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L'hypocrisie des journalistes concernant Roland Dumas

Tout le monde s'offusque des propos tenus par Roland Dumas ce matin sur BFM face à Jean-Jacques Bourdin. Il aurait dit que "Manuel Valls est sous influence juive". C'est à la fois vrai mais faux.

Si l'on réécoute bien l'entretien, c'est Jean-Jacques Bourdin qui insiste et pose la question et donc oriente la réponse :

Roland Dumas: Sous le prétexte que je défendais à une époque, que je défend toujours les arabes contre les israéliens, il m’a agressé un jour alors que je le connais à peine. Il a des alliances personnelles qui font qu’il a des préjugés.

Jean-Jacques Bourdin: Qu’est ce que vous voulez dire par là ?

Roland Dumas: Chacun sait qu’il est marié avec quelqu’un de très bien mais qui a de l’influence sur lui. […]

Jean-Jacques Bourdin: Il est sous influence juive ?

Roland Dumas: Probablement. Je peux le penser.

Jean-Jacques Bourdin: Sous l’influence de sa femme ?

Roland Dumas: Pourquoi ne pas le dire. Pourquoi ne pas le dire. Puisque c’est une réalité.

C'est bien Jean-Jacques Bourdin qui prononce les mots "sous influence juive" et non Roland Dumas qui ne fait qu'acquiescer. Jean-Jacques Bourdin, comme la totalité de la caste médiatique, est au courant de cette situation connue de tous mais il feignent de tous de l'ignorer...

Et ils s'en offusquent désormais. Quelle belle bande d'hypocrites ! Emmanuel Ratier, dans sa biographie "Le vrai visage Emmanuel Valls" évoquait déjà cet aspect mais aussi son passé pro-palestinien... Le 17 juin 2011, sur Radio Judaïca, Manuel Valls défendait sa position pro-israélienne, s'en prenait à Roland Dumas (1'10'') et déclarait (4'00'') :

 "Par ma femme, je suis lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël"


Conflit Israélo-palestinien : la lettre du FN

Aymeric Chauprade, député européen et Marion Maréchal-Le Pen, député nationale, ont écrit aux pays arabes une tribune parue dans le quotidien égyptien Al Akhbar Al Yawm. Extrait :

"L’arrivée du FN au pouvoir marquera une véritable rupture avec la politique étrangère menée depuis plusieurs décennies par les gouvernements Français. Depuis toujours notre mouvement dénonce l’alignement systématique de notre pays sur la politique américaine et s’est opposé de façon constante dans le débat politique aux ingérences illégitimes en Irak, en Afghanistan, en Syrie ou en Libye. Nous prônons le respect des souverainetés nationales et avons le souci de l’équilibre dans ce monde multipolaire où émergent face aux Etats-Unis et à l’Union européenne de nouvelles grandes puissances, parmi lesquels des grands acteurs régionaux comme l’Egypte, avec lesquels il faut dorénavant composer.

Le Proche-Orient connaît des souffrances qui semblent ne jamais devoir s’arrêter. Israéliens et Palestiniens se livrent une guerre sans merci depuis maintenant soixante-dix ans sans qu’aucun processus de paix, qu’aucune conférence internationale, qu’aucune pression de part et d’autre n’aboutisse à rien. [...] Quand deux frères, ou un couple, se déchirent, on les invite à parler, on tente de les calmer, de les raisonner, mais on ne pense pas l’avenir à leur place. L’honneur de la France c’est son volontarisme et son humilité, ce n’est pas le diktat, la leçon de morale qui voudrait dessiner l’avenir du Proche-Orient à la place des Palestiniens, des Israéliens, des Egyptiens.

Apporter l’apaisement et la raison c’est expliquer à chacune des parties qu’il faudra faire des concessions pour finir enfin par vivre à côté. Israël a le droit à vouloir exister en tant qu’Etat Hébreux, dans la sécurité. Pour autant, la Terre Sainte ne saurait être seulement israélienne, car elle est de manière sacrée juive, chrétienne, musulmane. La paix ne peut partir que de cette acceptation de l’histoire de la Terre Sainte. Les Palestiniens ne peuvent être niés en tant que peuple. A ceux qui disent que ce peuple n’existe pas nous répondrons que la négation de son existence durant soixante-dix ans aura fini par créer une véritable nation palestinienne. Cette nation doit devenir viable, disposer d’un territoire, de ressources (l’accès à l’eau), d’une souveraineté réelle. Mais personne ne peut raisonnablement soutenir cela tant que le Hamas apparaît comme la force dominante chez les Palestiniens, elle qui n’a qu’un seul but, éradiquer « l’entité sioniste » d’une carte purement islamique dont elle rêve pour le Proche-Orient (davantage d’ailleurs que d’un Etat-nation palestinien).

Si nous arrivons au pouvoir nous tiendrons un langage de vérité aux deux parties. Ils disposeront de notre soutien pour une discussion sincère qui passe par des concessions de part et d’autre :
Pour Israël rendre de la terre colonisée aux Palestiniens, reconnaître le droit aux Palestiniens à disposer d’un Etat territorialement cohérent (et pas un gruyère), des attributs de la souveraineté.
Pour les Palestiniens éliminer du champ politique légal les forces bellicistes et terroristes comme le Hamas, renoncer au retour d’une partie des réfugiés (réalisme démographique), signer un accord de paix véritablement respecté comme préalable à la souveraineté, admettre la légitimité indiscutable d’Israël comme Etat hébreux, et que l’Etat palestinien sera un Etat national arabe-palestinien laïque (musulman et chrétien) et couper avec les idéologies qui depuis toujours instrumentalisent la question palestinienne au détriment des Palestiniens eux-mêmes. [...]"


Découverte de la sépulture de saint Etienne, premier martyr

Lu sur Riposte catholique :

"C’est lors d’une fouille dans le village de Taiar, à quelque distance de la ville palestinienne de Ramallah que des archéologues ont découvert les ruines d’un ensemble de constructions ecclésiastiques byzantines. Dans l’une des églises découvertes, on a trouvé une inscription selon laquelle le lieu de culte était dédié à Saint Étienne le Premier Martyr, qui y avait été enterré en 35. Selon les chercheurs, d’ici cinq ans les excavations et les travaux d’entretien seront achevés, et le lieu, détenu en partie par le Patriarcat grec-orthodoxe de Jérusalem, pourra servir de destination pour les pèlerins du monde entier."


Tentative d’Israël de « séparer les palestiniens chrétiens des autres palestiniens »

Le Ministère de l’Intérieur israélien a permis l’ajout du terme « araméen » pour qualifier les chrétiens, qui sera substitué au terme « arabe » dans les papiers d’identité des chrétiens palestiniens résidant en Israël.  La Commission de la Justice et de la Paix, au sein du Conseil des Evêques Catholiques de Terre Sainte, s’opposent à l’initiative. Elle dénonce cette « tentative de séparer les palestiniens chrétiens des autres palestiniens », et attribue ces mesures à des « objectifs présomptueux et idéologiques ».

Le 16 septembre la Commission rédigea un document à cet effet, rejetant cette opération artificielle et d’orientation politique, qui veut restituer au passé lointain des peuples du Moyen Orient une identité nationale distincte, spécialement pour les chrétiens d’Israël :

« la langue araméenne – on peut lire dans le document – fut la langue des Juifs durant des siècles, c'est-à-dire jusqu’à la réintroduction de l’hébreux, à la fin du XIXe siècle. Les pays arabes du Levant tout au long de l’histoire parlèrent l’araméen, le grec et l’arabe. Aujourd’hui nous sommes des arabes palestiniens. Si cette tentative a pour but de protéger ou défendre les chrétiens, comme l’affirment certaines autorités israéliennes, nous répondons : en premier lieu rendez nous tout nos foyers, nos terres et nos villages que vous avez confisqués. En deuxième lieu : la meilleure protection pour nous est de nous laisser avec notre peuple. Troisièmement : la meilleur protection pour nous est d’entreprendre sérieusement le choix de la paix. »

Le discours épiscopal contient également un appel à « quelques chrétiens palestiniens en Israël qui soutiennent cette idée », qui sont disposés à se faire rétribuer leur identité d’araméen pour effacer leur arabisme et accéder au service militaire dans l’armée israélite :

« il est impossible que vous choisissiez de meurtrir votre peuple pour satisfaire vos intérêts personnels du moment. Avec un tel point de vue, vous ne faites pas le bien, ni à vous-mêmes ni à Israël. Le pays a besoin de chrétiens à qui le Christ dit : « bienheureux les pacifiques » et pas de personnes qui défigurent leur propre identité. »


Israël - Palestine: les enjeux gaziers de l'affrontement

expliqués ici. Intéressant quoique manquant de liens et de références. Extrait.

