et mourut de la contagion qui régnait à bord.

  • le 23 août 1244 : perte de Jérusalem.

Les troupes d'Aiyûb, le sultan d'Égypte, pillent la ville et la laissent dans un tel état de ruine tel qu'elle en devient inutilisable. Le sac de la ville et le massacre de ses habitants expliquent la décision du Roi de France, Louis IX, d'organiser la septième croisade.

  • le 23 août 686 : naissance de Charles Martel.

Charles Martel va non seulement écraser les Arabes à Poitiers, mais est aussi le grand-père de Charlemagne. Voir la chronique 22 octobre.

  • le 23 août 1328 : victoire de Philippe VI à Cassel.

Le Roi de France, Philippe VI, intervient pour soutenir le comte des Flandres Louis de Nevers qui affronte plusieurs villes flamandes. Le Roi de France et ses Chevaliers lancent l'assaut du Mont de Cassel, où sont retranchés les Flamands. Ces derniers vivent sur le souvenir de la bataille des éperons d'or (voir la chronique du 11 juillet)

De la bataille, le Roi Philippe tire le prestige de Roi Chevalier, déjà reconnu à ses aïeux Philippe Auguste et Saint Louis. Louis de Nevers retrouve ses droits sur son comté.

  • le 23 août 1572 : début de la saint Barthélémy.

Le 22 août un attentat contre Coligny est manqué ; Maurevel rate sa cible et l'amiral n'est que blessé. Tout le monde désigne la reine-mère Catherine de Médicis comme l'instigatrice. Coligny et elle sont en lutte pour avoir la première place auprès du Roi.

Dans l'après-midi a lieu un Conseil royal que rapporte Jean Guiraud dans Histoire partiale- histoire vraie (Ed Beau-Chesne-Croit, tome 2 pages 236 à 241). Il cite le Maréchal de Tavannes présent au conseil :

« Durant près de deux heures, Catherine torture son fils ; elle passionne, elle irrite son humeur si naturellement violente et, avec un art infernal, elle cherche à provoquer cet accès de fureur sur lequel elle compte pour lui arracher l'ordre du massacre que, de sang-froid, il eût refusé. « Tout d'abord, elle lui représente l'occasion inespérée qui s'offre à lui de tirer vengeance de tous ces rebelles qui sont venus s'enfermer dans les murs de Paris comme dans une cage. Il a donc enfin le moyen de se laver de la honte de ces traités que le malheur des temps lui avait imposés et qu'en aucun cas, il n'est tenu d'observer... Et comme il ne s'émeut pas, elle lui rappelle le meurtre du grand François de Lorraine. Celui de l'Amiral n'en sera que la juste expiation.

« Et comme il reste toujours impassible, elle le menace, ainsi qu'elle l'a fait plus d'une fois, de se retirer, de le laisser seul aux prises avec les dangers qui l'enveloppent. Ce moyen est usé et, pour échapper à la tentatrice, il invoque son honneur, ses promesses, ses amitiés.

« C'est là où elle l'attend : ceux qu'il croit ses fidèles sujets, ses dévoués amis, ce sont des traîtres ; ils conspirent ; ils en veulent à sa vie, à celle de ses frères. L'heure qui sonne à ce cadran sera la dernière de son règne ; s'il recule, d'autres, à sa place, joueront le jeu. Il doute encore, il ne veut pas en croire sa mère, il lui faut le témoignage des conseillers qui l'entourent.

« Tous affirment que les protestants vraiment conspirent. Alors, plus il a mis de confiance en eux, plus son courroux s'en échauffe. Il y a en lui du tigre ; la férocité de sa nature se réveille et se tournant vers sa mère : « Vous le voulez ? Eh bien ! qu'on les tue tous ! qu'on les tue tous ! » Et il se retire l'écume aux lèvres, le blasphème à la bouche...

« Après deux heures de repos, la colère de Charles IX ne s'est pas refroidie ; elle a fait place à une résolution sombre. Marcel, l'ancien prêvot des marchands, l'homme d'exécution qui commande à la populace de Paris, a été mandé au Louvre. « De combien de bras pouvez-vous disposer ? lui demande le roi. — Cela dépend du temps. — Eh bien ! dans un mois ? — De cent mille et plus, si Votre Majesté le veut. — Et dans une semaine ? — En proportion de ce nombre. — Et dans une journée ?— De vingt mille au moins, j'en réponds ».

« Sur les plus solennels serments, un secret rigoureux lui est prescrit. Il transmettra aux chefs des quartiers les ordres du roi … »

 

Jean Guiraud poursuit :

« Le massacre de la Saint-Barthélemy fut un crime politique et non religieux. Il fut commandé pour prévenir le soulèvement que menaçait de provoquer l'assassinat manqué de Coligny, et l'assassinat de Coligny avait eu pour unique raison le désir de Catherine de Médicis de se débarrasser d'un rival dans le gouvernement. Le massacre de la Saint-Barthélemy fut autorisé par Charles IX pour des raisons politiques ; il s'agissait, par le meurtre des chefs huguenots, de décapiter un parti, une faction qui gênait le roi dans son autorité. Au cours des délibérations qui le décidèrent, la question religieuse ne fut pas agitée ou tout au moins demeura à l'arrière plan ; il ne fut guère question que du soulèvement possible des huguenots et de leur prétendu complot. »

Histoire partiale- histoire vraie de Jean Guiraud (Ed Beau-Chesne-Croit, tome 2 page 240)

 

« C'est sur Catherine de Médicis, et sur elle seule que retombe l'entière responsabilité de ce crime politique, digne de cette Renaissance italienne qui avait pétri d'immoralité son âme. »

Histoire partiale- histoire vraie de Jean Guiraud (Ed Beau-Chesne-Croit, tome 2 page 241)

 

Que se passe-t-il cette nuit là, lisons Jean Guiraud :

« Les faits sont connus. Dans la nuit du 23 au 24 août 1572, entre deux heures et trois heures du matin, la cloche de Saint-Germain l'Auxerrois se met à sonner à toute volée, des hommes armés qui attendent ce signal tuent aussitôt dans son hôtel, l'amiral de Coligny. A l'appel du tocsin se lève cette foule sanguinaire qui se retrouve dans nos tragédies nationales pour toutes les besognes sinistres, cette même foule qui opérera pendant les grandes journées » révolutionnaires, le 6 octobre, le 20 juin 1792, le 10 août, les 2 et 3 septembre, le 31 mai, le 1er et le 2 juin 1793, massacrant les aristocrates, les prêtres et les femmes, immolant les prisonniers sans défense, comme elle avait massacré, dans la nuit de la Saint-Barthélemy, les huguenots surpris dans leur sommeil. Au Louvre, dans les hôtels seigneuriaux, dans les rues et les carrefours, la populace parisienne pille, tue et insulte quiconque est soupçonné de protestantisme et l'orgie du carnage se poursuit pendant neuf heures, ne cessant que vers midi. Les jours suivants, sur un ordre venu de Paris, des massacres se produisent en province ; à Meaux, à Orléans où le nombre des victimes est évalué à cinq cents ; à Troyes, où des bandes envahissent les prisons et tuent les prisonniers protestants ; à Saumur, à Blois, à Tours, à Angers, à Rouen, à La Charité, à Lyon.

Dans la plupart des villes cependant, les gouverneurs catholiques refusent d'exécuter les ordres qui leur arrivent de Paris et, loin d'ordonner les massacres, répriment la populace qui voudrait imiter celle de Paris. A Nantes, les échevins jurent de respecter l'édit de pacification et interdisent toute violence contre les protestants : il en est de même à Périgueux, Limoges et Clermont-Ferrand ; à Saint-Lô et à Alençon, Matignon empêche tout meurtre ainsi que Jeannin à Dijon et La Guiche à Mâcon ; à Grenoble et dans tout le Dauphiné, le gouverneur de Goëdes confie les protestants à la garde de catholiques sûrs ; à Vienne, les huguenots sont préservés de la mort par l'archevêque Grimaldi ; à Die, par le gouverneur de Glandage ; dans les Alpes, par Ludovic de Birague ; à Montpellier, par Joyeuse. A Carcassonne, écrivent les échevins, « le fait de Paris n'a produit aucun effet». »

Tiré de Histoire partiale- histoire vraie de Jean Guiraud (Ed Beau-Chesne-Croit, tome 2 page 233) voir la chronique du 24 août.

  • le 25août 1614 : inauguration de la statue équestre d'Henri IV sur le Pont-Neuf, à Paris.

Cette statue est commandée par Marie de Médicis à Jean de Bologne. Les révolutionnaires en font des canons en 1792. Louis XVIII fait restaurer le monument (voir la chronique du 25 aout).

  • le 23 août 1654 : l'armée royale écrase le prince de Condé à Arras.
  • le 23 août 1719 : naissance de Pierre Poivre, agronome et botaniste français

Né à Lyon, Pierre Poivre voyage en Chine dès 21 ans comme missionnaire. Lors d'un voyage à Batavia (Djakarta) il découvre l'intérêt des épices comme les clous de girofle ou les noix de muscade. Il essaie sans succès de les acclimater dans l'île de France (île Maurice). De retour à Lyon, il intègre l'Académie des sciences. En 1766, Nommé intendant des Mascareignes il est de retour à l'île de France. C'est à lui que l'on doit le succès du poivre, épice qui porte son nom.

  • le 23 août 1741 : naissance de Jean-François de La Pérouse, explorateur français.

Jean-François Galaup, comte de la Pérouse, naît au manoir du Gô à Albigeois. Il entre dans la Royale à l'âge de 15 ans et y fait toute sa carrière.

Nommé lieutenant de vaisseau en 1777, puis capitaine de vaisseau, il dirige en 1785, une expédition visant à poursuivre les découvertes faites par James Cook dans l'océan pacifique. Il disparaît au cours de cette aventure avec le reste de son équipe auVanuatu en 1788. Quelques minutes avant de monter sur l'échafaud le Roi Louis XVI demande de ses nouvelles.

  • le 23 août 1754 : naissance de Louis XVI, Roi de France.

Louis XVI, Louis Auguste de France, surnommé Louis le Dernier ou Louis Capet par les Révolutionnaires, naît le 23 août 1754 à Versailles est sacré le 11 juin 1775 et guillotiné pour « trahison » le 21 janvier 1793, voir la chronique du jour.

Il meurt en pardonnant aux Français ce crime et en demandant à Dieu que son sang ne retombe pas sur la France mais serve à son salut !

  • le 23 août 1769 : naissance de Georges Cuvier, paléontologiste et naturaliste français.
  • le 23 août 1789 : décret de la Constituante.

Il affirme « qu'aucun citoyen ne peut être inquiété à raison de ses opinions. »

On voit ce que cette fausse liberté a donné deux ans plus tard.

  • le 23 août 1924 : l'Allemagne reprend le paiement de sa dette de guerre.

La France s'engage donc, à la conférence de Londres qui s'achève, à évacuer la Ruhr dans les 12 mois,si le versement des réparations de guerre se poursuit...

  • le 23 août 1939 : pacte germano soviétique.

Les communistes français sont choqués, écœurés. Un tiers des députés vont quitter le PCF. Ce sentiment s’accroît avec l'invasion de la Pologne par Staline. Le parti soutien l'URSS et prend des positions méritant le peloton d'exécution. Daladier, alors chef du gouvernement fait interdire le parti le 26 septembre 1939.

  • le 23 août 1941 : exécution du Lieutenant de Vaisseaux d'Estienne d'Orves.

Le 21 août 1941, un communiste français assassine un aspirant de la Kriegsmarine à la station Barbès à Paris d'un coup de pistolet dans le dos. En représailles les Allemands décident de pendre, sur la place de la Concorde cent otages, qui se trouvent dans les prisons. Les négociations du gouvernement, depuis Vichy, obtiennent l'abandon de ce projet. Mais les Allemands veulent un tribunal extraordinaire contre le terrorisme avec 10, puis seulement 6 condamnations à mort avant les obsèques de l'aspirant.

Le parti communiste, pour mettre en place ces assassinats, qui vont se multiplier, avec toutes les conséquences sur la population, fait appel à des anciens des Brigades Internationales d'Espagne ou à des membres des Jeunesses Communistes. Ce sont souvent des étrangers réfugiés en France après 1936.

Le 27 août six détenus totalement étrangers à l'affaire de Barbès passent en jugement. Les trois premiers sont condamnés à morts, le quatrième journaliste communiste est condamné aux travaux forcés. L'audience est suspendue. Le même jour Paul Colette blesse Pierre Laval et Marcel Déat d'un coup de pistolet. Le ltn de Vaisseaux d'Estienne d'Orves, condamné à mort depuis plus de trois mois, est fusillé le surlendemain au Mont Valérien.

Les assassinats d'un lieutenant-colonel allemand à Nantes le 20 octobre, puis d'un autre officier le lendemain à Bordeaux fait entrer tout le pays dans un cycle de répression qui ne s'arrêtera qu'à la Libération. A Nantes, cinquante otages sont fusillés. A Vichy, le gouvernement dissuade le Maréchal de se constituer prisonnier comme seul otage au nom de tous les Français au cours du conseil des ministres du 25 octobre. Ce même jour les familles nantaise, à l'instigation du maire qui s'est proposé comme otage, font parvenir aux Allemands le message suivant : « Les familles des otages nantais fusillés condamnent avec indignation le meurtre du colonel Hotz. Elles acceptent avec calme et résignation le sacrifice qui leur a été imposé. Elles font appel aux autorités allemandes, espérant que leur attitude permettra d'obtenir la grâce des cinquante autres otages. » Trois jours plus tard les allemands font savoir qu'ils suspendent les exécutions pour les attentats de Nantes et Bordeaux.

Voir les pages 161 à 164 de Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines) de l'amiral Auphan.

Voir la chronique du 23 octobre.

  • le 23 août 1944 : la 2è DB arrive à Rambouillet.

Le général Leclerc y il établit son PC.

  • le 23 août 1944 : le général von Choltitz reçoit l'ordre de détruire Paris.

La ville se couvre de barricades, quand Hitler en ordonne la destruction. Paris est définitivement libérée deux jours plus tard.

 


C’est arrivé un 22 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 22 août : saints du jour français ou en France.
    • St Symphorien d'Autun ; jeune martyr († IIIE OU IV SIÈCLE)

Symphorien, né à Autun, appartenait à l'une des familles de cette ville les plus illustres par ses ancêtres, par ses richesses et par ses fonctions. Il resta pur au milieu des dangers de la jeunesse ; avec le rayonnement de la vertu, son beau front reflétait la noblesse et l'intelligence ; il était déjà l'ornement de la cité.

Un jour que le peuple, en grande partie païen, célébrait la fête de la déesse Cybèle, Symphorien témoigna hautement son mépris pour ces démonstrations ridicules et refusa de joindre ses hommages à ceux de la foule. Il n'en fallait pas davantage pour être saisi et traîné devant les tribunaux :  « Déclare ton nom et ta condition, lui dit le juge. 

Je m'appelle Symphorien, et je suis chrétien. 

Pourquoi n'as-tu pas voulu adorer la déesse ? 

Je n'adore que le Dieu vivant; quant à votre déesse, donnez-moi un marteau, et je la briserai en mille pièces. 

Si tu ne veux pas obéir à l'édit des empereurs, tu paieras ta révolte de ton sang. 

Dieu punit les méchants, mais Il récompense les justes en proportion de leurs mérites ; je n'ai donc point lieu de craindre tes supplices ; plus je souffrirai, plus ma couronne sera belle. »

Après une sanglante flagellation, le jeune martyr fut jeté dans un noir cachot ; quelques jours après, non seulement on ne le trouva pas amolli, mais il se montra plus ferme encore. Comme le juge l'exhortait à sacrifier aux idoles :

« Ne perdez pas votre temps en discours vains et frivoles » lui dit Symphorien.
Le juge insistant, pour le flatter, sur les honneurs qui l'attendaient : « Les biens des chrétiens, dit-il, leurs honneurs, ne sont pas de ce monde; le monde passe comme une ombre ; Dieu seul donne le vrai bonheur.  - Obéis, dit le juge furieux, ou je te condamne à mort ! 

- Je crains Dieu seul ; vous avez pouvoir sur mon corps, mais vous ne pouvez rien sur mon âme. 
Symphorien, vous êtes condamné à périr par le glaive ! »

C'est alors qu'eut lieu une scène sublime. La mère du jeune martyr avait assisté à sa glorieuse confession de foi; elle voulait assister à son couronnement et suivit le cortège jusqu'aux murailles de la cité, près du lieu où devait s'accomplir le sacrifice. Là, du haut des remparts, cette femme, digne émule de la mère des Macchabées, fit entendre à son fils cette exhortation touchante :  « Courage, mon fils, courage, la mort nous conduit à la vie. Regardez en haut, mon enfant, regardez Celui qui règne au Ciel ! »

Fortifié par ces paroles, le jeune chrétien livra sans hésiter sa tête au fer du bourreau.

  • Bx Élie Leymarie de Laroche : prêtre et martyr († 1794)

Au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Élie Leymarie de Laroche, prêtre de Périgueux et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut jeté sur un bateau négrier et de là, incapable de marcher, débarqué comme un ballot sur l'île Madame, où il mourut.

  • le 22 août 573 : saint Grégoire est sacré évêque métropolitain de Tours, à Reims.
  • le 22 août 851 : victoire bretonne à Jengland-Beslé, contre les Français.

En mars 851, Erispoë succède à son père à la tête de la Bretagne et devient roi de Bretagne. Il affronte victorieusement le Roi Charles le Chauve, le 22 août 851, à Jengland-Beslé aux bords de la Vilaine. Le comte du Mans Vivien et le comte du palais Hildemar trouvent la mort dans cette bataille, ainsi que plusieurs milliers de Francs. Les Bretons ont peu de pertes. Voir le 10 février.

  • le 22 août 1241 : décès du pape Grégoire IX.

Ugolino di Conti naît vers 1145 ; il devient pape de 1227 à 1241, sous le nom de Grégoire IX. Un des premiers actes de son pontificat est de suspendre l'Empereur Frédéric II, pour sa tiédeur à partir à la Sixième croisade. S'en suit l'excommunication et des menaces de déposition ; l'Empereur tentant une invasion des États pontificaux en 1228. Elle échoue et il doit implorer l'absolution et la levée de l'excommunication.

  • le 22 août 1280 : décès du pape Nicolas III.

  • le 22 août 1350 : le Roi Philippe VI meurt à Nogent.

Philippe de Valois meurt le 22 août 1350. Son accession au trône s'est faite après l'extinction de la lignée des Capétiens directs. C'est la première fois que s'applique le testament de Saint Remy, qui voit trois frères se succéder sur le trône sans héritier, suite aux fautes de leur père Philippe IV le Bel (voir la chronique du 1er février). La couronne passe à un autre, Philippe VI de Valois. Son règne est marqué par les débuts de la guerre de Cent Ans, la guerre de Succession de Bretagne. Il laisse à son fils Jean II le Bon un royaume désorganisé et affaibli.

Toutefois il a agrandi le domaine royal avec la Champagne, la Brie, le Dauphiné et Montpellier, mais aussi ses propres apanages que sont le Valois, l'Anjou et le Maine. Il pérennise le Parlement, les États-Généraux et la fiscalité permanente.

Voir les chroniques du 1er avril, du 29 mai.

