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Faut-il défendre la loi de 1905 que 3 papes ont condamnée ?

La réaction du vicaire général du diocèse de Vannes sur la décision du Conseil d'Etat relative à l'affaire de Ploërmel suscite bien des interrogations, incompréhensions, quand ce n'est pas de la colère. L'abbé Michel Viot écrit sur son blog :

Textes-legislatifs-iii-la-separation-des-eglises-et-de-l-etat-loi-du-9-decmebre-1905-e-dispositions-legislatives-qui-y-sont-versees-2e-edition-de-collectif-925600336_ml"[...] Car ne nous y trompons pas, le conseil d’Etat qui vient d’ordonner qu’on retire à Ploërmel la croix qui se trouve au-dessus de la statue de Jean Paul II ne fait qu’appliquer l’article 28 de la loi de 1905, que tant de catholiques continuent à trouver bonne, alors qu’ils ne l’ont pas lue ! Ils auront d’autres surprises, si certaines choses ne bougent pas. Car je vous garantis qu’on peut faire « encore mieux » dans ce type d’action. Et je ne donnerai pas d’exemples pour ne pas fournir des idées à nos adversaires.

Enfin, je rappelle que trois Papes ont condamné cette loi. Léon XIII d’une manière préventive en 1892 dans l’encyclique Au milieu des sollicitudes (qui n’organise pas de « ralliement » comme les ennemis de ce Pape se plaisent à le dire – il y en avait déjà en ce temps-là), Pie X en 1906 dans l’encyclique Vehementer nos et Pie XI, en 1924 qui dans l’encyclique Maximam gravissimamque maintenait les positions de Pie X, tout en acceptant la formation d’associations cultuelles diocésaines. Le Pape ne revenait donc pas sur la condamnation par son prédécesseur de la loi de 1905. Il ne faisait qu’accepter une disposition réglementaire permettant à l’Eglise catholique de disposer d’un cadre juridique, non satisfaisant, mais qui était préférable à un vide. [...]"


Le pape et des évêques soutiennent les veillées pour la vie

Le nonce apostolique a envoyé ce courrier à l'organisation des veillées pour la vie qui auront lieu le 2 décembre :

S

Le site des veillées pour la vie publie le soutien de plusieurs évêques : Mgr de Germay (Ajaccio), Mgr Scherrer (Laval) et Mgr Lebrun (Rouen), ce dernier ayant été le premier évêque de France à se rendre à une marche pour la vie.

Et dans votre paroisse, y aura-t-il une veillée pour la vie ?


Ploërmel : l'évêché accepte la décision du Conseil d'Etat

Le vicaire général du diocèse de Vannes, l’abbé Jean-Yves Le Saux, a réagi à la décision du Conseil d'Etat sur la statue de Ploërmel (source) :

Huit-ans-apres-son-arrivee-le-pere-jean-yves-le-saux-va_3604128_250x330p« D’un point de vue personnel et catholique, nous sommes un pays marqué par 1500 ans de christianisme, il est normal que des symboles chrétiens soient présents dans l’espace public ».

« Quand on analyse la décision du Conseil d’État, on se rend compte qu’elle est modérée. Il n y a en effet pas d’exigence de retrait de la statue dans son intégralité. Et retirer une croix ne constitue nullement un blasphème. Si cela peut contribuer à apaiser l’opinion public, c’est tant mieux ».

L’évêché de Vannes considère « qu’il s’agit d’une affaire entre la municipalité de Ploërmel et une association donnée ».

« La position du Conseil d’État visait à dire le droit nous l’acceptons tel qu’il est ».

Beata Szydlo, Premier ministre de Pologne, pays catholique par excellence, déclarait ce week-end que :

« Jean-Paul II disait que l’histoire nous apprend que la démocratie sans valeurs se transforme en totalitarisme ouvert ou camouflé. Notre grand Pôle, le Grand Européen, est un symbole de l’Europe unie chrétienne. La dictature du politiquement correct – la sécularisation de l’État – crée une place pour des valeurs qui nous sont étrangères sur le plan culturel et qui conduisent à la terreur de la vie quotidienne des Européens. Le gouvernement polonais s’efforcera de sauver le monument de notre compatriote de la censure et nous proposerons de le déplacer en Pologne si les autorités françaises et la communauté locale sont d’accord. »

Des propos que ne partage pas le vicaire général du diocèse de Vannes.

« Il n’y a pas d’agressivité dans cette décision, et donc pas de crainte à avoir d’une dictature de la Libre Pensée. Je fais confiance aux institutions. Il ne faut pas y voir un danger pour la religion catholique ».

Addendum : le diocèse a publié un communiqué officiel qui tranche avec ce propos.


Chartres sonne : Gérard de Rosny, RIP

J'apprends ce soir que Gérard de Rosny vient d'être rappelé à Dieu, aujourd'hui dans sa 91ème année.

Gérard de Rosny avait fait sa scolarité dans l'école des Roches tenue par André Charlier. Grand compositeur, il avait composé de nombreux chants pour le pèlerinage Note Dame de Chrétienté pour Chartres, dont le célèbre chant de pèlerinage Chartres sonne.

Il avait également réalisé un site pour apprendre les chants.