Pour comprendre quelle est une des raisons de l’attaque israélienne contre Gaza il faut aller en profondeur, exactement à 600 mètres sous le niveau de la mer, à 30 Km au large de ses côtes. Là, dans les eaux territoriales palestiniennes, se trouve un gros gisement de gaz naturel, Gaza Marine, estimé à 30 milliards de mètres cubes d’une valeur de milliards de dollars. D’autres gisements de gaz et pétrole, selon une carte établie par la U.S. Geological Survey (agence gouvernementale étasunienne), se trouvent en terre ferme à Gaza et en Cisjordanie.

 


Irak, Gaza : quelques déclarations de ministres ne suffisent pas

François Fillon écrit sur son blog :

"Le calvaire des chrétiens d’Irak et celui des civils palestiniens à Gaza sont autant de plaies béantes sur le flanc de l’Europe qui refuse de voir que c’est son propre sang qui se vide à Mossoul ou à Jabālīyah.

Alors que les printemps arabes avaient suscité d’immenses espoirs pour la paix et le respect des droits de l’homme au Proche-Orient, la déstabilisation des dictatures a libéré une force dont le pouvoir de destruction est sans limite : la guerre de religion.

L’affrontement que se livrent les sunnites et les chiites, l’Iran et l’Arabie saoudite pour la domination de cette région du monde a pris le pas sur tous les autres conflits et rend caduques tous les efforts de paix.

La destruction de la tombe de Jonas à Mossoul rappelle douloureusement celle des Bouddhas de Bamiyan en Afghanistan au moment même où les Talibans renforcent leur emprise sur ce pays que dix ans d’efforts de la communauté internationale n’ont pas réussi à stabiliser durablement.

Les chrétiens d’Orient ne sont pas des étrangers en Irak ou en Syrie. Ils y sont chez eux depuis deux mille ans tout comme les Palestiniens ou les juifs sont chez eux à Gaza et à Jérusalem.

La force et la violence ne feront qu’attiser le feu de l’intolérance religieuse et ne pourront déboucher que sur des décennies d’affrontements stériles.

Les évêques français qui se sont rendus en Irak sont apparus au fond bien seuls. Les déclarations de la diplomatie française sont louables, l’offre d’accueillir des chrétiens d’Orient en France comme nous l’avions fait en 2010 l’est également, mais elles sont loin d’être à la hauteur de la gravité de la crise et de nos responsabilités.

Le respect du droit international a toujours été fondé sur l'affirmation des principes et la manifestation d'un consensus sur leur mise en œuvre. Sans qu'il soit question d'agir autrement que par les voies de droit encore faut-il que celles ci soient toutes mises en œuvre avec énergie et en catalysant un mouvement d'unité au soutien d'une liberté réelle de conscience. Faute de quoi la faiblesse de notre engagement finirait par constituer une forme d'acceptation insupportable de ségrégation religieuse qui nous renverrait aux périodes parfois tragiques de nos histoires nationales. 

Que devons-nous faire?

- Saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies avec au moins autant de détermination que nous en avons mis sur la crise ukrainienne.

- Réunir sans attendre un Conseil européen pour exiger, notamment de l’Iran et de l’Arabie Saoudite, qu’ils agissent sur le Hamas pour que celui-ci accepte les conditions d’un cessez-le-feu à Gaza comme l’Egypte l’a déjà proposé et qu’ils condamnent les exactions des djihadistes irakiens.

L’absence de réaction concrète de la diplomatie européenne en condamnerait l’existence même. Quelques déclarations des ministres des affaires étrangères ne suffisent pas; les gouvernements qui tolèrent sur leur sol l'intolérance doivent sentir peser le regard de la communauté internationale. Ceux qui aident en sous main le Hamas et l’Etat islamique en Irak et au Levant doivent faire l’objet de sanctions sévères de la part de la communauté internationale.

L’Europe pourrait-elle, pour une fois, être à l’initiative ?"


Gaza : "L'amour entre les musulmans et les chrétiens grandit"

Des musulmans ont trouvé refuge dans une église à Gaza :

"[...] depuis que l'armée israélienne a commencé à pilonner sa ville de Chaaf, dans le nord de ce petit territoire de quelque 360 km carrés, il n'a pas eu d'autre choix que de se réfugier dans l'église grecque-orthodoxe Saint-Porphyre, dans le quartier du Vieux Gaza.

"Ils nous laissent prier. Cela a changé la vision que j'avais des chrétiens. Je n'en connaissais pas vraiment avant, mais ils sont devenus nos frères", explique ce musulman palestinien de 27 ans.

"L'amour entre les musulmans et les chrétiens grandit ici", témoigne-t-il.

[...] La communauté chrétienne de Gaza compte environ 1.500 âmes, des grecs-orthodoxes pour la plupart, sur une population majoritairement musulmane de 1,8 million d'habitants. Il ne resterait plus que quelque 130 catholiques romains.

De fait, la coexistence n'est pas toujours aussi amicale. La minorité chrétienne a fait l'objet de plusieurs attaques imputées aux extrémistes islamistes et condamnés par le Hamas, qui contrôle Gaza.

Mais l'expérience de subir ensemble les bombardements, renforce les liens."


Israël/Palestine : nous n'avons pas à subir les haines de ce conflit inextricable

Louis Aliot, vice-président du FN, député européen et Conseiller régional de Languedoc Roussillon, signe une tribune dans Le Figaro suite à un entretien de Jean-Yves Camus, qui s'étonnait du silence du Front National sur les évènements de Sarcelles et Barbès :

"Non, le Front National n'est pas resté silencieux sur ces évènements puisque le 19 juillet Wallerand de Saint-Just leader de notre mouvement en Ile de France communiquait sur les émeutes et que Florian Philippot évoquait largement le sujet à la télévision le 21 juillet.

Remarquons d'abord que ces évènements se multiplient puisque désormais la moindre manifestation en France se termine par des heurts comme pour le PSG ou la coupe du monde récemment et très souvent dans nos quartiers après des interventions policières. Tout devient prétexte à défier l'ordre républicain français et à semer la perturbation.

Ensuite et en ce qui concerne les attaques de synagogues, afin de bien prendre la mesure du problème posé, dois-je rappeler que nous vivons dans le pays du gang des barbares, de Mérah et que le tueur du musée juif de Bruxelles était aussi un français dans une actualité marquée par l'embrigadement de centaines d'individus à la carte d'identité bien française qui quittent nos quartiers pour aller faire le Jihad. La faute à qui?

Tout le monde sait bien que l'antisémitisme est l'apanage d'islamistes radicaux, de nouveaux convertis ou de binationaux sous influence qui se solidarisent avec des causes étrangères même si heureusement tous les musulmans ne sont pas des terroristes en puissance.

Il est évident que l'effet combiné de l'immigration massive avec le communautarisme a créé les conditions de revendications et de solidarités étrangères qui menacent notre équilibre républicain. Cette implosion du modèle assimilationniste français est aussi la conséquence d'un antiracisme obsessionnel et unilatéral qui a favorisé ce processus. Petit à petit cette intolérance progresse partout et dans tous les milieux jetant les bases d'un possible conflit à venir qui serait dramatique.

Nous sommes les seuls à pointer cette menace, et ce depuis des décennies, sous les insultes et les procès de ceux-là mêmes qui s'en inquiètent aujourd'hui. Inutile d'en rajouter, les faits nous donnent aujourd'hui raison et nous apparaissons de plus en plus comme un rempart et une solution.

Sur le conflit israélo-palestinien notre position n'a jamais changé: coexistence de deux Etats indépendants, reconnus et sécurisés. Je fais partie de ces 75% de Français qui ne se sentent ni israéliens, ni palestiniens et qui aimerions bien ne pas avoir à subir chez nous les haines héritées de ce conflit inextricable. Ce qui ne fait pas de nous des êtres dénués de tous sentiments car nous sommes évidemment sensibles aux arguments des civils israéliens qui vivent dans la peur et l'insécurité permanente de tirs de missiles. Mais comment ne pas être interpellé par la disproportion des moyens engagés par les uns à l'encontre des autres et par le bilan humain désastreux qui en découle pour les populations civiles palestiniennes? Il y a un droit international, qu'il soit respecté par toutes les parties !

[...] Enfin et puisque je suis intervenu sur le sujet au Parlement Européen, comment ne pas évoquer le sort dramatique des chrétiens d'Orient pourchassés, persécutés et massacrés par les tenants d'un Islam radical dans le silence complice de la bien-pensance aux indignations sélectives."


