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Israël pourrait attaquer l'Iran au printemps

Rapporte le Corriere :

"Les États-Unis craignent que Israël attaque les sites nucléaires de l'Iran en «Avril, Mai ou Juin" avant que les mollahs transfèrent le matériel sensible dans les bunkers les plus protégées et hors de la portée des bombes spéciales israéliennes. Cette prédiction vient du secrétaire à la Défense des États-Unis, Leon Panetta, et a été recueillie par David Ignatius, le célèbre journaliste du «Washington Post», qui voyageait avec le représentant des États-Unis."


RQ-170 : un relent de guerre froide

Duset pourquoi pas le scénario d'un prochain James Bond. Les relations internationales provoquent parfois des évènements inattendus. Celui-ci en est un de choix pour qui s'intéresse aux tensions USA - Iran et au positionnement de l'OTAN en Afghanistan.

Merci à Jean-Dominique Merchet de nous livrer cet article récent :

"Un drone américain RQ-170 est entre les mains de l'Iran depuis le 4 décembre. Ce drone de reconnaissance très discret - dont la première photo a été publiée en 2009 sur ce blog, obligeant l'US Air Force a reconnaitre son existence jusqu'à lors supposée - est une prise de choix pour l'Iran. Ces systèmes de communication, ses capteurs, comme ses composants et son architecture furtive intéressent de nombreux militaires... pas seulement Iraniens, d'ailleurs.
Que s'est-il exactement passé ? Iraniens comme Américains semblent mentir comme des arracheurs de dents. Une chose est certaine : les Américains ont reconnu, le 6, que ce drone mis en oeuvre par la CIA à partir de l'Afghanistan était bien entre les mains de l'Iran et ils ont réclamé, le 12 décembre, qu'on le leur rende. S'attirant une fin de non-recevoir et les protestations de Téhéran qui n'apprécie guère d'être ainsi espionné.
Le drone a été récupéré par les Iraniens dans la région de Kashmar, au nord-est de l'Iran, à plus de 200 kilomètres de la frontière avec l'Afghanistan, où l'appareil était sensé être en mission... Comment ont-ils fait ? L'Iran a d'abord expliqué l'avoir abattu avec sa défense aérienne alors que les Américains expliquaient qu'ils en avaient perdu le contrôle. Lorsque les Iraniens ont montré l'engin à la télévision (si c'est bien de lui dont il s'agit), l'appareil semblait en excellent état : rien à voir avec une épave après un crash.
Des spécialistes américains expliquent que les Iraniens auraient réussi à couper les communications du RQ_170 puis à introduire de fausses données GPS dans son système de navigation pour le contraindre à se poser intact. Cela ressemble un peu trop à un James Bond, mais pour l'heure on en est réduit à l'expectative.
Le RQ-170 Sentinel est un engin de reconnaissance furtif, qui aurait été utilisé lors de la capture de Ben Laden. D'une envergure de 26 mètres il est long de 4,5 mètres et haut de 1,84 m. C'est une aile volante - dont la techniologie dériverait en partie du bombardier B-2".


Chrétiens en Iran

Un prêtre dresse l'état des difficultés de l'Eglise en Iran, où les chrétiens sont environ 135.000 et appartiennent en majorité à l’Eglise arménienne apostolique (dont 20.000 catholiques) :

I "Notre Eglise en Iran souffre de multiples faiblesses, mais non pas d’abord du fait des oppositions ou persécutions qui viennent de l’extérieur comme on pourrait le penser. Nous avons dit que notre Eglise était devenue très minoritaire, infime petit reste dans une majorité écrasante composée de soixante dix millions de musulmans. Bien sûr, nos communautés sont soumises à des restrictions, à des pressions, parfois à certaines menaces comme toute minorité. Mais là ne se situe pas le plus dangereux, depuis le temps de cette première minorité là qui fut celle de l’Eglise au jour de la Pentecôte. Regardons le cœur de notre Eglise aujourd’hui : que voyons-nous ? Dans un premier regard, nous n’y comptons aucun monastère, aucun séminaire, aucune maison de retraite spirituelle et la catéchèse des enfants est le plus souvent réduite au minimum, parfois totalement absente pour les familles isolées. Nos écoles furent nationalisées à moins que leur directeur ne soit un musulman nommé par le ministère de l’Education Nationale. [...]

Nommons d’abord nos divisions. Les Arméniens orthodoxes rassemblent le plus grand nombre de chrétiens, accompagnés de quelques Arméniens catholiques. L’ancienne Eglise de Perse compte un petit nombre de fidèles, lui-même divisé entre Chaldéens catholiques et Eglise Assyrienne de l’Orient autrefois cataloguée comme nestorienne. Quant aux Eglises d’Occident, latine, anglicane, presbytérienne ou pentecôtiste, elles ont grappillé quelques chrétiens parmi ces orientaux mais ont aussi accueilli un petit nombre de convertis persans. Chacune de ces communautés est animée par un ou plusieurs Evêques ou Pasteurs mais ceux-ci ne se réunissent jamais tous ensemble pour réfléchir ò une possible coordination dans certains domaines. On peut donc constater la profondeur de cette blessure.

Il nous faut aussi signaler le danger de l’émigration. Nombreux sont ceux qui vont chercher ailleurs confort et sécurité illusoires. [...] Enfin et surtout peut-être, soulignons, le danger du nationalisme, qui affecte chacune de ces communautés chrétiennes, qui arménienne, qui chaldéenne, qui assyrienne, et enferme chacune d’elle en un ghetto dirigé par des notables intransigeants. Ils refusent l’emploi de la langue persane et dressent notre communauté en défensive contre toute influence extérieure d’autant plus qu’elle se sent fragile."


