L’histoire de France et la guerre civile

Recension du dernier livre de Zemmour par Vivien Hoch dans Les Observateurs.ch :

Destin-2"Sa relecture passionnante des lieux volontairement oubliés de l’histoire de France – le Baptême de Clovis, les croisades, l’amour non réciproque de Beauvoir pour Sartre, Catherine de Médicis, la Pompadour, le baron de Rothschild... – dévoile ce que les déconstructeurs ne veulent plus que vous voyez.  Il découvre une France vivante, qui se conserve dans la lutte pour l’existence, dans une sorte de conatus historique. En réveillant la sève dialectique qui noue les événements entre eux, et il fait de l’histoire de France un roman nietzschéen, c’est-à-dire le retour inlassable du même.

Ce même, qui revient toujours, c’est la guerre civile. Elle est l’essence profonde de la France. C’est une opposition perpétuelle des figures, des mythes et des gens ; opposition entre Clovis, la figure catholique, et Vercingétorix, la figure des laïcards ; entre les ultramontains et les gallicans ; entre les girondins et les jacobins ; entre les versaillais et les communards ; entre les résistants et les collabos… Avec cet « éternel retour du même », il  y a du Nietzsche, et avec cette dialectique, il y a du Hegel. Avec son histoire de France, Zemmour réconcilie les deux grands philosophes allemands.

Force est de constater, avec Zemmour, que cette dialectique perpétuelle a disparu de l’histoire telle qu’elle est présentée, enseignée, analysée. La machinerie universitaire a broyé les oppositions qui ont fait la France. Elle a repassé les porosités, ne cherchant dans l’histoire qu’elle-même : exit Clovis et Vercingétorix, mâles blancs hétérosexuels et barbares ; exit républicains et catholiques, universalistes, colonialistes, violents. Le pouvoir politique utilise l’histoire à ses fins, réactive telle ou telle figure, tel ou tel événement, pour construire sa propre mythologie. Aujourd’hui, le pouvoir n'a plus besoin de l'histoire, parce qu'il recommence l'histoire de zéro. C'est pourquoi les autorisés de l'histoire plaquent leur vision nihiliste sur la France.  Pour eux, l’histoire de France n’est rien, elle n’a ni unité narrative, ni tension dialectique, ni signification, ni finalité. Elle est comme leur vie intérieure, une structure rizhomatique (Deleuze) éparpillée anarchiquement dans toutes les cultures et dans toutes les spiritualités du monde.


Abomination : Après les Etats-Unis, l'Allemagne

Wiker-WUERLIls sont au moins 3 677 enfants, en majorité des garçons de moins de 13 ans, à avoir été abusés sexuellement. 1 670 clercs de l'Eglise catholique seraient impliqués, révèlent plusieurs médias allemands dont "Der Spiegel" et "Die Zeit", qui ont pu consulter un rapport d'étude sur l'Eglise catholique allemande, accusée d'avoir sciemment caché les faits.

Les faits s'étalent de 1946 à 2014. 

Lancée en 2014, cette étude doit être présentée le 25 septembre à Fulda, lors de la Conférence épiscopale allemande, par son président, le cardinal Reinhard Marx. Pendant trois ans et demi, des chercheurs a examiné 38 000 dossiers et manuscrits provenant de 27 diocèses allemands et transmis par l'Eglise.

Le Pape va aussi convoquer tous les présidents de conférence épiscopale du monde entier pour évoquer la question des abus sexuels et la protection des mineurs. Cet événement sera organisé du 21 au 24 février 2019.

Demain, le pape François recevra une délégation de la Conférence des évêques catholiques des États-Unis, pour aborder la crise des abus sexuels qui a été au cœur de l’actualité chez les catholiques américains ces derniers mois.

Dans une nouvelle lettre datée d’hier 11 septembre et adressée aux prêtres de son archidiocèse et rendue publique dans de nombreux médias en fin d’après-midi, le cardinal Donald Wuerl, archevêque de Washington D.C., souvent cité dans le rapport de l'Etat de Pennsylvanie, annonce vouloir se rendre

« très prochainement à Rome pour rencontrer [le] Saint Père [et aborder avec lui sa] démission présentée voici presque trois ans, le 12 novembre 2015 ».

Pendant ce temps, le cardinal Cupich, archevêque de Chicago directement nommé par le pape, aligne les déclarations scandaleuses.


Le mépris d'Alexandre Benalla envers les sénateurs

Alexandre Benalla ne voulait pas aller devant la commission d’enquête du Sénat. On lui a gentiment fait remarquer qu’il n’avait pas le choix. Alors il s’est lâché, montrant, sans surprise, toute sa morgue de parvenu :

Unknown-35"Aujourd'hui, on me contraint, envers et contre tous les principes de la démocratie française. (...) Je vais venir m'expliquer devant la commission d'enquête, en tout cas la mission d'information qui s'est vue attribuer les prérogatives d'une mission d'enquête, mais qui n'en a aucun droit, et qui bafoue notre démocratie. Qui la foule de son pied. M. Philippe Bas, je mesure très bien mes propos, ce petit marquis m'impose aujourd'hui de venir devant lui, sinon il m'envoie la police ou la gendarmerie. Je viendrai devant M. Philippe Bas. (...) Et je dirai ce que j'ai à lui dire. (…) Ce sont des petites personnes qui n'ont aucun droit et aucun respect pour la République française et la démocratie. Ces gens-là ne sont pas juges… Ce sont des petites gens, qui n'ont jamais existé dans le paysage politique français et qui aujourd'hui, à travers Benalla, veulent essayer d'avoir le président Macron. Mais ils n'y arriveront pas ! Le Sénat français, qui bafoue les règles constitutionnelles de notre pays, très sincèrement, je vous le dis franchement, j'ai aucun respect pour eux."

Compte-t-il donner des coups de casques, de boules ou de poings aux sénateurs ?


Avortement : La Croix à la remorque du gouvernement

La Croix publie un article sur la "polémique après les propos d’un gynécologue sur l’IVG ".

La Croix se contente de... citer les arguments du gouvernement.

A aucun moment, La Croix ne rappelle

  • qu'il y a 200 000 avortements en France et 100 000 en Allemagne, pays avec une population plus importante.
  • qu'il manque 150 millions de femmes dans le monde, du fait des avortements sélectifs. Ce qui est "légal", comme tout avortement.
  • l'enseignement de l'Eglise catholique

Pourtant, dans un écran publicitaire, La Croix affirme donner "les clés pour bâtir votre opinion". Publicité mensongère.

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Un passeur de migrants emprisonné, ses soutiens -poursuivis par Génération identitaire- restent silencieux

Lu dans Minute :

2888_page_01"Il était une fois Chamseddine Bourassine, pêcheur tunisien et « sauveur de migrants ». Alors que l’Europe laissait se noyer les réfugiés dans la Méditerranée, Chamseddine, lui, en « sau vait » depuis 2015 des centaines en les recueillant à bord de son petit bateau de pêche. Las… Depuis une dizaine de jours, Chamseddine, prénom qui en arabe signifie « soleil de la religion », médite dans une prison italienne avec les cinq membres de son équipage. Rome l’accuse d’être un trafiquant de clandestins, un « passeur ». Naturellement, sa version est radicalement différente. A l’en croire, il pêchait tranquillement lorsque sa route a croisé par le plus grand des hasards celle d’une embarcation en détresse avec à son bord quatorze migrants. Obéissant « aux lois de la mer », Chamseddine affirme avoir aussitôt prévenu les gardes-côtes italiens qui n’auraient pas réagi. Il a alors pris en remorque la barque chargée de migrants et s’est dirigé vers l’île italienne de Lampedusa. Pourquoi pas vers la Tunisie toute proche ? « Les réfugiés ne voulaient pas », affirme Chamseddine. [...]

Il est, en revanche, un abonné absent parmi les soutiens de Chamseddine : l’extrême gauche française. Voici un an, à l’été 2017, Chamseddine avait travaillé avec des groupuscules anarchistes afin d’empêcher le C-Star, le navire affrété par Génération identitaire pour bloquer les barques des passeurs, d’aller se ravitailler en Tunisie. A cette occasion, Chamseddine avait organisé des manifestations « antifascistes » dans le port de Zarzis. On aurait pu croire que son arrestation allait donner lieu à une de ces mobilisations dont les antifas français ont le secret, mélange emphatique de pleurniches et d’appels aux dons, mais, non, rien. Il est sans doute une raison à cet étrange silence. Le 17 septembre prochain, Yannis Youlountas et Jean-Jacques Rue, deux des meneurs anti-identitaires de l’été dernier, passeront en appel devant la cour d’Aix-en- Provence. Génération identitaire les poursuit pour diffamation et menaces de mort. En première instance, Youlountas a été relaxé mais Rue a été condamné à deux mois de prison avec sursis et 900 euros de dommage et intérêts. L’affaire Chamseddine tombe mal pour eux. Pas question donc de se faire remarquer en le soutenant publiquement. La « solidarité internationale antifasciste » a ses limites. [...]"


Quel avenir pour la fédération de Paris de LR ?

Lu dans Minute :

2888_page_01"Après quinze ans de bons et loyaux services, Philippe Goujon, l’actuel maire du XVe arrondissement, a décidé de ne pas se représenter à la tête de la fédération de Paris de LR. [...] Pris entre les sourires enjôleurs de Valérie Pécresse– la patronne de la région, qui entend peser avec Libres ! – et Agir, le parti des Constructifs qui a recruté certains élus parisiens, les Républicains sont divisés.

Agnès Evren est la première à avoir déclaré sa candidature en mai 2018. L’élue parisienne, qui est aussi la « Madame cinéma » de Valérie Pécresse, joue surtout sur son image. Elle veut séduire une capitale qui a été sensible à la jeunesse d’Emmanuel Macron et utilise ses appuis au conseil régional d’Ile-de-France, dont elle est vice-présidente à la Culture, pour défendre une droite plus « cool ». Les Républicains de Paris sont, en effet, sur une ligne moins identitaire que celle de Wauquiez. [...] Elle doit son élection à l’Hôtel de Ville en 2014 et à la région en 2015 à l’appui de Philippe Goujon… qu’elle défie actuellement. Il faut dire qu’elle n’est pas exactement sur la même ligne politique : en 2013, Agnès Evren avait été porte-parole de NKM quand Paris organisait une primaire pour désigner son candidat aux municipales. Moyennant quoi, aux législatives de 2017, quand NKM avait choisi de se porter candidate dans la 2ecirconscription de la capitale que lui offrait gentiment Fillon, celle-ci lui avait refilé sa 4e circonscription de l’Essonne. Raté ! Les deux se sont retrouvées au tapis, battues, et largement, par des candidats macronistes.

Une autre candidate, Catherine Lécuyer, mère de famille nombreuse et proche de la Manif pour tous, s’est lancée dans la bataille pour la présidence de la fédération de Paris. Elue du VIIIe arrondissement, cette catholique pratiquante entend attirer des militants attachés à une droite de conviction qui ne veulent pas voir leur fédération tomber sous la coupe d’une candidate « bobocompatible ».

Mais l’inquiétude se développe chez les barons parisiens qui redoutent un duel entre les deux femmes qui tournerait à l’avantage d’Agnès Evren. Pour cette raison, ils comptent sur un troisième « larron », Jean-Jacques Giannesini, un élu du XIXe arrondissement qui incarne la droite militante et populaire du RPR, celle du Jacques Chirac d’il y a longtemps. La botte secrète des vieux briscards parisiens ?

Depuis plus d’une semaine, la campagne prend une tournure explosive. Furieuse du soutien accordé par un certain nombre d’élus à Jean-Jacques Giannesini, Agnès Evren accuse ce dernier d’être une créature… de Philippe Goujon.

[...] Et Wauquiez dans tout cela ? Il ne dit rien. Pourtant, l’élection d’Evren constituerait un enracinement supplémentaire de Pécresse dans le pou lailler des Républicains. Laissera-t-il filer la ca pitale, alors qu’elle reste symboliquement une vitrine du parti ?"


Avortement : le syndicat des gynécologues crée la stupeur

Interrogé par une journaliste de l'émission de Quotidien sur TMC, mardi 11 septembre, Bertrand de Rochambeau, gynécologue mais aussi président du Syndicat national des gynécologues-obstétriciens de France (Syngof), a expliqué qu'il refusait désormais de pratiquer des avortements.


"Moi, je fais un métier avec mes tripes. Je me lève à n'importe quelle heure. La nuit, je fais des opérations très difficiles, avec mes tripes. Et donc aux choses auxquelles je ne crois pas, je ne les fais plus". "Nous ne sommes pas là pour retirer des vies".

La journaliste lui fait alors remarquer que "ce n'est pas un homicide de faire une IVG". "Si, madame", répond le gynécologue. Valentine Oberti rappelle alors qu'un avortement n'est pas considéré comme un homicide dans le Code pénal.

"Ça, c'est son opinion. Moi, en tant que médecin, je ne suis pas forcé d'avoir votre opinion. Et si je ne l'ai pas, la loi me protège et ma conscience aussi".


La répression sur internet n’a aucune chance de museler les opinions dissidentes

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités :

Images"[...] Tout récemment, un rapport officiel a été publié par le Centre d’analyse, de prévision et de stratégie (CAPS) et l’Institut de recherche stratégique de l’école militaire (IRSEM) sur ce thème. Ce rapport fourmille d’informations fort intéressantes, mais il a été résumé à l’usage des journalistes d’une façon assez sommaire. En gros, il faut retenir que les méchants Russes menacent nos belles démocraties, en s’ingérant frauduleusement dans les processus électoraux, en France comme aux États-Unis.

Tout ceci est assez fantaisiste.

On voit mal les sites Russia Today ou Sputnik en armes de destruction massive. Et, surtout, on voit mal pourquoi ce qui est « bien » avec CNN, Al-Jazeera ou TV5 Monde serait nécessairement mauvais avec RT.

Tous les grands Etats ont des structures pour diffuser leur vision du monde à l’étranger. Celame semble assez logique. Et le téléspectateur sait bien qu’un événement peut recevoir plusieurs interprétations. Je dois confesser, quant à moi, que je regarde régulièrement les médias anglo-saxons et les médias russes pour essayer de comprendre leur vision du monde et surtout ce qui se passe chez nous – car on sait que la presse du Macronistan, admirable servante de notre belle démocratie,est cependant légèrement déficiente pour présenter les réalités qui fâchent.

