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Le Forum espagnol de la famille met la pression sur le gouvernement

FBenigno Blanco, président du Forum Espagnol de la Famille, a demandé à être reçu par Mariano Rajoy pour recevoir des explications sur sa trahison suite au retrait du projet de loi contre l'avortement, et a annoncé entamer des procédures judiciaires pour faire connaitre la raison pour laquelle le conseil des ministres a décidé de retirer un projet de loi qu’il avait auparavant approuvé.

Le mouvement a annoncé une nouvelle manifestation le 14 mars.


Le Real Madrid déchristianise son logo pour une carte de crédit émiratie

En annonçant leur partenariat pour les trois prochaines années, la Banque nationale d'Abou Dhabi et le Real Madrid ont dévoilé en grande pompe la toute nouvelle carte de crédit de l'établissement bancaire, qui servira aussi de carte d'abonné du club de football.

Real Madrid

Sur la carte en question, un petit "détail" n'a pas échappé au quotidien sportif Marca : le logo du Real Madrid apparaît dépourvu de sa petite croix, qui surplombe la couronne depuis... 1931 :

RealLe Real Madrid est donc prêt à sacrifier son identité pour ne pas froisser son nouveau sponsor et ses fans émiratis.

Le logo est resté inchangé sur le site du Real et sur les maillots des joueurs. Pour combien de temps ?


1 400 000 manifestants pour la vie à Madrid

VSuite à la trahison du gouvernement du Parti Populaire sur la réforme de la loi sur l'avortement, plus de 140 associations familiales, confessionnelles et pro vie, ont appelé à manifester aujourd'hui pour protester contre l'abandon de cette promesse électorale. Cette décision avait entraîné la démission du ministre de la justice espagnol Alberto Ruiz Gallardon, réputé proche de l'Opus Dei.

D'après un correpondant sur place, la ville de Madrid est entièrement bouchée, le parc du Retiro entouré de bus qui arrivent de toute l'Espagne.

Bus

La télévision espagnole n'en parle pas... encore. Des cortèges de milliers de personnes convergent vers la Castellana (équivalent à nos Champs Elysées) qui, eux, ne sont pas interdits.

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Une chaine espagnole, 13tv, suit la manif en direct. Un immense podium est dressé, de superbes cortèges avancent, l'Espagne est mobilisée pour dire "CADA VIDA IMPORTA" chaque vie compte ! Ambiance très festive.De superbes et poignants témoignages au podium en faveur de la vie, de femmes et jeune fille qui malgré les pressions ont gardé leur bébé, de gynécologues. La foule chante " A CONTRA CORRIENTE" à contre-courant. 1 400 000 personnes annoncées au podium.

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La manifestation est finie, ce fut un gros succès. La police annonce 200 000 personnes, ils ne savent pas très bien compter.. Le chiffre d'1 400 000 annocé par les organisateurs parait un peu gros d'après notre correspondant. 500 000 parait plus raisonnable. Une minute de silence a été demandée pour les 100 000 avortements qui ont lieu en Espagne tous les ans. Le 14 mars aura lieu une prochaine manifestation si la loi n'est pas révisée.

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On a aperçu le drapeau de LMPT :

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Les évêques réclament une société sans l'avortement

En Espagne :

A"A l’occasion de l’inauguration de la séance plénière de la conférence des évêques espagnols, le président de la conférence, Mgr Richard Blazquez, archevêque de Valladolid, est revenu sur la reculade spectaculaire du gouvernement espagnol sur son projet de retour sur la loi socialiste libéralisant largement l’accès à l’avortement. Il s’est dit « déconcerté et attristé » et a dit continuer, avec ses frères dans l’épiscopat, à « réclamer ce qui avait été promis dans le programme électoral ». Il a appelé à devenir une société « moralement plus propre » sans l’avortement, et a rappelé que la science enseigne que l’embryon « n’est pas une tumeur, mais un enfant »."


Espagne : l’ancien ministre de la Justice déçu par la trahison du PP

L’ancien ministre de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon affirme que le retrait de la réforme de la loi sur l’avortement pour laquelle il démissionna le dégoûte :

« Peu m’importe que ce soit arrivé parce qu’un lobby économique a fait pression ou parce que quelqu’un aurait pu penser que c’est un bénéfice électoral, cela m’est égal. Que ce soit pour une raison ou pour une autre, la seule chose que je ressens est du dégoût ».

De plus il a indiqué qu’il n’y a « pas un seul des motifs qui se peuvent concevoir qui puissent précéder le devoir moral de tout être humain de défendre la vie de ses semblables. »

Gallardón a aussi déclaré que cette culture qui « défend l’avortement comme un droit » a introduit dans la mentalité d’une part très importante des jeunes européens que « l’avortement est une méthode contraceptive » et peut s’utiliser, selon le discernement de chacun, « comme une méthode contraceptive ».

« C’est brutal mais c’est la vérité. »

Pour expliquer la « gravité » de la loi en vigueur sur l’avortement, il insiste sur la possibilité laissée aux mineurs d’avorter sans le consentement de leurs parents, ce qu’il considère comme « une attaque directe à la famille », et au « terrible présupposé que l’on peut avorter si le fœtus a une malformation », un domaine où il reçut « moins de soutien » de l’opinion publique.

«Des réformes que j’ai tenté et qui n’ont pas abouti, il y en a certaines où j’ai reçu davantage de soutiens que pour d’autres. Fondamentalement, ce qui pour moi constitua la cause de ma propre conscience pour tenter de réformer la loi, fut cette considération du législateur actuel : ‘nous avons des droits différents suivant que nous ayons ou non un handicap’. »

« aucun poste de travail ne justifie la négation du droit à la vie ».

Il rapporta certains chiffres sur l’avortement en Europe : en un an 1.1 million d’avortements, et en une heure plus de 150 femmes avortent.


Madrid : une exposition au musée Reina Sofia incite à brûler les églises

Le musée Reina Sofia de Madrid organise en ce moment une exposition intitulée "Un savoir vraiment utile". Certaines "oeuvres" exposées sont des incitations à la haine anti-chrétienne :

Exposition-au-musée-Reina-Sofia-pour-brûler-les-églises

Des boîtes d'allumettes avec une église en flammes et le slogan : "La seule église qui éclaire est celle qui brûle-participe !"

"[...]l’exposition comporte également des « œuvres » qui font la promotion de l’avortement légal, avec en point d’orgue un Notre Père détourné pour en faire une prière pour le « droit à l’avortement » : « Donne-nous le droit de décider sur notre corps. Et donne-nous la grâce de n’être ni vierges ni mères. Libère-nous de l’autorité du Père, du Fils et du Saint-Esprit… »

Une trentaine de militants de la plateforme MásLibres.org a manifesté ce matin devant le musée Reina Sofia. Le porte-parole de cette association pour la liberté religieuse et les droits des Chrétiens :

"« Effarant d’assister au triste spectacle d’une institution du prestige culturel du musée Reina Sofia utilisant la violence antireligieuse pour faire sa promotion, d’autant plus que l’Espagne a été le lieu, il y a moins d’une siècle, d’une des plus grandes persécutions religieuses de l’histoire », a-t-il déclaré.[...]