Israël-Palestine : Pour faire la paix, il faut bien plus de courage que pour faire la guerre

De la Commission Justice et Paix de l’Assemblée des Ordinaires catholiques en Terre Sainte le 23 juillet 2014, via L'Homme Nouveau :

« A Rama, une voix se fait entendre, une plainte amère ; c’est Rachel qui pleure ses enfants. Elle ne veut pas être consolée pour ses enfants, car ils ne sont plus » (Jérémie 31, 15)

Une réalité de violence et de deuil

Israël et la Palestine résonnent des cris des pères et des mères, des frères et des soeurs et des proches des jeunes gens qui sont tombés victimes de la dernière vague du cycle de violence qui affecte ce pays. Certains de leurs visages sont bien connus, parce que les médias ont couvert en détails leurs vies, interviewant leurs parents, leur donnant une nouvelle vie dans nos imaginations. Tandis que d’autres – de loin bien plus nombreux – se réduisent à quelques statistiques, sans nom et sans visage. La couverture, la mémoire et le deuil sélectifs font également partie du cycle de la violence.

Nous offrons nos sincères condoléances à tous ceux qui sont en deuil, Israéliens et Palestiniens. Nous devons continuer à prier pour que les jeunes qui sont tombés récemment soient les deniers à subir une mort violente dans cette escalade de haine et de violence.

Un langage qui engendre la violence

« La langue est un membre minuscule et elle peut se glorifier de grandes choses ! Voyez quel petit feu embrase une immense forêt : la langue aussi est un feu. C’est le monde du mal, cette langue placée parmi nos membres : elle souille tout le corps ; elle enflamme le cycle de la création, enflammée qu’elle est par la géhenne. (…) Par elle nous bénissons le Seigneur et Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu » (Jacques 3, 5-6.9).

Notre espoir de mettre fin au cycle de la violence est brisé par le langage irresponsable de punition collective et de vengeance qui engendre la violence et étouffe l’émergence de toute alternative. Beaucoup de personnes en position de pouvoir et appartenant au leadership politique restent retranchés sur leurs positions. Non seulement ils ne veulent pas s’engager dans quelque dialogue réel et significatif, mais ils versent encore de l’huile sur le feu avec des paroles et des actes qui fomentent le conflit.

Le langage violent de la rue en Israël appelant à la vengeance est alimenté par les attitudes et les paroles d’un leadership qui continue à entretenir un discours discriminatoire qui promeut les droits exclusifs pour un groupe particulier ainsi que l’occupation avec ses conséquences désastreuses. Des implantations sont construites, des terres sont confisquées, des familles sont séparées, des êtres chers sont arrêtés et même assassinés. Le leadership de l’occupation semble croire que l’occupation peut être victorieuse en écrasant la volonté du peuple pour la liberté et la dignité. Ils semblent croire que leur détermination réduira finalement au silence l’opposition et transformera le mal en bien.

Le langage violent de la rue palestinienne appelant à la vengeance est alimenté par les attitudes et les paroles de ceux qui ont abandonné tout espoir de parvenir à une juste solution du conflit par les négociations. Ceux qui cherchent à construire une société totalitaire, monolithique, où il n’y a pas de place pour quelque différence ou diversité, gagnent en support populaire en exploitant cette situation désespérée. A ceux-ci aussi nous disons : la violence en réponse à la violence ne fait qu’engendrer davantage de violence.

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"À Paris comme à Mossoul, des Juifs et des Chrétiens sont haïs et menacés"

Tribune de Jean-Christophe Fromantin député des Hauts-de-Seine, vice-président des Groupes d’amitiés parlementaires France-Israël et France-Liban :

"À Paris comme à Mossoul, des Juifs et des Chrétiens sont haïs et menacés à cause de leur appartenance religieuse. Et, dans l’un et l’autre cas, l’indignation cède progressivement sa place à la résignation, faisant craindre une banalisation de ce qui relève d’actes de haine contre l’humanité toute entière. A Paris on crie « mort aux juifs », à Mossoul on marque de la lettre « N » les maisons des Chrétiens et à Gaza des civils servent de boucliers humains. On commence par insulter en toute impunité et on laisse mourir dans l’indifférence. Comment notre humanité en est-elle arrivée là ? N’a t-elle pas connu suffisamment de crimes, de guerres et de terreurs pour se lever contre ceux qui véhiculent cette haine ? Sommes-nous à ce point anesthésiés pour ne plus nous mobiliser contre l’activisme antireligieux de quelques fous ?

Réveillons-nous !

Car chacun a un rôle à jouer pour éviter la spirale de la violence et retrouver la paix. De la tolérance à la diplomatie, l’éventail est suffisamment large pour permettre à tous d’agir pour la réconciliation. C’est avant tout notre responsabilité que d’exprimer, là où nous sommes, notre refus de toute forme de discrimination. Et, si le respect de l’autre, le dialogue inter-religieux et la mise en place d’une laïcité ouverte aux expressions religieuses sont la toile de fond qui structure le vivre ensemble, l’Etat doit être le garant de cet équilibre. Il doit faire preuve de la plus grande autorité dès que les libertés religieuses sont menacées, dès que l’antisémitisme pointe ou dès que le racisme s’invite dans les relations sociales. Il ne doit pas laisser crier « mort aux juifs » dans les rues de Paris, sous aucun prétexte. Il ne doit pas laisser sans voix sa diplomatie quand des Chrétiens sont menacés en Irak. Il doit se mettre au service de la paix au Proche-Orient, allant jusqu’à l’implication personnelle et sans relâche de son Président.

Dans la torpeur de l’été, le risque est grand que la dignité et la vie d’hommes, de femmes et d’enfants ne soient que des faits d’actualité. Il nous appartient d’en faire ces causes qui donne à notre engagement son sens et sa vérité."


Le Hamas a voulu tester la défense antimissiles d'Israël

Lu ici :

"Après plus d’une semaine de conflit militaire entre le Hamas et Israël, les stratèges et les analystes de l’état-major israélien essaient de comprendre pourquoi le Hamas s’est lancée dans une aventure destructrice, vouée à l’échec, en sachant qu’il n’avait aucune chance de réussir face à une armée puissante. Comme si, étrangement, c’étaient les militaires israéliens qui n’arrivaient pas à admettre les échecs des tirs de roquettes lancés depuis Gaza.

Bien sûr le système antimissiles Dôme de fer a montré son efficacité en détruisant plus de 80% des armes volantes, mais il est difficile de croire à l’incompétence des lanceurs palestiniens quand on voit le nombre élevé de roquettes qui atterrissent sur un terrain vague. Les experts militaires estiment désormais que les centaines de projectiles lancés n’étaient pas envoyés pour tuer ou pour détruire mais pour tester la défense israélienne et la qualité de réaction du système Dôme de fer. Le Hamas était en mission commandée au profit des ennemis naturels d’Israël, l’Iran et le Hezbollah qui n’ont jamais renoncé à détruire Israël malgré leur implication dans d’autres conflits au Moyen-Orient. [...]

Or le Hamas avait reçu une mission de la part de ses alliés, l’Iran et le Hezbollah, consistant à tester le système antimissiles dans toutes les conditions d’une guerre totale et massive. L’objectif était de tirer le maximum de roquettes simultanément pour détecter la saturation du système de défense antimissile Dôme de fer. La chute de certains missiles sur des zones civiles n’était pas la finalité mais il fallait prouver que la protection israélienne n’était pas totalement étanche et que le système Dôme de fer avait des limites. [...]"


La France malade du conflit israélo-palestinien

Pascal Boniface, directeur de l'IRIS, déclare au Figarovox :

"La société française ne devient pas la victime collatérale du conflit du Proche-Orient, elle l'est depuis longtemps. La reprise des violences entre Israéliens et Palestiniens a provoqué une poussée de fièvre en France, mais que la France soit malade du conflit israélo-palestinien, n'est hélas pas une nouveauté. Aucun conflit extérieur ne suscite de telles passions, de mises en cause si importantes des individus qui prennent des positions qui déplaisent. Des amis de longue date, qui ne partageant pas le même point de vue sur le conflit et ses conséquences en France, peuvent se brouiller. On ne voit ça pour aucun autre conflit. [...]

Selon vous, la confusion entre antisémitisme, antisionisme et critique du gouvernement israélien contribue à l'importation de ce conflit en France. Quelle différence faites-vous entre ces différentes notions?

Cette confusion est entretenue par les institutions communautaires et certains intellectuels juifs. L'antisémitisme c'est la haine des juifs, l'antisionisme c'est l'opposition à l'existence de l'État d'Israël. Mais cela n'a rien à voir avec la critique de l'action du gouvernement israélien ou alors des O.N.G. israéliennes, des personnalités comme Abraham Burg, des journalistes comme Gideon Lévy sont antisémites. Lorsque l'on critique la politique de Poutine on n'est pas accusé de faire du racisme anti-russes. Brandir l'accusation infamante d'antisémitisme dès que l'on émet une critique à l'égard du gouvernement israélien a pour fonction de protéger ce dernier. L'immense majorité de ceux qui se déclarent solidaires des Palestiniens combattent l'antisémitisme et toutes les formes de racisme, et se prononcent pour la solution des deux États, donc en faveur de l'existence d'Israël. [...]"