  • le 22 août 1389 : entrée solennelle de la nouvelle reine de France, Isabeau de Bavière, à Paris.

Le lendemain, la reine est sacrée à la Sainte Chapelle. Spectacles, banquets, joutes grandioses vont durer toute la semaine. Paris découvre pour la première fois un carrosse, car Isabeau de Bavière entre dans la ville dans un somptueux carrosse.

  • le 22 août 22 août 1429 : réponse de Jeanne d'Arc au comte d'Armagnac.

JHÉSUS MARIA 

"Conte d'Armignac, mon très chier et bon ami, Jehanne la Pucelle vous fait savoir que vostre message est venu par devers moy, lequel m'a dit que l'aviés envoié par-deçà pour savoir de moy auquel des trois papes, que mandés par mémoire, vous devriés croire. De laquelle vous ne puis bonnement faire savoir au vray pour le présent jusques à ce que je soye à Paris ou ailleurs, à requoy(1), car je suis pour le présent trop empeschiée au fait de la guerre : mais quant vous sarey que je seraz à Paris, envoiez ung message par devers moy, et je vous feray savoir tout au vray auquel vous devrez croire, et que en araysceu par le conseil de mon droiturier et souverain seigneur, le Roy de tout le monde, et que en aurez à faire, à tout mon pouvoir. A Dieu vous commans ; Dieu soit garde de vous.

Escript à Compiengne. le 22 jour d'aoust."

  • le 22 août 1621 : début du siège de Montauban par Louis XIII.

Le Roi Louis XIII poursuit avec le cardinal de Richelieu la pacification de son Royaume, qui passe par l'abaissement des Grands du Royaume, le renvoi des Espagnols chez eux et la mise au pas des Huguenots. Montauban est une des villes que contrôlent ces derniers. Le siège s'achève le 9 novembre 1621.

Voir les chroniques, des 19 et 28 mai sur le siège de Privas, du 28 juin sur la paix d'Alès, du 19 octobre qui marque la fin du siège de Montpellier, du 28 octobre sur le siège de La Rochelle.

  • le 22 août 1647 : naissance de Denis Papin, mathématicien et physicien français.

Denis Papin est surtout connu pour ses travaux sur les machines à vapeur comme le digesteur, une sorte d'autocuiseur. Si Denis Papin est un bon inventeur, il n'a pas le sens du commerce. Il s'éteint dans un tel anonymat que l'on ignore la date exacte de sa mort, qui se situerait aux alentours de 1712 ou de 1714.

  • le 22 août 1760 : naissance du pape Léon XII.

Annibale Sermattei della Genga naît à la Genga, près d'Ancône. Il est le 252ème pape, il prend le nom de Léon XII.

  • le 22 août 1764 : naissance de Charles Percier, architecte français.

Charles Percier est un architecte et décorateur français, qui naît à Paris. Il reçoit le Prix de Rome en 1794. Avec son ami Pierre-François-Léonard Fontaine, ils sont à l'origine du style Empire. Ils réalisent à deux l'Arc du Carrousel, les transformations des châteaux de Fontainebleau ou de Compiègne. Charles Percier meurt le 5 septembre 1838.

  • le 22 août 1795 : la Convention vote la Constitution de l'an III.

Rétablissement du suffrage censitaire indirect (favorisant les propriétaires) et séparation des pouvoirs avec 2 assemblées et un directoire de 5 membres.

  • le 22 août 1806 : décès de Jean-Honoré Fragonard, peintre français.

La lectrice

Les hasards heureux de l'escarpolette, 1767

  • le 22 août 1862 : naissance du compositeur français Claude Debussy.

Achille Claude Debussy naît à St-Germain-en-Laye. Parmi ses œuvres on peut noter:

  • "Prélude à l'après midi d'un faune"
  • "Pelléas et Mélisande"
  • "La Mer"
  • "Le Marthyre de saint-Sébastien"
  • "Jeux"

Il étudie le piano avec Antoine Marmontel et le solfège avec Albert Lavignac, et compose ses premières mélodies dès 1879, à partir de textes d'Alfred de Musset. Créateur prolifique (œuvres pour piano, pour orchestre, musique de ballets, etc.), il est aujourd'hui considéré comme l'un des plus grands compositeurs du 19ème siècle. En hommage, son visage orne les billets de 20 francs à partir de 1981 et ce jusqu'à la disparition de la monnaie nationale.

Il meurt à Paris, le 25 mars 1918 d'un cancer, à l'âge de 55 ans

  • le 22 août 1864 : douze pays signent la première Convention de Genève qui adhèrent à la Croix-Rouge.

La première convention de Genève est une initiative d'Henry Dunant, fondateur de la fondation de la Croix Rouge. Le texte est censé protéger les personnes portant secours aux blessés sur le champ de bataille ainsi que ces derniers. C'est une première ébauche du droit international humanitaire.

La Convention prévoit aussi l'obligation de soigner les blessés sans distinction de nationalité, la neutralité du personnel et des établissements sanitaires et le signe distinctif de la croix rouge sur fond blanc.

  • le 22 août 1911 : la Joconde est volée au Louvre.

On découvre le vol le 22, mais il date de la veille. Le chef-d'œuvre de Léonard de Vinci est retrouvé deux ans plus tard, en Italie.

  • le 22 août 1942 : une ordonnance allemande ordonne le recensement en Europe occupée de toutes les personnes âgées de 18 à 55 ans.

Vichy fidèle à son principe d'unicité du territoire française demande aux Allemands de substituer une loi française à ce dictat allemand. La loi est édictée le 4 septembre 1942 après des négociations très compliquées. Vichy réussit à gonfler les effectifs des pompiers, de la police, de la SNCF, des gardes-voies et tous les autres services de ce type. Des catégories entières sont exemptées du STO : fonctionnaires, cultivateurs, mineurs, marins, main d'œuvre féminine, Chantiers de jeunesse…

Dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles éditions latines page 211) de l'amiral Auphan écrit : « Le résultat de ce grignotage, dont le mérite revient à Pierre Laval, apparaît dans les comptes rendus du procès de Nuremberg qu'on peut résumer ainsi :

  • le total des exigences allemandes notifiées à la France s'est élevé à 2 600 000 hommes ;
  • le total des départs français pour l'Allemagne a atteint 650 000 hommes environ, auxquels il faut ajouter 250 000 prisonniers sortis des camps et transformés en « travailleurs » sur place.
  • Le % du nombre des déportés par rapport à la population s'est élevé en Hollande à 6%, en Belgique à 3-3.5%, en France à 1.4%.

     

  • le 22 août 1942 : message du Maréchal Pétain au Français sur « l'unité française ».

Face aux agressions quotidiennes de la radio de Londres, le Maréchal rappelle : « La première loi du patriotisme est le maintien de l'unité de la Patrie.

Si chacun prétendait se faire une idée particulière de ce que commande le devoir patriotique, il n'y aurait plus ni Patrie, ni Nation. Seules subsisteraient des factions au service d'ambitions personnelles. La guerre civile, le morcellement du territoire, des discordes fratricides seraient la suite naturelle de cette division des esprits.

En vous rappelant cette loi sacrée de l'unité de la Patrie, ce devoir de discipline, je ne fais que suivre l'exemple de tous les chefs qui ont dirigés la France dans les heures douloureuses. Sous aucun régime depuis que la France existe, aucun gouvernement n'a accepté que le principe de l'unité nationale fût mis en cause. Henri IV, Richelieu, la Convention nationale ont écrasé sans faiblesse, les menées, qui tendaient à diviser la Patrie contre elle-même. Jeanne d'Arc fut l'héroïne de l'unité nationale.

L'orgueil de la France c'est non seulement l'intégrité de son territoire, c'est aussi la cohésion de son Empire.

Le lien qui en unit, si étroitement, les éléments les plus divers ce sont les luttes, les sacrifices des meilleurs de vos fils qui l'ont créé.

Mais voici qu'une propagande subtile, insidieuse, inspire par des Français, s'acharne à le briser… Du sang français a déjà coulé dans les luttes fratricides. C'en est assez.

A tous ceux qui, loin de la mère Patrie ou dans la brousse équatoriale, ont résisté courageusement aux appels, aux pressions, aux menaces, j'adresse l'expression de la reconnaissance nationale. J'ajoute que la Patrie reste ouverte à toutes les fidélités

Aux Français qui s'interrogent et qui doutent, je demande de mesurer les progrès que notre Pays a réalisés depuis neufs mois ; entre ces réalisations et les promesses trompeuses de la dissidence, leur choix sera vite fait.

Pour un Français il n'y a pas d'autre cause à défendre ni à servir que celle de la France… Il n'y a aujourd'hui comme hier qu'une France ; celle qui m'a confié son salut et son espoir. Servez-la avec moi de tout votre cœur. Par là et par là seulement, nous assurerons son destin. »

  • le 22 aout 1944 : Grenoble est libérée.
  • le 22 août 1962 : attentat du Petit Clamart contre Charles De Gaulle.

Le général De Gaulle est visé par des tirs au Petit-Clamart, alors qu'il s'apprête à regagner Colombey-les-Deux-Eglises. La voiture du président essuie plusieurs rafales de mitraillette; aucun des occupants n'est blessé. Jean-Marie Bastien-Thiry en est l'instigateur.

Voir les chroniques du 11 mars ; le Lieutenant-colonel de l'armée de l'air française est fusillé le 11 mars 1963 à l'âge de 35 ans. De Gaulle, qui en réchappe, profite de l'émotion causée par l'attentat pour proposer l'élection du président de la République au suffrage universel.

  • le 22 août 1968 : Paul VI part pour Bogota en Colombie.

Il est le premier pape à visiter l'Amérique latine. Le pape Paul VI vient à Bogota à l'occasion du Congrès eucharistique international. Il rejette tant le libéralisme économique que les voies de la violence et de la révolution.

  • le 22 août 2014 : lancement des deux satellites opérationnels de Galileo.

C'est le lanceur Soyouz russe qui s'en charge depuis la base française de Kourou. Et ils n'atteignent pas l'orbite prévue.


C’est arrivé un 20 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 20 août : saints du jour français ou en France.
    • St Maxime (ou Mesme) : abbé à Chinon  († Ve s.)

À Chinon en Touraine, au Ve siècle, saint Mesme, abbé. D'abord moine sur l'île Barbe à Lyon, il construisit ensuite un monastère sur les bords de la Vienne et y mourut dans un âge avancé.

  • St Philibert (Filibert) : abbé (†  v. 684)

Dans l'île d'Hério, aujourd'hui Noirmoutier, alors du territoire de Poitiers, vers 684, saint Philibert (Filibert), abbé. Élevé à la cour du roi Dagobert, encore adolescent, il se fit moine à Rebaix où il succéda comme abbé à saint Aile, puis fonda et dirigea d'abord le monastère de Jumièges, ensuite celui de Noirmoutier, avec des moines venus de Jumièges.

   

 

  • St Bernard : abbé et docteur de l'Eglise († 1153)

Bernard, le prodige de son siècle, naît au château de Fontaines, près de Dijon, d'une famille distinguée par sa noblesse et par sa piété, et fut, dès sa naissance, consacré au Seigneur par sa mère, qui avait eu en songe le pressentiment de sa sainteté future. Une nuit de Noël, Bernard, tout jeune encore, assistait à la Messe de Noël ; il s'endormit, et, pendant son sommeil, il vit clairement sous ses yeux la scène ineffable de Bethléem, et contempla Jésus entre les bras de Marie.

À dix-neuf ans, malgré les instances de sa famille, il obéit à l'appel de Dieu, qui le voulait dans l'abbaye de Cîteaux, fondée quelques années auparavant par Saint Robert de Molesmes; mais il n'y entre pas seul ; il décida six de ses frères et vingt-quatre autres gentilshommes à le suivre. L'exemple de cette illustre jeunesse et l'accroissement de ferveur qui en résulte pour le couvent suscitèrent tant d'autres vocations, qu'on se voit obligé de faire de nouveaux établissements. Saint Bernard contribue grandement au développement de l'ordre cistercien en parcourant les routes d'Europe. Saint Bernard est envoyé à Clairvaux, en 1115, pour y fonder l'abbaye, dont il devient le père-abbé jusqu'à sa mort, elle devint célèbre et fut la source de cent soixante fondations, du vivant même du Saint. Lors du Schisme de 1130, il soutient sans retenue Innocent II contre l'antipape Anaclet II. En 1146, il prêche la Croisade en Terre Sainte devant le Roi Louis VII, voir la chronique du 21 mars. A sa mort, en 1153, trois cent quarante-trois abbayes cisterciennes ont été édifiées en Europe.

Chaque jour, pour animer sa ferveur, il avait sur les lèvres ces mots : « Bernard, qu'es-tu venu faire ici ? » Il y répondait à chaque fois par des élans nouveaux. Il réprimait ses sens au point qu'il semblait n'être plus de la terre ; voyant, il ne regardait point, entendant, il n'écoutait point ; goûtant, il ne savourait point. C'est ainsi qu'après avoir passé un an dans la chambre des novices, il ne savait si le plafond était lambrissé ou non ; côtoyant un lac, il ne s'en aperçut même pas ; un jour, il but de l'huile pour de l'eau, sans se douter de rien.

Bernard avait laissé, au château de sa famille, Nivard, le plus jeune de ses frères : « Adieu, cher petit frère, lui avait-il dit; nous t'abandonnons tout notre héritage. "Oui, je comprends, avait répondu l'enfant, vous prenez le Ciel et vous me laissez la terre ; le partage n'est pas juste." » Plus tard, Nivard vint avec son vieux père rejoindre Bernard au monastère de Clairvaux.

Le Saint n'avait point étudié dans le monde ; mais l'école de l'oraison suffit à faire de lui un grand docteur, admirable par son éloquence, par la science et la suavité de ses écrits. Il fut le conseiller des évêques, l'ami des Papes, l'oracle de son temps. Mais sa principale gloire, entre tant d'autres, semble être sa dévotion incomparable envers la très Sainte Vierge.

  • Bx Louis-François Le Brun : moine et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Louis-François Le Brun et Gervais Brunel, prêtres et martyrs. Le premier était moine bénédictin de Saint-Wandrille, le second prieur de l'abbaye cistercienne de la Trappe, tous les deux, fervents religieux, furent arrêtés en raison de leur sacerdoce pendant la Révolution française, déportés sur un bateau négrier où ils vécurent dans des conditions inhumaines et succombèrent au bout de quelques mois.

  • le 21 août : saints du jour français ou en France.
    • St Privat : évêque dans le Gévaudan et martyr († v. 407)

Dans le Gévaudan, vers 407, saint Privat, évêque et martyr. Quand les Vandales envahirent la Gaule, il fut découvert dans une caverne du mont Mimmat, où il s'était retiré pour prier et jeûner et, comme il refusait de livrer son troupeau assiégé et de sacrifier aux idoles, il fut criblé de coups et en mourut.

  • St Sidoine Apollinaire: évêque à Clermont († v. 479)

À Clermont en Auvergne, vers 479, saint Sidoine Apollinaire, évêque. De préfet de la ville de Rome, il fut ordonné évêque des Arvernes. D'une grande culture humaine et sacrée, remarquable par sa force d'âme, il s'opposa à la férocité des barbares en père catholique et docteur éclairé.

  • le 20 août 684 : décès de Saint Philibert, religieux français, fondateur des monastères de Jumièges et Noirmoutier.
  • le 20 août 984 : décès du pape Jean XIV et élection du pape Boniface VII.

Le pape Jean XIV a été destitué par l'antipape Boniface VII, et enfermé au Château St-Ange de Rome où il meurt, peut-être assassiné.

  • le 20 août 1297 : bataille de Furnes.

L'armée du Roi de France est commandée par Robert II d'Artois ; elle remporte une victoire sur les troupes flamandes.

  • le 21 août 1600 : le Roi Henri IV prend Chambéry.

La guerre franco-savoyarde (1600-1601) va se terminer en faveur de la France avec le traité de Lyon, signé le 17 janvier 1601.

  • le 20 août 1625 : naissance de Thomas Corneille : écrivain français.
  • le 20 août 1678 : Jacques-Nicolas Colbert est élu à l'Académie française.

Le fils du ministre de Louis XIV est abbé du Bec-Hellouin. Sa réception l'Académie française est faite par Racine.

  • le 20 août 1648 : bataille de Lens, fin de la Guerre de Trente ans.

Cette victoire du Grand Condé à Lens met un terme à la Guerre de Trente ans. Elle est appelée ainsi car elle fait suite à la prise de la ville de Lens par l'archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg le 17 août 1648, voir la chronique du jour. Condé galvanise ses troupes en disant :

«Amis, vous souvenez-vous de Rocroi, de Fribourg, de Nordlingen ? Il nous faut vaincre ou mourir. Vous marcherez sur une seule ligne. Vous conserverez quoi qu'il en coûte votre ordre de bataille. Vous essuierez sans tirer le premier feu de l'ennemi. Ensuite seulement vous pourrez tirer. » Puis, il lance ses troupes au cri de « Vive le Roi ! »

Les Espagnols laissent sur le terrain trente-huit pièces de canon et huit mille hommes, un grand nombre d'étendards. Le 26 août, le Roi Louis XIV fait chanter un Te Deum à Notre-Dame de Paris.

  • le 20 août 1803 : débarquement de Cadoudal en France.

Les Anglais débarquent aux falaises de Biville le chef Chouan Georges Cadoudal, ainsi que Quérelle et Lahaie-St-Hilaire. Ils projettent de s'en prendre directement à Bonaparte.

  • le 20 août 1823 : décès du pape Pie VII.
  • le 20 août 1860 : naissance de Raymond Poincaré.

Raymond Poincaré naît à Bar-le-Duc. Il occupe cinq fois le poste de président du Conseil. En 1913, il devient président de la République, pendant toute la Première Guerre mondiale. Après la guerre, il fait occuper la Ruhr, car l'Allemagne refuse de payer les " réparations de guerre ". Une religieuse française, Claire Ferchaud l'a approché plusieurs fois pendant la première guerre mondiale, pour lui demander au nom du Christ de faire apposer le Sacré-Cœur sur le drapeau français. Il décède le 15 octobre 1934 à Paris.

  • le 20 août 1914 : décès de Saint Pie X, pape à 79 ans.

Giuseppe Sarto est pape de 1903 à 1914. Il combat les idées modernistes et condamne la séparation de l'Église et de l'État en France. Il fait réformer le bréviaire et remet à l'honneur le chant grégorien. Il est canonisé le 20 mai 1954. Voir la chronique du 2 juin.

  • le 20 août 1944 : ultime message du Maréchal Pétain aux Français.

Le 20 aout 1944, le Maréchal Pétain quitte Vichy pour l'Allemagne, sous escorte allemande. Hitler le fait capturer par les SS et déporter à Sigmaringen pour lui extorquer une Commission gouvernementale française pour la défense des intérêts nationaux que présiderait de Brinon. Voici ce qu'en écrit l'amiral Auphan :

«À Vichy et jusqu'à son arrestation par les Allemands en août 1944, le maréchal Pétain ne m'a jamais donné l'impression d'être amoindri intellectuellement.