La plate-forme d’action civique HazteOir (« Fais-toi entendre ») propose de son côté une pétition en ligne et signale le communiqué rendu public par des employés du musée Reina Sofia, qui protestent contre « l’apologie du délit » constitué par l’appel à brûler les églises"[...]


Le Vatican internationalise la lettre de Mgr Reig dans laquelle il appelle le PP ‘structure de péché’

Objectif : éduquer tous les leaders de pastorale familiale, groupes familiaux et étudiants de la famille dans le monde catholique entier, concernant un cas de trahison de la vie et de la famille, celle du ‘gouvernement conservateur espagnol du parti populaire’, montrant sept réactions catholiques, y compris ‘la régénération des partis politiques majoritaires.’

La lettre de l’évêque de Alcalá de Henares, Juan Antonio Reig Pla, dans laquelle il qualifiait le PP (et d’autres partis permettant l’avortement) de ‘structure de péché’, est devenue internationale : le site web du Vatican du Conseil Pontifical de la Famille recommande cette lettre en cinq langues et en outre fait passer le message dans ses bulletins par mails, adressés aux leaders catholiques experts sur les thèmes de la famille dans le monde entier.

Voici le texte par lequel le Conseil Pontifical de la Famille recommande de lire l’analyse de Mgr Reig Pla :

« Huit points manifestant le désaccord. Ils sont écrits par Mgr Juan Antonio Reig Pla, évêque de Alcalá de Henares, se référant à la non réforme, en Espagne, des lois sur l’avortement. Le projet de loi de protection de la conception et des droits des femmes enceintes, promu par le gouvernement conservateur espagnol du Parti Populaire, a été retiré n’ayant pas reçu l’approbation nécessaire. L’évêque, profondément peiné, invite, dans ses réflexions, à « appeler les choses par leur nom », et s’adresse en particulier aux catholiques pour « maintenir ferme la finalité de l’évangélisation, insister dans l’éducation à l’amour, mobiliser les consciences, régénérer les partis politiques majoritaires, promouvoir l’adoption des lois pour protéger les enfants non-nés, la maternité et les familles. »


Soutenez les partis qui défendent la vie, le mariage et la famille

C'est ce qu'a déclaré l'Espagnol Mgr Reig Pla, évêque d’Alcala de Henares :

« Les catholiques doivent repenser leur responsabilité pour ce qui est de régénérer les partis qui existent déjà et aussi faire naître d’autres réalités qui puissent répondre au besoin du vote catholique de se faire avec toutes les garanties pour soutenir les piliers essentiels sur lesquels repose la société. En définitive, ce sont les principes non négociables indiqués par Benoît XVI au paragraphe 8.3 de l’exhortation post-synodale Sacramentum Caritatis. Ces piliers sont : le respect de la dignité de la vie humaine, depuis l’instant de la fécondation jusqu’à la mort naturelle, l’éducation dans la liberté et donc, le primat des parents par rapport à l’éducation de leurs enfants ; le bien du mariage et de la famille et les lois qui protègent ces réalités ; la justice sociale et l’attention portée au manque de travail et à la paupérisation qui a surgi ces dernières années dans la société espagnole. (…) Si les partis traditionnels de répondent pas, il faudra penser à de nouveaux partis qui eux, répondront à ces exigences ».


Mariage : atteinte à la liberté de conscience en Espagne

En Espagne, un conseiller municipal du parti populaire refuse de marier deux lesbiennes et le parti des Verts de Barcelone le critique durement. Mais où est la liberté de conscience ?

Le conseiller municipal du parti populaire Oscar Ramirez allègue de son ‘objection de conscience’ pour refuser de marier A et E, deux jeunes femmes voulant se marier en novembre. La Mairie insiste sur le fait que les représentants ne sont pas dans l’obligation de marier. La célébration de mariages civils est un pouvoir octroyé par le Code civil aux juges, aux maires et aux conseillers municipaux. Chaque district est autonome et le représentant peut tout à fait, pour raisons de conscience ou autre, laisser un autre conseiller municipal faire la cérémonie.

Ramirez critique le sectarisme des Verts qui le critiquent violemment, expliquant qu’il s’agit d’une ‘question personnelle’. Depuis l’approbation des mariages gays en 2005, la liberté était donnée aux représentants d’agir ‘chacun selon ce qu’il lui semble le mieux’.

Le parti des Verts ne se contente pas de ces explications et signale qu’il portera l’affaire au prochain Conseil LGBT. « On ne peut pas empêcher l’exercice d’un droit civil paradigmatique, pour lequel le maire et les conseillers municipaux doivent s’engager à autoriser un mariage, indépendamment de l’identité sexuelle des contractants », assure le conseiller Vert Janet Sanz, se plaignant du manque de présence du parti populaire au conseil LGBT.

Mais devant les arguments de Sanz, on peut se demander où demeurent les droits de Ramirez au sujet de la liberté de conscience.


Le franc-parler de Mgr Antonio Reig Pla

Lettre de remerciement de Mgr Antonio Reig Pla, évêque de Alcalá de Henares, en Espagne, actuellement au centre d'une cabale pour avoir osé comparer l'avortement à l'Holocauste :

"En la fête de Saint Ignace d’Antioche, évêque et martyr

Chers frères,

Recevez en premier lieu un salut cordial dans le Seigneur

Les évêques (d’Espagne, Amérique du Sud et Europe), les prêtres, les familles, laïcs, institutions ecclésiastiques et civiles, de nombreux médias et même quelques politiques, avez eu à cœur de me montrer, ces derniers jours, votre présence par la pensée et votre appui, m’assurant de vos prières. A tous, de tout cœur, je vous remercie, que Dieu vous le rende !

Je veux me souvenir, tout spécialement, des victimes de l’avortement : les enfants non nés, les mères qui par action ou par omission sont incitées à l’avortement, les familles, etc. Nous les remettons tous dans les mains miséricordieuses du Seigneur.

Je me dirige aussi vers ceux qui ne partagez pas le Magistère de l’Eglise et dont la raison droite reconnaît : qu’il n’est pas permis de tuer des innocents, et pas plus les enfants dans le sein maternel. L’avortement est un crime abominable (Cf Vatican II, Gaudium et Spes, 51), certes un holocauste permanent de vies humaines innocentes (St Jean Paul II, 29-12-1997).

L’Eglise ne désespère du salut de personne : ‘le Seigneur ne veut pas la mort du méchant, mais qu’il se convertisse et qu’il vive (cf. Ez 18, 23; 33, 11); son désir est toujours de pardonner, sauver, donner la vie, transformer le mal en bien’(Benoît XVI, 18-5-2011). Ainsi, comme l’enseigne l’Eglise, je distingue toujours entre les personnes et leurs idées, paroles, inclinations et actes. La charité dans la vérité : les personnes méritent amour, respect, miséricorde, accueil ; mais les idées, les paroles, les inclinations et les actes mauvais doivent être démasqués avec une clarté méridienne. Satan est le roi de la confusion et de l’ambiguïté, qui font partie de sa stratégie. Comme l’enseigne le Pape François – et sauvegardant dans la direction spirituelle personnalisée la loi de la progression bien appliquée – le ‘modèle chrétien (de la famille) doit être proposé et vécu sans ambiguïté’ (24-3-2014) ‘repoussant sans ambiguïté ce qui est contraire’ à notre foi (18-9-2014).