Bref, ce fantasme de l’ingérence russe me semble farfelu. Et je n'arrive pas à comprendre pourquoi la lutte contre les «fake news » est devenue ainsi prioritaire. Nous ne sommes plus capables d’envoyer 400 soldats sur un théâtre d’opérations extérieures, mais nous dépensons des millions pour nous prémunir de la vision russe du monde sur les réseaux sociaux! Curieuse priorité militaire!

À vrai dire, cette histoire de « fake news » est fondamentalement une histoire de censure: il ne doit rien subsister sur le marché des médias qui contredise la belle saga d’Emmanuel Macron, progressiste sauveur de l’Europe menacée par l’ascension des populistes.

Mais quand donc nos « élites » comprendront-elles que c’est fini ? Le vieux monde de l’ORTF est derrière nous. On peut sans doute le regretter. Après tout, cette époque nous a tout de même donné Audiard, qui était d’un autre calibre que les « humoristes » contemporains. Mais, enfin, le fait est là.

Dieu sait si je me heurte souvent à l’État et à la répression sur internet (depuis 2013, je n’ai jamais eu moins de 4 procès sur le dos!), mais, s’il y a une chose dont je suis sûr, c’est que cette répression n’a aucune chance de museler les opinions dissidentes. Elle ne le peut déjà pas en Chine communiste. Comment le pourrait-elle chez nous où les gouvernements voudraient censurer sans assumer ?

En tout cas, la meilleure preuve que ce ne sont pas les fausses nouvelles, mais bien les opinions dissidentes qui sont visées, c’est que, régulièrement, les médias d’État sont pris enagrant délit de désinformation. Ainsi, récemment, France Inter a faussement annoncé la mort du cinéaste Costa-Gavras. Plus récemment encore, l’AFP a évoqué une chasse à l’étranger dans les rues de Chemnitz en Allemagne. [...]"


8 ans de vacances en France: "Monsieur Macron, on est sans-papiers, on t'aime trop ici"

Lors du "bain de foule" d'Emmanuel Macron vendredi 7 septembre, sur le Vieux-Port de la cité phocéenne, un jeune homme se présentant comme « sans-papiers » est venu l’aborder :

« Monsieur Macron, on est sans-papiers, on t’aime trop ici ! ».

Ce dernier ne lui répond pas "Monsieur, le président, nous vous aimons trop ici", mais :

« Il faut régulariser la situation ».

L'autre lui dit être algérien mais avoir « grandi ici, à Marseille », où il vient également « pour les vacances ». Devant un président de la République qui lui répète de se mettre en règle et s’interroge sur l’avancement de sa demande de régularisation, l’individu donne le chiffre de « huit ans ».

« Vous vous foutez de moi ? Ça fait huit ans que vous êtes sans-papiers ? »

Et oui. Bienvenue en France.


Sophrologie et sorcellerie

Mon dernier post sur la sophrologie a provoqué un certain nombre de réactions intéressantes. Voici une analyse de Béatrice Malleron, qui a publié un ouvrage intitulé Si tu crois, tu verras la Gloire de Dieu :

005081092Des personnes qui ont pratiqué la sophrologie ou se sont fait soigner par cette thérapie nouvelle demandent à être libérées et elles se rendent compte qu’on les a trompées parce que la sophrologie soigne par la sorcellerie, le voodoo principalement !

Belle aventure pour devenir sorcier ou sorcière inconsciente !

Dt 18,10 : on ne trouvera chez toi personne qui fasse passer au feu son fils ou sa fille, qui pratique divination, incantation, mantique ou magie, personne qui use de charmes, qui interroge les spectres et devins, qui invoque les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination à Yahvé ton Dieu.

Osée 4,6 : mon peuple périt, faute de connaissance

La sophrologie par exemple, d'après le père Joseph-Marie Verlinde, emprunte ses principes au voodoo, au macoumba, au Tantrisme supérieur, au yoga et à l'ordre initiatique. Or, vous le savez, la sophrologie est introduite dans le système hospitalier français tout comme la radiesthésie divinatoire par le biais des magnétiseurs et des kinésithérapeutes.

Jean Pliya a écrit dans: "La Prière de Délivrance et d'Exorcisme - face aux défis actuels du démon - Actes du colloque de Hochaltingen - 2003 - International Association for Delivrance :

Actuellement, dans les hôpitaux et divers autres endroits, on soigne par la sophrologie. Etes-vous conscients que la maladie sera soulagée par du voodoo, c’est-à-dire de la sorcellerie ? Croyez-vous que la maladie est guérie ? On vous fait croire qu’elle est guérie. Pensez-vous vraiment que la sorcellerie va vous guérir, le pensez-vous vraiment ? Le démon doit « jubiler » de vous avoir liés ? Alors qu’il est venu voler, égorger, détruire, nous dit-on dans la Bible, Jn 10,10 et qu’on lui laisse une autoroute pour commettre ses méfaits !

Cette maladie sera seulement soulagée, mais elle reviendra plus tard avec en prime des esprits impurs et vous ne ferez jamais le lien avec la sophrologie sauf si le Seigneur, dans sa grande bonté, met quelqu’un sur votre route, pour vous en informer.

Je précise aussi qu’un médecin qui soigne par sophrologie a les mêmes esprits impurs de la sophrologie que sa patiente, ainsi que l’infirmière ou la naturopathe qui recommande le soin. De plus, comme on désobéit au Seigneur en se faisant soigner par sophrologie, cela crée une malédiction. Une malédiction qui n’est pas coupée ne s’arrête jamais.

Derek Prince » (livre Bénédiction ou Malédiction, à vous de choisir) nous dit « une malédiction pourrait être comparée à un long bras maléfique tendu à partir de notre passé

Une malédiction descend de génération en génération. Ce n’est pas un beau cadeau à faire à ses descendants !

L’année dernière, une naturopathe a dit à une de ses patientes « buvez cette potion, le diable va se noyer dedans » !

« Dans notre monde permissif, plusieurs deviennent sous l’influence du démon, sans trop s’en apercevoir, en faisant des expériences du côté de la magie, de la sorcellerie, de l’occultisme, du spiritisme, des religions orientales, en ignorant les dangers qu’ils encourent. Par ailleurs, certains peuvent nuire à autrui par l’intervention du démon au moyen de la magie noire, des malédictions, du mauvais œil et des sorts ».

Aller voir un sophrologue, un magnétiseur, un guérisseur, etc. « C’est donner soi-même aux démons la possibilité de nous tourmenter».

De Mgr Tournyol du Clos, prélat exorciste, dans « Peut-on se libérer des esprits impurs » :

« quelles pratiques sont à l’origine de liens maléfiques réclamant d’être tranchés par la prière de libération ? »

« L’avortement, les sectes, les techniques orientales : le Tai Chi, le Qi-Gong, le Reiki, le Yoga, le Hata-Yoga, le Zen, la Méditation transcendantale, etc. […] »

« Etc. […] les philosophies extrêmes orientales, comme celle qui sous-tend les arts martiaux. »

« Des médecines d’origine extrême orientale. » […]

Les péchés mortels ouvrent les portes aux esprits impurs. « Autrement dit, toutes les actions par lesquelles on désobéit gravement aux commandements de Dieu et de l’Eglise ».

Je vous conseille aussi de regarder le site tenu par un prêtre qui a une très grande expérience dans la libération des liens occultes  http://charismata.free.fr/

Je conseille à toutes les personnes qui ont touché d’une façon ou d’une autre à toutes ces thérapies nouvelles :

  1. de vous informer auprès de ce site, vous pouvez poser des questions à ce prêtre, même d’une façon anonyme ;
  2. d’aller vous confesser et d’avouer que vous avez pratiqué telle pratique ou avoir reçu tel soin par telle pratique ; de réparer en avertissant vos patients ;
  3. rechercher un prêtre dans la délivrance, ou un(e) charismatique qui a reçu des charismes de libération, de guérison et discernement direct des esprits ; Plus vous pratiquez, plus les racines du mal seront enfouies ;
  4. Ne plus toucher à aucune de ces pratiques occultes quelles qu’elles soient, parce que vous engagez aussi votre vie éternelle.

Choisir la vie recherche des bénévoles

Annonce de Cécile Edel :

"Choisir la Vie, association de défense de la vie, fondée en 1982 recherche urgemment un ou deux bénévoles qui seraient chargés de la communication au sein du mouvement (animation des réseaux sociaux (facebook, twitter...), communication sur les activités de l'association...)

Si vous êtes intéressè par ce poste ou pour toute information complémentaire, vous pouvez nous contacter à l'adresse suivante : [email protected]

Nous vous remercions par avance de votre soutien et l'aide que vous pourrez nous apporter."


C’est arrivé un 12 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

"La révolution a commencé par la déclaration des droits de l'homme : elle ne finira que par la déclaration des droits de Dieu." Louis de Bonald

Alors rappelons-nous :

  • le 12 septembre : saints du jour français ou en France.
    • Bx Pierre-Sulpice-Christophe Faverge : martyr († 1794)

Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux Pierre-Sulpice-Christophe Faverge, frère des Écoles chrétiennes et martyr. Sous la Révolution française, parce que religieux, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier et donna tous ses soins à ses co-détenus, jusqu'à ce qu'il soit emporté par la contagion qui régnait à bord.

  • le 12 septembre 1213 : bataille de Muret.

Les Albigeois du Languedoc assiègent la forteresse de Muret, tenue par trente français qu'ils massacrent. Cette troupe est constituée de 900 hommes du Comte de Toulouse, Raimond VI, beau-frère de Pierre II d'Aragon, 400 hommes de Raymond-Roger, Comte de Foix et 900 Aragonais de Pierre II d'Aragon, rapidement renforcés par des milliers de cathares. En face, Simon IV de Montfort, qui n'est pas très loin intervient, le 12 septembre.

C'est la première victoire obtenue par le Rosaire, une victoire contre les cathares. Les 800 chevaliers français appelés par le pape Innocent III et menés par Simon de Montfort. Ils affrontent une armée de 34 000 hommes : des cathares et espagnols de Pierre II d'Aragon. Pendant toute la bataille, saint Dominique fait prier le rosaire dans l'église de Muret. La victoire est fulgurante : 8 tués côté français et 10 000 côté espagnol et cathare, dont Pierre II. Elle permet le retour de la paix.

Après la victoire, Simon IV de Montfort devient alors le nouveau maître du Languedoc. Voir la chronique du 15 janvier, du 16 mars, du 12 avril.

  • le 12 septembre 1226 : capitulation d'Avignon.

Le Roi Louis VIII, ayant hérité des droits de Simon de Montfort sur le comté de Toulouse et poussé par le pape, se lance à son tour dans une croisade contre les Albigeois, pour en finir avec l'hérésie. Son armée constituée de 50.000 hommes, descend la vallée du Rhône et arrive devant Avignon le 10 juin. A l'issue de cette victoire les villes de Tarascon, Beaucaire, Saint-Gilles, Arles, Narbonne, Carcassonne se soumettent immédiatement. Voir les chroniques des 11 et 14 septembre.

Louis VIII reçoit la soumission de la ville d'Avignon

Tirée de Le temps des Principautés ; de Jean Favier ; éditions Fayard, 1984

  • le 12 septembre 1319 : Gasbert de Valle, ou de La Val, est nommé évêque de Marseille par le pape Jean XXII.
  • le 12 septembre 1362 : décès du pape Innocent VI.

Innocent VI est pape de 1352 à 1362, après avoir été évêque de Clermont et conseiller du Roi de France. Il succède à Clément VI et est élu le 18 décembre 1352. Il mène une politique d'économie, ordonne à tous les prélats de se retirer chacun dans leurs bénéfices ou diocèses et d'y résider sous peine d'excommunication.

C'est un grand réformateur: il rappelle les ordres religieux à l'observation de leurs règles, brise les résistances; il fonde la chartreuse Notre-Dame-du-val-de-Bénédiction à Villeneuve-Lès-Avignon en 1356. En 1358, il fait vendre argenterie et bijoux personnels pour permettre à l'Église de survivre. Il tente de ramener la papauté à Rome. C'est aussi un homme de lettre, un ami de la justice, et de la charité. Les malheurs de la France le touchent profondément. Ce dont se moquent les Anglais après la bataille de Poitiers. Il fait fortifier Avignon avec l'enceinte, toujours visible de nos jours pour protéger la ville des grandes compagnies.

  • le 12 septembre 1449 : Saint Lô ouvre ses portes au Roi Charles VII.

Les habitants accueillent les soldats de Charles VII en libérateurs. Le connétable de Richemont y rassemble les troupes qui assureront la victoire de Formigny.

  • le 12 septembre 1494 : naissance à Cognac de François Ier, futur Roi de France.

François d'Angoulême, futur François Ier, naît à Cognac. Le fils de Charles de Valois, comte d'Angoulême, et de Louise de Savoie, accède au trône de France en 1515, succédant à Louis XII, dont il a épousé la fille, Claude de France, le 7 avril 1514. Le vainqueur de la bataille de Marignan est aussi le symbole de la Renaissance française. Il attire durant son règne de très nombreux artistes à la cour, dont Leonard de Vinci. Il ordonne notamment la construction du château de Chambord et fonde le Collège de France. Mais tout ce que l'histoire moderne porte à son actif ne peut cacher ses responsabilités dans l'expansion du protestantisme en France et le déclenchement des guerres de religions (voir la chronique du 31 mars). Voir aussi celles du 25 janvier, du 24 février, des 13 et 14 septembre.

  • le 12 septembre 1683 : échec turc devant Vienne.

Le roi de Pologne, Sobieski, venant au secours de Vienne et de Léopold Ier, avec 70 000 hommes défait les 140 000 Turcs de Kara Mustafa au Kahlenberg, près de Vienne. Ce dernier lève le siège.

  • le 23 septembre 1642 : exécution du marquis de Cinq-Mars et de François-Auguste de Thou, conseiller au Parlement.

La conspiration se déroule pendant la guerre de Trente Ans, alors que la France est alliée à la Suède et aux princes allemands. Henri Coiffier de Ruzé d'Effiat, marquis de Cinq-Mars a signé un accord secret avec l'Espagne, en guerre avec la France depuis 1635. Elle doit lui assurer une force armée conséquente pour aider la conjuration, en échange de la restitution de toutes les places-fortes conquises par la France et d'une somme de 400 000 écus. De plus Gaston de France, le frère du Roi, s'engage à signer la paix avec l'Espagne à la place du Roi, et à abandonner l'alliance avec la Suède et les princes allemands.