Nouvelles de la paroisse latine de la Sainte Famille à Gaza

Du P. Jorge Hernandez, curé de la paroisse de la Sainte Famille, à Gaza. Les chrétiens sont environ 3000 dans la Bande de Gaza (sur 1,7 million d’habitants) et la paroisse catholique en compte 185.

« Gaza, le 17.07.2014 – Le 8 Juillet, Israël a lancé l’opération « Bordure protectrice » sur la bande de Gaza. Les morts sont maintenant au nombre de 260, et les blessés plus de 1800. Tant de haine, tant de violence, tant de morts ne peuvent être expliqués sinon par le règne de démon sur le cœur des hommes, qui se transforment en « exécuteurs de ses désirs» (Jn 8.41).

C’est avec une grande joie que nous avons vécu le cessez le feu qui s’est tenu aujourd’hui  à 10h et jusqu’à 15h. La reprise des attaques s’est fait avec une incroyable ponctualité. Par tous les moyens, les gens ont essayé de s’approvisionner des éléments de bases. Ils ont même ouvert la banque. Ce mois-ci, les fonctionnaires n’avaient pas reçu leurs salaires, on imagine la situation pour ces personnes !

Pendant la trêve, quelques-uns des paroissiens ont aussi demandé la célébration de la Sainte Messe.

Nous avons profité de l’occasion pour visiter quelques-uns de nos paroissiens. Moments très durs ; la peur, la confusion, le stress, les larmes … mais toujours, toujours, à la fin de la discussion, ce profond et confiant Laus Deo (louange à Dieu), qui simplifie notre tâche et rend plus efficace le travail de Dieu. Comme elle est édifiante cette résignation des gazaouis et cet inconditionnel abandon à la Providence de Dieu ! Si nous pouvions l’apprendre nous aussi!

En écoutant les deux parties impliquées dans cette guerre ridicule, il semblerait que les deux gagnent et qu’aucun ne perdent. Cependant, la réalité est que dans une guerre, TOUS perdent et tout le monde devra payer par ses propres moyens les terribles et douloureuses conséquences de tant de cécité et d’iniquité.

Que Dieu illumine l’esprit des dirigeants et change leurs cœurs.,Dans l’attente de la bénédiction d’une paix stable et durable, nous nous recommandons à vos prières.


Destruction de la résidence du Consul de France à Gaza

Une frappe israélienne a causé mercredi des dommages considérables à la résidence du Consul de France à Gaza, Majdi Shakoura. Sa famille a quitté mardi la maison après plusieurs avertissements de l’armée israélienne aux résidents d’al-Sudaniya, un quartier nord de la bande de Gaza, d’où ont été tirées des dizaines de roquettes sur la région de Tel-Aviv.

Le Consul a déclaré :

« Israël est responsable du ciblage et de la destruction brutale de la résidence, et ce en violation du droit international et humanitaire ».


Annulation d'un pèlerinage en Terre Sainte

Le pèlerinage national étudiant "Terre Sainte 2014" prévu du 23 juillet au 3 août avec 2 200 étudiants et aumôniers, accompagnés par 21 évêques, a été annulé. Dans un communiqué, la CEF écrit :

"En raison de l'aggravation et de l'évolution très incertaine du conflit en Israël/Palestine, Mgr Georges Pontier, président de la Conférence des évêques de France et Mgr Denis Moutel, président du Conseil pour la Pastorale des Enfants et des Jeunes, ont décidé d'annuler Terre Sainte 2014, le second pèlerinage national étudiant".


C’est la 3e guerre sur Gaza et la 3e intifada qui est en train de se manifester

L'actualité israélo-palestinienne inquiète Mgr Shomali, vicaire patriarcal à Jérusalem :

"Oui vraiment, j’ai peur d’une troisième intifada qui peut être un désastre pour les Palestiniens et même pour les Israéliens. Un désastre à tous les points de vue : humain, politique et  économique. Il faudra plusieurs années pour récupérer ce qui sera perdu. Donc il y a une inquiétude car c’est la 3e guerre sur Gaza et la 3e intifada qui est en train de se manifester.

Comment sortir de ce cycle de violence et construire la paix au quotidien ?

Pour sortir du cycle de violence, il faut le chemin de la justice. Car il n’y a pas de paix sans justice. Le pape François quand il était ici, a dit qu’il fallait mettre en action la solution de deux Etats. Sans cette solution de deux Etats qui jouissent d’une sécurité parfaite, il n’y aura pas de paix. Il faut que les Israéliens acceptent cette solution avec un Etat palestinien sur les 22% de toute la Terre Sainte. [...]

Priez pour nous d’abord. Et continuez de venir en pèlerin en Terre Sainte. Nous attendons les 2.100 français jeunes universitaires, la dernière semaine de juillet. Qu’ils viennent, qu’ils n’aient pas peur. Il y a actuellement des pèlerins en ce moment qui n’ont pas peur. Ce que vous entendez par les nouvelles est plus horrible que la réalité. C’est vrai que la situation à Gaza est difficile mais actuellement à Jérusalem, à Bethléem, on peut bouger normalement."


Tensions en Terre Sainte

Après le meurtre de trois jeunes israéliens, puis d’un Palestinien le 2 juillet, l’armée israélienne semble à la veille de déclencher une attaque dans la bande de Gaza. Le Père David Neuhaus, jésuite et vicaire patriarcal pour la communauté catholique hébréophone en Israël, déclare dans Famille chrétienne :

"Ces trois jeunes ont été une icône pour le public israélien pendant dix-huit jours. Leur image a été fortement imprimée sur l’imaginaire israélien et la découverte des cadavres a été très violente. Ils sont l’icône terrible d’une violence qui dure depuis des décennies. Et bien sûr, je souligne que cette violence ne s’est pas terminée avec leur mort, car il y a eu d’autres morts depuis. [...]

Comment jugez-vous les politiques ?

Je ne suis pas sûr qu’ils assument leur devoir. Ils sont dans une irresponsabilité totale. Le problème qui se pose est que leur discours se fonde sur la division du monde entre un camp des méchants (les autres) et un camp des saints (nous). C’est un scénario un peu « hollywoodien » écrit par nos élites politiques. Chacun croit que la vérité est de son côté. Chacun est certain d’être la victime. Or, je pense qu’il faut être prêt à regarder l’humanité de l’autre. Quand on retrouve l’humanité de l’autre, un type de discours qui satanise l’autre n’est plus possible."


Des chrétiens expulsés par la police israélienne

Lu ici :

"Biram: D'importantes forces de police accompagnées d'agents de l'Administration des terres d'Israël ont délogé le 11 juin 2014 les descendants des habitants du village chrétien de Biram, en Haute-Galilée. Ils ont coupé l'eau et l'électricité que les propriétaires des ruines de ce village, dont leurs parents ont été expulsés par l'armée israélienne en 1948, avaient réinstallées provisoirement."


Israël : des Juifs condamnent le projet de loi sur l'euthanasie, rappelant l'horreur nazie

Lu ici :

"L'adoption par le gouvernement israélien d'un texte visant à légaliser l'euthanasie suscite depuis quarante-huit heures une levée de boucliers au sein du monde ultraorthodoxe. Ce «projet de loi sur la mort par prescription médicale», rédigé par le député centriste Ofer Shelah, donnerait aux médecins la possibilité de prescrire un traitement létal à un malade en phase terminale. Il doit faire l'objet d'un premier examen par la Knesset dans les tout prochains jours.

[...] L'ex-président du comité d'éthique de l'Association médicale israélienne (AMI), Avinoam Reches, s'y est déclaré favorable [...]. Leonid Eidelman, l'actuel président de l'AMI, a pour sa part déclaré: «Il n'appartient pas au médecin de mettre un terme à la vie de ses patients de façon artificielle. Ce n'est pas ainsi que nous avons été formés.»

Sitôt le projet de loi dévoilé, c'est toutefois au sein du monde religieux que les positions les plus tranchées se sont exprimées. Le député ulatraorthodoxe Yaako Asher, cité par le quotidien Makor Rishon, a mis en garde: «Le gouvernement israélien vient de franchir une nouvelle ligne rouge et de poursuivre sa guerre contre les valeurs du judaïsme en s'attaquant au caractère sacré de la vie». Son collègue Menahem Eliezer Mozes, également élu sur les listes du parti Judaïsme-Torah unifiée, a renchéri: «Il est terrifiant de se souvenir qu'il y a 70 ans tout juste, ce sont les Allemands qui, les premiers, envisagèrent de tuer les handicapés, les malades et les personnes âgées.» [...]"