Je n’ai jamais eu l’intention d’offenser qui que ce soit ; je respecte et accueille tout le monde de grand cœur ; de fait j’essaie de mettre toute ma personne au service de l’évangélisation et de la promotion – pour ceux qui souffrent de diverses causes – d’ « hôpitaux de campagne » (Caritas : foyers d’accueil, cantines etc.) Casas Cuna, Centres d’orientation familiale, Proyectos Raquel, itinéraires de liberté et d’espérance pour les personnes homosexuelles etc. La mission que m’a été confiée par l’Eglise et par la charité du Christ me presse (cf. 2 Co 5, 14) d’annoncer la vérité contenue dans les Saintes Ecritures, dans le Catéchisme de l’Eglise Catholique et dans le reste du Magistère de l’Eglise. Est en jeu le salut des âmes, autant que la mienne. A tout cela je me dois, avec la grâce de Dieu. Vous savez que je prie pour vous tous. Je demeure à votre disposition.

‘Amour et vérité sont les deux noms de la même réalité, deux noms de Dieu’ (Benoît XVI, 3-2-2013). Merci encore à tous,

Avec toute mon affection dans le Christ"


La moitié des électeurs du PP ne revoteront pas pour le PP

... en raison de son refus de restreindre l'avortement :

"Ainsi, le Parti populaire est parvenu en cédant à toutes les révolutions sociétales socialistes (« mariage gay », avortement…) à descendre presque aussi bas que le PS français alors qu’il fait nettement mieux sur le terrain économique : réduction des déficits publics, légère baisse du chômage (qui reste malgré tout très élevé), retour à une croissance modérée après plusieurs années de récession… Tout ceci après avoir hérité d’une situation catastrophique causée par plusieurs années de gestion socialiste calamiteuse (immigration de masse, bulle immobilière gigantesque…). [...]

De leur côté, les associations pro-vie appellent les Espagnols à ne plus voter pour le PP et à venir manifester massivement contre l’avortement le 22 novembre prochain. Cet appel a été lancé par une quarantaine d’associations qui représentent plus de 4 millions de familles espagnoles."


Dans un avenir proche sera mise à l’épreuve notre foi au Christ

Dans une cathédrale de Madrid comble, le cardinal Antonio Maria Rouco Varela a pris congé du diocèse au cours d’une messe d’action de grâces. Dans son homélie il a pris des accents prophétiques pour décrire les dangers qui menacent la famille et la foi, exhortant les fidèles à « prier », prier beaucoup, dans les temps troublés que connaît l’Eglise

« Il n’est pas nécessaire d’avoir un quelconque don de prophétie pour entrevoir que dans l’avenir proche – l’avenir de notre Patrie, de notre Communauté autonome et de notre Ville – seront mises à l’épreuve la fermeté et la clarté de notre foi au Christ, l’unique Sauveur de l’homme, la force de notre espérance et la volonté de suivre et d’accomplir fidèlement le commandement évangélique de l’amour. Nous ne devons pas nous effrayer, ni reculer dans notre mission qui est d’être des témoins vaillants de Jésus-Christ (…). Et évidemment, en cette heure de l’histoire difficile et complexe, il va falloir prier, prier beaucoup, pour l’Eglise et ses pasteurs, pour les religieux et les religieuses, pour les familles, pour les jeunes et pour les enfants… afin que nous sachions continuer d’être “la lumière” et “le sel” de la terre nouvelle, c’est-à-dire témoins de l’espérance véritable pour tous ceux qui souffrent dans leur âme et dans leur corps : pour toute notre société si vacillante, sceptique et déprimée. »


« Comme chrétien je ne peux pas être membre d’un parti qui va à l’encontre du droit à la vie. »

Courageux, mais c'est en Espagne :

"Le conseiller du parti populaire à Sant Cugat, Bruno de Salvador, démissionne du parti en raison de la « trahison et de l’inaccomplissement électoral » qu’a supposé le retrait de la loi sur l’avortement. Il déclare que beaucoup de personnes au sein du parti populaire se sentent trahies par le retrait du projet de la loi qui tendait à réguler l’avortement. Il explique qu’en tant que chrétien il ne peut moralement pas être membre d’un parti qui s’oppose au droit à la vie et pour qui « la seule chose qui l’intéresse ce sont les votes, quant aux principes il les laisse de côté. » Il affirme que pour lui les partis populaires et socialistes communistes ne représentent aucune différence en ce qui concerne l’avortement.

Il s’engage à continuer à défendre le droit à la vie."


Les partis politiques majoritaires sont devenus de véritables « structures de péché »

Mgr Juan Antonio Reig Pla, évêque espagnol de Alcala, réagit à l'abandon par le gouvernement de droite de la loi visant à restreindre l'avortement. Un propos sans langue de buis (traduction du Salon Beige) :

P"1- Le Président du Gouvernement espagnol et du parti populaire a confirmé le retrait de la réforme sur la loi de l’avortement qui prétendait « limiter » quantitativement « l’holocauste silencieux » qui est en train de se produire. Maintenir le droit à l’avortement brise et abroge l’état de droit en le convertissant, au nom de la démocratie, en une dictature qui écrase les plus faibles. Aucune loi de l’avortement ne peut être bonne. La mort d’un seul innocent est une horreur, mais « il semblait » que « quelque chose » se passait dans les consciences de certains politiques concernés au sujet du crime abominable de l’avortement. (Cf Concile Vatican II, Gaudium et spes, 51)

Ceci étant dit il nous appartient de dénoncer, respectueusement, la déloyauté avec laquelle le président du gouvernement a agi vis-à-vis de son électorat, en ne tenant pas sa parole sur ce sujet explicité dans son programme électoral ; il a également agi en insensé en affirmant que le mieux était de « maintenir l’avortement », c’est-à-dire, le droit de tuer un innocent non né, le crime le plus exécrable. Il a de plus failli à la vérité en affirmant qu’il n’y a pas de consensus, alors que son parti jouit de la majorité absolue au Parlement, mensonge qu’il n’avait jamais commis pour d’autres lois ou réformes infiniment moins importantes.

Est venu le moment de dire, avec la voix posée mais claire, que le Parti Populaire est libéral, idéologiquement nourri par le féminisme radical et l’idéologie du genre, « infecté » comme le reste des partis politiques et syndicats majoritaires, par le lobby LGBT; tous servants d’institutions internationales (publiques et privées) en faveur de la promotion du « gouvernement global », au service de l’impérialisme transnational neocapitaliste, qui exerça une forte pression pour que l’Espagne ne serve pas d’exemple à l’Amérique du Sud et à l’Europe pour ce qu’ils considèrent une « marche arrière » inadmissible pour l’avortement.

