Vers la spoliation des biens de l'Eglise en Espagne ?

Silencieuse dans l’affaire du décret d’exhumation de la dépouille du général Franco signé le 24 août dernier par le gouvernement, l'Eglise pourrait subir à son tour les foudres du gouvernement. Le régime socialiste de Pedro Sánchez souhaite rendre publique la liste de tous les biens appartenant à l’Eglise et pour lesquels cette dernière ne possède pas de certificat de propriété : en ligne de mire, leur récupération par l’Etat. 

En Espagne, une loi de 1946 permettait aux évêques d’inscrire en leur nom propre n’importe quelle propriété, à l’exception des édifices dédiés au culte - exception qui, dans la pratique, a rapidement été mise de côté. La réforme de cette loi en 1998, sous le gouvernement de José Maria Aznar, a facilité davantage encore ces inscriptions, permettant à l’Eglise de revendiquer la propriété de biens, sans avoir à fournir de certificat de propriété. 

Mais en 2016, un arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg avait qualifié d’arbitraire cette procédure et demandé à l’Etat d’indemniser les propriétaires se jugeant spoliés. [...]

Avec l’arrivée au pouvoir du socialiste Pedro Sanchez, en juin 2018, les chantres de la laïcité se sont remis à espérer : le ministère de la Justice a annoncé souhaiter publier dans les six mois une liste des biens que l’Eglise a acquis et qui ne sont pas enregistrés. [...]

La Conférence des évêques d’Espagne a timidement répondu aux accusations : son secrétaire-adjoint aux affaires économiques, Fernando Giménez Barriocanal, a déclaré « ne pas disposer d’une liste de ces biens », et a souhaité que « le principe de non-discrimination » soit appliqué à l’égard de l’Eglise. L’Eglise d’Espagne aura à ferrailler plus vigoureusement si elle veut ne pas être spoliée de ses biens, à l’instar de ce qui s’est passé en 1905 en France."


Le gouvernement socialiste espagnol veut exhumer la dépouille de Franco

Le gouvernement espagnol accorde 15 jours à la famille pour trouver une nouvelle sépulture à Franco. Dans le Figarovox, Thierry Wolton rappelle que l'Histoire n'est pas si manichéenne entre le méchant dictateur et les gentils démocrates :

"[...] L'autre versant de la guerre civile est malheureusement moins souvent rappelé: le noyautage du gouvernement républicain par les communistes espagnols sur ordre de Moscou; les assassinats massifs par le NKVD - la police politique soviétique présente sur place- , des trotskistes du POUM et des anarchistes ; la terreur que faisaient régner les commissaires politiques communistes au sein des Brigades internationales, avec, en tête, André Marty, dirigeant du PCF. Parmi d'autres acteurs engagés dans ce camp, George Orwell, que l'on glorifie aujourd'hui, a raconté tout cela dans Hommage à la Catalogne.

En réalité, l'Espagne a été prise dans l'étau totalitaire de l'époque. Si Hitler y a testé ses armes, Staline, lui, a testé dans la péninsule ses méthodes de répression, de noyautage et de prise du pouvoir. Ce qui s'est fait du côté républicain a servi de galop d'essai au dictateur soviétique pour imposer son ordre. Il emploiera quelques années plus tard ces mêmes pratiques pour instaurer le communisme dans les pays de l'Est conquis, en 1944-1945, à la faveur de la défaite allemande. [...]"


A propos de Louis de Bourbon, président d’honneur de la Fondation Franco

Suite à l'article de Minute diffusé en extrait ici, Hervé Pinoteau nous fait part de ces réflexions :

"Je me dois de répondre à ce qui vient d’être écrit au sujet de Mgr le prince Louis (Alphonse) duc d’Anjou en tant qu’ancien légitimiste (1953). Certes ce qui devait arriver est arrivé. Lors de l’annonce du mariage du prince Alphonse (futur duc d’Anjou et père de Monseigneur) ma personne et celle du cher Guy Augé avaient averti ce prince des difficultés qui allaient exister avec l’arrivée d’une petite-fille de Franco. Mais enfin n’oublions pas que Franco sauva l’Espagne des abominations d’une gauche épouvantable et qu’il empêcha Hitler de traverser l’Espagne avec son armée pour atteindre l'Afrique française.

Le prince Alphonse attaqué par un Orléans en en 1988 pour qu’il ne se dise plus prince, etc., gagna contre son lointain cousin, et l’année d’après, Alphonse étant décédé en Amérique du nord en faisant du ski, on vit le jeune prince Louis attaqué par le même Orléans qui perdit encore. En 1989 ce jeune prince avait le droit de se dire prince etc, car toutes les prétentions de l’Orléans croulaient, il pouvait porter les armes d’azur à trois fleurs de lis d’or, deux et une (donc armoiries du roi), etc. C’était un triomphe pleinement français. Ancien ministre de la justice Jean Foyer que j’avais prié de venir à l’aide d’Alphonse avait gagné les deux fois ! Pour l’Etat français tout était clair sans qu’on ait parle de politique.

Certes les clameurs franquistes peuvent troubler les Légitimistes français, cela va de soi, mais rien ne peut changer notre ordre de primogéniture pour notre royauté et je pense à mon Prince qui le 14 juillet dernier a longuement honoré Henri IV dans Paris, mais sans son épouse et leurs enfants… Tout est difficile.

Le 26 mars 2018 j’ai publié « Quelques considérations sur la mort du comte de Chambord et la Légitimité » (Les Rois souterrains, illustré) et je pense que certains lecteurs de ce jour seront intéressés par ces pages.

Hervé Pinoteau au service depuis le prince Jacques-Henri, grand père du prince Louis, chef de maison."


Louis de Bourbon désigné président d’honneur de la Fondation Franco

Prétendant au trône de France, le prince Luis Alfonso, alias Louis de Bourbon ou « Louis XX », a été désigné président d’honneur de la Fondation Franco. Extrait d'un article de Minute :

"Le 29 décembre 2017 mourait à Madrid la fille unique du Caudillo, Maria del Carmen Franco y Polo, 91 ans. Le 18 juin 2018, le nouveau premier ministre espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, placé à la tête d’un gouvernement politiquement minoritaire, annonçait sa volonté de retirer la dépouille mortelle du général Franco (chef de l’Etat espagnol de 1939 à 1975 et restaurateur de la monarchie au profit de Juan Carlos) de la Valle de los Caidos où il repose aux côtés de Jose Antonio Primo de Rivera et de 35 000 victimes catholiques des deux camps de la guerre civile espagnole (1936- 1939).

Pour succéder à Maria del Carmen à la présidence d’honneur de la Fondation nationale Francisco Franco (FNFF), son conseil d’administration a choisi le 1er mars dernier le prince Luis Alfonso de Borbon, alias « Louis XX » dans les milieux monarchistes français, petit-fils de la défunte et cousin issu de germain de l’actuel roi d’Espagne Felipe VI, qui règne à Madrid depuis l’abdication de son père Juan Carlos Ier en 2014. Cette présidence d’honneur entrera en vigueur à la fin d’un deuil d’un an, c’est-à-dire le 29 décembre 2018, si, d’ici là, le nouveau gouvernement Sanchez n’a pas entrepris la dissolution de la fondation familiale des Franco, ce qu’il envisage de faire. [...]

Le 15 juillet, la plateforme « Movimiento por Espana » organisait une manifestation à la Valle de los Caidos. Bras tendus, les phalangistes, carlistes traditionalistes et autres franquistes, de tous âges, agitant drapeaux et étendards, y ont acclamé Luis Alfonso, âgé de 44 ans, son épouse vénézuélienne et leurs trois enfants (elle est enceinte du quatrième) en chantant le célèbre Cara al Sol, l’hymne de la Phalange. Le prince est apparu rayonnant, appelant à la réconciliation nationale, saluant la foule et répondant aux nombreuses demandes de photographies. Certains, comme les sympathisants du mouvement royaliste groupusculaire Soluciona, présidé par Armando Robles, le verraient bien remplacer son cousin Felipe sur le trône de Madrid qu’ils estiment vacillant dans une Espagne plongée dans un marasme économique et politique. [...]

L’implication du prince Luis Alfonso n’a pas surpris grand monde en Espagne, où sa proximité avec sa défunte grand-mère et son intérêt pour l’oeuvre politique de son arrière-grand-père Franco sont de notoriété publique. Arrière-petit-fils du roi Alphonse XIII, qui a régné sur l’Espagne jusqu’en 1931, il ne fait pas partie du premier cercle de la famille royale espagnole. Sa montée en puissance politique est néanmoins réelle et significative suite aux événements que nous venons de décrire. Elle est suivie de façon attentive par le Palais royal, le gouvernement et les journalistes politiques du pays. Et certains de s’interroger : la famille de Bourbon-Franco est-elle aujourd’hui en mesure de proposer une alternative crédible à ses royaux cousins ?