29 octobre : messe pour la France à Toulouse

Le Groupe de Prière Toulousain “ Saint Louis de France” vous invite à une messe pour la France, le Dimanche 29 Octobre 2017 à 10h30, en l'église de l'Immaculée-Conception de Toulouse (faubourg Bonnefoy).

« France ! Qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » Saint Jean-Paul II, au Bourget-Paris en 1980.


Avec Marie trouver l'âme soeur

Capture d’écran 2017-10-24 à 08.14.33Célibataires angoissés face à l'avenir, voici le témoignage reçu d'un prêtre (religieux) aumônier d'un groupe de jeunes professionnels à propos de la neuvaine "Avec Marie trouver l'âme soeur":

"C'est avec beaucoup de joie que j'ai découvert la neuvaine "Avec Marie trouver l'âme soeur". Je l'ai fait connaître à quelques célibataires que j'accompagne spirituellement et qui font partie d'un groupe "jeunes pros" dont je suis aumônier. Leur retour fut très positif. Ils m'ont dit avoir fait l'expérience d'une véritable grâce de paix intérieure et de confiance.

Lors de nos rencontres, je mesure à quel point ils tâtonnent dans leurs perspectives d'avenir, spécialement au plan de l'engagement personnel dans le mariage. Beaucoup de doutes, d'inquiétudes et d'angoisses... Merci pour le petit outil que vous proposez, je continue de le faire connaître autour de moi."


Une chapelle rénovée en Saône-et-Loire

RDimanche a eu lieu la cérémonie d’inauguration de la chapelle de la Croix-Bouthier, dans le Charolais, rénovée suite à une intelligente collaboration entre les élus et les particuliers. Jean-Pierre Perrat, président de l’ACCB (association des Amis de la chapelle de la Croix-Bouthier), a terminé son rappel historique depuis la construction de l’édifice jusqu’à aujourd’hui par ces mots :

« Maintenant, il nous faut faire vivre la chapelle. J’adresse mes remerciements à tous ainsi qu’aux “Blancs” pour leur soutien et leur investissement ».

Pascale Malherbe, maire, a ajouté :

« Aujourd’hui, plus que par le passé, le patrimoine a besoin de revivre. Les 80 % de subventions qui nous ont été alloués sur la somme totale des travaux prévus ont permis la réfection de la toiture et des murs. Merci, votre présence à tous est une belle reconnaissance du travail accompli. »

Le conseiller régional Franck Charlier a rappelé les compétences de la région Bourgogne Franche-Comté, précisant :

« J’ai à cœur de faire vivre le Charolais-Brionnais à travers la culture et le patrimoine. La lutte contre l’individualisme prégnant dans la société passe par le sport, la culture et le patrimoine. »

Avant de célébrer les vêpres, Monseigneur Rivière a souligné l’importance du moment « pas si courant que ça ».


On a tous droit à un portable !

De l'abbé Alexis Garnier, aumônier général de Notre-Dame de Chrétienté :

Abbe-garnier2017"Bien chers amis pèlerins,
Anciens et nouveaux,
Chers confrères prêtres et religieuses,
Chères sœurs,

J'appelai un jour un paroissien, qui décrocha et me dit qu'il récitait son chapelet avec ses proches. J'ai proposé de le rappeler, malgré son obligeance et sa disponibilité... Au fond, il était déjà « en ligne « !

Le rosaire, (ou le chapelet qui en est une partie), c'est... notre indispensable !
La culture pub, la science de la consommation a réinventé et multiplié les « indispensables » : besoins, dépendances consenties ou non, et avec la peur de perdre, de ne pas avoir, de manquer...
Voici un exemple; la « nomophobie »... Ce mot valise, curieux mélange d'anglais et de grec, désigne la peur panique de perdre son portable... et la sensation d'être coupé du monde, privé de communication lorsque cela arrive... « coupé du réel » !!
Je vous propose une autre dépendance connue, acceptée, entretenue ; la « noprayphobie »... ni peur, ni scrupule, mais plutôt crainte aimante de perdre la prière quotidienne... et d'être coupé de Dieu, privé de communication, d'échange, de conversation avec Lui.

Et maintenant, je vous présente ce portable, cet indispensable d'un nouveau genre.
Existe en plusieurs modèles; 10 touches – 50 – 150 ! Peut-être ne les utiliserez-vous pas toutes en un seul jour...
Il capte partout, en très haut débit... En l'utilisant on est connecté au plus grand réseau social qui soit; la communion des saints.
Pas besoin de cable et de batterie. Il ne se décharge jamais! Au contraire, il gagne en efficacité à mesure qu'on l'utilise !
Les forfaits possibles:150 SMS + 15 MMS + 15 Tweets – mais il y a aussi le forfait 50, et 10.
Le volume? On peut l'utiliser sur différents modes – haut parleur ou silencieux... On passe d'ailleurs ordinairement et progressivement de l'un à l'autre.
Les applis? Il donne accès à la 3C; CONNAISSANCE de foi plus intime du Seigneur et de la Sainte Vierge – CHARITÉ plus ardente – CONFORMITÉ plus grande.
Les mises à jour? Pas besoin... La Sainte Vierge, les souverains pontifes, les saints s'en sont occupés.
En cas de perte ? Il se remplace aisément, et peu importe le modèle, les fonctionnalités sont toujours les mêmes. Pas besoin de le faire sonner pour le retrouver.
Les précautions d'emploi ;
Il s'utilise en voiture (et sans perdre des points) – en marchant - en repassant – ou mieux, en ne faisant rien d'autre. Il y a un kit mains libres, en comptant seulement sur le bout des doigts.
Il tient dans le sac à main,... et si les enfants l'utilisent en cachette, surtout, laissez les faire ! Mieux encore, montrez-leur comment ça marche !
Il se glisse facilement dans les poches ; s'il passe au lavage, ce n'est pas bien grave ; il marche encore !
Sur la table de nuit ; en cas d'insomnie, c'est un excellent passe temps.
Au réveil, où se soulèvent (durement parfois) l'âme et le corps... c'est un « pense bête à prière ».
Dans le sac de vacances, de camp, de WE scout ou louveteau... Il complète avantageusement la panoplie de Carrick et Decathlon.
Conseils d'utilisation...
Si vous trouvez que « cela fait beaucoup », même en partie, que c'est du « déjà vu »... Economisez du temps sur les autres portables (écran ou téléphone), pour pianoter sur celui-ci. Comparez seulement le nombre de tweets, mails et sms envoyés (bien légitimement, parfois) – avec le nombre de Pater et d'Ave consentis chaque jour...