Après avoir découvert un complot contre le cardinal de Richelieu, en juin, le Roi Louis XIII et Richelieu font juger Cinq-Mars et de Thou à Lyon. Ils sont condamnés à mort pour crime de lèse-majesté, et décapités, le 12 septembre 1642, sur la place des Terreaux. La famille de Cinq-Mars est aussi condamnée : sa mère la maréchale d'Effiat exilée en Touraine, son frère privé de ses bénéfices d'abbé, et le château de famille rasé.

Gaston de France se voit retirer par le Parlement de Paris ses droits à la régence.

Cinq-Mars et de Thou au pied de l'échafaud

  • le 12 septembre 1725 : naissance de Guillaume Le Gentil, astronome français.
  • le 12 septembre 1763 : décès de Jean-Philippe Rameau.

Jean-Philippe Rameau meurt le 12 septembre 1764 à Paris. Considéré comme l'un des plus grands musiciens du classicisme français, le compositeur naît le 25 septembre 1683. Il connait son plus grand succès en 1735 avec l'opéra-ballet Les Indes galantes. Il est également reconnu pour être le premier théoricien de l'harmonie classique, avec des traités qui sont toujours d'actualité aujourd'hui.

Jean-Philippe Rameau
Portrait attribué à Joseph Aved (1702-1766)
Musée des Beaux-arts de Dijon

  • le 12 septembre 1771 : sœur Thérèse de St-Augustin anciennement Mme Louise, fille de Louis XV, prononce ses vœux religieux, au Carmel de St-Denis.

C'est Marie-Joséphine de Savoie, future épouse du futur Louis XVIII, qui lui remet le voile noir de carmélite. Voir les chroniques du 30 janvier, 16 février, 11 avril et du 10 octobre.

  • le 12 septembre 1772 : pour cause de sodomie, Sade et Latour sont exécutés et brûlés en effigie sur la place des Prêcheurs à Aix en Provence.
    • le 12 septembre  1791 : annexion d'Avignon.

L'Assemblée constituante vote la réunion à la France d'Avignon et du Comtat venaissin.

  • le 12 septembre 1854 : décès de Charles-François Brisseau de Mirbel, botaniste français.

Charles-François Brisseau de Mirbel travaille d'abord au Muséum national d'histoire naturelle. Il devient le père de la cytologie en écrivant le "Traité d'anatomie et de physiologie végétale".

  • le 12 septembre 1897 : naissance d'Irène Joliot-Curie.

Irène Joliot-Curie naît le 12 septembre 1897 à Paris. Fille de Pierre et Marie Curie, elle est chimiste et physicienne, comme ses parents. Elle épouse Frédéric Joliot en 1926 et effectue avec ce dernier des recherches sur la radioactivité naturelle ; ils découvrent la radioactivité artificielle. En 1935, les deux reçoivent le prix Nobel de chimie et travaillent à la réalisation d'une bombe atomique. Elle décède d'une leucémie en 1956.

  • le 12 septembre 1914 : victoire française sur la Marne.

La bataille, qui a duré six jours, marque l'arrêt de la progression des troupes allemandes. Les Français l'emportent face à une armée allemande sidérée, dont la retraite commence le 8 septembre, le jour de la nativité de la Vierge.

La toute nouvelle IXe Armée de Ferdinand Foch positionnée entre le Marais de Saint-Gond et Arcis-sur-Aube encaisse les assauts allemands les plus furieux. Son chef a fait distribuer à tous ses soldats le drapeau tricolore frappé du Sacré Cœur de Jésus malgré l'interdiction des politiques.

Le «miracle de la Marne», est une expression de Maurice Barrès, sortie d'un article du 22 décembre 1914 suggérant d'instituer une fête nationale en l'honneur de Jeanne d'Arc. Les républicains anticléricaux vont inventer l'épisode des « Taxis de la Marne » rassemblés par Gallieni pour laïciser la bataille et retirer toute trace de l'aide divine apportée aux armées françaises. Cet épisode, certes astucieux, n'est qu'un « détail » de la bataille car Jean-Claude Delhez dans la revue Guerre et Histoire, démontre que les 700 taxis rassemblés n'ont transporté que les 4 000 hommes de la 7e Brigade Félineau.

Voir les chroniques des 5, 6 et 8 septembre.

  • le 12 septembre 1940 : découverte de la grotte de Lascaux.

C'est en cherchant leur chien que quatre jeunes gens découvrent une grotte préhistorique sur la commune de Montignac en Dordogne. Les parois et le plafond de la grotte offrent des chefs-d'œuvre paléolithiques datant de 15 000 à 17 000 ans représentant essentiellement des animaux.

  • le 12 septembre 1962 : référendum sur l'élection présidentielle.

Le président De Gaulle annonce un référendum sur l'élection du président de la république au suffrage universel direct. Le Conseil constitutionnel va aller jusqu'à déclarer ce projet de loi anticonstitutionnel !

  • le 12 septembre 2006 : le Pape Benoît XVI, à l'université de Ratisbonne, prononce un discours devant les représentants du monde des sciences.

Une phrase sur la violence de l'islam suscite une polémique. Le pape cite une phrase du savant empereur byzantin Manuel II Paléologue :

"« Montre moi ce que Mahomet a apporté de nouveau et tu ne trouveras que du mauvais et de l'inhumain comme ceci, qu'il a prescrit de répandre par l'épée la foi qu'il prêchait ».

Et le pape de continuer:

Après s'être prononcé de manière si peu amène, l'empereur explique minutieusement pourquoi la diffusion de la foi par la violence est contraire à la raison. Elle est contraire à la nature de Dieu et à la nature de l'âme. « Dieu ne prend pas plaisir au sang, dit-il, et ne pas agir selon la raison ('σύν λόγω') est contraire à la nature de Dieu. La foi est fruit de l'âme, non pas du corps. Celui qui veut conduire quelqu'un vers la foi doit être capable de parler et de penser de façon juste et non pas de recourir à la violence et à la menace... Pour convaincre une âme douée de raison, on n'a pas besoin de son bras, ni d'objets pour frapper, ni d'aucun autre moyen qui menace quelqu'un de mort... » .

L'intégrale du discours se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2006/september/documents/hf_ben-xvi_spe_20060912_university-regensburg_fr.html

Dans son discours le pape reproche à l'empereur la dureté de ses mots, même s'il les replace dans leur contexte historique du siège de Constantinople. Pourtant, les violences et les assassinats de catholiques vivants dans les pays musulmans qui s'en suivent prouvent deux choses : que l'empereur n'avait pas tort et qu'aujourd'hui, la grande majorité des musulmans subit des prêches qui appellent la violence contre tous les non musulmans.

  • le 12 septembre 2008 : au collège des Bernardins à Paris, le pape Benoît XVI s'adresse aux 650 invités du monde de la culture: "Chercher Dieu et se laisser trouver par lui".

L'intégrale du discours se trouve ici :

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/speeches/2008/september/documents/hf_ben-xvi_spe_20080912_parigi-cultura_fr.html

Extraits :

"Avant toute chose, il faut reconnaître avec beaucoup de réalisme que leur volonté n'était pas de créer une culture nouvelle ni de conserver une culture du passé. Leur motivation était beaucoup plus simple. Leur objectif était de chercher Dieu, quaerere Deum. Au milieu de la confusion de ces temps où rien ne semblait résister, les moines désiraient la chose la plus importante : s'appliquer à trouver ce qui a de la valeur et demeure toujours, trouver la Vie elle-même. Ils étaient à la recherche de Dieu. Des choses secondaires, ils voulaient passer aux réalités essentielles, à ce qui, seul, est vraiment important et sûr. On dit que leur être était tendu vers l'« eschatologie »." […] La recherche de Dieu requiert donc, intrinsèquement, une culture de la parole, ou, comme le disait Dom Jean Leclercq : eschatologie et grammaire sont dans le monachisme occidental indissociables l'une de l'autre.

[…] une limite claire est mise à l'arbitraire et à la subjectivité, limite qui oblige fortement l'individu tout comme la communauté et noue un lien supérieur à celui de la lettre du texte : le lien de l'intelligence et de l'amour. Cette tension entre le lien et la liberté, qui va bien au-delà du problème littéraire de l'interprétation de l'Écriture, a déterminé aussi la pensée et l'œuvre du monachisme et a profondément modelé la culture occidentale. Cette tension se présente à nouveau à notre génération comme un défi face aux deux pôles que sont, d'un côté, l'arbitraire subjectif, et de l'autre, le fanatisme fondamentaliste. Si la culture européenne d'aujourd'hui comprenait désormais la liberté comme l'absence totale de liens, cela serait fatal et favoriserait inévitablement le fanatisme et l'arbitraire. L'absence de liens et l'arbitraire ne sont pas la liberté, mais sa destruction.


La lutte contre les abus sexuels dans l’Église n’intéresse pas les grands médias

De Laurent Dandrieu dans Valeurs Actuelles :

33577654_458846897904755_6531880607008423936_n"« Le pape François est-il homophobe ? » À l’heure où le monde catholique ne bruisse que des accusations portées par un ancien nonce à Washington, Mgr Viganò, contre le pape François, qu’il accuse de complaisance vis-à-vis de certains prédateurs sexuels, mais aussi vis-à-vis des « réseaux homosexuels » qui ont selon lui infiltré l’Eglise, le titre de la page de tribunes publiée par le journal le Monde dans son édition du 11 septembre apparaît pour le moins surréaliste.

À l’heure où ce qu’on n’appelle plus que l’affaire Viganò a déclenché ce que les observateurs n’hésitent pas à qualifier de « guerre civile dans l’Église »,notamment aux États-Unis, cœur de l’actuel cyclone, où les évêques se déchirent sur la crédibilité des accusations portées contre le pape, la discrétion de la plupart des grands médias sur l’affaire est plus que frappante. Alors que, en temps normal, toute accusation de complaisance de l’Église vis-à-vis des prédateurs sexuels qui défigurent son visage fait les gros titres des médias, ici ils ont préféré s’interroger à longueur de colonne sur la dimension « homophobe », donc, du recours à la psychiatrie suggéré par le pape, dans l’avion qui le ramenait de Dublin le 26 août, aux parents dont de jeunes enfants se découvriraient des tendances homosexuelles. Au point que certains observateurs se demandent si cette « gaffe » du pape François (qui a fait depuis retirer le terme de « psychiatrie » des versions de l’entretien publiées sur le site internet du Vatican) n’était pas en réalité intentionnelle, certain qu’il aurait été que cette sortie provocatrice aurait détourné les médias d’une affaire autrement importante : la réalité des accusations portées par Mgr Viganò.

Dans un article publié sur le site de l’hebdomadaire Newsweek, le journaliste vedette américain Ben Shapiro s’étonne de ce manque de curiosité médiatique – à laquelle, en France, il n’y a guère que le Figaro pour faire exception, l'hebdomadaire La Vie y consacrant pour sa part son dernier dossier de couverture, mais sans enquêter sur la réalité des accusations, se contentant de déplorer la déstabilisation dont est victime François. L’explication de Ben Shapiro a le mérite de la simplicité, et donc de la clarté : « La honteuse tentative des médias de disculper François à cause de leur amour pour sa politique ne fait que souligner la malignité des motivations de bien des journalistes : ils étaient heureux de pouvoir révéler des comportements scandaleux dans l’Eglise catholique quand le pape était un conservateur ; et ils sont heureux de participer au camouflage de ces comportements quand le pape est un libéral » [« libéral » au sens américain, qui correspond à notre « progressiste », NDLR].

Et Ben Shapiro de poursuivre : « Si les membres des médias défendent avec constance un pontificat accusé de couvrir des abus sexuels, ce n’est pas par bienveillance à l’égard de l’Eglise, mais bien parce qu’ils croient que la doctrine traditionnelle doit être éliminée à n’importe quel prix, même au prix de l’abus sexuel sur des mineurs. »

[...] Et les victimes, dans tout cela, souvent détruites à vie par les abus d’un prêtre en qui elles avaient placé leur confiance spirituelle ? Un coup les grands médias les prennent en pitié, un coup ils les oublient. Car, vous l’aurez compris, pour la bien-pensance dominante, l’important n’est pas là, et la vérité ne compte pas non plus : la seule chose importante est que l’Eglise se conforme au monde de telle sorte qu’elle ne puisse plus jouer son rôle de trouble-fête de la modernité festiviste. Cela vaut bien, sans doute, que quelques scandales sexuels soient gardés sous le boisseau…"


C'est psychiatrique...

CaptureMichel Onfray était interrogé hier soir sur BFM TV, sur le thème de l'islam de France. A 39mn10, le philosophe athée répond à une question sur l'islam et ses attaques terroristes avec un bel amalgame :

"[...] évidemment qu'il faut avoir des problème psychiatrique pour croire que quand on égorge quelqu'un en criant allah akbar on va récupérer une dizaine de vierges au paradis, mais c'est psychiatrique, aussi, de croire que Jésus peut naître d'une mère vierge, mourir et ressusciter le 3e jour [...]"

Il n'a pas tout à fait tort, puisque le sacrifice d'un Dieu sur la croix ne peut être vu que comme une folie pour les païens :

"nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les Gentils" [1 Corinthiens 1.23]

Mais que Michel Onfray ne se croit pas à l'abri de la folie, comme le dit l'auteur du psaume 14 :

"L'insensé dit dans son cœur : " Il n'y a point de Dieu !... ""


Arabe à l'école : une solution qui aggrave le problème

Selon Barbara Lefebvre, enseignante et essayiste, coauteur des “ Territoires perdus de la République ” et de “ Une France soumise ”, interrogée dans Valeurs Actuelles :

Enseigner l’arabe à l’école avait déjà été suggéré dans ce type de rapport ?

C’est la rengaine d’El Karoui depuis des années et c’est absolument inepte. Il prétend qu’on lutterait contre l’islamisme en enseignant davantage l'arabe à l'Ecole publique ; c’est toujours la tactique « un problème = une solution » qui n’en est pas une mais induit au contraire une aggravation du problème de départ. Il argue du fait que le nombre d'élèves étudiant l'arabe à l'école publique a baissé de moitié au cours de la décennie écoulée quand il a été multiplié par dix dans les mosquées. Factuellement c’est exact, mais il n’en explicite pas la cause, laissant entendre, avec une certaine perfidie, que c'est l'institution scolaire qui a obligé les « musulmans » à ce repli. Malgré eux donc. Le journaliste qui lui faisait face [dans la matinale d’Europe 1] acquiesce car il est outré par une telle discrimination. Or la vérité c’est que l’Education nationale a fermé progressivement ces classes au cours des dix dernières années car il y avait de moins en moins d'élèves inscrits. Pourquoi ? Parce que les familles préféraient que leurs enfants apprennent l'arabe coranique et non l'arabe littéraire moderne. Voilà la vraie raison qu’il se garde bien d’expliquer.

