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26 novembre : marché de Noël à Notre-Dame de Bourges

Dimanche 26 novembre, vin chaud & marché de Noël de l'église Notre-Dame de Bourges, précédés de la première messe solennelle de l'abbé Nicolas Télisson, FSSP, à 10h30. Ce dernier a été ordonné prêtre samedi dernier au séminaire de Wigratzbad de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pierre.

Informations complémentaires, plan d'accès... : fsspbourges.fr 

Marché de Noel-ND_affiche-tracts2017


Le lobby LGBT dans l'Eglise

Malgré les preuves apportées sur le militantisme de la pièce X, Y et moi, l’enseignement catholique a décidé d’imposer un spectacle pro-gender distribué par le lobby LGBT. Riposte catholique incite à contacter Claude Bauquis, directeur diocésain, et Mgr Fonlupt, président du Codiec : 26 avenue du Maréchal Joffre 12000 RODEZ Téléphone : 05 65 73 32 00.

Sur Boulevard Voltaire, Sabine de Villeroché remarque :

"[...] Curieusement, le même jour, le défenseur des droits de l’enfant rendait son rapport version 2017. Au menu cette année : situation des enfants migrants, l’accès à la santé et à l’école, la maltraitance infantile, l’instauration d’une sanction pour les parents-auteurs de fessées, les viols des mineurs et un peu, mais un tout petit peu seulement la Gestation pour Autrui et la PMA (unique recommandation de Mr Toubon sur ce dernier thème : que « le débat soit marqué de rationalité »).

Entre mille, Mr Toubon a choisi sa priorité ; selon lui, « il est urgent de réformer l’éducation à la sexualité » pour résoudre les problèmes de harcèlements sexuels dans les cours d’école. À son grand désarroi en effet, « encore un quart d’irréductibles établissements avouent ne pas proposer du tout ce type d’enseignement ». Et d’enjoindre l’enseignement catholique de s’aligner sur le public en la matière.

Non mais sans rire, qui peut imaginer une seconde éradiquer les problèmes de violences sexuelles en mettant à la disposition des écoliers des « boîtes à outils » qui leur enseignent « les différentes positions associées aux différentes pratiques sexuelles » (Site recommandé par l’éducation nationale « onsexprime.fr ») ou des livres pour les plus jeunes comme « Tomber la culotte » ou « Papa porte une robe » ou encore faire intervenir des associations pro LGBT ? En tout cas le diocèse de l’Aveyron lui, il y croit, même qu’hier il était premier de classe !"

Dans le registre abominable, ce n'est pas tout :

"Le lobby LGBTI du Lot-et-Garonne s’intitule « Ecce homo ». Sic. Par un jeu de mots répugnant, les invertis de ce département blasphèment la Passion du Christ, sans que cela trouble qui que soit, apparemment. Ce lobby, qui dit exister depuis 21 ans, a organisé sa première manifestation à Agen le 17 mai dernier. Un « collectif » s’est alors formé pour organiser un vrai « Festival des fiertés » en 2018. Avant la « Marche des fiertés » des sexualités déviantes, le 3 juin, il y aura une exposition « La Transidentité », à partir du 17 mai, à la… chapelle du Martrou.

Capture d’écran 2017-11-22 à 21.06.34Le 17 mai : « Vernissage de l’exposition “La Transidentité” à la Chapelle du Martrou.

Du 17 mai au 3 juin : Exposition “La Transidentité” / débats-conférences à la Chapelle du Martrou.

1er juin : lecture de textes et débats à la Chapelle du Martrou.

Dans le programme du « festival », il y a donc trois fois la mention « chapelle du Martrou », comme lieu principal de la fête des invertis.

Sur le site de la paroisse Sainte-Foy d’Agen, il y a une page sur la chapelle du Martrou (on y voit les peintures restaurées et le maître autel), avec l’agenda des activités de ce « lieu ouvert à la vie culturelle de la ville ». Un lieu culturel « appréciable et très apprécié, où se déroulent, tout au long de l’année, des concerts, des conférences, des expositions, des spectacles de danse ». Qui permet « d’avoir une relation très suivie et très fructueuse avec tous les autres organes culturels de la ville », et « de contribuer ainsi la vie culturelle locale en y apportant un caractère particulier dû à son histoire et sa sacralité ».

Sic. Sa sacralité. Et pour de plus amples renseignements, il faut s’adresser à la… paroisse Sainte-Foy : 05 53 66 37 27."


L'aventure du Vignoble Caritas

 

Offre Spéciale Noël 2017 : pour les particuliers, pour un minimum de 36 bouteilles (toutes références confondues)  vins présentés sur : http://vignoble-caritas.com/des-vins/ 

  • Caritas Vox Montis: blanc et Rouge : 8,00 € TTC livré à domicile  (au lieu de 9,00€ TTC + frais de port)
  • Caritas Vox Montis: rosé : 7,00 € TTC livré à domicile  (au lieu de 9,00€ TTC + frais de port)
  • Caritas Pax Montis: Rouge : 11,50 € TTC livré à domicile  (au lieu de 13,00€ TTC + frais de port)
  • Caritas Lux Montis:  Blanc : 14,00 TTC € livré à domicile  (au lieu de 16,00 € TTC + frais de port)
  • Caritas Lux Montis:  Rosé : 12,50 € TTC livré à domicile  (au lieu de 16,00 € TTC + frais de port) (prix découverte d'un rosé gastronomique)
  • Caritas Lux Montis:  Rouge : 15,00 € TTC livré à domicile  (au lieu de 18,00 € TTC sans les frais de port)


Offre Spéciale Noël 2017 : pour les œuvres des paroisses, écoles, groupe scouts… ou pour des entreprises pour leurs cadeaux de Noël, pour un minimum de 120 bouteilles (toutes références confondues) http://vignoble-caritas.com/des-vins/

  • Caritas Vox Montis  blanc et Rouge : 5,00 ht € livré>>>à revendre 7,50 € ht soit 9,00 € TTC
  • Caritas Vox Montis  rosé : 4,50 ht € livré >>>à revendre 7,50 € ht soit 9,00 € TTC
  • Caritas Pax Montis  Rouge : 7,00 ht € livré >>>à revendre 10,83 € ht soit 13,00 € TTC
  • Caritas Lux Montis  Blanc : 8,50 ht € livré  >>>à revendre 13,33 € ht soit 16,00 € TTC
  • Caritas Lux Montis  Rosé : 7,00 € ht livré >>>à revendre 10,00 € ht soit 12,00 € TTC (prix découverte d'un rosé gastronomique, au lieu de 16,00€)
  • Caritas Lux Montis  Rouge : 9,50 € livré >>>à revendre 15 € ht soit 18,00 € TTC

3  Coffretx2_ouvert réduitPossibilité de monter à la demande les superbes coffrets Cadeaux de 5 avec assortiment au choix


Date butoir pour donner votre commande si vous voulez être livré avant Noël : 04 décembre 2017

Paiement par chèque
  • à l'ordre de : Artisanat Monastique de Provence
  • à envoyer à :
    • Père Odon-Vignoble-Caritas
    • Abbaye Ste Madeleine 
    • 1201, chemin des Rabassières
    • 84330 Le Barroux

Caritas-Rosé 2015 rencontre un accueil très élogieux chez tous les cavistes et restaurateurs qui le reconnaisse pour un grand Rosé de gastronomie à l'instar des Minuty ou Haut Puech de Provence. Rosé gastronomique dont la structure et le raffinement n’ont rien a envier à de très beaux rouges, Caritas Rosé surprendra très agréablement les convives de vos repas de fête. Vous leur apprendrez à voir le rosé sous un autre jour : plus seulement vin désaltérant pour les repas d’été, mais véritable œuvre d’art œnologique, expression vibrante d’un terroir magnifique, se dégustant très bien en toute saison de l’année. (En hiver, nous conseillons de le servir entre 14 et 16°, à peine plus frais qu’un rouge).