Oui, merveilleux portable – authentique indispensable
Vous y trouverez non seulement le son, mais encore l'image !
Car on y apprend, non plus seulement à voir, mais à regarder le Seigneur
non plus à l'entendre, mais à l'écouter
non plus à le sentir, mais à le gouter.
Pédagogie spirituelle ordinaire, mais féconde.
« Voilà ce que j'aime dans le chapelet, c'est qu'il est simple, dit Dieu ».

O rosaire, (ou chapelet, ou dizainier), douce chaine qui nous relie à Dieu,
nous ne te lâcherons plus!
Et tu seras sans doute le secret de bien d'autres fidélités
choisies, tenues ou reprises dans l'Eglise, dans la cité, dans nos âmes."


Jacques Brel et le 25e anniversaire de l'inscription de la cathédrale de Bourges au patrimoine de l'UNESCO

Cet anniversaire s'est traduit, entre autres, par un "concert" à la cathédrale, récital d'orgue à partir de chansons de Jacques Brel. Quel que soit le jugement que l'on porte sur le chanteur, on peut estimer déplacé qu'une cathédrale serve de salle de concert de musique profane. Un grand écran cachait l'autel tandis que le Saint Sacrement était relégué dans une petite chapelle latérale. Et le curé de la cathédrale a considéré que ce concert était un "grand moment de la vie de la cathédrale".

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Par ailleurs, Monseigneur Maillard, archevêque de Bourges a donné un entretien au journal local à l'occasion du 25e anniversaire de l'inscription de la cathédrale de Bourges au patrimoine mondial de l'UNESCO. Le moins qu'on puisse dire, si la transcription des propos de Mgr Maillard est correcte, est la pauvreté de la réponse à la question du rôle de la cathédrale aujourd'hui. Réduire une cathédrale à "un lieu de rassemblement du diocèse dans les grands événements de l'histoire de l'Eglise et de la société" est méconnaître que la cathédrale est essentiellement et avant tout une église, c'est-à-dire un édifice consacré où les catholiques se réunissent pour la célébration du sacrifice du corps et du sang de Jésus Christ présent sous les espèces du pain et du vin.

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A quand un Rosaire pour la France ?

Le mois d’octobre 2017 est celui de la clôture du centenaire des apparitions de Fatima. En Pologne et aux États-Unis, des Rosaires géants ont été priés par des milliers de fidèles pour célébrer cet évènement mais aussi pour demander le secours du Seigneur dans ce monde rongé par le mal.

La France n’a toujours rien organisé de particulier !

Aussi, une communauté de prière sur Hozana.org a été créée afin d’inviter tous les Français de bonne volonté à prier un Rosaire géant ce samedi 21 octobre.

Pourquoi le samedi 21 octobre 2017 ?

- Parce que le samedi est un jour marial.

  • Parce que la Pologne a fait son Rosaire géant le 1er samedi du mois d’octobre, les États-Unis le 2ème samedi… Faire notre Rosaire le 3ème samedi s’inscrirait dans une logique où chaque samedi de ce mois d’octobre 2017, mois de clôture du centenaire des apparitions de la Vierge Marie à Fatima, un pays en particulier a honoré le Seigneur et la Vierge Marie en priant le Rosaire. En espérant qu’un autre pays prenne le relais le dernier samedi !
  • Parce que cette semaine, du 15 au 22 octobre, est la semaine mondiale missionnaire et que prier un Rosaire complet le samedi 21 octobre pour la conversion des pécheurs et le salut des âmes s’inscrit pleinement dans cet élan missionnaire.
  • Parce que méditer et prier le Rosaire est pour nous un cadeau du Ciel, et pour le Seigneur, un magnifique acte d’amour pour Lui et pour celle qu’il nous a donnée pour Mère !

Le samedi 21 octobre, prions donc tous ensemble un Rosaire complet pour le salut de la France et du monde, la conversion de tous les pécheurs et le salut des âmes. Peu importe à quel moment vous décidez de prier votre chapelet, à partir du moment où vous le faites au cours de ce samedi, en union de prière avec notre communauté.