À mon avis, c'est plus tard, sous le poids écrasant d'une déportation en Allemagne, d'un ignoble procès fleuve qui aurait assommé n'importe qui d'autre que lui et d'une incarcération en France conçue comme une longue torture que cet homme de quatre-vingt-dix ans, bâti comme un chêne, a fini par perdre peu à peu la mémoire et, à certains moments, la raison. Du moins d'après ce qu'on en a dit, car personnellement je ne peux porter de jugement que sur ce qu'il était à Vichy, où, je le répète, il m'a paru jouir d'un équilibre de santé physique et mentale que beaucoup de chefs d'État d'aujourd'hui ou d'hier pourraient ou auraient pu lui envier.

Pour avoir pendant les quatre ans de la Grande Guerre franchi tous les échelons du grade d'officier général et conduit l'armée française à la victoire, il fallait des qualités d'intelligence, de caractère et de cœur qui n'étaient certainement pas communes. À Vichy ces qualités ne s'étaient pas obscurcies, mais seulement assagies et comme sublimées jusqu'à leur extrême simplicité : un bon sens militaire de commandement plein de bienveillance, imprégné de la vertu de prudence et ne retenant des choses que l'essentiel, sous une apparence insensible au torrent des événements. De tempérament secret, il comprenait les situations, mais ne s'attardait pas à expliquer ses décisions.

Évidemment la créativité intellectuelle n'était plus la même qu'autrefois en ce sens qu'il aimait qu'on lui propose des textes sur lesquels il travaillerait ensuite à loisir plutôt que d'accomplir lui-même l'épuisant travail d'accouchement cérébral ; la manière dont il en tirait parti et leur donnait sa marque personnelle montrait un esprit toujours en possession de ses moyens.

Évidemment encore, au bout d'une heure ou une heure et demie d'attention portée à des sujets difficiles, il donnait des signes de fatigue et avait besoin de changer d'occupation pour se détendre un moment l'esprit. C'est normal à quatre-vingt-cinq ans. Il suffisait à son entourage d'en tenir compte. […]

[Le Maréchal] était soutenu intérieurement et comme porté sur des ailes par l'amour de la France et des Français et par le sentiment qu'il avait d'être seul en mesure de les sortir à moindre frais de la défaite de 1940.

Cette hantise était la clef de sa politique. Elle explique tout. Comme tous les anciens combattants de 14-18 – que dis-je ? bien mieux qu'eux après Verdun – il était resté frappé d'épouvante par les pertes françaises. […] Une seconde saignée analogue l'eût peut être éliminée comme grande puissance. […]

Qu'on lui impose X ou Y comme ministre ou chef de gouvernement, qu'on renvoie de vieux amis fidèles ou fasse aux Allemands des concessions qui ne valaient pas qu'on risque la vie d'un homme, il en souffrait, certes, au fond de lui-même, mais n'en faisait pas un absolu du moment que l'ennemi en était apaisé pour un temps et que l'armistice continuait, permettant à la masse des Français de cheminer, sans trop de pertes, vers le bout du tunnel.»

L'amiral rapporte aussi le discours du Maréchal à la nation.

« Français,

Au moment où ce message vous parviendra, je ne serai plus libre.

Dans cette extrémité où je suis réduit, je n'ai rien à vous révéler qui ne soit la simple confirmation de tout ce qui, m'a dicté ma conduite pendant plus de quatre ans.

Décidé à rester au milieu de vous, j'ai chaque jour cherché ce qui était le plus propre à servir les intérêts permanents de la France, loyalement mais sans compromis.

Je n'ai eu qu'un but, vous protéger du pire.

Et tout ce qui a été fait par moi, tout ce que j'ai accepté, consenti, subi, que ce fut de gré ou de force, ne l'a été que pour votre sauvegarde ; car si je ne pouvais plus être votre épée, j'ai voulu rester votre bouclier.

[…] Je n'ai souci que des Français. Pour vous comme pour moi, il n'y a qu'une France, celle de nos ancêtres.

Aussi, une fois encore, je vous adjure de vous unir.

Il n'est pas difficile de faire son devoir, s'il est parfois malaisé de le connaître. Le vôtre est simple : vous grouper autour de ceux qui vous donneront la garantie de vous conduire sur le chemin de l'honneur et dans les voies de l'ordre.

L'ordre doit régner. Et parce que je le représente légitimement, je suis et je reste votre chef. Obéissez-moi et obéissez à ceux qui vous apporteront des paroles de paix sociale ; sans quoi nul ordre ne saurait s'établir.

Ceux qui vont tiendront un langage propre à vous conduire vers la réconciliation et la rénovation de la France par le pardon réciproque des injures et l'amour de tous les nôtres, ceux-là sont des chefs français. Ils continuent mon œuvre et suivent mes disciples. Soyez à leurs côtés.

Pour moi, je suis séparé de vous, mais je ne vous quitte pas et j'espère tout de votre dévouement à la France, dont vous allez, Dieu aidant, restaurer la grandeur. C'est le moment où le destin m'éloigne. Je subis la plus grande contrainte qu'il puisse être donnée à homme de souffrir. C'est avec joie que je l'accepte si elle est la condition de notre salut, si devant l'étranger, fut-il allié, vous savez être fidèles au vrai patriotisme, à celui qui ne pense qu'aux seuls intérêts de la France ; et si mon sacrifice vous fait retrouver la voie de l'union sacrée pour la renaissance de la Patrie. »

Maréchal Pétain

Le Maréchal a convoqué le nonce, doyen du corps diplomatique et le ministre de Suisse dans son bureau. Ils assistent à l'arrestation du Maréchal par les allemands furieux de ne pouvoir le faire en toute discrétion.

Cité par l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, pages 343 et 344).

  • le 20 août 1944 : la résistance française libère l'Hôtel de Ville de Paris.
  • le 20 août 1953 : le sultan du Maroc Mohammed V est déposé.

Les autorités du protectorat français au Maroc commandées par le général Guillaume le dépose. Le sultan exilé en Corse, puis à Madagascar, avec ses fils, dont le futur roi Hassan II. La légitimité du nouveau souverain, Mohammed ben Arafa, n'est pas reconnue par le peuple. En 1955, la France accepte le retour de Mohammed V qui régnera jusqu'à sa mort en 1961.

  • le 20 août 1955 : massacre d'El Halia au nom du Djihad.

El Halia, petit village proche de Philippeville, à trois kilomètres environ de la mer, où vivent 130 Européens et 2000 musulmans. La plupart travaillent à la mine de pyrite; les musulmans qui sont payés comme les Européens et jouissent des mêmes avantages sociaux, ont assurés qu'en cas d'attaque du FLN tous participeront à la défense du village.

A 11 h 30, le village est attaqué par des anciens miniers et des miniers en activité ! Le FLN appelle au djihad et commence le massacre :

71 européens tués, 21 musulmans tués, 51 européens blessés, 47 musulmans blessés, plus de 50% des victimes sont des enfants et adolescents de moins de 20 ans. A cela s'ajoute 31 soldats tués, et 121 blessés par les ennemis de la France en Algérie.

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 247)

Soustelle écœuré dira : « On ne négocie pas avec des gens comme cela. »


C’est arrivé un 19 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 19 août : saints du jour français ou en France.
    • St Donat : prêtre et ermite près de Sisteron  († VIE S.)

Au pays de Sisteron en Provence, au VIe siècle, saint Donat, prêtre, qui aurait mené pendant de longues années la vie d'anachorète.

  • Bx Guerric : abbé d'Igny (1080-1155)

À l'abbaye d'Igny au diocèse de Reims, en 1157, le bienheureux Guerric, abbé. En vrai disciple de saint Bernard, comme sa faiblesse physique l'empêchait de donner à ses frères l'exemple du travail, il les confirmait dans des entretiens spirituels pleins d'humilité et de charité.

  • St Louis : évêque de Toulouse († 1297)

Louis, évêque de Toulouse, petit-neveu de saint Louis, Roi de France, fils de Charles le Boiteux, roi de Naples et de Jérusalem, naît à Brignoles, en Provence.

Il parut, dès son enfance, n'avoir d'inclination que pour la vertu. Ses récréations même se rapportaient à Dieu ; il n'en choisissait que de sérieuses et ne s'y livrait que pour donner à son corps l'exercice nécessaire et conserver la vigueur de son esprit. Sa promenade ordinaire consistait à visiter les églises et les monastères. À l'âge de sept ans, il pratiquait déjà la pénitence, et souvent il couchait sur une natte étendue auprès de son lit. Il fut tout particulièrement remarquable par sa pureté angélique, qui ne se ressentit en rien de la mollesse des cours ni des séductions du monde.

Sa charité pour les pauvres était extraordinaire. Un jour qu'il sortait des cuisines du palais, son père, prévenu par des valets malveillants, lui demanda ce qu'il portait sous son manteau. Louis, tremblant, ouvre le manteau qui ne contenait qu'un bouquet de fleurs magnifiques, bien qu'on fût en hiver. À l'âge de quatorze ans, il fut envoyé comme otage, avec deux de ses frères, au roi d'Aragon, qui retenait son père prisonnier. Pendant ses sept ans de captivité, il répandit autour de lui le parfum de la patience, de la résignation, de la modestie la plus parfaite et fut l'ange consolateur de ses compagnons d'infortune. Une fois libre, Louis s'abandonna aux pieux excès de la charité qu'il avait tant aimée dès son enfance. Il chérissait surtout les lépreux, les recherchait, les embrassait tendrement, et baisait leurs horribles plaies.

Dans une maladie mortelle, il fit vœu d'embrasser la vie religieuse, s'il guérissait. Il guérit en effet, refusa les offres séduisantes d'un mariage royal, renonça même au trône de son père et s'enrôla sous la bannière du séraphique François d'Assise. À peine avait-il consommé son sacrifice, que Dieu l'appela à de plus hautes destinées ; à vingt-deux ans il fut nommé, par le Pape, évêque de Toulouse. Son amour pour les pauvres devint plus héroïque que jamais. Un jour qu'il sortait de consoler une pauvre malade fort misérable, ses serviteurs lui firent remarquer que son vêtement était couvert de vermine : « Ce sont là, dit-il en souriant, les perles des pauvres. »

Dieu voulut seulement montrer à la terre ce saint pontife. À son dernier soupir, une belle rose sortit de sa bouche, et un saint religieux vit les anges emporter son âme vers les Cieux.

  • Bx Hugues Green : prêtre et martyr († 1642)

À Dorcester en Angleterre, en 1642, le bienheureux Hugues Green, prêtre et martyr. Ordonné prêtre à Douai, il exerça son ministère dans sa patrie pendant trente ans, mais arrêté sous le roi Charles Ier, il fut condamné à mort comme prêtre, et eut le corps déchiré par le feu, cruellement et lentement.

  • St Jean-Eudes : prêtre et fondateur des : « Congrégation de Jésus et de Marie » (Eudistes)  « Institut Notre-Dame de Charité » († 1680)

Jean Eudes, né le 14 novembre 1601, dans le petit village normand de Ri, était l´aîné de six enfants ; l´historien Eudes de Mézerai était son frère. Son père, Isaac, qui avait été arrêté au seuil du sacerdoce par des devoirs impérieux, possédait une science religieuse au-dessus de la moyenne ; aussi en fit-il largement bénéficier ses enfants.

Aucun ne profita mieux de cette éducation que Jean. Il n´était encore qu´un enfant quand, un jour, ayant reçu un soufflet d´un de ses camarades, il se mit à genoux, et tendit l´autre joue, selon le conseil évangélique. À quatorze ans, il faisait le vœu de chasteté et montrait déjà cette ténacité de volonté qui sera sa note caractéristique. Au collège de Caen, sa dévotion envers Marie le poussa à se passer naïvement un anneau de fiançailles au doigt.

Ses études terminées, il se décida à entrer dans l´état ecclésiastique. Pour le faire avec plus de perfection, il se mit sous la direction du Père de Bérulle, entra à l´Oratoire et fut ordonné prêtre à Paris, le 24 décembre 1625.

Le nouveau prêtre inaugura son ministère en se dévouant au soulagement des populations de Normandie alors décimées par la peste. Il poussa si loin le dévouement envers les pestiférés qu´il ne se trouva personne à Caen pour oser lui prêter asile, et que pendant plusieurs semaines il en fut réduit à se loger hors de la ville, dans un grand tonneau.

Mais l´œuvre principale du Père Eudes fut l´œuvre des missions. Au sortir des guerres religieuses, en France, l´ignorance de la religion et le relâchement des mœurs étaient extrêmes. Pour y porter remède, le Père Eudes parcourut la Normandie, la Bourgogne, l´Île de France et maints autres lieux ; son éloquence populaire, servie par un bel organe, et accompagnée d´une sainteté authentique, exerça un ascendant considérable sur toutes les classes de la société. Depuis saint Vincent Ferrier on n´avait point vu de missionnaire qui exerçât une telle action sur les foules.

Dans le but de travailler au relèvement du Clergé, « le plus grand ennemi de l´Église », selon lui, le Père Eudes ouvrit à Caen un séminaire qui fut l´embryon d´une nouvelle famille religieuse, consacrée aux Cœurs de Jésus et de Marie, et appelée « Congrégation de Jésus et de Marie » (Eudistes). Le succès vint aussitôt : les diocèses de Normandie furent bientôt pourvus de prêtres instruits et vertueux. Le Père Eudes ajouta à la formation du clergé les missions dans les campagnes.

En même temps, il fondait à Caen un Institut pour assurer la persévérance des « Repenties ». Selon l´usage du temps, chaque maison était indépendante ; à la mort du Père Eudes, il y en avait quatre ; à la veille de la Révolution, il y en avait huit. En 1835, la supérieure du Refuge d´Angers, sainte Marie-Euphrasie Pelletier, femme « de taille à gouverner un royaume », obtint que les nouvelles maisons fondées par son monastère restassent sous la dépendance de la Maison-Mère et donna à sa Congrégation le nom de « Bon-Pasteur ». Cette branche a eu un grand succès, et possède des ramifications dans les cinq parties du monde.

Arrivé à un âge avancé, le saint fondateur déposa sa charge de Supérieur et mourut saintement le 19 août 1680.

Une des gloires du Père Eudes est d´avoir été le précurseur de la dévotion aux Cœurs de Jésus et de Marie. Quarante ans avant les apparitions de Paray-le-Monial, il faisait célébrer par ses prêtres l´Office solennel de ces très saints Cœurs et s´en faisait l´Apôtre dans ses missions. Aussi le pape Léon XIII (Vincenzo Gioacchino Pecci, 1878-1903) appela le Père Eudes « Auteur du culte liturgique des SS. Cœurs de Jésus et de Marie ».

Saint Pie X (Giuseppe Melchiorre Sarto, 1903-1914), en le béatifiant, le 25 avril 1909, a dit qu´il devait être regardé comme « Père, docteur et apôtre » de cette dévotion.

Jean-Eudes a été canonisé le 31 mai 1925 par Pie XI.

   

 

  • le 19 août 440 : décès du pape Sixte III.
  • le 19 août 1186 : le duc de Bretagne Geoffroy II Plantagenêt est blessé mortellement dans un tournoi à Paris.
  • le 19 août 1239 : la couronne d'épine arrive à Notre Dame.

Le Roi revêt une simple tunique et, pieds nus, aidé de son frère, porte la Sainte Couronne jusqu'à Notre-Dame de Paris. Il a fait construire un reliquaire à la mesure de ces reliques : la Sainte-Chapelle. Durant la révolution française, les reliques sont déposées à l'abbaye de Saint-Denis puis, à la Bibliothèque nationale. Avec le Concordat de 1801, la Sainte Couronne et quelques autres reliques sont remises en 1804 à l'archevêque de Paris qui les fait déposer au trésor de la Cathédrale, le 10 août 1806. Elles s'y trouvent conservées depuis lors, confiées aux chanoines du Chapitre chargés de leurs vénérations et placées sous la garde statutaire des Chevaliers du Saint-Sépulcre de Jérusalem. Voir la chronique du 11 août.

Saint Louis portant la Sainte Couronne à Notre-Dame de Paris le 19 août 1239

  • le 19 août 1315 : Louis X épouse Clémence de Hongrie en secondes noces.
  • le 19 août 1458 : élection du pape Pie II.

Le 19 août 1458, Enea Silvio Piccolomini est élu pape, sous le nom de Pie II. Comme son prédécesseur Calixte III, il passe une grande partie de son pontificat à préparer la croisade contre les Turcs qui, sous le sultanat de Mehmed II, viennent de s'emparer de Constantinople. Pie II décède le 15 août 1464.

  • le 19 août 1488 : le Traité du Verger.

Le traité de Sablé dit « traité du Verger » est signé entre le Roi de France par Charles VIII, et le duc de Bretagne François II.L'élément principal stipule que l'héritière du duché, Anne, ne peut se marier sans l'accord du Roi de France.

Le duc de Bretagne, allié aux grands féodaux et à Louis II d'Orléans, le futur Louis XII, a perdu la « guerre folle suite à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier près de Rennes le 28 juillet (voir la chronique du jour), où l'armée bretonne est détruite.

Le duc de Bretagne, doit l'hommage lige au Roi de France et le duché perd son indépendance législative. Il doit donner quatre places fortes en garantie : Saint-Malo, Dinan, et surtout Fougères et Saint-Aubin-du-Cormier.

La tentative de mariage d'Anne de Bretagne avec Maximilien Ier du Saint-Empire en 1490 viole le traité. Le mariage est annulé ; la duchesse va épouser successivement deux Rois de France.

  • le 19 août 1591 : le prétendant au Trône en titre, le futur Roi Henri IV prend Noyon.
  • le 19 août 1627 : Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais est exécuté à Nantes.

A cause du projet de mariage de Gaston de France, frère du Roi, et Mademoiselle de Montpensier. Un complot est ourdi contre le cardinal de Richelieu et le Roi Louis XIII. Henri de Talleyrand-Périgord, comte de Chalais, maître de la garde-robe du Roi, en est un des acteurs. La conspiration s'appelle d'ailleurs « la conspiration de Chalais ». Celle-ci est rapidement découverte et les auteurs condamnés. Maréchal d'Ornano et ses frères, ainsi que César et Alexandre de Vendôme, demi-frères du roi et de Gaston, autres conjurés, meurent en prison.

  • le 19 août 1662 : décès de Blaise Pascal, mathématicien et philosophe français.

Blaise Pascal, célèbre mathématicien, inventeur, philosophe français, meurt le 19 août 1662 à Paris à l'âge de trente neuf ans. Né le 19 juin 1623 (voir la chronique du jour) à Clermont-Ferrand, Pascal montre rapidement des facultés pour l'étude des sciences. Il est l'un des créateurs des probabilités, et rédige la théorie de la cycloïde. A 19 ans, il invente la première machine à calculer, la Pascaline. Il est l'auteur d'œuvres philosophiques comme "Les Provinciales", ou les"Pensées", qu'il ne finit pas.

Voir les chroniques du 24 mars, du 19 juin et du 23 novembre.

  • le 19 août 1680 : décès de saint Jean Eudes.

Né le 14 novembre 1601, saint Jean Eudes, est un prêtre, pionnier de l'Ecole de la spiritualité française. Il est le fondateur de l'Ordre de Notre-Dame de Charité ; il crée en 1641, une société de prêtres dédiée à la formation des séminaristes, du clergé et aux prédications dans les paroisses : la Société des prêtres de Jésus et de Marie, aussi appelée « les Eudistes ». Il combat ardemment le mouvement du jansénisme et participe à la Contre-Réforme. Les Eudistes sont interdits à la révolution et reviennent en France en 1826.Il meurt à Caen en France. En 1925, il est canonisé par Pie XI.

