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Messe pour la France à Pont de Veyle (01) ce 7 décembre

De l'abbé Olivier Barnay :

"Au moment où 2 grandes figures Françaises rejoignent la Maison du Père, la Paroisse de Pont de Veyle, fidèle à sa promesse, célèbre une Messe pour la France ce jeudi 7 décembre 2017 à 20 heures, à l'église de Pont de Veyle. C'est une tradition depuis le 1er septembre 2016 et tous les 1ers jeudis du mois que Dieu fait depuis lors ! Cette Messe est suivie d'une nuit entière d'Adoration du Saint-Sacrement... Nous vous attendons !


Divine Box à la rencontre du monastère de Cabanoule

Allez hop, ce mois-ci, cap vers le monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule dans les Cévennes. Divine Box vous raconte tout : son histoire, ses évolutions et bien sûr la situation actuelle ! 

ZLe monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule, en plein coeur des Cévennes – Divine Box

En plein coeur des Cévennes

Ah, les Cévennes … Les montagnes, les forêts, les criquets (**kss kss kss**)… Cette région a ici une importance toute particulière ! Le Monastère de la Paix-Dieu, plus souvent appelé “Cabanoule”, du nom du lieu-dit, est situé dans le Gard, sur la commune d’Anduze. C’est cette commune qui est surnommée la “porte des Cévennes”, délimitant ainsi la frontière entre la garrigue méditerranéenne et le relief plus abrupt. Bref, un monastère situé dans les Cévennes. Mais encore ?

un territoire Protestant !

Pendant plus d’un siècle, entre 1685 (révocation de l’édit de Nantes qui mettait fin aux guerres de religion) et 1787 (édit de tolérance), c’est en plein coeur des Cévennes que se sont déchirés protestants et catholiques. À l’époque et aujourd’hui encore d’ailleurs, cette région est majoritairement protestante. Mais que sont donc allées faire des trappistines là-bas … ?

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Les Cévennes, région dans laquelle se trouve le monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule, est une région très protestante – Divine Box

Feu vert pour la paix

En 1968, la communauté de la Trappe des Gardes (entre Nantes et Angers) rayonne ! Très sensible à l’oecuménisme, elle prie alors beaucoup pour la paix entre chrétiens. L’idée d’une fondation implantée dans la région même des déchirements entre chrétiens fait donc son chemin petit à petit. Vu le dynamisme des soeurs (une soixantaine sur place !), le projet tient la route. Ni une ni deux, la communauté sollicite alors les autorités ecclésiales qui donnent vite leur feu vert ! Reste maintenant à convaincre la communauté protestante …

“On ne peut pas attendre” !

Les premières réactions du pasteur et du curé du coin sont catégoriques : c’est beaucoup trop risqué ! La Mère prieure accepte et se dit prête à attendre deux ou trois ans pour éviter des tensions dans cette région protestante … Mais la situation se débloque de manière inattendue : c’est le pasteur lui-même qui va revenir sur sa décision et encourager la fondation. “On ne peut pas attendre, l’Esprit saint est là, et veut cette fondation !”. Les rencontres s’enchaînent alors avec les autorités protestantes pour préciser les modalités. Et en novembre 1968, tout est bon, le projet est accepté !

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Malgré les réticences du début, les soeurs du monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule ont finalement réussi à s’installer sur place, en plein coeur des Cévennes – Divine Box

Un début difficile

Les trois premières soeurs arrivent de la Trappe des Gardes en septembre 1969, et le monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule est inauguré en avril 1970, avec du beau monde : évêque, pasteurs, protestants, et même un père orthodoxe ! Mais pour les sept soeurs sur place, les débuts sont compliqués. L’ambiance combinée de mai 68 et du Concile Vatican II apporte aux novices un souffle parfois pénible pour la communauté. Et avec le passage d’une communauté établie de soixante moniales à une nouvelle et peu structurée de sept, le quotidien était plus éprouvant pour les soeurs !

Conduire un tracteur !

Pour autant, la communauté tient bon et suit le rythme monastique trappiste ! Et rapidement, les relations avec le voisinage s’améliorent : “c’est parce qu’on les a vues travailler, conduire le tracteur et faire leurs fromages de chèvre” dit-on alors. Que voulez-vous, des moniales en bleu de travail qui font des produits monastiques, ça marque… Avec les sept offices quotidiens, les soeurs travaillent, fidèles à la règle de saint Benoît. Elles sont alors au rucher, au poulailler, avec leurs chèvres ou encore à l’atelier d’huile essentielle de lavande ! Quand on vous dit que l’artisanat monastique touche à tout … Au fond, une vie bien simple et sans prosélytisme, contrairement à certaines craintes.

Et aujourdhui ?

Aujourd’hui, les douze trappistines de Cabanoule vivent ainsi paisiblement sur place, au rythme de leur vie monastique, toujours marquée par les dialogues et les retraites oecuméniques. Le travail manuel a évidemment bien évolué depuis les débuts, mais reste très présent. Les soeurs cultivent en effet des oliviers pour en faire de l’huile d’olive, confectionnent des bougies à la cire d’abeille, cultivent leurs légumes dans le potager, remplissent des petits sachets de graines de lavandin et, bien sûr, produisent les délicieuses rocamandines ! On vous dit tout juste en dessous.

