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Le calvaire des chrétiens en Israël

Un cocktail Molotov a été lancé sur le monastère de Bet Gemal en Terre Sainte par, selon les premières hypothèses, des juifs "orthodoxes" nombreux dans la région. Ce monastère est occupée par la congrégation des sœurs de Bethléem.

Le père Louis Hazboun, curé de la paroisse catholique romaine de Bir Zeit, une petite ville des environs de Ramallah, déclare à l’AED :

« Les colonies juives nous entourent de toutes parts et nous rendent la vie ici très difficile, à nous autres palestiniens ».

« Les colons ne cessent de nous couper l’eau ou l’électricité, car ils en ont eux-mêmes besoin. Cela nous limite beaucoup. Et cela dans notre propre pays ! Nous faisons quotidiennement l’expérience de ce que signifie une occupation. »

« Israël détermine ce qui peut être importé. Par exemple, si les israéliens ont un excédent d’olives, ils inondent nos marchés et font s’effondrer les prix de nos agriculteurs. Or, l’agriculture est déterminante pour de nombreuses familles chrétiennes. »

Yusef Daher, catholique, dirige le « Inter Church Center » à Jérusalem, un organisme œcuménique engagé en faveur des droits des chrétiens en Terre Sainte. Il affirme :

« Il existe aujourd’hui environ 1 million de chrétiens palestiniens. Mais seulement 20 pourcents d’entre eux vivent dans ce qui est aujourd’hui Israël et les territoires occupés. Le reste est dispersé à travers le monde. »

« Les chrétiens palestiniens souffrent comme les autres palestiniens. Dès que vous n’êtes pas juif, vous subissez le même traitement discriminatoire. »

Le Père Hazboun n’attend pas grand-chose des pourparlers de paix qui ont repris entre israéliens et palestiniens :

« Nous, palestiniens, espérons naturellement que les pourparlers de paix entre nous et les israéliens mèneront finalement à une solution à deux États. Mais pour l’instant, je ne suis ni optimiste ni pessimiste. Il y a déjà souvent eu des discussions qui n’ont abouti à rien. Mais je sais une chose avec certitude : on ne peut pas priver durablement un peuple libre de son propre État. »

Surce sujet, on pourra lire l'ouvrage du père Olivier-Thomas Terre de Dieu terre des hommes. Il donne un grand nombre d'informations sur la vie des chretiens en Terre sainte.


Des masques à gaz pour tous

Clin d'oeil du jour : le Premier ministre israélein Benjamin Netanyahu, s’exprimant jeudi lors d’un débriefing d’exercices sécuritaires, a demandé aux ministères d’équiper tous les habitants d’Israël avec des kits de masques à gaz. L’exercice, appelé Turning Point 7, a testé l’état de préparation du pays pour les attaques à la roquette chimiques et conventionnelles.

Manuel gaz est attendu de pied ferme.


Unité de la fête de Pâques en Terre Sainte

Extrait de l'homélie de Pâques Sa Béatitude le Patriarche Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem :

F"La résurrection est au centre de la foi chrétienne : « Si le Christ n’est pas ressuscité, vaine est notre foi » (1Co 15,17). Malgré cela les catholiques, les orthodoxes et les protestants célèbrent Pâques à des dates différentes. Nous savons que la division ne vient pas de Dieu. C’est pourquoi, nous avons décidé dans notre diocèse de Terre Sainte à l’exception de Jérusalem et de Bethléem, de caler la date de Pâques des catholiques  sur le calendrier julien pour que les familles de confession mixte puissent fêter ce mystère ensemble. Comme c’est le cas en Jordanie, en Syrie et en Egypte. Une célébration commune solennelle et joyeuse de la Résurrection du Seigneur par tous les chrétiens à travers la Terre Sainte, peut devenir un témoignage crédible et authentique de l’appel du Christ pour plus de communion, ainsi que de notre réponse à cet appel..

Cette décision d’unifier la date Pâques n’est pas facile mais c’est un premier pas vers l’unité complète  que nous devons porter dans notre prière. Dans cette Année de la foi, qui se prête très bien à ce défi, il nous est aussi demander de redynamiser notre foi et notre enthousiasme. L’évangélisation, à travers notre charité, amour du prochain et simplicité, semble être une priorité pour notre nouveau pape François. Notre pape argentin vient d’un continent qui compte 40 % des catholiques du monde, mais où la position de l’Eglise est contestée par les groupes évangéliques et où les relations avec le monde politique sont un peu tendues. L’Esprit-Saint qui a déjoué tous les pronostics, vient de nous donner un pape dont l’action depuis des années, se trouve dans la droite ligne des orientations du dernier synode qui portait sur la « nouvelle évangélisation. »

[...] Vivre au Moyen-Orient en tant que chrétien, n’est pas un choix mais une vocation. Il faut passer par la croix pour connaître la résurrection. « La croix nous fait souvent peur, car elle semble être la négation de la vie. En réalité, c’est le contraire ! Elle est le “oui” de Dieu à l’homme, l’expression extrême de son amour et la source d’où jaillit la vie. Car du cœur de Jésus ouvert sur la croix, a jailli cette vie divine, toujours disponible pour celui qui accepte de lever les yeux vers le crucifié. ». ( Benoît XVI lors de JMJ de Madrid.)

Depuis le matin de Pâques, l’espérance chrétienne est sans limite. Toute nuit noire peut être illuminée par le vainqueur du tombeau. Ce ne sont plus des terres qu’il faut reconquérir, mais des cœurs. Des cœurs qu’il faut convertir et éduquer à la paix. J’invite encore et encore la communauté internationale, au-delà des discours et des visites, à prendre concrètement les décisions efficaces pour trouver une solution équilibrée et juste pour la cause palestinienne qui est à l’origine de tous les troubles du Moyen-Orient. [...]"


Les 2 Grands Rabbins d'Israël appellent à militer contre l'avortement

Les deux Grands Rabbins d'Israël Shlomo Amar et Yona Metzger ont appelé dans une lettre les rabbins de leur pays à soutenir Efrat, une organisation qui milite contre l'avortement :

"Il faut soutenir les organisations qui apportent une assistance financière aux femmes qui ne veulent pas avorter, car il s'agit d'un meurtre qui ne mérite aucune pitié".

La lettre des deux Grands Rabbins affirment que l'action d'Efrat a permis de "sauver en un an 4000 vies humaines".