Carla Bruni vs la presse iranienne

Pour avoir soutenu l'Iranienne condamnée à la lapidation, Carla Bruni-Sarkozy s'est attirée les foudres de la presse iranienne, qui titrait samedi "Les prostituées françaises se mêlent à la polémique sur les droits de l'homme" :

"L’examen des antécédents de Carla Bruni montre clairement pourquoi cette femme immorale a soutenu une femme iranienne condamnée à mort pour adultère et pour avoir participé au meurtre de son mari, et en fait elle mérite elle-même la mort".

Le porte-parole du ministre des affaires étrangères iranien, Ramin Mehmanparast, a engagé le journal à modérer ses commentaires :

"La République islamique d'Iran n'approuve pas les insultes envers les représentants d'autres pays, ni l'utilisation de termes inappropriés".

S La France a également répliqué mardi :

"Nous faisons savoir aux autorités iraniennes que les injures proférées par le quotidien Kayhan et reprises par des sites Internet iraniens à l'égard de plusieurs personnalités françaises, dont Mme Carla Bruni-Sarkozy, étaient inacceptables."

Dans son édition de mardi, le journal récidive en accusant Carla Bruni d'avoir contribué au divorce du président français d'avec sa deuxième femme, Cécilia.


Une famille iranienne convertie obtient le droit d'asile

Lu dans Présent :

"Une famille iranienne convertie au christianisme vient d’obtenir de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) la reconnaissance de son statut de réfugié et son droit d’asile que lui avait refusés le gouvernement turc. La CEDH confirme ainsi sa jurisprudence Z.N.S. contre Turquie décidant, dans un cas similaire, que le fait de renvoyer une Iranienne convertie au christianisme dans son pays lui faisait encourir le « risque de mauvais traitements ». Dans la nouvelle affaire, M.B. et autres contre Turquie, c’est toute une famille de convertis qui avait réussi à rejoindre ce pays signataire de la Convention européenne des droits de l’homme mais, malgré sa demande d’asile et malgré les décisions favorables de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) et de la CEDH elle-même, avait été renvoyée en Iran par les autorités turques. [...]

Le père, officier de police, aidait des dissidents politiques dans son pays et avait dû fuir en 1999 avec sa femme et ses deux enfants vers la Turquie. C’est là qu’ils se convertirent tous, en 2002, et s’installèrent à Istanbul où le père allait travailler pour l’Eglise internationale protestante. Ils devaient obtenir de l’UNHCR, six ans plus tard, un statut de réfugiés en raison de leur confession religieuse. Mais c’est alors que le gouvernement turc entama une procédure de déportation vers l’Iran et la fit aboutir le 1er août 2008 malgré une instruction contraire de la CEDH. Dès son arrivée en Iran, la famille fut arrêtée et soumise à des interrogatoires policiers, mais elle réussit à s’échapper lors d’un transport vers le tribunal et put rejoindre une nouvelle fois le territoire turc.

Le Centre européen pour la loi et la justice (ECLJ) [...] signale également que les chrétiens de Turquie sont eux aussi dans une situation de plus en plus difficile, et que le Conseil de l’Europe vient d’adopter plusieurs rapports signalant le manque de liberté religieuse pour les non-musulmans dans ce pays."


Moussavi le "modéré"

Petit rappel lu dans Daoudal-hebdo face à l'emballement médiatique :

M "Hossein Moussavi n’est en rien un modéré. Il est l’un des fondateurs du Hezbollah (et son premier chef du Conseil), et le principal artisan des fameux services de renseignement de la République islamique, calqués sur le KGB. Lorsqu’il était Premier ministre, en 1988, 30000 prisonniers politiques furent exécutés en trois mois."


Intervention alliée en Iran ?

Lu sur le blog d'Yves Daoudal, un extrait du discours de Jean-Marie Le Pen en clôture de l'Université d'été du Front National :

"A l’heure où je vous parle en effet, d’importants mouvements militaires américains, anglais et Français se dessinent en direction du Golfe Persique, tandis que le Congrès américain discute sur le projet d’imposer un blocus maritime à l’Iran.[...]
Une importante armada alliée est désormais positionnée dans l’Océan indien.

Elle comprend deux des plus gros porte-avions de l’US Navy, deux porte aéronefs, dont l’un des Marines, un sous marin nucléaire Français ainsi que l’ensemble de leurs groupes de combat associés. [...]

C’est là une concentration navale sans précédent depuis 1991, date de la première guerre contre l’Irak. [...]

Le Koweit a mis ses forces armées en état d’alerte et il ya quelques jours, la diplomatie de Sarkozy a fort opportunément détaché de l’Axe du Mal le seul allié potentiel de l’Iran dans la région, c’est-à-dire la Syrie, comme pour mieux isoler Téhéran.

Alors, au nom de l’opinion mondiale, qui a le droit de savoir, je pose la question aux autorités américaines : de quoi s’agit-il exactement ? [...]

S’agit-il, au travers de cette concentration de troupes, de créer les conditions d’un incident avec les Pasdarans, les Gardiens de la Révolution iranienne, pour engager une épreuve de force ?

Je pose également la question à Nicolas Sarkozy :

Pourquoi un sous-marin nucléaire français est-il engagé au côté des américains ?

Pourquoi un groupe de six avions Rafale de l’aéronavale française est-il à bord du porte-avions USS Roosevelt ?

C’est la première fois, mesdames et messieurs, je dis bien la première fois, que des chasseurs bombardiers français sont opérationnels sur un porte-avion américain. Le 17 juin dernier, à l’occasion de la réception de la Commission du Livre Blanc, le Chef de l’Etat déclarait pourtant : « La France ne placera jamais aucun contingent militaire sous commandement de l’OTAN en temps de paix ».

Là, il ne s’agit même pas de placer nos troupes sous l’égide d’une organisation internationale comme l’OTAN mais de les mettre sous l’autorité d’une autre nation, les Etats-Unis d’Amérique !