Pour rappel le chapelet de SOS Tout Petits aura lieu ce samedi 21 octobre à Paris au RER B Port Royal.


20 octobre : Retraite spirituelle pour les femmes avec Béatrice Dufour

Après le succès de la retraite pour les femmes vécue à l'Evangile de la Vie en octobre 2016, Béatrice Dufour y prêchera une nouvelle retraite spirituelle pour les femmes, vendredi 20 octobre 2017.

Thème : "La femme, prophète de l’Espérance, cette beauté dont le monde a besoin."

Lieu : l'Evangile de la Vie.

Entrée pour l'accueil à 8h30 :  32 Cours de la République --- Entrée après 9h : à la chapelle, rue du Saint Sacrement

Horaires : de 8h30 à 15h15

Pour s'inscrire. Attention, places limitées. Participation aux frais de 10€ sur place.


Démission de l'évêque de Luçon

Mgr Castet a annoncé ce jour renoncer à sa charge pour raisons de santé :

"Après avoir été éprouvé par des ennuis de santé récurrents, j’ai pris la décision devant Dieu, en accord avec mes conseils médicaux, de présenter au Saint-Père ma renonciation à la charge d’évêque de Luçon. Le pape a bien voulu l’accepter. Cette décision prend effet le jeudi 12 octobre à 12h.

Je confie chacun et chacune d’entre vous à la bienveillance de Dieu. Je garde la ferme certitude qu’Il accompagnera notre Eglise, lui donnant de rester fidèle à sa grande tradition de générosité apostolique. Je ne doute pas que vous demeurerez en communion avec celui que le Saint-Père me donnera comme successeur. Priez pour moi comme je prie pour vous."


Le temps des pèlerinages est revenu

Le Salon Beige a interrogé Guy Barrey, suite à la publication de son ouvrage sur les pèlerinages de France.

Pelerinage-de-france1) Vous venez de publier une somme imposante sur les pèlerinages de France. Certains sont internationalement célèbres, mais la plupart sont peu connus. A combien estimez-vous le nombre de pèlerinages en France?

Le livre Pèlerinages de France offre un bon échantillon des pèlerinages de France- allant des plus grands, tels Lourdes, La Salette, Chartres, Le Puy-en-Velay, Paray-le-Monial, jusqu’aux pèlerinages régionaux et locaux, ignorés ou trop méconnus- sans bien sûr prétendre à l’exhaustivité. Les pèlerinages en France s’enracinent sur des traditions affirmées et une vocation chrétienne très précoce, remontant aux tous premiers siècles de notre ère. Leur nombre est considérable et les recensements effectués ou en cours restent incomplets. Le R. Père assomptionniste Jean-Emmanuel Drochon avait relevé à la fin du XIXème siècle quelque 1241 lieux de pèlerinage dédiés à Notre-Dame, sous de multiples vocables. L’abbé Fuzier en 1908 en recensait plus de 1255. Le mot du pape Urbain II au XIème siècle « Regnum Galliae, regnum Mariae » était et reste ainsi d’une grande justesse. La multitude des pèlerinages et lieux de pèlerinages est également en relation avec la multitude des saints et bienheureux qui ont fleuri sur le sol de France : au total plus de 2000 lieux saints recensés en France. Notre Pays est en réalité profondément fécondé par le catholicisme qui est consubstantiel à la France : la France ne serait pas la France sans le catholicisme et nos racines sont largement et profondément chrétiennes. Aussi, les démarches de recensement en cours, telle celle engagée en 2002 au sein d’une université parisienne, sont encore loin d’être abouties.

2) Il semble que l'on observe une renaissance de certains pèlerinages. Est-ce un phénomène général ou bien est-il réservé à quelques pèlerinages célèbres?

En effet, le temps des pèlerinages est revenu. Les grands sanctuaires de pèlerinages tels Lourdes, La Salette ou la rue du Bac à Paris restent très fréquentés. Les Pardons bretons continuent à attirer nombre de pèlerins et de visiteurs. D’autres pèlerinages, tels Paray-le-Monial ou Notre-Dame de Grâce à Cotignac, voient leur fréquentation augmenter. Les chemins de pèlerinages, avec les chemins de Saint-Jacques de Compostelle, mais aussi les chemins de Saint-Gilles, les chemins de Saint-Martin, ceux de Vézelay et Rocamadour, etc. bénéficient eux aussi d’un regain d’intérêt. Pour autant il reste encore bien des efforts et actions à entreprendre pour mettre tous les baptisés français en mouvement vers le Christ !

3) Voit-on naître de nouveaux pèlerinages?

De nouveaux pèlerinages apparaissent. La famille est particulièrement concernée par les pèlerinages, ainsi que l’avait souligné le pape Jean-Paul II dans son exhortation apostolique Familiaris consortio. Ainsi, à Cotignac, un pèlerinage annuel des pères de famille existe depuis 1975, un pèlerinage annuel des mères de famille depuis 1986. Des pèlerinages des enfants y sont organisés, de même que des pèlerinages dédiés aux familles en difficulté. Ces pèlerinages des pères de famille, des mères de famille ont essaimé depuis lors dans toute la France. Des pèlerinages des « parents seuls » sont nés à l’Île Bouchard. Plusieurs pèlerinages pour la France sont également proposés chaque année, tel ceux à Notre-Dame de la Prière à l’Île Bouchard et Notre-Dame d’Alet. Des pèlerinages pour la vie ont surgi, face à la promotion généralisée de l’avortement : pèlerinages pour les enfants non-nés, victimes d’avortements, chaque année à Cotignac, le 28 décembre, en la fête des Saints Innocents, pèlerinages à Notre-Dame de Vie à Mougins, à Notre-Dame de Vie à Vénasque.