Cette situation laisse toutefois perplexes un certain nombre de partisans français de Louis Alphonse regroupés au sein de l’Institut de la Maison de Bourbon. C’est ce que nous a confirmé sous couvert d’anonymat l’un des membres influents de cette association historique qui abrite de fait le secrétariat de celui qui est vu, sur le versant septentrional des Pyrénées, comme l’un des deux principaux prétendants au trône de France avec le comte de Paris : « C’est en effet embarrassant, car d’un côté cela accrédite l’idée que le prince n’a pas choisi entre l’Espagne et la France, et, d’un autre côté, il sera plus difficile de faire inviter Son Altesse Royale par des municipalités si elles découvrent qu’il est président d’honneur de la Fondation Franco, le dictateur ayant une mauvaise image en France. » [...]"


Profanation d’hosties en Espagne : l’artiste sacrilège bientôt devant la CEDH ?

De Nicolas Bauer dans La Nef :

"Une association chrétienne espagnole a déposé une requête à la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avec l’aide de l’ECLJ, à la suite de la profanation d’hosties consacrées par l’« artiste » Abel Azcona. L’« œuvre d’art » litigieuse était composée de 242 hosties subtilisées au cours de plusieurs messes puis arrangées sur le sol pour former le mot « pederastia ». L’« artiste » s’est ensuite photographié nu avec son « œuvre » et a exposé les photos dans des locaux prêtés par la ville de Pampelune.

Cette affaire pose deux questions majeures. La première est de la compétence de la Cour de Strasbourg : les juridictions espagnoles ont-elles effectué une juste mise en balance entre le droit à la liberté d’expression de l’« artiste » et le « droit à la protection des sentiments religieux en tant que composante de la liberté religieuse » ? Pour en juger, nous pouvons espérer que la CEDH soit attentive à plusieurs aspects de l’affaire, qui pourraient jouer en la défaveur d’Abel Azcona.

En particulier, l’« artiste » a assumé avoir utilisé des hosties consacrées afin d’offenser les catholiques. Le juge espagnol qui a donné raison à Abel Azcona a également fait preuve d’une hostilité et d’un mépris évidents envers la foi chrétienne. Par ailleurs, l’exposition a été subventionnée par la mairie alors même que l’« artiste » a pu vendre sa création près de 300 000 euros. Si la CEDH accepte la requête, l’ECLJ lui présentera des observations afin de développer ces points.

La deuxième question est du ressort de l’Église. Pour voler 242 hosties consacrées, l’« artiste » a tout simplement communié dans la main, sans consommer les hosties. Si les exigences prévues par les textes en vigueur sur l’Eucharistie avaient été respectées, cela aurait dû permettre d’éviter une profanation aussi grave et massive. En pratique, cependant, le Christ semble avoir été réduit à un objet à la disposition de tous, que le prêtre donne tel un distributeur automatique et que les laïcs prennent tels des consommateurs.

Ce constat malheureux pourrait avoir un impact indirect sur le raisonnement juridique de la CEDH. La Cour juge légitime de protéger les croyances en cas de « haut degré de profanation », qui doit être établi à partir du degré de sacralité de l’objet profané. Or, celui-ci n’est pas évalué à partir du catéchisme et du droit canonique, mais des « croyances et convictions religieuses intimes des personnes ». La CEDH pourrait considérer, selon sa logique, que les catholiques espagnols ont une sensibilité religieuse attachant une importance faible à l’Eucharistie. Les juges minimiseraient alors, en s’appuyant sur le vécu subjectif des catholiques, le degré de sacralité des hosties consacrées et par conséquent le « degré de profanation » de l’acte sacrilège d’Abel Azcona.

Pour éviter ce relativisme, il est essentiel de témoigner en pratique du mystère de l’Eucharistie. Nous pouvons à ce titre nous réjouir des réactions fortes de l’Église espagnole, qui ont signifié l’offense grave subie par le Christ et ainsi la sacralité des hosties. L’archevêque de Pampelune, Mgr Francisco Perez, a célébré une messe de réparation le 25 novembre 2015 à laquelle plus de 4500 personnes ont participé. Il a rappelé à cette occasion que « l’Eucharistie constitue le sommet de l’action de salut de Dieu », par la présence réelle de Jésus. Il a fini son homélie par une prière : « Je demande à Marie du Tabernacle de nous aider à être des témoins vivants du Christ Eucharistie ».

De nombreux laïcs ont rendu un magnifique témoignage en priant agenouillés devant les photos d’hosties de l’exposition ou devant la porte du bâtiment où celle-ci a eu lieu. Des rosaires et manifestations publics ont également été organisés et une pétition a recueilli 115 000 signatures. Ces réactions sont un excellent moyen de montrer à la CEDH la force et la violence de l’atteinte portée aux sentiments religieux des catholiques.

Au-delà de ces actes de réparation, la profanation d’Abel Azcona pourrait être l’occasion de redécouvrir plus pleinement « l’expression de la foi et de l’amour que tous doivent avoir pour ce sublime Sacrement ». Les catholiques espagnols, en particulier la Conférence épiscopale d’Espagne, pourraient ainsi suivre l’impulsion initiée par le pape Benoît XVI et s’inspirer des nombreuses réflexions actuelles sur l’Eucharistie. Il est urgent, en Espagne et en Europe, de redonner à Jésus-Hostie l’adoration qui lui est due."


Droitisation en Espagne

220px-Pablo_Casado_(julio_2018)_(cropped2)Président du parti depuis 2004 et à la tête du gouvernement espagnol depuis 2011, Mariano Rajoy a été coulé par la condamnation de son parti dans un méga-procès pour corruption. Le scandale a permis au socialiste Pedro Sanchez de se hisser à la tête de l'exécutif avec le soutien du parti de gauche radicale Podemos, des indépendantistes catalans et des nationalistes basques.

Suite à la chute de Mariano Rajoy, le Parti Populaire a élu samedi Pablo Casado comme nouveau chef de file. Ce député de 37 ans marque l'arrivée d'une nouvelle génération et accentue l'ancrage à droite de cette formation. Lors du congrès extraordinaire du parti à Madrid, les grands électeurs ont largement placé en tête Casado (1701 voix) devant Soraya Saenz de Santamaria, ex-bras droit de Rajoy (1250 voix).

Licencié en droit, Casado a placé sa campagne sous le signe du virage à droite, rappelant son admiration pour l'ex-président colombien Alvaro Uribe. Il a fustigé la «démagogie» du nouveau gouvernement socialiste qui a accueilli les migrants de l'Aquarius, s'est élevé contre la légalisation de l'euthanasie voulue par la gauche, a plaidé pour la baisse des impôts sur le revenu et les sociétés et prôné une grande fermeté face aux séparatistes catalans. Son discours à l'accent national-conservateur est marqué par 5 principes : 

  • unité de l'Espagne
  • défense de la famille (Pro-natalité, anti-euthanasie, revenir à la loi sur l'avortement d'avant 2010, qui a libéralisé la pratique jusqu'à 22 semaines de grossesse)
  • défense des victimes du terrorisme
  • défense des libertés individuelles
  • honnêteté

Massacre d'embryons humains au congélateur

L'information vient de sortir :

"Les 1er et 2 juillet 2017 à Valence en Espagne, le dysfonctionnement d’un congélateur obsolète a provoqué la mort de tous les embryons qui y étaient conservés. Une faille électrique a, en outre, empêché le déclanchement des alarmes du Laboratoire de Reproduction de l’Hôpital Blasco Ibáñez.

Plusieurs employés de l’unité d’obstétrique avaient déjà fait remonter l’existence de ce risque, mais rien n’a été fait pour éviter les pannes électriques qui se sont avérées fatales pour les embryons. L’hôpital parle d’ « irresponsabilité ». Les installations sont obsolètes, mais continuent à être utilisées. Le Ministère de la Santé, informé, n’a pas voulu rendre publique l’information. Du côté de l’hôpital, il a été discrètement décidé de payer un cycle complet de FIV dans un centre privé, pour plus de 20 000 €, à une de ses infirmières concernée, pour que l’incident ne soit pas révélé au grand jour."