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Les rocamandines du monastère de la Paix-Dieu de Cabanoule sont des rochers de pâte d’amande enrobés d’éclats d’amandes grillées. Un délice ! – Divine Box

Les rocamandines

Recette unique de pâte d’amande, enrobage artisanal de chocolat, saupoudrage manuel d’amandes concassées … Charmant programme pour ces rocamandines que Divine Box avait glissées dans leur box des monastères de novembre ! Absentes des ateliers de production au début, elles ont remplacé la production de fromages de chèvre, abandonnée à cause de son rythme effréné et des normes draconiennes d’hygiène. Pour la petite histoire, malgré le nom déposé de rocamandine, les soeurs entendent parfois à la boutique un autre surnom pour leurs rochers : les cabanoulettes ! Nom non officiel, mais terriblement mignon…

LE PETIT PLUS DE DIVINE BOX

Chez Divine Box, ils adorent ce qui est fait par les moines ou moniales. Leurs box des monastères fonctionnent très bien, mais pour éviter de solliciter certaines abbayes au-delà de leurs possibilités de production, ils se sont ainsi diversifiés autour des bières trappistes ! Chaque mois chez vous : 6 bières trappistes et 3 sous-bocks. Et dans la première box de bières trappistes, un vrai guide sur tout le monde de la bière trappiste pour tout comprendre et tout savoir ! N’hésitez donc pas y faire un tour en cliquant ici.


Journée spéciale "50 ans d’Humanæ Vitæ" pour tous les prêtres (9e année)

Lundi 22 janvier 2018 de 9h à 17h au Centre Ozanam, 24 rue du Maréchal Joffre, 78000 Versailles

Organisée par l'abbé Bruno Bettoli, avec des foyers-moniteurs du Centre Billings France https://www.methode- billings.com

Sujet : L’encyclique du Bx Paul VI et son application pastorale, notamment dans l’accompagnement des couples, dans l’esprit de la collaboration prêtres-foyers. Les exposés alterneront avec des échanges entre confrères et foyers-moniteurs.

Programme :

  • Les développements d’Humanæ Vitæ dans le Magistère depuis 50 ans, et leurs applications pastorales. Abbé Bruno Bettoli ; avec un document du père Basile osb
  • Humanæ Vitæ, cadeau prophétique pour les époux et pour les prêtres. Bertrand et Gabrielle Vialla
  • Le cœur du pasteur dans l’accompagnement des situations difficiles. Père Antoine-Marie Berthaud op
  • 50 ans après Humanæ Vitæ, la contraception, un drame de santé publique. Dr Marie-Adèle Declerck-Ecomard, médecin endocrinologue
  • L'apostolat entre foyers à la lumière des Bx Beltrame-Quattrocchi. Abbé Antoine de Roeck
  • Témoignage. Devenir foyer-moniteur fils et fille d'Humanæ Vitæ. Jérôme et Émilie Duthey
  • L’écologie intégrale : de nouvelles voies pour annoncer Humanæ Vitæ. Père Michel crmd
  • Étude de cas pratiques sur l’accompagnement des foyers ; apports de la collaboration prêtres-foyers.

Messe possible à 17h15

Participation libre aux frais de location de salle. Cantine sur place. Hébergement possible dans un presbytère ou chez un foyer de Versailles.

Renseignements et inscriptions : [email protected] et 06 98 04 21 86.


Sauvons l’église St Hilaire

Message de l'association Sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire :

9Au creux des vignes de l’oppidum des Courens, reposant dans son écrin naturel de vignes et de chênes verts, l’église St Hilaire de Beaumes de Venise dans le Vaucluse, joyau de l’art roman, sort de son long engourdissement et renaît de ses cendres.

Ce qui ne semblait qu’une modeste chapelle, lorsqu’elle disparaissait sous les ronces et les genêts, apparaît aujourd’hui pour ce qu’elle est, une église de 25,5m de long. Laisser mourir ce mémorial, témoin de la conversion de notre pays à la foi chrétienne, aurait été un terrible aveu de démission, une perte irréparable que nos petits enfants auraient eus du mal à comprendre. Il faut donc saluer la générosité de la famille Alliaud de Beaumes de Venise qui, en faisant en 2011 donation au diocèse d’Avignon, a permis la naissance d’une association qui s’est engagée à sauver cette église : l’association Sauvegarde de la chapelle Saint-Hilaire.

Les difficultés n’ont pas manqué, tout semblait contraire à la réalisation. Le chantier futur était isolé sur une colline, sans eau, sans électricité et on ne pouvait y accéder qu’à pied après un quart d’heure de marche sur un mauvais chemin de terre. La première demande de permis fut refusée et il fallut l’aide de M. le Sous-préfet et l’action du nouveau Maire de Beaumes pour obtenir enfin les autorisations de travaux nécessaires à sa reconstruction.