 

Nouveau site internet pour l'Œuvre des Retraites de la Fraternité St Pierre

www.oeuvredesretraites.fr

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Avec son nouveau portail rendant possible l’inscription par Carte Bleue (fonction active sous peu), l’Œuvre des Retraites de la Fraternité St Pierre, animé par l'abbé Christophe Toulza, accroît son offre de propositions spirituelles :

  • Récollections  pour couples, pour fiancés
  • Session famille en été
  • Retraite de fondation pour jeunes hommes
  • Retraites du Sacré-Cœur à Paray, de Ste Jeanne d’Arc à Domrémy
  • Récollections d'Avent - de Carême, pélerinages
  • Et pas moins de 9 retraites St Ignace (5 d’hommes en couvents et abbayes / 4 de femmes)

Retraite St Ignace pour hommes à Avon-Fontainebleau du 2 au 7 janvier 2018 :


Il est temps que toute l'Église se sente concernée par le combat pour la vie

Adélaïde Pouchol a rencontré Eric, coordinateur des veillées pour la vie en France. Il a accepté de répondre à ses questions pour le blog de L'Homme Nouveau. Extraits :

V"En 1995, St Jean-Paul II, déjà, avait appelé de ses vœux une prière pour la vie aux quatre coins du monde dans l’encyclique Evangelium Vitae au n°100, mais c'est, en effet, Benoît XVI qui, en 2010, a formulé explicitement cette demande et c'est ainsi qu'ont eu lieu, il y a sept ans, les premières veillées pour la vie... Initiative bénie et encouragée, depuis, par le Pape François. [...] 

Vous parliez de plus de 500 veillées de prières en 2010, qu'en est-il aujourd'hui ?

La première année, effectivement, il y a eu un bel élan de prière et l'année d'après c'est seulement en France que les choses ont vraiment continué. Il y a eu quelques veillées ici et là à l'international mais, sur ce coup là, on peut vraiment dire que la France aura joué un rôle particulier et tenu les promesses de son baptême. En 2015, il y a eu 200 veillées... Un beau signe d’espérance pour notre société ! Et pour cette année, à la grâce de Dieu ! L'essentiel des laïcs, paroisses ou communautés qui organisent une veillée pour la vie nous en informent en novembre, c'est une période bien chargée pour nous, mais il y a toujours des veillées qui se décident au dernier moment ! Pour ceux qui hésitent encore à le faire dans leur ville, il n'est pas trop tard. Le renouveau de la culture de vie est une urgence, rien de moins ! [...]

Qui sont les gens qui vous appellent pour organiser des veillées ?

Ce sont généralement des laïcs, de sensibilités très différentes. Ce n'est pas toujours très simple en terme de communication, j'ai souvent l'impression de faire le grand écart, mais c'est beau de voir que nous pouvons tous prier pour la même cause, important de savoir dépasser certains clivages pour nous engager par la prière au service de la vie. En tous cas, il est difficile de faire des généralités sur ces veillées. Il y a, par exemple, des grandes villes où les gens se réunissent à 15 alors qu'ils sont près de 200 dans dans telle ou telle petite ville... Et inversement ! Tout cela nous encourage  en fait à méditer la parabole du semeur : ça prend là où il y a de la bonne terre, tout simplement. Et quand « deux ou trois sont réunis en Son Nom, Le Christ est là au milieu d’eux »… En effet, nous avons de beaux témoignages qui remontent chaque année de grâces reçues et ce n’est pas toujours dans des plus grandes veillées que ces témoignages remontent !

Quel regard portez-vous sur ces sept années de veillées pour la vie ?

D'année en année, nous recevons les bénédictions et encouragements d'évêques, de cardinaux, du pape lui-même ! Nous avons aussi recueilli de très beaux témoignages de conversion à l'occasion de ces veillées, notamment celui d'une femme qui a été bouleversée à la lecture d'un texte de Jean-Paul II aux femmes qui ont avorté. Comme quoi, il suffit parfois de  bien peu de choses pour que la grâce de Dieu puisse passer. [...]

Etes-vous en lien avec des associations ou organisations pro-vie, avec d'autres mouvements ?

Le mouvement des veillées pour la vie n’est pas affilié en tant que tel à telle ou telle communauté, paroisse ou sensibilité. Ce sont des laïcs qui décident de répondre à l'appel du Saint-Père là où ils sont, nous ne faisons qu'aider, répertorier, encourager ! Nous tenons à ce que les veillées pour la vie ne soient attachées à aucune "partie" de l'Eglise plus qu'à l'autre et qu'elles soient indépendantes de toutes tendances... C'est d'ailleurs l'une des difficultés... La défense de la vie est facilement associée aux cathos d'une certaine sensibilité, il n'y a rien de tel pour braquer les gens !

Que le combat pour la vie doive être porté par tous est une évidence, reste que pendant des années, ce combat a effectivement été porté par certains catholiques plus que d'autres...

C'est vrai ! Mais il est temps que toute l'Église se sente concernée. Ce n'est pas pour rien que saint Jean-Paul II avait appelé à renouveler la culture de vie en priorité dans les communautés chrétiennes (N°95 de l’encyclique Evangelium Vitae). Il savait que c'est seulement ainsi qu'elles pourraient ensuite en rayonner dans toute la société. C'est un travail de longue haleine... [...]"


Rappel à Dieu de Jehan de Saint Chamas

Lu sur le site de Notre-Dame de Chrétienté :

"Nous avons appris le rappel à Dieu mercredi 15 novembre de Jehan de Saint Chamas. Notre Dame de Chrétienté tient à saluer ce grand défenseur de l'Église et de la France qui aura consacré toute sa vie "Pour qu'Il règne".

Jehan de Saint Chamas a été l'un de ces hommes qui, dans le sillage de Jean Ousset et de la Cité catholique, ont fait le choix de quitter leur activité professionnelle et la perspective d'une brillante carrière pour se consacrer totalement au combat civique et à la formation de laïcs chrétiens.

A la Cité catholique, à "l'Office international" (la "rue des Renaudes", aujourd'hui Ichtus) et au Centre d'Études des Entreprises Jehan de Saint Chamas fut un inlassable promoteur de la doctrine sociale de l'Église.