PMA : un bébé sous 24 mois. Satisfait ou remboursé

Capture d’écran 2018-04-30 à 09.35.46Bientôt en France avec Emmanuel Macron ? C'est déjà le cas à l’Institut Valencien de l’Infertilité (IVI), en Espagne, qui s’engage à rembourser les femmes et les couples qui n’arriveront pas à avoir un bébé avec leur tout nouveau programme. Fondé en Espagne, IVI fait partie d’un groupe présent dans 13 pays, avec plus de 70 cliniques dédiées à la médecine reproductive. Un poids lourd dans son domaine qui compte 160 000 enfants nés par éprouvette. Alors puisque'en France les partisans de l'extension de la PMA avancent que cela se fait déjà ailleurs, il faut comprendre que cette pratique va se répandre en France si la PMA est étendue :

« Avec IVI Baby, vous aurez votre bébé à la maison dans un délai maximum de 24 mois », affiche l’Institut sur son site Internet.  

En France, quatre tentatives de fécondation in vitro (FIV) peuvent être prescrites et prises en charge par l’assurance maladie

Capture d’écran 2018-04-30 à 09.38.48Une FIV est affichée à un tarif initial de 5000 € mais cela peut monter beaucoup plus haut. Avec le programme, la patiente peut aller jusqu’à trois traitements avant d’être remboursée...

Vous avez jusqu'à ce soir pour participer en ligne aux Etats généraux de la bioéthique.


En Espagne les moines défendent les sépultures contre les socialistes

Un bras de fer se joue actuellement entre le Sénat et l'abbaye bénédictine de Santiago Cantera. Voici le son de cloches du Monde :

Unknown-12"Il était convoqué au Sénat, lundi 12 mars, pour expliquer son opposition à l’exhumation de deux républicains assassinés durant la guerre civile (1936-1939). Mais le prêtre bénédictin Santiago Cantera, qui gère l’abbaye et la basilique du Valle de los Caídos, où repose Francisco Franco, n’a pas daigné se présenter. Dans un courrier envoyé à la Chambre haute, il s’est excusé en mentionnant ses « devoirs à la tête du monastère » et sa « condition de religieux ». Condescendant, il a invité les sénateurs à se déplacer eux-mêmes à l’abbaye, où il s’est dit disposé à leur donner « toutes les explications nécessaires… » De quoi provoquer la colère des socialistes, à l’origine de la demande de comparution devant la Commission de justice, mais aussi des associations de La Mémoire historique, qui dénoncent depuis des années les obstacles récurrents posés par l’Eglise. Le « devoir moral » du prêtre est de se rendre à ce rendez-vous « avec la démocratie »,critique l’avocat des victimes du franquisme Eduardo Ranz.

Dans son mausolée monumental, construit après la guerre civile par des prisonniers républicains près de l’Escorial, à 50 kilomètres de la capitale, la tombe de l’ancien dictateur est entourée de cryptes qui renferment les ossements de près de 34 000 morts de la guerre civile. S’y trouvent des nationalistes, mais aussi des républicains, souvent déterrés des fosses communes sans l’accord de leur famille pour être entassés dans les murs de la sinistre basilique, censée célébrer la réconciliation. Plus de 12 000 d’entre eux n’ont pas de noms. Les autres sont identifiés et localisés dans les niches numérotées des columbariums, enterrés sous la croix de 130 mètres de haut, à la gloire de leur bourreau.

A plusieurs reprises, des descendants ont souhaité récupérer la dépouille de leurs proches. En vain. Jusqu’à ce qu’en 2016 un juge de San Lorenzo del Escorial donne raison à la petite-fille d’un militant anarcho-syndicaliste de la Confédération nationale du travail (CNT), et ordonne l’exhumation de son grand-père et de son grand-oncle, les frères Lapeña. La victoire judiciaire est célébrée par les descendants de républicains. Mais elle est éphémère.

Car c’était compter sans l’opposition des moines bénédictins qui occupent El Valle de los Caídos, malgré son statut de « patrimoine national ». Des moines qui entretiennent les tombes de Franco et du fondateur de la Phalange José Antonio Primo de Rivera, et célèbrent une messe chaque 20 novembre, jour anniversaire de leur mort – en 1975 pour le premier, en 1936 pour le second. Ils sont devenus les gardiens de la mémoire du dictateur. C’est d’ailleurs Santiago Cantera qui a officié lors de la messe célébrée en l’honneur de la fille unique du caudillo, Carmen Franco, morte en décembre.

Pour le prêtre, qui considère la basilique comme un « lieu de prière et de réconciliation », pas question de toucher aux cryptes. Après avoir barré l’accès des techniciens médico-légaux aux ossuaires et paralysé l’installation de microcaméras afin d’évaluer l’état de leur conservation, il a déposé un recours devant l’Audience nationale pour empêcher l’exhumation. « La communauté bénédictine reconnaît les droits des proches qui demandent d’exhumer la dépouille de leurs aïeux, mais désire que soient garantis les droits des familles de ceux qui sont enterrés ici », écrit le prêtre dans sa lettre au Sénat, disant craindre que les ossuaires ne soient endommagés.

Est-ce à lui de prendre une telle décision, alors que les cryptes sont considérées comme un cimetière public ? Le prêtre, lui, estime que les ossuaires se trouvent dans un lieu sacré, sous son autorité. Mais, en janvier, des familles ont déposé une douzaine de plaintes contre lui, pour désobéissance. Les sénateurs, à l’exception des socialistes, iront finalement lui rendre visite le 26 mars."


Madrid, 11 mars 2004: 191 morts, 1858 blessés, et seulement 8 ans de prison


Suicide démographique en Espagne

De Jeanne Smits sur Réinformation.tv :

Avortement-Espagne-chiffres-suicide-démographique1"Les données officielles du ministère de la santé parlent de 93.131 avortements volontaires en Espagne en 2016, ce qui représente un taux d’avortements de 10,36 pour 1.000 femmes entre 15 et 44 ans, une proportion en hausse à la suite de l’adoption de la loi Aido qui a institué l’avortement libre jusqu’à 14 semaines de grossesse.

A raison de plus de 255 interventions par jour, le massacre a touché près de 65.000 enfants à naître au cours des 8 premières semaine de grossesse, 22.407 entre la 9e et la 14e semaine, et 5.533 entre la 15e et la 22e semaine. 216 « IVG » ont frappé des tout-petits âgés de 23 semaines ou davantage. On apprend aussi que près de 800 femmes en étaient en 2016 à leur 6e avortement ou davantage. Et plus de 33.000 femmes avaient subi entre deux et cinq avortements. Par ailleurs la majorité des avortées de 2016 – 42.520 femmes – n’avaient jamais mené de grossesse à terme. [...]

Pendant ce temps la crise démographique en Espagne atteint les abysses : les dernières statistiques officielles, pour le premier semestre de 2017, affichent une chute des naissances de 6,3 % par rapport à la même période en 2016, le total, 187.703 se situant largement en-dessous du nombre de morts chiffré de janvier à juin 2017 à 219.834, 4,5 % de plus qu’au premier semestre de l’année précédente. Ce qui donne un solde négatif de 32.132 âmes sur cette seule moitié de l’année – près de trois fois plus qu’à pareille époque en 2016."


La sécession catalane est-elle un échec définitif ?

Bilan très instructif (pour ceux qui comme nous ignorent presque tout de la situation), proposé par Stratediplo sur son site. Sa conclusion:

Les dirigeants abdiqués peuvent maintenant changer d'avis, se démener à l'étranger ou en prison, appeler toutes les institutions internationales à dicter (en contradiction avec le droit international) la partition de l'Espagne, ou implorer l'électorat de leur donner une troisième chance, ce sera peine perdue. Il faudrait au moins une génération pour que l'électorat oublie cette débandade, or dans une génération les Catalans seront très minoritaires en Catalogne. La Catalogne ne reprendra plus son indépendance. Le gouvernement espagnol veut faire juger ces anciens dirigeants pour rébellion (violente), la justice espagnole les condamnera pour sédition (pacifique). Mais les Catalans, indépendantistes et unionistes à l'unisson, devraient les juger pour trahison.


Béatification de 60 martyrs de la guerre d'Espagne

RV29451_ArticoloSamedi à Madrid a eu lieu la béatification de Vicente Querait Lloret et de ses 20 compagnons martyrs, ainsi que celle de José Maria Fernandez Sanchez et de ses 38 compagnons martyrs. Certains de ces bienheureux étaient membres de la Congrégation de la Mission tandis que les autres appartenaient à l’Association de la Médaille Miraculeuse.

Tous ont été tués pour leur foi au cours des persécutions religieuses de la guerre civile espagnole entre 1936 et 1937.


Una, Grande, Libre !