"Cette année nous souhaitons faire prendre conscience à un plus large public du caractère extrêmement grave de la décision de tuer un foetus".

L'avortement est légal en Israël pour les femmes de moins de 17 ans, l'âge légal pour le mariage, pour les femmes de plus de 40 ans, ainsi que dans les cas de viols ou de relations incestueuses. Il peut également être autorisé par une commission médicale en cas de malformation du foetus ou si la poursuite de la grossesse met la vie de la femme en danger.


La reconnaissance de la Palestine à l'ONU ne représente pas une solution suffisante

Le Saint-Siège a salué cette nuit le vote qui a permis à l'Autorité palestinienne de devenir un ʺEtat observateur non membreʺ de l'Organisation des Nations unies :

S"Le jeudi 29 novembre 2012, l’Assemblée générale a approuvé à la majorité la Résolution faisant de la Palestine un Etat Observateur non membre des Nations Unies.

1. Le Saint-Siège a suivi de près et avec attention les étapes qui ont mené à cette décision importante, en s’efforçant de rester au-dessus des parties et d’agir conformément à sa nature religieuse et à la mission universelle qui le caractérise, et en tenant compte de l’attention spécifique qu’il accorde à la dimension éthique des problématiques internationales.

2. Le Saint-Siège estime en outre que ce vote doit se situer dans le cadre des efforts visant à trouver une solution définitive, avec le soutien de la communauté internationale, à la question déjà abordée par la Résolution 181 du 29 novembre 1947 par l’Assemblée générale des Nations Unies. Ce texte a posé les bases juridiques de l’existence de deux Etats ; un des deux a déjà vu le jour, l’autre n’a pas été créé dans les soixante-cinq années qui ont suivi.

3. Le 15 mai 2009, à son départ de l’aéroport international de Tel Aviv, à la fin de son pèlerinage en Terre Sainte, le Pape Benoît XVI s’est exprimé en ces termes : Plus de sang versé ! Plus de combats ! Plus de terrorisme ! Plus de guerre ! Au contraire, engageons-nous à briser le cercle vicieux de la violence. Que règne une paix durable basée sur la justice, et que viennent une réconciliation authentique et une pacification ! Puisse être reconnu universellement que l’Etat d’Israël a le droit d’exister, de jouir de la paix et de la sécurité à l’intérieur de frontières reconnues internationalement ! De même puisse être reconnu le droit du Peuple Palestinien à une patrie souveraine et indépendante pour y vivre dans la dignité et se déplacer librement ! Puisse la solution des deux Etats devenir une réalité, et ne pas demeurer seulement un rêve !

4. Dans le sillage de cet appel, le Secrétaire pour les Rapports avec les Etats, Mgr Dominique Mamberti, dans une intervention devant l’Assemblée générale en 2011, a souhaité que les Organes compétents des Nations Unies prennent une décision qui permette la réalisation concrète d’un tel objectif.

P5. Le vote du 29 novembre 2012 exprime les sentiments de la majorité des membres de la communauté internationale et accorde aux Palestiniens une présence plus significative au sein des Nations Unies. Dans le même temps, le Saint-Siège est convaincu que ce résultat ne représente pas, à lui seul, une solution suffisante aux problèmes de la Région : pour y répondre de manière adéquate il faudra, en effet, s’engager résolument en faveur de la construction de la paix et de la stabilité dans la justice et dans le respect des aspirations légitimes, aussi bien des Israéliens que des Palestiniens.

Lire la suite "La reconnaissance de la Palestine à l'ONU ne représente pas une solution suffisante" »


Le conflit israélo-palestinien divise l'UE

L’Assemblée générale de l’ONU vote aujourd’hui, malgré l’opposition d’Israël et des Etats-Unis, une résolution donnant à la Palestine un statut d’Etat observateur. Catherine Ashton, haut représentant de l'Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité‎, avait proposé l’abstention aux pays membres de l'UE.

Ces derniers ne l'entendent pas de cette oreille. 8 pays, dont la France, soutiennent cette résolution, 3 y sont opposés (dont l'Allemagne), 6 comptent s'abstenir, et les autres hésitent encore. La politique étrangère nationale des 27 Etats n'est donc pas morte, ce que le communiqué officiel de l’UE a du reconnaître :

« la décision de reconnaître ou non la Palestine comme un Etat observateur non membre (de l’ONU) demeure du domaine du droit souverain de chaque Etat membre »

Mgr Maroun Lahham, vicaire patriarcal pour la Jordanie du Patriarcat latin de Jérusalem, déclare que les Eglises de Terre Sainte appuient de manière unanime l’action de l’Autorité nationale palestinienne.


Israël/Gaza : la question de fond demeure, derrière les bombes

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

G"Le patriarche latin émérite de Jérusalem, SB Michel Sabbah, rappelle que la bande de Gaza vit depuis de nombreuses années « sous un embargo absurde, qui rend inhumaine la vie quotidienne d’un million et demi de personnes, en fomentant des sentiments d’hostilité permanente envers Israël. La communauté internationale demeure indifférente et se réveille de sa torpeur seulement face à des escalades comme celle de ces jours-ci ».

« Derrière les missiles lancés depuis Gaza et les représailles déclenchées de temps en temps par Israël, émerge toujours la question de fond : la question israélo-palestinienne, dit-il à l’agence Fides. C’est le problème qu’il faut affronter et résoudre si l’on veut que Gaza soit en paix et qu’Israël vive dans la paix et la sécurité. »

Il rappelle que plus de cent responsables chrétiens de Terre sainte ont demandé à la communauté internationale, et en particulier à l’Europe, de soutenir la reconnaissance de « la Palestine à l’ONU » avec le statut d’observateur permanent : « Je ne parviens pas à comprendre de quelle manière cette requête peut être présentée comme une initiative contre la paix. »

Enfin l’ancien patriarche met en garde : « Si une autorité est constamment humiliée, avec le temps, le peuple prend acte du fait que cette autorité ne vaut plus rien. Abou Mazen est un chef palestinien qui veut la paix. Vu la manière dont il est traité, qui sait qui pourra venir après lui ».


Israël : la compagnie d’eau fait bloquer le compte bancaire de l’église du Saint-Sépulcre

La compagnie d’eau israélienne Hagihon a fait bloquer le compte en banque de l’église du Saint-Sépulcre, à Jérusalem. Hagihon réclame un impayé d’utilisation d’eau de 15 ans, se montant à 1,4 million d’euros. L’administration de l’église a averti qu’elle pourrait fermer ses portes pendant une journée, en guise de protestation. Isidoros Fakitsas, le supérieur grec orthodoxe de l’église, a précisé que le blocage du compte a empêché le payement des salaires des employés et des factures. Des avocats ont été engagés pour mener l’affaire en justice.