Pourquoi ce rapport s’il ne nous apprend rien de neuf ?

Parce que l’objectif est politique et non intellectuel. Il faut construire « l’islam de France » nous répète-t-on au plus haut sommet de l’Etat. Je dis : chiche ! Laissons les représentants du culte musulman le faire. Mais personne ne le souhaite car on sait à quoi ressemblerait alors cet islam : il serait aux mains de la mouvance fréro-salafiste car c’est elle qui domine aujourd’hui. Donc, dans un bel élan démocratique on les contourne plutôt que de les combattre sans pitié et on inflige aux pouvoirs publics – donc aux contribuables français – la charge politique et financière de construire « l’islam de France », cette Arlésienne dont on entend parler depuis Chevènement ministre de l’intérieur et que le CFCM de Sarkozy a définitivement enterré ! Un premier pas a d’ailleurs été franchi vers cette intrusion de l’Etat dans le religieux : Jean-Pierre Chevènement est désormais président de la Fondation de l’islam de France crée en décembre 2016, une institution à vocation culturelle : faire connaître l’islam aux Français non musulmans, faire connaître la République aux musulmans. On hésite entre un paternalisme affligeant et une fumisterie à la socialo… El Karoui, c’est le revers de la médaille : il vise à créer une « parenthèse concordataire » pour reprendre l’expression de son ami Alain Minc promoteur de son projet. Il veut que l’Etat crée et donc finance une structure institutionnelle cultuelle en appui de la Fondation précitée. El Karoui a déjà trouvé son nom : l’association musulmane pour un islam de France (rapport de 2016). C’est elle qui serait chargée de collecter la dîme du hallal pour financer le culte (formation des imams, construction des mosquées, pèlerinages etc.). L’argent c’est le nerf de la guerre et c’est d’ailleurs l’essentiel de l’argumentaire de l’ex-banquier El Karoui en prétendant qu’il va ainsi s’émanciper de la tutelle idéologique des Saoudiens, Qataris etc."


Il n’est pas bon dans l’Église d’aujourd’hui d’avoir du courage

D'Hilaire de Crémiers à propos de la crise des abus sexuels qui éclabousse désormais les plus hautes autorités de l'Eglise :

VIGNETTE 172"“Souvent, Seigneur, ton Église nous semble une barque prête à couler, une barque qui prend l’eau de toutes parts. Et dans ton champ, nous voyons plus d’ivraie que de bon grain. Les vêtements et le visage si sales de ton Église nous effraient. Mais c’est nous-mêmes qui les salissons ! C’est nous-mêmes qui te trahissons chaque fois, après toutes nos belles paroles et nos beaux gestes. Prends pitié de ton Église… »

C’était en mars 2005. Jean-Paul II était mourant. Le cardinal Joseph Ratzinger présidait à la place du pape le chemin de croix qui se déroule traditionnellement au Colisée. Nul doute aujourd’hui, pour qui cerne l’histoire de cette période de l’Église, que celui qui était alors encore le préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, pensait, en prononçant ces mots terribles, d’abord et surtout, aux crimes d’homosexualité, de pédophilie et d’abus sexuels de toutes sortes perpétrés dans un cadre ecclésiastique au cours des quarante précédentes années et dont s’étaient rendus coupables des membres du clergé à tous les niveaux. Les scandales commençaient à éclater un peu partout sur tous les continents et éclaboussaient jusqu’aux sommets de la hiérarchie qui se taisait.

[...] Toujours est-il que Jean-Paul II, tout donné à son lien direct avec le peuple fidèle et à sa relation personnelle avec le monde, ne se préoccupait pas du gouvernement de l’Église. Les services de la curie fonctionnaient par eux-mêmes selon les directions des cardinaux concernés et des autres prélats curiaux laissés à leur jugement… et à leurs calculs ou ambitions. Et de même les Églises locales sous la houlette de leurs conférences épiscopales, leurs bureaux, leurs commissions et on sait ce que ces mots veulent dire. Tout cela est certain et n’a pas manqué d’être noté par les historiens et les essayistes les plus sérieux. Est-il permis de le dire ? Le clergé, du bas en haut et du haut en bas, était livré à lui-même et il n’y a rien de pire. Surtout dans les exaltations malsaines de prétendus changements radicaux qui devaient tout bouleverser ! Et pourquoi pas, après la doctrine, les mœurs ? Précisons qu’il n’y a pas que ce qu’on appelle « la gauche » qui se livrait à ce genre de libération… théologique et éthique. D’autres qui seraient qualifiés « de droite », pouvaient aussi bien tomber dans le même piège de l’autosuffisance et du narcissisme doctrinal et moral. Tout est permis à qui se croit au-dessus.

En raison de son expérience polonaise dans un régime qui tentait par tous les moyens de la calomnie de déstabiliser l’Église, Jean-Paul II refusait d’envisager la responsabilité pénale du clergé et, mis devant des accusations, les traitait de rumeurs. C’est ainsi qu’il avait soutenu et promu Marcial Maciel, fondateur des Légionnaires du Christ, dont il louait les œuvres, en effet, impressionnantes alors que des faits certains commençaient à être communiqués au Saint-Siège. La secrétairerie d’État opposait la plus grande inertie. Le cardinal Sodano, tout à sa politique, ne traitait pas les vrais problèmes. L’institution occultait et faisait semblant de tout ignorer. « Et ce n’est pas pécher que pécher en silence… » !

C’est dans ces circonstances que, sans porter de jugement sur les personnes en responsabilité, avec la discrétion requise, Joseph Ratzinger de sa propre initiative décida d’attraire devant son dicastère les cas qui lui étaient signalés. Il savait donc. Pas tout. À cette époque, loin de là ; mais il fut atterré. La perversité des ecclésiastiques lui était intolérable. Il ne la comprenait même pas ! D’où cette prière d’épouvante lors du Chemin de Croix de mars 2005. Ce ne fut que le début d’une longue agonie. Coepit contristari et maestus esse, pavere et taedere.

 

[...] Une fois sur la chaire de saint Pierre, celui qui était devenu Benoît XVI mesura peu à peu toute l’ampleur du problème. C’est lui et lui seul qui résolut la terrible affaire des Légionaires du Christ, en sauvant les âmes et en préservant les œuvres bonnes, car l’homme de foi était aussi un homme de charité. Cependant, les faits dénoncés et les plaintes émises se multipliaient de tous côtés ; c’est encore lui qui prescrivit alors les règles de la plus stricte vérité et de la plus rigoureuse justice, y compris devant les institutions civiles. Cependant il s’avéra qu’il avait dans son propre entourage de cardinaux et de prélats des hommes qui par suffisance ou insuffisance – prétention souvent doublée d’incompétence – ne voulaient pas comprendre. Inutile ici de donner des noms : tout est maintenant parfaitement connu des personnes averties. C’est comme si tout avait été fait pour écœurer, pire encore, pour faire tomber Benoît XVI ; aucun mauvais procédé ne lui aura été épargné : stupidité, immoralité, désir de vengeance ; et ce besoin de couvrir les réseaux et de se couvrir soi-même. Il ne s’agissait plus que de l’accabler.

Toutefois, la gravité extrême des faits posait une question plus profonde. Les dérives des mœurs sont les signes des déviations de la foi. Il est toujours possible pour un catholique de se reconnaître pécheur et donc d’essayer de s’amender. Le mal est sans recours quand on s’accorde la facilité de se faire un Dieu et une religion à sa façon. Le mot « amour » mis à toutes les sauces suffit à justifier tout et n’importe quoi, y compris le pire, en échappant aux vérités de la nature et aux dogmes de la foi. Charles Maurras – eh oui ! – qui a tout vu, de son regard aigu, dès le début du XXe siècle, des conséquences des erreurs progressistes et modernistes dont l’Église allait pâtir pendant plus d’un siècle, écrivait en 1905 : « Dieu est tout amour, disait-on. Que serait devenu le monde si retournant les termes de ce principe, on eût tiré de là que tout amour est Dieu ? »

C’est exactement la question. Ces messieurs ont tout simplement décidé de justifier toutes leurs amours : l’homme, le monde, leurs choix idéologiques et tout aussi bien, leurs amours irrégulières ou singulières. Or, le problème commence quand on fait la théorie de son cas, pensées, mœurs, passions, goût du pouvoir. Quand on se fait soi-même sa propre théorie du salut, quand on estime qu’on n’a pas besoin de salut ou qu’on est au-dessus, c’est fini. Le salut peut être devant soi, on ne le voit pas, on le méprise, on le dénigre, on le traite de Satan. C’est le péché contre l’Esprit.

Benoît XVI a donc tenté un redressement de la foi pour opérer un redressement de la barque de Pierre. Et avec quel enseignement de la plus grande précision ! il en a été traité à plusieurs reprises dans ces colonnes. Ce n’est pas le lieu ici d’y revenir. Il voulait renouer tous les fils rompus. Penser juste et vrai, prier en beauté et en conscience aiderait à agir en conformité avec l’Évangile de Jésus-Christ. Eh bien, l’homme qui ne voulait pas être pape,– pour reprendre le titre du beau livre de Nicolas Diat – a pris finalement et personnellement la décision de renoncer au ministère d’évêque de Rome, successeur de saint Pierre ; il arguait de son manque de force. Après tant d’épreuves !

Le temps de François

C’est ainsi que le cardinal Bergoglio fut élu. Jésus, le diable et, à l’appui, citation de Léon Bloy, on crut à ses premiers propos aux cardinaux qu’il allait proposer une radicalité évangélique de bon aloi. Il s’y mêla très vite d’autres ingrédients. L’Église eut droit, en plus d’une dialectique sur les pauvres qui prit la forme d’unique spiritualité et qui tourna à la mystique des migrants et, pour parler comme Péguy, à la politique de la migration universelle, à une autre dialectique dite de « l’ouverture » qui devint un système de gouvernement, une méthode politique d’exercice du pouvoir. Tout ce qui s’opposait aux projets pontificaux étaient mis sur le compte d’un esprit de « fermeture », d’obstination dans des doctrines passées et donc dépassées.

Tout y passa, en effet : cela alla de l’éloge inconsidéré de Luther qui mettait à mal la foi catholique, aux subtiles transformations de la règle morale par toutes sortes de procédés prétendument démocratiques et évidemment abusifs. Les quelques jésuites sans foi ni loi, et connus comme tels, qui ont tout oublié de saint Ignace et bafouent les Exercices spirituels qui devraient être leur règle de vie, gravitant dans l’entourage du pape, menaient la danse : une casuistique invraisemblable, à faire frémir Pascal, autorisait toutes « les ouvertures ». Cependant le pape se créa à la Maison Sainte-Marthe son propre appareil de gouvernement avec ses hommes à lui, ses cardinaux nommés par lui, en doublon de la curie qu’il se contentait d’invectiver chaque année régulièrement.

Le dernier voyage de François à Dublin en Irlande, les samedi 25 et dimanche 26 août, fut typique de cette manière de faire. Il écrit, la semaine précédente, une Lettre au peuple de Dieu qui, devant la montée des scandales, dénonce avec une extrême vigueur les abus sexuels sur mineurs, mais ce sont des mots, car la Lettre ne vise jamais le péché en tant que tel des pratiques de l’homosexualité et de la pédérastie ; et il se rend ensuite à la 9e Rencontre mondiale des familles à Dublin dans une Irlande catholique blessée par ces horribles comportements. Là, tout est arrangé pour orienter cette rencontre qui concerne la famille dans sa sainteté, sur « l’accueil des divorcés remariés selon Amoris laetitia » et sur « l’accueil et le respect dans les paroisses des LGBT et leurs familles ». Il fallait l’oser ! Alors à quoi sert de demander pardon, de se lamenter en fustigeant toute l’Église qui n’en peut mais, en dénonçant dans les crimes perpétrés, non pas le péché en lui-même que constitue l’abus sur mineurs, mais ce qui est requalifié de cléricalisme ! Ah, si ce n’est pas précisément du cléricalisme, cette manière de procéder…

François pour ces journées s’est fait accompagner, comme par hasard, de ceux qui participent du même système : le cardinal Schönborn, archevêque de Vienne, Oscar Maradiaga, archevêque de Tegucigalpa au Honduras, membre de son C9, Blase Cupich, créé cardinal par lui, archevêque de Chicago, des noms qui ont été cités – à tort ou à raison – dans des affaires de ce genre, comme ceux de Wuerl, archevêque de Washington, et de O’Malley, archevêque de Boston, qui aussi étaient invités et qui ne sont pas venus, car ils doivent faire face eux-mêmes à la tourmente ! Le jésuite américain, James Martin, directeur de la revue America, connu pour ses positions ouvertement LGBT, était bien là, lui aussi, chargé de faire sa propagande ignoble. Et François, là-dessus, au retour dans l’avion essaya de noyer la question en parlant de psychiatrie. Il n’y a donc aucune autorité dans l’Église pour dire : ça suffit ! Alors que tout le monde sait que le mal a ravagé des églises entières, que le procureur de l’État de Pennsylvanie, Josh Shapiro, vient de faire savoir que le Vatican et les autorités ecclésiastiques connaissaient les ignominies commises sur des enfants par près de 300 prêtres dans ce seul État, qu’il en est de même au Chili, en Australie, en Irlande, et encore, et encore… Même s’il s’agit d’une minorité, c’est bien trop ! Ne serait-ce que pour que l’Église hiérarchique et l’ensemble des prêtres qui ont donné leur vie au Christ, ne soient pas compromis dans cet affreux trafic d’influence. Car qu’est-ce d’autre ?

Il est donc compréhensible que Mgr Carlo Maria Vigano ait cru bon d’écrire sa lettre ouverte au pape. Ancien Délégué aux représentations pontificales auprès de la secrétairerie d’État, puis nonce apostolique à Washington, il fut par ses fonctions informé de suffisamment de faits à la suite de ses prédécesseurs pour se croire obligé d’en référer aux plus hautes autorités, en particulier s’agissant des abus sexuels perpétrés par l’ancien archevêque de Washington, le cardinal McCarrick, doublés de sollicitatio ad turpia et de sacrilèges eucharistiques. Sa lettre est parfaitement documentée, précise ; et les faits monstrueux de perversion sont connus et sont si avérés qu’à la demande de François McCarrick a été obligé de présenter sa démission du collège cardinalice en juillet dernier. Mais, auparavant, qu’en était-il, s’il est vrai que, de fait, Benoît XVI avait déjà pris des décisions à son encontre ?