EspagneMESSAGE DU ROI D'ESPAGNE
 
Chers Concitoyens,
Ce 26 octobre à 17h30 la présidente du parlement de la communauté autonome de Catalogne a proclamé l'indépendance d'une République de Catalogne.
Conformément à l'article 62 de la constitution j'ai pris le commandement des forces armées, qui d'après l'article 8 ont pour mission de défendre l'intégrité territoriale et l'ordre constitutionnel. A 17h45 les premiers éléments du 4° Régiment d'Infanterie Parachutiste se sont posés sur le parc de la Citadelle de Barcelone. A 18h00 le 1er Bataillon avait déjà bloqué toutes les issues du parlement catalan, tandis que le 2° Bataillon le couvrait face aux Mossos d'Esquadra sur la périphérie du parc. Après avoir débarqué à partir de 18h30 le 1er Bataillon du 5° Régiment d'Infanterie sur l'esplanade, le 5° Bataillon d'Hélicoptères de Transport a transféré à Madrid les membres du parlement de Catalogne, y compris le président et le vice-président du gouvernement catalan.
J'ai recommandé au gouvernement national de ne pas demander samedi au sénat l'autorisation, conformément à l'article 155 de la constitution, d'intimer à la Généralité de Catalogne de remplir ses obligations, mais de demander dès demain au congrès de déclarer l'état de siège en Catalogne comme prévu par l'article 116, avec suspension de l'article 17 sur tout le territoire de la communauté autonome comme le permet l'article 32 de la loi organique 4/1981. Toutes les fonctions de la Généralité de Catalogne seront transférées à l'autorité militaire, qui disposera de la division Castillejos renforcée de la brigade Aragon ; ces éléments sont déjà à Saragosse et seront à Barcelone demain. Le congrès déterminera la semaine prochaine les délits qui rélèveront de la juridiction militaire.
Chers Concitoyens,
Il n'est plus nécessaire de convoquer des élections anticipées en Catalogne car les autonomies de la constitution de 1978 ayant montré leurs dangers, j'appelle à l'élaboration d'une nouvelle constitution plus solide. La survie de notre pays vieux de plus de cinq siècles ne saurait dépendre d'un contrat social de moins de quarante ans.
Vive l'Espagne !
Felipe VI.
 
NOTA BENE : il s'agit d'une fiction, écrite par Stratediplo, qui par ailleurs analyse très régulièrement et en profondeur la situation espagnole, parmi d'autres sujets, sur son blog.

Le risque serait que l’exemple de la Catalogne soit prétexte à renforcer le centralisme jacobin

Dans Monde & Vie, Eric Letty analyse l'affaire catalane. Extrait :

M"[...] La France, quant à elle, n’a sans doute pas à craindre, pour l’instant, la « contagion ». Constituant un ensemble solide, elle n’a pas la même histoire que l’Espagne et les mouvements séparatistes y restent marginaux ou minoritaires, y compris en Corse, où les autonomistes, en revanche, sont plus écoutés. Les indépendantistes commettent d’ailleurs une erreur en imaginant que leur culture particulière s’épanouirait mieux hors du cadre protecteur de la nation commune : elle se diluerait, au contraire, dans l’espace technocratique européen. Il faut ici en revenir à la définition que Charles Maurras, fervent partisan de la décentralisation, donnait de la nation : « le plus vaste des cercles communautaires qui soient, au temporel, solides et complets ». Pour sa part, la République, jacobine par nature et par réflexe, continue à se méfier de la permanence des « provinces historiques » dans les mémoires collectives, comme en témoigne le découpage aberrant des régions sous François Hollande, ou le refus de Manuel Valls d’admettre l’existence d’un « peuple » corse. Pour la France, le vrai risque serait que l’exemple de la Catalogne soit prétexte à renforcer ce centralisme, qui affaiblit l’identité nationale en étouffant les identités locales. À l’inverse, les rois de France, véritables bâtisseurs du pays, ne craignaient pas de parler de « leurs peuples » – au pluriel."


Sixte Henri de Bourbon Parme : il faut se préparer à défendre l'unité de l'Espagne, "des Espagnes"

Déclaration de S.A.R. Sixte Henri de Bourbon Parme sur la question de l’indépendance catalane :

S.A.R.-foto-oficial-721x1024-2"Aux carlistes et à tous les Espagnols de bonne volonté, L'unité de l'Espagne doit être maintenue à tout prix !

Deux jours après le référendum séparatiste, organisé en Catalogne par un gouvernement autonome séditieux et illégitime, nous ne savons toujours pas si le gouvernement de fait d'Espagne va remplir son devoir et empêcher cette célébration.

L'heure est grave.

La propagande séparatiste déclenchée à l'étranger n'a pas été contrecarrée par les moyens dont l'Etat dispose.

Le gouvernement de Mariano Rajoy semble poursuivre la politique suicidaire d'ignorance de l'authentique tradition catalane, et de concessions au nationalisme qui, depuis plusieurs décennies, préparent la situation explosive qui d'ores et déjà est en cours. La Catalogne est une partie fondamentale et inséparable de la Couronne d'Aragon, partie intégrante de la monarchie espagnole. C'est une région éminemment espagnole.

Tout argument en sens contraire ignore la réalité et contredit l'histoire.

Il est douloureux de voir comment la région qui, depuis le XVIIIeme siècle, s'est révélée la plus contre-révolutionnaire et la plus antijacobine d'Espagne est aujourd'hui largement contrôlée par les révolutionnaires les plus extrémistes et par les jacobins les plus radicaux. De fait le nationalisme catalan est aussi jacobin, sinon plus, que le centralisme libéral ou autoritaire, et pour cette raison même il est anti-catalan.

Mon grand-oncle, Carlos VII, a restauré en 1872 la plénitude des privilèges de la Couronne d'Aragon, et notamment ceux de la Principauté de Catalogne.

La conspiration libérale, soutenue par les loges et par les puissances étrangères, empêcha la victoire du roi légitime d'Espagne, qui aurait évité les désastres ultérieurs.

Aujourd'hui, au-delà de toute autre revendication, il faut se préparer à défendre l'unité de l'Espagne, "des Espagnes", comme l'ont toujours fait les carlistes quand le pays était en danger.

Je demande aux carlistes et à tous les Espagnols de bonne volonté de collaborer, si nécessaire, avec les forces de sécurité et les forces armées pour arrêter la tentative séparatiste et pour préserver l'unité et l'indépendance de la Patrie, quelle que soit l'attitude finalement adoptée par le gouvernement actuel. Gardons présent à l'esprit le serment de nombre d'entre nous - le mien aussi, en tant que chevalier légionnaire - devant le drapeau rouge et jaune.

En exil, le 29 septembre 2017, Sixte Henri de Bourbon-Parme"


Mission canonique à une divorcée remariée ? Un évêque refuse d'obéir à la justice civile au nom de la liberté religieuse

De Jeanne Smits sur Réinformation.tv :

Unknown-2"Mgr Gonzalez Montes, évêque d’Almeria en Andalousie a fait savoir lundi qu’il refusera d’approuver la réembauche d’une enseignante d’instruction religieuse divorcée et remariée, Resurrección Galera, qui a obtenu la reconnaissance de l’illégalité de son licenciement pour ce motif devant les tribunaux. « Il y a des sentences qu’il est impossible de respecter », a expliqué le prélat lundi, invoquant la liberté religieuse garantie par la constitution de l’Espagne en tant que droit fondamental. « Personne ne peut m’obliger à accorder une permission religieuse d’enseigner la religion », a-t-il déclaré à propos de cette femme« remerciée » en l’année scolaire 2001-2002 alors qu’elle venait d’épouser civilement un homme divorcé. Face à une résistance exemplaire du diocèse d’Almeria, la première chambre sociale du tribunal de la ville vient de publier une nouvelle injonction judiciaire obligeant lesdits diocèses, ainsi que le ministère de l’éducation et la junte d’Andalousie de réinstaller l’enseignante à son poste dans les cinq jours suivant la sentence.

C’est le dernier jugement en date d’une longue série, à la suite de multiples recours par lesquels le diocèse d’Almeria affirme « l’impossibilité matérielle et légale » d’exécuter l’ordre de réinstallation prononcée par la Tribunal suprême de l’Espagne avec l’appui du Tribunal constitutionnel, étant donné que le poste de travail en question est suffisamment occupé par deux professeurs embauchés par contrat et que par ailleurs, Resurrección Galera n’a pas obtenu de la part du diocèse la « mission canonique » indispensable pour pouvoir faire des cours d’instruction religieuse.

[...] L’affaire, interminable, est avant tout le témoin de la force d’une bataille visant à dépouiller l’Eglise de son droit de poser des principes moraux et de les faire respecter dans le cadre de ses activités. Si l’évêque d’Almeria devait céder, c’est l’ensemble des responsables de l’Eglise catholique en Espagne qui en seraient affectés. Alors que les laïcistes espagnols se font entendre de plus en plus et multiplient leurs exigences, ce cas concernant quelques heures de cours par semaine prend des allures d’affaire de principe."