Ses parents qui ne peuvent pas avoir d'enfants, accomplissent un vœu en allant en pèlerinage à la chapelle de Notre-Dame de la Recouvrance où ils consacrent leur futur enfant à Notre-Seigneur et à Notre-Dame.

A l'âge de douze ans, quand il fait vœu de chasteté et glisse un anneau au doigt d'une statue de la Vierge Immaculée pour qu'elle devienne son épouse. Se donnant tout à elle dans un amour exclusif, il l'implore qu'elle veuille bien en retour se donner toute à lui.

Il entre à l'Oratoire en 1623 et est ordonné prêtre en 1625 ; Pierre de Bérulle le remarque rapidement. Il est envoyé en « missions », et ses prêches touchent les cœurs et convertissent les Français. Il répand la prière commune matin et soir dans les familles, la récitation du chapelet, pousse à la communion fréquente. Et pour clore les missions, il invente les « feux de joie » !

« Sortez, sortez de ce sale et horrible torrent du monde, de ce torrent des épines qui vous entraîne dans le gouffre de la perdition ; et venez vous perdre saintement dans les douces eaux de ce fleuve de paix et ce torrent de délices. Hâtez-vous ! Qu'est-ce que vous attendez ? Ne savez-vous pas que c'est Jésus qui a fait le Cœur de Marie tel qu'il est, et qui a voulu en faire une fontaine de lumière, de consolation et de toutes sortes de grâces pour tous ceux qui y auront eu recours dans leurs nécessités ? Ne savez-vous pas que non seulement Jésus est résidant et demeurant continuellement dans le Cœur de Marie, mais qu'il est lui-même le Cœur de Marie, le Cœur de son Cœur et l'âme de son âme, et qu'ainsi venir au Cœur de Marie, c'est venir à Jésus ; honorer le Cœur de Marie, c'est honorer Jésus ; invoquer le Cœur de Marie, c'est invoquer Jésus ? »

À une religieuse de Montmartre, il écrit : « Le Divin Cœur de Jésus et de Marie est cette fournaise dont les feux et les flammes ne se repaissent que de cœurs. Oh ! qu'heureux sont les cœurs qui se perdent dans ces divines flammes. »

  • le 19 août 1829 : la statue de Louis XVI est inaugurée à Montpellier.

Elle reste deux ans en place, et est déboulonnée sous Louis-Philippe. Puis, elle disparaît durant près de 140 ans, avant d'être offerte en1967 par le maire, François Delmas, à Louisville, ancienne capitale de la Louisiane française, jumelée avec Montpellier !

  • le 19 Août 1917 : 4ème Apparition de Fatima.

18000 personnes assistent à l'événement le 17 août. Mais Lucie n'est pas là et l'Apparition prévue n'eut pas lieu. En effet l'administrateur du canton a enfermé Lucie et ses deux cousins prétextant qu'ils troublaient l'ordre public. Des phénomènes tels que lors des précédentes, coups de tonnerre, des éclairs, un halo de lumière blanc, ont lieu.

L'administrateur les relâche au bout de 2 jours. La sainte Vierge apparaît donc le dimanche 19 août aux enfants et leur demande de continuer à prier et en leur promettant qu'a sa dernière apparition elle accomplirait le Miracle de " faire croire tout le monde ".

  • le 19 août 1942 : débarquement des franco-canadiens à Dieppe.

L'opération Jubilee ne s'explique pas, si ce n'est pour tester les défenses allemandes et préparer un débarquement de masse.

Les Allemands mitraillent et bombardent les plages sans répit et font 4000 morts, blessés ou prisonniers. L'opération est un véritable désastre.

  • le 19 août 1944 : les Allemands Renthe-Fink et Neubronn somment le chef de l'Etat Pétain d'accepter son transfert en zone nord.

Voir les chroniques des 17, 18 et 20 août.

  • le 19 août 1984 : naissance de la Transat Québec/Saint-Malo

La course naît à l'occasion du 450e anniversaire de l'arrivée de Jacques Cartier dans le golfe du Saint-Laurent. Elle accueille monocoques et multicoques et a lieu tous les quatre ans, en équipage et sans escale.

  • le 19 août 1997: début des JMJ à Paris

Elles ont lieu du 14 au 22 août dans toute la France. Le 21 août, cinq cent mille jeunes accueillent le Pape au champ de Mars le jeudi 21 août et 800 000 à la veillée du samedi soir à Longchamp, plus d'un million le dimanche 24.


Abbaye de Landévennec : l’histoire des moines au fameux caramel au beurre salé

A

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’histoire de l’abbaye de Landévennec, en Bretagne, n’est pas de tout repos : incendie, pillage viking, révolution française… les moines n’ont pas été épargnés ! Cet été, Divine Box vous propose d’en apprendre un peu plus sur l’abbaye de Landévennec, qui réalise notamment son célèbre caramel au beurre salé !

Z

La Bretagne ça vous gagne ! 

L’abbaye de Landévennec a un passé millénaire ! Tout commence lorsque saint Guénolé, alors moine sur l’île Lavret en Bretagne, est envoyé avec onze compagnons fonder une abbaye. D’abord établis sur l’île de Tibidy, ils s’installent finalement à Landévennec en… 485 ! Ce n’est pourtant que bien plus tard, en 818, que Louis le Pieux (fils de Charlemagne) impose la règle de saint Benoît : la communauté, qui suivait alors les usages monastiques irlandais, devient officiellement bénédictine !

Au feu ! 

En 913, à peine cent ans après cette transition bénédictine, des vikings scandinaves pillent et détruisent l’abbaye, forçant les moines à s’exiler. Mais ces derniers ont gardé leur sang froid et ont eu le temps, juste avant de fuir, d’emporter les vieux manuscrits de l’abbaye et les reliques de saint Guénolé leur fondateur. Ensuite… sauve qui peut ! Ils trouvent alors refuge au nord de la France à Montreuil-sur-mer, et reviennent finalement à l’abbaye en 940. Tout est bien qui finit… pas trop mal !

BLes ruines témoignent encore de l’histoire mouvementée de l’abbaye – Divine Box

Tout est à refaire ! 

Car en rentrant à Landévennec, le constat est sans appel pour les moines : il faut tout reconstruire. Petit à petit, ils bâtissent une superbe abbaye au style roman, qui amorce une période faste pendant plusieurs siècles : les moines reçoivent de grandes donations et se retrouvent même à la tête d’un seigneurie. Rien que ça ! Cependant, le climat marin est rude, et l’eau qui s’infiltre dans les terres oblige les moines à reconstruire les bâtiments en superposant les fondations tous les deux siècles !

Dehors ! 

Ensuite, sans surprise, la Révolution met à mal l’abbaye de Landévennec… Les bâtiments sont vendus comme biens nationaux et les moines sont contraints à l’exil. Heureusement, un petit siècle plus tard, en 1875, l’abbaye reprend doucement vie grâce au Comte de Chalus qui rachète les ruines et y installe un jardin exotique. Tiens donc ! Et en parallèle, en 1878 et à quelques kilomètres de là, le nouveau monastère bénédictin de Kerbénéat (“chez Benoît”) prend vie, avec l’espoir de restaurer Landévennec…

Les moines, le retour ! 

Mais ce projet n’est malheureusement que de courte durée car entre leur exil (1903-1922) et la Seconde Guerre mondiale, les moines de Kerbénéat n’ont pas la vie simple… Plus tard, la communauté reprend du poil de la bête, et songe vite à s’installer à Landévennec : pour restaurer la mythique abbaye bretonne, mais aussi pour soulager les moines nombreux, un peu à l’étroit à Kerbénéat… Terrains rachetés en 1950, première pierre posée en 1953, transfert de tous les moines en 1958, et le tour est joué : Landévennec renaît !

C.jpgAujourd’hui, l’entrée de l’abbaye reste impressionnante – Divine Box

Départ pour Haïti ! 

En 1981, forte de cette renaissance, la communauté se porte bien et peut envoyer un groupe de moines fonder un monastère en Haïti. Aujourd’hui, le monastère “Morne Saint-Benoît” compte six moines, assure un soutien spirituel précieux à la population environnante, et possède même une petite imprimerie ! De quoi fournir du travail aux moines et gagner quelques revenus indispensables à la communauté. Elle est pas belle la vie ?

Et aujourd’hui ? 

La communauté de l’abbaye de Landévennec compte aujourd’hui dix-huit frères bénédictins qui continuent de suivre depuis le IXe siècle la règle de saint Benoît : « prie et travaille ». Le premier des sept offices quotidiens commence à 5h20 du matin et, entre les offices, les moines travaillent de leurs mains : fabrication de pâtes de fruits, confection de caramel au beurre salé, entretien du verger et même rédaction des “Chroniques de Landévennec”. Joli programme !

DLes incroyables pâtes de fruits de l’abbaye de Landévennec – Divine Box

Un musée à ciel ouvert ! 

L’histoire millénaire de l’abbaye de Landévennec a (évidemment) suscité une grande curiosité de la part des historiens et des archéologues. Des fouilles sur l’emplacement de l’ancienne abbaye ont été effectuées entre 1978 et 2002, et plus de cinquante mille objets ont été retrouvés sur le site ! Incroyable non ? Les moines, voulant partager ces trésors, ont ainsi ouvert un musée où, chaque année, une exposition temporaire retrace une époque de la vie de l’abbaye. Jetez-y donc un oeil si vous passez sur place !

Découvrez les produits de l’abbaye de Landévennec 

A l’abbaye de Landévennec, les moines bénédictins font d’incroyables produits, et sont notamment connus pour leurs pâtes de fruits et leur caramel au beurre salé. Tout est fait à la main de A à Z, dans les petits ateliers du monastère. Cliquez ici pour découvrir les produits de l’abbaye de Landévennec, ou bien jetez un oeil à la boutique monastique en ligne de Divine Box !


C’est arrivé un 18 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 18 août : saints du jour français ou en France.
    • BBx Martyrs (64) des pontons de Rochefort (1794-1795)

La déportation sur les pontons de Rochefort a concerné 829 prêtres, dont 547 ont péri d'avril 1794 aux premières semaines de 1795.

La Constitution civile du clergé

L'Assemblée constituante vote la Constitution civile du clergé le 12 juillet 1790. La Constitution civile du clergé transforme les ecclésiastiques en fonctionnaires élus par l'assemblée des citoyens actifs, et évince le Pape de la nomination des évêques. Ceci n'est pas acceptable par le Saint-Siège.

Les prêtres constitutionnels, assermentés ou jureurs sont ceux qui se soumettent à cette constitution, les réfractaires ou non jureurs sont ceux qui refusent de prêter serment. Les assemblées successives condamnent à l'exil, à la réclusion puis à la déportation les prêtres réfractaires (mais aussi des assermentés !) L'Église souffrira lourdement de ces évènements : les lieux de culte sont fermés, la pratique interdite, des prêtres sont massacrés.

La Terreur à Rochefort

Le 21 septembre 1792, la Convention succède à l'Assemblée législative, qui elle-même avait déjà remplacé l'Assemblée constituante. La République est proclamée le lendemain.    La Société populaire et le Comité de surveillance (institutions révolutionnaires locales) fraîchement mises en place, font de Rochefort une ville ultra-jacobine. Lequinio et Laignelot, les représentants du peuple envoyés par la Convention seront chargés de faire appliquer à Rochefort le régime de la Terreur, décrété le 5 septembre 1793. Les prisons se remplissent, 52 têtes tomberont place Colbert, où est installée la guillotine.

Les convois des prêtres déportés

Un arrêté du Comité de salut public (25 janvier 1794) organise le départ des prêtres réfractaires vers les ports de l'Atlantique, où ils doivent être regroupés avant leur déportation. Ceux qui sont emprisonnés à Nantes seront noyés par Carrier, et finalement, seuls Bordeaux et Rochefort mettront en œuvre les directives du comité.

Les convois de déportés traversent la France pendant l'hiver et jusqu'au printemps 1794, parcourant parfois jusqu'à 800 km. Les conditions de voyage (parfois à pied) sont souvent difficiles, en raison des nuits passées en prison aux étapes, et des insultes et brutalités endurées à certaines haltes. Ils sont souvent systématiquement dépouillés.

À leur arrivée à Rochefort, ils seront incarcérés dans différents lieux (prison Saint-Maurice, couvent des Capucins...) ou sur des navires (le Borée, le Bonhomme Richard, la Nourrice).  Les déportés sont finalement entassés dans deux anciens navires négriers, les Deux-Associés et le Washington, réquisitionnés après l'abolition de l'esclavage par la Convention le 4 février 1794. Destinés à partir pour la Guyane ou les côtes d'Afrique, les bâtiments ne quittèrent cependant pas l'estuaire de la Charente. En état de naviguer, ils n'étaient donc pas de véritables pontons (navires retirés du service, déclassés et démâtés pour servir de magasin ou de prison) mais ils en remplirent les fonctions.

Les pontons

Le commandement des navires fut assuré par Laly pour les Deux-Associés et Gibert pour le Washington. Ils appliquèrent avec leurs équipages, les consignes de sévérité avec rigueur, les aggravant même parfois : pas de prière, injures, menaces, brimades physiques, nourriture infecte, pas de conversation. Mais les prisonniers continueront dans le secret une activité religieuse. Les décès dus aux conditions de détention s'accélèrent, le scorbut, le typhus font des ravages. L'épidémie est telle qu'enfin les prisonniers valides sont transférés sur un troisième navire, l'Indien, tandis que les plus malades sont débarqués sur l'île citoyenne (l'île Madame) où beaucoup périront. L'automne 1794 est particulièrement rude, et en novembre, le vent renverse les tentes de fortune de l'hôpital installé sur l'île, les survivants sont alors à nouveau embarqués sur les navires. Les conditions matérielles de détention s'améliorent quelque peu tandis que la neige et le gel s'installent. En décembre, trois bâtiments chargés de prêtres et provenant de Bordeaux, (le Jeanty, le Dunkerque, et le Républicain) se réfugient dans l'estuaire (les Anglais bloquent les côtes).

La fin de la Terreur

Lors du Coup d'État du 9 thermidor an II (27 juillet 1794) Robespierre, principal instigateur de la Terreur, est exécuté, et c'est pour la République un nouveau départ. Des épurateurs écartent les éléments les plus extrémistes de la dictature révolutionnaire. Les institutions du régime précédent (Tribunal révolutionnaire, clubs et associations patriotiques) sont généralement supprimées. Bien des prisons commencent à s'ouvrir. Cependant, en cette fin d'année 1794, les pontons gardent toujours leurs prisonniers. Quelques-uns sont libérés mais aucune mesure collective n'est prise.

Grâce à quelques initiatives individuelles (notamment des interventions auprès de la Convention), le transfert à Saintes des prêtres déportés de Rochefort a lieu en février 1795. Ils peuvent y célébrer à nouveau le culte et administrer les sacrements dans les oratoires privés. Sur les 829 prêtres déportés à Rochefort, 274 survécurent. Les déportés de Bordeaux, d'abord transférés à Brouage, ne furent conduits à Saintes que plus tard. 250 prêtres sont morts sur les 1494 emmenés initialement à Bordeaux.

La deuxième déportation

En octobre 1795, la Convention ordonne cependant, après ce bref répit, la réclusion ou la déportation des prêtres réfractaires vers la Guyane. Encore une fois, ces départs n'eurent pas lieu, et un décret du 4 décembre 1796 prononcera enfin la libération des prêtres détenus. Le 18 fructidor de l'an V (4 septembre 1797), un coup d'État des républicains du Directoire (le Directoire avait remplacé la Convention dès la fin 1795) contre les modérés et les royalistes, devenus majoritaires aux élections, fait resurgir la ligne dure à la tête de la République. Le pouvoir exécutif s'en trouve renforcé, au détriment du législatif. Les adversaires politiques sont emprisonnés ou déportés.

Les précédentes mesures de détente sont annulées et les décrets de proscription envers les prêtres sont renouvelés. Ils ont à nouveau emprisonnés à Rochefort et quelques-uns sont effectivement envoyés en Guyane, où la mortalité est effrayante. Mais le Directoire se voit obligé de suspendre ces départs, certains navires étant capturés par les Anglais, et les prêtres seront entassés dans les citadelles de St-Martin-de-Ré et du Château d'Oléron jusqu'en 1802.

La libération

Le Coup d'État du 18 brumaire de l'an VIII (9 novembre 1799) donne le pouvoir à Bonaparte. Le Consulat, nouveau gouvernement remplaçant le Directoire dote la France d'une nouvelle constitution (celle de l'an VIII), trois consuls sont nommés, dont Bonaparte, 1er consul. Les persécutions des prêtres prennent fin lorsque le Saint-Siège conclut un Concordat avec la France (ratifié le 5 avril 1802). Cet accord, signé par le Pape Pie VII et le 1er consul Bonaparte, réorganise le catholicisme dans le pays.

Cette hécatombe resta pourtant longtemps ignorée, et même volontairement tenue cachée, par souci de ne pas réveiller les querelles de la Révolution. La cause aboutit par la béatification solennelle d'octobre 1995, par laquelle l'Église reconnut en soixante-quatre des victimes des pontons (le bienheureux Jean-Baptiste Souzy et ses compagnons) d'authentiques témoins de la foi, mis à mort volontairement, en haine de la foi, et en acceptant consciemment leur sort.

Liste des soixante-quatre prêtres ou religieux béatifiés

1. Jean-Baptiste Étienne Souzy, prêtre du diocèse de La Rochelle. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 27 août 1794.

2. Antoine Bannassat, curé de Saint-Fiel (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés; mort le 18 août 1794.

3. Jean-Baptiste de Bruxelles, chanoine de Saint-Léonard (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 18 juillet 1794.

4. Florent Dumontet de Cardaillac, aumônier de la comtesse de Provence. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 5 septembre 1794.

5. Jean-Baptiste Duverneuil (père Léonard), carme de la maison d'Angoulême. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juillet 1794.

6. Pierre Gabilhaud, curé de Saint-Christophe (Creuse). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 août 1794.

7. Louis-Wulphy Huppy, prêtre du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 août 1794.

8. Pierre Jarrige de la Morelie de Puyredon, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 août 1794.

9. Barthélemy Jarrige de la Morelie de Biars, bénédictin de l'abbaye de Lezat (Ariège). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.

10. Jean-François Jarrige de la Morelie du Breuil, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). sur les Deux-Associés; mort le 31 juillet 1794.

11. Joseph Juge de Saint-Martin, sulpicien, directeur de séminaire. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 7 juillet 1794.

12. Marcel-Gaucher Labiche de Reignefort, missionnaire à Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.

13. Pierre-Yrieix Labrouhe de Laborderie, chanoine de Saint-Yrieix (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés; mort le 1er juillet 1794.

14. Claude-Barnabé Laurent de Mascloux, chanoine du Dorat (Haute-Vienne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.

15. Jacques Lombardie, curé de Saint-Hilaire-de-Foissac (Corrèze). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 juillet 1794.

16. Joseph Marchandon, curé de Marsac (Creuse). Déporté sur les Deux Associés ; mort le 22 septembre 1794.

17. François d'Oudinot de La Boissière, chanoine du diocèse de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 7 septembre 1794.