De nouveaux pèlerinages à Notre-Dame de Lourdes ont aussi pris naissance, en faveur de certains malades : ainsi à Lourdes, les pèlerinages annuels « Lourdes cancer Espérance », qui réunissent chaque année, depuis 1985, plus de 5000 participants, les pèlerinages pour les malades parkinsoniens organisés depuis 2005, les pèlerinages des insuffisants rénaux ou encore les pèlerinages de l’Eau Vive, pour les personnes dépendantes à l’alcool.

Ndc2017_0476Mentionnons bien sûr aussi le pèlerinage annuel Notre-Dame de Chrétienté qui, depuis sa création en 1983, n’a cessé de voir croître le nombre de ses pèlerins, s’élançant de Notre-Dame de Paris à Notre-Dame de Chartres, en réponse à l’interpellation lancée par le pape Jean-Paul II en 1980 au Bourget : « France, fille aînée de l’Eglise, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? ». Ils étaient à la Pentecôte de cette année 2017 plus de 12 000 à répondre à l’appel de Notre-Dame de Chartres, alors que, dans le même temps, de nombreux autres pèlerins prenaient le chemin allant cette fois de Chartres à Paris, dans le cadre de leur pèlerinage de Tradition.

4) Comment définiriez-vous l'esprit de pèlerinage?

Tout pèlerinage chrétien est une réponse à l’appel de Dieu : Jésus est LE pèlerin par excellence, Lui qui s’est incarné pour notre salut et celui du monde, lui qui a parcouru les chemins de Palestine « parce qu’Il nous a aimé le premier », nous dit saint Jean (1ère Epitre 1, 4-19), Lui qui est venu nous visiter, en France, à Paray-le-Monial, par l’intercession de sainte Marguerite-Marie. Nos pèlerinages témoignent de notre réponse, de notre « oui » à Dieu, de notre cheminement vers le Christ, Lui qui est « le Chemin, la Vérité, la Vie ». Faire un pèlerinage, c’est se mettre en route et accepter de se laisser transformer, car tout pèlerinage est à la fois voyage extérieur et voyage intérieur, avec la prière et l’Eucharistie qui en est le cœur. Tout pèlerinage catholique nous ouvre aux vertus de foi et d’espérance, d’humilité et de charité : la foi et l’espérance car on ne se met pas en chemin sans un peu de foi et d’espérance chevillées au corps, sans la volonté de retrouver ou d’approfondir sa foi, sans désir de rencontrer Dieu ; l’humilité car se faire pèlerin, c’est constater un manque, un besoin ou un repentir : le pèlerinage rend humble ; il rend aussi charitable, car la charité trouve toujours à s’exercer sur les chemins de pèlerinages. Des noms de communes en témoignent d’ailleurs encore, tel la Charité-sur-Loire : la charité des bons Pères qui y étaient installés, bien connue des pèlerins de Saint-Jacques, donna son nom à la ville.

5) Les pèlerinages ont beaucoup contribué à forger l'esprit de la chrétienté médiévale. Pensez-vous qu'ils puissent également contribuer à la nouvelle évangélisation?

Les monastères et les pèlerinages qui se sont développés à partir des premiers pèlerinages sur le tombeau de saint-Martin de Tours à la fin du IVème siècle ont largement contribué à forger l’esprit de la chrétienté médiévale, tournée à juste titre vers les fins dernières. Dans sa préface à ce livre « Pèlerinages de France », le cardinal Sarah relève que « de la vitalité des sanctuaires où le Ciel est venu visiter les Français dépend en grande partie le renouveau de la foi dans le cœur de nos contemporains ». Les pèlerinages sont vecteurs d’évangélisation. L’Eglise elle-même considère à présent que les sanctuaires de pèlerinages sont des lieux d’évangélisation, des lieux « où se manifeste l’action puissante de la miséricorde de Dieu », comme l’a relevé le pape François, en commentant son Motu Proprio Sanctuarum in Ecclesia, publié en avril 2017, qui confie précisément ces sanctuaires au Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation.

6) Certains clercs sont assez méprisants pour les pèlerinages et, plus généralement, pour la piété populaire. Comment leur répondez-vous?