Légalisation de la location d'utérus

... en Israël.

Le gouvernement israélien a donné dimanche son accord à une modification des critères d'éligibilité à la GPA à la fois pour ceux qui désirent avoir un enfant et pour les femmes désireuses de se faire de l'argent. La proposition de loi doit être soumise prochainement au vote de la Knesset, le Parlement israélien. Israël a déjà autorisé la GPA en 1996 pour les couples (forcément hétérosexuels) mariés uniquement.

Selon les nouveaux critères, les paires homosexuelles et les célibataires pourront recourir à la GPA jusqu'à l'âge de 54 ans et dans la limite de 2 enfants. Les femmes mariées pourront désormais devenir mère porteuse. L'âge d'éligibilité pour être mère porteuse a été repoussé de 36 à 38 ans. 


Messe du Pape au Cénacle

La Messe à l'Esprit Saint, au Cénacle a commencé par le chant du Veni Creator. Homélie du Saint-Père :

"C’est un grand don que le Seigneur nous fait, de nous réunir ici, au Cénacle, pour célébrer l’Eucharistie. Ici, en ce lieu où Jésus consomma la dernière Cène avec ses Apôtres ; où, ressuscité, il apparut au milieu d’eux ; où l’Esprit Saint descendit avec puissance sur Marie et sur les disciples. Ici est née l’Église, et elle est née en sortie. D’ici elle est partie, avec le Pain rompu entre les mains, les plaies de Jésus dans les yeux, et l’Esprit d’amour dans le cœur.

Au Cénacle, Jésus ressuscité, envoyé du Père, communiqua aux Apôtres son Esprit-même et avec cette force, il les envoya renouveler la face de la terre (cf. Ps 104, 30).

Sortir, partir, ne veut pas dire oublier. L’Église en sortie garde la mémoire de ce qui est arrivé ici ; l’Esprit Paraclet lui rappelle chaque parole, chaque geste et en révèle le sens.

Le Cénacle nous rappelle le service, le lavement des pieds que Jésus a accompli, comme exemple pour ses disciples. Se laver les pieds les uns les autres signifie s’accueillir, s’accepter, s’aimer, se servir réciproquement. Cela veut dire servir le pauvre, le malade, l’exclus.

Le Cénacle nous rappelle, avec l’Eucharistie, le sacrifice. Dans chaque célébration eucharistique, Jésus s’offre pour nous au Père, pour que nous aussi nous puissions nous unir à Lui, en offrant à Dieu notre vie, notre travail, nos joies et nos peines…, tout offrir en sacrifice spirituel.

Lire la suite "Messe du Pape au Cénacle" »


Les Lieux Saints ne sont pas des musées ou monuments pour touristes

Discours du Pape François lors de sa visite au président de l'Etat d'Israël :

"[...] Les Lieux Saints ne sont pas des musées ou monuments pour touristes, mais des lieux où les communautés des croyants vivent leur foi, leur culture, leurs initiatives caritatives. Aussi doit-on perpétuellement les sauvegarder dans leur sacralité, protégeant ainsi non seulement l’héritage du passé mais aussi les personnes qui les fréquentent aujourd’hui et les fréquenteront dans l’avenir. Que Jérusalem soit vraiment la Ville de la paix ! Que resplendissent pleinement son identité et son caractère sacré, sa valeur religieuse et culturelle universelle, comme trésor pour toute l’humanité ! Comme c’est beau quand les pèlerins et les résidents peuvent accéder librement aux Lieux Saints et participer aux célébrations !

Monsieur le Président, vous êtes connu comme un homme de paix et un artisan de paix. Je vous exprime ma reconnaissance et mon admiration pour votre attitude. La construction de la paix exige avant tout le respect pour la liberté et la dignité de chaque personne humaine, que Juifs, Chrétiens et Musulmans croient également être créée par Dieu et destinée à la vie éternelle. A partir de ce point ferme que nous avons en commun, il est possible de poursuivre l’engagement pour une solution pacifique aux controverses et aux conflits. À cet égard, je renouvelle le souhait que soient évités de la part de tous des initiatives et des actes qui contredisent la volonté déclarée de parvenir à un véritable accord et qu’on ne se lasse pas de poursuivre la paix avec détermination et cohérence.

Il faut repousser avec fermeté tout ce qui s’oppose à la recherche de la paix et d’une cohabitation respectueuse entre Juifs, Chrétiens et Musulmans : le recours à la violence et au terrorisme, à tout genre de discrimination pour des motifs raciaux ou religieux, la prétention d’imposer son propre point de vue aux dépens des droits d’autrui, l’antisémitisme sous toutes ses formes possibles, tout comme la violence ou les manifestations d’intolérance contre des personnes ou des lieux de culte juifs, chrétiens et musulmans.

Dans l’État d’Israël diverses communautés chrétiennes vivent et travaillent. Elles sont partie intégrante de la société et participent à part entière à ses affaires civiles, politiques et culturelles. Les fidèles chrétiens désirent apporter, à partir de leur propre identité, leur contribution au bien commun et à la construction de la paix, comme citoyens de plein droit qui, en rejetant tout extrémisme, s’engagent à être des artisans de réconciliation et de concorde.

Leur présence et le respect de leurs droits – comme du reste, des droits de toute autre dénomination religieuse et de toute minorité – sont la garantie d’un sain pluralisme et la preuve de la vitalité des valeurs démocratiques, de leur réel enracinement dans la praxis et dans le concret de la vie de l’État. [...]"


Où es-tu, homme ? Qui t’a inoculé la présomption de t’accaparer le bien et le mal ?

Méditation du Saint-Père François lors de sa Visite au Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem :

F"‘‘Adam, où es-tu ?’’ (cf. Gn 3, 9).

Où es-tu, homme? Où es-tu passé ?

En ce lieu, mémorial de la Shoah, nous entendons résonner cette question de Dieu : ‘‘Adam, où es-tu ?’’.

En cette question il y a toute la douleur du Père qui a perdu son fils.

Le Père connaissait le risque de la liberté ; il savait que le fils aurait pu se perdre…mais peut-être, pas même le Père ne pouvait imaginer une telle chute, un tel abîme !

Ce cri : ‘‘Où te trouves-tu ?’’, ici, en face de la tragédie incommensurable de l’Holocauste, résonne comme une voix qui se perd dans un abîme sans fond…

Homme, qui es-tu ? Je ne te reconnais plus.

Qui es-tu, homme ? Qu’est-ce que tu es devenu ?

De quelle horreur as-tu été capable ?

Qu’est-ce qui t’a fait tomber si bas ?

Ce n’est pas la poussière du sol, dont tu es issu. La poussière du sol est une chose bonne, œuvre de mes mains.

Ce n’est pas l’haleine de vie que j’ai insufflée dans tes narines. Ce souffle vient de moi, c’est une chose très bonne (cf. Gn 2, 7).

Non, cet abîme ne peut pas être seulement ton œuvre, l’œuvre de tes mains, de ton cœur… Qui t’a corrompu ? Qui t’a défiguré ? Qui t’a inoculé la présomption de t’accaparer le bien et le mal ?

Qui t’a convaincu que tu étais dieu ? Non seulement tu as torturé et tué tes frères, mais encore tu les as offerts en sacrifice à toi-même, parce que tu t’es érigé en dieu.

Aujourd’hui, nous revenons écouter ici la voix de Dieu : ‘‘Adam, où es-tu ?’’.

Du sol s’élève un gémissement étouffé : Prends pitié de nous, Seigneur !

A toi, Seigneur notre Dieu, la justice, à nous le déshonneur au visage, la honte (cf. Ba 1, 15).

Un mal jamais survenu auparavant sous le ciel s’est abattu sur nous (cf. Ba 2, 2). Maintenant, Seigneur, écoute notre prière, écoute notre supplication, sauve-nous par ta miséricorde. Sauve-nous de cette monstruosité.

Seigneur tout-puissant, une âme dans l’angoisse crie vers toi. Écoute, Seigneur, prends pitié.

Nous avons péché contre toi. Tu règnes pour toujours (cf. Ba 3, 1-2).

Souviens-toi de nous dans ta miséricorde. Donne-nous la grâce d’avoir honte de ce que, comme hommes, nous avons été capables de faire, d’avoir honte de cette idolâtrie extrême, d’avoir déprécié et détruit notre chair, celle que tu as modelée à partir de la boue, celle que tu as vivifiée par ton haleine de vie.

Jamais plus, Seigneur, jamais plus !

‘‘Adam, où es-tu ?’’.

Nous voici, Seigneur, avec la honte de ce que l’homme, créé à ton image et à ta ressemblance, a été capable de faire.

Souviens-toi de nous dans ta Miséricorde."