2-Quant au chef de l’Opposition au Parlement, tout aussi respectueusement, nous pouvons affirmer qu’il a manqué de rigueur intellectuelle et de sensibilité face à la dignité de la vie humaine. Il est étonnant de vérifier comment il peut téléphoner à un programme télé pour dénoncer la violence contre les animaux, et néanmoins oublier la violence criminelle contre deux millions d’enfants avortés, décapités, coupés en morceaux, empoisonnés, brûlés… Dans cette spirale d’horreurs le Secrétariat Général du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) exalta dans la Gare d’Atocha de Madrid le mal intitulé « le train de la liberté » dans lequel des femmes réclamaient « le droit de décider de tuer des innocents » ; ce train, comme les trains d’Auschwitz qui menaient les gens à un camp de la mort, devrait s’intituler non pas le train de la liberté mais le train de la mort, de l’holocauste le plus infâme : la mise à mort directe et délibérée d’enfants innocents et non nés.

3- Comme on peut le voir, le Parti Populaire avec cette décision rejoint le reste des partis politiques, qui outre promeuvent l’avortement, le considèrent comme un droit de la femme : synthèse diabolique de l’individualisme libéral et marxiste. Dit d’une autre manière, aujourd’hui - et sans juger les personnes – les partis politiques majoritaires sont devenus de véritables « structures de péché » (Cf St Jean Paul II, Sollicitude Rei Socialis, 36-40, et Evangelium Vitae, 24).

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En prenant le chemin du « moindre mal » on finit par arriver au « mal plus grand »

Mgr José Ignacio Munilla, évêque de San Sebastián, a déclaré suite au recul du Parti Populaire sur l'avortement :

"[...] Les faits démontrent que la prétendue « gauche » est celle qui finit par baliser le chemin de la prétendue « droite ». Il y a toujours moins de différences idéologiques entre les partis politiques, étant donné qu’ils ont tous assumé les valeurs du néocapitalisme, du relativisme et de l’idéologie de genre. Quelqu’un a dit que la caractéristique de la pensée politiquement correcte de notre temps est d’être théoriquement marxiste, pratiquement libérale et psychologiquement freudienne.

La décision prise par le Président du gouvernement rouvre de manière définitive le débat qui existe déjà depuis longtemps au sein de l’Eglise catholique : quel est le type de présence que doivent avoir les catholiques dans la vie politique ? Est-il cohérent que les catholiques s’intègrent au sein de partis politiques qui accueillent dans leurs programmes des propositions diamétralement opposées aux valeurs évangéliques ? Les catholiques peuvent-ils voter pour des partis politiques qui sont dans cette situation, en se fondant sur le principe du « moindre mal » ? Le temps a démontré qu’en prenant le chemin du « moindre mal » on finit par arriver au « mal plus grand ». L’option du « moindre mal » ne peut être accueillie par le chrétien que de manière circonstancielle et transitoire ; sans succomber à la tentation d’en faire sa devise. C’est que… Jésus-Christ nous a enseigné à choisir le bien, non le moindre mal.

De manière similaire à ce qui s’est passé lorsqu’un nombre significatif de militants du Parti nationaliste basque ont démissionné de leur militantisme politique lorsque leur parti a intégré les postulats pro-avortement, je n’ai aucun doute quant au fait que de nombreux membres du Partido Popular feront la même chose (bien que les appareils politiques tentent de mettre cela en sourdine). Nous nous trouvons devant un test important pour mesurer notre hiérarchie des valeurs : l’idéologie au-dessus des valeurs morales ? Ou les valeurs morales au-dessus de l’idéologie ? Il ne peut y avoir d’accommodements ; il faut choisir.

Les croyants ont un sérieux problème : l’arc parlementaire actuel ne comprend aucun parti d’envergure capable de représenter le vote catholique. Pour le dire clairement : un catholique qui aspire à être fidèle aux principes de la doctrine sociale catholique ne peut pas en toute cohérence voter pour les partis politiques d’envergure nationale présents dans l’actuel congrès des députés.

La charge des évêques est d’apporter l’éclairage moral, et non de créer une alternative politique. Voici l’une des tâches spécifiques les plus importantes des laïcs en ce moment. La vocation des laïcs catholiques, à la différence des prêtres et des évêques, est de se rendre présents dans la vie politique en proposant d’autres choix, capables d’incarner de manière cohérente dans la vie publique les principes qui inspirent la doctrine sociale catholique. [...]"


17 questions sur l'avortement

Mgr José Gea Escolano, missionnaire au Pérou, pose les questions qui fâchent :

"Le thème de l’avortement est d’actualité. On parlait beaucoup ces derniers jours de la question de savoir si la loi d’avortement du gouvernement Zapatero allait être modifiée, si on allait la laisser telle quelle, si la promesse du PP allait s’accomplir, si le PP va perdre beaucoup de voix en faisant marche arrière, s’il faut rechercher un consensus… Ce qui est certain, c’est que le Président a dit qu’il retirait le projet de loi, qu’il est parti pour la Chine et qu’immédiatement, le ministre de la Justice a démissionné.

Les partisans de l’avortement semblaient attendre la réforme de la loi pour pouvoir se jeter comme des hyènes furieuses dans la mêlée pour défendre l’avortement, et d’autres semblaient espérer que la réforme ne soit pas mise de côté parce qu’en ce cas ils cesseraient de voter pour le PP. On allait vers un vrai bazar. Chacun sait à quoi s’attendre et se prépare en conséquence.

Dans cet article je me propose de poser juste quelques questions pour que chacun y réponde en cherchant la vérité, en laissant de côté ce qui relève de ma vérité et de ta vérité, parce que la vérité est une et qu’elle coïncide avec le bien ; et le bien n’est ni à moi ou à toi, c’est le bien commun.

Allons-y donc pour les questions :

1. Qu’est-ce que l’avortement ? L’élimination de la vie d’un être humain pendant qu’il grandit dans le sein maternel. Non ?

2. Le gouvernement a-t-il la faculté de permettre la destruction d’un être humain conçu mais pas encore né, c’est-à-dire du nasciturus ? Il croit l’avoir depuis 1985 où il a commencé à s’arroger la faculté de supprimer des vies humaines innocentes.

3. Ce qu’il y a dans le ventre d’une femme enceinte, est-ce ou non un être humain, l’enfant de la femme qui l’engendre ? Et si c’est d’une femme, qu’est-ce ? Certainement pas un petit chevreau !

4. La femme a-t-elle le droit d’avorter son enfant ? Parce que, une fois avorté et même si on appelle par euphémisme l’avortement « interruption volontaire de la grossesse », ce qui est avorté n’est-il pas définitivement un enfant mort ? [Lire la suite]"


L'Andalousie bientôt conquise par le tourisme halal ?

IHS News rapporte qu'il y a quelques jours, Grenade accueillait une conférence internationale sur le "tourisme halal" (destiné à la clientèle musulmane pratiquante), organisée par un cabinet londonien. Et de poser la question : pour ce juteux marché, l'Andalousie sera-t-elle prête à sacrifier son identité ?