Il est exact qu’il y a eu un temps de désamour, voire de mépris et de rejet envers la piété populaire et les pèlerinages, après Vatican II et certaines interprétations qui en ont été faites. Le père dominicain Serge Bonnet, grand prédicateur et chercheur au CNRS était de ceux qui se sont alors insurgés contre de telles interprétations, défendant au contraire un christianisme incarné et la nécessaire liberté de conscience et de dévotion des catholiques. L’Eglise dans son ensemble a aujourd’hui rejoint cette position et a en ce domaine renoué avec sa tradition multiséculaire. Tous les diocèses sont ainsi à présent organisateurs de pèlerinages et nos évêques sont nombreux à présider des pèlerinages en France même et à se déplacer à cette fin. Mgr Rino Fisichella, président du Conseil pontifical pour la nouvelle évangélisation, chargé de l’érection de nouveaux sanctuaires, d’en approuver les statuts et de favoriser leur rôle évangélisateur, a d’ailleurs observé à cet égard que le sanctuaire de pèlerinage « contribue de manière significative à l’engagement catéchétique de la communauté chrétienne ». J’ajouterai, d’un point de vue historique, que l’on a pu observer, dans les temps de crise grave pour la France, telle celle, multiforme, que nous vivons, que les catholiques français ont toujours ressenti un besoin accru de partir en pèlerinage pour mieux se tourner vers Dieu Père, Fils et Saint Esprit, vers la Vierge Marie, notre Mère du Ciel et patronne principale de la France, et aussi vers nos saints protecteurs. Rappelons-nous en effet, comme l’écrit encore le cardinal Sarah dans sa préface à ce livre « Pèlerinages de France » que « La France, le Royaume de Marie, le Jardin de Notre-Dame, est aussi le pays, la patrie des saints. »


Veillées pour la vie à la veille du 1er dimanche de l'Avent

Du site des veillées pour la vie :

"La protection de la Vie est une exigence du Chrétien. « Le Christ est le Chemin, la Vérité, et la Vie ». Il nous appelle à soutenir nos frères, et particulièrement les plus faibles et les plus vulnérables. « Ce que vous avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Se préoccuper de la Vie menacée des enfants à naître et des personnes âgées est une exigence de l’Amour et une urgence. C’est ainsi que Saint Jean-Paul II conclu son encyclique Evangelium Vitae par sa grande prière pour la Vie. « Ô Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants, nous te confions la cause de la Vie… ».

Benoît XVI s’est fait l’écho du saint pape Jean Paul II qui souhaitait dans son encyclique qu’une grande prière pour la Vie traverse le monde (Evangelium Vitae n°100) : En 2010, il lança les veillées pour la vie à la veille de l’Avent. A travers le monde, ce fut les prémices d’une nouvelle vague qui lentement mais sûrement, rogne les murs idéologiques de la culture de mort… Donnons un « témoignage ecclésial commun pour une civilisation de la Vie et de l’amour » (lettre de demande du Pape Benoît XVI aux évêques du monde entier en 2010)

À l’heure où la Vie est menacée de toute part, il est urgent et indispensable de prier pour la Vie et ainsi répondre à l’appel de notre Pape François en faisant tomber les barrières de la « mondialisation de l’indifférence » par le remède qu’il nous invite à prendre : la fraternité : « Un des défis les plus urgents est celui de la mondialisation de l’indifférence. » Répondre à cette urgence devrait être une préoccupation de tout Chrétien qui se préoccupe de ses frères. Mais comment y répondre ?

Ces paroles peuvent choquer…  Elles visent pourtant à obtenir la paix ! Lors du discours de remise du Prix Nobel de la Paix en décembre 1979, la Bienheureuse Mère Térésa n’a pas hésité à nous interroger sur ce nouveau massacre des saints innocents, des tout-petits… En France ? 220 000 avortements par an… 1,2 million en Europe et 50 millions de part le monde… chaque année… Comment pouvons-nous rester inactif ?

Alors comment agir ?

Souvenons-nous des bons conseils de Mère Térésa : « Plus nous recevons dans le silence de la prière, plus nous donnerons dans la vie active. » Nous voulons nous donner activement pour protéger la vie, alors commençons par prier !

A l’image de Notre Dame de Guadalupe, des saints apôtres, du vénérable professeur Lejeune, de Ste Mère Térésa, devenons des Missionnaires de l’Evangile de la Vie : réveillons les forces spirituelles qui sommeillent en France en participant à la création d’une veillée dans notre paroisse. 200 veillées en moyenne les années passées : 300 veillées pour la Vie sont attendues en 2017 !"

Organiser une veillée pour la vie

Veillée pour la Vie - Fond


7 novembre : Journée de rencontre à Ars-sur-Formans, pour prêtres, diacres et séminaristes sur la régulation naturelle des naissances

« Serviteurs de la joie de l’Evangile de la Vie ».

Journée de rencontre sur la sexualité conjugale et la régulation naturelle des naissances, au Foyer Sacerdotal Jean-Paul II, Mardi 7 novembre 2017, 9h-17h, Ars-sur-Formans, pour prêtres, diacres et séminaristes.

Le Foyer Sacerdotal Jean-Paul II et le Centre Billings France propose aux prêtres, aux diacres et aux séminaristes une journée de témoignages de couples pratiquant la méthode Billings et de partage avec les prêtres sur cet apostolat, avec la participation de Bertrand et Gabrielle Vialla, auteurs du livre « Confidences Billings à un frère prêtre » et présidents du Centre Billings France.

Le but de cette journée est de s’encourager mutuellement, prêtres et fidèles laïcs, à vivre ce que nous demande l’Eglise concernant l’accueil de la vie dans le foyer selon les intuitions prophétiques de Paul VI et de ses successeurs.

Il ne s’agit pas directement d’une formation mais plutôt d’un temps d’informations, de rencontres, où des couples confient aux prêtres ce qu’ils vivent avec les méthodes naturelles de régulation des naissances, et des prêtres, ce qu’ils vivent à ce sujet dans la préparation au mariage et l’accompagnement de couples. Ils témoignent de leurs conversions, de celles dont ils ont été les témoins dans leur rôle respectifs de moniteurs et de prêtres.