18. Raymond Petiniaud de Jourgnac, vicaire général de l'évêque de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juin 1794.

19. Jacques Retouret, carme de la maison de Limoges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 août 1794.

20. Paul-Jean Charles (frère Paul), moine cistercien de l'abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 août 1794.

21. Augustin-Joseph Desgardin (frère Elie), moine cistercien de l'abbaye de Sept-Fons (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 6 juillet 1794.

22. Pierre-Sulpice-Christophe Favergne (frère Roger), frère des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 12 septembre 1794.

23. Joseph Imbert, jésuite. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 juin 1794.

24. Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, supérieur du petit séminaire d'Autun. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.

25. Claude Laplace, prêtre à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 14 septembre 1794.

26. Noël-Hilaire Le Conte, chanoine de la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 août 1794.

27. Pierre-Joseph Le Groing de La Romagère, chanoine à la cathédrale de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 26 juillet 1794.

28. Jean-Baptiste-Xavier Loir, capucin au Petit-Forez, à Lyon. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 19 mai 1794.

29. Jean Mopinot (frère Léon), frère des Écoles chrétiennes à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 21 mai 1794.

30. Philippe Papon, curé de Contigny (Allier). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 17 juin 1794.

31. Nicolas Sauvouret, cordelier à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.

32. Jean-Baptiste Vernoy de Montjournal, chanoine à Moulins. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 1er juin 1794.

33. Louis-Armand-Joseph Adam, cordelier à Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 13 juillet 1794.

34. Charles-Antoine-Nicolas Ancel, eudiste à Lisieux. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 29 juillet 1794.

35. Claude Beguignot, chartreux à Saint-Pierre-de-Quevilly, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juillet 1794.

36. Jean Bourdon (frère Protais), capucin à Sotteville, près de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 23 août 1794.

37. Louis-François Lebrun, moine bénédictin de la congrégation de Saint-Maur. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.

38. Michel-Bernard Marchand, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 15 juillet 1794.

39. Pierre-Michel Noël, prêtre du diocèse de Rouen. Déporté sur les Deux-Associés; mort le 5 août 1794.

40. Gervais-Protais Brunel, moine cistercien de Mortagne (Orne). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 20 août 1794.

41. François François (frère Sébastien), capucin. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 août 1794.

42. Jacques Gagnot (frère Hubert de Saint-Claude), carme de la maison de Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 10 septembre 1794.

43. Jean-Baptiste Guillaume (frère Uldaric), frère des Écoles chrétiennes à Nancy. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 août 1794.

44. Jean-Georges Rehm (père Thomas), dominicain au couvent de Schlestadt (Alsace). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 août 1794.

45. Claude Richard, bénédictin à Moyen-Moutier (Vosges). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 9 août 1794.

46. Jean Hunot, chanoine à Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 7 octobre 1794.

47. Sébastien-Loup Hunot, chanoine à Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington; mort le 17 novembre 1794.

48. François Hunot, chanoine de Brienon-l'Archevêque (Yonne). Déporté sur le Washington ; mort le 6 octobre 1794.

49. Georges-Edme René, chanoine à Vézelay. Déporté sur le Washington ; mort le 2 octobre 1794.

50. Lazare Tiersot, chartreux à Beaune (Côte-d'Or). Déporté sur le Washington ; mort le 10 août 1794.

51. Scipion-Jérôme Brigeat Lambert, doyen du chapitre d'Avranches (Manche). Déporté sur le Washington ; mort le 4 septembre 1794.

52. Jean-Nicolas Cordier, jésuite. Déporté sur le Washington ; mort le 30 septembre 1794.

53. Charles-Arnould Hanus, curé et doyen du chapitre de Ligny (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 28 août 1794.

54. Nicolas Tabouillot, curé de Méligny-le-Grand (Meuse). Déporté sur le Washington ; mort le 23 février 1795.

55. Antoine, dit Constant, Auriel, vicaire à Calviat et Sainte Mondane (Lot). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 16 juin 1794.

56. Élie Leymarie de Laroche, prieur de Coutras (Gironde). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 22 août 1794.

57. François Mayaudon, chanoine à Saint-Brieuc puis à Soissons. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 11 septembre 1794.

58. Claude Dumonet, professeur au collège de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur le Washington ; mort le 13 septembre 1794.

59. Jean-Baptiste Laborie du Vivier, chanoine de la cathédrale de Mâcon (Saône-et-Loire). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 27 septembre 1794.

60. Gabriel Pergaud, génovéfain de l'abbaye de Beaulieu (Côtes-d'Armor). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juillet 1794.

61. Michel-Louis Brulard, carme de la maison de Charenton. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 25 juillet 1794.

62. Charles-René Collas du Bignon, sulpicien, supérieur du petit séminaire de Bourges. Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 3 juin 1794.

63. Jacques-Morelle Dupas, vicaire à Ruffec (Charente). Déporté sur les Deux-Associés ; mort le 21 juin 1794.

64. Jean-Baptiste Ménestrel, chanoine à Remiremont (Vosges). Déporté sur le Washington ; mort le 16 août 1794.

  • St Firmin ; évêque († IVE S.)

À Metz, au IVe siècle, saint Firmin, évêque.

  • St Éone : évêque en Arles († 504)

À Arles en Provence, en 504, saint Éone, évêque, qui défendit son Église contre les erreurs de Pélage et recommanda au peuple, pour lui succéder, saint Césaire qu'il avait ordonné prêtre.

  • Bx Antoine Banassat : prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Antoine Banassat, prêtre et martyr. Curé au diocèse de Limoges au moment de la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu sur un bateau négrier et y mourut d'inanition.

  • le 18 août : fête de Notre-Dame de Liesse, sanctuaire du diocèse de Soissons lié à l'histoire de France.

Voir le 18 août 1857, plus bas et la chronique du 16 février.

  • le 18 août 1276 : décès du pape Adrien V.
  • le 18 août 1304 : bataille de Mons-en-Pévèle.

En 1296, le comte Guy de Dampierre, comte de Flandre depuis le Roi Saint Louis, se fait confisquer les principales villes de Flandre par Philippe le Bel, qui ensuite nomme Jacques de Châtillon gouverneur. Une révolte fiscale éclate à Bruges et dans la nuit du 17 au 18 mai 1302, une centaine de soldats français sont égorgés dans leur sommeil, ce sont les « Matines de Bruges », (voir la chronique du 18 mai). Toutes les villes se regroupent autour des révoltés ; les Français sont chassés.

Philippe le Bel rassemble son ost, qu'il confie à Robert d'Artois. Le 8 juillet les deux armées sont face à face. La lourde cavalerie française, sans appui des arbalétriers, charge et s'embourbe. Les Flamands ne font pas de prisonniers ; des centaines de chevaliers sont égorgés. La déroute est totale ; c'est la retentissante défaite lors de bataille de Courtrai le 11 juillet 1302, dite bataille des «Éperons d'Or». De plus, le Roi de France doit affronter aussi le roi d'Angleterre, qui veut se défaire du lien de vassalité. Deux ans plus tard, le 18 août 1304, le Roi prend sa revanche sur les Flamands à Mons en Pévèle.

Ces derniers, en fin de journée, fuient vers Lille, que le Roi assiège et conquiert au bout d'un mois. Philippe IV le Bel attribue la victoire à la protection de la Vierge et dans la nef de Notre-Dame de Paris, il fait dresser une statue équestre en bois en ex-voto face à l'autel de Marie qui se trouve à côté du premier pilier oriental côté sud.

La bataille de Mons-en-Pévèle, par Charles Philippe Larivière, Galerie des Batailles du château de Versailles

  • le 18 août 1503 : décès du pape Alexandre VI.

Voir la chronique du 11 août.

  • le 18 août 1516 : Concordat de Bologne.

Le pape Léon X cède Parme et Plaisance à la France par le Concordat de Bologne ;

Il est en réalité signé à Rome, lors du Ve concile du Latran. C'est le chancelier Antoine Duprat qui le signe pour le Roi de France, François Ier. Le concordat est fixé par la bulle pontificale : la Primitiva illa ecclesia, qui règle les relations entre l'Église et le Roi de France jusqu'en 1790. Le Roi de France exerce un pouvoir sur l'Église dans son royaume, que n'a aucun autre souverain catholique. Mais le pape l'accepte, car seul le Roi de France prête serment lors du sacre de protéger l'Eglise et de lutter contre les hérésies.

Le concordat est donc un compromis qui abroge la Pragmatique Sanction de Bourges du 7 juillet 1438, (voir la chronique du jour). La primauté du pape sur le Concile général est reconnue, contrairement aux affirmations du concile de Bâle, contre le pape Eugène IV en 1434. En contre partie, la pratique de Philippe le Bel concernant les bénéfices ecclésiastiques est officialisée sur plus de 150 évêchés et un demi-millier d'abbayes.Les deuxparticipent à la désignation des évêques : le Roi les nomme et le pape leur confère l'investiture canonique. Les évêques prêtent serment de fidélité au Roi de France. Il faut souligner que le duché de Bretagne et le comté de Provence, ne sont pas concernés dans un premier temps,par le concordat. En octobre, un indult les rattache au texte. Et il faut aussi souligner que le Roi doit forcer le Parlement de Paris à enregistrer le texte.

A chaque fois qu'un territoire sera rattaché à la France, un droit de nomination spécifique sera signé par le pape de l'époque pour le Roi régnant. C'est la révolution qui met fin au Concordat avec la CCC, la constitution civile du clergé, condamnée par le pape Pie VI. Napoléon en reprendra l'idée avec le Concordat de 1801, qui n'a rien à voir avec celui de Bologne. L'absence de serment royal lors du sacre aboutit finalement à détacher la hiérarchie de l'Eglise catholique en France de la tutelle de l'Etat.

  • le 18 août 1559 : décès du pape Paul IV.
  • le 18 août 1572 : le futur Henri IV épouse Marguerite de France.

Marguerite de Valois, la sœur du roi Charles IX de confession catholique, et Henri de Navarre futur Henri IV se marient à Notre-Dame de Paris. Une réception est donnée ensuite au Palais de la Cité, pour sceller la réconciliation entre catholiques et protestants. Catherine de Médicis va provoquer, dans la nuit du 23 au 24 août, le massacre de la Saint-Barthélemy.

  • le 18 août 1563 : décès d'Étienne de La Boétie, écrivain français.
  • le 18 août 1649 : entrée triomphale du Roi Louis XIV à Paris.

Ayant dû fuir Paris à cause de la journée des Barricades le 26 août 1648, le Roi y entre de nouveau après quelques mois de siège. La Fronde des Princes va alors commencer, car les Grands du Royaume rejettent l'autorité de Mazarin. Ce dernier décide de s'exiler pour faciliter le retour à la paix civile.

  • le 18 août 1662 : Pascal reçoit le Viatique et l'Extrême-onction et entre agonie.

Malgré sa faiblesse extrême il se lève pour recevoir son Dieu debout.

  • le 18 août 1690 : victoire française à la bataille de Staffarde.

La bataille de Staffarde oppose le royaume de France au duché de Savoie, dans le cadre de la guerre de la ligue d'Augsbourg.

  • le 18 août 1792 : dissolution en France des congrégations religieuses, surtout les congrégations enseignantes.
  • le 18 août 1813 : victoire du maréchal Davout à Lauenbourg.
  • le 18 août 1823 : décès d'André-Jacques Garnerin.

André-Jacques Garnerin, né à Paris le 31 janvier 1769, est l'inventeur du parachute et est devenu le premier parachutiste de l'histoire.

  • le 18 août 1850 : décès d'Honoré de Balzac, écrivain français.

L'Auteur de la Comédie humaine s'éteint avant d'avoir pu achever son immense œuvre. On y trouve :

Les Chouans, La Peau de chagrin, Le Médecin de campagne, Eugénie Grandet, Le Père Goriot, Le Lys dans la vallée

  • le 18 août 1857 : couronnement de Notre Dame de Liesse.

Statue de Notre dame de Liesse, vue du chœur de la basilique mineure.

Monseigneur de Garsignies confie, le 28 octobre 1851, le sanctuaire et l'organisation des pèlerinages aux Pères de la Compagnie de Jésus. Ayant demandé au pape Pie IX l'autorisation de couronner Notre Dame de Liesse, ce dernier donne son accord. Un triduum préparatoire est organisé ; une cloche offerte par Napoléon III. Une nouvelle statue de Notre Dame de Liesse, celle-là actuellement sur l'autel, représentant la Vierge assise tenant son Fils est portée solennellement dans la basilique. Les révolutionnaires avaient en effet détruit la statue miraculeuse en 1794, voir la chronique du 16 février.

30 000 pèlerins suivent la cérémonie à laquelle participent un peloton de cavalerie, plus de huit cents prêtres et cinquante chanoines, son altesse le prince de Monaco, le préfet de l'Aisne, le maire, les autorités civiles et militaires.

Après avoir posé sur la tête de la Reine des Cieux, le diadème d'or et de perles, Monseigneur de Garsignies s'agenouille et dit :

"O Vierge Marie, puisse votre Fils nous couronner là-haut de gloire, comme aujourd'hui nos mains vous couronnent ici-bas ! "

L'évêque consacre ensuite le diocèse, et le maire offre à la Vierge un cierge.

Le culte de Notre Dame de Liesse se répand dans le monde : en Amérique, au Japon, en Chine, à Ceylan, et à plusieurs endroits de l'Afrique : Kabara, Grimari dans l'Oubangui (République Centrafricaine), au Gabon, à Betsiléo, à Madagascar. En 1934, pour le 800ème anniversaire de la construction du sanctuaire, ce sont 120 000 personnes qui participent aux festivités organisées.

  • le 18 août 1868 : découverte de l'hélium.

C'est en observant une éclipse du soleil que le Français Janssen découvre un gaz inconnu dans l'atmosphère du soleil. Il l'appelle hélium par référence au grec helios (soleil). En 1895 on découvre qu'il existe aussi en petite quantité dans l'atmosphère terrestre.

  • le 18 août 1870 : bataille de Saint-Privat, ou bataille de Gravelotte.

Les Français sont écrasés par l'artillerie prussienne.

  • le 18 août 1919 : le général WEYGAND, arrivé le 22 juillet en Pologne, estime sa mission terminée, le pays est sauvé de l'invasion soviétique

Voir la chronique du 2 juillet.

  • le 18 août 1944 : Laval démissionne et quitte Paris pour Belfort.

Le maréchal est toujours à Vichy où les Allemands font pression depuis la veille (voir la chronique du 17 août) pour qu'il parte pour l'Allemagne. Le 20 août le chef de l'Etat est fait prisonnier et emmené de force.

  • le 18 août 2008 : 10 soldats français sont tués et 21 blessés dans une embuscade en Afghanistan.
  • le 18 août 2011 : le pape Benoît XVI se rend aux Journées mondiales de la jeunesse à Madrid.

C’est arrivé un 17 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 17 août : saints du jour français ou en France.
    • Ste Jeanne Delanoue : vierge et fondatrice de la Congrégation « Sainte Anne de la Providence » († 1736)

Jeanne Delanoue nait à Saumur, sur les bords de la Loire, le 18 juin 1666, dernière d'une famille de douze enfants. Ses parents tiennent un modeste magasin de mercerie, près du sanctuaire de Notre-Dame-des-Ardilliers. Elle perd son père, bien jeune à l'âge de six ans et, malgré son jeune âge, elle aide sa mère à tenir le magasin pour faire vivre toute la famille. Ses qualités sont remarquables : habile, active, infatigable, au point de garder le magasin ouvert dimanches et jours de fêtes.

Quel avenir ne pouvait-elle pas espérer? Certainement, agrandir son « affaire » et prospérer. Mais voici que, à l'âge de 27 ans, elle reçoit, de la part d'une vieille et fidèle pèlerine de Notre-Dame-des-Ardilliers, une invitation à se consacrer aux pauvres, si nombreux. Sa mère est morte depuis peu.

Malgré ses responsabilités accrues, elle va s'occuper un peu des pauvres, pour répondre à cet appel qu'elle sent bien venir de Dieu. Elle s'occupe d'eux chaque jour, plus que de ses clients. Jusqu'à ce qu'elle soit toute à eux « à plein temps ». Bientôt, du reste, les pauvres ne l'attendent plus chez eux, mais ils se rendent chez elle. En 1700, une enfant est accueillie à la maison, bientôt suivie de malades, de vieillards et d'indigents.

Pour tant de monde à loger, il n'y a que des grottes de tufeau. On les aménage au mieux. Mais il faut chercher de l'aide. Au bout de quatre années, en 1704, quelques jeunes filles se sont trouvées disposées à aider Jeanne et même à revêtir l'habit religieux si elle le leur demande. Ainsi naît la Congrégation de « Sainte Anne de la Providence ». C'est sous ce nom que sont approuvées les Constitutions en 1709.

La ténacité de Jeanne Delanoue, secondée par de si beaux dévouements, fonde le premier hospice de Saumur en 1715; il avait été demandé par le Roi Louis XIV en ... 1672!

Sa charité déborde bien vite hors des limites de sa ville de Saumur et de son diocèse. Du reste, elle compte déjà quarante auxiliaires, toutes à ses ordres, et décidées à suivre son exemple de dévouement, de prière et de mortification.

A sa mort, le 17 août 1736, Jeanne Delanoue laisse une douzaine de communautés, hospices et petites écoles aussi. « La Sainte est morte », dit-on à Saumur.

Tout le monde a pu admirer son zèle, son action dans les nombreuses visites reçues ou faites, mais seuls ses intimes connaissent sa mortification, sa vie de prière et d'union à Dieu. C'est de là que procède cette charité inlassable, attirée vers tous ceux qui souffrent, mais surtout s'ils sont pauvres. Et Dieu sait qu'ils ne manquent pas, en ces tristes années de famine, de disette et de froid ; années de guerre aussi. Les Sœurs de Jeanne Delanoue, comme on les nomme tout simplement aujourd'hui, comptent environ 400 religieuses, en France, à Madagascar et à Sumatra, où elles ont fondé en 1979.

Jeanne Delanoue a été béatifiée le 05 novembre 1947, par le Vénérable Pie XII, 1939-1958) et canonisée le 31 octobre 1982 par Saint Jean-Paul II.  

  • Bx Noël-Hilaire Le Conte : clerc et martyr († 1794)

Simple clerc, chargé de la musique à la cathédrale de Bourges au moment de la Révolution française, en haine de la religion chrétienne, il fut déporté sur un bateau négrier dans la baie devant le port de Rochefort et y mourut, jeune, avec des marques de grande piété.

  • le 17 août 682 : élection du pape saint Léon II.
  • le 17 août 1424 : Bataille de Verneuil.

Charles VII est battu par les Anglais du régent, le duc de Bedford, alliés aux Bourguignons, lors de la bataille de Verneuil en Normandie. Malgré le renfort d'un important contingent écossais, l'armée du « Dauphin » ne peut résister aux archers anglais, commandés par Jean de Lancastre. Véritable duel d'archerie, la bataille se solde par la perte de 6 000 français (la moitié de la troupe) et la mort des commandants écossais John Stuart, grand connétable de France, et Archibald Douglas.

  • le 17 août 1633 ou 1644 ou 1645 : naissance de Jean de La Bruyère.