Nous gardons de lui le souvenir d'un maître, alliant le souci d'un enseignement très solide à un grand sens humain et à une attention permanente aux personnes qu'il rencontrait. Les initiatives qu'il a lancées au service des étudiants et des jeunes professionnels ont influencé durablement plusieurs générations. Par ses conseils Jehan de Saint Chamas a aidé au discernement d'un grand nombre de vocations, tant religieuses que vocations au mariage. [...]"


Chapelet pour la France à Tours

Le réveil des Tourangeaux : 

Le chapelet pour la France de Tours fête aujourd'hui ses 2 ans! Cette action a été lancée après les attentats de Paris du 13 novembre 2015 par des étudiants de Tours. Depuis deux ans, des jeunes et moins jeunes de différentes paroisses se retrouvent tous les matins de la semaine à 7h30 à la Basilique Saint Martin pour réciter le chapelet et la prière de la neuvaine pour la France lancée en 2015. Et ils attendont du renfort!


"La droite « conservatrice » française est un progressisme constipé"

L'Incorrect a sorti le vitriol :

CouvInco3"La droite « conservatrice » française est un progressisme constipé. Elle pèche par un esprit comptable sans vigueur ni intelligence, qui se révèle bien incapable de faire concurrence aux constructeurs enjoués des pyramides de la « modernité ». Tout au mieux arrive-t-elle à être aussi émotiviste et bureaucrate que les autres, avec ses envolées si peu lyriques de croquemitaine ou de Cassandre éplorée. La droite des « extrêmes », elle, n’est d’accord que sur des désaccords et des mécontentements, et elle est au moins aussi incapable que les autres de gouverner, pour reprendre les mots d’un funeste pamphlétaire.

Et nous autres chrétiens, l’on devrait miser soit sur le triomphe de l’un, soit sur l’union des deux ? Ou bien accorder au contraire notre foi à leurs jumeaux de gauche ? Et leur céder, en outre, tous les meilleurs scrupules qui font notre devoir d’État ? Quelle curieuse idée !

L’Etat « providence» est un Etre suprême impotent

Ces bonnes gens prétendent incarner l’équilibre contre « la dérive », l’orthodoxie contre les nouveaux fanatismes du sécularisme contemporain, que seuls des crétins persistent à traiter de « religieux ». Ils veulent nous faire pâmer avec des appels à la « fermeté » contre le laxisme, à « l’égalité » contre les « discriminations », et chacun dénonce un tiers pour lancer son « union sacrée ». Autant de catégories morales que nos tribuns sont bien en peine de pouvoir définir. Parce qu’ils vivent tous « après la vertu », bien loin d’Aristote, des Pères de l’Eglise, dans l’illusion d’une exégèse apocryphe, molle et littéraliste des enseignements bibliques. Et tous ces malheureux prétendent débattre du bien commun mais ne font en réalité qu’humilier le genre humain sur les plateaux télé. Certes, nous avons toujours de belles âmes qui font honneur à la vérité. Certes, le vrai bien ne fait pas de bruit, et nous comptons heureusement de nombreux dévoués anonymes pour voler au secours des plus démunis et nous édifier parfois, dans nos assemblées.

Mais pour le reste ! Pour la foule ! Qui avons-nous pour soi-disant nous guider ? À l’heure où les partis se reconstruisent, quelles leçons tirent-ils de leur passé ? Par exemple, quand il s’agit de jouer les Borgia, des chrétiens s’engagent à chaque génération en politique, mais n’apprennent rien de leurs aînés. De brillants technocrates s’empressent de soutenir de petits excités, parce que l’énergie de ces nains gyrovagues les fascine. A la fin du mandat, c’est eux qui payent pour l’impéritie de leurs chefs et l’inconsistance de leur politique.

Ailleurs, des parangons de vertu politique, pour bien montrer que lorsqu’ils baisent le gros orteil de César, ils ont consciencieusement caché leur foi sous le boisseau, prennent soin de s’habiller pareil, de se fréquenter exclusivement les uns les autres, de travailler pour Goldman Sachs et d’obéir au président le plus roublard que le Parti aura désigné pour eux.

Au diable le capitalisme frauduleux qu’on nous vend aujourd’hui ! Rendez-nous Chesterton et son distributisme ! Et laissons-donc la politique partisane aux cochons et aux imbéciles. Au lieu de jouer les chapelains cocus dans cette « modernité » obscurantiste qui ferait rougir de honte Ockham, Machiavel et Luther, ses malheureux géniteurs ! Cessons donc de nous compromettre avec le monothéisme jacobin, avec ses dévotions administratives et ses danses de la pluie. Le politique est un Léviathan obèse et malfaisant quand il instaure une religion séculière et qu’il dépossède les hommes de leurs responsabilités les plus fondamentales. L’Etat « providence» est un Etre suprême impotent, qui ne guérit ni du chômage, ni des écrouelles.

Une Église pour ceux qui ne sont rien

Aussi, avant de donner des leçons maladroites d’éthique, de réalisme ou de sécularisme, les chrétiens doivent admettre que la France a d’abord besoin que l’Église soit l’Église ! Parce que la politique peut bien aller au diable, si elle n’a pas d’âme ! Et où la trouvera-t-elle, son âme, si l’Église qui a fait la France et tous ses fromages, reste si veule ? Les chrétiens doivent cesser d’attendre des lois ce que leur manque d’exemplarité est incapable de faire surgir. En premier lieu, c’est pas un jour par an que les évêques devraient laver les pieds des pauvres, c’est tous les jours ! C’est pas un jour par an que la bourgeoisie catholique devrait accueillir un clodo à sa table, c’est tous les jours !

On nous bassine avec un pape qui soi-disant bouscule la maison de Dieu. Mentalité de culbutos, oui ! Nous on veut un pape qui excommunie Monsanto ! Une justice ecclésiastique qui condamne les vendeurs de produits avariés, qui cloue les fraudeurs au pilori, fulmine contre la grande distribution, cet avant-bras de l’Antéchrist. On veut un archevêque de Paris qui déclare abominati les fausses partouzes qu’organisent ces demeurés d’écoles de commerce, et qui parle au moins aussi bien que saint François de Sales. On veut des paroisses qui offrent du boulot aux prolos, des cours aux analphabètes; du réconfort pour les gueux. Pas des chants niais à faire avorter des sourds-muets.

On veut des cathédrales à construire de nos propres mains, pour occuper la vigueur de nos adolescences ! Et pas des garages construits par des exploités, et qui coûtent le prix d’un aéroport. On veut des processions de mille cierges pour rallumer le ciel des matérialistes, on veut un vrai carnaval où on irait montrer son cul aux moines défroqués du Grand-Orient. On veut des grandes fresques du Paradis et de l’Enfer sur les murs extérieurs de nos églises, avec l’ensemble de la CEF dans le 7è cercle des mitres molles. Et pas des ridicules campagnes de publicités « friendly » et « inclusives ».