Ce n’est pas tout, car Mgr Vigano dénonce tout un système de connivences, de nominations, de réseaux homosexuels qui contamine l’Église. Combien d’autorités impliquées ? Et jusqu’où… Le pape François ne saurait d’aucune manière et à aucun titre couvrir de son autorité de telles turpitudes : c’est une évidence. Il en va du respect de sa propre fonction que tout catholique est tenu de respecter, à commencer par lui-même. Le pape est souverain ; il a le droit de ne pas répondre et, bien sûr, de ne pas se plier aux injonctions et aux supplications de Mgr Vigano ; il ne peut pas ne pas en tenir compte. Mgr Vigano sera vraisemblablement décrié. On cherchera à anéantir son témoignage qui, comme tout témoignage, a nécessairement des aspects très personnels et donc sujets à contestation. C’est si facile ! Les personnes concernées vont faire front. Il lui sera opposé des haussements d’épaule ou un silence méprisant comme le silence qui voile la honte… Il n’est pas bon dans l’Église d’aujourd’hui d’avoir du courage. Pas plus que dans la société civile! Quelques évêques dans le monde, heureusement, américains en particulier, mais pas seulement, ont compris l’importance d’un tel acte qui pourrait devenir salutaire s’il aboutissait à une nécessaire cure de vérité dont l’Église, à l’évidence, a le plus grand besoin. À ceux qui s’affoleraient, car la crise, est de fait, d’une violence inouïe, pourquoi ne pas rappeler la pensée de Pascal : « Bel état de l’Église quand elle n’est plus soutenue que de Dieu »."


Sophrologie et thérapie

Suite à mon article sur le yoga, une lectrice du Salon beige, sophrologue de profession, a protesté contre l'amalgame fait dans cet article entre diverses disciplines. Elle nous propose de publier, en contre-point, cette émission diffusée en janvier dernier sur Radio Notre-Dame: "Pourquoi la sophrologie a-t-elle autant de succès?" 

Cette lectrice ajoute:

"Votre point de vue est souvent intéressant mais il faut rester aussi ouvert sur le monde moderne, tout en restant bien aligné avec le Ciel! Néanmoins, je suis d’accord avec vous qu'il peut y avoir des dérives et danger, mais ce n’est pas pour cela que la profession doit être bannie."

A découvrir aussi ce site du père Verlinde.


Quand la gauche cherche à justifier le meurtre de ses opposants

Lu dans Présent :

Unknown-31"[L]e 6 septembre, le candidat de droite à l’élection présidentielle brésilienne, Jair Bolsonaro, un député et ancien militaire de 63 ans, a reçu un coup de couteau qui lui a perforé l’abdomen lors d’un meeting à Juiz de Fora (200 km au nord de Rio). La blessure, qui a également touché le foie, est profonde de 12 cm et l’homme politique a perdu deux litres de sang avant de subir une opération de deux heures qui l’a tiré d’affaire, mais qui le met hors de campagne pendant deux mois. La police a rapidement arrêté, avant qu’il ne soit lynché, Adelio Obispo de Oliveira, un socialiste de 40 ans, qui a pour idole Nicolas Maduro, et qui clame que c’est Dieu qui a conduit son couteau.

Commentant l’événement, l’ex-présidente socialiste destituée et ancienne terroriste, Dilma Rousseff, a déclaré en substance que Bolsonaro n’avait reçu que ce qu’il méritait…

Maintenant, les médias officiels européens racontent sur Jair Bolsonaro tout et n’importe quoi, noircissant à souhait un personnage haut en couleur et au verbe franc qui ne leur convient pas. Il est considéré comme « le Trump brésilien » (une insulte sous leur plume) ou « le Trump des tropiques », et il est regardé comme « le candidat de l’extrême droite », sinon pire, c’est-à-dire qu’il pense que c’est la terre qui tourne autour du soleil et non l’inverse. Son slogan de campagne n’est pas fait pour arranger les choses aux yeux de ceux qui aiment à se faire peur : « Le Brésil avant tout, et Dieu au-dessus de tous ! »

Parmi ses autres crimes, Bolsonaro promet d’être dur avec les criminels et les corrompus et, rendant à César ce qui est à César, reconnaît qu’avec la dictature militaire de 1964-1985, le Brésil a connu une période de paix sociale et de prospérité. Opposé à l’avortement, au « mariage » homosexuel et à l’immigration sauvage, il est en faveur de la peine de mort et de la castration chimique pour les violeurs, il a été désigné « l’élu le plus haineux et le plus misogyne de tous les pays démocratiques. » Pour ne rien arranger, ses modèles proclamés sont le général Pinochet et Donald Trump.

A un mois des élections prévues le 7 octobre, et avec les deux principaux candidats hors campagne – l’un derrière les barreaux et l’autre sur un lit d’hôpital – la plus complète incertitude règne sur le pays. Avant son agression, Bolsonaro était crédité par l’institut de sondage IBOPE de 22 % d’intentions de vote, tandis que ses plus proches rivaux, l’ex-ministre de l’environnement Marina Silva et le gauchiste Ciro Gomes, étaient crédités de 12 % chacun ; l’ancien gouverneur de Sao Paulo, Geraldo Alckmin, était crédité, lui, de 9 % ; et le candidat du Parti des Travailleurs et colistier de Lula da Silva, Fernando Haddad, de 6 %. La grande inconnue demeurant la destination des quelque 30 % de votes (hors ceux de Fernando Haddad) que devait recevoir l’incarcéré Lula."


Nostalgique et réactionnaire, le destin français d'Éric Zemmour

La rentrée littéraire est marquée par le nouvel essai d'Eric Zemmour, Le Destin français, à paraître mercredi.

Destin-2« Je savais où je voulais vivre, avec qui je voulais vivre, et comment je voulais vivre. À mes yeux médusés d’enfant, le mot France brillait de tous les feux : histoire, littérature, politique, guerre, amour, tout était rassemblé et transfiguré par une même lumière sacrée, un même art de vivre mais aussi de mourir, une même grandeur, une même allure, même dans les pires turpitudes.

La France coulait dans mes veines, emplissait l’air que je respirais ; je n’imaginais pas être la dernière génération à grandir ainsi.

Il ne faut pas se leurrer. Le travail de déconstruction opéré depuis quarante ans n’a laissé que des ruines. Il n’y a pas d’origine de la France, puisque la France n’existe pas, puisqu’il n’y a plus d’origine à rien.

On veut défaire par l’histoire ce qui a été fait par l’Histoire : la France. L’Histoire est désormais détournée, occultée, ignorée, néantisée. L’Histoire de France est interdite. On préfère nous raconter l’histoire des Français ou l’histoire du monde. Tout sauf l’Histoire de France.

Mais cette Histoire se poursuit malgré tout et malgré tous. Elle a des racines trop profondes pour être arrachées. Elle s’est répétée trop souvent pour ne pas se prolonger jusqu’à aujourd’hui. Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Les mêmes lois s’imposent au-delà des générations. L’Histoire se venge. »


Bluff et imposture : Jean-Michel Blanquer persiste et signe

De Claude Meunier-Berthelot : 

Capture d’écran 2018-09-10 à 19.44.25L’entretien de JM BLANQUER paru dans « Paris-Match » en cette rentrée 2018 confirme le bluff et l’imposture dont il ne s’est jamais départi depuis son accession au poste de ministre de l’Education Nationale, de même que la collusion du media  avec le système qui  lui sert la soupe « à la louche ». Continuant à trahir les Français avec le cynisme le plus éhonté, servant la politique du « grand remplacement » à tous les niveaux en poursuivant la politique éducative élitiste réservée aux R.E.P.* engagée par ses prédécesseurs dont les objectifs et les moyens sont diamétralement opposés à celui destiné à nos enfants pour lesquels l’Ecole devient un simple lieu de vie, il présente cette politique éducative élitiste réservée aux R.E.P. applicable et appliquée à tous.

Il va sans dire - mais c’est encore mieux en le disant – qu’il s’agit d’une politique assassine  pour l’avenir de notre société.

« Parcoursup »

L’entretien démarre sur un constat affligeant : « Plus de 15000 étudiants attendent une réponse pour leur formation post-bac ». Du jamais vu ! Censée pallier les lacunes d’APB - procédure qui avait beaucoup fait parler d’elle à la rentrée 2017, laissant 3729 étudiants « sur le carreau » - « Parcoursup » crève largement le plafond !

Rien d’étonnant ! « Parcoursup » ne permettant pas aux étudiants de classer leurs vœux, le système pouvait faire ce qu’il voulait ; c’était le but recherché pour faire entrer dans l’enseignement supérieur la population que le gouvernement voulait y faire entrer, ce qui n’empêche pas JM Blanquer de  prétendre que « l’immense majorité des candidats a une affectation, ajoutant que  le travail mené a permis d’éviter un tirage au sort particulièrement injuste », biaisant sa réponse en évoquant la procédure et non, le résultat : catastrophique ! procédure totalement inique sur laquelle il ne s’étend évidemment pas !

Réformes « entreprises » (sic)

Paris-Match : « quels constats tirez-vous des réformes « entreprises »(sic) ?

JM Blanquer de répondre : « l’Education Nationale (est) caricaturée comme une institution que sa taille condamne à l’immobilisme… nous sommes en train de démontrer que son envergure… ne l’empêche pas d’être agile !!

C’est vraiment très osé de la part de quelqu’un qui n’a rien réformé du tout, qui a poursuivi la politique de ses prédécesseurs tout en faisant des effets d’annonce tout à fait trompeurs qui abusent une large partie du public, c’est d’ailleurs ce qui permet de dire à JM Blanquer « nous avons provoqué un effet psychologique positif sur l’ensemble du pays ». Certes ! avec des balivernes ! De plus, le prétendu immobilisme de l’Education Nationale est un mythe. Faut-il rappeler qu’elle n’a cessé de se réformer par étapes sur la base du plan Langevin-Wallon de 1947 et  que JM. Blanquer avalise tout simplement la fin du processus.

Lecture

«  Dans les années à venir, nous retrouverons une France où tout le monde sait lire, écrire, compter et respecter autrui. Le dédoublement des CP dans l’éducation prioritaire est une mesure sociale qui va aller à la racine des difficultés scolaires »,c’est ce que prétend JM Blanquer. En réalité, cette mesure ne concerne que les R.E.P. pour lesquels sont supprimés des postes d’enseignants destinés à nos enfants pour leur attribuer. Par ailleurs, les méthodes pédagogiques mises en oeuvre ne sont pas les mêmes que celles destinées à nos enfants pour qui sont pérennisées les méthodes de nature globale, contrairement à ce qu’a prétendu par ailleurs, JM. Blanquer qui précise également qu’ « en septembre 2019, 20% d’une génération seront concernés par le dédoublement, soit exactement la proportion des élèves en grande difficulté à la sortie de l’école primaire »

En réalité, ces 20% représentent les élèves des R.E.P. uniquement, et non nos enfants qui sont en grande difficulté à la sortie de l’école primaire du fait de l’application des méthodes ineptes d’apprentissage que JM.Blanquer laisse perdurer !

 Scolarisation à 3 ans

« …Regardée avec un grand intérêt » dit JM. Blanquer

En réalité, marché de dupes qui a consisté, au contraire, à supprimer la scolarisation à 2 ans de 20000 enfants pour attribuer les postes d’enseignants aux R.E.P.

Carte scolaire

Paris-Match –« Allez-vous modifier les règles de la carte scolaire » ?

Réponse de JM. Blanquer : « En milieu rural où l’Education Nationale travaille à maintenir les établissements malgré la forte baisse démographique…nous avons une stratégie très volontariste, en milieu rural ».

Ah l oui ? laquelle ? il se garde bien de le dire. En réalité, en milieu rural, des classes sont supprimées au bénéfice des R.E.P. et ce, malgré les effectifs en hausse !

Paris-Match – « …et pour les zones urbaines » ?

Blanquer de répondre : «… la mixité sociale est un enjeu majeur, mais le levier principal… rendre les établissements attractifs : rétablir (sic) les classes bi-langues (qui n’ont jamais été supprimées !)ou les langues anciennes dans les collèges défavorisés…nous encouragerons (ons) des projets éducatifs originaux et ambitieux dans les territoires défavorisés ».

Ce que JM. Blanquer appelle les « zones urbaines », ce sont les R.E.P. pour lesquels sont - non pas rétablies mais pérennisées – les classes bi-langues, permettant d’intégrer l’enseignement de l’arabe appréhendé à travers la lecture du Coran, ce qui constitue le plus sûr moyen d’islamiser la France. A cet égard, il est peut-être bon de rappeler que c’est JM. Blanquer, alors directeur de la Direction scolaire au ministère de l’Education sous Nicolas Sarkozy, qui a supprimé des programmes d’histoire « la montée de l’islam depuis les années 1970 ». D’autre part, JM.Blanquer évoque bien l’enseignement des langues anciennes – latin et grec – mais dans les milieux défavorisés SEULEMENT ;  pour nos enfants, c’est la pérennisation des E.P.I. (enseignements pratiques interdisciplinaires) mis en place par Madame Belkacem c’est-à-dire, en réalité, la disparition de l’enseignement du latin et du grec.

Bac

Paris-Match –« Votre réforme du bac est passée sans heurts…contrairement à Darcos et Fillon… ».

Blanquer de répondre : « les enquêtes nous montrent que les lycéens adhèrent massivement à cette réforme…le nouveau bac et la suppression des séries S, ES et L vont leur permettre de mieux engager leurs études supérieures ».

Sans exigences de connaissances et de formation intellectuelle, un simple formatage aux valeurs de la République, les études supérieures de qualité sont garanties ! et « Pôle-emploi » aussi !

Collège : dispositif devoirs faits

Paris-Match : « Allez-vous réformer le collège ? »

JM Blanquer : « Nous avons instauré le dispositif « devoirs faits » dans tous les collèges et pour compenser les inégalités familiales » .

C’est absolument faux. Ce dispositif existe depuis 1992 dans les R.E.P. uniquement. Il est seulement confirmé et étendu toujours uniquement en faveur des R.E.P. « pour compenser les inégalités familiales » précise JM.Blanquer.

Sortons nos portefeuilles

JM Blanquer de dire : « nous allons agir sur des aspects plus matériels : 1000€ de prime à plus de 45000 agents travaillant en REP+ sachant que les REP+ scolarisent les enfants de clandestins, appelés par le système les EANAV (élèves allophones nouvellement arrivés) .