Jean de La Bruyère est issu d'une famille aisée, il suit des études de droit à Orléans puis revient à Paris. Il est surtout connu pour avoir écrit plusieurs ouvrages dont un seul est passé à la postérité : "Les caractères ou les mœurs de ce siècle", qui paraît en 1688. En 1693, il est élu à l'Académie française.

  • le 17 août 1601 : naissance de Pierre de Fermat, mathématicien français.
  • le 17 août 1648 : prise de Lens par l'archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg.

La chute de la ville est suivie le 20 août par une éclatante victoire française où Condé écrase l'archiduc.

  • le 17 août 1661 : Nicolas Fouquet donne une somptueuse réception à Vaux-le-Vicomte.

Le surintendant des finances Nicolas Fouquet donne une grande fête dans son château de Vaux-le-Vicomte en l'honneur de Louis XIV.

Il fête l'achèvement du château qu'il s'est fait construire à Vaux-le-Vicomte. Il a fait appel aux meilleurs artistes : le buffet est organisé par Vatel ; Molière et Lully présentent une comédie-ballet dans les jardins (dessinés par Le Nôtre) Les Facheux, créée pour l'occasion. Un grand feu d'artifice est donné au-dessus du château. Cet étalage de luxe suscite des questions du Roi, car les caisses du Royaumes sont vides. Louis XIV suspecte des détournements de fonds. Il fait arrêter Fouquet le 5 septembre, à Nantes.

  • le 17 août 1699 : naissance de Bernard de Jussieu, botaniste français.

Bernard de Jussieu naît à Lyon. C'est un célèbre botaniste français qui devient professeur de botanique au service du Roi, à Paris où il décède le 6 novembre 1777.

  • le 17 août 1737 : naissance d'Antoine Parmentier, pharmacien militaire.

Antoine Augustin Parmentier est un pharmacien militaire, agronome, nutritionniste et hygiéniste français. Il est surtout connu pour avoir introduit la pomme de terre en Europe pour lutter contre les famines.

  • le 17 août 1740 : élection du pape Benoit XIV.

Prospero Lambertini, naît à Bologne le 31 mars 1675, et meurt le 3 mai 1758. À la mort de Clément XII, il est élu pape à l'unanimité, après un des plus longs conclaves des derniers siècles qui dure six mois et provoque 254 scrutins.

Benoit XIV confirme la bulle Unigenitus, contre les jansénistes ; crée à Rome une faculté de chirurgie, un musée d'anatomie, et encourage la dissection ; publie la lettre apostolique Immensa pastorum, dans laquelle il condamne les mauvais traitements infligés aux Amérindiens ; il renouvelle les condamnations pontificales à l'égard de la franc-maçonnerie, condamnée en 1751 dans la bulle Providas romanorum.

Le Pape Benoît XIV, par Pierre-Hubert Subleyras.

  • le 17 août 1795 : la Convention vote la Constitution de l'An III, qui définit le Directoire.

Robespierre a disparu mais les révolutionnaires sont toujours là. Et alors que la France a vécu près de 13 siècles avec une constitution en partie non écrite : « Les Lois Fondamentales du Royaume », après 3 ans de révolution elle connaît déjà sa deuxième constitution républicaine. Et l'avenir va montrer combien ce régime n'est pas naturel à la France, puisque les constitutions, les républiques et les empires vont se suivre à un rythme élevé.

  • les 16-17 août 1812 : victoire de Smolensk.

Smolensk est une ville située sur la route de Moscou, que Napoléon avait décidé de conquérir sans combat. Les échecs de Ney entraînent une bataille. Les assauts français et les bombardements d'artillerie mettent le feu à la ville. Les forces russes se replient le 17 août, en bon ordre après avoir perdu 4 700 tués et entre 7 000 et 8 000 blessés. La Grande Armée ne déplore que 700 tués et un peu plus de 3 100 blessés.

  • le 17 août 1892 : signature franco-russe d'une convention militaire.

L'alliance franco-russe est signée par le général Raoul de Boisdeffre, adjoint du chef d'État-major français, et son homologue russe le général Obroutcheff. Elle stipule un soutien mutuel en cas d'attaque de l'un ou autre des signataires par un ennemi (la triple Alliance). La coopération militaire, est accompagnée d'une coopération financière et économique. C'est la révolution communiste russe, impulsée par l'Allemagne qui rompt l'alliance.

L'accord fut conclu non officiellement à l'été 1891 par un échange de lettres entre le ministre des Affaires étrangères Alexandre Ribot et Nicolas de Giers, puis une convention militaire rigoureusement secrète fut signée le 17 août 1892 à l'issue de plusieurs séries de discussions.

  • le 17 août 1908 : premier dessin animé cinématographique projeté à Paris.

C'est au Théâtre du Gymnase à Paris, qu'est projeté le premier dessin animé cinématographique "Fantasmagorie", œuvre du Français Emile Cohl, de son vrai nom Emile Courtet.

  • le 17 août 1944 : le Maréchal Pétain est "invité" par le diplomate Renthe-Fink à partir pour l'est.

Il refuse. Le 19 le diplomate allemand pose un ultimatum au Maréchal, malgré la présence de diplomates étrangers. Le 20 les Allemands l'emmènent de force vers l'Allemagne. Il reste fidèle à sa promesse faite aux Français lors de son discours du 20 juin 1940 :

« J'ai été avec vous dans les jours glorieux. Chef du Gouvernement, je suis et resterai avec vous dans les jours sombres. Soyez à mes côtés. Le combat reste le même. Il s'agit de la France, de son sol, de ses fils. »

  • le 17-25 août 1944 : début de la libération de Paris.

Alors que la Bataille de Normandie n'est pas finie, la Résistance parisienne décide de déclencher son insurrection contre la garnison allemande du Gross-Paris, commandée par le général Dietrich von Choltitz. Le jeudi 17 août, la Radio Nationale, jusque-là sous le contrôle des autorités d'occupation, suspend ses émissions. Le 18 août, les imprimeurs sont en grève, plus aucun journal ne paraît ; les PTT, autre fief électoral du PCF, font de même. Les premières barricades se dressent. De Gaulle insiste auprès d'Eisenhower le 19 août, pour que des unités soient envoyées à Paris. Face au refus américain, il donne l'ordre à la 2e Division Blindée du général Leclerc de libérer la capitale. Le 21 août, les Allemands tiennent encore tous les points clés de la capitale. Le général Leclerc met les Américains devant le fait accompli. Le 23 août, des accrochages ont lieu près des Champs-Elysées, ce qui provoque l'incendie du Grand Palais. Le 25 août von Choltitz se rend.

  • le 17 aout 1945 : les militaires de carrière obtiennent le droit de vote.

Les militaires, citoyens de seconde zone dans la république française?

  • le 17 août 1960 : indépendance du Gabon.
  • le 17 août 1967 : la participation devient obligatoire dans les entreprises.

L'ordonnance du 7 janvier 1959 a introduit la participation facultative aux bénéfices de l'entreprise pour les salariés De nouvelles ordonnances la rendent obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. C'est un moyen de délier rémunération et contrat de travail, tandis que le blocage des fonds favorise l'épargne populaire. De Gaulle met en application la Doctrine Sociale de l'Eglise, que cette dernière prône depuis plus d'un siècle.

  • le 17 août 1995 : attentat place de l'Étoile à Paris.

Il fait 16 blessés. Cet attentat fait partie des 8 attentats qui touchent la France entre juillet et octobre 1995, à l'instigation du GIA algérien.


L'anti-catholicisme de Clemenceau a-t-il fait prolonger inutilement la Grande Guerre?

C'est l'accusation qui est portée par certains à l'encontre du vendéen, coupable d'avoir fait capoter la proposition de paix séparée de l'empereur autrichien Charles 1er. Le biographe de Charles 1er, l'historien et journaliste Jean Sevillia répond à cette question sur RCF Vendée au micro de Thomas Cauchebrais.


Depuis 25 ans, ils rebatissent une chapelle incendiée par les colonnes infernales

Depuis 25 ans, des centaines de jeunes se relayent pour restaurer la chapelle Saint Pierre-es-Liens qui fût incendiée -ses occupants à l'intérieur- par les colonnes infernales. Etat des lieux du chantier avec l'historien Reynald Secher et son adjoint Arnaud des Minières au micro de Thomas Cauchebrais de RCF Vendée.


C’est arrivé un 16 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 16 août : saints du jour français ou en France.
    • saint Roch : pèlerin († 1327)

Roch était fils d'un gouverneur de Montpellier ; ses pieux parents, déjà avancés en âge, obtinrent sa naissance par leurs persévérantes prières, se promettant de donner à Dieu l'enfant qu'il leur accorderait. Cet enfant du miracle naquit avec une croix rouge sur la poitrine, gage d'une toute particulière prédestination. Dès l'âge de cinq ans, il commençait à châtier son petit corps par des privations ; il se signala, en grandissant, par une grâce spéciale d'hospitalité envers les pauvres et les voyageurs.

Il n'avait pas vingt ans, quand il eut la douleur de perdre successivement son père et sa mère. Aussitôt, il vendit ses biens, se fit pauvre du Christ, à l'exemple de saint François d'Assise, entra dans le Tiers Ordre, et vêtu en pèlerin, il prit le chemin de Rome, en demandant l'aumône. La peste sévissait en Italie sur son passage ; il se dévoua au soin des pauvres pestiférés ; passant devant leurs lits, il prenait leurs mains, leur faisait faire le signe de la Croix, et tous se levaient guéris. À Rome, les miracles se multiplièrent sous ses pas ; il y vécut trois ans sans faire connaître son nom et son origine, même au Pape.

En retournant dans son pays, il fut saisi par la peste et se retira mourant dans une cabane, au bord d'une forêt, où un chien lui apportait chaque jour un petit pain. Guéri par l'intervention du Ciel, il reparut à Montpellier comme un étranger, méconnu par le gouverneur, son oncle, et jeté en prison comme espion ; là, au bout de cinq ans, il mourut étendu à terre, muni des sacrements. On le reconnut à la croix rouge marquée sur sa poitrine. Ses obsèques furent un triomphe. Son culte est devenu et demeure populaire dans toute l'Église. Cette courte notice fait deviner l'origine de l'expression si connue :

 

Saint Roch et son chien

  • St Armel : ermite en Armorique († VIE S.)

En Armorique, au VIe siècle, saint Armel, qui vint d'outre-Manche y mener la vie d'ermite.

   

  • St Frambaud : moine puis Cénobite († VIE S.)

Dans le Maine, au VIe siècle, saint Frambaud, moine, qui mena une vie de solitaire, puis de cénobite.

  • Raoul de la Fustaie : prêtre et fondateur († 1129)

Dans le pays de Rennes, en 1129, le bienheureux Raoul de la Fustaie, prêtre, fondateur du monastère de Saint-Sulpice-la-Forêt.

  • Bx Jean-Baptiste Ménestrel : prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Jean-Baptiste Ménestrel, prêtre de Saint-Dié et martyr. Sous la Révolution française, en raison de son sacerdoce, il fut détenu, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et y mourut, couvert de plaies et dévoré par les vers.

 

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  • le 16 août  1153 : Bernard de Tramelay, Grand-Maître de l'ordre du Temple meurt à la bataille du siège d'Ascalon.

La ville tombe le 19 août.

  • le 16 août  1513 : bataille de Guinegatte, près de Saint-Omer

Cette bataille a lieu dans le cadre de la guerre de la Ligue de Cambrai. Henri VIII d'Angleterre et Maximilien d'Autriche défont la cavalerie française à la Journée des éperons, lors de la bataille de Guinegatte. Elle est ainsi appelée car la cavalerie française se sert plus de ses éperons pour fuir que de ses armes pour combattre. Bayard est fait prisonnier et envoyé à Londres.

  • le 16 août  1639 : libération du prince polonais Jean Casimir Vasa.

Capturé par les Français pendant la guerre de Trente ans, il devient roi de Pologne en 1648 sous le nom de Jean II Casimir Vasa ou également appelé Casimir V.

  • le 16 août  1689 : Fénelon est nommé précepteur du duc de Bourgogne, Louis Duc de Bourgogne.
  • le 16 août  1705 : Bataille de Cassano.

Dans le cadre de la guerre de Succession d'Espagne la France affronte l'Autriche et la Prusse à la bataille de Cassano. Les Français, commandés par Louis-Joseph de Vendôme, ont envahi la Savoie qui reçoit l'aide du prince Eugène et remportent la victoire sur les Autrichiens qui perdent plus de 13 000 hommes.

  • le 16 août  1731 : Dupleix s'installe à Pondichéry et devient superintendant des affaires françaises à Chandernagor.

Joseph François Dupleix est un militaire français engagé dans la Compagnie française des Indes orientales. Très talentueux, il administre avec intelligence et fait prospérer la ville. En 1742, il devient gouverneur général de tous les établissements français des Indes.

  • le 16 août  1744 : naissance de l'astronome Pierre Méchain.

L'astronome Pierre Méchain naît à Laon. Il est à l'origine de la découverte de nombreuses comètes dont certaines sont intégrées au catalogue Messier. Ses connaissances en mathématiques lui permettent d'en mesurer l'orbite. Il meurt de la fièvre jaune en Espagne en 1804.

  • le 16 août  1800 : Napoléon et la foi.

« C'est en me faisant catholique que j'ai fini la guerre de Vendée, en me faisant musulman que je me suis établi en Egypte, en me faisant ultramontain que j'ai gagné les esprits en Italie. Si je gouvernais un peuple de Juifs, je rétablirai le temple de Salomon. » Napoléon au Conseil d'Etat

  • le 16 août  1877 : ascension de la Meije.

Le dernier sommet des Alpes est atteint par l'alpiniste Emmanuel Boileau de Castelnau en compagnie de Gaspard père et fils, ils accomplissent une ascension de 3 974 mètres. La totalité des sommets alpins est maintenant gravie.

  • le 16 août  1914 : bataille navale d'Antivari.

La Marine française et la marine austro-hongroise se battent à d'Antivari aujourd'hui Bar. C'est la première bataille navale de la Grande guerre. Les troupes de l'amiral Auguste Boué de Lapeyrère surprennent des bâtiments austro-hongrois en train de bombarder Antivari et les mettent en déroute. C'est la première bataille navale de la Première Guerre mondiale.

  • le 16 août 1944 : bombardement de Falaise.

Les alliés ont fermé la poche de Falaise et détruisent les forces allemandes encerclées sans considération pour la population locale.

La place centrale de Falaise au 16 août 1944. Source photo : Conseil Régional de Basse-Normandie / National Archives Canada crédit photo : D.R

  • le 16 août  2005 : assassinat de Frère Roger, religieux suisse, fondateur et animateur de la Communauté de Taizé.

C’est arrivé un 13 août …

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 13 août : saints du jour français ou en France.
    • Ste Radegonde : Reine des Francs et moniale (519-587)

Radegonde, fille d'un roi de Thuringe, fut prise par Clotaire, roi des Francs, dans une guerre entre la Thuringe et la France. Clotaire traita la jeune captive avec beaucoup d'égards, la fit instruire dans la religion chrétienne et lui fit conférer le saint Baptême.

Elle eût voulu consacrer à Dieu sa virginité ; mais elle dut épouser le roi qui avait massacré sa famille vaincue. Radegonde profita des richesses du trône pour orner les églises, assister les pauvres. Six années passées sur le trône n'avaient point fait renoncer Radegonde à l'espérance de la vie du cloître. L'assassinat de son frère par le roi son époux lui fournit une occasion favorable ; Clotaire, fatigué de ses larmes, lui permit de partir.

Elle se rendit d'abord à Noyon, et, comme l'évêque hésitait à recevoir ses vœux, elle se coupa les cheveux elle-même, revêtit la bure des religieuses, déposa ses ornements royaux sur l'autel, et fut consacrée au Seigneur. De là, Radegonde se rendit aux environs de Poitiers et se livra à tous les exercices d'une vie austère ; elle ne vivait que de pain de seigle et d'orge, d'herbes et de légumes, et ne buvait pas de vin.

Son vêtement était un cilice, son lit de la cendre ; elle servait les pauvres de ses mains, pansait elle-même les malades atteints de la gale et de la teigne, lavait les plaies des lépreux et souvent délivrait les malheureux de leurs infirmités par des miracles. Un cierge reçu d'elle et allumé près d'un malade suffisait à le guérir ; en passant par ses mains, les fruits et les aliments prenaient une vertu dont l'effet merveilleux ne tardait pas à se faire sentir. Elle mourut en 587, à l'âge de 68 ans. Elle fut une des Saintes les plus populaires de la France.

  • St Antioche : évêque de Lyon († V. 500)

À Lyon, vers 500, saint Antioche, évêque. Encore prêtre, il se rendit jusqu'en Égypte pour visiter saint Just, son évêque, qui y séjournait alors.

  •  Bx Pierre Gabilhaud : prêtre et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre Gabilhaud, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut détenu dans des conditions inhumaines sur un bateau négrier, où il mourut d'inanition et de maladie.

  • St Bénilde (Pierre Romançon) : FEC à Saugues († 1862)

Né dans le Puy-de-Dôme, Bénilde Romançon resta toute sa vie dans son Auvergne natale. Il entra chez les Frères des Écoles Chrétiennes dès 16 ans et devint instituteur. Il cherchait à vivre l'Évangile au quotidien et vivait continuellement avec son ange gardien. Durant les 20 dernières années de sa vie, il fut régulièrement supérieur de sa communauté.

Atteint d'un cancer, il demanda à être seul avec le Seigneur, dans ses derniers instants.

  • le 13 août 523 : élection du pape saint Jean Ier.

Jean Ier est pape du 13 août 523 au 18 mai 526, soit un règne de deux ans et neuf mois. Il est considéré comme martyr et est fêté le 27 mai. Voir la chronique du 18 mai.

 

 

  • le 13 août 587 : décès de sainte Radegonde, reine de France et sainte de l'Église catholique.

Elle devient Reine de France en épousant le fils de Clovis, Clotaire Ier. C'est elle qui fonde l'abbaye Sainte-Croix de Poitiers. Sa fête est le 13 août. Elle est patronne de Poitiers et patronne secondaire de France.

  • le 13 août  1099 : élection du pape Pascal II.

Rainier de Bleda, est né à Bleda Forlì vers 1050. C'est un moine bénédictin ; élu pape, il lutte contre les empereurs Henri IV et Henri V et crée l'Ordre des Chevaliers teutoniques et l'Ordre des Templiers. Son pontificat dure plus de 18 ans.

  • le 13 août  1516 : Milan est cédé par l'Espagne à la France par le traité de Noyon

Le traité de Noyon signé entre Charles Quint et François Ier stipule que l'Espagne héritera du royaume de Naples et de Sicile tandis que les Français auront le duché de Milan. Cet arrangement met un terme à une période de conflits entre Français et Espagnols, et reçoit l'aval du pape Léon X.

  • le 4 août  1532 : Edit d'union de la Bretagne à la France : Lettre de Vannes, premier des trois Edits de rattachement de la Bretagne à la France.

La lettre de Vannes est confirmée par un édit promulgué à Nantes le 13 août 1532 et par l'édit du Plessis-Macé du 21 septembre 1532 (voir les chroniques du jour). Les États de Bretagne, convoqués par François Ier à Vannes, adressent au monarque une supplique pour «unir et joindre par union perpétuelle iceluy pays et duché de Bretagne au royaume, le suppliant de garder et entretenir les droits, libertés et privilèges dudit pays et duché».