Apprendre à garder les pieds sur terre, la tête dans les cieux

Chaque personne impliquée dans la hiérarchie de l’Eglise, clerc ou laïc ayant charge d’âmes, devrait passer au moins sept ans dans le désert, et n’en ressortir que lorsque qu’il ait parvenu à distinguer Asmodée de l’archange Saint Michel. Si sa mauvaise foi ne l’a pas fait crever dans le désert, c’est qu’il peut sans doute prétendre faire vivre autrui de ses bonnes lumières.

On veut des saintes de l’envergue de Catherine de Sienne, pour secouer vigoureusement les poiriers du Vatican et en faire tomber les fruits pourris. On veut un jour chômé pour chaque fête religieuse, et qu’on laisse travailler ceux qui veulent se jaunir les dents avec le mauvais vin d’une « croissance » abstraite. On veut des saints qui nous apprennent à entendre, prier et servir Dieu, et pas de mielleuses impostures orchestrées par des bas de soie médiatiques. On veut apprendre à garder les pieds sur terre, la tête dans les cieux et le cœur dans le Royaume. 

On veut un vrai candidat trisomique aux présidentielles, et des handicapés au chevet de tous les malheureux qui prient pour se faire euthanasier. On veut partout des foyers pour les mendiants, on veut de puissants chevaliers en exosquelettes pour rosser les mafieux qui tiennent les réseaux criminels. On veut une Église qui nourrit les âmes, loge les pauvres et qui fait péter l’angélus bien fort tous les midis. On veut un exorciste à chaque coin de rue pour faire vomir leurs milles diables à tous les drogués et les cloportes endimanchés qui servent d’êtres sacrificiels à la bonne marche du bolchevisme individualiste. On veut le rétablissement de la dîme pour venir en aide aux nécessiteux, et en finir avec le misérabilisme du denier qui sert à chauffer le gros derrière des fidèles mais qui échoue à toucher leur cœurs refroidis. Au lieu de pleurnicher face au transhumanisme, bâtissons une Silicon Valley qui soit autre chose qu’une vallée de larmes.

Tout ce qui n’a pas reçu l’Imprimatur devrait être mis à l’Index : Goncourt, chaînes de TV, shampoings, œufs durs et organes de presse. Soumettons les GAFAM à la Somme théologique et voyons ce qu’il en reste ! Ce monde a besoin d’un esprit de justice en bonne santé ! Alors, oui, quand l’Église et tous les chrétiens auront assumé leur part, et qu’ils rayonneront, et émuleront à tour de bras, on pourra parler intelligemment de refondation politique. Autrement, c’est un peu usurpé de se prendre pour « la lumière du monde » et « le sel de la terre »."


16 novembre : récollection pour dames à Paris

Unknown-3La prochaine récollection pour dames de l'abbé Le Coq et de l'abbé Damaggio aura lieu jeudi 16 novembre, à partir de 9h au monastère de la Visitation (68 avenue Denfert Rochereau, Paris 14).

La suivante aura lieu le 14 décembre.

  • 9h : recueillement dans la chapelle du monastère 
  • 9h30 : messe célébrée selon le rite extraordinaire par l'abbé Le Coq et confession par l'abbé Damaggio. 
  • 10h30 : premier enseignement 
  • 11h15 : pause-café
  • 11h30 : second enseignement 
  • 12h30 : déjeuner tiré du sac, pour celles qui sont disponibles. 

Contact : Florence Chopard Guillaumot 0754822777 /[email protected]


Payer pour visiter Notre-Dame de Paris ?

Stéphane Bern, chargé par le président de la République Emmanuel Macron d’une mission bénévole de six mois, pour établir une liste des monuments et des bâtiments en péril et identifier les trésors méconnus du patrimoine français, a eu une idée de génie : faire payer l'entrée des cathédrales... Ce qui nécessite de modifier la loi de 1905. Depuis la loi de spoliation de 1905, l’Etat est propriétaire des églises et c’est à lui d’entretenir les cathédrales (les églises sont à la charge des communes). Non seulement l'Etat a volé les biens de l'Eglise, mais maintenant il compte faire payer les visiteurs pour les entretenir.

La Conférence des évêques de France s'est opposée à ce projet :

Notre-dame-de-paris-file-d-attente"Les cathédrales érigées avant 1905 sont propriété de l’Etat tandis que l’Eglise catholique en est affectataire. La Loi de 1905 rappelle que, si l’État est propriétaire des lieux de culte, ceux-ci restent affectés au culte de façon permanente, totale et gratuite. La loi précise encore que « la visite des édifices et l’exposition des objets mobiliers classés seront publiques : elles ne pourront donner lieu à aucune taxe ni redevance » (art.17).

En outre, les cathédrales, alors même qu’elles font partie du patrimoine culturel de la France, sont avant tout des lieux de prière et de culte dont l’accès doit être libre. En notre époque de bruit et de tribulations, les cathédrales constituent des lieux de paix et d’intériorité, proposés à tous.

Rendre leur accès payant entamerait la dimension de gratuité que comporte la proposition de la foi, la rencontre avec Dieu, dont les édifices religieux peuvent constituer un cadre. Parce que les cathédrales sont des lieux d’expression de la spiritualité catholique – notamment dans sa dimension artistique -, leur accès libre est aussi un accès libre à la foi chrétienne.

Les cathédrales sont des lieux d’expression d’une foi vivante, pas des musées.

Pour autant, l’entretien des cathédrales est une préoccupation croissante pour l’État comme pour l’Église. Et il est bien souvent urgent de trouver des ressources nouvelles pour accompagner l’Etat dans sa responsabilité d’entretien de ces édifices. Avec les catholiques, ce sont les français et tous les visiteurs qui peuvent être sollicités pour participer librement, par leur générosité, à la sauvegarde de ce patrimoine tant historique, artistique que spirituel. Déjà, des organismes existent pour la sauvegarde de ce patrimoine."

Stéphane Bern a précisé :

« Je suggérais de faire payer l’entrée de Notre Dame aux visiteurs touristiques - qui empêchent du reste les croyants de se recueillir - en dehors des heures où s’y rendent les fidèles. On a déformé cette suggestion qui émane de l’observatoire du patrimoine religieux »


Divine Box à la rencontre de l'abbaye de Saint-Wandrille

Allez hop, ce mois-ci, cap vers l’abbaye Saint-Wandrille en Normandie ! Fameuse parmi les connaisseurs, elle est devenue connue aux yeux du grand public grâce à leur bière, lancée fin 2016. La bière de Saint-Wandrille est en effeet à ce jour la seule bière d’abbaye brassée par des moines dans un monastère. Eh oui, car le terme « bière d’abbaye » n’a aujourd’hui plus grand sens … sauf à l’abbaye de Saint-Wandrille, donc ! Coup de projecteur sur cette belle abbaye. Installez-vous bien, votre box des monastères sous le coude, on vous raconte tout !

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Le cloître de l’abbaye de Saint-Wandrille, vu de l’intérieur.