Cardinal Cañizares : « Nous célébrons le rétablissement de la foi catholique, qui avait été éliminée sous la domination de l’envahisseur musulman »

De Daniel Hamiche sur l'Observatoire de la christianophobie :

"Le 29 septembre 1238, après 18 mois de siège, les musulmans qui occupaient Valence capitulèrent devant le roi Jacques Ier d’Aragon, dit le Conquérant – né, disons-le en passant, à… Montpellier… Le 9 octobre suivant, le roi fit procéder à la consécration de la grande mosquée qui avait été construite sur l’ancienne cathédrale wisigothique, qui fut ainsi rendue au culte catholique et dédiée à la Vierge Marie. C’est en souvenir de cette journée du 9 octobre que se célèbre chaque année la fête aux « gloires valenciennes » (las Glorias valencianas). Un Te Deum y est chanté dans la cathédrale mais, depuis trois ans, les autorités municipales – une alliance de l’extrême gauche, des socialistes et des nationalistes catalans – se refusent d’y assister et même d’entrer dans la cathédrale : célébrer la libération de la ville de la domination musulmane les insupporte… Le cardinal Antonio Cañizares, archevêque de Valence, n’a visiblement pas les mêmes sentiments. Il a présidé cette cérémonie hier et a précisé dans son homélie : « Nous célébrons avec une immense joie le rétablissement de la foi catholique à Valence, qui avait été éliminée de l’espace public sous la domination de l’envahisseur musulman ». Cela ne va pas lui faire que des amis à la mairie mais celui lui vaut, évidemment, notre respect et notre admiration…"


La Catalogne restera-t-elle catalane et espagnole, ou deviendra-t-elle une république islamique ?

Extrait d'une analyse de Bernard Antony sur l'affaire catalane :

"[...] En France, la doctrine monarchiste incluait les idéaux régionalistes contre la centralisation jacobine, égalitariste, liberticide et niveleuse. Et ce n’est qu’avec la récupération gauchiste au milieu du XXe siècle que le régionalisme a pu être subverti en autonomisme fractionnel, voire en indépendantisme comme en Corse, ou en néo-jacobinisme occitaniste en Languedoc.

L’Espagne n’a pas connu les mêmes cheminements vers l’unité nationale que la France, unifiée depuis Charles VII grâce à Jeanne d’Arc par la continuité capétienne puis, hélas, par le centralisme jacobin éradicateur de cette diversité. Après le mariage de Castille et Aragon par celui de Ferdinand et d’Isabelle, l’unité de la péninsule ibérique, à l’exception du Portugal, intraitable sur sa souveraineté, fut réalisée. Mais son histoire fut aussitôt marquée par le règne à vocation universelle du flamand Charles Quint, certes roi d’Espagne mais simultanément empereur du Saint-Empire. La monarchie espagnole, fédérative, n’eut pas ainsi le caractère politique résolument national de celle de la France quel qu’ait pu être constamment l’entrelacs familial européen de notre dynastie capétienne avec ses reines d’origine étrangère, de Blanche de Castille mère de Saint Louis à Marie-Antoinette d’Autriche, la reine martyrisée, en passant par celles venues de l’Italie, d’Autriche ou de Pologne.

Longtemps, dans la continuité des anciens royaumes constitués ou reconstitués après la Reconquista (Léon, Castille, Asturie, Navarre, Aragon, Valence, Grenade…) et fédérés par les deux couronnes (Castille et Aragon), on parla « des Espagnes » et non de « l’Espagne ». Ainsi Ferdinand VII se proclamait-il « Roi des Espagnes et des Indes ». Longtemps, le principe unificateur de l’ensemble hispanique ne résida-t-il pas d’ailleurs plus dans l’Inquisition catholique - qui n’est pas ici objet de notre réflexion – que dans une Monarchie centrale n’aboutissant jamais à une unité incontestée ?

Si le Portugal, sous une monarchie débilitée et avec la féroce dictature du marquis de Pombal, franc-maçon, anticlérical féroce et en réalité anticatholique, anticipa la Révolution Française, les Espagnes, ne supportant pas la monarchie de Joseph imposée par son frère Napoléon Ier en mai 1808 avec sa constitution de Bayonne ne furent pas globalement emportées par le courant révolutionnaire, les « afrancesados » demeurant un clan de bourgeoisie madrilène très minoritaire. Le conflit des appétits européens pour la couronne d’Espagne avait au début du 18e siècle entrainé la Guerre de Succession et l’arrivée sur le trône des Bourbons d’Espagne. Mais la grande déchirure fut au XIXe siècle celle de la guerre carliste de 1833 rebondissant ensuite en deux autres guerres.

La cause immédiate en est la décision prise en 1830 par le roi Ferdinand VII de transmettre la couronne à sa fille aînée Isabelle, rompant ainsi avec la loi salique décidée par Philippe V en 1713. Le frère cadet du roi, Charles de Bourbon, n’accepte pas cela et, à la mort de Ferdinand VII en 1833, se proclame « roi des Espagnes » sous le nom de Charles V, ce qui déclenche la guerre. Il est alors soutenu par toute une partie des peuples d’Espagne dès lors appelés « carlistas ». En fait, la querelle n’est pas que d’ordre successoral mais porte surtout sur les valeurs religieuses, politiques et sociales défendues par les deux camps qui vont s’affronter au long de trois guerres civiles. Pour faire bref, les partisans d’Isabelle II sont des libéraux, centralistes et anticléricaux. Les carlistes, eux, ordonnent leur doctrine autour des valeurs proclamées dans leur hymne (Oriamendi) « Dios, Patria, Rey ». Ils incluent dans leur ferveur patriotique la défense sourcilleuse des « fueros » (en français « fors ») c'est-à-dire les chartes fondamentales, de respect des privilèges et libertés des provinces et communes ; institutions remontant pour beaucoup aux avancées de la Reconquista. Elles sont particulièrement vivaces et défendues au Pays basque et notamment dans sa province de Navarre, mais aussi en Catalogne.

La première guerre, de 1833 à 1840, est marquée d’abord par les brillantes victoires du soulèvement carliste sous la conduite du général basque Zumalacàrregui. Les troupes carlistes sont formées de « requêtés », volontaires paysans portant la « boina » (le béret rouge traditionnel en Navarre et autres provinces basques d’Espagne). Ces chouans des Pyrénées renforcés spirituellement par leur clergé sont de redoutables combattants qui ne seront finalement vaincus qu’en raison de l’envoi de troupes anglaises et françaises en renfort décisif à l’armée isabeline. Deux autres soulèvements, deux autres guerres civiles (de 1846 à 1849 et de 1872 à 1876) marqueront l’épopée carliste au XIX° siècle jusqu’à la conquête d’Estella, la capitale de la Navarre carliste par les troupes d’Alphonse XII, le fils d’Isabelle. Au XX° siècle, le carlisme jamais totalement réduit, se remobilisera puissamment devant la politique anticatholique de la Seconde République espagnole, alors que se multiplieront les actes terroristes des communistes et des anarchistes acheminant l’Espagne vers la guerre civile que déclenchera l’assassinat du jeune chef monarchiste Calvo Sotelo.

Mais en 1936, dans le parti nationaliste basque (PNV) pourtant originellement si traditionaliste, les uns prônent des solutions autonomistes, et d’autres veulent de l’indépendance. Et ils ne craignaient même pas de faire confiance pour cela en une alliance avec les communistes ! Cependant, en Navarre, la mobilisation massive, et décisive, des Requêtés catholiques sous l’autorité du général Mola apporte un appui décisif à l’insurrection du général Franco. Mais le reste du pays basque et de la Catalogne, se rallie majoritairement aux forces du gouvernement socialo-communiste. Le régime du général Franco, voulant au-dessus de tout l’unité de l‘Espagne, ne voulut hélas d’aucun retour aux « fueros ». Les mouvements régionalistes furent alors pénétrés par des courants indépendantistes noyautés par l’extrême-gauche et trouvant de plus en plus un appui dans le clergé catholique.

Au pays basque, se développa le terrorisme de l’ETA entraînant une totale opposition du gouvernement franquiste à une politique de décentralisation ; alors que par ailleurs la culture était abandonnée à la gauche… La Catalogne, qui était sortie de la guerre, hébétée et débilitée par les massacres et atrocités entre les factions du camp républicain (tchékistes staliniens contre POUM trotskyste et anarchiste) retrouva alors au fil des années un grand dynamisme économique grâce à la paix et à la prospérité apportées par Franco. Et des millions de touristes, français et autres, plus massivement encore que dans que dans le reste de l’Espagne se précipitaient vers les plages de la Costa Brava. En Catalogne, de plus en plus riche par rapport au reste de l’Espagne, s’affirma, à la différence du pays basque de plus en plus appauvri par le terrorisme, un indépendantisme de riches bien plus fondé en réalité sur un égoïsme fiscal que sur des revendications d’autonomie administrative culturelle et linguistique depuis longtemps satisfaites par le régime monarcho-démocratique.