5Aujourd’hui, l’association Sauvegarde de la chapelle St Hilaire compte 546 adhérents, chaque été elle organise un chantier de jeunes. En 2014, la rencontre la plus heureuse fut celle de Marc et Cyrille, deux compagnons tailleurs de pierre, pour lesquels la reconstruction de l’édifice sera le chef d’œuvre de leur vie. C’est avec eux, que les douze travailleurs bénévoles se chargent depuis quatre ans, du travail pénible des « petites mains ». Cela réduit considérablement les coûts.

Dernière tranche de travaux : la couverture de la nef. Ne recevant aucune subvention de l’état, nous faisons appel à votre générosité. L’église St Hilaire est trop belle pour la laisser retomber en ruine.


« SOS Chrétiens d’Orient », récemment mise en cause devant l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques de France

Charles de Meyer, président de SOS Chrétiens d'Orient, a été interrogé dans L'Homme Nouveau. Extrait :

Une-1651(1)"Vous avez été directement cité par Mgr Gollnisch devant la Conférence des évêques de Fran- ce. Celui-ci vous reproche de mettre en danger vos volontaires et de ne pas avoir des frais raisonnables. Pouvez-vous nous dire comment vous protégez vos volontaires et s’il y a un moyen de faire baisser vos frais de fonctionnement pour apporter plus d’aide ?"

Je regrette la manière dont ça s’est déroulé. J’ai l’impression qu’il y a eu la volonté de créer un évènement de communication extrêmement négatif pour la troisième année de suite, en concordance avec la période de levée de fonds. Tout cela ne me semble pas innocent. Nous faisons tout pour protéger nos volontaires. Cela passe par des assurances, qui n’accepteraient pas de nous couvrir si nous ne respections pas des règles. De plus nous avons nommé un directeur des opérations qui joue le rôle de directeur de la sécurité dans notre ONG, un officier de réserve de la Légion étrangère.

Dire que SOS est une association islamophobe alors que plus de 1000 de nos volontaires sont dans des pays où il y a énormément de musulmans, c’est presque une mise en danger.

Sur le budget, nous sommes une association avec des jeunes dynamiques. Nous envoyons beaucoup d’argent dans des pays sous blocus, où changer la monnaie est extrêmement difficile et nous justifions chaque euro dépensé, par une note de frais... Ce n’est pas surprenant que nous ayons un peu de retard sur notre publication de 2016.

Pour les frais, l’objectif est bien sûr de les baisser d’année en année. Une association de quatre ans d’existence ne peut pas avoir la même assise qu’une association de trente ans."


28 décembre : messe en réparation du crime abominable de l'avortement

Fête des Saints Innocents

Unknown-15Le 28 décembre : Grand-Messe  à 10 h 30 à la chapelle Saint Joseph du Saint Sauveur à Chantemerle-les-Blés dans la Drôme en réparation du « crime abominable » (Vatican II) de l’avortement qui, chaque jour, en France, fait au moins 600 victimes innocentes.

La messe sera suivie, à l’initiative de «  La Route de l’ Europe chrétienne » de l’implantation de nouvelles croix et d’un repas amical.

Renseignements.


Comment mieux prier le « Notre Père » ?

Au début de cette nouvelle année liturgique, une nouvelle traduction de la sixième demande du Notre Père entre en vigueur pour les catholiques francophones.

Aussi, Notre Dame de Chrétienté démarre la diffusion de ses nouvelles vidéoformations 2018 jusqu’à la Pentecôte, par une première vidéoformation sur le "Notre Père". Puis ce nouveau cycle continuera en ce temps de préparation de Noël par un approfondissement du chant grégorien, trésor vivant de l’Église.

Entretien avec l'abbé Alban Cras, prêtre de la Fraternité Sacerdotale Saint Pierre.


« Le Retour du Christ dans la Gloire » : Natalie Saracco sur radio Notre-Dame

Images-10Natalie Saracco, réalisatrice d'un court métrage et auteur d'un ouvrage sur sa conversion, sera l'invité de l'émission Ecoute dans la nuit, en compagnie du Frère Jean-Emmanuel (Cté St Jean, recteur du sanctuaire marial de Pellevoisin).

A écouter ici à 22h ce 1er décembre.


Parrainez un e-missionnaire !

Capture d’écran 2017-11-30 à 19.29.56Comme l’Eglise a envoyé des missionnaires sur les 5 continents depuis plus de 2000 ans, elle doit investir ce nouvel espace qu’est le « continent numérique » (Benoît XVI).

L'association Lights in the Dark, 100% dédiée à l’évangélisation par Internet, est appelée dans le diocèse de Fréjus-Toulon pour y accomplir cette mission d’Eglise particulière. Elle souhaite pérenniser l’envoi d’e-missionnaires qui :

  • réaliseront des sites surfant sur l’actu, à destination de ceux qui sont loin de l’Eglise, au coeur des questions de nos contemporains, pour leur porter la lumière du Christ (ex. : Lavieapreslamort.com)
  • animeront une équipe d’e-missionnaires présents en ligne avec nos outils de live chat’ pour évangéliser les internautes en direct
  • formeront d’autres e-missionnaires et tous ceux qui le souhaitent (académie Sainte Faustine)
  • innoveront dans toutes les dimensions de cette mission (Lab Saint Maximilien Koble)

Aussi, l’association recherche 200 parrainages mensuels pour son premier e-missionnaire ! Rejoignez les 1er parrains sur la page dédiée de la plateforme de dons du diocèse de Fréjus-Toulon. Tous les dons mensuels, même les plus petits (5,10,15 euros/mois) comptent ! L’association diocésaine de Fréjus-Toulon émettra votre reçu fiscal.