649 : Fondation de l'abbaye de Saint-Wandrille

L’abbaye de Saint-Wandrille a été fondée par … **roulement de tambours** … saint Wandrille ! Ancien ministre du roi Dagobert (“qui a mis sa …” enfin bref), il s’y installe en 649 et l’appelle alors “abbaye de Fontenelle”. Les premiers siècles sont tout de suite rayonnants : plus d’une trentaine de futurs saints s’y succèdent !

862 : Invasion Viking !

En 862 : première expulsion ! Après avoir évité (trois fois d’affilée) l’invasion des vikings en payant des rançons, à la quatrième fois, la communauté succombe et décide de fuir, laissant l’abbaye aux envahisseurs qui pillent et incendient les bâtiments !

960 : Rayonnement !

La communauté revient ensuite sur place en 960 et l’abbaye devient “abbaye de Saint- Wandrille” ! La communauté rayonne, et fonde notamment en 966 l’abbaye du Mont-Saint-Michel (ça, vous connaissez!). Les cinq siècles suivants sont globalement stables et sereins : constructions diverses, enrichissement économique et travaux manuels au moulin, à la boulangerie et même à la brasserie !

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Le cloître de l’abbaye de Saint-Wandrille date du XVe – XVIe siècle. En pleine rénovation, notamment grâce aux recettes de la bière de Saint-Wandrille !

XVIe XIXe : Les temps sont troublés

A la Révolution, les moines sont expulsés (pour la 2ème fois!), et avec les lois anticléricales de 1901, les moines sont contraints de s’exiler (pour la 3ème fois!) et partent en Belgique ! Entre temps, l’abbaye connait des années prospères (quand même!), notamment au XVIIe siècle grâce à l’intégration des moines à la congrégation de Saint-Maur qui redonne un élan de reconstructions et de vocations à l’abbaye Saint-Wandrille. Chouette !

1931 : Le début d'une nouvelle ère !

Finalement, en 1931, les moines reviennent, et cette fois c’est pour de bon ! Les années qui suivent sont dans l’ensemble tranquilles, malgré une Seconde Guerre mondiale mouvementée (pillage puis bombardement) et un incendie en 1954. L’économie est alors soutenue avec un atelier d’artisanat monastique de cire, puis un atelier de microcopie, puis encore par un atelier de restauration de peintures. A la fin des années 1960, l’abbaye Saint-Wandrille se dote même d’une toute nouvelle église abbatiale, grange du XIIIe siècle déplacée pierre par pierre depuis l’Eure !

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L’église abbatiale de l’abbaye de Saint-Wandrille. Ancienne grange du XIIIe siècle, déplacée pierre par pierre depuis l’Eure !

2016 : La seule bière d'abbaye

Depuis juin 2016, l’abbaye Saint-Wandrille produit la seule bière, en France, brassée par les moines au sein de leur abbaye. Chapeau ! Il a fallu à la communauté plus d’un an et demi d’élaboration de la recette (couleur, amertume, arômes etc…) et de formation auprès de brasseurs pour arriver au résultat actuel. La bière est composée de houblon et d’orge 100% français (cocorico!), et permettra de financer la restauration du cloître (XVe – XVIe siècle), ainsi que pour rééquilibrer les comptes. Pour la petite histoire, l’abbaye avait déjà une brasserie au Moyen Age, qui dura jusqu’en 1680 ! Pas étonnant si nous avons placé cette chouette bière de Saint-Wandrille dans notre box de produits monastiques d’octobre autour du thème de l’apéro !

4La brasserie de l’abbaye de Saint-Wandrille. La bière de Saint-Wandrille est la seule bière d’abbaye en France brassée par des moines au sein d’un monastère !

Et aujourd'hui ?

La communauté de l’abbaye Saint-Wandrille compte à ce jour 35 moines, bénédictins comme aux premières heures, qui y recherchent Dieu dans la prière et le travail (“ora et labora” écrivait saint Benoît dans sa règle). La journée commence à 5h du matin et, après des prières et temps personnels, les moines vont au travail manuel : restauration de peintures pour certains, entretien de la maison pour d’autres, et bien sûr … brassage de la bière de Saint-Wandrille pour d’autres encore !

La petite anecdote

Victor Hugo (oui, oui, le fameux!) est passé par l’abbaye de Saint-Wandrille. En simple visiteur et non pas en tant que moine, bien évidemment (ça se saurait sinon…). Malheureusement il n’y a croisé aucun moine puisqu’il s’y rendit en 1835 et 1879, après que la communauté a été dissoute à la suite de la Révolution.

Le petit plus de Divine Box

Chez Divine Box, on adore ce qui est faire par les moines. La bière de Saint-Wandrille est malheureusement en France la seule bière brassée par des moines au sein de leur monastère. Mais dans le monde, de nombreuses autres bières ont une vraie authenticité monastiques : les bières trappistes ! Chez Divine Box on trouvait ça vraiment sympa, alors on en a créé un abonnement tout spécial : la Divine Box de bières trappistes. Chaque mois chez vous 6 bières trappistes et 3 sous-bocks. Et dans la première box, un vrai guide sur tout le monde de la bière trappiste pour tout comprendre et tout savoir ! N’hésitez pas y faire un tour !

Merci encore mille fois aux frères de l’abbaye de Saint-Wandrille pour leur chouette accueil. Mention spéciale à frère Benoît qui nous a fait visiter la brasserie et avec qui nous avons pu bien papoter ! Allez donc leur rendre visite sur place, c’est bien beau, surtout quand le soleil est de la partie ! 😇


Les 10 ans de la Roë

La Roë rend grâce pour ses dix ans par un une messe solennelle et un repas de fête regroupant 400 personnes. Il y a 10 ans, Mgr Maillard, évêque de Laval, désignait l’abbatiale La Roë – avec La selle Craonnaise – comme lieu pour les fidèles du Sud Mayenne attachés à la forme extraordinaire de la liturgie. Depuis, une vraie vie quasi-paroissiale est assurée par la Fraternité St-Vincent Ferrier. Voici une présentation la communauté de La Roë par Cécile Le Gouellec, interrogée par J.-P. Maugendre dans le cadre de l’émission Terre de Mission sur TV Libertés.


173 veillées pour la vie

6a00d83451619c69e201bb09ca4e0f970d-2C'est dans un mois ! Il est toujours temps d'organiser une veillée dans sa paroisse On en compte pour le moment 173.

Sur la réponse du mouvement à ce que demande l'Eglise en matière de protection de la Vie : voir ici

N'hésitez pas à soutenir les veillées pour la vie.

Mgr Carré et Mgr Ballot annoncent organiser des veillées pour la vie.