La situation a évolué aussi vers une pitoyable rivalité entre Madrid et Barcelone alors qu’en fait de défense de son identité nationale, les gouvernants de la Catalogne, où pullulent désormais les mosquées, n’ont cessé d’affirmer le plus véhément cosmopolitisme. Face à cet indépendantisme catalan, le gouvernement libéral-eurocratique de Mariano Rajoy n’a pas jusqu’ici brillé, ni par une politique de réplique intelligente ni par sa subtilité, et encore moins devant le défi du référendum certes illégal de ce 1° octobre. Mais n’aurait-il pas pu conjurer et anticiper cela par une autre forme de consultation légale coupant l’herbe sous le pied des indépendantistes, alors que ces derniers n’étaient d’évidence pas majoritaires et ne le sont toujours pas ? Car la vraie question qui se pose à la Catalogne, c’est de savoir si elle restera à la fois catalane et espagnole, ou si, au train où déferle l’immigration, elle deviendra une république islamique de Catalogne. Après le référendum catalaniste et la réaction policière du gouvernement espagnol, la moins mauvaise solution pour éviter que se développe un dramatique conflit nous paraissait résider dans une solution sur le modèle belge : celle d’une répartition des pouvoirs entre d’une part la monarchie et d’autre part la coexistence de deux entités nationales avec leurs gouvernements respectifs. Mais est-ce encore possible ?"


Les futures frontières de l'Europe au prisme de l'Histoire des émiettements politiques

De Thomas Flichy de La Neuville pour les lecteurs du Salon Beige :

Les derniers événements de Catalogne, tout comme la volonté de plusieurs pays d’Europe centrale de retrouver le contrôle de leurs frontières, ne sont pas sans rappeler un épisode historique analogue : celui de la grande crise du IIIe siècle qui ébranle l’Empire romain entre 235 et 284 après J-C. En un temps d’importante instabilité politique  (le règne des empereurs dure deux an et demi en moyenne et le Sénat a été réduit à une chambre d’enregistrement), la crise financière se conjugue aux migrations massives pour ébranler l’Empire. C’est alors que les deux provinces les plus exposées militairement font sécession. Il s’agit de la Syrie, soumise à la pression des Perses, qui s’émancipe sous la conduite de la Reine Zénobie. Celle-ci fonde l’Empire de Palmyre en Orient. A l’autre bout de l’Empire, la Gaule – soumise aux invasions germaniques - se sépare elle aussi de Rome, sous la conduite du Général Postumus, qui crée l’Imperium Galliarum (260-274 ap. J-C). Ces tendances centrifuges s’expliquent par l’incapacité de la bureaucratie romaine de répondre aux nouveaux défis. Le troisième siècle romain, tout comme l’histoire des émiettements politiques – par exemple, celui des reyes de taïfas dans l’Espagne médiévale - nous invitent par conséquent à une réflexion prospective sur le positionnement des futures lignes de fracture en Europe. Une chose paraît probable en tout cas : si les velléités de sécession de la Catalogne avaient été combinées à une déviation des flux migratoires vers l’Espagne, celle-ci aurait déjà perdu une province à l’heure qu’il est.


Le discours d'un roi

En l'occurrence celui du Roi Felipe VI d'Espagne, au sujet des velléités catalanes d'indépendance.

un discours de fermeté pour garantir l'unité du Royaume, face à des menées séparatistes dont il n'est hélas pas précisé qu'elles sont favorisées par l'idéologie européiste, notamment dénoncée par Pierre Hillard dans "Minorités et régionalismes dans l'Europe fédérale des régions".


Référendum en Catalogne : pourquoi le gouvernement s'est-il décrédibilisé ?

De Marie de Lisle dans Présent à propos du référendum en Catalogne :

16253519-referendum-en-catalogne-des-centaines-de-blesses-et-de-graves-violences-policieres"Dans d’autres Etats, comme en France en 2005, on aurait laissé les gens voter pacifiquement, avant de s’asseoir sur le résultat du référendum. En Espagne, ça n’a pas été la solution retenue par les autorités madrilènes ce dimanche 1er octobre. Des violences policières ont émaillé la journée de vote sur l’autodétermination de la Catalogne. Dans plusieurs bureaux de vote, les Catalans ont été empêchés de voter – le référendum étant illégal, c’était la raison invoquée par Madrid – et des urnes retirées par la police. Il y aurait eu plus de 800 blessés, selon le ministère de la Santé de Catalogne. A certains endroits, on a aperçu la Guardia Civil (police nationale) se quereller avec la police catalane, voire avec les pompiers, qui formaient un cordon de sécurité protégeant les votants. Les réseaux sociaux ont fait circuler des images choquantes de personnes âgées et de femmes ensanglantées, d’hommes traînés à terre, et des vidéos montrant des policiers donner de la matraque sur des manifestants pacifiques.

Certains se sont élevés contre ces violences « indignes d’un Etat démocratique ». Voire, comme Julian Assange – fondateur de WikiLeaks – ont demandé l’application de l’article 7 du traité de l’UE, qui prévoit la suspension de l’Etat membre qui use de la force militaire contre sa population.

Des militants ont entonné des chants indépendantistes lors du scrutin, la foule, massée dans la rue de Barcelone, a scandé « Nous n’avons pas peur. » Une chose est certaine : Madrid a perdu la bataille des images.

[...] Une question demeure : alors que le gouvernement espagnol savait pertinemment, à l’heure d’internet et des réseaux sociaux, l’indignation que provoquerait l’usage de la force ce dimanche, pourquoi ne s’est-il pas contenté de tenir pour nul et non avenu un scrutin illégal, qui aurait bien moins attiré l’attention s’il s’était déroulé de façon pacifique ?"


Indépendance de la Catalogne : coalition des gaucho-libertaires, des marxistes, des islamistes et des séparatistes

Lu sur Réinformation.tv :

6a00d83451619c69e201b8d2aae8ab970c-800wi"Quel est le point commun entre Younès Abouyaaqoub, le tueur islamiste des Ramblas, Arnaldo Otegi, le marxiste et ancien membre de l’ETA à la tête du parti séparatiste d’extrême gauche basque EH Bildu, Nicolás Maduro, le président-dictateur, également marxiste, du Venezuela, Pablo Iglesias, le chef du parti espagnol d’extrême gauche (financé à l’origine par Chávez puis Maduro) et les indépendantistes catalans ? Leur engagement, à des degrés divers, en faveur d’un référendum d’autodétermination en Catalogne. A cette coalition des gaucho-libertaires, des marxistes et des séparatistes, il faut ajouter, comme dans les années 1930, les nationalistes basques de centre droit (PNV).

D’après la mère du terroriste islamiste des Ramblas qui a parlé au journal italien Corriere della Serra, Younès Abouyaaqoub se sentait catalan et était favorable à l’indépendance de la Catalogne. Il avait même fait du travail bénévole en faveur du « Oui » au référendum illégal prévu pour le 1er octobre. Surprenant ? Pas du tout, cela fait des années que les séparatistes catalans encouragent l’immigration musulmane, font obstacle à la lutte contre l’immigration illégale menée par la police espagnole dans leur région et ferment les yeux sur l’activité des très nombreuses mosquées salafistes.

On ne rappellera jamais assez les mots prononcés en 2010 par Abdelwalhab Houizi, imam de la mosquée Ibn Hazn de Lérida, devant des fidèles musulmans (l’enregistrement avait été diffusé sur Internet) : « Ils [les indépendantistes catalans] cherchent notre soutien pour obtenir des votes, mais ce qu’ils ne savent pas, c’est que quand ils nous laisseront voter, nous voterons tous pour les partis islamiques, car nous ne raisonnons pas en termes de gauche et de droite. Ceci nous fera gagner les mairies, et à partir de là, avec les compétences étendues des collectivités territoriales, l’islam commencera à s’implanter. » Lors de la « Consultation populaire » de 2014, les séparatistes catalans avaient encouragé – avec succès – les musulmans à voter et ils avaient même autorisé les résidents sans nationalité espagnole à se prononcer eux aussi sur la séparation de la Catalogne du reste de l’Espagne.