30 novembre - 8 décembre : grande neuvaine de l'Immaculée conception

0Questions à Don Guillaume Chevallier, prêtre, aumônier du Chapelet des enfants :

Pouvez-vous nous présenter l'initiative du Chapelet des enfants ?

Le Chapelet des enfants a commencé dans un petit village de la Somme au début du siècle dernier : chaque jour, une jeune fille, Geneviève de Lalain-Chomel réunissait des enfants à la sortie de l'école pour réciter à l'église une dizaine de chapelet. Puis, peu à peu, les enfants récitèrent une autre dizaine le soir en famille. Les familles qui se mirent à prier se convertirent les unes après les autres et transformèrent la paroisse. Dès 1927, le R.P. Voinot, rédemptoriste, travailla à étendre à la France entière la dizaine quotidienne du Chapelet des enfants.

En 1936, Geneviève de Lalain Chomel décide d'honorer particulièrement la Vierge Marie dans son Immaculée Conception en créant, pour la première fois en France une neuvaine préparatoire à la fête de l'Immaculée Conception, le 8 décembre. Elle reçoit très vite la bénédiction des évêques de France puis des papes successifs depuis PIE XI.

Chaque année, l’association du Chapelet des enfants édite une image et une prière pour la neuvaine de l’Immaculée Conception, tenant compte des orientations données par le Saint Père à l’Eglise. Editée aujourd’hui en 400 000 exemplaires, elle est priée dans tout le monde francophone.

Quel lien particulier voyez-vous entre la France et l'Immaculée Conception ?

La France est une terre, une nation, bénie par la Vierge, et qui le lui a rendu au cours des âges à travers ses saints, ses missionnaires, ses artistes et ses théologiens. Un exemple au sujet de ces derniers : tandis que le dogme de l’Immaculée Conception n’était pas encore défini solennellement, les théologiens de l’université de Paris au Moyen-Âge, prêtaient serment, dans l’église Saint Séverin, de ne jamais parler contre l’Immaculée Conception !

Mais c’est avant tout par les grandes apparitions mariales au XIXème siècle, de la rue du Bac en 1830, puis à Lourdes en 1858, que la Vierge imprima à la France un nouvel élan de dévotion à Dieu par la contemplation de son Immaculée Conception.

De nombreuses conversions ont été et sont encore obtenues par la médaille miraculeuse et son invocation : O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Alphonse Ratisbonne, pour avoir seulement accepté de porter cette médaille qu’il honnissait, vit le ciel s’ouvrir en l’église Sant’Andrea delle Fratte à Rome, et la Vierge, comme sur la médaille, venir à lui en silence… et le faire tomber à genoux devant le Dieu Trinité.

1Bernadette Soubirous, sans instruction, d’une famille excessivement pauvre, entendit de la bouche de la « belle dame » ce nom qui à lui seul convainquit le curé Peyramale de l’authenticité des apparitions, et de leur message : Pénitence ! Pénitence pour les pécheurs ! Le pèlerinage à Lourdes, toujours très populaire, continue de transformer des centaines de milliers d’existence chaque année, et façonne la piété des gens simples autour de l’évangile, des sacrements, du service des malades et des plus pauvres.

En quoi l'édition de 2017 est-elle exceptionnelle ?

Cette édition est marquée par le centenaire des apparitions à Fatima que nous avons célébré cette année, avec la canonisation de deux des bergers, François (10 ans) et Jacinthe (9 ans), parmi les saints les plus jeunes de tout le martyrologue, reconnus saints non pour avoir vu la Vierge, mais pour s’être offerts totalement pour le salut des pécheurs.

Le Cardinal Robert Sarah, Préfet de la Congrégation pour le Culte divin, a rédigé personnellement la prière de la neuvaine cette année. C’est un signe fort de l’encouragement du Saint Siège à prier cette neuvaine.

Le grand mouvement de prière et de pénitence initié par la Vierge, de Lourdes à Fatima, reste d’une actualité brûlante. Le contexte n’est pas le même qu’en 1917, mais l’indifférence à Dieu, l’apostasie de nombreux baptisés, l’athéisme et la sécularisation méthodiques des sociétés occidentales, sont autant d’appels impérieux à la supplication et à la prière : combien d’assoiffés de Dieu, de sa vérité, de la douceur de sa miséricorde, sont privés de la joie de l’évangile ?

Comment peut-on s'associer à votre neuvaine ?

La neuvaine commence le 30 novembre. Ceux qui n’ont pas reçu la neuvaine par leur paroisse, ou leur mouvement, peuvent encore se la procurer au siège de l'association (5 rue de l'Université, 75007 PARIS), à la chapelle de la rue du Bac, sur notre site internet www.chapeletdesenfants.com. En s’inscrivant en ligne, sur Hozana.org ou sur la page facebook, on pourra recevoir en plus chaque jour une méditation pour accompagner cette supplication de 9 jours d’une démarche de conversion personnelle et d’approfondissement du message du Saint Père sur la mobilisation générale qu’il nous demande pour l’évangélisation et le salut des âmes. Qu’y a-t-il de plus cher au cœur de la Vierge que de voir ses enfants sortir à la rencontre de tous les hommes, qui parce qu’ils sont pécheurs, sont l’objet d’un amour de prédilection de son Fils ?