Crise des vocations

Paris-Match fait état de la crise des vocations.

JM Blanquer de répondre : « Une société qui va bien aime son école et ses professeurs »,renversant la responsabilité du désamour de la société pour l’Education Nationale sur les Français qui n’iraient donc pas bien ! à rééduquer sans doute ?

Non ! Monsieur Blanquer, c’est parce-que l’Ecole ne va pas bien que la société n’aime pas son école : la société ne demande qu’une chose : une école de qualité pour ses enfants, et c’est VOUS, uniquement VOUS qui êtes responsable de la défiance des Français à l’égard de VOTRE Ecole.

Cf. ouvrage « Blanquer, ce monstre froid » - remède de cheval contre la blanquer-mania - Editions des Trianons – rentrée 2018


A quoi sert le remaniement en Macronie ?

D'Hilaire de Crémiers dans Politique Magazine :

VIGNETTE 172"Tout était nouveau ; tout devait être beau, facile, agréable. C’était il y a un an. La France ne pouvait que sortir du marasme et les Français que retrouver leur enthousiasme. L’illusion n’a pas duré le temps d’une année. Macron s’est cru un cas unique ; il ressemble de plus en plus à ses prédécesseurs : même chute de popularité, même déception, même recherche désespérée dans toutes les directions d’électorats divers et variés pour regarnir sa gibecière vidée, et jusqu’aux chasseurs ! Cet exercice le force à des contradictions insurmontables qu’aucun « en même temps » ne résoudra.

Nicolas Hulot a quitté le gouvernement. C’était prévisible. Il l’a fait sans ménagement ; il a démissionné sans se présenter devant le chef de l’État ni devant le chef du gouvernement. Il s’est cru insulté ; il a insulté en retour ! Il avait le sentiment d’être un pantin, ce qui était évident. Le ministre de la Transition écologique ne peut être qu’une sorte de caution morale dans un gouvernement de techniciens, pour ne pas dire de technocrates, chargé de faire adopter des mesures économiques commandées par Bruxelles et sous la pression d’une conjoncture de moins en moins favorable. L’écologie politique n’est qu’un discours. Arrêter le nucléaire est impossible et serait suicidaire ; construire des éoliennes sur tous les horizons commence à indisposer les Français qui se sentent violenter. Le reste ne peut être que des mesurettes entre l’absurde, l’inutile, le superflu qui coûte toujours cher. Hulot n’est pas à plaindre ; il retournera à cette écologie profitable qui est sa marque de fabrique et qui lui donne de solides revenus. Son discours se vendra d’autant plus cher. [...]

Le chef de l’État ne sait pas ce qu’est la France. Il joue avec des notoriétés médiatiques, des équilibres d’influence. Sa politique dite d’ouverture s’enferme sur elle-même ; elle s’enroule inéluctablement dans un cercle fermé de connivences qui ne tournent qu’autour de sa personne. À quoi sert le remaniement ?

C’est si vrai que Stéphane Bern fait savoir aussi son mécontentement. Et, lui, il sait de quoi il parle : le patrimoine français, il le connaît et vraiment : villages, villes, clochers, châteaux. Il a vu, commenté, apprécié ; il défend et promeut avec sincérité, s’étant lui-même personnellement mis à la tâche. Il ne fait pas de politique : il cherche à sauver des monuments ; il essaye de trouver de l’argent ; il travaille ; il fixe des priorités. Le ministère de la Culture est dirigé n’importe comment ; y a sévi jusqu’à aujourd’hui une dame qui est en froid avec la justice, qui, enivrée par son poste, s’est crue arrivée et qui est incapable d’assurer les directions de son ministère dont plusieurs sont privées de titulaire. Le ministère ne vient pas en aide à une personnalité comme Stéphane Bern ; il dépense son maigre argent à tout-va pour des questions de prestige et sur les choix idéologiques et capricieux de Madame. Sa sotte suffisance a déjà fait démissionner la commission chargée des commémorations nationales. Maintenant, elle a décidé, pour faire plaisir aux gens d’argent – telle est la macronie –, d’écarter des décisions concernant le patrimoine les architectes des bâtiments de France : ces hauts fonctionnaires d’une remarquable culture – nous en avons encore – sont les vrais gardiens de notre patrimoine. Stéphane Bern menace de démissionner lui aussi ; il ne veut pas être condamné à jouer les utilités. Alors qui, demain, au ministère de la Culture ?

À prendre tous les ministères, les uns après les autres, y compris les régaliens, les mêmes problèmes se posent partout : la Justice, l’Intérieur, la Défense, les Affaires étrangères, l’Économie et le Budget. Ni la sécurité intérieure, ni la sécurité extérieure ne sont assurées ; la France est envahie et n’est pas défendue. Les migrants sont livrés aux passeurs et aux marchands de sommeil. Et les Français doivent payer et toujours payer…Et ne parlons pas de Madame Schiappa qui a soulevé l’indignation de toutes les associations de défense des enfants mineurs pour son refus de fixer un âge minimum de protection légale de l’enfance face aux prédateurs sexuels. À croire que… Mais elle est connue pour sa propre littérature et son soutien personnel à toutes les déviances ! C’est qu’on est en macronie.

Les Français se sont trompés d’homme fort : une fois de plus ! Il faudrait un gouvernement resserré et rassemblé avec de fortes personnalités, toutes vouées au seul service de la France. Car, après tout, c’est pour cet unique but qu’il existe un État français. Les Français sont lassés des discours ; ils sont indignés d’un chef de l’État qui passe sont temps à l’Étranger à les insulter. Et qui pense qu’il n’existe pas plus de Français que de Danois ! Macron lutte contre « le nationalisme », c’est sa ligne électorale, tout en étant obligé de constater que le « nationalisme » renaît partout. Concrètement, il alimente celui des autres pendant qu’il ne cesse d’affaiblir politiquement, économiquement, socialement, ce qui peut rester encore de forces françaises.

Cet homme n’aime pas la France, il s’aime lui-même. À quoi sert le remaniement ?"


Atteintes sexuelles sur mineurs de plus de 15 ans par un professeur

En lisant cette information, j'ai pensé à une certaine Brigitte :

"Une professeure de 37 ans est poursuivie pour avoir eu, depuis fin 2017, des relations sexuelles avec cinq élèves de son lycée professionnel de Marseille (Bouches-du-Rhône). Trois des victimes présumées n’avaient que 15 ans, écrit La Provence.

La suspecte a reconnu les faits en août devant les policiers de la brigade des mineurs de la sûreté départementale et devrait être jugée fin janvier pour « atteintes sexuelles sur mineurs de plus de 15 ans par personne ayant autorité » et « corruption de mineurs ». Elle a été laissée libre sous contrôle judiciaire."


Que penser de l’homosexualité ?

Du Père Laurent Sentis, Professeur de théologie morale, directeur des études du Séminaire de Toulon et depuis 2012.

Mail-2"Il est essentiel est de bien distinguer la tendance et l’activité. Personne ne doit se culpabiliser de ses tendances mais ceux qui ont une tendance homosexuelle prononcée sont invités à vivre dans la continence.

1. La sexualité humaine ne peut être réduite à une simple fonction biologique. Elle est fondamentalement la manifestation a priori d’une vocation propre de la personne. A travers le corps sexué, c’est cette vocation qui est exprimée.

2. Le désir sexuel n’est cependant pas toujours en harmonie avec cette vocation : c’est en réalité quelque chose d’extraordinairement complexe et variable qui peut conduire à une épreuve quand il y a une distorsion entre le désir et la vocation inscrite dans le corps de l’homme.

3. Il est fondamental de distinguer la tendance et l’activité. La tendance comme telle n’est ni bonne ni mauvaise et personne ne doit se culpabiliser par rapport à une tendance dont il n’est pas responsable. L’activité, en revanche, met en jeu notre liberté et notre responsabilité.

4. À cause de tout cela, une personne ne peut jamais être identifiée à sa tendance sexuelle : on n’identifie pas quelqu’un à sa sexualité et encore moins à ses tendances. On ne peut pas utiliser le verbe « être » pour la question de l’homosexualité. On est un garçon, une fille, on est un être humain, mais on n’est pas un ou une homosexuel(le).

5. Les personnes dont la tendance homosexuelle est tellement forte qu’elle rend impossible les relations avec l’autre sexe et donc le mariage sont invitées à vivre dans la continence. Beaucoup trouvent cela impossible mais il est avéré qu'avec l’aide de Dieu c’est possible et qu’il s’agit d’un chemin de sanctification.

6. Il est impossible de déclarer bon un acte homosexuel quel qu’il soit. Dans le cadre du sacrement de pénitence, on tiendra compte des circonstances pour une juste appréciation, mais on ne pourra jamais l’approuver ni considérer qu'il doit se poursuivre dans l'avenir.

7. Les questions de la cohabitation entre personnes à tendance homosexuelle et du statut à donner à cette cohabitation ont fait l’objet de nombreux débats ces dernières années. Du point de vue de la morale chrétienne, il faut, sur ces questions, faire preuve de discernement. Une personne à tendance homosexuelle n‘est pas forcément dans une situation de tentation plus forte si elle vit avec une autre personne que si elle vit seule."


Hausse limitée des Démocrates de Suède : la manipulation médiatique

Décryptée par Réinformation.tv :

Images"[V]oilà un chef de gouvernement socialiste prenant la veste du siècle (- 3 %, le plus mauvais score depuis 1911) qui exulte littéralement, un chef du parti conservateur à la ramasse lui aussi (- 4 %) qui demande la clef du pouvoir, alors que la victoire des démocrates suédois, qui gagnent cinq points et 14 sièges, est présentée comme une défaite et un soulagement.

Comment et pourquoi ce cirque ? Pourquoi, le « spécialiste des questions étrangères » de BMFM nous l’a expliqué : le parti des démocrates suédois est un parti « d’extrême droite xénophobe ». Il est donc louable que le peuple de Suède en limite la poussée et légitime que l’ensemble des commentateurs, de droite, de gauche ou du centre, s’en réjouissent. La grosse coalition a d’abord investi les médias. Notre système de communication est macronien, la coalition du bien progressiste s’oppose à l’axe du mal populiste.

Comment établit-il la défaite de l’extrême droite ? Grâce à une mise en scène des événements où les sondages tiennent une bonne place. On raconte d’abord, crescendo, pendant des mois que « l’extrême droite populiste » monte, dans une fièvre européenne : voyez l’Italie, l’Autriche, la Hongrie, la Pologne, la Tchéquie. Ça fait peur. Les sondages montent, eux aussi, régulièrement. Jimmy Akesson, le patron des démocrates suédois, chope la grosse tête ou fait de la méthode Coué. Il voit dans sa poche entre 20 et 30 % des votes. On arrive à 17,6 ou 17,8, et c’est présenté comme une grande victoire du système. La Suède, méritoire, a contenu la montée de l’extrême droite xénophobe.

Or il y a juste un temps de silence, ou de mensonge, dans cette séquence. Les sondages ont en effet longtemps monté pour les démocrates suédois, puis ont descendu régulièrement dans les dernières semaines de campagne, et cela n’a pas été répercuté. Ces derniers jours, jusque dans la soirée électorale, tous les commentateurs affirmaient que « les derniers sondages » promettaient aux démocrates suédois plus de vingt pour cent et la place de premier parti de Suède. Or c’était faux. Le dernier sondage publié annonçait exactement 17,6 %. Le silence des médias sur la chose a permis de présenter la poussée des démocrates suédois en défaite de l’extrême droite xénophobe.

L’incertitude des sondeurs a rendu la manipulation facile. Le Figaro le reconnaissait avec une certaine honnêteté, tout en participant à la manœuvre. Dans la journée de dimanche, il donnait encore l’extrême droite à 20 % mais ne lui accordait plus que la deuxième place et conseillait à ses lecteurs de prendre ces enquêtes d’opinion « avec des pincettes, tant les écarts sont vertigineux de l’une à l’autre : près de neuf points séparent la moins favorable pour SD (16,3 %) à la plus optimiste (24,8 %). » Autrement dit, je sais que mes données ne valent rien mais je les transmets pour participer à un mouvement de désinformation. Pour faire peur. [...]"


Contre la pauvreté, en finir avec l’Etat providence

De Nicolas Lecaussin dans l'IREF :

"Unknown-33Emmanuel Macron présentera le 13 septembre prochain son Plan pauvreté pour la France où, selon les données officielles (ministère de la Santé), 8,9 millions de personnes vivaient en 2015 sous le seuil de pauvreté, soit 14,2% de la population. En France dont les dépenses sociales dépassent celles des autres pays, 4,15 millions de personnes étaient allocataires de minima sociaux fin 2016 (RSA, AAH, minimum vieillesse, ASS, etc.). 20% des allocataires du RSA le sont depuis 10 ans et 49% depuis au moins 4 ans. De nombreuses études ont déjà montré que l’assistanat rend les gens dépendant des allocations. Dans ces conditions, un nouveau Plan pauvreté sans une véritable réforme ne changera strictement rien. Il faudrait tout revoir et l’IREF a plusieurs propositions :

1. Il faut une allocation unique versée en fonction du revenu et à titre de complément de celui-ci, qui remplacerait toutes les autres. Dans tous les cas, elle ne permettrait pas à un foyer de gagner plus qu’il ne gagnerait en étant salarié, mais au contraire elle inciterait à travailler ceux qui le peuvent. A titre d’exemple, elle pourrait être plafonnée à 60% du montant du SMIC mensuel net (1 188€). Cette allocation unique serait accordée sous un contrôle strict et éventuellement en échange d’un travail comme le système du workfare aux Etats-Unis. Il va de soi que les personnes malades et/ou handicapées n’entreraient pas dans cette catégorie.

2. Il faut libéraliser le marché du travail. Pour pouvoir inciter plus facilement les bénéficiaires de l’allocation sociale unique à reprendre un travail, l’accès au marché du travail devrait être plus libre. Or, aujourd’hui, le Code du travail, le SMIC et autres réglementations, sous prétexte de défendre les salariés, empêchent les employeurs d’embaucher et de licencier plus facilement. D’ailleurs, le rapport de l’OCDE sur le pourcentage des travailleurs pauvres dans les pays membres montre que la France, avec 7.1 % des travailleurs pauvres, est au même niveau que la…Hongrie. Ce pourcentage est même deux fois plus élevé qu’en Allemagne (3.5 %), pays donné comme « mauvais exemple » concernant la réforme du marché du travail. De plus, une très récente étude sur l’absentéisme dans le privé montre que les Français sont champions avec un taux pratiquement trois fois plus élevé qu’au Royaume-Uni. Au-delà des abus, il y a le mal-être des employés dans un système qui est censé les protéger mais qui en réalité les enferme. La flexibilisation du marché du travail contribuerait indubitablement à une meilleure insertion sur ce marché des bénéficiaires des allocations sociales.