25 novembre : colloque catholiques en action à Angers

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Programme & Intervenants

  • 08h30 : Messe, par M. l’abbé François Gourdon aumônier des AFC 49 09h15
  • 09h45 : Accueil
  • 09h45 - 10h00 : Pourquoi et comment agir ensemble ? par Bruno de St Chamas, président d’Ichtus
  • 10h-10h45 : Conférence introductive : Pour une action catholique enracinée, par Guillaume Bernard, maître de conférences à l’ICES (Institut Catholique d’Etudes Supérieures) de La Roche-sur-Yon
  • 11h00 - 12h15 : Ateliers - Tables rondes (au choix 1 ou 2)
    • Table Ronde 1 : Agir dans la politique locale
    • Table Ronde 2 : Agir pour l’école
  • 12h15 - 14h00 : Déjeuner – buffet
  • 14h15 - 15h30 : Ateliers - Tables rondes (au choix 3 ou 4)
    • Table Ronde 3 : Agir par la culture
    • Table Ronde 4 : Agir dans l'entreprise et l'économie
  • 15h30 - 16h15 : Pause de 45’ – Forum des Associations
  • 16h15 - 17h30 : Ateliers - Tables rondes (au choix 5 ou 6)
    • Table Ronde 5 : Agir pour la vie et pour la famille
    • Table Ronde 6 : Agir aux « périphéries », l’action sociale
  • 17h45 - 18h30 : Conclusion du colloque, par Guillaume de Prémare, délégué général d’Ichtus
  • 18h30 – 19h30 : Apéritif

& Toute la journée : forum des associations

Inscriptions


12 novembre : messe pour la France et ses morts à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “Saint Louis de France” vous invite à une MESSE pour la France et ses morts, le Dimanche 12 Novembre 2017 à 10h30, en l'église Notre-Dame du Rosaire à Toulouse (Couvent dominicain de Rangueil).

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.


Le diocèse de Nanterre fête Summorum Pontificum

Lu sur Paix Liturgique :

Rs20171104093741_componanterre"Quoi de plus normal en ce dixième anniversaire du motu proprio Summorum Pontificum, serait-on tenté de nous répondre, que de voir une telle initiative prendre forme dans un grand diocèse comme celui de Nanterre ? Pourquoi consacrer spécialement une de nos lettres à cet événement quand d’autres célébrations ou pèlerinages similaires ne bénéficient pas forcément d'une même publicité ?

Tout simplement parce que le diocèse de Nanterre, où la messe traditionnelle et les fidèles qui y aspiraient furent naguère fort malmenés, est aujourd’hui un bon exemple de diocèse où l'application du motu proprio se passe dans la paix : lorsque les demandeurs y sont déterminés, la mise en place de la forme extraordinaire au niveau paroissial suit sans trop de difficultés et lorsque l’autorité diocésaine est appelée à intervenir, une solution y est d'ordinaire trouvée en bonne entente.

Signalons au passage que l’intérêt de cette célébration tient aussi à la personnalité de l’évêque de Nanterre, Mgr Michel Aupetit, représentative d’une nouvelle génération d’évêques français, plus inclusive et ouverte que la précédente, dont on ne va pas tarder à voir – en particulier lors de la nomination très attendue du futur archevêque de Paris ou lors de l'élection du prochain président de la Conférence épiscopale – si elle est destinée ou non à assurer la relève de l'Église de France.

Nous ne retracerons pas ici l'engagement de nombreuses familles du diocèse de Nanterre qui décidèrent, au début des années 2000, d’aller chaque dimanche à la rencontre de leurs frères et sœurs chrétiens à la sortie des messes du diocèse. Avec détermination et persévérance, ces familles témoignèrent pendant plus de deux ans de leur désir de dialogue et de leur souhait de vivre leur foi au rythme de la liturgie traditionnelle de l’Église. Rappelons juste que c'est cette expérience qui est à l'origine de la naissance de Paix Liturgique. Ces familles se souviennent qu'à l'époque l'autorité diocésaine répétait avec insistance que jamais une telle célébration ne serait accordée et que leur demande d’obtenir trois lieux de culte pour couvrir toute l’étendue du diocèse n'était rien d'autre qu'une provocation. Force est de constater que quelques années plus tard, grâce à Benoît XVI et à leur persévérance, l'histoire leur a donné raison.

Un diocèse en paix

Ainsi, à la veille de cette journée du 11 novembre 2017, on trouve dans le diocèse de Nanterre (qui couvre le département des Hauts-de-Seine), trois messes dominicales :
- à Saint-Cloud : église Notre-Dame des Airs (13, avenue Alfred Belmontet) dimanche et fêtes à 9h30 ;
- à la Garenne-Colombes : église Saint-Urbain (place de la liberté) dimanche à 9h30 ;
- au Plessis-Robinson : église Saint-Jean-Baptiste (Cours de Communes) dimanche et fêtes à 10h30.
À ces lieux, il convient d'ajouter la chapelle de l'Institution Saint-Pie X à Saint Cloud ainsi que la messe célébrée un vendredi par trimestre à 13h à la Défense à l’église Notre-Dame de Pentecôte. Pour un diocèse dans lequel aucune perspective n'était envisageable il y a quinze ans, un tel bilan, même s’il est encore largement insuffisant, va évidemment dans le bon sens.

La mise en place des célébrations dominicales de la liturgie traditionnelle dans les trois lieux de culte précités a permis de démontrer que les menaces de troubles et de division agitées pendant des années pour refuser aux fidèles la nourriture spirituelle qu’ils réclamaient étaient parfaitement infondées. Le masque des véritables ennemis de la paix est tombé.

C'est donc une grande joie de voir les trois communautés diocésaines se retrouver pour rendre grâce pour le don du motu proprio de Benoît XVI et de le faire dans la seule et vraie « maison diocèsaine » qui compte : la cathédrale Sainte-Geneviève de Nanterre. Bien entendu, cette journée s’adresse non seulement aux fidèles des trois communautés Summorum Pontificum actuelles mais aussi, plus généralement, à tous les fidèles du diocèse. C’est, pour tous, une reconnaissance et un signe d’espérance.

C'est aussi une invitation à redoubler d'efforts pour les familles des paroisses où des demandes solides ont déjà été exprimées. Nous pensons en particulier à Vaucresson, où plus de 160 demandeurs avaient assisté à une messe " expérimentale" (voir notre lettre 339), mais aussi à Sèvres ou plus de 50 familles avaient fait connaitre leur desir de voir célébrer une messe selon l'usus antiquor ou Boulogne Billancourt où 66,8 % des catholiques pratiquants déclaraient en 2011 (sondage JLM Études pour Paix Liturgique) qu’ils assisteraient au moins une fois par mois à la messe traditionnelle si celle-ci était célébrée dans leur paroisse.

Tout comme l’ensemble de la région parisienne, le diocèse de Nanterre a donc encore pour agir dans la Paix et la Réconciliation  un très fort potentiel de célébrations de la forme extraordinaire du rite romain à  mettre en oeuvre dans ses paroisses. Prions donc pour le succès de cette belle journée de pèlerinage et, en particulier, pour que les fruits du motu proprio Summorum Pontificum puissent être goûtés par toujours plus de paroisses du diocèse. RV samedi 11 novembre !"