Nos maigres moyens devraient être exclusivement au service de la défense des intérêts français."

Carole d'Hombelois


Pétrole, Irak, Liban, Afghanistan : le rôle crucial de l'Iran

De Maroun Charbel dans Présent de demain :

"–« Si les négociations démarraient avec la communauté internationale sur le dossier nucléaire iranien, des solutions seraient alors trouvées pour beaucoup de problèmes comme l’Irak, le Liban, l’Afghanistan ou le prix du pétrole. »

C’est en ces termes que tranquillement, impudemment et sans que le ton monocorde de sa voix ne trahisse la moindre émotion, s’est exprimé le vice-président iranien, Reza Aghazadeh à l’issue d’une réunion à Vienne avec le patron de l’Agence Internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohammad el-Baradei. Pour la première fois l’Iran a reconnu officiellement son implication dans les dossiers libanais, irakien et afghan en jouant du hochet pétrolier. [...]

Au lendemain de la déclaration du vice-président iranien, le chef du groupe parlementaire hezbollah, Mohammad Raad déclarait :

« Nous aspirions à un gouvernement d’union nationale. Mais en toute franchise, nous ne réclamons plus l’union nationale, mais simplement un partenariat dans la prise des décisions. »

C’était le premier coup de glas des accords de Doha et le retour aux langages et au ton qui prévalaient avant la médiation qatari. Il n’en fallait pas plus pour que le Qatar dépêche, et il est déjà à pied d’œuvre à Beyrouth, un émissaire pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être des accords de Doha. Il semblerait que les deux points d’achoppement soient les armes du Hezbollah et celles des factions palestiniennes hors des camps de réfugiés. [...]

Il reste au gouvernement, constitutionnellement, jusqu’au 10 août prochain pour rendre sa copie. Ce qui correspond à peu près au délai donné à l’Iran par les Etats-Unis et les institutions internationales pour annoncer son choix les sanctions et la guerre ou la coopération nucléaire."

Michel Janva


L'UE refuse d'aider les chrétiens d'Irak

La demande de l'Allemagne d'aider les chrétiens d'Irak a été refusée par la présidence slovène de l'Union européenne.
Motif : "Je pense que le droit d'asile doit être accordé sans considération de religion ou de race" dixit le ministre slovène de l'Intérieur Dragutin Mate.
Il aura fallu 5 jours pour prendre une telle décision : presque un record, mais l'idéologie est forte dût-elle s'opposer aux fameux Droits de l'homme et à l'évidence que les chrétiens en Irak sont ceux qui souffrent le plus de la guerre !
Sous la tutelle de la Slovénie, ni l'UE, ni ses pays membres ne pourront agir autrement. Pitoyable dépendance...

Lahire


France-Iran : le match se poursuit

Le ministre français de la Défense, Hervé Morin, a dit hier :

"Nos renseignements, corroborés par ceux d'autres pays, nous donnent le sentiment contraire"

suite à la déclaration suivante du directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique :

"Il y a toujours beaucoup de points d'interrogation. Mais avons-nous vu en Iran les éléments nucléaires qui peuvent être rapidement transformés en arme ? Non. Avons-nous vu un programme actif de militarisation du nucléaire ? Non".

Réponse de Téhéran aujourd'hui :

"cette approche est en contradiction avec la position de l'Union européenne qui veut favoriser le dialogue politique et constitue un suivisme naïf des responsables américains qui porte atteinte au crédit de la France".

Lahire


Guerre en Iran : Bernard Kouchner persiste

Devant l'Association de la presse diplomatique française, Bernard Kouchner est revenu sur les propos qu'il avait tenu le 16 septembre en déclarant qu'on devait se "préparer au pire" c'est à dire à une "guerre" avec l'Iran. Il a proposé plusieurs alternatives:

"On peut dire 'kinetic action'",

en référence à un terme utilisé par le président américain George W. Bush.

"On peut dire aussi : conflit de haute intensité. On peut dire également : l'acmé de la crise".

Puis il a déclaré ouvertement :

"Enfin, quand on évoque le bombardement sur un pays, en gros, ça s'appelle la guerre".

Michel Janva


Iran : Bernard Kouchner veut-il la guerre ?

Le ministre des Affaires étrangères, interrogé lors du Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro, a déclaré :

"Il faut se préparer au pire [...] Le pire, c'est la guerre. On se prépare en essayant d'abord de mettre des plans au point qui sont l'apanage des états-majors. Ça, c'est pas pour demain. Mais on se prépare [aussi] en disant: 'Nous n'accepterons pas que cette bombe soit construite. Suspendez l'enrichissement d'uranium' et on vous montre que nous sommes sérieux en proposant [des sanctions plus efficaces].

[L]'armée française n'est pas pour le moment associée à quoi que ce soit, ni à aucune manoeuvre que ce soit. Je ne crois pas que nous en soyons là, pas du tout. En tout cas je l'espère."

Nous aussi.

Michel Janva


L'Iran passe à l'enrichissement industriel d'uranium

"Nous sommes réunis pour célébrer l'entrée du projet d'enrichissement d'uranium à un niveau industriel", a annoncé le président de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Gholam-Reza Aghazadeh, lundi. L’occasion de mentionner, donc, "le début de la production en masse de centrifugeuses". Pour cette Journée iranienne de l'énergie nucléaire à l'usine d'enrichissement d'uranium de Natanz, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad a réaffirmé que son pays "résisterait aux grandes puissances".

"L’Iran défendra son droit au nucléaire jusqu’au bout".

Soit autant de défis prononcés à l’égard de la communauté internationale. Le Conseil de sécurité des Nations Unies avait, en effet, exigé dans trois résolutions différentes que l'Iran suspende ses activités d'enrichissement d'uranium.