3. Il faut encourager la création des fondations pour s’occuper des pauvres. Malgré un tissu associatif assez important, la France n’a pas assez de vraies fondations capables, grâce aux bénévoles, de prendre en charge efficacement la réinsertion des plus pauvres. La « lutte contre la pauvreté » est étatisée et les associations dépendent de l’argent public. Il faut faciliter les dons et la création de fondations libres. Ce sont la bienveillance et le dévouement qui donnent les meilleurs résultats contre la pauvreté et la déchéance.

4. Enfin, pour qu’il y ait moins de pauvres, il faut plus de riches ! La France devrait mettre à la poubelle les approches marxistes anti-riches et créer les conditions pour que les gens puissent réussir et s’enrichir plus facilement : revoir la fiscalité, libérer la création d’entreprises et d’emplois, faire de la réussite un but comme c’est le cas dans d’autres pays. Plus il y aura de riches et moins il y aura de pauvres.

Tant qu’on empilera de nouveaux Plans technocratiques pour sortir de la logique de l’assistanat et de l’Etat providence, la pauvreté et la dépendance aux allocations sociales feront toujours partie des caractéristiques françaises."


C’est arrivé un 11 septembre…

"A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison, de la ramener à ses origines." Léon XIII, Rerum Novarum

Alors rappelons-nous :

  • le 11 septembre : saints du jour français ou en France.
    • St Patient : évêque de Lyon († V. 480)

À Lyon, vers 480, saint Patient, évêque. Poussé par la charité, il fit distribuer une grande quantité de blé aux cités le long du Rhône et de la Saône, pour venir en aide aux populations affamées et consacra largement son apostolat à convertir les hérétiques et à prendre soin des indigents.

  • St Sacerdos : évêque de Lyon († 552)

À Paris, en 552, le trépas de saint Sacerdos, évêque de Lyon, qui vécut dans l'amour et la crainte de Dieu et mourut en arrivant dans cette ville pour participer à un concile.

  • St Adelphe abbé de Remiremont († V. 670)

Au monastère de Luxeuil en Bourgogne, vers 670, le trépas de saint Adelphe, abbé de Remiremont, qui racheta par une profusion de larmes un bref moment de discorde.

  • St Leudin dit Bodan : évêque de Toul († AVANT 680)

À Toul avant 680, saint Leudin, dit Bodon, évêque. D'abord marié, il embrassa la vie monastique, sa femme Odile prenant en même temps la même décision, et mourut peu de temps après avoir été ordonné évêque.

  • Bx François Mayaudon : prêtre et martyr († 1794)

Sur l'île Madame, au large du port de Rochefort, en 1794, le bienheureux François Mayaudon, prêtre de Soissons et martyr. Sous la Révolution française, à cause de son sacerdoce, il fut déporté, dans des conditions inhumaines, sur un bateau négrier, et mourut d'une maladie putride.

  • St Jean-Gabriel Perboyre : prêtre de la Congrégation de la Mission Martyr en Chine († 1840)

Jean-Gabriel Perboyre naît à Mongesty, près de Cahors, dans la France méridionale, le 6 janvier 1802. Il est l'aîné d'une famille de paysans assez aisés dont six des huit enfants entreront en religion.

On le destinait à reprendre la ferme, mais il accompagne son frère Louis, âgé de neuf ans, qui doit continuer ses études à Montauban, afin de l'aider à s'acclimater à la vie du pensionnat. L'école avait été fondée et est dirigée par son oncle Jacques, lazariste, qui avait traversé la tourmente révolutionnaire comme prêtre réfractaire. Devant ses aptitudes, on lui demande de rester aussi au pensionnat.

À la fin de ses études, il suit une mission prêchée par un lazariste et il entre dans la Compagnie de la Mission en 1818. Justement son oncle vient de créer un séminaire, car il n'y en avait plus depuis la Révolution ; Jean-Gabriel est son premier élève. 
Il prononce ses vœux en 1820 et en 1823, avant même d'être ordonné, il est nommé professeur à Montdidier, près d'Amiens, où il réussit très bien auprès des jeunes, créant un comité de classe, organisant la visite des pauvres.

Il est ordonné prêtre en 1826 à la Rue du Bac. On l'envoie alors à Saint-Flour dans le Cantal comme professeur de théologie, où il réussit si bien que son évêque le demande comme directeur du Séminaire. Notons qu'il avait suivi les idées de La Mennais sur l'éducation, mais quand celui-ci est condamné (1832), il s'incline. Il est nommé en 1832 assistant du Directeur du Séminaire interne de Paris, c'est le noviciat des Lazaristes. C'est l'époque où l'on ramène les reliques du bienheureux François-Régis, martyrisé en Chine. Cela fait naître en lui le désir de le suivre sur cette voie, d'autant plus que son frère Louis est mort avant d'arriver en Chine.

En 1835, on accepte enfin de le laisser partir pour la Chine. (Le médecin qui s'y était opposé revient sur son verdict…après une nuit blanche!). Son long et pénible voyage dure de mars 1835 à la mi-août 1836, où il arrive à son Poste dans la Province du Ho Nan. Il accomplit plusieurs missions sur ce territoire très vaste. L'année suivante il est Curé dans la Province du Hou Péi.

En 1839, il est livré par un catéchumène. Il subit plusieurs séances de torture qui font de lui un être pantelant, mais il refuse de piétiner la croix. Ses bourreaux sont impressionnés par sa politesse et son calme. Condamné, il doit attendre encore longtemps la confirmation du verdict par l'Empereur. Il meurt par strangulation sur un gibet en forme de croix, le vendredi après-midi 11 septembre 1840. Les chrétiens réussissent par un subterfuge à prendre son corps et l'enterrent à côté du bienheureux François-Régis qui avait été martyrisé 20 ans auparavant.

Jean-Gabriel Perboyre a été béatifie le 10 novembre 1889 par le pape Léon XIII et canonisé, à Rome, par saint Jean-Paul II le 2 juin 1996.

  • le 11 septembre 813 : sacre de Louis le Pieux à Aix-la-Chapelle.

Le Roi Louis le Pieux, est sacré du vivant de Charlemagne. Louis le Pieux est son troisième fils et est roi des Aquitains depuis 781. Il est le seul héritier survivant des 19 enfants de Charlemagne. Le 5 octobre 816, il est couronné et sacré par le pape Étienne IV à Reims. C'est le premier monarque sacré à Reims, après Clovis ; cette pratique est suivie par presque tous les Rois de France ensuite.

 

  • le 11 septembre 1217 : signature du traité de Lambeth.

Par ce traité, Louis VIII de France renonce à ses prétentions à la couronne d'Angleterre.

  • le 11 septembre 1226 : première Adoration eucharistique.

Cette cérémonie est organisée, à la demande du Roi de France, Louis VIII, pour rendre grâce et célébrer la victoire sur les Albigeois dans le cadre de la croisade proclamée par l'Église catholique contre l'hérésie. A Avignon, le Roi demande que le Saint-Sacrement soit exposé. Devant l'afflux de fidèle, l'évêque décide de poursuivre l'adoration nuit et jour. L'initiative, confirmée par la papauté, se poursuit jusqu'en 1792 ! Voir les chroniques du 12 et du 14 septembre.

  • le 11 septembre 1611 : naissance d'Henri de la Tour d'Auvergne, connu sous le nom de vicomte de Turenne, maréchal de France, maréchal général des camps et armées du Roi.

Henri de la Tour d'Auvergne-Bouillon naît le 11 septembre 1611 au château de Sedan ; il meurt à la bataille de Salzbach, le 27 juillet 1675. Vicomte de Turenne, fils du duc de Bouillon et prince de Sedan, il est plus connu sous le nom de Turenne. Maréchal de France en 1643 et maréchal général des camps et armées du Roi en 1660, il est l'un des meilleurs généraux de Louis XIII, puis de Louis XIV.

Élevé dans la religion réformée, il se convertit au catholicisme en 1668, sous l'influence de Bossuet, notamment après la lecture de son livre Histoire des variations des Églises protestantes. Le fait d'être témoin d'un miracle eucharistique lors d'un incendie incontrôlable au Louvre. Le vent et le feu tombent et s'arrêtent devant la présence réelle. Turenne, témoin de la scène en est profondément touché. Il en témoigne devant la Cour en disant : « Je l'ai vu, je n'en saurai douter, je l'ai vu. »

Histoire de la volonté de perversion de l'intelligence et des mœurs. De François Marie Algoud (Ed de Chiré, page 58)

Pendant la Guerre de Trente Ans, il lève un régiment d'infanterie en 1625 qui porte son nom. La même année, il fait ses premières armes dans l'armée hollandaise, sous les ordres de son oncle, le stathouder Frédéric-Henri d'Orange-Nassau. Il s'illustre notamment au siège de Bois-le-Duc, contre les Espagnols. Cependant, il choisit en 1630 de passer au service de la France,

A la mort du Roi Louis XIII, c'est Anne d'Autriche, régente de France qui le fait maréchal de France. Turenne n'a alors que 32 ans. Il est envoyé en Alsace où les armées françaises sont en position délicate. Il participe aux sièges de Mayence et de Philippsburg et aux batailles de Fribourg en 1644 et Nördlingen l'année suivante. Il remporte d'innombrables victoires : de Zusmarshausen, de Bléneau (Voir la chronique du 7 avril), du faubourg Saint-Antoine (voir la chronique du 2 juillet), d'Arras (voir la chronique du 25 août), de la bataille des Dunes (voir la chronique du 14 juin), de la bataille de Sinsheim, de la bataille d'Entzheim, conquiert les villes de Belfort et Mulhouse avant de battre les Impériaux à la bataille de Turckheim (voir la chronique du 5 janvier). En 1672, il est nommé capitaine général par Louis XIV.

Il connaît à l'occasion de la Fronde un de ses rares revers militaires en étant vaincu lors de la bataille de Rethel le 15 décembre 1650 par l'armée royale (voir la chronique du jour).

Il est tué par un boulet à la Bataille de Salzbach (voir la chronique du 27 juillet). La France entière le pleure, Le retour du corps de Turenne vers Paris, est une marche à la fois triomphale et funèbre. Il connait un hommage posthume qui rappelle celui qui fut adressé à Du Guesclin, lorsque du château de Randon il fut conduit à Paris. A Paris, les obsèques de Turenne sont célébrées avec une magnificence royale. Louis XIV lui accorde l'honneur posthume d'être enseveli à la basilique Saint-Denis, avec les Rois de France. Lors de la mise à sac et la profanation de la nécropole des Rois de France, par les révolutionnaires, son tombeau est ouvert et son corps est trouvé dans un parfait état de conservation, puis exposé plusieurs mois à la foule. Bonaparte le fait transférer à l'église Saint-Louis des Invalides. Napoléon Ier dira qu'en toutes circonstances il aurait pris les mêmes décisions que lui. La 160° promotion de l'Ecole Spéciale Militaire de Saint-Cyr (1973-1975) porte son nom. Voir aussi la chronique du 5 avril et du 23 octobre.

  • le 11 septembre 1702 : combat de Champ-Domergue contre les Camisards.

C'est là qu'à lieu le premier combat sérieux des Camisards, dont Cavalier, contre les troupes royales. Voir les chroniques du 20 mars, des 1er et 16 avril.

  • le 11 septembre 1709 : bataille de Malplaquet, au cours de la Guerre de Succession d'Espagne.

L'Armée Royale de Louis XIV ne connait que des défaites face aux Impériaux du Prince Eugène de Carignan-Savoie, aux Anglo-Hanovriens de John Churchill de Malborough et à leurs alliés Bataves (à Ramilies, Turin, Audenarde, Lille…).

Suite à l'Appel à son peuple, voir la chronique du 12 juin (1709), lu dans les diocèses et paroisses, le Roi Louis XIV réussit à mobiliser ses sujets. Bien qu'épuisé par de nombreuses années de guerres, de disettes aggravées par le Grand Hiver de 1709, le Royaume répond en masse. Louis XIV confie le commandement de cette armée au Maréchal Claude Louis Hector de Villars, chef de guerre, haï de la cour mais adoré de ses soldats.

A la tête de 80 000 Français, face aux 100 000 soldats d'Eugène et de Malborough, Villars établit des positions retranchées au lieu-dit Malplaquet entre Mons et Maubeuge.

Claude Louis Hector de Villars

Les positions françaises résistent à tous les assauts, puis se retirent en très bon ordre. 11 000 soldats du Roi sont tombés, dont 6 000 tués. L'ennemi de son côté, a perdu entre 20 000 et 25 000 tués dans le camp adverse. Le Maréchal de Villars blessé au genou lors d'une charge de cavalerie qu'il dirige, aurait dû être amputé, mais il a ordonné à son chirurgien de soigner sa blessure et l'opération réussit.

Marlborough dira: « Avouez que les Français ont été heureux ce jour-là ».

Boufflers écrit au Roi dans la soirée du 11 septembre:

« Sire, la suite des malheurs arrivés depuis quelques années aux armes de Votre Majesté avait tellement humilié la nation française que l'on n'osait quasi plus s'avouer Français. J'ose assurer Sire que le nom français n'a jamais été plus estimé ni plus craint qu'il l'est présentement dans toute l'armée des alliés. »

Villars dira à quant à lui au Souverain : « Si Dieu nous fait la grâce de perdre encore une pareille bataille, Votre Majesté peut compter que ses ennemis sont détruits. »

Car en effet, tactiquement, Malplaquet peut être considéré comme une défaite française mais stratégiquement, au vu des pertes chez les Impériaux et de la bonne retraite française c'est un immense succès du Roi de France, d'où sortira la chanson encore fredonnée de nos jours :

« Malbrouk s'en va-t-en guerre,

Mironton, Mironton, Mirontaine! »

  • le 11 septembre 1758 : victoire du Duc d'Aiguillon sur les Anglais à Saint-Cast.

La victoire de Saint-Cast-le-Guildo est remportée par les miliciens bretons et les soldats du Roi commandés par Emmanuel Armand de Vignerot du Plessis-Richelieu duc d'Aiguillon, petit neveu du Cardinal. Emmanuel de Richelieu est alors Gouverneur du Duché de Bretagne.