L'humain, au cœur du projet de l'Institut de l'Oratoire à Lyon

Thumbnail-3Bénie en 1892 par Mgr Couillé, la Chapelle de l'institut de l'Oratoire a accueilli sous ses voûtes nombre d'élèves et futur(e)s maîtres de l'Enseignement catholique. Depuis maintenant 10 ans, ce lieu de prière est devenu aussi un lieu de culture musicale grâce à l'animation de l'association « Face à Face musical ». Chaque année, une dizaine de concerts y sont proposés un dimanche par mois. Avec le temps, ce lieu riche de tradition chrétienne, s'est usé. Les murs, les voûtes et les peintures ont besoin d'un rafraîchissement afin de poursuivre dans un cadre accueillant leur projet éducatif.

Depuis 20 ans, l'Institut développe une formation des enseignants qui accueillent en apprentissage un public en grande difficulté scolaire et en situation de handicap. C'est un lieu de formation où un étudiant trouve les conditions du développement de son identité professionnelle et de son enrichissement personnel. Ce centre de formation répond, non seulement au service public d'enseignement, mais également au projet de l'église d'assurer à tous une éducation au service de la dignité humaine.

Lien vers CredoFunding : www.credofunding.fr/chapelledeloratoire


Le diocèse de Mende ne soutiendra pas le Téléthon

Lu sur Gènéthique :

Unknown-24"A quelques semaines de la nouvelle édition du Téléthon, les chefs d’établissement de l’enseignement catholique de Lozère ont reçu un courrier de la direction de l’enseignement diocésain. Celle-ci souhaite rappeler « la réflexion menée en novembre dernier, mettant en lumière les graves problèmes éthiques qui empêchent l’Enseignement catholique de s’engager dans cette action ». De fait, « l’aventure du Téléthon est liée aux cellules souches qui sont un grand espoir pour la médecine régénérative », mais parmi ces cellules, les cellules souches embryonnaires et fœtales humaines « supposent des embryons ou des fœtus provenant des techniques de procréation médicalement assistée ou d’avortements ».

La direction diocésaine « exhorte les directeurs à être particulièrement attentifs à engager [leurs] établissements dans des actions solidaires cohérentes avec la conception chrétienne de l’homme et respectueuse de celle-ci». Parmi les causes à soutenir, le document indique nommément : le Secours catholique, l’Œuvre d’Orient, les fondations Abbé Pierre ou Jérôme Lejeune, ATD Quart-monde, l’Aide à l’église en détresse."


2 décembre : journée des Amitiés catholiques de Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à la 6ème Journée des Amitiés Catholiques de Toulouse le Samedi 02 Décembre 2017 de 11h00 à 18h00, en la paroisse Notre-Dame de La Dalbade de Toulouse.

De 11h00 à 12h00 : Messe pour la France en l'église Notre-Dame de La Dalbade (centre ville).

De 12h15 à 14h15 : buffet et repas partagé au bâtiment paroissial Mac Carthy, (28, rue de La Dalbade).

De 14h15 à 18h00 : Stands de plusieurs associations catholiques et caritatives, conférences et vente de livres, etc...

Conférence du Père Paul MARIOGE p.b. sur "Sauver l'enfant, c'est sauver le mariage." Pour qu'un enfant soit équilibré et bien dans sa peau, il faut qu'il ait été conçu pour lui-même dans un acte d'amour pur. Or cette condition n'est réalisée que dans le mariage chrétien indissoluble sanctifié par la grâce du sacrement.

Ode poétique à la Vierge Marie, de l'Annonciation à l'Assomption en passant par la Nativité avec la Sainte Famille. par le conteur Daddy-Hug.

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.

Capture d’écran 2017-11-21 à 06.48.16


La vie sacramentelle réduite à un besoin de la subjectivité individuelle

Extrait d'un article de Thibaud Collin dans l'Homme Nouveau à propos de l'interprétation d'Amoris Laetitia par le cardinal Barbarin :

H"[...] s’est tenu le 15 octobre à la cathédrale Saint-Jean de Lyon un temps de rencontre auquel le cardinal Barbarin avait convié « les fidèles ayant vécu une rupture conjugale », qu’ils soient remariés civilement ou non. L’intention manifestée du cardinal était de panser les blessures dont ces fidèles ont été victimes dans l’Église. Il a donc commencé son propos en leur demandant pardon « pour toutes ces blessures par un regard, un jugement ou un rejet brutal ». Puis, il a tenté de présenter le changement qu’incarne Amoris lætitia en citant les mots du cardinal Schönborn : « Le pape François a sorti la doctrine de l’Église de son carcan réglementaire, sans la changer du tout. » On aimerait en savoir plus sur ce qu’il faut entendre par « carcan réglementaire ». Familiaris consortio et le texte du cardinal Ratzinger cité plus haut seraient-ils des exemples d’un tel carcan dont la doctrine a enfin été libérée ? Nous ne le saurons pas.