"Car, et c’est là la clé de ce projet, ces touristes dépensent deux fois plus que la moyenne en Espagne (...). Un autre chiffre significatif : les dépenses globales des touristes musulmans représentent un volume d’affaires de 103 mds € dans le monde. (...) L’Andalousie compte ainsi bien prendre sa part du gâteau en étant bien décidée, s’il le faut, à présenter une vision idyllique de l’occupation musulmane."

L'Institut halal de Cordoue a déjà "certifié" un hôtel et deux restaurants. D'autres hôteliers sont tentés :

" l’étude présentée à Grenade montre aussi que les touristes du Moyen-Orient sont ceux qui dépensent le plus en matière d’hébergement (...) « Ce sont souvent des petits détails à prendre en compte, très importants pour cette clientèle, comme la signalisation de la direction de La Mecque, l’aménagement d’espaces de prière, une information en arabe, ou l’absence d’alcool et de porc… »

Imaginons trente secondes le scandale et les procès qu’occasionnerait un tourisme certifié catholique, avec obligation de respecter les enseignements et la morale de l’Eglise."


L’avortement est un vrai sujet politique

De Guillaume d'Alançon, délégué général de l'Académie pour la vie du diocèse de Bayonne :

"La récente annonce, par Mariano Rajoy, le chef du gouvernement espagnol, du retrait du projet de loi restreignant le recours à l’avortement a fait l’effet du bombe chez les catholiques espagnols, mais aussi au-delà dans le monde entier. C’est une défaite, dans l’immense bataille pour la défense de la vie, de sa conception à sa mort naturelle.

Concrètement, nous ne pouvons pas nous taire. Les dizaines de millions de Français concernés par l’avortement savent dans le fond de leur cœur que le sujet n’est pas neutre. L’aveuglement des consciences, conséquence de la pression exercée entre autres par l’oumma de la pensée unique et le silence des chrétiens, ne signifie pas que le problème soit irrémédiable. Rien n’est jamais perdu. Le sursaut manqué de l’Espagne en est la preuve. Ce qu’il y a de sûr, c’est que le réveil des consciences n’est plus très loin

Malgré tout, il s’est passé quelque chose avec ce projet porté initialement par Rajoy : le recul de l’avortement n’est pas un thème ringard et peut être un argument électoral porté par des millions d’électeurs. L’amertume ne peut nous faire oublier que l’Europe toute entière a pris une nouvelle fois conscience, grâce à l’Espagne, que l’avortement est un vrai sujet politique. C’est une belle victoire. Le pro-vie est donc plus que jamais un thème qui doit être au cœur du combat pour le bien commun. Comme le sel transforme le goût d’un plat, soyons contagieux de l’Evangile de la vie, non avec nos propres forces, mais par la puissance de Dieu. Benoît XVI ne voyait-il pas dans les chrétiens des « minorités créatives » capables, par grâce, de faire croître l’humanité vers son achèvement, le Christ ? La victoire de la vie sur la mort est acquise depuis la Résurrection ; il suffit juste de nous préparer à la bataille sous le signe des cœurs unis de Jésus et Marie."


Espagne : le Parti Populaire vient de se suicider

Suite à la trahison du PP, les Espagnols pro-vie ont le bon réflexe : ils manifestent en ce moment devant le siège du PP à Madrid et d'autres grandes villes.

Les Espagnols pro-vie doivent maintenant faire payer au PP un prix politique supérieur que ce que lui aurait coûté le maintien de la loi.

A Paris, Anne Hidalgo estime que l'avortement est l'une des valeurs qui constituent un pilier sur lequel repose notre édifice démocratique...


Officiel : le gouvernement espagnol recule sur l'avortement

En Espagne, le gouvernement a retiré son projet de loi visant à restreindre l'avortement, a annoncé aujourd'hui le chef du gouvernement Mariano Rajoy, qui avait fait de cette réforme l'une de ses grandes promesses électorales.

En France, des veillées pour la vie se dérouleront le 29 novembre dans les paroisses qui en auront organisé.

Addendum : le ministre espagnol de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon, a annoncé aujourd'hui sa démission.

"La décision que j'ai prise n'est pas seulement d'abandonner le ministère de la Justice, mais aussi d'abandonner la politique au bout de 30 ans", a déclaré le ministre, reconnaissant qu'il "n'avait pas été capable" de porter jusque devant le Parlement le texte de loi controversé.


14 et 15 novembre : colloque pour la vie à Pampelune

L'académie diocésaine pour la vie de Bayonne est partenaire du colloque internationale pour la vie et la famille qui se tiendra à Pampelune les 14 et 15 novembre prochain. Ce colloque, traduit intégralement en français en direct, contient une programmation très d'actualité :

1ère table ronde:

  • La famille, berceau de la vie 
  • Il n'y a pas d'alternative à la famille, la famille est l'alternative
  • La famille éducatrice

2ème table ronde

  • L'embryon humain est-il une personne ?
  • L'embryon humain est il un être humain ?
  • L'embryon fictif

3ème table ronde:

  • Etendre la culture de vie
  • Défense de la vie en Europe
  • La culture de la vie, vue depuis un centre d'orientation familiale
  • Communiquer pour une culture de la vie

4ème table ronde:

  • Eduquer et soigner pour l'amour et la vie
  • La Maison d'accueil Ave Maria de Salamanque
  • Le projet Rachel: réponse au syndrome post abortif

Conclusion : Pour une société en faveur de la famille et de la vie par Mgr Mario Iceta, évêque de Bilbao et président de la commission famille et vie de la Conférence épiscopale d'Espagne.


Projet de loi pro-vie : qui fait donc reculer le gouvernement espagnol ?

Cinq jours après, le gouvernement espagnol n'a toujours pas démenti le scoop du quotidien El Mundo, annonçant le retrait du projet de loi restreignant le recours à l'avortement. Pourquoi Mariano Rajoy renoncerait-il à cette promesse de campagne ? Voici la principale explication avancée par Famille chrétienne :

Le ministre de la Justice, qui porte le projet de loi "a fini par perdre la bataille politique dans son propre camp. Son adversaire le plus redoutable dans cette bataille a été Pedro Arriola, l’inamovible « Monsieur sondage » du PP depuis un quart de siècle. Selon ses calculs, à huit mois des élections locales et à un an des législatives, les dommages électoraux causés par le projet sont largement supérieurs à ses bénéfices. Et c’est lui que Mariano Rajoy a fini par écouter. Précision : Arriola est marié à Celia Villalobos, ancienne ministre de la Santé de José María Aznar et figure de proue de l’aile gauche du PP, surtout sur les sujets sociétaux. Celia Villalobos s’était montrée favorable au « mariage » homosexuel en 2005 et a toujours défendu l’avortement comme un « droit »."

Il est vrai que les bébés tués dans le ventre de leur mère ne votent pas.


Espagne : le gouvernement renoncerait à modifier la loi sur l’avortement

Rien n'est confirmé mais le Premier ministre espagnol aurait pris la décision de remiser son projet de durcissement de la loi sur l’avortement.