Cette requête, présentée au Roi dans la grande salle du palais épiscopal de la Motte, est acceptée par une lettre donnée à Vannes ce jour :

Le Roi s'y nomme « père et légitime administrateur et usufruitier des biens de notre très cher et très aimé fils » et celui-ci « Duc et propriétaire des pays et Duché de Bretagne ». Il rappelle la demande des États :

  • d'unir perpétuellement la Bretagne à la couronne de France,
  • de conserver les « privilèges, franchises, libertés et exemptions anciennement octroyées et accordés par les Ducs de Bretagne nos prédécesseurs »,
  • il confirme « perpétuellement », en tant que Roi et Duc, ces privilèges,
  • sous réserve des modifications que pourraient demander ultérieurement les États.

L'édit du Plessis-Macé, publié le 21 septembre 1532, permet à la province d'obtenir le maintien de ses droits, libertés et privilèges. Cette union prendra fin deux siècles plus tard pendant la Révolution française. Voir les chroniques du 4 août et du 21 septembre

  • le 13 août  1559 : Henri II est inhumé à St-Denis.
  • 13 août 1624 : le Cardinal de Richelieu devient Principal Ministre de Louis XIII.

Malgré la méfiance royale, due au fait que Richelieu a bénéficié de l'appui et de la Reine mère et des Concini (créé Cardinal en 1622 et entré au Conseil grâce à Marie de Médicis), le Cardinal est nommé Principal Ministre et se retrouve à la tête du Conseil.

Sa politique est fondée sur trois axes :

- Rabaisser l'orgueil des grands du Royaume

- Abattre le puissant parti huguenot qui conserve des places fortes à l'intérieur du Royaume (la Rochelle, Montpellier)

- Mettre fin à la toute-puissance de la Maison d'Autriche, puissance Catholique qui menace la France par un étau avec l'Espagne depuis le règne de François Ier.

Relire l'excellent livre : Un prophète de l'unité, le cardinal de Richelieu de Renée Casin (Editions Résiac).

Le cardinal de Richelieu, remplace La Vieuville à la tête du Conseil du Roi. Louis XIII et Armand du Plessis gouverneront ensemble pendant 18 ans.

  • le 13 août  1669: Louis XIV signe l'ordonnance des Eaux et Forêts, ou ordonnance de Saint-Germain-en-Laye.

Elle a été préparée par Colbert ; elle réglemente et centralise la gestion des espaces forestiers, en vue de leur exploitation, notamment, pour la marine de guerre.

  • le 13 août  1704 : bataille de Höchstadt.

Lors de la guerre de Succession d'Espagne, Louis XIV tente de conquérir Vienne, avec ses alliés bavarois, pour affaiblir Léopold Ier. La Grande Alliance (Angleterre, Saint-Empire romain germanique, Autriche, Provinces-Unies, Royaume du Danemark et de Norvège) remporte une victoire décisive et les Français sont repoussés de l'autre côté du Rhin.

  • le 13 août  1715 : signature à Versailles d'un Traité de commerce et d'amitié entre la France et la Perse.

Le traité prévoit l'établissement d'un consulat de Perse à Marseille, principal port de commerce avec l'Orient.

  • le 13 août  1773: le pape Clément XIV publie la lettre "Gravissimis ex causis".

Cette lettre établit une congrégation spéciale de 5 cardinaux pour diriger la suppression de la Compagnie de Jésus et l'appropriation de ses maisons et de ses biens. C'est la victoire maçonnique sur le meilleur rempart de la foi catholique.

  • le 13 août  1815 : ordination du saint curé d'Ars.

Geneviève Esquier dans Ceux qui croyaient au Ciel de (Ed. de l'Escalade, page 308) raconte comme Jean Marie Vianney, n'ayant jamais réussi à apprendre le latin obtient la note maximum à l'oral de cette discipline indispensable pour être prêtre.

  • le 13 août  1826 : mort de René Laennec, l'inventeur du stéthoscope.

René Laennec meurt à l'âge de 45 ans, d'une phtisie, une maladie pulmonaire ! C'est lui qui a inventé le pectoriloque, une feuille de papier roulée qui, une fois apposée sur le thorax du malade, lui permet de bien entendre le bruit de son cœur. Son invention, une fois améliorée, a reçu le nom de stéthoscope.

 

En 1816, il est nommé à l'hôpital Necker. Il s'intéresse aux maladies pulmonaires. C'est dans ce cadre qu'il crée le stéthoscope, un simple rouleau de papier ficelé. Mais il perfectionne rapidement son invention.

 

En 1822, il est titulaire de la chaire de médecine pratique du Collège de France. Il se retire en son manoir de Kerlouarnec où il meurt à l'âge de 45 ans.

  • le 13 août 1940 : dissolution de la franc-maçonnerie.

La loi du jour dissout toute association dont l'activité s'exerçait de façon secrète. « Des organisations à caractère occulte se sont instituées ou développées en France, sous forme soit d'associations, soit même de simples groupements de faits.

Aucun gouvernement ne peut admettre, et dans les circonstances actuelles moins que jamais, l'existence de groupements poursuivant une activité clandestine ou secrète.  Il serait totalement inadmissible que l'œuvre entreprise en vue du redressement national pût être combattue par des organisations d'autant plus dangereuses qu'elles restent cachées, qu'elles recrutent un grand nombre de leurs membres parmi les fonctionnaires et que leur activité tend trop souvent à paralyser l'action du gouvernement…»

Cette loi aura un impact sur l'empire, où les loges foisonnent (67 loges du GO, 36 loges de la GLF, 11 loges du Droit humain entre autres), qui basculera plus rapidement vers la dissidence gaulliste.

  • le 13 août  1944 : appel du déserteur Thorez.

Depuis Moscou, où il s'est réfugié au début de la guerre, le déserteur Maurice Thorez lance un appel au peuple français pour une épuration armée qui sera sanglante.

  • le 13 août  1948 : Georges Bernanos et la Libération.

« Eh ! Bien, voilà ce que je dis. Je dis que la France n'a jamais connu de régime plus médiocre que celui qui en 1945 s'est imposé à elle comme libérateur, n'a cessé de prostituer depuis ou plutôt de ridiculiser en sa faveur, le mot de libération. »

Tiré de l'Intransigeant, cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré page 232)

  • le 13 août 1960 : indépendance de la République Centrafricaine.

Si vous passez ce soir par Villefranche de Rouergue, partagez ce bon plan de Gabrielle Cluzel

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C’est arrivé un 12 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 12 août : saints du jour français ou en France.
    • Ste Jeanne de Chantal : Veuve et fondatrice de :  "Ordo Visitationis Beatissimae Mariae Virginis" (Ordre de la Visitation...) (1572-1641)

Françoise-Madeleine de Chaugy, nièce de la mère de Chantal, évoque « l'humeur vive et gaie » de sa tante, « son esprit clair, prompt et net, son jugement solide ». Ces qualités humaines devaient rendre sainte Jeanne-Françoise de Chantal très efficace dans toute sa vie d'épouse et de mère, puis de femme consacrée.

Fille de magistrat, Jeanne-Françoise Frémyot, âgée de vingt ans, fut donnée en mariage au baron de Chantal. Leur foyer, où naquirent quatre enfants, connut huit années de bonheur profond, que vint interrompre brutalement un accident de chasse (1600). Le baron, blessé, mourut pieusement quelques jours après. Jeanne avait vingt-huit ans ; dans sa douleur, elle se confia toute à Dieu.

C'est alors que le Seigneur mit François de Sales sur sa route. Dès lors, elle se mit sous sa direction. Avec patience et fermeté, l'évêque de Genève conduisit Jeanne-Françoise à une perfection supérieure : « J'ai trouvé à Dijon, pouvait dire le Saint, la femme forte, en Mme de Chantal. » Le saint évêque donna à la future sainte cette parole qui devrait conduire toute sa vie : « Il faut tout faire par amour, et rien par force ; il faut plus aimer l'obéissance que craindre la désobéissance. »

En 1610, vint l'heure des adieux héroïques de Madame de Chantal à son père et à ses enfants. Elle devint fondatrice de l'Ordre de la Visitation, ordre qui allie contemplation et service des malades. Alors commencèrent à travers la France les voyages incessants pour fonder des maisons à l'image de celle d'Annecy.

La sainte fondatrice meurt à Moulins le 13 décembre 1641.

L'amour de Dieu possédait son âme au point qu'elle n'en pouvait supporter l'ardeur. «Ah ! disait-elle, si le monde connaissait la douceur d'aimer Dieu, il mourrait d'amour ! ».

  • Sts Porcaire (abbé) et compagnons, martyrs († V. VIIIE S.)

Dans l'île de Lérins en Provence, vers le VIIIe siècle, les saints Porcaire, abbé, et un grand nombre de moines martyrs, qui furent, dit-on, massacrés par les Sarrasins.

  • Bx Innocent XI : 240ème pape de 1676 À 1689

Innocent XI, soit Benedetto Odescalchi, naît à Côme le 19 mai 1611, issu d'une lignée de riches marchands.

Il initia ses études avec les Jésuites à Côme. Après des études de droit à Rome et à Naples, reçu docteur en 1639, il entra au service du Saint Siège sous Urbain VIII.

Innocent X le fit cardinal en 1645 ; légat à Ferrare, puis évêque de Novare en 1650.

Il fut élu à l'unanimité pour succéder à Clément X. Surpris et confus, il n'accepta l'élection que lorsque les cardinaux eurent souscrit à un programme de réforme en quatorze points qu'il avait proposé pendant le conclave. Étranger lui-même à tout népotisme, il essaya de convaincre les cardinaux de suivre la même voie. Étant donné son sérieux dans le domaine moral, il avait des penchants jansénistes et se montra critique à l'égard des jésuites.

Le 2 mars 1679, sans nommer le « probabilisme » courant dans leurs milieux, il condamna 65 propositions laxistes qui sentaient cette doctrine. En 1680, le Pape avalisa la thèse proposée par Tirso Gonzalez de Santalla, jésuite professeur à Salamanque, qui corrigeait la doctrine du « probabilisme » enseignée par Miguel de Molinos (1640-1697) par celle du « probabiliorisme » (lorsque la licéité d'un acte est douteuse, il faut suivre l'opinion la plus probable). Le Pape le fit général de son Ordre en 1687.

Se laissant manœuvrer par le Saint-Office, Innocent permit l'emprisonnement de Miguel de Molinos (1640-1697), quiétiste espagnol, auteur d'un Guide spirituel. Il entra en conflit avec les prétentions absolutistes de Louis XIV. Sous l'instigation du roi, le clergé français adopta, le 19 mars 1682, les « Quatre articles » qui déniaient au pape toute autorité sur les affaires temporelles, proclamaient que l'autorité des conciles généraux l'emportaient sur la sienne, et réaffirmaient les anciennes libertés de l'Église gallicane.

En attendant, Louis XIV espérait que la révocation de l'édit de Nantes inciterait le pape à se montrer conciliant. En janvier 1688, le pape notifia secrètement à Louis XIV que lui et ses ministres étaient excommuniés. Un schisme ouvert ne fut évité que grâce à l'intervention de Fénelon (1651-1715), plus tard archevêque de Cambrai.

Innocent fut à l'origine de l'alliance conclue (31 mars 1683) entre l'empereur Léopold 1er (1688-1705) et Jean III Sobietzki de Pologne (1674-1696) qui permit à Vienne de ne pas tomber sous les Turcs (12 septembre 1683) qui encerclaient la ville. Le Pape forma ensuite la Sainte Ligue qui libéra la Hongrie (1686) et reconquit Belgrade (1688). Pendant ce temps, Jacques II, catholique, accéda au trône d'Angleterre (1685) ; mais ne tarda pas à le perdre ; il demanda l'aide du Pape, lequel ne pouvait rien faire dans cette affaire.

Innocent XI meurt le 12 août 1689, à l'âge de 78 ans. Les historiens reconnaissent en lui le plus grand pape du XVII siècle. Pie XI le béatifia le 7 octobre 1956. Fête, le 12 août.

  • Bx Pierre Jarrige : prêtre de Limoges et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre Jarrige de la Morélie de Puyredon, prêtre de Limoges et martyr. Sous la Révolution française, il fut détenu à cause de son sacerdoce sur un bateau négrier, où il fut exposé, moribond, sur le pont, aux brûlures du soleil, jusqu'à ce que mort s'ensuive.

  • le 12 août : fête de saint Porchaire II ou Porcaire, Porcarius.

Porcher, abbé de Lérins en Provence, est mort en martyr avec cinq cents autres moines des mains des Musulmans.

  • le 12 août 595 : le pape saint Grégoire le Grand adresse la lettre «O quam bona» sur la simonie à l'évêque Virgile d'Arles.
    • le 12 août 1415 : débarquement d'Henry V en Normandie, au lieu-dit du "Chef de Caux".

Le roi d'Angleterre Henry V débarque en Normandie à Chef-de-Caux dans l'estuaire de la Seine, avec une flotte de 1500 navires, de l'artillerie lourde et 30 000 hommes. Il met le siège devant Harfleur, qui tombe un mois plus tard le 22 septembre. La campagne de France s'achève avec la victoire anglaise d'Azincourt le 25 octobre 1415.

  • le 12 août 1484: le pape Sixte IV meurt.
  • le 12 août 1512 : la flotte anglaise détruit 2 bâtiments français dans le port de Brest.
    • le 12 août 1689 : Louis de Frontenac de nouveau nommé gouverneur de Nouvelle France.

Louis de Frontenac obtient du Roi la charge de gouverneur général de la Nouvelle-France pour la deuxième fois. Après un interrègne de sept ans, le comte revient en Nouvelle-France en 1689. La situation est critique, il doit faire face à des Anglais de plus en plus agressifs. Il fait réoccuper le Fort Frontenac, conquis entre temps par les Anglais, et fait entreprendre des travaux de fortifications à Québec et à Montréal.

  • le 12 août 1689 : décès du pape Innocent XI

Il est béatifié en 1956 par le pape Pie XII.

  • le 12 août 1708 : début du siège de Lille.

Voir la chronique du 28 juillet.

  • le 12 août 1774 : la loge du Grand-Orient prend possession de son nouveau local, rue du Pot-de-Fer à Paris.
    • le 12 août 1870 : la première carte postale française.

La première carte postale française est envoyée de Strasbourg, lors du siège de la ville en 1870. Ce moyen permet de donner des nouvelles des assiégés, et est acheminé en ballon. C'est avec l'inauguration de la Tour Eiffel en 1889 qu'apparaissent les premières cartes postales illustrées. A souligner, l'invention est autrichienne. L'introduction officielle en France date du 20 décembre 1872.

  • le 12 août 1914 : la France déclare la guerre à l'Autriche-Hongrie.
  • le 12 août 1943 : première commission d'épuration.

Le rôle de ces commissions est confirmé rétroactivement par décret du 6 novembre 1943 ! Le 23 juin précédent le général Giraud écrit à De Gaulle :

« Selon l'expression de certains de vos collaborateurs « la France doit subir une épuration qu'aucun pays, en aucun temps, n'a jamais connue ».

Cité par François Marie Algoud dans Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs (Editions de Chiré, page 216)

Et en application de tout ceci, en août 1944, Marcel Villard, ministre de la Justice à la Libération, déclare dans une célèbre interview :

« Désormais, le signe de la Justice ne sera plus la balance mais la mitraillette. »

Villard, communiste, avait placé près du Procureur général un certain Midol, qui, depuis son bureau voisin était chargé de surveiller ce « haut magistrat ».

En février 1945, Adrien Texier, ancien ministre de l'Intérieur, et alors chef de la police politique du général De Gaulle (DGER), fait une confidence au capitaine Dewarin, plus connu sous le nom de résistance de colonel Passy, sur le nombre d'exécutions sommaires, s'appuyant sur les rapports des préfets qu'il reçoit. Le chiffre de 105 000 exécutions sommaires, entre juin 44 et février 45, ne sera pas contesté !

Le livre noir de l'Epuration, (Editions Publications, pages 8 et 9) d'Henri Coston.

  • le 12 août 1944 : libération de la ville de Nantes.

C’est arrivé un 11 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines."Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 août : saints du jour français ou en France.
    • Bx Jean-Georges Rehm : prêtre OP et martyr († 1794)

Commémoration : Martyrologium Romanum le 11 août (dies natalis). Ordo Fratrum Praedicatorum le 12 août.

Jean-Georges Rehm naît à Katzenthal (Haut-Rhin) en 1752. Il prend l'habit dominicain à Paris à l'âge de 20 ans sous le nom de frère Thomas, l'année suivante il fait profession au couvent de Sélestat.  En 1791 il refuse de prêter serment à la constitution. Son couvent détruit, il part dans la Meurthe, où il continue à prêcher la foi catholique. En 1793 le comité révolutionnaire le met en prison à Nancy. Peu après il est envoyé avec d'autres à Rochefort. De mai à août 1794 il demeure prisonnier sur un bateau sordide où il invite à l'espérance ses compagnons de prison atrocement éprouvés, et meurt d'épuisement et de mauvais traitements le 11 août.

Jean-Georges Rehm fait partie d'un groupe de 64 prêtres et religieux français, les Déportés des Pontons, béatifiés le 1er octobre 1995 par Saint Jean-Paul.

  • St Taurin : premier évêque d'Evreux († VE S. ?)

À Évreux, peut-être au Ve siècle, saint Taurin, vénéré comme premier évêque de la cité.

  • St Géry : évêque de Cambrai († V. 625)

À Cambrai, vers 625, saint Géry, évêque, remarquable par sa piété et sa charité envers les pauvres. Il avait été ordonné diacre par l'évêque de Trèves Magnéric et, élu évêque de Cambrai, il eut un épiscopat de trente-neuf ans. 

  • Ste Rusticole : abbesse († 632)

À Arles en Provence, l'an 632, sainte Rusticole, abbesse, qui dirigea saintement ses moniales pendant près de soixante ans.

  • le 11 août 843 : traité de Verdun.

Le Traité de Verdun consacre la division de l'empire de Charlemagne entre ses trois petits-fils, les trois fils de Louis le Pieux : Charles le Chauve reçoit l'Ouest, Louis le Germanique l'Est, et Lothaire, à qui échoit le titre impérial, le centre.

  • le 11 août 878 : Concile de Troyes.

Le pape Jean VIII, chassé de Rome vient demander de l'aide en Francie occidentale. Il ouvre un concile à Troyes.

  • le 11 août 1239 : le Roi Louis IX accueille à Villeneuve-L'archevêque la couronne d'épines du Christ.

En 1238, Baudouin II de Courtenay, l'empereur latin de Byzance en grande difficulté financière, propose au Roi de France Louis IX, de lui vendre la Couronne d'épines. Mais les reliques sont déjà placées en gage auprès de banquiers vénitiens que saint Louis dédommage. C'est pour cette sainte relique que le Roi a entrepris la construction de la Sainte-Chapelle. Voir la chronique du 19 août.

  • le 11 août 1297 : canonisation de saint louis.

C'est le Pape Boniface VIII qui canonise Louis IX sous le nom de St-Louis. Il est fêté au jour anniversaire de sa mort, c'est-à-dire le 25 août.

  • le 11 août 1492 : élection du pape Alexandre VI.