Le pape invite les autorités de Palestine et d'Israël à venir à Rome

Le Pape a commencé la prière du Regina Caeli en invitant les autorités de Palestine et d'Israël à venir au Vatican, prier pour la Paix :

"En ce lieu, où est né le Prince de la paix, je désire adresser une invitation à Vous, Monsieur le Président Mahmoud Abbas, et à Monsieur le Président Shimon Peres, pour faire monter ensemble avec moi une prière intense en invoquant de Dieu le don de la paix. J’offre ma maison, au Vatican, pour accueillir cette rencontre de prière.

Tous nous désirons la paix ; beaucoup de personnes la construisent chaque jour par de petits gestes ; nombreux sont ceux qui souffrent et supportent patiemment les efforts de beaucoup de tentatives pour la construire. Et tous – spécialement ceux qui sont placés au service de leur peuple – nous avons le devoir de nous faire instruments et artisans de paix, avant tout dans la prière.

Construire la paix est difficile, mais vivre sans paix est un tourment. Tous les hommes et toutes les femmes de cette Terre et du monde entier nous demandent de porter devant Dieu leur aspiration ardente à la paix."

Chers frères et sœurs,

Tandis que nous nous apprêtons à conclure cette célébration, nous tournons notre pensée vers la très Sainte Marie, qui ici même à Bethléem a donné le jour à son fils Jésus. La Vierge est celle qui, plus que quiconque, a contemplé Dieu dans le visage humain de Jésus. Aidée par saint Joseph, elle l’a enveloppé dans les langes et l’a couché dans la mangeoire.

Nous lui confions ce territoire et tous ceux qui y habitent, afin qu’ils puissent vivre dans la justice, dans la paix et dans la fraternité. Nous lui confions aussi les pèlerins qui viennent pour s’abreuver aux sources de la foi chrétienne – il y en a, présents aussi, à cette Messe.

Veille, ô Marie, sur les familles, sur les jeunes, sur les personnes âgées. Veille sur tous ceux qui ont perdu la foi et l’espérance ; réconforte les malades, les prisonniers et tous les souffrants ; soutiens les Pasteurs et toute la Communauté des croyants, pour qu’ils soient ‘‘sel et lumière’’ en cette terre bénie ; soutiens les œuvres d’éducation, en particulier la Bethlehem University.

En contemplant la Sainte Famille ici, à Bethléem, ma pensée va spontanément à Nazareth, où j’espère pouvoir me rendre, si Dieu le veut, en une autre occasion. J’embrasse d’ici les fidèles chrétiens qui vivent en Galilée et j’encourage la réalisation à Nazareth du Centre International pour la Famille.

Confions le sort de l’humanité à la Vierge Sainte, afin que s’ouvrent dans le monde les horizons nouveaux et prometteurs de la fraternité, de la solidarité et de la paix."

Ce matin, interrompant la papamobile qui le conduisait place de la mangeoire à Bethléem, François est descendu du véhicule, visage fermé et décidé, et s'est rendu à pieds près du « mur de sécurité » :

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Palestine : le pape plaide pour le droit de 2 Etats à exister

Dimanche 25 mai, le Saint-Père est arrivé à Bethléem. Discours à son arrivée, aux Autorités de Palestine :

4"Je remercie le Président, Monsieur Mahmoud Abbas, pour ses paroles de bienvenue et j’adresse ma cordiale salutation aux représentants du Gouvernement et à tout le peuple palestinien. Je suis reconnaissant à Dieu d’être aujourd’hui ici avec vous en ce lieu où est né Jésus, le Prince de la Paix, et je vous remercie pour votre accueil chaleureux.

Le Moyen Orient, depuis des décennies, vit les conséquences dramatiques du prolongement d’un conflit qui a produit tant de blessures difficiles à cicatriser ; même quand heureusement la violence ne se déchaîne pas, l’incertitude de la situation et l’incompréhension entre les parties produisent insécurité, droits niés, isolement et exode de communautés entières, divisions, carences et souffrances de tout genre.

En manifestant ma proximité à tous ceux qui souffrent le plus des conséquences de ce conflit, je voudrais dire du plus profond de mon cœur qu’il est temps de mettre fin à cette situation, qui devient toujours plus inacceptable, et ce pour le bien de tous. Que redoublent donc les efforts et les initiatives destinés à créer les conditions d’une paix stable, basée sur la justice, sur la reconnaissance des droits de chacun et sur la sécurité réciproque. Le moment est arrivé pour tous d’avoir le courage de la générosité et de la créativité au service du bien, le courage de la paix, qui s’appuie sur la reconnaissance, de la part de tous, du droit de deux États à exister et à jouir de la paix et de lasécurité dans des frontières internationalement reconnues.

Je souhaite vivement qu’à cette fin on évite de la part de tous des initiatives et des actes qui contredisent la volonté déclarée d’arriver à un vrai accord et qu’on ne se lasse pas de poursuivre la paix avec détermination et cohérence. La paix apportera avec elle d’innombrables bénéfices pour les peuples de cette région et pour le monde entier. Il faut donc marcher résolument vers elle, même en renonçant chacun à quelque chose.

Je souhaite aux peuples palestinien et israélien et à leurs respectives autorités d’entreprendre cet heureux exode vers la paix avec ce courage et cette fermeté nécessaires à tout exode. La paix dans la sécurité et la confiance mutuelle deviendront le cadre de référence stable pour affronter et résoudre les autres problèmes et offrir ainsi une occasion de développement équilibré, tel qu’il devienne un modèle pour d’autres zones de crise.

Je tiens à mentionner l’active communauté chrétienne, qui offre sa contribution significative au bien de la société et qui participe aux joies et aux souffrances de tout le peuple. Les chrétiens entendent continuer à remplir ce rôle comme citoyens de plein droit, ensemble avec leurs autres concitoyens considérés comme des frères.

Monsieur le Président, vous êtes connu comme un homme de paix et un artisan de paix. La récente rencontre au Vatican avec vous, et ma présence aujourd’hui en Palestine attestent des bonnes relations existantes entre le Saint-Siège et l’État de Palestine, dont je souhaite qu’elles puissent ultérieurement se renforcer pour le bien de tous. A ce sujet, j’exprime mon appréciation pour l’engagement en vue d’élaborer un Accord entre les Parties, concernant divers aspects de la vie de la Communauté catholique du pays, avec une attention spéciale à la liberté religieuse. Le respect de ce droit humain fondamental est, en effet, une des conditions inaliénables de la paix, de la fraternité et de l’harmonie ; il dit au monde qu’il est nécessaire et possible de trouver un bon accord entre cultures et religions différentes ; il témoigne que les choses que nous avons en commun sont si nombreuses et si importantes qu’il est possible de trouver une voie de cohabitation sereine, ordonnée et pacifique, dans l’accueil des différences et dans la joie d’être frères parce que enfants d’un unique Dieu.

Monsieur le Président, chers amis réunis ici à Bethléem, que Dieu tout-puissant vous bénisse, qu’il vous protège et qu’il vous accorde la sagesse et la force nécessaires pour poursuivre le courageux chemin de la paix, de manière que les épées se transforment en charrue et que cette Terre puisse à nouveau fleurir dans la prospérité et dans la concorde. Salam !"


Pèlerinage du pape François en Terre Sainte 24-26 mai

15 discours sont programmés au cours de ces 3 jours. Voici le programme :

Samedi 24 mai

  • 13h00 Arrivée à l’aéroport international Queen Alia de Amman
  • 14h20 Rencontre avec les autorités du Royaume de Jordanie Discours du Saint-Père
  • 16h00 Messe à l’International Stadium de Amman Homélie du Saint-Père
  • 19h00 Visite au site du Baptême à Béthanie au-delà du Jourdain
  • 19h15 Rencontre avec les réfugiés et avec de jeunes handicapés en l'église latine à Béthanie au-delà du Jourdain Discours du Saint-Père

Dimanche 25 mai

  • 09h20 Arrivée à l’héliport de Bethléem
  • 10h00 Rencontre avec les autorités palestiniennes Discours du Saint-Père
  • 11h00 Messe sur la place de la Mangeoire à Bethléem Homélie du Saint-Père
  • 13h30 Déjeuner avec des familles palestiniennes au Couvent franciscain Casa Nova à Bethléem
  • 15h00 Visite privée à la grotte de la Nativité à Bethléem
  • 15h20 Salut aux enfants des camps de réfugiés de Dheisheh, Aida et Beit Jibrin au Phoenix Center du camp de réfugiés de Dheisheh
  • 16h00 Départ en hélicoptère de l’héliport de Bethléem pour l’aéroport international Ben Gurion de Tel Aviv
  • 17h45 Arrivée à l’héliport de Jérusalem du Mont Scopus
  • 18h15 Rencontre privée avec le Patriarche œcuménique de Constantinople à la Délégation apostolique à Jérusalem Signature d'une déclaration commune
  • 19h00 Célébration œcuménique à l'occasion du 50e anniversaire de la rencontre à Jérusalem entre le Pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras en la Basilique du Saint-Sépulcre Discours du Saint-Père
  • 20h15 Dîner avec les patriarches et les évêques, et avec la suite papale au Patriarcat latin à Jérusalem