"S'ils continuent à faire pression sur l'Iran concernant ses activités nucléaires pacifiques, nous n'aurons d'autre choix que de suivre la décision du parlement et de revoir notre appartenance au TNP".

a conclu le négociateur iranien Ali Larijani. La réaction de Washington ne s'est pas faite attendre :

"Le nouveau défi de l'Iran justifie la voie des sanctions adoptée par le Conseil de sécurité de l'ONU"

a asséné le département d'Etat américain. La Maison-Blanche s'est déclarée "très inquiète". Londres, quant à elle, a répété que

"l'Iran devait se conformer aux résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU".

Marie Sophrone


Les 6 pour un nouvel accord contre l'Iran

Les six grandes puissances, que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad se targue d'avoir "isolées", ont avancé mercredi vers un accord sur de nouvelles sanctions contre Téhéran pour son refus de suspendre ses activités nucléaires sensibles et devraient présenter un texte jeudi.

Les ambassadeurs des cinq membres permanents du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et de l'Allemagne n'ont pas produit de texte, contrairement à leur intention, mais devraient le faire aujourd'hui après d'ultimes consultations des capitales au cours de la nuit.

Marie Sophrone


Iran: le nucléaire en billet de banque

Selon Le Figaro, la banque centrale d'Iran vient de mettre en circulation un nouveau billet de banque frappé d'un symbole nucléaire. De couleur orange, vert et mauve, il présente, en son verso, un atome autour duquel tournent des électrons, le tout sur un fond représentant une carte de l'Iran.

Avec cette phrase, rédigée en persan, et attribuée au prophète Mahomet

"Si la science existe dans cette constellation, les hommes de la Perse l'atteindront"

Ce nouveau billet fait ironiquement son apparition au moment où la République islamique, soupçonnée de vouloir développer l'arme nucléaire, risque de faire l'objet de nouvelles sanctions.

Le gouvernement de Mahmoud Ahmadinejad continue à tenir tête. Hier Gholam Hossein Elham, le porte-parole du gouvernement, rappelait que l'Iran avait "complètement exclu" la suspension de l'enrichissement d'uranium.

De son côté, Ahmadinejad vient de provoquer un nouvel effet de surprise en annonçant, dimanche, son intention de se rendre à une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU en vue de défendre le droit de la République islamique aux technologies nucléaires civiles.

Marie Sophrone


Zidane, admirateur de Khomeiny ?

Voici ce que l'on trouve dans la presse iranienne d'opposition au régime des mollah :

"Zinedine Zidane, le joueur musulman français, au cours du mois de Khordad (juin) viendra en Iran pour participer au tournoi de football « des quatre directions » organisé pour la célébration de l’imam Khomeiny. Zidane viendra à cette célébration qui se tiendra dans la ville de Khomeyn. Mohamad Reza Golpayegani, organisateur de ce tournoi a dit : ce joueur a demandé à venir à cause de son profond respect personnel pour la personnalité de l’imam Khomeiny. Après avoir accepté notre invitation, il sera notre invité d’honneur lors du tournoi des 4 directions".

Michel Janva


Fin de règne en Iran ?

Ma Selon Le centre de recherche sur le terrorisme :

"Il règne en Iran une atmosphère de fin de régime, semblable à celle que nous avons connue dans les pays communistes avant la chute du système soviétique."

Les divisions au sein des musulmans auraient provoqué l'emprisonnement d'environ un millier de clercs pour "mode de pensée non-conforme". En raison de ces conflits de clans, même le président Ahmadinedjad n'a pas réussi à faire voter son budget par le Parlement.

Michel Janva


Le nucléaire iranien et les intérêts français

S'inspirant des principes mis en oeuvre par le Cardinal de Richelieu, la fondation Polémia analyse le problème du nucléaire iranien sous l'angle des intérêts des principaux protagonistes – l’Iran, les Etats-Unis, l’Etat d’Israël – et la France. La conclusion :

"il nous semble que la déconnexion des problèmes intérieurs et extérieurs liés à l’islam, le souci des intérêts légitimes de la France et de l’Europe, la recherche de l’équilibre des puissances peuvent aujourd’hui servir de boussole. [...] La politique internationale ne se résume pas à la lutte du bien contre le mal. La vision souveraine de Richelieu, la logique d’équilibre des puissances des traités de Westphalie et de Vienne, la conception européenne traditionnelle du droit de la guerre et du droit des gens doivent redevenir des sources d’inspiration d’une politique étrangère indépendante et équilibrée plus soucieuse des intérêts de la France et de l’Europe que de ceux des autres."

Michel Janva


Le chiisme et l'Iran

Dans une étude sur "l'influence de l'Iran au travers du chiisme", le chef d'escadron Thierry Dufour estime que :

"La particularité de la civilisation musulmane est qu’aucun Etat phare n’est assez fort pour véritablement jouer son rôle [pour faire l'unité derrière lui]. La Turquie, trop laïque et occidentalisée selon certains, ne saurait faire l’affaire. [...] L’Iran non plus : une puissance perse ne peut en aucun cas fédérer une civilisation comprenant une majorité de pays arabes. Cette identité perse est au cœur de la difficulté iranienne à jouer pleinement son rôle de fédérateur du monde chiite. Frédéric Tellier évoque «l’ethnocentrisme, voir le racisme qui oppose arabes et persans». Les mots sont forts et expriment bien l’aversion qui caractérise parfois les relations entre ces deux populations. Ce sentiment ambivalent apparut clairement lors de la guerre avec l’Irak qui s’est précisément déroulée dans les zones à peuplement chiite. Dans leur grande majorité, les populations chiites irakiennes sont restées fidèles à leur pays. La guerre s’est conclue, au moins sur le plan intérieur, par une victoire de l’idée baasiste d’intégration des communautés dans un Etat fort, au nom du nationalisme arabe. Les chiites du Sud de l’Irak ont décidé de faire passer leur arabité avant leur religion. S’ils «se sentaient solidaires de la religion de leurs ennemis, ils voyaient avant tout en eux des Iraniens, c’est-à-dire des ennemis traditionnels du monde arabe». Cette attitude est également observée chez les chiites des pays du Golfe chez qui le dilemme d’identité est tout aussi fort. Sont-ils avant tout des chiites, donc destinés à se tourner vers la nouvelle patrie du chiisme qu’entend incarner l’Iran des ayatollahs ? Ou sont-ils avant tout des Arabes pratiquant une forme différente d’Islam ? Le succès de la politique chiite de Téhéran dépend de la réponse qu’apporteront les chiites du Golfe."