Roderic de Borgia, naît le 1er janvier 1431 à Xàtiva en Espagne ; il meurt le 18 août 1503. Le 11 août 1492, il est élu pape par une large majorité des deux tiers des prélats réunis en conclave.

En 1494, par le traité de Tordesillas, il divise le Nouveau Monde en attribuant le Brésil au Portugal et le reste de l'Amérique latine à l'Espagne.

  • le 10 et 11 août 1519 : Notre-Dame apparaît à Cotignac.

Jean de La Baume a eu deux apparitions de la Vierge Marie qui lui demande la construction d'une église à Cotignac. Les travaux pour la construction de l'église commencent dès le 14 septembre 1519. Le 17 mars 1521, le Pape Léon X accorde une série de privilèges au sanctuaire provençal.

  • le 11 août : début du grand Dérangement des Acadiens.

La première région touchée est celle de Beaubassin. Voir les chroniques du 28 juillet, des 5 et 10 septembre.

  • le 11 août 1718 : bataille du cap Passaro.

A la fin de la guerre de Succession d'Espagne, le royaume d'Espagne est privé de certains territoires, en particulier le duché de Milan, la Sardaigne et le royaume de Naples. D'autre part, Philippe V d'Espagne espère monter sur le trône de France. Pour s'y opposer, la France, l'Autriche, la Grande-Bretagne et les Provinces-Unies forment la Quadruple-Alliance. La flotte alliée, sous les ordres de George Byng, affronte la flotte espagnole le 11 août 1718, lors de la bataille du cap Passaro, au large de la Sicile. Les Espagnols sont vaincus et perdent 16 navires.

  • le 11 août 1863 : protectorat français sur le Cambodge.

Le royaume du Cambodge, pour échapper à l'emprise du Siam, l'actuelle Thaïlande, et de l'Annam, l'actuel Viêt Nam, demande de l'aide à la France. Par ce traité de protectorat signé le 5 juillet par le roi Norodom Ier, ce dernier s'interdit toute relation avec une puissance étrangère sans l'accord de la France et un résident général est installé à Pnom Penh. Le 11 août une convention franco-khmère fixe les conditions du protectorat. En 1887, le Cambodge est intégré à l'Indochine française. Le pays retrouve son indépendance en 1953, sous le règne de Norodom Sihanouk.

  • le 11 août 1932 : l'Angélus de Jean-François Millet est lacéré de coups de couteau au Louvre.

  • le 11 août 1941 : une loi prescrit la publication des noms des dignitaires francs-maçons.

Elle leur interdit d'exercer des fonctions publiques. Ils sont mis à la retraite avec promesse d'indemnité. Le JO va se remplir des noms trouvés dans les archives des loges ; environ 14 000 selon l'amiral Auphan dans Histoire élémentaire de Vichy (Nouvelles Editions Latines, pages 149).

A titre de comparaison, les fonctionnaires révoqués à la Libération le seront « sans pension » !

  • le 11 août 1944 : Pétain demande à Hitler à ce que Paris soit déclaré ville ouverte.
  • le 11 août 1960 : indépendance du Tchad.

C’est arrivé un 10 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 10 août : saints du jour français ou en France.
    • Bx Claude-Joseph Jouffret : prêtre et martyr
    • Bx François François : OFM cap et martyr
    • Bx Lazare Tiersot : prêtre chartreux et martyr († 1794)
    • Bx Claude-Joseph Jouffret

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, les bienheureux Claude-Joseph Jouffret de Bonnefont, sulpicien, François François, capucin, et Lazare Tiersot, chartreux, tous trois prêtres et martyrs. Sous la Révolution française, à cause de leur sacerdoce, ils furent détenus, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, où ils achevèrent leur martyre.

  • le 10 août 654 : élection du pape saint Eugène 1er.
  • le 10 août 1498 : début du procès pour la dissolution du mariage de Louis XII avec Jeanne de France.
    • le 10 août 1519 : les apparitions de Notre Dame à Cotignac à Jean de la Baume, bûcheron provençal.

Le 10 août 1519, en la fête de saint Laurent, la Vierge Marie, accompagnée de saint Michel l'Archange et de saint Bernard, apparaît dans les champs à un homme très pieux nommé Jean de la Baume. Elle lui commande de dire, de sa part, au clergé et à la communauté de Cotignac d'aller en procession, sur le Mont Verdaille, et d'y bâtir une église, sous le vocable de Notre-Dame de Grâces, « pour autant qu'elle voudrait faire plusieurs grâces et faveurs à ceux qui l'invoqueraient en ce lieu ».

Un pèlerin illustre, le Roi Louis XIV, est venu la remercier pour le don de sa naissance. Aujourd'hui de nombreux pèlerinages ont lieu au sanctuaire notamment pour les pères et mères de famille, les couples en désir d'enfant, etc.

Le pape Léon X accorde d'importantes faveurs au sanctuaire par une bulle de 1521.

Tiré de Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade)

  • le 10 août  1535 : découverte par Jacques Cartier du fleuve Saint-Laurent.

Le navigateur français Jacques Cartier atteint l'embouchure du fleuve qu'il baptise du nom du saint du jour, Saint-Laurent. Il a réussi à convaincre le Roi François Ier de financer un voyage pour découvrir le passage par le nord entre l'Océan Atlantique et Pacifique. Il baptise d'abord ainsi la baie. Plus tard, ce nom est aussi donné au fleuve.

  • le 10 août 1557 : bataille de Saint-Quentin.

Cette bataille ouvre la voie à l'armée espagnole en direction de Paris. Philippe II d'Espagne et ses 60 000 hommes peuvent marcher sur Paris malgré le manque de ravitaillement. Le duc de Guise rentre d'Italie pour tenter de rétablir la situation. Il parvient à reprendre Calais.

  • le 10 août 1615 : les Français célèbrent une première messe dans la région des Grands Lacs, à Carhagouha. Une croix y est plantée.
    • le 10 août 1678 : signature du traité de Nimègue.

Signé entre les Provinces-Unies et la France, il met fin à la guerre de Hollande qui sévit de 1672 à 1678. La France s'engage à rendre Maastricht et la principauté d'Orange à la Hollande et se retire de certaines forteresses aux Pays-Bas espagnols. En revanche, l'Espagne perd des territoires au profit de la France (notamment la Franche-Comté).

  • le 10 août 1792 : prise des Tuileries après de sanglants combats.

Prise du palais des Tuileries
Jean Duplessis-Bertaux, Musée national du Château de Versailles

Le 10 août 1792, la commune insurrectionnelle de Paris, armée et guidée par les révolutionnaires du duc d'Orléans, grand maître du Grand Orient s'empare du Palais des Tuileries et massacre la Garde Suisse, soit plus de 1000 soldats, au service du Roi de France depuis la bataille de Marignan et le traité de paix perpétuelle entre les deux pays.

Le Roi est arrêté et accusé de trahison. La famille royale va être emprisonnée à la prison du Temple. Bonaparte assiste au saccage du palais des Tuileries et au massacre des gardes suisses par les émeutiers.

  • le 10 août 1795 : les Anglais arment l'Armée Catholique et Royale.

Charette reçoit une livraison importante d'armes et de munitions anglaises sur la plage du Bec entre Saint-Jean-de-Mont et Saint-Gilles. Un va-et-vient incessant va durer deux jours et deux nuits entre les huit vaisseaux ancrés au large et la côte. Quatre-vingt chariots de blé repartent dans la nuit du 11 au 12 pour payer la livraison anglaise. Le 22 août Charrette reçoit son brevet de généralissime signé par Louis XVIII et le cordon rouge de la Croix de St Louis, peu d'opérations d'envergures ont lieu cette fin d'été 1795, Charette espérait et attendait la venue du comte d'Artois. Déçu il licencie ses 12000 hommes le 14 septembre 1795.

  • le 10 août 1793 : tentative d'inauguration du Musée du Louvre.

L'idée de transformer le Louvre en musée naît sous Louis XV. Le projet se transforme en loi le 6 mai 1791. Pour tenter de faire oublier les horreurs du massacre des Tuileries du 10 août 1792, la révolution veut inaugurer le nouveau musée, symboliquement le 10 août suivant. Cela ne peut se faire et a finalement lieu le 8 novembre 1793.

  • le 10 août 1806 : la couronne d'épines reçue par Saint Louis est placée dans la cathédrale Notre-Dame de Paris lors d'une grande cérémonie.
  • le 10 août 1813 : déclaration de guerre de l'Autriche à la France.
  • le 10 août 1903 : un incendie dans la ligne 2 du métro parisien, à la station Couronnes, cause 84 morts par asphyxie.

Un incendie, dû à un court-circuit, à la station Couronnes, sur la ligne Porte Dauphine - Nation, fait 84 victimes. Les passagers, priés de sortir, s'entassent sur le quai pour demander un remboursement. Le feu les piège dans la station.

  • le 10 août 1920 : début du mandat français en Syrie.

C'est au cours de la conférence de Sèvres que la Société des Nations donne un mandat à la France en Syrie. Il vise à permettre à l'Etat arabe d'accéder à l'indépendance.

    • le 10 août 1945 : déposition écrite du cardinal Liénart, archevêque de Lille, au procès du Maréchal Pétain

    Monsieur le Procureur Général m’ayant fait savoir que j’étais cité comme témoin au procès de M. le maréchal Pétain, je considère comme un devoir de répondre à cet appel. Mais je prie la Haute Cour de Justice de m’excuser si je ne puis me présenter moi-même à la barre et de bien vouloir accepter ma déposition écrite.

    Je tiens aussi à déclarer que, résolu à me tenir, comme il convient à un évêque, en dehors de toute politique, je n’ai d’autre but en intervenant que d’essayer de rendre justice à un homme, dont la longue carrière d’honneur et de gloire est menacée de s’achever dans la plus cruelle infortune.

    Je n’ai vu le Maréchal qu’une fois pendant l’occupation allemande. C’était au mois d’avril 1942. Je n’avais pas choisi la date, étant soumis comme tout le monde au caprice des laissez-passer pour franchir la ligne de démarcation, mais il s’est fait que je suis arrivé à Vichy à un moment particulièrement grave.

    Dès ma première entrevue, le Maréchal y fit allusion en ces termes :

    — J’attends d’un moment à l’autre un ultimatum. Les Allemands veulent m’imposer un ministre de leur choix, dans des conditions telles que pratiquement c’est lui qui gouvernerait sous mon nom. Je n’en veux pas. Pour me contraindre, ils vont en venir aux menaces. Quand je les connaîtrai, je verrai quel parti prendre pour sauvegarder le mieux possible les intérêts de la France.

    Ainsi, le Maréchal m’apparaissait du premier coup en plein conflit avec les Allemands. Loin de se prêter complaisamment à leurs volontés, je le voyais engagé dans une résistance opiniâtre à leurs manœuvres et à leurs exigences. Il fallait, pour obtenir de lui quelque chose, que les Allemands en viennent â le placer, par ultimatum, devant des menaces précises et graves pour la France. Alors des deux maux entre lesquels l’ennemi lui laisserait le choix, il écarterait celui qui lui paraîtrait le plus dangereux pour la patrie et ne subirait l’autre que par force.

    Dans cette attitude et dans cette tactique, j’ai reconnu avec émotion le Chef sous lequel j’avais eu l’honneur de servir autrefois à Verdun. Devant la puissance écrasante d’une armée allemande, supérieure en nombre et en armement, le général Pétain avait su nous inspirer le même esprit de résistance, nous faire défendre pied à pied, pendant des mois et des mois, les quelques kilomètres qui séparent Douaumont, Vaux et le Mort-homme du cœur de Verdun, ne cédant du terrain que quand il n’y avait plus moyen de le tenir, mais nous retranchant aussitôt derrière pour opposer un nouvel obstacle à l’ennemi. Il avait dit : « Ils ne passeront pas ! » et si nous avons dû reculer pas à pas sur ce champ de bataille illustre, « ils » ne sont pas passés !

    Cette fois, le Chef était seul devant un ennemi tout-puissant. À son tour, il « tenait » jusqu’à ce qu’il fût contraint de céder du terrain, mais il se retranchait de nouveau, attendant visiblement que les armées alliées fussent prêtes à entreprendre l’offensive libératrice, comme elles l’avaient fait en 1916, en gagnant sur la Somme la bataille qui dégagea Verdun.

    Voilà, je l’affirme, l’impression très vive que j’ai retirée de mon entrevue avec le maréchal Pétain, en avril 1942. Je l’ai retrouvé égal à lui-même, faisant face à l’adversaire avec la même fermeté qu’autrefois, uniquement préoccupé de la France, s’obstinant à tenir jusqu’à ce qu’elle puisse être délivrée.

    Ma conviction très nette est que le maréchal Pétain, loin d’avoir trahi sa patrie, n’a voulu que la servir. Réduit par la circonstance à ne jouer qu’un rôle obscur et pénible dans ses relations avec l’occupant, le Maréchal a consacré du moins ses efforts à conserver et à développer les énergies internes et les forces morales de la France.

    Sans juger sa politique intérieure, à laquelle d’ailleurs l’Église ne s’est pas plus inféodée qu’à aucune autre, il me semble juste de ne pas sous-estimer cet effort, destiné dans sa pensée à préparer le relèvement de la patrie. Il s’est appliqué à rendre à la jeunesse de France, si cruellement éprouvée par les événements, son idéal, sa confiance en elle-même, la conscience du rôle essentiel qu’elle aurait à jouer pour l’avenir du pays, le goût du travail bien fait et le sens de la communauté nationale.

    Il a agi de même en faveur de toutes les autres sources d’énergie française : la famille en particulier, éternelle victime des guerres et cependant assise fondamentale de la cité. Quant aux forces spirituelles et religieuses, il n’a cessé de faire appel à leur concours. S’il est vrai qu’une grande âme est maîtresse du corps qu’elle anime, ne fallait-il pas, à l’heure où nos forces matérielles étaient réduites à l’extrême, mettre en œuvre les forces spirituelles dont vivait l’âme de la France et qui préparaient sa résurrection ?

    J’y vois la preuve que le Maréchal n’a jamais douté de l’avenir de la France et, qu’à travers les malheurs du moment, il a travaillé avec tous les moyens dont il pouvait encore disposer, à le rendre digne de son glorieux passé.

    Quand un homme a eu à gouverner dans des circonstances aussi tragiques, il faut, pour le juger équitablement, dresser en face des maux qu’il n’a pu éviter à la France, la liste de ceux plus graves encore qu’il a réussi à lui épargner.

    La Haute Cour est appelée à prononcer une des sentences les plus graves de notre Histoire. Je ne veux pas douter qu’elle ne rende justice à un soldat dont la vie s’est écoulée au service de la France, dont le nom demeure attaché à quelques-unes de ses pages les plus glorieuses et qui, aux heures les plus sombres, a cherché du moins à « atténuer son malheur ».

    Qu’elle fasse en même temps œuvre d’union. Après tant d’années d’oppositions fatales, l’heure n’est-elle pas enfin venue de la réconciliation nationale ? Que chacun s’élève au dessus de ses passions personnelles ou partisanes pour ne plus voir que la France meurtrie. Serrés autour de son libérateur, le général de Gaulle, travaillons tous d’un cœur généreux et fort, au relèvement de notre patrie qui ne pourra se faire qu’avec le concours de tous les Français.

    Signé : Achille Cardinal Liénart, Évêque de Lille

    Un commentaire d’Yves Chiron : « Les ouvrages consacrés à 'l’Église sous Vichy’ parus ces dernières années ont oublié cette déclaration au Procès Pétain. De manière générale, les actes du procès Pétain sont peu connus voire ignorés par les historiens de ces vingt dernières années. C’est un sujet d’étonnement que la sélection qu’opère souvent le travail historique : des sources, des noms, des faits sont écartés, par ignorance, par malveillance ou par manque de rigueur et c’est une autre histoire qui est racontée, incomplète, biaisée idéologiquement ou fantaisiste. » (Présent n° 6201, samedi 28 octobre 2006)

    le 10 août 2011 : un morceau de corniche de la cathédrale Notre-Dame au Havre s'effondre.

Il n'y a pas de blessés. Mais pendant ce temps il se construit au moins une mosquée par semaine en France (source du ministère de l'intérieur). Après avoir volé les biens de l'Eglise, l'Etat français refuse de les entretenir et les laissent s'écrouler, bien que dans le même temps la plupart aient été classés monuments historiques.

 


C’est arrivé un 9 août…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 9 août : saints du jour français ou en France.
    • Bx Claude Richard : prêtre, bénédictin et martyr († 1794)

Dans la baie devant le port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Claude Richard, prêtre bénédictin et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut expulsé de Moyenmoutier dans les Vosges et déporté sur un bateau négrier. Au plus fort de la contagion qui sévit à bord, il s'offrit pour assister ses confrères malades et fut lui-même emporté au bout de quelques semaines.

  • le 9 août : fête de sainte Edith Stein, carmélite.
  • le 9 août 870 : signature du troisième Traité de Mersen qui partage la Lotharingie.
  • le 9 août 1048 : mort du pape Damase II.
  • le 9 août 1336 : création du Collège de Hubant.

Le collège de Hubant est fondé par Jean de Hubant, dans la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève à Paris. Ce conseiller du Roi, président de la Chambre des Enquêtes au Parlement de Paris, utilise sa fortune personnelle pour cela. Cet établissement prend par la suite le nom d'Ave-Maria.

  • le 9 août 1420 : mort du cardinal et géographe Pierre d'Ailly.

Pierre d'Ailly, né à Compiègne en 1351, est un cardinal français et universitaire qui meurt à Avignon. Alors envoyé au concile de Constance (1414-1418), il entreprend la lecture du manuscrit du "Guide géographique" de l'astronome et mathématicien grec Ptolémée, premier traité de géographie mathématique.

  • le 9 août 1471 : élection de Francesco Della Rovere comme pape, sous le nom de Sixte IV.

Ses premières actions sont consacrées à la guerre contre les Turcs ; il ne parvient pas non plus à réunir les Églises orthodoxe et catholique par le mariage de Zoé Paléologue et d'Ivan III de Russie.

  • le 9 août 1564 : promulgation de l'Édit de Roussillon qui fait commencer l'année le 1er janvier en France.

Selon les provinces du royaume et même selon les diocèses, le Roi de France Charles IX constate que l'année débute à Noël, comme à Lyon, le 25 mars, à Vienne, ou le 1er mars ou encore à Pâques. Pour éviter la confusion et les désordres qui en découlent, il impose cet Edit.

  • le 9 août 1789 : premier emprunt de trente millions lancé par Necker.
  • le 9 août 1789 : naissance de Nicolas Bochsa, l'un des plus célèbres harpistes du XIXe siècle.
  • le 9 août 1830 : proclamation de la monarchie de Juillet.

Louis Philippe, le fils du régicide et maçon, Philippe l'Egalité, est proclamé roi des Français. Pas de sacre. Il abdique le 24 février 1848.

  • le 9 août 1945 : bombardement de Nagasaki par les États-Unis avec une bombe au plutonium : 74 000 morts.

Trois jours après le lancement de la première bombe atomique américaine sur le Japon à Hiroshima, c'est la ville de Nagasaki qui est touchée. Cinq jours plus tard, l'empereur Hiro-Hito accepte une reddition sans condition.

  • le 9 août 1947 : début du 6ème Jamboree mondial scout à Moisson dans les Yvelines, il est aussi appelé le « Jamboree de la Paix ».