"Nous avons un problème avec la pastorale de l’eucharistie"

Mgr de Germay, évêque d'Ajaccio, déclare dans Famille chrétienne (article de 2015 qui n'a pas pris une ride) :

G"La pastorale des personnes divorcées remariées est un peu l’arbre qui cache la forêt ! En réalité, nous avons un problème avec la pastorale de l’eucharistie. La dimension de repas a été beaucoup mise en avant, au détriment de la dimension de sacrifice. Mais si la messe n’est qu’un repas, on ne comprend plus ce que signifie participer à l’eucharistie sans communier. C’est pourtant ce que faisaient nos ancêtres qui communiaient deux fois par an. Je pense qu’il faut interroger notre pratique de la communion systématique et retrouver le lien avec le sacrement de la réconciliation.

Sous quelle forme les divorcés remariés peuvent-ils s’associer en vérité à la vie de l’Église ?

Le Synode invite effectivement à une meilleure intégration de ces personnes. Elles peuvent le faire de bien des manières, car la vie chrétienne ne se limite pas aux sacrements. Je pense par ailleurs qu’il n’est pas juste de dire qu’elles sont exclues de l’eucharistie. Elles peuvent réellement participer à l’eucharistie, non seulement en écoutant la Parole, mais aussi en s’associant au sacrifice du Christ, en faisant de leur vie « une vivante offrande à la louange de [sa] gloire ».

Accepter de ne pas communier, c’est se libérer de l’autojustification et poser un acte de fidélité au Christ et à l’Église. On est là au cœur du mystère pascal, et ce n’est pas sans grâce !"


L’histoire et la société ne cessent de malmener le mariage par des contrefaçons, et désormais par d’affreux contresens

Extraits de l'homélie de Dom Hervé Courau, abbé de Triors, en cette fête de la Toussaint :

Unknown-29"L’apocalypse est à l’honneur en cette fin d’année liturgique. Au terme de la grandiose vision inaugurale (Ap. 4 & 5), la 1ère lecture nous a montré les douze tribus du peuple élu, bien rangées et au complet devant le mystérieux « trône » de Dieu, puis au-delà, la foule innombrable de la Toussaint (Ap. 7). Le livre se poursuit avec des visions grandioses, en lesquelles cataclysmes et menaces précèdent d’une façon radicalement contrastée les douces noces de l’Agneau. À chaque messe les fidèles y sont invités : Bienheureux les invités au repas du Seigneur, les invités au repas des noces de l’Agneau, dit plus précisément le texte sacré (Ap. 19,9). Car il s’agit de noces, et ici-bas nous en sommes les novices.

Oui, nous voilà invités à entrer dans la famille de Dieu, dit S. Paul de son côté (Éph. 2,19s), nous ne sommes pas des hôtes de passage, des météores venus d’on ne sait où et errant on ne sait vers quoi. S. Paul parle des mêmes réalités que l’Apocalypse : nous sommes invités aux noces de l’Agneau, avec l’immense foule de l’Apocalypse. D’ailleurs, cet appel rehausse notre sens des noces humaines elles-mêmes, si hautes et si simples à la fois : la présence de Jésus à Cana en soulignait déjà la noblesse (Jn. 2,1ss). Pourtant l’histoire et la société ne cessent de malmener le mariage par des contrefaçons, et désormais par d’affreux contresens : on légifère en vain à ce sujet d’une façon qui discrédite le fondement du droit. Au sujet du mariage humain, S. Paul renvoie tout simplement à la Genèse comme le fit d’ailleurs Jésus : Les deux ne seront qu’une seule chair (Gen. 2,24), avant d’orienter vers une union plus intime dans le Seigneur lui-même : Celui qui s’unit au Seigneur n’est avec lui qu’un seul esprit (I Cor. 6,16s). Le mariage humain dévoile quelque chose de notre vie en Dieu Lui-même, quelque chose des noces de l’Agneau auxquelles nous nous savons conviés. C’est ce dont nous parlent les Béatitudes, le bonheur promis est un mystère d’union et d’unité.

L’évangile ne nous fait pas courir vers du vide ; les utopies se multiplient sous nos yeux, mais qu’elles ne nous distraient pas vrai but de notre vie : à chaque messe retentit l’invitation concrète au mystère nuptial pour les pauvres de Yahvé, c’est-à-dire pour l’innombrable troupeau des méprisés d’ici-bas. Et Dieu sait combien notre société les multiplie, elle n’est pas le paradis tiède et facile des affiches, elle engendre plutôt par sa stérilité spirituelle d’innombrables nouveaux pauvres, sans lien avec personne, pauvres en désarroi moral, ceux des larmes et du chagrin, écrasés sous les violences externes du fisc ou de l’addiction à l’écran pour s’en tenir à deux emblèmes ; écrasés surtout par ces blessures morales qui paralysent les consciences désemparées."


Excellente réaction du diocèse de Vannes : "S’en prendre au Christ et à la Croix, c’est s’en prendre au fondement même de cette laïcité équilibrée"

Communiqué officiel du diocèse de Vannes :

Logo-diocese-couleur1-469x450-250x240"L’arrêt du Conseil d’État ordonnant le retrait de la croix qui surplombe la statue de saint Jean Paul II suscite un émoi bien compréhensible, au-delà de la population locale.

Le diocèse de Vannes n’est pas engagé dans le différend qui oppose la fédération morbihannaise de la Libre Pensée à la commune de Ploërmel. La statue de Jean Paul II n’appartient pas à l’Église ; elle a été érigée sur un lieu public, par la municipalité, à la suite d’un don fait par le sculpteur à celle-ci. Le diocèse n’est donc pas directement concerné par la décision du Conseil d’État et il ne lui appartient pas de la contester en justice.

Toutefois, l’Église ne peut que déplorer ce qui risque d’accroître la tendance à rendre toujours moins visibles les signes chrétiens dans une société qui souffre déjà d’un manque de repères. Parmi ces repères, ceux qui nous viennent de l’Histoire sont particulièrement importants parce qu’ils ont contribué à façonner notre unité dans le respect d’une diversité légitime et féconde.

Si la laïcité a su trouver en France pendant des siècles une forme équilibrée, c’est parce que les penseurs et dirigeants de notre pays ont été éclairés par Celui qui a dit : « Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui lui appartient. »

S’en prendre au Christ et à la Croix, c’est s’en prendre au fondement même de cette laïcité équilibrée qui permet à chacun de donner le meilleur de lui-même pour la construction d’une société apaisée.

Le diocèse apportera son aide pour trouver toute solution respectueuse de cette sagesse."


Qu’est-ce que le christianisme patrimonial ?

Jean-Pierre Denis, directeur de la rédaction de La Vie, vient de publier une tribune intéressante sur la question de la statue de saint Jean-Paul II à Ploërmel. Charles de Meyer y répond :

22852021_10215042346271583_8626832138865465415_n"Quelques arguments m’y semblent légers.