Lundi 26 mai

  • 08h15 Visite au Grand Mufti de Jérusalem dans le bâtiment du Grand Conseil sur l'esplanade des Mosquées Discours du Saint-Père
  • 09h10 Visite au Mur occidental à Jérusalem
  • 09h45 Dépôt de fleurs au Mont Herzl à Jérusalem
  • 10h00 Visite au Mémorial de Yad Vashem à Jérusalem Discours du Saint-Père
  • 10h45 Visite de courtoisie aux deux Grands Rabbins d'Israël au Centre Heichal Shlomo, près de la Jerusalem Great Synagogue Discours du Saint-Père
  • 11h45 Visite de courtoisie au Président de l'État d'Israël au palais présidentiel à Jérusalem Discours du Saint-Père
  • 15h30 Visite privée au Patriarche œcuménique de Constantinopole dans le bâtiment devant l'église orthodoxe de Viri Galileai sur le Mont des Oliviers
  • 16h00 Rencontre avec les prêtres, religieux, religieuses et séminaristes dans l'église du Gethsémani près du Jardin des Oliviers Discours du Saint-Père
  • 17h20 Messe avec les ordinaires de Terre Sainte et avec la suite papale dans la salle du Cénacle à Jérusalem Homélie du Saint-Père
  • 20h00 Congé de l'État d'Israël à l’Aéroport international Ben Gurion à Tel Aviv

Menaces contre l'évêque de Nazareth

Lu ici :

"La police israélienne a annoncé le 29 avril l'arrestation d'un homme soupçonné d'avoir menacé de mort l'évêque de Nazareth et ses fidèles« Un suspect est allé [dimanche 27 avril] au domicile de Giacinto-Boulos Marcuzzo[l'évêque catholique romain de Nazareth] et lui a remis une lettre de menaces », a expliqué le porte-parole de la police Micky Rosenfeld. La lettre exigeait que tous les chrétiens, « à l'exception des protestants et des anglicans », quittent Israël avant le 5 mai et menaçait de tuer l'évêque et l'ensemble de sa communauté s'ils n'obtempéraient pas. La missive, signée « Messie, fils de David », citait des sources juives présentant la chrétienté comme une forme d'idolâtrie. Le suspect, un juif d'une quarantaine d'années, a réclamé que son message soit publié par les médias avant 17h00 GMT le 29 avril, en affirmant que chaque heure de retard coûterait « la vie à 100 âmes chrétiennes ».

Toujours dans le nord d'Israël, la police enquête sur des actes de vandalisme et de profanation commis dimanche 27 avril contre l'église de Tabgha, au bord du lac de Tibériade. Des adolescents juifs ultra-orthodoxes y ont arraché des croix, et ont aussi agressé et injurié une visiteuse d'un couvent de bénédictines, ont précisé des responsables catholiques locaux. Le même dimanche, une église orthodoxe a été la cible d'une agression à Al-Bassah (nord-ouest d'Israël) pendant un baptême. Et un graffiti anti-musulman a été retrouvé mardi 29 avril sur les murs d'une mosquée à Fureidis, dans le nord d'Israël. [...]

C'est dans ce contexte qu'Israël a accusé le 29 avril le coordinateur de l'Organisation des Nations unies (ONU) pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, d'avoir« exacerbé les tensions » entre Israël et les chrétiens au moment des fêtes de Pâques. Le 19 avril, Robert Serry, accompagné de plusieurs diplomates, avait pris part à une procession pascale dans la vieille ville, située à Jérusalem-Est annexée, à l'invitation de chrétiens palestiniens. Mais la procession avait été stoppée à un point de contrôle de la police israélienne avant de pouvoir atteindre la basilique du Saint-Sépulcre, ce qui avait eu pour résultat « un face-à-face tendu », selon Robert Serry. Le représentant de l'ONU avait déploré, dans un communiqué, le refus de la police israélienne d'autoriser l'accès à l'église du Saint-Sépulcre « malgré des assurances données à la communauté chrétienne palestinienne de Jérusalem ». Selon l'ambassadeur israélien à l'ONU, qui a défendu l'attitude « sensée et professionnelle » de la police israélienne, cet incident s'inscrit dans une « récente campagne accusant Israël de mettre en cause la liberté de culte et le libre accès aux sites religieux »."


Les chrétiens de Terre Sainte ont aussi besoin de notre soutien

D'un lecteur :

A juste titre la communauté internationale, et spécialement les chrétiens, s’insurgent contre les atrocités dont sont victimes les chrétiens au Moyen Orient de la part d’extrémistes musulmans. On parle beaucoup moins de ce qui se passe en Israël et en Palestine (ou Cisjordanie ou territoires occupés).

Depuis plusieurs mois on assiste à des actes de vandalisme auprès de  communautés catholiques. Les inscriptions  souvent très injurieuses sont en hébreux : elles proviennent d’extrémistes juifs, Dieu merci encore peu nombreux, mais dont le nombre  augmente sans cesse. A titre d’exemples 2 monastères de la Communauté des Sœurs de Bethléem ont été attaqués récemment. C’est aussi les cas du monastère de Latroun et de plusieurs églises à Jérusalem.

Bien sûr la situation des chrétiens palestiniens et des nombreuses communautés religieuses d’Israël est moins dramatique que celle des pays voisins. Mais ces agressions ne sont pas bon signe : ce sont des mesures d’intimidation pour inciter les chrétiens à partir. Les juifs extrémistes (appelés aussi” pieux”) ne tolèrent, sur la Terre de Jésus, qu’une seule religion : la leur. 

Ces actes de vandalisme sont à rapprocher de ce qui se passe en Palestine. L’installation de colonies, pas simplement à Jérusalem, parfois en plein désert, continue de plus belle au mépris des règles internationales et malgré les protestations indignées de la quasi totalité des responsables de la planète.

Le processus est toujours le même : on construit une route, on fait venir l’eau, on installe quelques baraques, on se clôture... quelques mois après on construit des maisons et on donne au  nouveau “village” un nom tiré de la Bible pour bien signifier aux voisins:  “nous sommes chez nous”. Le résultat de ce travail de sape : les chrétiens palestiniens se découragent de rester dans leur “ pays “ et partent en masse à l’étranger. L’intimidation, la colonisation:  les 2 moyens pour, espèrent ces extrémistes, être un jour, seuls “chez eux “.

Une seule solution pour nous catholiques de France : ALLER en TERRE SAINTE ! Pèlerinages de paroisses, voyages individuels... il faut parcourir la Terre de Jésus : Jérusalem bien sûr, Tibériade, le mont des Béatitudes, Bethléem, Nazareth, le Jourdain mais aussi les villes palestiniennes qui ont toutes des paroisses chrétiennes : Ramallah, Naplouse, Hébron, sans oublier les villages chrétiens, notamment  Taybeh, l’unique village entièrement chrétien d'Israël et Palestine réunis. C’est de cette manière que nous réconforterons les chrétiens de Terre Sainte: ils le demandent ! 


Christianophobie en hausse en Israël

A quelques semaines de la visite du Pape Francois en Terre Sainte, les agressions à l'encontre des lieux de culte catholiques méritent d'être dénoncées. Des tags insultants ont été peints sur les murs du monastère Notre-Dame Reine de Palestine.

Le patriarche latin (catholique romain) de Jérusalem a condamné ces actes. Aux abords du couvent, les pneus de cinq véhicules garés sur les lieux ont été crevés. Jusqu’à présent, il n'y a eu aucun procès.


La visite du pape en Israël compromise par une grève de diplomates

Une grève de diplomates israéliens "est susceptible d'entraîner des complications dans la préparation" du voyage du pape François en Terre Sainte du 24 au 26 mai, a indiqué le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi.

Selon le quotidien The Times of Israël, le pape aurait été forcé d'annuler sa visite prévue en Israël, en raison d'un conflit du travail persistant au ministère des Affaires étrangères.

Le Saint-Siège ne confirme en aucune manière l'annulation de ce voyage.

François prévoit de se rendre à Amman, Bethléem et Jérusalem du 24 au 26 mai.


Une statue de la Vierge verserait des larmes en Israël

Lu sur Riposte catholique :

"De nombreuses personnes ont afflué dans la localité de Tarshiha (nord d’Israël, près de la frontière libanaise) pour voir une statue de la Vierge Marie. D’après la famille Khoury, de confession orthodoxe, cette statue pleurerait des larmes d’huile et aurait même parlé à Amira, la mère. Celle-ci a rapporté que la statue lui aurait demandé de « ne pas avoir peur ».