Cependant « il est clair, dit le cardinal, que la phrase de Jésus : “Ce que Dieu a uni que l’homme ne le sépare pas” ne va pas cesser d’être valide par décision du Pape. » Il s’agit plutôt donc d’un changement dans la manière d’être auprès de ces personnes en souffrance. Écoute, patience, compassion sont nécessaires ce qui exige d’abandonner les deux « attitudes simplistes » : soit l’interdiction pure et simple, soit l’absence de toute règle. Notons qu’une telle alternative manifeste que le sujet serait abordé dans une perspective légaliste. Mais renvoyer dos à dos ces deux attitudes pour privilégier une attitude d’accompagnement et de discernement des cas singuliers peut l’être tout autant ! En effet, la soi-disant position médiane entre le rigorisme et le laxisme reste au même niveau, sur le même plan, à savoir une approche légaliste de la vie chrétienne (morale et sacrements) dans laquelle la conscience doit arbitrer un conflit entre la loi et la liberté. La conscience est alors vue comme une instance autonome devant se déterminer et non plus comme un acte de la raison par lequel la lumière de vérité sur le bien (la loi morale dans une approche non légaliste) éclaire l’acte à poser hic et nunc. Ici le principe moderne de la liberté de conscience ne prend-il pas l’ascendant sur le principe catholique de la conscience tel que saint Thomas, le bienheureux Newman et saint Jean-Paul II l’ont exposé ?

De fait, le cardinal archevêque de Lyon poursuit son discours : « Quand une personne divorcée remariée ne supporte pas de ne pas pouvoir communier, et finalement décide, à cause de cette brûlure intérieure, de ne plus venir à la messe, il serait absurde et inhumain de continuer à brandir devant elle un panneau d’interdiction. Ce serait la conduire à une rupture plus grave encore et l’enfermer dans son amertume. Quand quelqu’un vit cette situation et décide en conscience d’aller communier, personne ne le juge. » Dans une telle situation, la vie sacramentelle semble réduite à un besoin de la subjectivité individuelle devant laquelle le pasteur s’efface de peur d’apparaître comme un censeur inhumain. Cet exemple illustre le faux dilemme dans lequel la manière légaliste d’aborder la situation plonge et le fidèle et le pasteur. L’impossibilité de communier dont parlait le cardinal Ratzinger n’est pas d’abord un interdit. Elle n’est que l’expression concrète de ce que signifient les sacrements dans leur organicité ecclésiale. [...]


« Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » Mt 26,41

De l'abbé Guillaume de Tanoüarn :

Unknown-16"Les années passent, la Réforme liturgique a presque 50 ans, mais le malaise persiste à son sujet. Le moins que l’on puisse dire est que son instauration obligatoire n’a pas permis à l’Eglise romaine d’échapper à la plus grave crise de son histoire. Faut-il revenir sur cette réforme ? Dès 1970, un an après son instauration, le pape Paul VI, cédant à la pression des traditionalistes, avait modifié l’Institutio generalis, qui, dans l’article 7 de sa première version, expliquait que la présence eucharistique était celle à laquelle le Christ faisait allusion lorsqu’il déclarait : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je serai au milieu d’eux ». On avait également ajouté la mention du « sacrifice eucharistique » qui ne se trouvait pas dans la première version. En 2002 Jean-Paul II proposa une nouvelle présentation générale du Missel romain, dans laquelle on insistait sur l’exactitude dans l’observation des règles liturgiques et sur le sens du sacré.

Pour ceux qui ne veulent toujours pas revenir sur cette réforme mais qui reconnaissent que dans l’esprit quelque chose n’allait pas, au moment où elle a été instaurée, reste la question des traductions du latin dans les langues vernaculaires, et pour nous en l’occurrence, reste les problèmes que pose la traduction française. Mgr Aubertin, évêque de Tours, avait promis que la nouvelle traduction serait prête pour le premier dimanche de Carême de l’année… 2017. Pour l’instant, on ne nous parle plus de cette entreprise titanesque. Mais on nous promet (c’est un vote de la Conférence épiscopale dans son assemblée de printemps qui nous le garantit) une nouvelle traduction du Notre Père pour le 3 décembre 2017. Au premier dimanche de l’Avent, on ne dira plus « Ne nous soumets pas à la tentation » mais « Ne nous laisse pas entrer en tentation ».

Vous me traiterez peut-être de traditionaliste grincheux, mais, tout comme Mgr Aubertin d’ailleurs, qui s’est exprimé sur la question, je ne crois pas à l’exactitude de cette nouvelle traduction. Cette fois il s’agit de métaphysique. Ce qui est en cause, encore et toujours, c’est le problème du mal. « Dieu est fidèle, dit saint Paul, et il ne permettra pas que vous soyez tentés au-dessus de vos forces » (Rom. 8). Dieu permet que nous soyons tentés. La tentation est le révélateur de l’amour. La tentation est la matrice de nos libertés réelles. Simplement Dieu ne permet pas que nous soyons tentés au-dessus de nos forces. C’est ainsi que nous prions Dieu, non pas pour que nous n’entrions pas en tentation : nous ne sommes pas dans le monde des bisounours métaphysiques. Le salut est une lutte ! Il faut engager cette lutte sous peine de ne jamais savoir à quoi elle nous mène, sous peine de ne pas connaître ce salut « qui transformera nos corps de misère en corps de gloire ».