HazteOir, la « plateforme citoyenne » pro-vie espagnole, a lancé dès vendredi une nouvelle campagne pour que la manifestation pro-vie prévue pour le 21 septembre à Madrid et dans de nombreuses villes d’Espagne et du monde hispanophone soit une énorme succès, destiné à rappeler à Rajoy ses engagements solennels d’introduire une législation restrictive sur l’avortement.


Reconquista à l'envers

Un article de Nouvelles de France relaie une menace de l'Etat islamique qui veut faire une "Reconquista à l'envers" en Espagne, considérée par les islamistes comme une terre historiquement musulmane (on (re)lira d'ailleurs avec profit le chapitre consacré au mythe d'al Andalus par Alexandre Del Valle dans son dernier livre, "Le complexe occidental - Petit traité de déculpabilisation"). Voici l'article de NDF :

Nous rétablirons l’islam par la coercition, en vous rouant la face de coups et en vous coupant la tête».

C’est ainsi que le sinistre «État islamique» menace l’Espagne, annonçant la reconquête de ce que ses partisans appellent la terre de leurs ancêtres, puisque la péninsule Ibérique a été sous domination musulmane de 711 à 1492. Au moins on peut dire qu’ils annoncent la couleur et ne cachent pas comment ils comptent s’y prendre pour convertir les «infidèles». Il est extrêmement curieux que les médias français ne parlent pas de cette annonce proférée en espagnol il y a quelque semaines dans une vidéo où l’on voit deux musulmans de l’EI dont l’un est un Franco-Marocain du nom de Salahedine Ghaitun, alias Abou Abdallah Guitone. Cette vidéo peut être vue par exemple sur le site du journal espagnol El Mundo ici.

En Espagne même, des musulmans font circuler sur les médias sociaux des photos de monuments connus avec des drapeaux de l’État islamique et des slogans du type «Nous sommes tous l’État islamique». De leur côté les autorités marocaines ont prévenu la police espagnole que certains des djihadistes partis commettre leurs exactions barbares en Syrie et en Irak sont sur le chemin du retour et pourraient chercher à pénétrer en Espagne par les frontières de Ceuta et Melilla, ces enclaves espagnoles en Afrique du Nord dont les clôtures sont régulièrement prises d’assaut par des groupes de plusieurs centaines de migrants. Un des auteurs des menaces à l’encontre de l’Espagne, un Marocain du nom de Mohamed Hamduch qui répond également au doux pseudonyme de «Kokito», marié à une Espagnole et ex-résident de Ceuta, s’est aussi distingué en postant sur les réseaux sociaux une photo où il pose avec cinq têtes de soldats syriens.

Kokito[1]

Dans une nouvelle vidéo signalée par le journal ABC comme ayant été repérée par les services antiterroristes espagnols après avoir été distribuées dans les forums djihadistes du monde entier et également sur les réseaux sociaux, les islamistes clament qu’ils ne cesseront pas de combattre tant qu’ils n’auront pas récupéré Jérusalem, conquis Al Andalus (les terres de la péninsule Ibérique qui ont été à un moment ou à un autre sous domination musulmane, avec aussi un petit bout de France près de la frontière espagnole) et pris possession de Rome.

«Nous établirons l’État islamique avec des bombes et des explosions. Avec des soldats qui ne voient pas de difficultés dans la difficulté et qui dans la bataille sont des lions qui boivent le sang des infidèles. Le califat est de retour.»

«L’État islamique, par la grâce d’Allah, s’étend de jour en jour. Nous ne nous arrêterons pas, par la volonté d’Allah. Les bombardements ne cesseront pas tant que la croix n’aura pas été détruite, les porcs assassinés et la loi islamique établie. Nous rétablirons l’islam par la coercition, en vous rouant la face de coups et en vous coupant la tête.»

Pour revenir à cet Abou Abdallah Guitone, une recherche sur Google permet de tomber sur des forums musulmans hébergés en France et où l’on écrit en français, où l’on apprenait à la fin du mois de juillet que cet islamo-fasciste, «qu’Allah l’accepte», est mort en martyr."


Le journal La Vie hostile au Pape

A l'occasion de la nomination du cardinal Canizares, préfet de la Congrégation pour le culte divin, dans son diocèse d'origine à Valence, en Espagne, le directeur de La Vie laisse transparaître sa haine :

C’est Mgr Osoro Sierra, archevêque de Valence, qui devient archevêque de Madrid, d’où se retire le cardinal Rouco Varela, président de la Conférence épiscopale espagnole. C’est semble-t-il le désir du cardinal Rouco qui a prévalu : il laisse son siège à Mgr Osoro, vice-président de la Conférence épiscopale et probablement son prochain président. Mgr Osoro est connu pour être un ardent défenseur du mariage traditionnel et un opposant  à l’avortement. Quant au cardinal Canizares, c'est lui-même qui  avait demandé au pape de retourner dans son diocèse et le pape a accepté son désir.


Journées Sociales Catholiques d’Europe : La Foi chrétienne et le futur de l’Europe

Les IIe Journées Sociales Catholiques d’Europe auront lieu du 18 au 21 septembre à Madrid, et réuniront des catholiques engagés venant de 29 pays d’Europe, pour réfléchir sur la mission de l’Eglise dans la société moderne. Evêques, prêtres, religieux et laïcs se réuniront pour aborder les grands thèmes de la société dans une Europe en constante évolution, dont l’identité ne peut se comprendre sans la contribution décisive de la Foi chrétienne.

Aux sessions participeront entre autres les archevêques de Madrid, de Budapest, et de Munich.

Une réflexion et des débats seront proposés sur les thèmes suivants :

  • Les grandes questions éthiques et sociales
  • Repenser l’économie et le travail dans une perspective chrétienne ; « l’économie de marché, un modèle catholique ? » ; l’immigration et l’émigration, l’avenir des jeunes en Europe, la solidarité entre générations, la culture de la gratuité et la tradition du volontariat.
  • La personne et la famille, les droits humains, le mariage et la participation au bien commun, la liberté d’éducation et d’instruction, la crise démographique et politique en faveur de la famille, la vie humaine dans une société de technologies.
  • Une session finale : « le Christ, source d’espérance pour l’Europe ».

Seront proposées également des Messes et veillées d’adoration, ainsi que des visites de Madrid.

Une inscription est requise pour pouvoir y assister, néanmoins des moyens de communication seront mis en place pour suivre les débats sur Internet.


Le ministère de la justice espagnol reconnaît la GPA

Depuis février dernier, la Cour suprême espagnole ne reconnaissait pas les enfants nés par GPA comme Espagnols, puisque la GPA était interdite en Espagne.

Dès lundi 14 juillet, l'enregistrement de ces enfants comme Espagnols à l'état civil sera possible. Selon le journal "El Pais", tous les consulats devront désormais inscrire les enfants nés par GPA dans les registres d'état civil espagnols, à la demande du ministère de la justice.

C'est la condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l'homme, le 26 juin, qui a motivé le revirement espagnol.