La prudence reste naturellement de mise quant à la véracité d’un tel miracle.

Plus de 2000 personnes seraient déjà accourues pour vénérer la statue, toujours d’après la famille Khoury. Des témoignages rapportent que des parties de la statue resteraient humides, même après avoir été essuyées. Certains journalistes dépêchés sur place ont pu faire la même constatation."


Extraordinaire découverte

Lu ici :

"Une église de 1500 ans, datant de l'époque byzantine, a été découverte en Israël mercredi. L'Autorité des Antiquités d'Israël a réservé le site alors qu'un projet immobilier était entamé par une société foncière dans le quartier du moshav de Aluma. Le bâtiment de 1500 ans a été une surprise pour les archéologues, il s'agit du premier de cette importance trouvé dans la région.

Les découvertes archéologiques sont toujours de mise en Israël, en raison de la richesse historique et religieuse de la région. L'époque byzantine a duré du 4ème siècle jusqu'au 15ème siècle, quand Istanbul, puis Constantinople, sont tombés aux mains des Turcs ottomans. Ils dispersèrent de grandes basiliques européennes vers Israël. Dans le prolongement de l'Empire romain , ils étaient connus pour leurs structures et l'utilisation de reliques religieuses fleuries."


Des moines bénédictins persécutés à Jérusalem

Lu dans Le Figaro :

"Crachats, pneus crevés, graffitis blasphématoires: les moines bénédictins de l'abbaye de la Dormition, à Jérusalem, sont depuis plusieurs mois la cible d'un harcèlement incessant. Début octobre, la tension est montée d'un cran lorsqu'une quinzaine de tombes ont été vandalisées dans un cimetière protestant attenant au monastère. «Nous ne sommes plus dans le cadre d'une simple querelle de voisinage, s'inquiète le Frère Nikodemus, porte-parole de la communauté, et nul ne sait comment tout cela va finir…»

Les douze moines et la vingtaine d'étudiants qui ont élu domicile au sommet du Mont Sion, à deux pas de la Vieille Ville, imputent leurs tourments à de jeunes extrémistes juifs qui gravitent autour de l'école talmudique voisine. [...]

[L]es autorités ne montrent qu'un empressement limité à réprimer ces agissements."


Un petit-enfant, si je veux, quand je veux, avec qui je veux

Vous croyiez avoir touché le fond ? On creuse encore :

"Le procureur général de l’Etat d’Israël, Yehuda Weinstein, a autorisé deux parents à  utiliser le sperme de leur fils décédé pour féconder une femme que leur fils n’a jamais connue ! Les parents veulent avoir « un petit enfant », et tant pis s’il sera issu d’une simple manipulation et portée par une « mère » inconnue du « père ». [...]"


Les forces israéliennes ont détruit une propriété du Patriarcat

Le patriarche latin de Jérusalem, Mgr Fouad Twal, a vivement protesté aujourd'hui contre la démolition par les forces israéliennes d'une propriété du Patriarcat :

"Cet acte est contre la loi, la justice et l'humanité, elle est contre toute idée de paix à bâtir. Elle accroît la ségrégation et la haine".

Mgr Twal s'est rendu sur place en compagnie de religieux de toutes les dénominations chrétiennes locales, près du checkpoint contrôlant l'accès à la ville palestinienne de Béthléem.

Les forces de sécurité israéliennes accompagnées de bulldozers ont procédé à la démolition à l'aube hier, en affirmant que la maison avait été érigée sans permis de construire. Mgr Twal a affirmé que la propriété était légale et que le Patriarcat latin n'avait reçu aucun ordre de démolition de la part des autorités israéliennes.

"Il s'agit d'un terrain religieux et il le sera toujours. Le ministère (israélien) de l'Intérieur et la municipalité (israélienne) de Jérusalem savaient fort bien que ce terrain appartenait au Patriarcat".

Le prélat a l'intention de saisir la justice israélienne et internationale.


Panorama des 30 pays les plus christianophobes 2/2

L'Aide à l'Eglise en détresse (AED) dresse le tableau de la situation des chrétiens entre 2011 et 2013 dans les 30 pays les plus christianophobes. En voici une traduction (le rapport étant rédigé en anglais) :

Les pays où les persécutions ou l'oppression contre les chrétiens sont extrêmes :

  • Erythrée : forte dégradation. Persécution reforcée début 2013 avec l'arrestation d'au moins 191 chrétiens. Entre 2 000 et 3 000 chrétiens continuent de subir torture ou mauvais traitements en prison.
  • Afghanistan : forte dégradation. La seule église officielle encore debout a été détruite en mars 2010. Les personnes engagées dans des associations humanitaires chrétiennes ont été expulsées pour prosélytisme.
  • Vietnam : forte dégradation. Le décret 92, prenant effet le 1er janvier 2013, a étendu le contrôle du gouvernement dans un pays déjà très restrictif sur le plan de la liberté religieuse.
  • Pakistan : dégradation. Des chrétiens tués et des maisons détruites à la suite d'accusations de blasphème. Les femmes issues des minorités religieuses subissent davantage de harcèlements sexuels ou d'autres abus.
  • Chine : dégradation. Le gouvernement contrôle étroitement les activités religieuses : les prêtres "officiels" qui défient l'Etat sont punis, les communautés non reconnues font l'objet de descentes de police.
  • Maldives : dégradation. En vertu de la Constitution, les non-musulmans sont privés de citoyenneté et les lois doivent être islamo-compatibles. Appels à l'application complète de la charia.
  • Corée du Nord : situation inchangée. Officiellement athée, l'Etat fait exécuter les personnes surprises en train de prier. Les prisonniers religieux subissent la torture et les pires abus.
  • Arabie saoudite : situation inchangée. Le pays reste en tête de ceux qui bafouent le plus la liberté religieuse - par exemple, une simple réunion de prière chez soi justifie une descente de police.

Persécutions ou oppression élevées, voire extrêmes :

  • Syrie : forte dégradation. Les chrétiens ont été menacés, chassés de leurs maisons et parfois tués à cause de leur foi. Des évêques et des prêtres kidnappés, certains toujours portés disparus.
  • Egypte : forte dégradation. Exode d'au moins 200 000 chrétiens depuis février 2011. Rapts de jeunes filles, assauts, meurtres de chrétiens à cause de leur foi, destructions et fermetures d'églises.
  • Iran : forte dégradation. Augmentation des arrestations, tortures, séquestrations de croyants, mais également des raids contre les églises et des confiscations de bibles.
  • Nigeria : forte dégration. Augmentation des attaques contre les édifices religieux et les maisons des chrétiens. Depuis 2007, plus de 700 églises ont été attaquées, la plupart par des islamistes voulant imposer la charia.
  • Irak : légère amélioration. L'exode des chrétiens continue avec les attaques contre les personnes et les édifices. Mais les attaques de grande échelle qui ont marqué la période 2009-10 se sont réduites.

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Les chrétiens de plus en plus persécutés dans le monde 1/2

L'Aide a l'Eglise en détresse examine chaque année la situation des chrétiens dans les 30 pays les plus christianophobes. Les conclusions du rapport 2013 (en anglais), qui porte sur les 30 derniers mois, font froid dans le dos :

"Selon John Pontifex, directeur de l’Information du bureau britannique de l’AED, « la principale conclusion du rapport est que dans les deux-tiers des pays où la persécution des chrétiens est la plus sévère, les problèmes ont sans doute encore empiré. En fait, dans certaines régions – notamment au Proche-Orient – la survie même de l’Église est maintenant en jeu. »

Pour les chrétiens, le soi-disant « printemps arabe » est devenu dans de nombreux cas ce que le rapport appelle un « hiver chrétien ». (...) Le rapport décrit l’exode comme atteignant des « proportions presque bibliques ».

Selon les informations présentées dans ce rapport, l’influence des groupes islamistes fondamentalistes a considérablement augmenté au cours des trente derniers mois. Ils représentent peut-être la plus grande menace à l’encontre de la liberté religieuse dans le monde aujourd’hui. Leur objectif est l’élimination, ou au moins l’assujettissement des chrétiens.

Dans les pays communistes aussi, les efforts visant à exercer un contrôle sur les populations chrétiennes ont augmenté. Toutefois, dans ces pays les chrétiens tendent à être persécutés avant tout en raison de leurs contacts avec des dissidents et avec l’Occident et non pas uniquement en raison de leur foi. (...)

Comme l’explique John Pontifex, « (...) le rapport « Persécutés et oubliés ? » soulève de profondes interrogations quant à l’engagement de la communauté internationale à se dresser en faveur de la liberté religieuse. »"