Dieu permet que nous soyons tentés, mais « Dieu ne tente personne » dit l’apôtre saint Jacques (Jacques 1, 14), parce qu’il n’y a pas en Lui une once de mal. Chacun est tenté ou « amorcé » (c’est le mot de saint Jacques) par sa propre convoitise. Mais en même temps, il faut bien reconnaître que Dieu permet la tentation, même s’il n’en est pas la cause. Autant donc la formule « Ne nous soumets pas à la tentation » est fausse, parce qu’elle laisse penser que Dieu nous obligerait à subir la tentation. Nous devons lui opposer le mot de saint Jacques : Dieu ne tente personne. Autant il est métaphysiquement impossible de ne pas admettre que Dieu, ayant créé le monde esclave de la vanité (Rom. 8, 21), n’ait métaphysiquement pris le risque que sa créature soit exposée à la tentation.

Nous prions Dieu (c’est la version latine) pour qu’il ne nous laisse pas pénétrer (inducere) dans la tentation, pour qu’il ne nous abandonne pas alors que nous consommons la tentation, pour qu’il ne nous laisse pas succomber à la tentation. Cette dernière version (qui est aussi la plus ancienne en français) est une traduction légèrement périphrastique : pénétrer dans la tentation signifie en bon français y succomber, mais, c’est vrai, l’idée de « succomber » n’est pas indiquée explicitement dans le verbe « entrer dans » ou « pénétrer » qui est utilisé tant en latin que dans l’original grec. Succomber ? Le mot serait-il trop théâtral ? Pas sûr, vu ce qui est en jeu : le péché ou la grâce, la mort ou la vie. "Ne nous laisse pas succomber à la tentation", cela demeure, en tout cas, la traduction la plus exacte. Personnellement en tout cas, je déteste cette idée que l’on puisse demander à Dieu qu’il ne nous fasse même pas entrer… oui qu’il revoie tout son dispositif, pour ne pas nous faire « entrer » en tentation. Comme si nous étions parfaits, avant même d’avoir essayé de l’être !

Mais il n'y a pas que la métaphysique du mal, il y a la religion, notre relation, notre rapport avec Dieu. J’ai une dernière objection contre la nouvelle traduction du Notre Père (déjà actée d’ailleurs dans la nouvelle Bible liturgique de 2013). Qui de nous est au-dessus de la tentation ? Qui de nous peut se targuer de n’être jamais entré en tentation ? Même le Christ a été tenté au Désert ! C’est le genre de prière, prise à la lettre, que Dieu n’exaucera jamais. Comment lui demander quelque chose qui va contre l’économie de sa Création ? Et pourquoi s’étonner si nous ne sommes pas exaucés ? Quand on multiplie ce genre de demandes absurdes par le nombre de fidèles et par le nombre de fois qu’ils vont réciter cette prière, cela donne légèrement le vertige…. Il y aurait eu « entrer dans la tentation », cela pourrait signifier : "Ne nous laisse pas moisir dans la tentation". on aurait pu se dire que la prière est simplement ambigüe : cela arrive souvent. Mais « entrer en tentation » ne laisse aucune chance à l’équivoque et nous fait retomber du mauvais côté, dans une métaphysique « sans mal », une métaphysique qui n’existe pas. Il me semble qu’il fallait le dire."


Eglise Saint-Bernard à Lyon : la ville viole les volontés testamentaires

Communique de l'Association « Les amis du Bon Pasteur et de saint Bernard de LYON » :

Unknown-14"Notre association assigne ce jour, la Ville de LYON aux fins de révocation d’un legs pour inexécution des volontés testamentaires, concernant la transformation de l’église saint Bernard à LYON, en bureaux d’affaires avec café restaurant.

En effet, le propriétaire du terrain a légué à la ville de LYON par testament olographe du 25 septembre 1850, une parcelle montée saint Sébastien dans le but d’ y construire une église sous le vocable de «Saint Bernard » afin y célébrer le culte catholique, et y concevoir une paroisse pour les canuts lyonnais.

En contrepartie celle-ci avait accepté que soient célébrées dans ce même lieu, des messes à la fois pour le donateur mais aussi pour les membres de sa famille à perpétuité. Le Conseil Municipal de LYON a approuvé dans son intégralité ces conditions par une délibération du 23 novembre 1858. L’église a donc toujours été utilisée pour le culte catholique en conformité avec la volonté du défunt jusqu’en 2003, date à laquelle elle a été désaffectée par le Cardinal archevêque de LYON, monseigneur BARBARIN, pour raison de sécurité.

Devant cette désaffection, à cette même date et jusqu’en juin 2016, notre association a effectué vingt-cinq demandes de rachat ou de demandes de bail emphytéotique auprès de la municipalité de LYON, afin d’y effectuer des travaux et y introduire une communauté pour la rendre à sa destination première.