En conclusion, l'auteur affirme ainsi que :

"L’Iran a bien conscience de ses limites : c’est bien pourquoi il fait montre d’une énergie décuplée pour tenter d’obtenir une arme nucléaire qui lui permette de s’affirmer plus encore. Comme le fait remarquer Bruno Tertrais, une telle arme «serait un moyen de dissuasion et serait peut-être davantage une bombe perse qu’une bombe islamique». La bombe d’un pays véritablement isolé sur la scène internationale."

Michel Janva

Des Perses sur l'Arc de Triomphe

Etoile2 Mardi soir, deux royalistes persans ont pris d’assaut l’Arc de Triomphe et y ont déployé une banderole (photos). Ils ont également déployé en haut de l’Arc de Triomphe le drapeau royal perse de l’Antiquité (le “draphshe kaviani”) (qui n’est pas celui du XXe siècle), signe distinctif de ceux qui sont pour la restauration à l’identique de la Perse antique, royale et zoroastrienne (ce qui implique l’éradication de l’Islam en Perse).

Ces deux manifestants ne sont descendus que mercredi midi.

Michel Janva


Etats-Unis : où en est vraiment le débat sur des frappes contre l'Iran ?

Nuke2 La discussion y est vive. Voici quelques voix représentatives des principales options :

Mark Steyn prône, brillamment comme toujours, des frappes. Il situe la question dans celle, plus générale, du manque de force morale de l'Occident face à l'islamisme - suggérant que ne pas agir non seulement laisserait l'Iran disposer de la bombe, mais serait un signe de faiblesse qui décuplerait le pouvoir d'intimidation dont pourraient alors user les ayatollahs.

[U]ne des principales raisons pour lesquelles ils faut arrêter l'Iran est de prouver que nous avons encore assez de volonté pour le faire. [...]

Le prix à payer pour dénucléariser l'Iran sera élevé maintenant, mais bien plus à chaque année qui passera si on le reporte. La lesson des dessins danois nous rappelle que ce qui est en jeu, c'est la crédibilité de notre civilisation. Notre choix de mettre ou non un terme à la nucléarisation de la République Islamique définira notre époque.

D'autres conservateurs veulent encore éviter une intervention directe : la National Review appelait la semaine dernière à chercher surtout à renforcer l'opposition iranienne afin de faire tomber le régime.

Le problème avec l'Iran n'est précisément pas son programme nucléaire. Le problème, c'est le régime.

Le mensuel The Atlantic plaide contre des frappes : leur efficacité serait aléatoire, et le prix à payer en représailles (Irak, terrorisme, pétrole) serait trop élevé.

Ahmad  Le magazine avait conduit un symposium prescient, sous forme de kriegsspiel, en 2004, avec divers spécialistes de haut niveau. Jouant le rôle de responsables du gouvernement américain, ils étaient invités à simuler la réaction américaine au franchissement probable d'une "ligne rouge" par l'Iran, par exemple la production de suffisamment d'uranium enrichi pour armer une bombe. Pour le panel, le Président des Etats-Unis

... doit comprendre qu'il ne peut raisonnablement attaquer l'Iran. Mais ses chances de résoudre le problème par la négociation seront plus élevées si les Iraniens l'ignorent.

Ce qui amène à se demander ce que valent les prétendues "indiscrétions" faisant état d'un projet américain sérieux de dénucléariser l'Iran par la force : sont-elles vraies, ou participent-elles d'une simple action psychologique ?

Les principales sources faisant état de préparatifs sont le Telegraph de Londres, traditionnellement bien informé des questions militaires et stratégiques; et cet article de Seymour Hersh dans le prestigieux New Yorker (cité par Libération et Le Figaro).

Tomahawk_300Hersh, qui affirme que les forces spéciales américaines ont intensifié leur activité en Iran, prétend que le Pentagone est persuadé qu'une "campagne de bombardements prolongée [...] humiliera les dirigeants religieux et conduira la population à se soulever et à renverser le gouvernement."

Mais Seymour Hersh n'est pas le plus fiable des journalistes - célèbre pour avoir révélé le massacre de My Laï pendant la guerre du Viet-Nam, il a depuis compromis sa réputation par des "révélations" téméraires.

Henri Védas


L'Iran annonce avoir enrichi de l'uranium

Bomb Le président Ahmadinejad l'a annoncé aujourd'hui. Devant des partisans criant "Allah Akbar", il a déclaré "formellement" que "l'Iran a rejoint le club des pays nucléaires".

Il prétend à nouveau n'avoir pas le projet d'un usage militaire. Rappelons pourquoi la communauté internationale ne le croit pas (Source):

1. Il est avéré que le programme iranien visant à l'enrichissement a été dissimulé à l'AIEA pendant 18 ans.

2. Maîtriser le processus d'enrichissement, c'est être capable de produire de l'uranium militaire : seul diffère entre l'usage pacifique et l'usage militaire le taux de l'enrichissement (d'environ 5% pour le premier, d'environ 20% pour le second).