L’église était exemptée depuis des décennies, de façon tacite, par les différentes autorités de Jérusalem du payement de sa facture d’eau. Mais la compagnie israélienne Hagihon fait pression depuis plusieurs années pour le remboursement des impayés. Le Père Fakitsas a expliqué, avant le blocage du compte, qu’un accord avait été trouvé avec la compagnie après des mois de négociations.


La France finance la restauration de l'église de la Nativité à Bethléem

NLe Consul général de France Frédéric Desagneaux et le Conseiller du Président de l’Autorité palestinienne pour les Affaires chrétiennes Ziyad Al Bandak ont signé hier une convention de financement de 200 000 euros entre la France et l’Autorité palestinienne pour la restauration de l’église de la Nativité à Bethléem. Cette contribution est destinée au financement de la restauration du toit de l’église.


Longue série d’attaques contre les lieux de culte chrétiens

Suite à la tentative d'incendie de l'abbaye de Latroun en Israël, les réactions n'ont pas manquées. Frédéric Désagneaux le Consul Général de France à Jérusalem, a déclaré :

L"J'ai constaté des inscriptions racistes anti-chrétiennes, favorables à la colonisation israélienne des Territoires palestiniens, et des dégâts matériels: la porte d'entrée de l'abbaye a été incendiée, détruite". "Les moines sont particulièrement choqués par cette agression inacceptable, mais malheureusement favorisée par un climat d'impunité à l'égard d'actions de ce genre. L'ensemble de la communauté internationale constate un accroissement des actes de violence de la part des colons et malheureusement, peu de sanction et de traduction en justice".

Les évêques catholiques de Terre sainte ont interpellé les autorités israéliennes :

"Que se passe-t-il aujourd'hui dans la société israélienne pour que les chrétiens deviennent des boucs émissaires? Quel genre d'"enseignement du mépris à l'encontre des chrétiens enseigne-t-on dans les écoles? Et pourquoi les coupables ne sont-ils jamais arrêtés ni traduits en justice?" « Malheureusement, ce qui est arrivé à Latroun n’est que la dernière d’une longue série d’attaques contre les chrétiens et leurs lieux de culte »

L'agence des Nations Unies chargée de la coordination des affaires humanitaires (Ocha) juge la gravité des derniers incidents "particulièrement inquiétante".

Le ministre de la Défense, Ehud Barak, a appelé la police et les services de sécurité à combattre le "terrorisme juif". Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a dénoncé « un acte répugnant dont les auteurs doivent être sévèrement punis », en assurant que « les libertés de religion et de culte sont des valeurs fondamentales en Israël ».

De son côté, Bernard Antony a écrit à l'ambassadeur israélien en France :

"Compte tenu des liens privilégiés existant entre la France et Israël et du regard amical que j’ai porté sur ce pays dans mes livres, je considère de mon droit et même de mon devoir de transmettre au gouvernement israélien le vif souhait que soit mis fin aux agissements criminels de groupes racistes que les extrémistes antisémites et anti-israéliens ne manqueront pas d’exploiter. Je prie instamment Monsieur Yossi Gal, l’Ambassadeur d’Israël en France, de bien vouloir considérer cette requête et lui fais part, dans cette attente, de ma haute considération."


Le cardinal Edwin O’Brien les restrictions subies par les chrétiens d'Israël

Le cardinal américain Edwin O’Brien, archevêque émérite de Baltimore (Maryland), nommé le 15 mars de cette année par Benoît XVI grand maître de l’Ordre équestre du Saint-Sépulcre de Jérusalem puis le mois suivant membre de la Congrégation pour les Églises orientales, vient d’exprimer à l’agence de presse Rome Reports ses préoccupations pour les chrétiens vivant en Israël car, année après année, un grand nombre d’entre eux à dû quitter l’État hébreu où ils sont nés, en raison des restrictions qui leur sont imposées :

« Le gouvernement [d’Israël] a édicté des restrictions rigoureuses sur le déplacements, le travail et de droit de propriété, ce qui fait que les bons chrétiens de Terre Sainte se sentent limités dans bien des domaines ».


Inquiétude des chrétiens en Israël

Lu sur Israël Magazine :

P"Suite  aux profanations de lieux chrétiens ces dernières semaines à Jérusalem, le Père Pizzaballa, Custode de Terre Sainte, s’est adressé au président israélien Shimon Pères, selon le site en ligne du Patriarcat latin de Jérusalem. Dans sa lettre dont des extraits ont été publiés par le journal Haaretz du 27 février, le Custode demande expressément au Président d’agir pour faire cesser au plus vite ces insultes anti-chrétiennes.

 « Ces actions, qui, autant que je sache n’ont pas conduit à des arrestations, sont un exemple douloureux parmi une série d’actions similaires menées récemment sans aucune peine ni entrave. Comme vous le savez, je n’ai pas l’habitude d’écrire des lettres comme celle-ci. Les différentes communautés chrétiennes vivent tranquillement et paisiblement en Israël dans le respect, l’estime et de bonnes relations avec les juifs et les musulmans… Malheureusement, au cours des dernières années, nous avons appris à ignorer les provocations tout en continuant notre vie quotidienne. Pourtant, il semble que cette fois-ci certaines limites ont été dépassées et nous ne pouvons pas rester silencieux. Ces slogans choquants inscrits sur des sites de prière chrétiens, surtout à Jérusalem, blessent les sentiments de tous les chrétiens en Israël, indépendamment de leur credo, ainsi que des centaines de milliers de pèlerins qui visitent Jérusalem et la Terre Sainte, et des millions encore à travers le monde ». « Je vous serais reconnaissant, conclut le Custode, si vous utilisiez tout votre pouvoir et influence auprès des autorités afin que ce type d’action dangereuse soit éradiqué et que ces actions cessent, avant qu’elles ne deviennent une habitude à l’encontre des chrétiens en Israël. »


Appel à soutenir les chrétiens de Terre Sainte

Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales vient d’adresser une lettre aux pasteurs de l’Eglise universelle pour qu’ils apportent leur soutien aux chrétiens d’Orient. Extraits :

S"J’adresse pour cela une invitation cordiale à toutes les communautés ecclésiales pour qu’elles soutiennent les chrétiens de Jérusalem, d’Israël et de la Palestine ainsi que des pays voisins, Jordanie, Syrie, Liban, Chypre, Egypte qui forment ensemble cette Terre bénie. Le Fils de Dieu fait homme, après l’avoir parcourue pour annoncer le Royaume de Dieu et avoir confirmé la Parole par des prodiges et des signes (cf. Ac 2,22), est monté vers la Cité Sainte pour S’immoler: Il a souffert, est mort sur la Croix, est ressuscité et nous a communiqué l’Esprit-Saint. Depuis lors, tout chrétien se retrouve dans cette Cité et dans cette Terre. C’est possible parce qu’encore aujourd’hui, des pasteurs placés là par le Seigneur y rassemblent les fidèles dans la foi pour célébrer l’amour de Celui qui « fait toute chose nouvelle » (Ap 21, 5).