Le couples moniteurs apporteront aussi les quelques connaissances physiologiques et techniques qui permettent de mieux comprendre à la fois la beauté de la complémentarité homme / femme dans le mariage, mais aussi les enjeux et défis de la contraception et de l’avortement dans l’apostolat des laïcs et le ministère sacerdotal.

Inscriptions : [email protected]

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« En France, il y a urgence de la mission en direction de l’islam »

C'est la conviction de Jean Duchesne, essayiste catholique proche de la revue Communio.

« Ce pourrait même être une des priorités pour l’Église dans vingt ans ». « Cette mission doit commencer dès maintenant. On a fait de [Charles de Foucauld] un héros de l’enfouissement à tort, me semble-t-il » « La confrontation est moins difficile qu’on l’imagine. Un des grands mérites des musulmans, c’est de ne pas tourner autour du pot sur la question religieuse. On peut tout de suite aborder avec eux des questions essentielles. Il y a une authentique recherche de Dieu chez eux. »

L'abbé Christian Venard, aumônier militaire, ajoute :

« Nous devons retrouver l’enthousiasme de l’annonce comme le demandait Jean-Paul II dans Ecclesia in Europa. Cet enthousiasme vaut aussi vis-à-vis des migrants et de nos concitoyens musulmans et cela nécessite de dépasser un regard politique ou économique. » « Le peuple de France a été chrétien, mais il ne l’est plus désormais dans son immense majorité. C’est pourquoi Jean-Paul II parlait déjà de ré-évangélisation. L’accueil des populations musulmanes qui sont là suppose de notre part une conversion profonde. » « Les catholiques pratiquants sont devenus en France des étrangers dans leur propre pays. Au lieu d’avoir peur, nous devrions témoigner aux musulmans que vivre notre foi catholique nous coûte à nous aussi ! "Vous estimez être mal reçus en France, mais prenez conscience que c’est aussi dur pour un médecin catholique qui ne veut pas pratiquer l’avortement ou pour un banquier qui veut respecter la doctrine sociale de l’Église !" Il faut dire aux musulmans qu’être catholique en France, ce n’est pas toujours facile. »

« Ces populations musulmanes, de manière inconsciente, sont venues chercher chez nous une certaine liberté et pas uniquement de l’argent. Je ne dis pas que tous les migrants veulent se convertir au Christ, mais je crois qu’ils aspirent, souvent inconsciemment, à quelque chose de plus, qui est à la racine de notre liberté : la foi chrétienne. Si la seule réponse des catholiques est la défiance et la défense égoïste de leur bien-être, ils ne découvriront jamais le Christ ! »

Xavier Alloy, un des participants au prochain forum Jésus le Messie qui se tient à Strasbourg du 30 septembre au 1er octobre, prcise :

« Annoncer le Christ n’est jamais attentatoire à la liberté d’autrui. Le respect ne consiste pas à acquiescer aux convictions de l’autre. Il faut aussi du courage pour se former pour répondre aux objections. Nous devons mieux connaître toutes les bonnes raisons que nous avons de croire en Jésus-Christ ! »

« En Grande Bretagne ou aux États-Unis, les conversions de musulmans au christianisme sont plus nombreuses. Selon une étude de l’Interdisciplinary Journal of Research on Religion, il y aurait 450 000 anciens musulmans convertis aux États-Unis, 25 000 au Royaume-Uni, 12 000 en France. Derrière ces chiffres, il y a retard qui traduit un problème missionnaire propre à la France.»

Source : Famille chrétienne


Une génération sacrifiée ?

Loïc Mérian, Directeur des éditions Artège, nous propose ce compte-rendu du congrès Mission qui s'est tenu ce week-end à Paris :

1J’ai participé ce week-end à Paris à la 3e édition du congrès Mission rassemblant de nombreux acteurs de l’évangélisation dans l’Eglise de France et organisé par différents mouvements (Anuncio, Alpha, Ain Karem, les chevaliers de Colomb et la Communauté de l’Emmanuel).

Sincèrement, j’ai été très heureusement surpris de l’atmosphère, du contenu, de la richesse des échanges et de la diversité des participants : beaucoup de jeunes mais aussi de nombreux 30-40 ans, un gros brassage de population (et pas simplement le look catho-bourgeois qu’on imagine voir dans ce genre de rassemblement), des prêtres, religieux et religieuses de communautés très diverses (missionnaires de la miséricorde, diocésains, communauté saint Martin, Emmanuel, Verbe de Vie, etc) des communautés nouvelles aux communautés traditionnelles en passant par de nombreux prêtres diocésains.

On est généralement habitués à voir ces rassemblements se tenir à Toulon ou Avignon sous l’impulsion d’évêques engagés depuis longtemps dans l’effort missionnaire, mais il y avait là un enracinement nouveau, une maturité dans les propositions et les débats, une profonde unité de but par-delà les diversités de méthodes, qui font dire que cet élan va continuer de manière durable.