3. S'il se limitait à un usage non-militaire, Iran n'aurait pas de raison de consacrer tant d'efforts à disposer de capacités d'enrichissement autonomes. Il pourrait plutôt acheter de l'uranium déjà enrichi - à la Russie, par exemple : il n'a pas de mines d'uranium qui justifieraient un enrichissement pacifique sur place. De surcroît, il ne dispose pas actuellement de centrales pacifiques prêtes à fonctionner.

Henri Védas


Iran+euros-dollars = guerre?

L'Iran envisagerait d'ouvrir le 20 mars une bourse du pétrole en euros. L'intention qui soutend cette hypothétique entreprise est évidemment de provoquer l'effondrement du dollar.
Les uns, catastrophistes, y voient le motif d'une guerre Etats-Unis/Iran qui serait déclenchée entre le 20 et le 26 mars prochain, le problème nucléaire n'étant qu'un prétexte.
Les autres, plus pragmatiques, doutent même de l'ouverture de cette bourse et de la capacité des Etats-Unis de financer ou de vouloir cette guerre.

Le blog finance propose une étude (1, 2, 3) intéressante et fouillée sur le dossier boursier iranien, qui reste la base de toutes ces spéculations.

Lahire


Le Pen, l'Iran et le nucléaire

Dans l'éditorial du mensuel "Français d'abord", Jean-Marie Le Pen dit ne pas comprendre pourquoi l'Iran particulièrement n'aurait pas le droit de disposer de l'arme nucléaire :

"Je ne vois pas au nom de quel principe on peut interdire à un Etat de vouloir maîtriser la technologie nucléaire à des fins civiles ou militaires (...) Pourquoi reprocher à Ahmadinejad (le président iranien) ce que l'on n'a pas reproché à d'autres avant lui? On n'a pas fait la guerre à l'Inde, au Pakistan ou à Israël lorsque (...) ces pays ont acquis la technologie nucléaire militaire".

La question du nucléaire iranien ne serait qu'un prétexte pour mettre la pression sur l'Iran alors que les raisons sont à chercher ailleurs :

"Après les interventions en Afghanistan et en Irak, il faut mettre l'Iran au pas, pour sécuriser les approvisionnements en pétrole, mettre Israël à l'abri, et peut-être aussi faire une guerre d'anéantissement contre l'Islam, conformément au souhait des faucons évangélistes qui dominent les institutions américaines"

"Il faut préparer l'opinion à la guerre" déclare t-il ensuite et trouve dans l'affaire des "caricatures" de Mahomet, un évènement déclencheur : "quoi de mieux pour ce faire qu'une bonne polémique internationale à propos de l'islam ?".

Lahire


Rumeurs d'attaque US en Iran

Iranmap1_1 Sur ce site iranien (v.o...), on apprend que le contrôle de la région pétrolifère du Khuzestan (cliquez sur la carte pour l'agrandir) où 90% du pétrole iranien est produit, semble être la priorité de l'éventuelle attaque militaire américaine. Cela permettrait aux forces US de contrôler le détroit d'Ormuz et de bloquer les approvisionnements de pétrole pour obliger l'Iran à puiser dans ses faibles réserves. A terme, Washington envisage de remplacer le régime actuel. Avec le succès qu'on lui connaît dans ce domaine... Mais on note, si cette information se vérifie, que l'idée de détruire les installations nucléaires iraniennes au moyen de raids aériens est abandonnée. Ces installations sont en effet installées dans des régions fortement peuplées.

Michel Janva


Islam : scène de lapidation

Sans_titre1 Lu dans Présent. Cette photo prise clandestinement, montre une jeune Iranienne préparée à la lapidation au motif que sa vie personnelle ne correspondait pas aux moeurs islamistes. Enterrée à mi-corps, elle va l’être, suivant la règle islamiste, jusqu’à la nuque et tuée à coups de pierres. Un homme, lui, aurait été enterré jusqu’à la ceinture. Une femme, elle, doit l’être jusqu’à la nuque pour empêcher que, sous les coups, une partie de son corps se trouve dénudée, ce qui pourrait troubler les tueurs… Les règles énoncées par les imams iraniens précisent que les pierres servant à la lapidation ne doivent pas être trop grosses. Il ne faut surtout pas que la lapidée meurt trop vite. Et le supplice doit durer le plus longtemps possible. On attend encore de l’islam "modéré" qu’il dénonce explicitement les charmantes pratiques de l’islam "extrémiste".

Michel Janva


Le Pen et la guerre en Iran

Invité hier de Radio Courtoisie, le président du Front National a jugé "assez inquiétante la marche à petits pas résolus vers la guerre au Moyen-orient qui, sous un prétexte d’armement nucléaire, peut déboucher sur une guerre mondiale. Quand on sait la subtilité avec laquelle l’armée et la diplomatie américaines manoeuvrent dans ces matières il y a de quoi s’inquiéter". Il est reproché à l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire, laquelle menacerait Israël, "prétexte d’une intervention militaire américaine qui serait en préparation".

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"La guerre préventive qui se prépare aurait des conséquences économiques dramatiques. Quand les rumeurs de guerre vont se confirmer le baril de pétrole pourrait voir son prix se multiplier ce qui déboucherait sur une crise économique formidable". Le Pen a estimé que ce "développement de la pression islamique" auquel on assiste "n’est que le canal de dérivation de la pression démographique du monde musulman".

Au-delà du nucléaire, l’Iran n’est pas l’Irak. Il a jugé très difficile une action similaire à celle menée en 1981 par l’aviation israélienne contre le réacteur Osirak en Irak. L’utilisation de frappes dites "ciblées" se heurte au fait que les installations nucléaires sont enterrées mais surtout "immergées au sein de la population" comme c’est le cas notamment à Ispahan et en cas d’attaque "il faut s’attendre à un nombre élevé de morts civils". Il s’agit d’un vaste pays de 75 millions d’habitants et les Iraniens sont "un peuple ancien et combatif". C’est donc "par la négociation, la surveillance de l’Iran, qu’il faut éviter que cette nation se dote de l’arme nucléaire ou qu’elle l’utilise".