La Congrégation pour les Eglises Orientales rappelle aux évêques du monde entier, la requête pressante du Pape Benoît XVI à soutenir généreusement la mission de l’Eglise dans les Lieux-Saints. C’est une mission éminemment pastorale et dans le même temps, elle offre à tous indistinctement un service social incomparable. Ainsi, grandit la fraternité, qui abat les divisions et les discriminations, toujours renouvelée dans le dialogue œcuménique et la collaboration interreligieuse. [...]

Le jour choisi par les Souverains Pontifes pour la Quête en faveur de la Terre-Sainte est le vendredi qui précède la Pâque, même si chaque communauté peut choisir un autre moment pour la proposer aux fidèles. Le Vendredi-Saint de cette année semble interpréter davantage encore les nécessités des pasteurs et des fidèles qui sont contenues dans toutes les souffrances du Moyen-Orient. Pour les disciples du Christ, les hostilités sont le pain quotidien qui nourrit la foi et rendent actuel le martyr. L’émigration des chrétiens est alimentée par l’absence de paix qui appauvrit l’espérance et se meut en peur d’être seuls devant un futur qui semble bouché là, mais que l’abandon de la terre natale serait susceptible de rouvrir.

Comme le grain de froment (cf. Jn 12, 24), les souffrances des chrétiens de Terre-Sainte préparent un futur meilleur, mais ils ont besoin maintenant de soutien pour les écoles, l’assistance sanitaire, pour des habitations, des lieux de rencontres et pour tout ce que la générosité de l’Eglise a pu susciter. [...]

Nous avons le devoir de les aider à conserver ce patrimoine spirituel que nous avons reçu de leur fidélité millénaire à la Vérité de la foi chrétienne. Nous le pouvons et nous devons nous y engager par la prière, par notre aide concrète, par les pèlerinages. [...]"


Graffitis antichrétiens sur des églises de Jérusalem

Lu sur l'Observatoire de la christianophobie :

"Le Père Pierbattista Pizzaballa, ofm, custode de Terre Sainte, a adressé, dimanche dernier, une lettre à Shimon Peres, Président de l’État d’Israël, afin que toutes les mesures soient prises pour que ne se renouvellent pas les graffiti antichrétiens qui ont souillé des églises de Jérusalem. Des slogans comme « Mort aux chrétiens » ou « On va vous crucifier », ont en effet été tagués à la bombe à peinture sur les murs de l’Église baptiste et sur ceux du monastère de la Sainte-Croix (voir ici) grec-orthodoxe de Jérusalem. Ce sont sans doute des extrémistes juifs qui sont coupables de ces déprédations."


Israël pourrait attaquer l'Iran au printemps

Rapporte le Corriere :

"Les États-Unis craignent que Israël attaque les sites nucléaires de l'Iran en «Avril, Mai ou Juin" avant que les mollahs transfèrent le matériel sensible dans les bunkers les plus protégées et hors de la portée des bombes spéciales israéliennes. Cette prédiction vient du secrétaire à la Défense des États-Unis, Leon Panetta, et a été recueillie par David Ignatius, le célèbre journaliste du «Washington Post», qui voyageait avec le représentant des États-Unis."


Les chrétiens en Israël : quelques chiffres

Trouvés ici :

  • A la veille de Noël 2011, 154.500 chrétiens vivaient en Israël, ce qui représente 2% de la population totale de l'Etat Juif.
  • 80,4% des chrétiens en Israël sont des Arabes chrétiens, d'autres sont, la plupart du temps, des Chrétiens qui ont immigré en Israël avec leurs familles en vertu de la loi du retour (y compris les enfants nés en Israël). La plupart d'entre eux sont d'ex-URSS.
  • Les localités ayant la plus grande population arabe chrétienne sont Nazareth (22.200), Haïfa (13 800), Jérusalem (11.600), et Shfaram (9.300).
  • Le nombre moyen d'enfants (de moins de 18 ans) dans les familles chrétiennes est de 2.2, ce qui est semblable aux familles juives (2,3) et plus faible que chez les musulmans (3,1).
  • Au fil des ans, les Arabes chrétiens sont devenus ceux ayant le meilleur taux de réussite aux examens du baccalauréat. En 2010, le taux de réussite pour les chrétiens était de 63% pour les élèves de 12e année, comparativement aux 46% de réussite pour les musulmans, 55% chez les druzes et 58% chez les Juifs.
  • En 2010, 2.511 bébés sont nés de femmes chrétiennes, dont environ 79% de femmes arabes chrétiennes (1.985 enfants).
  • En 2010, il y avait environ 60 000 ménages chrétiens (dont 40 800 ménages chrétiens arabes), ce qui représente 3% des ménages israéliens.

Le FNJ offre un olivier de Nazareth à Benoît XVI

Lu sur Zenit :

O"Le Fonds national juif (FNJ), dont la principale raison d’être est de reboiser Israël, a décidé d’offrir un olivier à Benoît XVI [...]. Il s’agit d’un arbre âgé de 200 ans, qui a parcouru plus de 2.000 Km, depuis Israël jusqu’à Rome. Il sera planté mercredi 26 octobre dans les jardins du Vatican.

Lors de sa dernière visite en Italie, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait promis d’offrir un arbre centenaire à la Cité de l’Etat du Vatican. Un olivier a déjà été offert au Vatican par l’Etat d’Israël à l’occasion de l’établissement de relations diplomatiques avec le Saint-Siège, sous Jean-Paul II, en 1993. Selon un communiqué de l’ambassade d’Israël près le Saint-Siège, cette nouvelle initiative symbolise la floraison de l’amitié entre les deux Etats.