 


Mosquée géante à Barcelone : la Reconquista musulmane

L'information ressemblait à une rumeur, mais elle est bien réelle : l'argent qatari va transformer les arènes monumentales de Barcelone en mosquée gigantesque. Le richissime émirat, déjà sponsor principal de l'équipe de football Barça et bien implanté à travers la fondation Qatar-Catalogne, a un projet bien avancé.

Avec 2,2 milliards d'euros pour le rachat du monument et l'aménagement des 10 000 m2 disponibles, le Qatar veut construire une mosquée de 40 000 places avec un minaret qui pourrait atteindre 300 mètres de haut, une école coranique de 300 étudiants, une salle de conférence, un musée d'art et d'histoire islamique, un centre d'investigation sur l'histoire d'Al-Andalus, une bibliothèque, une salle de célébration des mariages, un restaurant et des locaux commerciaux.

La famille Balaña, actuelle propriétaire des arènes, aurait déjà donné son accord pour la vente. Resterait à obtenir l'approbation de la municipalité et le permis de construire.


Projet de loi espagnol sur l’avortement : équilibrer les intérêts de la mère et de l’enfant

Jeudi et vendredi 3 et 4 juillet se réunissaient dans l’enceinte du Parlement espagnol 150 représentants de 16 pays d’Europe et d’Amérique du Sud (Argentine, Arménie, Chili, Equateur, El Salvador, Slovaquie, Espagne, France, République fédérale de Yougoslavie Macédoine, Hongrie, Italie, Mexique, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et République tchèque) en compagnie de députés espagnols à l’occasion d’une conférence organisée par« L’Action Mondiale des Parlementaires et des Gouvernants pour la Vie et la Famille » et parrainée par le Parti Populaire (Partido Popular en espagnol, PP). Ils y discutaient du nouveau  « Projet de loi sur la protection de la vie de l’enfant à naître et des droits de la femme enceinte » émis en décembre 2013 par le gouvernement espagnol et qui devrait être prochainement discuté par le Parlement. Celui-ci réforme la loi organique n°2/2010 sur « la santé sexuelle et reproductive et l’interruption volontaire de grossesse », largement critiquée, en particulier lors des manifestations de 2009 où un million de personnes avaient exprimé leur désaccord.

Après le discours introductif du député espagnol et secrétaire général de l’Action Mondiale des Parlementaires José Eugenio Azpiro, avec Angel Pintado, sénateur et Président de cette organisation, le débat a fait intervenir divers professionnels. Un scientifique (Dr. Nicolás Jouve), un médecin (Dr. Ana Martin), un philosophe (Pr. Christophe Tollefsen) et le juriste Grégor Puppinck se sont exprimés.

Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ (European Center for Law and Justice) à Strasbourg, a tout d’abord souligné le fait que, bien que reflétant une position encore minoritaire en Europe, ce projet de loi s’incrit parfaitement dans le cadre de la jurisprudence de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (Strasbourg) et respecte de même toutes les normes européennes et internationales. De fait, nulle convention internationale ne créerait un droit à l’avortement. Le projet de loi espagnol propose au contraire de garantir le respect du droit à la vie dans le cadre des conventions internationales. Il a ensuite exposé comment l’avortement ne doit plus être considéré dans une perspective juridique unilatérale, mais bilatérale, et plus encore multilatérale.

La notion de ‘droit à l’avortement’ doit être mise en cause car elle implique de considérer l’avortement comme un droit positif et subjectif unilatéral ne prenant en compte qu’un seul intérêt, celui de la mère. Une telle approche conduit à nier l’existence ou la valeur de l’enfant à naître contre lequel un tel droit s’applique. Ce fut la perspective dans laquelle s’inscrivait la loi espagnole adoptée par le précédent gouvernement. Cette approche unilatérale du droit à l’avortement est idéologique car elle est fondée sur la négation d’une parcelle de la réalité (l’enfant) et tend à y faire primer la volonté pure d’un tiers (de la mère). Comme toute approche idéologique, son application intégrale serait destructrice : s’il existait réellement un droit à l’avortement, il faudrait alors supprimer toutes les limites, et l’autoriser sans condition de délai.

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Le projet de loi espagnol sur l’avortement bientôt discuté

Plusieurs dizaines de députés d’Europe et d’Amérique du Sud se retrouvent à Madrid jeudi 3 et vendredi 4 juillet au Parlement espagnol pour soutenir le projet de loi espagnol améliorant la protection de l’enfant à naître ainsi que les droits de la femme enceinte. Grégor Puppinck, directeur de l’ECLJ, a été invité à s’y exprimer. Une « déclaration de Madrid » devrait y être adoptée.

« L’Action Mondiale des Parlementaires et des Gouvernants pour la Vie et la Famille », est à l’origine de cet important séminaire parrainé par le Parti Populaire (Partido Popular en espagnol, PP) et qui se tiendra dans l’enceinte même du Parlement. Ce sera l’occasion d’introduire le « Projet de loi sur la protection de la vie de l’enfant à naître et des droits de la femme enceinte » dont l’objectif est de revenir sur la libéralisation de l’avortement effectuée par le Gouvernement de M. Zapatero.

Le Parti Populaire espagnol possède à présent la majorité absolue au Parlement. Cette loi pourrait être adoptée avant mi juillet.

Le séminaire permettra à différentes personnalités de compétences pluridisciplinaires de souligner toutes les problématiques auxquelles le projet de loi tente de répondre. Le Dr. Nicolás Jouve s’exprimera sur l’aspect scientifique du commencement de la vie, et analysera les dernières données scientifiques sur la grossesse. Ana Martin, Docteur en médecine complètera le propos de ce dernier sur la question des soins palliatifs pédiatriques, tandis que le Professeur Christophe Tollefsen rappellera l’enjeu public général de l’avortement.

Enfin le Dr. Grégor Puppinck mettra en perspective ce projet de loi avec les conventions internationales.

L’ECLJ a déjà publié une analyse détaillée de ce projet de loi au regard du droit international, en le confrontant au droit en vigueur dans d’autres pays européens ainsi qu’à la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) (Document accessible en français ici). Il en ressort d’une part que ce texte ne viole aucune norme européenne ou internationale et d’autre part que tant les critiques des « pro-avortement » que l’optimisme des « pro-vie » sont excessifs.

Le panel devant lequel ces intervenants s’exprimeront sera très riche : près d’une centaine de députés espagnols, mais aussi européens et d’Amérique du Sud seront présents (Argentine, Arménie, Chili, Equateur, El Salvador, Slovaquie, Espagne, France, République fédérale de Yougoslavie Macédoine, Hongrie, Italie, Mexique, Pologne, Portugal, Royaume-Uni et République tchèque).

José Eugenio Azpiro, membre du Congrès espagnol et secrétaire général de l’Action Mondiale des Parlementaires et des Gouvernants pour la Vie et la Famille ouvrira ce séminaire avec Angel Pintado, sénateur et Président de cette organisation.

Les organisateurs de l’événement prévoient l’adoption d’une déclaration qui pourrait faire date : « La Déclaration de Madrid », afin de la présenter aux députés espagnols.