L’extrême gauche en faveur de l’autodétermination de la Catalogne

Pour le président vénézuélien Maduro, dont on connaît l’attachement à la démocratie et à l’État de droit, le Premier ministre espagnol, en refusant un référendum aux Catalans, agit en dictateur. Son allié et ami en Espagne, Pablo Iglesias, du parti d’extrême gauche Podemos, considère que les hauts fonctionnaires arrêtés la semaine dernière par la Garde civile dans le cadre de perquisitions du gouvernement de la Généralité de Catalogne sont des prisonniers politiques. Iglesias ne reconnaît pas en revanche la qualité de prisonniers politiques aux opposants de Maduro emprisonnés au Venezuela. S’il ne soutient pas directement le référendum illégal du 1er octobre (contrairement à sa branche catalane Podem), le parti Podemos se prononce en faveur d’un référendum d’autodétermination convenu avec Madrid en Catalogne et dans toute région d’Espagne qui pourrait vouloir se prononcer sur la question de son appartenance à une nation commune. Même chose pour la très gauchiste Ada Colau qui dirige la mairie de Barcelone. La non moins gauchiste maire de Madrid, l’ancien juge Manuela Carmena, va encore plus loin en soutenant ouvertement la tenue du référendum illégal. Et au sein même du camp séparatiste catalan, il y a bien sûr le parti d’extrême gauche CUP, et ses milices violentes. [...]"


Manifestation pour l'indépendance de la Catalogne : pour devenir une enclave islamiste ?

Les Catalans ont manifesté lundi dernier à Barcelone lors de la Diada, qui commémore le 11 septembre 1714, date de la dernière défense de Barcelone prise ensuite par les troupes du roi Felipe V, pour revendiquer l'indépendance de leur région, à trois semaines d'un référendum d'autodétermination interdit par les institutions espagnoles.

Un contact m'envoie ces photos prises sur place :

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Le laxisme espagnol confine au suicide civilisationnel 

Lu sur l'Observatoire de l'islamisation

"L’imâm Abdelbaki Es Satty, mort dans l’explosion d’Alcanar était de nationalité marocaine et ne cachait pas son affiliation au salafisme le plus strict. Il est entré dans ses fonctions d’imâm à Ripoll dès sa sortie de prison où il séjourna entre 2010 et 2015 pour trafic de hashisch. Avant son séjour en prison, il fréquentait au début des années 2000 une cellule islamiste en Catalogne qui recrutait des candidats au djihad pour les théâtres afghans et irakiens.

Ce qui frappe, est qu’un tel personnage ne soit pas renvoyé au Maroc après avoir purgé sa peine. L’Espagne conserve ses délinquants étrangers, qui plus est islamistes, après leur sortie de prison. Comme en France, il est vrai, la « double peine » ayant été largement amendée au bénéfice des délinquants lors du passage de Nicolas Sarkozy à l’Intérieur.

Le laxisme en Espagne confine au suicide civilisationnel : en avril 2016, le cheikh saoudien Saleh El-Maghamsi vint trois jours visiter des mosquées catalanes, et put s’exprimer devant des auditoires importants, jusqu’à 600 personnes à Cornell (info El Pais). El-Maghamsi, malgré s’être illustré sur Qatar TV en 2011 en expliquant que « aux yeux d’Allah, Ossama Ben Laden est mort avec les honneurs et la sainteté réservés aux musulmans », a pu obtenir un visa de séjour pour prêcher ! La police qui le suivit pour écouter ses prêches considéra qu’il ne prononça aucun propos tombant sous le coup de la loi. Un peu comme si Himmler était accueilli en France en 1938 pour faire la promotion du nazisme, mais sans déraper pour prêcher sans encombre.

Le nombre de mosquées salafistes rien qu’en Catalogne est passé de 36 en 2006, à 79 dix ans plus tard. 5% du million de musulman de la région serait salafiste selon une estimation des Mossos d’Esquadra, la police catalane. Les autorités espagnoles considèrent cette tendance comme tolérable, mais l’erreur d’appréciation tourne à la négligence coupable lorsque des cheikhs pro Ben Laden sont autoriser à séjourner, de même que des imâms salafistes condamnés pour trafics de drogue.

Le sang des écrasés de La Rambla est largement du aux autorités espagnoles et catalanes qui ont permis à Es Satty d’embobiner une dizaine de jeunes à lui tout seul. L’ extrême laxisme, on l’a vu en France, est le facteur de risque le plus élevé conduisant au terrorisme. Les extrémistes les plus dangereux, hors islamistes, ne sont pas à chercher du côté des nationaux-conservateurs, mais du côté des bien-pensants d’un Système politico-médiatique à bout de souffle."

Il faut dire que le maire de la ville de Barcelone a d'autres préoccupations :

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Younès Abouyaaqoub aurait été tué

Younès Abouyaaqoub, auteur de l’attaque à la voiture-bélier jeudi soir sur les Ramblas de Barcelone, était en fuite. Ce lundi après-midi, la police catalane a indiqué avoir ouvert le feu sur un homme qui portait une ceinture d’explosifs. L’incident a eu lieu à Subirats, à l'ouest de la ville. Selon l'AFP, l'homme serait décédé.

Selon une source proche de l'enquête citée par la télévision espagnole RTVE,  Younès Abouyaaqoub serait l'homme qui a été abattu


Barcelone : les terroristes musulmans visaient la Sagrada Familia

Unknown-3Les enquêteurs ont la conviction que les djihadistes projetaient de se faire exploser sur les Ramblas et à la Sagrada Família.

Si Younès Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans, est toujours recherché, l'enquête des attentats de Barcelone se concentre aussi sur un imam de Ripoll, dont sont originaires plusieurs membres de la cellule terroriste. Abdelbaki Es Satty a disparu depuis mardi. L'imam pourrait être un des morts de l'explosion de la maison d'Alcanar, a priori siège des opérations logistiques du groupe terroriste. L'imam n'est pas inconnu des services de police puisque son nom a déjà été cité dans de précédentes affaires de djihadisme, notamment dans des dossiers liés aux très meurtriers attentats de Madrid de 2004. Abdelbaki Es Satty aurait également purgé une peine de prison pour trafic de drogue et en serait sorti en 2012. 

A quand la reconquista ?


Espagne : les djihadistes n'avaient «pas d'antécédents terroristes»

L'enquête avance rapidement et la police découvre que l'attentat à Barcelone devait être bien plus sanglant si les terroristes étaient parvenus à leurs fins :

"La cellule terroriste semblait envisager un scénario plus sanglant encore. Les complices ont d'abord tenté de fabriquer au moins une bombe à l'aide de plusieurs bouteilles de propane et d'explosifs artisanaux dans une maison d'Alcanar, une ville à une cinquantaine de kilomètres au sud de Barcelone. Mercredi soir, cette habitation avait été soufflée par une explosion, d'abord attribuée à une fuite de gaz, faisant un mort et sept blessés. Vendredi, le chef de la police, Josep Lluis Trapero a confirmé que «les auteurs préparaient depuis quelque temps dans ce bâtiment d'Alcanar les attentats de Barcelone». «C'était un groupe dont nous ignorons le nombre exact (…). Beaucoup sont identifiés». De son côté, un magistrat de l'Audience nationale, le parquet, Javier Zaragoza, a assuré que les djihadistes n'avaient «pas d'antécédents terroristes» mais constituaient un «réseau structuré».

[...] Si les Mossos d'Esquadra, la police de Catalogne, ont confirmé détenir quatre personnes «en lien avec les attentats», au moins trois autres étaient en fuite selon une fiche de recherche diffusée vendredi. La police a d'abord longuement cherché le chauffeur de la camionnette blanche utilisée sur les Ramblas. De sources officieuses, l'homme est identifié comme Moussa O., un Marocain de 17 ans. Il aurait en fait trouvé la mort avec quatre complices dans une fusillade avec la police à Cambrils, selon la presse espagnole. Le jeune homme, résidant légal en Espagne, se serait radicalisé ces dernières années. Sur un réseau social, il avait ainsi fait part de son intention de «tuer les infidèles pour ne laisser que les bons musulmans».

Selon les derniers éléments de l'enquête, il se serait enfui des lieux en prenant le conducteur d'une voiture en otage. Une demi-heure après l'attentat des Ramblas, cette Ford Focus a forcé un barrage à la sortie est de la capitale catalane, renversant un sergent. Elle devait être retrouvée, deux kilomètres plus loin, son chauffeur mort au volant, tué de plusieurs coups de couteau. Considéré dans un premier temps comme un suspect potentiel, cet homme, qui n'avait pas été identifié vendredi après-midi, était désormais plutôt vu comme la quinzième victime du tueur.