L’olivier fait plus de deux mètres de large et quatre mètres de haut. Il a poussé sur les collines de Nazareth, en basse Galilée, un lieu cher à la chrétienté. Le FNJ possède et gère plusieurs centaines de milliers d’hectares de terre en Israël."


Israël : le patriarcat latin réagit aux profanations de cimetières

La plus récente de ces profanations a eu lieu à Jaffa le jour du Yom Kippour et concerne des sépultures musulmanes et chrétiennes. Communiqué :

Pf "Nous avons assisté ces derniers jours à de fréquentes violations de lieux de culte et de cimetières, qui ont été brulés et profanés.

Ces actes criminels ne sont pas limités à quelques endroits, mais s’étendent de la Galilée à Jaffa.

Peu de fondamentalistes sont derrière de tels actes.

Nous faisons face à un phénomène nouveau de violence à l'intérieur même de l'Etat, qui est responsable de la sécurité et la sûreté de tous, mais surtout des lieux de culte.

Ces incidents n'ont rien à voir avec la religion et ne servent pas les intérêts d'Etat, mais menacent la coexistence pacifique et la sécurité entre les concitoyens.

Par conséquent, nous condamnons ces actes, et nous appelons toutes les institutions, notamment l'État, à assumer la responsabilité.

 A cette occasion, nous espérons que le gouvernement israélien, en plus de condamner et de faire des visites de solidarité, va continuer à prendre des mesures sérieuses pour traduire les coupables, et ceux qui sont derrière eux, devant la justice et à réexaminer le rôle de l'Etat dans l'éducation de ses citoyens au respect de la diversité religieuse et du pluralisme.

 Nous prions le Tout-Puissant d'inspirer tous les dirigeants, et les peuples, et surtout ceux qui ont tendance à la violence et à la profanation des lieux de culte, à travailler ensemble pour bâtir une société meilleure dans laquelle les religions jouent un rôle constructif".


11 août : nuit de la Terre Sainte [Mis à jour]

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 Présentation par un séminariste du diocèse de Vannes :

"La Terre Sainte est la terre choisie par Dieu pour être le lieu de rencontre et d’adoration de tous les peuples de la terre, comme dit le prophète Isaïe: « Il arrivera dans la suite des temps que la montagne de la maison de Dieu sera établie en tête des montagnes et s’élèvera au-dessus des collines. Alors toutes les nations afflueront vers elle».  Malheureusement la Terre de Notre Seigneur continue d’être le théâtre d’un conflit qui se poursuit depuis des décennies et qui prive la communauté et les institutions catholiques des moyens nécessaires pour le maintien et la promotion des activités religieuses, humanitaires et culturelles. Cette situation douloureuse engendre la pauvreté et le chômage, avec de graves conséquences pour les familles et pour toute la population. Elle alimente l’exode continu des chrétiens et surtout des jeunes couples qui n’ont aucune perspective d’avenir sûre et digne.

La présence des chrétiens en Terre Sainte est plus que jamais nécessaire pour l’avenir pacifique de cette région et pour le bien de toute l’Eglise universelle qui doit trouver autour des Lieux Saints une communauté vivante qui professe la foi en Jésus. Ne cessons pas de prier avec confiance. Voilà la responsabilité de l’Eglise universelle face à l’Eglise-mère de Jérusalem, envers laquelle tous les chrétiens ont une dette inoubliable. L'ensemble de la catholicité a donc le devoir d’accompagner de ses prières et de sa solidarité concrète les communautés chrétiennes de cette Terre bénie."

Vidéo de présentation :

 


Un embryon a droit à la vie

Cela se passe en Israël :

"Le Président de l’Association Efrat, le docteur Elie Shossheim, affirme que les Juges du Tribunal d’Instance de Beer-Shev’a qui ont condamné Mazal Bar Osher pour l’assassinat de Feu Taly Attar et d’avoir tué son embryon à Ashdod l’an passé ont fait jurisprudence en statuant qu’un embryon est un être humain ayant droit à la vie."

Attar était enceinte de 8 mois.


Sainte Thérèse provoque une pluie de confessions en Terre Sainte

Lu sur Le Forum catholique :

T "Les reliques de Sainte Thérèse ont quitté le sol de la Terre Sainte, le 1er "juin, à 11h. après avoir traversé plus de 40 villes pendant 10 semaines. Des prières d’adieux ont été récitées à l’aéroport de Tel Aviv. Depuis son entrée solennelle à Jérusalem - le 16 mars - les reliques de la sainte de Lisieux ont été reçues dans chaque ville avec beaucoup de ferveur ! [...] Dans chaque ville, Thérèse fut accueillie en grande pompe sous les acclamations, les youyous, les tambours. Pluie de roses, ballons de couleurs, flambeaux à la nuit tombée, invocations joyeuses et familiales rythmaient le pas lent des processions. Les fidèles et leurs pasteurs alternaient le chapelet avec des chants, des prières et des poésies de Thérèse".
"Tous les rites catholiques et chrétiens étaient représentés. Dans les villes de Haïfa, Nazareth, Isfya…pour ne citer qu’elles.."

"Dans beaucoup d’églises, pendant le pèlerinage des reliques thérésiennes, les confessionnaux travaillaient presque tout le jour, toute la nuit. De Jaffa à Naplouse, en passant par Nazareth. Le père Abu Khalil, de Naplouse confiait encore dimanche dernier que le 18 mai jusqu’au petit matin que l’église était ouverte pour que les fidèles reçoivent le sacrement de réconciliation. Au Mont carmel, le Père Abdo, s’exclama un soir absolument épuisé à 2h du matin : « Cette nuit j’ai assisté, moi et mes confrères confesseurs, à de vraies conversions. Je regrette seulement de ne plus avoir de forces pour continuer à confesser, tellement il y a des fidèles qui en pleine nuit viennent vénérer la Sainte, entendre son message spirituel simple et fort, et sentent le besoin de renouveler leurs vies».  [...] Thérèse, patronne des Missions aura pour prochaine étape Madrid. Ce sera à l’occasion des Journées mondiales de la Jeunesse(JMJ), qui se dérouleront du 16 au 21 août prochains."