Michel Janva


La tension monte aussi contre l'Iran

Le monde arabo-musulman est en train de devenir le sujet n°1 de l'actualité : dessins de Mahomet bien sûr, mais aussi victoire du Hamas en Palestine, risques de déstabilisation en Syrie (on parle d'un coup d'Etat des sunnites -via l'ex vice-président Khaddam- contre les alaouites -Assad- actuellement au pouvoir et affaiblis par l'affaire libanaise), et surtout l'Iran.

L'AIEA a officiellement saisit ce matin le Conseil de sécurité de l'ONU pour contraindre l'Iran sur le nucléaire. Le peuple Perse, fier par nature (la civilisation perse est le berceau des suivantes), n'entend pas se soumettre à la volonté de 'l'Occident'. "En nous proposant de faire de l'enrichissement à l'extérieur, ils pensent avoir affaire à un peuple arriéré", s'insurge le président Ahmadinejad. S'il tient ses promesses, le président iranien va donc cesser ipso facto sa coopération avec les inspecteurs de l'AIEA.

Ce recours à l'ONU risque de provoquer un engrenage, comme l'écrit Yves Brunaud dans Présent. Le régime des mollahs souhaite se refaire une santé sur la scène nationale via cette confrontation avec l'Occident. Ahmadinejad a menacé les intérêts des Occidentaux dans la région. "Toute action contre les installations nucléaires iraniennes sera suivie d'une riposte immédiate et destructrice", a déclaré le ministre iranien de la défense. Le bruit circule en effet que Israël ou les Américains projettent des raids aériens pour détruire les centrales iraniennes. Selon Intelligence Online, les services secrets israéliens projettent même d'assassiner les principaux membres du régime iranien ainsi que les responsables du programme nucléaire. Selon le même papier, les derniers accidents d'avions (armée de terre décapitée) ne seraient pas des accidents mais des mises en garde...

Selon une copie du discours que le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, doit prononcer aujourd'hui lors de la 42e conférence internationale sur la politique de sécurité à Munich, il va souligner que les Etats-Unis se tiennent aux côtés "du peuple iranien qui veut un avenir démocratique". "Le régime iranien est aujourd'hui le premier Etat" au monde à soutenir le terrorisme (voir la liste des organisations financées par les mollahs). Le secrétaire américain à la Défense va appeler les alliés des Etats-Unis à faire preuve d'unité et à augmenter leurs dépenses militaires pour faire échec à la menace d'un "empire islamique extrémiste". "Une guerre a été déclarée à toutes nos nations", leur "avenir dépend de la détermination et de l'unité face à la menace terroriste".

Michel Janva


Derrière l'anti-sionisme iranien, la haine de l'Occident

Les relais diplomatiques et médiatiques iraniens dénoncent "la propagande négative des lobbys sionistes", responsables selon eux de l'émotion soulevée par les déclarations incendiaires de leur président Ahmadinejad. En appelant à "rayer [l'Etat juif] de la carte", "[n]otre respecté président n'a rien dit de nouveau sur Israël qui justifie une telle agitation politique" écrit un éditorialiste de Téhéran.

Mais le "respecté président" a aussi dit bien d'autres choses dans son discours - rien de "nouveau" peut-être, mais qu'on écoute de plus près à mesure que progresse le programme nucléaire iranien. L'institut pro-israëlien MEMRI a pour spécialité de traduire les déclarations de dirigeants islamiques qui tiennent un discours vis-à-vis des occidentaux, et un autre, en vernaculaire, à leurs coreligionnaires. Il n'a pas manqué de traduire le texte du discours de Ahmadinejad. On y comprend que l'anti-sionisme du président iranien est motivé par une haine plus large de l'Occident :

Nous sommes dans le cours d'une guerre historique entre le Monde de l'Arrogance [l'Occident, précise aimablement MEMRI] et le monde islamique, et cette guerre se déroule depuis des siècles.

Dans cette guerre historique, la situation sur les fronts a changé de nombreuses fois. Pendant certaines périodes, les musulmans ont été victorieux et très actifs, et sont allés de l'avant, et le Monde de l'Arrogance a battu en retraite.

Malheureusement, au cours de ces 300 dernières années, le monde islamique a battu en retraite devant le Monde de l'Arrogance... Au cours des 100 dernières années, les [murs du] monde de l'Islam ont été détruits et le Monde de l'Arrogance a transformé le régime qui occupe Jérusalem en un pont pour sa domination sur le monde islamique...

HV


Le terrorisme, les attentats, l'Islam et l'Iran

Les événements se précipitent ces derniers temps. Reconquête vient de publier un article, écrit par Houchang Nahavandi, ex-ministre dans le gouvernement du Shah d'Iran. Il affirme que le jour où l'Iran redeviendra iranien, la principale base de terrorisme islamiste et du prosélytisme révolutionnaire disparaîtra. Bien que le nouveau président iranien soit un ancien preneur d'otages, son élection ne change rien à la situation iranienne, dominée par le religieux.

Le pouvoir est en fait, et constitutionnellement, exercé par le 'guide de la révolution', Ali Khaménéi, entouré d’un nombre restreint de personnes. Les options stratégiques du pouvoir islamiste ne dépendent guère des résultats d’une élection assez fictive. Depuis un quart de siècle, l’Iran post-révolutionnaire a connu des élections tous les quatre ans, rien n’a changé fondamentalement en ce qui concerne la nature du régime et ses méthodes. La bataille entre réformateurs et conservateurs est surtout une fiction destinée à l’opinion internationale.