Les deux autres fuyards ont, pour leur part, été identifiés jeudi dans la soirée. Il s'agirait des conducteurs d'une seconde camionnette, une Fiat, louée en même temps que celle abandonnée sur les Ramblas. Ce van, longuement traqué, a été retrouvé sur le parking d'un fast-food de Vic, une commune située à une cinquantaine de kilomètres au nord de Barcelone. À l'intérieur, les Mossos ont découvert la carte d'identité d'un certain Younès A., un Marocain de 22 ans. Ce dernier pourrait être accompagné d'un autre individu, Mohamed H., 20 ans. Les deux hommes habitaient les environs de Ripoll. Le ministre français de l'Intérieur, Gérard Collomb, a tout de même ordonné vendredi le renforcement des contrôles à la frontière franco-espagnole. Le dernier homme recherché est un Marocain, Saïd A, 18 ans.

Les enquêteurs, très prudents, n'ont pas confirmé d'éventuels liens, ni entre les fuyards, ni avec les personnes arrêtées. Seule certitude, l'une d'elles est Driss O., le frère de Moussa O. C'est avec les papiers de ce jeune homme que la camionnette des Ramblas a été louée. Ce Marocain de 28 ans, a été interpellé vendredi soir à Ripoll, la petite ville à cent kilomètres au nord de Barcelone où il habite. Aux policiers, l'homme a affirmé s'être fait voler ses papiers quelques jours auparavant. Il n'avait cependant pas porté plainte. Driss O., s'il n'était pas connu pour des faits en liens avec le terrorisme, était fiché après avoir effectué un mois de détention préventive en 2012 dans le cadre d'une affaire d'agression sexuelle. Le second suspect placé en garde à vue est un proche de Driss O. Ce Marocain de 30 ans a été interpellé, vendredi à l'aube, également à Ripoll. Le troisième, est également un résident de cette cité. Des perquisitions étaient en cours vendredi après-midi dans une demeure de la ville.

Le dernier djihadiste incarcéré a été appréhendé à Alcanar. Selon la police, il s'agit d'un citoyen espagnol né à Melilla, une enclave espagnole en plein Maroc. Cet homme, âgé d'une vingtaine d'années, serait l'un des blessés de la maison d'Alcanar. Il aurait lui aussi loué une camionnette.

Les policiers se concentraient en parallèle sur les cinq terroristes tués dans la foulée de l'équipée sauvage de Cambrils. Ils avaient tout d'abord lancé leur Audi A3 noire, dans les rues entourant le port de cette station balnéaire très fréquentée. La voiture avait ensuite pris la fuite, plein sud, avant d'être bloquée à un barrage de police. Les terroristes, dont certains étaient équipés de fausses ceintures explosives, sont alors sortis de la voiture pour attaquer les forces de l'ordre avec des armes blanches. Ils ont été tous abattus. Trois d'entre deux ont été identifiés. Le caractère visiblement improvisé de cette dernière attaque renforce l'hypothèse des enquêteurs. Dans leur refuge d'Alcanar, les complices souhaitaient sans doute mettre au point une ou deux bombes de forte puissance. Ils voulaient ensuite les placer dans les camionnettes louées et envoyer ces engins piégés à Barcelone. Josep Lluis Trapero a affirmé que «les terroristes souhaitaient déclencher des bombes». «L'explosion de la maison d'Alcanar a sans doute permis de l'éviter». «Ils se sont alors rabattus sur un plan B de manière désespérée.» Un plan B qui a fait 14 victimes."


26 Français parmi les victimes à Barcelone

26 Français ont été blessés dont 11 grièvement dans l'attentat revendiqué par l'État islamique, a annoncé le Quai d'Orsay.

Une troisième personne a été arrêtée en relation avec les attaques de Barcelone et de Cambrils, a annoncé la police espagnole aujourd'hui.

La police recherche toujours un homme en fuite. Il pourrait s'agit du conducteur de la camionnette qui a renversé des dizaines de personnes à Barcelone et s'est enfui en courant. Un témoin l'a décrit comme "un homme très jeune, d'une vingtaine d'années, au visage mince".

Le bilan s'élève à 13 morts et une centaine de blessés à Barcelone et sept blessés dans la station balnéaire de Cambrils où la police a tué cinq "terroristes présumés".

Un Marocain, Driss Oukabir, a été arrêté jeudi à Ripoll à une centaine de km au nord de Barcelone, tandis qu'un Espagnol à l'identité non révélée né à Melilla, enclave espagnole au Maroc, a été arrêté à Alcanar, à 200 km au sud de Barcelone, après l'explosion mercredi soir d'une maison dont la police croit que les occupants préparaient un engin explosif.


2e attaque terroriste en Espagne cette nuit

Six civils et un policier ont été blessés cette nuit quand des terroristes ont foncé dans la foule dans une station balnéaire de Catalogne (nord-est de l'Espagne), avant d'être abattus par la police, quelques heures après l'attentat qui a fait 13 morts à Barcelone.

La voiture a fauché des piétons vers minuit sur la promenade de bord de mer à Cambrils, une ville touristique à 120 km au sud de Barcelone. Un des civils blessés est dans un état critique.

Les cinq occupants de la voiture ont été tués. Certains d'entre eux portaient des ceintures d'explosifs.


Barcelone : Attaque terroriste à la fourgonnette. 2 suspects arrêtés. 13 morts

La police vient d'annoncer qu'il s'agissait d'une attaque terroriste. Au volant d'une fourgonnette, un terroriste a foncé il y a quelques instants dans la foule à Barcelone, en Espagne, sur l'artère touristique de Las Ramblas . Selon la police, il y aurait plusieurs blessés et 2 morts. Le chauffeur s'est enfui. Les auteurs présumés se seraient barricadés dans un restaurant turc. La fourgonnette aurait parcouru 530 mètres avant de percuter un kiosque.

L'homme est retranché dans un bar :

13 personnes seraient mortes, selon des sources policières relayées par El Pais.

El Pais diffuse la photo d'un suspect, Driss Oukabir, identifié comme ayant loué la camionnette.

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Son compte Facebook indique qu'il serait de Marseille:

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Le gouvernement a dévoilé un nouveau bilan officiel : au moins 13 morts et 80 blessés, dont quinze dans un état grave.

Un second tueur a été arrêté par la police. Un troisième tué.

Daech revendique l'attentat, via son agence Amaq.


Un Christ body Art à Saint-Sébastien

Original :

5954f7016df39"Samedi dernier à Saint-Sébastien, les promeneurs pouvaient découvrir « un Christ » sur le Boulevard. Vêtu de blanc et légèrement courbé sous le poids de la croix, l’artiste moldave Stefan Maftei simulait le Christ ! Un body Art qui fait réfléchir sur la condition des chrétiens dans la société contemporaine ! Un réalisme à la fois contemporain et éternellement vivant !

Sur le même thème, ce mardi 4 juillet après-midi, le peintre Juan-Luis Cousiño mettra en place à l’église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-de-Luz une installation sous forme d’un panneau monumental (noir et blanc (3m x 4m) réalisé d’après le Saint Suaire de Turin. C’est dans l’écrin luzien de son port d’attache - où Juan-Luis Cousiño avait habité une partie de sa vie - que cet artiste a choisi de présenter pour la première fois une étude une symbiose entre figuration et abstraction géométrique, fruit d’une recherche de plus de 60 ans. Certains se souviendront que l’artiste avait sculpté en 1951 une statue de l’Impératrice Eugénie, commande de la Ville de Biarritz et actuellement visible au Parc Duconténia de Saint-Jean-de-Luz. D’origine chilienne par son père et espagnol par sa mère, demi-frère de la comtesse de Paris, Juan-Luis Cousiño habite actuellement à Paris. En 1978, il avait fondé l’Atelier Héos, rassemblant de nombreux artistes et intellectuels. Il s’était également consacré à l’enseignement de l’Art. En 1980, il peint « Le Messager », l’une de ses premières fresques murales à Paris, rue de l’Amiral Roussin (XVème arrt) sur un mur de trente mètres de haut et quinze de large. Parallèlement, il réalisa de nombreux portraits, notamment ceux de Soljenitsyne, le Dalaï-Lama, Coluche… Peu après, Jean-Luis Cousiño se retira pour se consacrer à la réalisation de ce « portrait » du Christ. A 94 ans, cet artiste ne cesse d’étonner par la force de son message ! La présentation de son œuvre (en sa présence) sera accompagnée d'un concert d'orgue. De plus, cet évènement ouvrira une série de conférences sur le thème « La Beauté et l'Emerveillement » tous les mardis suivant cette date, et jusqu'au 2 septembre. A travers ces deux langages picturaux que sont le body art de Stefan Maftei et l’œuvre de Juan-Luis Cousiño sur le thème du Christ, deux tendances, réaliste et abstraction-figurative, se croisent au carrefour de la chrétienté. Body Art de l’artiste Stefan Maftei représentant le Christ à Saint-Sébastien."