La création d'un Etat palestinien est absolument nécessaire

Monseigneur Fouad Twal, patriarche latin de Jérusalem, déclare à L'Express :

"Il est grand temps de passer du message à la réalité. Jusqu'à présent nous n'avons fait que parler de paix, mais les promesses sont restées sans lendemain. De fait, la paix manque, la confiance manque et la peur paralyse. Certes, il y a parfois des signes encourageants. Par exemple, à l'occasion de Pâques, les autorités israéliennes ont facilité les libertés de déplacement afin que les chrétiens de Galilée ou de Bethléem puissent venir au Saint Sépulcre. Ceci dit, les incidents quotidiens risquent de ruiner les bonnes volontés qui existent chez les Israéliens et les Palestiniens. Puisque nous venons de célébrer Pâques, je veux dire que rien ne se fera sans une conversion des coeurs.

Depuis quelque temps, des discussions diplomatiques et publiques portent sur le projet de reconnaissance de l'Etat de Palestine, par la prochaine assemblée générale de l'ONU, en septembre. Croyez-vous que le moment soit venu de proclamer l'Etat Palestinien?

Oui. Raison de plus pour que Israël et les Etats-Unis fassent le premier pas. S'ils devaient être les derniers, ce serait une honte. (...) Nous espérons tous ce vote de l'ONU. L'occupation est odieuse. Je dis souvent qu'elle fait du mal à l'occupé et à l'occupant, aux Palestiniens comme à Israël. Je demande à Israël, d'avoir cet acte de courage, de reconnaître l'Etat de Palestine, s'il veut donner l'image d'un pays démocratique. Je dis à Israël, n'attendez pas plus longtemps. Sinon, ce sera pire pour vous et pour les autres. (...) On ne peut pas attendre d'être débordé par les masses. Il est temps de franchir ce pas et de créer l'Etat Palestinien. C'est absolument nécessaire."


Ste Thérèse est entrée solennellement à Jérusalem

J Les reliques de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face ont fait leur entrée solennelle hier à Jérusalem, pour un pèlerinage dans toute la Terre sainte jusqu’au 31 mai. Les reliques sont entrées dans la Vieille ville, par la porte de Jaffa.

Un cortège d’un millier de croyants, de religieux, de séminaristes et de scouts a accompagné la châsse jusqu’au siège du Patriarcat latin de Jérusalem. Les reliques de «la plus grande sainte des temps modernes» ont été accueillies avec émotion et ferveur par la foule, dans laquelle priaient de nombreux Palestiniens et des Arabes israéliens. Les reliques seront ensuite présentées aux chrétiens catholiques de Terre sainte, notamment à Haïfa, Saint-Jean d’Acre, et en Galilée (Tibériade, Nazareth et Cana) dans le nord d’Israël, puis à Bethléem et Jéricho, et même à Gaza, dans les Territoires palestiniens.

Patronne des missions, Thérèse n’est jamais venue en Terre sainte mais elle avait exprimé son désir de visiter ce pays, d’apprendre l’hébreu et le grec pour lire les Écritures dans le texte.


Nazareth la Haute interdit les arbres de Noël

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

N "Le maire de Nazareth Illit, ou Nazareth la Haute, adjacente à Nazareth, a interdit les arbres de Noël sur les places publiques de sa commune.

«La demande des Arabes de mettre des arbres de Noël sur les places dans le quartier arabe de Nazareth Illit est une provocation, a-t-il déclaré à l'AFP. Nazareth Illit est une ville juive, et cela n'arrivera pas, ni cette année, ni la prochaine, tant que je serai maire. Nazareth est juste à côté, et ils peuvent faire ce qu'ils veulent là-bas.»

«Nous lui avons dit que décorer un arbre, c'était seulement une manière de partager le bonheur et la joie avec les autres habitants de la ville. Les gens ici vivent en harmonie, les juifs, les chrétiens et les musulmans, mais quand le maire fait ça, cela n'arrange pas les choses», remarque Shukri Awawdeh, conseiller municipal musulman."


Les Arabes chrétiens, entre le marteau musulman et l'enclume israélienne

Sa béatitude Fouad Toual, patriarche latin de Jérusalem, déclare au Figaro :

T "Nous souffrons de deux côtés. Les Israéliens nous considèrent comme des Arabes palestiniens à 100% et nous infligent le même traitement qu'aux musulmans. Les musulmans fondamentalistes nous identifient avec l'Occident chrétien, qui d'ailleurs ne l'est pas toujours tellement, et voudraient nous en faire payer le prix. Nous devons avoir le courage d'accepter d'être arabes et chrétiens, et d'être fiers de cette identité. Notre belle mission est d'être un pont entre l'Orient et l'Occident, pour aider au dialogue. [...]

Je souffre avec mes fidèles de l'injustice de cette violence qui se déploie autour de nous, et je souhaite une vie normale. Se réveiller le matin normalement, aller travailler, aller à l'hôpital, aller visiter les Lieux saints. Prier comme tous les pèlerins. Ce n'est pas possible pour les chrétiens palestiniens. C'est triste et tragique. Nous avons toute une jeune génération de chrétiens qui ne savent pas où se trouve le Saint-Sépulcre. C'est aussi un problème pour l'avenir: quelle nouvelle génération préparons-nous si nous devons un jour vivre ensemble, Israéliens et Palestiniens, en bon voisinage?"


La France à Jérusalem

Le Figaro consacre un long article aux possessions françaises à Jérusalem, dont voici un extrait :

A "Peu après son entrée en fonction, chaque nouveau consul général de France à Jérusalem revêt sa tenue d'apparat, uniforme blanc et casquette galonnée. Précédé de deux kawas, gardes traditionnels en costume ottoman, tarbouche et pantalon bouffant, qui martèlent le sol de leurs lourdes cannes ferrées au pommeau d'argent, il traverse les ruelles étroites de la Vieille Ville jusqu'au parvis de la basilique du Saint-Sépulcre. Les cloches de l'église construite au-dessus du tombeau du Christ carillonnant en son honneur, le représentant de la République française est accueilli à l'entrée par le custode, chargé des intérêts de l'Église catholique romaine en Terre sainte, et par les dignitaires des autres églises chrétiennes, grecs orthodoxes, arméniens, coptes et éthiopiens. Il est le seul diplomate étranger et surtout non religieux à jouir de ces privilèges. Après sa visite au Saint-Sépulcre, le consul général se rend, toujours précédé par ses deux gardes, à l'église Sainte-Anne (photo), près de la porte des Lions. Sous les voûtes de pierre blanche de l'ancienne église croisée où flotte le drapeau tricolore, il prend place dans un fauteuil damassé devant les bancs des fidèles. On lui présente l'eau bénite et les évangiles, avant de l'encenser. La célébration s'achève par une prière en latin, le Domine salva fac republicamQue Dieu sauve la République»). [...]