Les 10 000 fantassins Anglais de Bligh échouent à s'emparer de Saint-Malo en débarquant trop à l'Ouest. Ils sont ensuite repoussés par les bretons et rembarquent en abandonnant 4 000 tués et blessés et entre 600 et 800 prisonniers.

  • le 11 septembre 1802 : annexion du Piémont par la France.
    • le 11 septembre 1855 : prise de Sébastopol en Crimée.

Le 10 septembre, le général Pelissier prend la ville. Cet épisode est le début de la déroute russe.

  • le 11 septembre 1915 : la Royale commence à sauver des milliers d'Arméniens en Turquie.

Du 11 au 13 septembre, l'opération navale sauve 4 092 personnes, dont 8 blessés. Les bateaux français qui viennent au secours des chrétiens persécutés sont : le croiseur cuirassé amiral Charner  qui recueille 347 Arméniens, le croiseur cuirassé Desaix en recueille 303, le croiseur de 3e classe D'Estrées : 459, le croiseur auxiliaire Foudre : 1 042, le croiseur de 1re classe Guichen : 1 941. Tous ces réfugiés vont être placés dans des camps situés à proximité de Port-Saïd, grâce à l'accord des autorités anglaises qui les accueillent le 14 septembre. Parmi ces réfugiés se trouvent des combattants dont certains rejoindront la légion arménienne du général français Julien Dufieux, en 1920.

Pour en savoir plus lire le roman de Franz Werfel : Les 40 jours de Musa Dagh 

La lecture des mémoires des amiraux des escadres du Levant e souligne le décalage entre leurs actions de protection des chrétiens d'Orient et le recul (pour ne pas dire l'abandon) de la diplomatie française en 1922 et 1923 (désastreux traité de Lausanne).

Ce sera la dernière fois que la France viendra au secours des chrétiens persécutés en tant que tels. Après cette date, la France cessera d'être la nation protectrice des chrétiens, titre que la Russie revendiquait déjà en 1915 et qu'elle est seule à revendiquer de nouveau et à mériter désormais. Tiré du Point du 27/12/2011. Voir aussi les chroniques du 27 avril et du 10 septembre.

  • le 11 septembre 1963 : ouverture du tombeau du frère André par les autorités religieuses, afin de vérifier l'intégrité des restes, pour sa béatification future.

On trouve alors celui-ci intact. Le 12 juin 1978, le pape Paul VI le déclare «vénérable». Après un premier miracle reconnu par Rome, le frère André est béatifié le 23 mai 1982, par le pape Jean-Paul II, puis canonisé le 17 octobre 2010 par le pape Benoît XVI.

  • le 11 septembre 1984 : voyage du pape Jean Paul II au Canada ; discours fait aux femmes et béatification de bienheureuse sœur Marie-Léonie Paradis.

Le pape, à Montréal, leur donne Sainte Marguerite Bourgeoys en exemple ; une champenoise, laïque consacrée partie évangéliser le nouveau monde qu'il a canonisée le 31 octobre 1982 :

«  Portez au cœur de cette société les qualités humaines et chrétiennes dont Dieu a doué votre féminité. […] Les femmes qui veulent justement leur promotion ont intérêt à contempler cette femme forte qui a voulu rendre les femmes de son temps dignes de leur vocation ».

Ceux qui croyaient au Ciel de Geneviève Esquier (Ed. de l'Escalade, page 267)

Au cours d'une messe célébrée devant près de 400 000 fidèles au parc Jarry, le pape procède à la première béatification en terre canadienne en élevant au rang de bienheureuse Mère Marie-Léonie Paradis, fondatrice de la congrégation des Petites Sœurs de la Sainte-Famille.

  • le 11 septembre 2001 : « attentats » (?) terroristes à New York.

Les attentats du 11 septembre sont une série d'attentats-suicides terroristes menés par 19 pirates de l'air ayant détourné simultanément quatre avions de ligne. Le mardi 11 septembre 2001, ces pirates de l'air ont ainsi précipité deux avions dans le World Trade Center à Manhattan, New York, un dans chacune des deux tours les plus grandes, puis un troisième avion dans le Pentagone, et un quatrième avion s'est écrasé dans un champ dans le comté de Somerset, en Pennsylvanie. Dans un délai de près de deux heures, les deux tours se sont effondrées. Le bilan officiel est de 2 986 décès lors des attentats, incluant les 19 terroristes…

Voir la chronique du 28 juillet, qui raconte comment un bombardier américain percute frappe l'Empire State Building en 1945, n'y faisant un gros trou et tuant 14 personnes…

  • le 11 septembre 2007 : le député F. Hollande demande, à l'Assemblée nationale, une loi de réparation pour les Pieds noirs et les Harkis

Il affirme que les crimes postérieurs au 19 mars doivent être reconnus par la Nation par une loi. « Cette reconnaissance implique nécessairement et juridiquement une loi de réparation. »

Voir les chroniques des 19 et 26 mars, des 13, 17, 25 septembre, du 05 juillet, du 30 octobre.


Le Cardinal Edwin O'Brien demande une enquête pour déterminer les responsabilités quant aux promotions de Mgr McCarrick

Lettre du Grand Maître de l'Ordre du Saint-Sépulchre, le Cardinal O'Brien :

Capture d’écran 2018-09-10 à 22.25.33Cité du Vatican, le 8 septembre 2018 en la fête de la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

Aux membres de l’Ordre Équestre du Saint Sépulcre :

Certains d’entre vous se souviennent sans doute du film En Pleine Tempête : plusieurs phénomènes météorologiques convergent, se réunissent, et causent des dégâts terribles.

Notre Église Catholique est en pleine tempête – en pleine tempête diabolique. Le Chili, l’Irlande,les Pays-Bas, l’Australie, les États-Unis ... Et combien d’autres encore ?! La double vie révoltante,profondément scandaleuse, d’un Cardinal de l’Église. Le rapport de 900 pages, quasimentpornographique, du grand jury de Pennsylvanie ; l’ignominie des actes pervers de prêtres à l’encontre de jeunes ou de personnes en situation de faiblesse. Les accusations d’un ancien Nonce du Vatican contre les plus hautes autorités de l’Église.

On peut appeler cela « UN CHEF D’ŒUVRE DIABOLIQUE » !

Les forces de Satan sont au travail pour saper les fondations mêmes de l’Église Une, Sainte,Catholique et Apostolique – de l’intérieur !

Nous sommes confrontés à une crise sérieuse, probablement la crise la plus importante que notre Église aie traversée en de nombreux siècles.

Aujourd’hui, comme à d’autres moments de l’histoire de l’Église, les fidèles – vous – se voient offrir un choix :

  • Il y a la tentation de fuir, d’abandonner l’Église. Victoire de Satan.

  • Ou alors, s’accrocher. Notre Foi ne nous vient pas des hommes, mais de Jésus-Christ. LesChevaliers du Saint Sépulcre n’ont jamais déserté. Ils ont tenu pied, pour la défense del’Église, dans des temps de grandes crises.

    Je voudrais supplier tous nos membres de s’accrocher, et plutôt deux fois qu’une. Retournez auxressources divines de la Foi : la prière, la messe, la dévotion eucharistique, la pénitence et le jeûne.

  • Participez aux assemblées de prière, aux activités liturgiques paroissiales et diocésaines organisées en réparation des sacrilèges déplorables commis par des membres des Saints Ordres contre des innocents sans défense. Les trahisons scandaleuses de la confiance placéeen ceux qui étaient tenus d’être d’autres Christs.

  • Soutenez la majorité des bons prêtres de votre entourage – vos prêtres, qui se battent quotidiennement pour être le Christ pour vous. Ils souffrent beaucoup.

  • De mon côté, je me suis associé à la requête de la Conférence Épiscopale des États-Unis pour demander une enquête pontificale, avec des laïcs dotés des compétences adéquates, qui devra déterminer les responsabilités quant aux promotions de Monseigneur McCarrick au sein de la hiérarchie ecclésiastique.

    Dans l’Histoire, Dieu a montré qu’Il pouvait tirer le bien du pire des maux. Il n’y a qu’à regarder laCroix !

180px-Rome_Consistory_Cardinal_O'BrienPrions pour que de ce cauchemar résultent la purification de notre Église, et la restauration de la confiance dans ses dirigeants.

Reconnaissons que Jésus-Christ est le Seigneur de la Résurrection, Lui qui transforma l’horrible moment d’une mort affreuse en un moment de salut.

Et prions ensemble avec notre Saint Père, le Pape François, pour que Notre Dame, qui porta le Corps brisé et crucifié de son Fils en ses bras, le fasse de nouveau. En ces jours, qu’elle porte cecorps souffrant, battu et sanglant, son Corps, l’Église, auprès de son cœur, et dans sa prière pour saguérison.

Merci à vous tous pour votre loyauté sans faille et pour votre fidélité.
Dans le Seigneur,

Edwin, Cardinal O’Brien


La croissance des agressions à l'arme blanche tient aux appels récurrents des djihadistes à utiliser ce type d'armes

Jean-Charles Brisard, président du Centre d'analyse du terrorisme (CAT), déclare au Figarovox :

Unknown-28"[...] les études menées par le Centre d'Analyse du Terrorisme (CAT) montrent un accroissement de l'usage des armes blanches dans les attentats et les projets d'attentats depuis 2014. Si ces armes étaient utilisées dans 13 % des attaques entre 2008 et 2013, elles ont représenté 23 % des armes utilisées entre 2014 et 2016, et 30 % en 2017 au sein de l'Union européenne. Plusieurs facteurs expliquent le recours plus fréquent à des armes rudimentaires, notamment l'accès rendu plus difficile aux armes de guerre ainsi qu'aux composants d'explosifs, même s'il est toujours possible de s'en procurer. Un autre facteur tient également au profil des individus qui passent à l'acte: beaucoup d'entre eux (plus de 60 % des individus jugés pour des faits de terrorisme) n'ont pas de parcours carcéral et parfois aucun antécédent. Sans contact avec des réseaux criminels, ces individus sont contraints de recourir à des armes rudimentaires, parfois de manière mimétique en reproduisant des modes opératoires utilisés avec succès ailleurs.

Est-ce le signe d'une hausse de la violence dans notre société? Le terrorisme islamiste a-t-il selon vous contribué à répandre ce mode opératoire, même s'il semble que l'agression d'hier soir ne relève pas directement du terrorisme?

En effet, le dernier facteur qui explique cette croissance des agressions à l'arme blanche tient aux appels récurrents des organisations djihadistes à utiliser ce type d'armes pour frapper nos pays. Depuis septembre 2014, l'État Islamique a multiplié les appels en ce sens et l'expérience montre qu'ils ont une résonance importante chez les membres ou sympathisants de cette organisation. Rappelons que dans un enregistrement diffusé le 22 août dernier, le chef de l'État Islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, a de nouveau appelé ses partisans à frapper les pays européens avec des armes rudimentaires, précisant que ce type d'attaques équivalait à 1 000 opérations dans la zone syro-irakienne. Les enquêtes en cours devront déterminer si les dernières actions ont été perpétrées en réponse à ces appels. [...]"

Le journal de TV Libertés revient sur le sujet :


Des églises bien trop chères, et bien trop belles

De Constance Prazel sur Liberté Politique :

"Fait cruel amené à se multiplier toujours plus dans notre belle France, tant il est vrai que le renouveau de certaines paroisses dynamiques ne doit pas masquer la déchristianisation dure qui attend le pays profond : le diocèse de Nancy se retrouve à vendre une de ses églises, Saint-Jules, dans la commune de Longwy.

Nous connaissons bien les motifs allégués : trop peu d'argent, trop peu de fidèles.

Voyons comment l'ex-vicaire général du diocèse, le père Robert Marchal, voit les choses : « On aurait fait des chapelles bien moins chères et bien moins belles, aujourd’hui on pourrait soit les supprimer, soit les entretenir. On paye le passé ».

On pourrait s'étrangler à lire pareil propos. On paye le passé ? Mais avec des considérations comme celles-ci, c'est surtout l'avenir que nous allons payer. Et très cher. Un avenir privé d'une foi qui irriguait en profondeur nos territoires, où le "blanc manteau d'églises" cher à Raoul Glaber aura cédé la place à une cohorte de "lofts à aménager", comme le suggère l'annonce immobilière du diocèse.

Cette déclaration trouve la disparition dramatique des références de la culture classique dans les mentalités : on a voulu oublier que le beau est l'expression du bien et du vrai.

"Des églises bien trop chères, et bien trop belles." Construisez des hangars, ça coûte moins cher, et c'est plus facile à détruire vu que ça ne vaut rien. Quand la culture du démontable et du biodégradable atteint l'Eglise bi-millénaire... Pas de traces. Ne vous inquiétez pas, M. le vicaire général, avec cette logique, nous ne devrions pas tarder à disparaître du paysage. Nous imaginons qu'il faut vendre Notre-Dame-de-Paris, beaucoup trop cher et beaucoup trop beau ? Ne parlons même pas de Saint-Pierre-de-Rome.

Le problème, c'est que si d'autres avant lui n'avaient pas cherché la beauté des édifices religieux, ad majorem Dei gloriam, faut-il le rappeler, les parents de M. l'ex-vicaire général ne lui auraient peut-être jamais transmis la foi, il n'aurait peut-être lui-même jamais été prêtre, tant il est vrai que le beau touche les coeurs et mène à Dieu.

Mais cette église n'attire plus personne, nous dit-on, c'est pour cela qu'on la vend. Mais si les murs sont "trop beaux", la fréquentation de l'église n'a-t-elle pas souffert d'une liturgie, d'un quotidien qui, lui, ne l'était pas assez ? La complaisance d'une certaine Eglise contemporaine - non pas pour le dépouillement, qui est une vertu évangélique, ne confondons pas tout et allons demander aux architectes des monastères cisterciens ce qu'ils en pensent - mais pour une certaine forme de laideur (dans les bâtiments, dans le mobilier liturgique, dans les décorations éphémères des enfants du caté, pour ne pas parler des chants) s'accompagne bien souvent par une chute d'attractivité qui n'est pas entièrement due au hasard.

Rappelons-nous que toutes les grandes périodes de renouveau de la foi ont été accompagnées d'une confiance renouvelée dans la beauté des formes, et d'un ardent désir de construire pour durer. Nous sommes des êtres incarnés, ne sous-estimons pas l'importance des choses sensibles dans le chemin qui nous mène à Dieu !"