Au-delà du droit, ce projet de loi témoigne d’une nouvelle tendance politique en Occident tendant non plus à considérer l’avortement comme une « liberté et un progrès », mais comme une violence à limiter. Cela étant, l’application future de ce projet de loi demeure imprévisible et dépendra largement des discussions ainsi que des amendements des députés.


Les nouveaux souverains espagnols reçoivent les LGBT

Une première: le nouveau roi et la nouvelle reine d'Espagne, fraîchement couronnés, se sont empressés de donner des gages aux lobbies gays en les recevant au Prado, chose que la précédente reine n'avait jamais faite (elle fut d'ailleurs critiquée pour ses positions contre le "mariage" des personnes de même sexe). La nouvelle reine a paraît-il montré de l'"empathie" et Philippe VI a estimé que le travail des LGBT en Espagne  « mérite d’être mieux connu et reconnu. » Une nouveauté, dont il n'est pas sûr qu'elle plaise beaucoup à tous les Espagnols qui se sont mobilisés contre l'avortement.


Olalla Oliveros, un mannequin devenu religieuse

Le Point s'est intéressé à Olalla Oliveros, que nous avions évoquée ici.

"À 36 ans, Olalla Oliveros, mannequin espagnol mondialement connu, a annoncé publiquement qu'elle changeait de vie pour devenir nonne. Surtout célèbre pour ses rôles sexy dans des publicités et des séries télévisées, Olalla a rejoint l'ordre semi-cloîtré de Saint-Michel-Archange, dans le diocèse espagnol de Tui-Vigo, où elle résidera en tant que soeur Olalla del Sí de María.

Dans une interview au National Catholic Register, une revue américaine catholique, le top model originaire de Galice a expliqué qu'une visite au sanctuaire portugais de Notre-Dame-de-Fatima avait déclenché en elle un "tremblement de terre interne" et que, après cet événement, elle n'avait pas pu débarrasser son esprit de l'image d'elle habillée en bonne soeur. Elle raconte qu'elle a alors consulté un prêtre à Madrid et compris que Dieu l'appelait. Selon elle, "le Seigneur ne se trompe jamais", et s'il lui a demandé ainsi de le suivre, elle ne "pouvai(t) pas refuser"."


Juan Carlos : fossoyeur de la monarchie espagnole ?

C'est ce que tend à exprimer cet article paru sur Boulevard Voltaire. Extrait.

"Les lois de succession seront certes respectées lors de celle de Juan Carlos I par son fils Philippe VI. Mais là s’arrêtera – ou presque – tout l’engrenage symbolique propre à la monarchie. Les temps sont à la banalité, et la Couronne espagnole a décidé de parier pour celle-ci et de prendre le profil le plus bas possible. La popularité de Juan Carlos – les sondages l’attestent – est au plus bas (et pour cause, après les nombreux dérapages d’un monarque qui n’a recherché tant de fois que son bon plaisir personnel). En portant ses sympathies sur le Parti Socialiste (PSOE) et en adoptant une attitude plus que molle face aux sécessionnistes catalans et basques, le pauvre homme a bien essayé de se rendre « sympathique » aux gens de « gauche », depuis toujours farouchement antiroyalistes. Rien n’y a fait ! La gauche (les bobos du Parti Socialiste exceptés) est en train de remplir ces jours-ci les rues des principales villes espagnoles lors de manifestations exigeant la fin de la monarchie.

Ils ne l’obtiendront pas… formellement. Le 18 juin Philippe VI sera bel et bien couronné roi d’Espagne. Mais les signes et les symboles de sa royauté, s’ils n’auront pas (encore) disparus, seront réduits à la portion la plus congrue. Ce jour-là les canons ne tonneront, ni les cloches ne sonneront, ni d’autres monarques ne viendront, ni les foules en liesse ne se réjouiront. Aucun Te Deum ne sera chanté, aucune messe ne sera célébrée. Dans la seule petite cérémonie prévue au Parlement, aucun serment ne sera prêté devant des Évangiles qui, tout comme le Crucifix, auront été relégués aux oubliettes. Ce jour-là le premier roi laïc de la Chrétienté sera couronné."


Fin de règne en Espagne

Lu dans Minute :

"Pour certains, il avait restauré la démocratie dans son pays, pour d’autres il avait liquidé sans scrupules l’héritage de Franco. Epuisé par des opérations successives, Juan Carlos de Borbon, 76 ans, a renoncé au trône le 2 juin par la voix de son premier ministre conservateur Mariano Rajoy, et ce au profit de son fils Felipe, jusqu’ici prince des Asturies. Son objectif: sauver la dynastie. C’est vers son cousin, héritier des traditions carlistes et légitimistes espagnoles, le prince Sixte-Henri de Bourbon-Parme que nous nous sommes tournés immédiatement. La réponse fut brève et cinglante: « L’abdication d’un usurpateur qui a renié sa parole donnée sur l’Evangile lors de sa prestation de serment ne m’a jamais ému ni soucié. »

Ce serment, Juan-Carlos l’avait prêté le 21 novembre 1975 devant les Cortes (le Parlement espagnol), le lendemain de la mort du Caudillo et la veille de son couronnement. Il jurait ainsi de respecter les lois fondamentales du 26 juillet 1947, celles d’un Etat autoritaire, nationaliste et catholique dont Franco était le régent et par lesquelles ce dernier avait le libre choix de son successeur, écartant le régent de la Communion carliste traditionaliste, le prince Xavier de Bourbon-Parme, héritier politique des droits de la branche aînée des Bourbons, et l’aîné des héritiers d’Alphonse XIII, Alfonso de Borbon (1936-1989), père de l’actuel prince Luis-Alfonso, chef de la maison de Bourbon. Mais loin de se satisfaire d’un pouvoir absolu – c’est-à-dire indépendant mais non pas sans limites –, dès novembre 1976, Juan-Carlos entame des réformes libérales qui conduiront à des élections parlementaires démocratiques en 1977 et à une Constitution en 1978. Cette évolution du régime espagnol vers la démocratie représentative est dès lors considérée comme une trahison par une bonne partie de l’armée. Le 23 février 1981, le colonel Terejo, bras armé des conservateurs, tente crânement un coup d’Etat aux Cortes. Enfermé avec son fils de 13 ans dans son palais de la Zarzuela, Juan Carlos, s’adressant en direct à la population, hâte l’échec de ce pronunciamiento. Cette fermeté, bien réelle cette nuit-là, lui vaudra le ralliement définitif des forces de gauche dont le Parti communiste, et l’admiration de nombreux monarchistes progressistes. [...]

La famille royale a été mêlée à bien des scandales financiers et de corruption du fait d’un des gendres du souverain, le handballeur basque Inaki Urdangarin, époux de l’Infante Cristina. Son goût immodéré pour les femmes ou sa pratique de la chasse à l’éléphant ont choqué une population espagnole en proie à une grave crise économique et à une immigration incontrôlée en provenance du Maghreb et de ses anciennes colonies d’Amérique du Sud. Si l’ETA s’est tue au Pays basque, la riche Catalogne est au bord de la sécession. Il flottait donc ces dernières années, au pays de Cervantès et de Goya, comme une ambiance de fin de règne au sens propre du terme. [...]