Outre ces messes catholico-républicaines et les privilèges religieux du consul général, la France est aussi la seule puissance étrangère à posséder des biens fonciers dans et autour de la ville. Outre l'église Sainte-Anne, l'État français est aussi propriétaire du monastère d'Abou Gosh, sur la route de Jérusalem, de celui de l'Eléona, sur le mont des Oliviers, et de l'étrange tombeau des Rois, situé à Jérusalem-Est. Ces quatre domaines nationaux sont l'héritage d'une longue histoire, où, comme souvent dans cette partie du monde, politique et religion se mêlent étroitement."

L'aventure des croisades achevée en 1291, la France est l'une des premières puissances européennes à se voir de nouveau accorder des privilèges au Levant, lorsque François Ier signe en 1536 avec Soliman le Magnifique le traité des Capitulations. Le traité, suivi par d'autres, confie à la France la protection des lieux saints et des chrétiens de l'Empire. [...] Outre les quatre domaines nationaux, la France subventionne aussi l'École biblique et archéologique française située à Jérusalem-Est.

Le statut de ces possessions n'a jamais été remis en cause, ni sous les Ottomans ni pendant le mandat britannique. Mais depuis sa conquête par Israël en 1967, puis l'annexion unilatérale de sa partie orientale en 1980, Jérusalem est devenu un imbroglio juridique et foncier. Les titres de propriété sont régulièrement remis en question par Israël, alors que l'annexion de Jérusalem n'a jamais été reconnue par la communauté internationale, qui considère toujours la ville comme un corpus separatum, une entité séparée, et n'y entretient pas d'ambassades."


Flotille de Gaza : le jeu de la Turquie

Yves Daoudal livre son analyse de la nouvelle affaire israélo-palestinienne :

"L’opération est unanimement condamnée, y compris par les Etats-Unis, y compris par les médias israéliens qui la qualifient de « fiasco » et de « stupidité ». La provocation de Free Gaza avait pour but de dénoncer la situation à Gaza, dont les Etats-Unis eux-mêmes viennent de rappeler qu’elle est « inacceptable ». La réponse d’Israël est une autre provocation, un de ces coups de menton irresponsables dont les Israéliens ont le secret. A moins qu’ils aient besoin de relancer périodiquement le cycle des attentats…

I Dans l’immédiat, le plus important est de tenter de cerner le rôle de la Turquie. La flottille était partie de la zone de Chypre sous contrôle turc, et avait été inspectées par les autorités turques. Or la Turquie était (est toujours, en théorie) le seul allié d’Israël dans la région. Les relations entre les deux pays se sont gravement détériorées après l’attaque de Gaza fin décembre 2008. Les autorités turques ont maintes et maintes fois condamné l’opération, en termes très vifs, de grandes manifestations anti-israéliennes ont été organisées dans le pays, des manoeuvres conjointes entre les deux armées ont été annulées, et depuis lors il n’y a eu aucune amélioration. Parallèlement, on a vu s’opérer un spectaculaire rapprochement entre la Turquie et l’Iran. Et c’est dans cette configuration qu’a lieu la tentative de briser le blocus de Gaza. Une tentative turque, même si le gouvernement d’Ankara n’en est pas directement à l’origine, et s’il y avait des activistes de 42 pays. Les réactions turques, plusieurs tons au-dessus des autres, pourtant si vives, montrent bien que le gouvernement turc se sert de cette affaire pour franchir un nouveau pas dans son hostilité à Israël.

T Et l’on ne peut que se demander pourquoi Ankara opère un tel retournement diplomatique, totalement impensable il y a quelques années. On a la réponse quand on regarde qui dirige la Turquie, et l’évolution de la population turque. Le pouvoir politique en Turquie est occupé par des hommes qualifiés stupidement par la presse occidentale d’« islamistes modérés », ce qui est une contradiction dans les termes. Et comme le dit le Premier ministre Erdogan, il n’y a pas d’islam modéré ou non, il y a l’islam. Le pouvoir est donc clairement islamiste, après de longues décennies « laïques ». Et ces gens-là ont été portés au pouvoir par un peuple qui s’est profondément ré-islamisé et qui continue de se ré-islamiser. Le tropisme islamique fait que la Turquie se tourne aujourd’hui vers les pays musulmans, et de façon a priori étonnante vers l’Iran chiite (mais il y a le pétrole dont la Turquie a besoin, le fait qu’un quart des Turcs sont alevis, proches du chiisme, l’influence de l’Iran dans certaines républiques turcophones du Caucase…). Du coup, ces derniers temps, on n’entend plus guère les Turcs revendiquer leur adhésion à l’Union européenne…"


Le pape rappelle que la violence ne résout pas les conflits

Lors de l'audience générale de ce matin, place Saint-Pierre, Benoît XVI a déclaré :

"C'est avec une anxiété profonde que je suis les événements tragiques survenus près de la Bande de Gaza. Je ressens le besoin d'exprimer mes sincères condoléances pour les victimes de ces événements très douloureux qui préoccupent ceux qui ont à cœur la paix dans la région. Je répète une fois encore, du fond du cœur, que la violence ne résout pas les conflits, mais en attise les conséquences dramatiques et engendre une autre violence.

Je lance un appel à ceux qui ont des responsabilités politiques au niveau local et international afin qu'ils recherchent sans cesse des solutions justes par le dialogue, de façon à garantir aux populations de la région des conditions de vie meilleures, dans la concorde et la sérénité".

Ameen Sabbagh, le coordinateur de Caritas à Gaza, est sous le choc de l'annonce de l'assaut :

"Le port de Gaza avait été réparé également pour souhaiter la bienvenue à la flottille. Nous avions hâte d'accueillir ces activistes de la paix venus de l'étranger. On avait préparé des rencontres, des conférences et des visites à des hôpitaux et centres pour handicapés. C'était pour nous l'occasion de montrer au monde les effets du blocus sur 1,5 millions de personnes".

Claudette Habesch, Secrétaire générale de Caritas Jérusalem s'est dit découragée face à la situation actuelle :

"Ce mois-ci le siège entrera dans sa quatrième année. Nous savons parfaitement combien la situation dans laquelle est obligé de travailler chaque jour notre personnel de la Caritas est dure et combien il se sent isolé. Ils sont désespérés et n'espèrent plus, dans l'immédiat, en un meilleur avenir. L'attaque brutale contre la Flottille Free Gaza a rompu l'ancre de sauvetage de l'espérance et de la solidarité avec tout habitant de Gaza, les agents de Caritas se sont enlisés sur cette étroite bande de terre".