D’abord, l’introduction ose un parallèle délicat entre le jugement du Conseil d’Etat et le célèbre verdict de Salomon. J’ai mal saisi s’il était ironique ou non. L’article 28 de la loi de 1905 dispose : « Il est interdit, à l'avenir, d'élever ou d'apposer aucun signe ou emblème religieux sur les monuments publics ou en quelque emplacement public que ce soit, à l'exception des édifices servant au culte, des terrains de sépulture dans les cimetières, des monuments funéraires, ainsi que des musées ou expositions »

Il revient à des juristes de raconter la pratique sur ce sujet. Toutefois, la lettre de la loi nous rappelle que le texte visait bien à un basculement historique (« à l’avenir ») et à une défense fanatique de la neutralité de l’espace public (soyons honnête, Jean-Pierre Denis fait une blague sur le sujet dans son article). Il est loin d’être interdit de penser que cet article, comme tant d’autres dans la loi de 1905, est un signe du rapport de force de l’époque, rapport dont le moins qu’on puisse dire est qu’il avait d’autres ambitions que le bien commun.

Une partie de la politique est fondée sur les rapports de force. On peut s’en plaindre. On peut aussi se battre pour un tirer le plus grand bénéfice.

Il est aussi loin d’être interdit de penser que la loi de 1905 ayant produit son détestable effet, apposer une croix n’est plus faire une profession de foi mais refléter une culture ou une civilisation. En l’espèce, on a du mal à comprendre comment il n’y aurait pas de vérité culturelle dans le fait de placer une croix à côté d’un Polonais, d’un Pape, et d’un Saint. Il s’agit d’ailleurs d’une commande municipale. Et le contrôle de légalité qui s’exerce sur cette commande ne concerne pas le témoignage de la foi, mais bien les caractéristiques de l’œuvre.

Oui mais alors danger ! Nous oublierions que la Croix doit être la seule propriété de la spiritualité. Le texte de la tribune nous dit alors : « Et tout chrétien se rappelle que le bois de la Passion n’est pas une bannière politique ou un marqueur idéologique, mais l’arbre vif d’un Dieu vivant. Il se le rappelle d’autant plus qu’un christianisme pleurnichard et patrimonial, ce serait tout ce que l’antichristianisme réclame. » Comme j’ai eu l’honneur de quelques citations dans le brillant dossier de La Vie sur les horribles déviationnistes du catholicisme, je me sens une certaine solidarité avec les pleurnichards.

Cela offre la possibilité d’un étonnement larmoyant : pourquoi l’Eglise n’interdit elle pas toute utilisation de la Croix dans d’autres espaces que ceux consacrés à Dieu ? Pourquoi le catéchisme ne nous explique-t-il pas quels sont les lieux de Dieu et les lieux qui lui seraient refusés ? Après tout, on sait avec combien d’horreurs certains bafouèrent le symbole du Christ, il convient donc de protéger ce symbole, cette source de vie, de toutes les afflictions mondaines et idéologiques. Les méchants catholiques s’en émouvaient déjà, ainsi Léon Daudet dans Les Idées en armes « la croix gammée est bien mieux qu’une hérésie. Elle est une croisade contre la Croix de NSJ, contre la morale chrétienne, appelée par Nietzsche « morale des esclaves » et une brutale négation du dogme et des Evangiles. » Certes.

Mais combien de conversions devant les piliers ? Combien d’éblouissements devant les crucifix de campagne ? Combien de signes de croix de provinciaux éloignés de la pratique aux carrefours ou dans les champs ? Dieu peut très bien choisir de parler au pauvre païen pseudo-panthéiste qui se signe par réflexe quand le Christ se recouvre de son signe. Il le fait d’ailleurs. Le Christ se joue si souvent de notre petite symbolique humaine pour parler aux âmes. L’époque est à la louange chrétienne devant la beauté de la création et il n’est pas interdit d’ouvrir cette louange à un calvaire, si profanement installé soit-il. 

Jean-Pierre Denis note que la Croix est « l’arbre vif du Dieu vivant ».

L’image est belle. Belle et intéressante : j’épargne le truisme des racines, mais chacun aura compris qu’il serait bien étonnant que tant de saints, de pêcheurs en prière, de repentis ou de médiocres qui foulèrent la terre de France en conservant une petite place pour Dieu ne lui offrent pas quelques grâces ou quelques providentiels secours. J’ai vraiment du mal à imaginer qu’environ 2000 ans d’arbres doués de vivacité n’offrent pas un patrimoine conséquent à leurs héritiers. Un héritage qui s’étend d’âge en âge, fortifiant les âmes, sécurisant les foyers, labourant les vocations. A moins de considérer que tout cela n’est qu’une punition divine, la disparition de ce legs explique peut-être le côté rabougri du christianisme certainement très vivant mais surtout particulièrement absent ou relégué que ma génération a le plaisir de recevoir.

La parabole des talents possède à ce titre, un côté très patrimonial. « Car on donnera à celui qui a, et il sera dans l’abondance, mais à celui qui n’a pas on ôtera même ce qu’il a. 30 Et le serviteur inutile, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Bien entendu, on sait bien que c’est la ligne qui traverse le cœur de l’homme dont il est notamment question. Et si nous savons parfaitement que nos œuvres ne nous sauveront pas, il n’est pas interdit de croire qu’en s’efforçant de faire le bien, jusque sur les murs de la Cité, nous ne tirerons pas quelques divins sourires.

Encore un mot : pourquoi faudrait-il retirer leurs crucifix à tous ces pauvres gens qui n’entendent pas que la Croix est l’occasion d’un témoignage ? Notre foi est incomplète, imparfaite, moyennement apostolique ? Est-ce une raison suffisante pour nous châtier en affirmant que nos émotions, nos prières maladroites ou notre attachement instinctif à des Croix ne seraient pas assez parfaits, insuffisamment purs, pour plaire à Dieu ?

C’est peut-être ce que Jean-Pierre Denis veut dire en écrivant : « Certains ont le sentiment que l’on étouffe ce qui reste de leur catholicisme avant de le renvoyer définitivement au musée. Ils n’ont pas complètement tort. Dans une France de plus en plus déracinée et une république toujours plus déculturée, le christianisme devient l’impensé national. » Mais alors franchement quel besoin de faire la leçon sur le fait que face à un mal, la meilleure réponse demeure la charité ? Ne le savons-nous pas ? Est-ce pour essayer une fois encore de nous jouer la chanson de l’extrême droite fondant sur le catholicisme ? Est-ce pour nous infliger une péroraison sur la supériorité d’un catholicisme sur l’autre ?

Nous écoutons le même évangile, nous prions le même Dieu, demandons les mêmes intercessions, souffrons des mêmes doutes, désirons ardemment le même Salut. Que nous tenions pour d’autres idées sur la place d’un privilège catholique en France, de la constitution réelle de l’antichristianisme dans notre pays, ou encore sur la force incroyable du patrimoine, c’est évident. Que ce soit toujours les mêmes arguments qui aiguisent la vindicte, inventent des extrémismes, fantasment des dérives identitaires, l’est aussi.

Nous ne sommes pas d’accord. C’est ainsi. Nous pourrions aussi éviter de disputer sans cesse de nos brevets de catholicisme ou de la vérité de notre charité."