L'Iran cherche à posséder l'arme nucléaire et roule les Européens dans la farine sur ses intentions. Elle est une base arrière du terrorisme en Irak, certainement de celui en Afghanistan et, sans aucun doute, elle soutient le terrorisme en Europe. Le lien entre l'Iran et le terrorisme n'est plus à faire et, partant de ce constat, les Etats-Unis ont beau jeu de faire la guerre au terrorisme en caressant l'Iran dans le sens du poil...

Michel Janva


Nouveaux soupçons sur le président d'Iran

Le nouveau président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a-t-il participé le 13 juillet 1989 à l'assassinat du leader des Kurdes iraniens, Abdoul Rahman Ghassemlou et de deux autres responsables kurdes réfugiés à Vienne ? C'est la question à laquelle devra répondre la justice autrichienne après la remise par un député des Verts autrichiens, Peter Pilz, de «documents» sur ce triple meurtre. «Un dossier concernant M. Ahmadinejad a été remis fin mai au service de lutte contre le terrorisme, qui l'a transmis au parquet général», a déclaré un porte-parole du ministère autrichien de l'Intérieur.

Secrétaire général du Parti démocratique du Kurdistan d'Iran, Ghassemlou et ses deux collaborateurs assassinés avaient accepté de recevoir une délégation venue secrètement de Téhéran pour entamer des discussions de paix. Cela avait permis aux tueurs d'arriver jusqu'à eux. Le député Pilz affirme s'appuyer sur le témoignage d'un journaliste iranien rencontré le 20 mai à Versailles, qui affirme avoir recueilli les confidences détaillées d'un ancien membre du commando, le général Nasser Taghipoor, décédé il y a trois ans. Celui-ci appartenait au corps des Gardiens de la révolution, où Ahmadinejad a occupé des fonctions importantes. Il a ainsi été pendant sept ans l'un des commandants des brigades des forces spéciales Al-Qods, chargées notamment de l'élimination des opposants à l'étranger. Vendredi, le quotidien tchèque Pravo a publié le témoignage d'un responsable de l'opposition kurde iranienne, Yazdan Panah, accusant le président iranien d'avoir fourni au commando, à Vienne, les armes ayant servi à l'assassinat.

Ces nouvelles accusations s'ajoutent à celles de plusieurs ex-otages américains qui estiment avoir reconnu dans le nouveau président un meneur des étudiants à l'origine de l'assaut et de l'occupation de l'ambassade des Etats-Unis à Téhéran en 1979.

Michel Janva


Le nouveau président iranien : preneur d'otages

Le nouveau président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, aurait pris part à la prise d'otages de 60 Américains à l’ambassade des Etats-Unis à Téhéran en 1979.
L'agence de presse iranienne basée à Londres Iran Focus fait circuler une photo dont elle dit qu’elle a été prise par Associated Press le premier jour de la crise des otages.

Img42c1e72f6fb57Sur la photo, on voit un homme que l’agence de presse dit avoir identifié comme M. Ahmadinejad, tenant le bras d’un otage aux yeux bandés.

Le rôle éventuel de M. Ahmadinejad dans la prise d’otage, qui a duré 444 jours et demeure une plaie ancienne entre les Etats-Unis et l’Iran, a été mis en lumière durant la course de l’élection présidentielle du 17 juin. M. Ahmadinejad est connu pour avoir été membre du "Bureau de consolidation de l’unité entre les universités et les séminaires théologiques", le principal groupe étudiant derrière la prise de l’ambassade. Hier, dans un article sur le site de la BBC, le présentateur John Simpson a dit qu’il se souvenait avoir rencontré M. Ahmadinejad après la crise des otages et de l’avoir vu dans l’enceinte de l’ambassade.

L’allégation sur l’identité de M. Ahmadinejad dans la photographie est intervenue le jour où le président élu a donné un discours passionné appelant à une nouvelle révolution islamique.

Michel Janva


L' Iran, république islamiste : réveil de l'Occident

Rafsandjani a été le battu du deuxième tour des élections présidentielles en Iran.
Présenté comme le plus modéré des deux favoris, il n'en demeure pas moins un farouche islamiste, fils spirituel de Khomeiny suppôt du Hezbollah et du terrorisme. Fondamentaliste, il avait déclaré en janvier 2004 : "Les autorités françaises ne réussiront pas à interdire le voile islamique dans les écoles et, si elles y parviennent, des millions de musulmans les maudiront!".
La presse avait relaté sa petite phrase de la semaine dernière disant que par son vote il voulait "empêcher que l'extrémisme ne s'installe dans le pays". On peut sourire, jaune certes...

Le nouveau Président de l'Iran, Ahmadinejad, est né dans la même mouvance, la seule qui puisse se faire entendre en Iran : C'est un des fils de la révolution islamique. Plus intègre dans sa religion, il apparaît comme un fanatique de l'Islam pur et dur, non dévoyé. L'islam quoi.

L'Asie se réjouit (l'Indonésie en tête) de cette victoire tandis que l'Occident se fait beaucoup de souci. Le nouveau président avait annoncé qu'il ne renoncerait pas à ses projets nucléaires sous "les pressions impérialistes".
Mais le plus marquant, c'est qu'une nouvelle fois, personne en Occident n'avait porté d'intérêt à ce candidat, focalisant sonattention, par le biais des médias sur Rafsandjani, qui avait ouvert la voix d'un pseudo-dialogue avec les Américains. Et aujourd'hui, l'Occident se réveille dans la surprise, montrant son incapacité à prévoir les événements de manière à peu près juste, tant les dirigeants politiques et la presse classique tiennent un langage unique, celui de leurs intérêts qui aveugle la raison et la liberté de pensée.

Lahire