En juin 2016, la ville de LYON, a concédé un projet de bail emphytéotique à un promoteur immobilier pour transformer l’église en centre d’affaires avec bureaux et café restaurant. Ce faisant la ville enfreignait les volontés du donateur.

Aussi, nous saisissons le Tribunal de Grande Instance de LYON pour non conformité aux volontés testamentaires et demandons à stopper immédiatement le projet en cours."


Catholiques et identitaires

Julien Langella, 30 ans, militant à l'Action Française puis aux Jeunesses Identitaires, co-fondateur de Génération Identitaire et vice-président de l'association Academia Christiana, vient de publier un ouvrage qui va faire grincer des dents, Catholiques et identitaires - De la Manif pour tous à la reconquête, préfacé par l'abbé Guillaume de Tanoüarn. Voici ce qu'en dit Minute :

I-Moyenne-32199-catholiques-et-identitaires-de-la-manif-pour-tous-a-la-reconquete.net"[...] Il y a dans le christianisme, outre son origine juive, une dimension d’incarnation, qui en fait la richesse. Langella cite le cardinal Ratzinger, qui ose parler à l’Europe et aux Européens de leur survie :

« L’Europe semble devenue intérieurement vide, comme paralysée d’une certaine manière par une crise de son système circulatoire. On cherche à y pallier par des transplantations de population qui ne peuvent finalement qu’abolir son identité. A cette diminution de ses forces spirituelles fondamentales correspond le fait que sur le plan ethnique, l’Europe semble en voie de disparition », expliquait-il dans L’Europe, ses fondements, aujourd’hui et demain (éd. Saint-Augustin, 2005).

L’identité ethnique de la France n’est d’ailleurs pas celle d’une race. Langella cite ici Jacques Bainville : « Le peuple français est un composé. Mieux qu’une race [Bainville pense ici à la race allemande], c’est une nation. »

Face à cette défense de l’identité, il y a bien sûr l’idéologie multiculturaliste, qui en appelle au métissage en jouant sur une ambiguïté fondamentale. En intention, le multiculturalisme prétend défendre la « diversité » (c’est un mot que l’on emploie aujourd’hui à toutes les sauces). Mais le métissage, comme leitmotiv politico-culturel, ce n’est pas la diversité réelle des cultures, c’est le nivellement et l’indifférenciation culturelle garantie sur l’ensemble de la planète. Ce que l’on nous propose ? L’entrée garantie dans un monde nouveau dans lequel les cultures, indéfiniment mixées les unes aux autres, auront simplement disparu au profit d’un gloubi-boulga consumériste dans lequel personne ne sera plus capable de retrouver ses petits ; au nom de la diversité, il y aura, il y a partout la même nourriture, les mêmes fringues, les mêmes divertissements et la même indifférence spirituelle. Cette unification culturelle de la planète est déjà largement entamée. Elle ne va pas sans un appauvrissement considérable de toutes les cultures, qui perdent leur spécificité, leur profondeur, leur richesse dans le grand mélange qui emporte tout et règle désormais nos comportements et nos croyances ou, surtout, notre absence de croyance.

Je voudrais insister sur le dernier chapitre de Langella, qui est une invitation à l’engagement politique des chrétiens, ces « grands muets » depuis deux siècles en France. S’en prenant aux chrétiens muets, Langella n’hésite pas à écrire : « Ils disent : il faut attendre le moment propice. Par propice, ils imaginent des temps où la vérité pourra être pro- clamée sans risque. Cela n’a jamais existé, à part peut-être sous saint Louis dans le beau treizième siècle, et encore... Mais nous en sommes loin et nous ne pouvons plus attendre. Soyons courageux, le courage est contagieux. » C’est l’un des attraits de ce livre riche de réflexions et de références : la volonté de parler clair pour marcher droit ; le goût du courage, malgré ce que Soljenitsyne a appelé son déclin."


Raphaël Enthoven fait son mea culpa : "Tout procès d’intention condamne, à l’avance, l’accusateur lui-même"

Mardi, Raphaël Enthoven affirmait que la nouvelle traudction du "Notre Père" était islamophobe, car le mot "soumettre" était enlevé.

Aujourd'hui il a fait son "mea culpa" : "Tout procès d’intention condamne, à l’avance, l’accusateur lui-même". Il a précisé que son accusation gratuite était invérifiable. Le débat sur cette formule date tout de même de plusieurs dizaines d'années.

En 1969, l’abbé Jean Carmignac publia sa thèse « Recherches sur le Notre Père », qui reste une référence majeure. Lors qu’il tente de s’opposer à certains points de la traduction du nouveau lectionnaire français, son analyse de la sixième demande du Pater sera la première à faire suspecter un caractère blasphématoire dans la traduction œcuménique de 1966. Les évêques français, plutôt que de céder à l’idée de l’abbé Carmignac, car cette idée a été reprise par le mouvement traditionaliste, se sont appuyés sur le travail de l’exégète Jean Delorme, qui cherchait un consensus, pour réconcilier tout le monde. « Ne nous laisse pas entrer en tentation. » n’est ni impératif (« ne nous introduis pas ») ni permissif («ne permets pas… »). Et cette formule laisse entière la possibilité de l’interprétation traditionnelle : « ne nous laissez pas succomber à la tentation. ».