3Imaginez, cent cinquante ateliers ont permis à presque 2000 personnes de découvrir une constellation d’initiatives missionnaires dans tous les domaines : échanges, débats, formation … un sacré incubateur d’idées. J’ai été particulièrement frappé par le témoignage humble mais ferme de Mgr Dufour, archevêque d’Aix en Provence qui s’est lancé, rien que ça, dans la conversion pastorale de son diocèse tout entier à l’action missionnaire. A l’exemple de ces paroisses américaines qui s’orientent radicalement vers l’évangélisation, il a mis sur pied une « task force » resserrée, résolue, allégeant au maximum le poids de l’administration diocésaine pour consacrer son énergie aux paroisses, avec un esprit de subsidiarité qui se fait rare, afin qu’elles soient avant tout des pôles missionnaires. Difficile à expliquer en quelques mots mais son approche, profonde et déterminée, consciente des difficultés est un vrai bol d‘air … non le déclin de l’Eglise n’est pas fatal et on peut encore agir mais c’est …maintenant ou jamais. Cette intervention à elle seule valait le détour … sans compter les tables rondes sur la place du christianisme dans la société, l’attitude face à l’Islam, les minorités créatives, qui ont apporté de manière constructive leur lot de réflexions pour l’avenir.

En quittant le congrès j’ai repensé à son ancêtre lancé en 1988 par Philippe de Saint Germain, « Apôtres de l’an 2000 », qui s’appellera même « congrès Mission » deux ans plus tard. Plus de 10 000 personnes présentes à Versailles, de nombreuses associations, un vrai mouvement enthousiaste de la génération Jean-Paul II. A l’époque ce fut un tollé dans le monde catholique français … de nombreux mouvements « officiels » s’insurgèrent publiquement contre ce « retour en arrière » à une affirmation plus identitaire du catholicisme, les médias catholiques (pas tous…) pointèrent du doigt la « papolâtrie » qui y régnait, le goût trop prononcé pour les enseignements magistraux, la rupture d’unité que cela occasionnait dans l’Eglise de France, on parla même de « concurrence déloyale » à cause des moyens engagés !

En deux années « l’incendie évangélisateur » fut étouffé sous l’éteignoir. Trente ans après cette initiative prophétique je me suis dit que les organisateurs avaient eu raison trop tôt, que les temps n’étaient pas mûrs, que les résistances étaient trop fortes. La braise ne s’est pas éteinte, elle s’est faite plus discrète, les communautés se sont diversifiées, affermies, sans chercher la démonstration « de force » ; les initiatives individuelles de laïcs ont tracé leur chemin à côté des institutions sans chercher les frictions et elles ont prospéré ; une nouvelle génération d’évêques est arrivée et en 2017, certes de manière plus modeste qu’en 1988, le congrès Mission commence à prendre son ampleur sans qu’aucune voix ne s’élève pour en contester l’existence et l’âme.

Personne ne peut plus critiquer …ni même presque se passer de ces différentes communautés ou initiatives laïques. Elles sont devenues incontournables. Sans bruit, sans heurt, sans prétention hégémonique, elles se sont imposées d’elles-mêmes dans le paysage de l’Eglise de France. Certes c’est un peu la « paix des cimetières » car c’est sans doute la faiblesse qui a éteint la critique mais quel chemin parcouru ! J’avais 22 ans en 1988 … c’est donc plus d’une génération qui a été sacrifiée dans l’intervalle … une génération qui a dû endurer nombre de vexations, nombre de stigmatisations, nombre de « vous n’avez aucun mandat pour mener ces initiatives » ou « votre action ne correspond pas aux options pastorales actuelles ».

0On nous a dit depuis 50 ans que Vatican II c’était le temps des laïcs, mais manifestement la voix de tous les laïcs n‘avait pas jusqu’à présent le même droit au chapitre. Désormais il semble que ce soit bien le temps de « tous les laïcs de bonne volonté » … ne boudons pas notre joie, l’Espérance doit être de mise, « il n’y a pas de fatalité au déclin de l’Eglise » disait Mgr Dufour dans son homélie au congrès. Ca ne veut nullement dire que tout va bien et qu’il faut faire preuve d’un optimisme béat mais ce Congrès réussi montre qu’il y a de belles raisons d’espérer.


Ile de France : Le budget régional consacré à la rénovation du patrimoine doit passer de 5 à 9 millions

Trinite_2-r270Amélioration en vue pour les églises de la région Ile de France. Lundi, la présidente LR de la région Valérie Pécresse a présenté une série de mesures en faveur du petit patrimoine francilien. Près de 4000 monuments protégés, dont quelques grands châteaux ou abbayes, existent en Île-de-France. En 2018, le budget global consacré au patrimoine passera de 5 à 9 millions d'euros. Les dispositifs d'aide à la restauration de monuments vont être simplifiés, deux aides prenant le pas sur les sept préexistantes. Une aide spécifique sera par ailleurs accessible pour le mobilier. Un nouveau «label patrimoine d'intérêt régional», octroyé par la région permettra aux bénéficiaires de toucher ces aides.

Mais neuf millions d'euros sont une goutte d'eau pour les besoins. La région va s'appuyer sur la Fondation du patrimoine, un organisme privé indépendant avec lequel elle a signé une convention. Afin d'encourager le mécénat des particuliers et des entreprises, chaque euro collecté par la Fondation pour du patrimoine francilien sera abondé d'un euro par la région, dans la limite de quinze mille euros par projet.

Pour voir l'état des églises parisiennes, c'est par ici.