Caritas Jérusalem a invité tous ses partenaires à faire pression sur Israël afin qu'elle respecte la loi internationale et la convention de Genève, qui prévoit la protection des civils désarmés et du personnel humanitaire. Depuis 2003, Caritas Jérusalem gère un centre sanitaire qui fournit de l'aide médicale et un soutien psycho-social à plus de 2000 patients à Gaza.


Il y a aussi des chrétiens à Gaza

Le curé catholique de Gaza, le père Jorge Hernández, dans des déclarations à Radio Vatican, a estimé qu'il s'agissait d'un « crime qui pouvait tout à fait être évité », et qu'il « n'était pas nécessaire d'arriver à à ce point, dans la mesure où il existe des moyens pour agir de manière pacifique ».

"Cela entraîne de graves problèmes, à commencer par la réaction notamment du peuple palestinien ici à Gaza, qui est en colère. C'est le climat que l'on respire ici à Gaza : un climat de vengeance pour ce qui s'est passé. Nous le savons : la violence appelle à une plus grande violence. Je crains les conséquences de tout cela"

"Le manque de tout produit fait monter les prix en flèche. Médicaments et produits de premières nécessité coûtent très chers. Je voudrais dire aussi que la situation empire de jour en jour. On n'obtient pas la paix par la violence. Ce chemin-là n'est pas le bon chemin. 


L'attaque israélienne provoque des émeutes en France

Lu dans Présent :

"Lundi soir à Paris, entre 1 200 et 1 500 personnes, pour la plupart d’origine immigrée, ont manifesté leur colère et leur rage « anti-sioniste » à proximité de l’ambassade d’Israël, bloquant pendant près de huit heures les Champs-Elysées. Des manifestants qui brandissaient des drapeaux palestiniens, hurlant des slogans « pacifistes », tels que « Hamas résistance », « Palestine vivra, Palestine vaincra », « sionistes, fascistes, c’est vous les terroristes ». Ou encore, « nous sommes tous des Palestiniens ». Avec bien sûr, dans leurs rangs, quelques beaux spécimens de la « caillera » des cités. Un rassemblement évidemment « émaillé de quelques incidents » comme disent pudiquement les journalistes bien-pensants pour relater, sans les nommer, le « caillassage » systématique des forces de l’ordre et les véhicules incendiés.

Manifestations à Paris mais aussi en province. Des échauffourées de même nature, « durant lesquelles cinq personnes ont été interpellées », ont éclaté lundi soir à Strasbourg entre des manifestants proarabes (1 500 environs) et les représentants de l’ordre. Vitrines brisées, voitures renversées, passants molestés…

A Lille, le même nombre de manifestants, de même origine, s’est rassemblé sur la Grand-Place de la ville, aux cris d‘« Israël tu vas payer le sang qui a coulé », « Enfants de Gaza, enfants de Palestine, c’est l’humanité qu’on assassine »."


La réaction disproportionnée d'Israël

Alain Chevalérias, grand reporter au Proche-Orient durant trente ans et directeur de la lettre d’information « L’Echelle des valeurs », répond à Minute au sujet de l'attaque israélienne hier d'un bateau humanitaire en route pour Gaza :

"Précisons d’abord qu’Israël a incontestablement le droit de se défendre et de protéger ses côtes. Mais là, les soldats de Tsahal se trouvaient dans les eaux internationales au large de Gaza. En outre, tirer avec des balles réelles contre des personnes désarmées constitue une riposte incroyablement disproportionnée – certes, on a dit que certains passagers possédaient des armes blanches, mais cela reste à déterminer dans le cadre d’une enquête, et quand bien même, ce ne seraient que des armes blanches! Une telle riposte demeure injustifiable. Encore une fois, on peut donc constater qu’Israël a dérapé.

Si l’enquête confirme que les choses se sont passées comme on le dit ce lundi 31 mai, alors effectivement, c’est un crime de guerre.

Israël estime que ses soldats étaient obligés de préserver le blocus, d’abord parce que celui-ci s’exerce contre le Hamas au pouvoir et non contre le peuple palestinien; et en outre, qu’il s’agit d’un moyen d’exercer une pression pour récupérer le soldat David Shalit détenu en otage…

D’abord, ce sont de savants distinguos qui ne correspondent pas à la réalité que l’on peut constater sur le terrain. Dès lors que l’on impose un blocus, on touche évidemment les autorités, mais l’on touche aussi la population. Or, je vous rappelle un détail qui n’est pas sans importance: l’arme de la faim est interdite d’emploi par les Nations Unies! Par ailleurs, ce n’est pas un bon moyen de récupérer le soldat Shalit, puisque cette situation dure depuis plusieurs années!

Je crois que les Européens et surtout les Américains disposent d’un moyen de pression très important qui est l’argent. Israël dépend aussi des Etats-Unis pour son armement et il y a là un véritable levier de pouvoir pour obliger Israël à se comporter normalement, comme un Etat responsable, en respectant les lois internationales. C’est actuellement la seule méthode qu’Israël soit capable de comprendre, car il règne là-bas un véritable autisme politique – d’ailleurs partagé à l’extérieur par tous les gens qui soutiennent Israël et qui ne sont qu’une minorité."


Pâques orthodoxe à Jérusalem

Une immense foule de pèlerins chrétiens d'Orient a afflué samedi à Jérusalem pour participer à la cérémonie du "feu sacré" de la Pâque orthodoxe. Des dizaines de milliers de fidèles se pressaient aux abords du Saint-Sépulcre, dans les ruelles et aux portes de la Vieille ville, située dans le secteur oriental de Jérusalem. Les gardes-frontières israéliens, appuyés par des unités de l'armée, ont érigé de nombreux barrages pour canaliser les fidèles.

C'est dans la basilique du Saint-Sépulcre, haut lieu de la chrétienté, que "le feu sacré" doit être allumé en début d'après-midi par le patriarche grec-orthodoxe Théophilos III. Conformément à la coutume, le patriarche Théophilos III doit se recueillir seul sur le tombeau du Christ dans l'église plongée dans l'obscurité. Pendant que le prélat prie, une flamme surgit du tombeau, et il y allume deux cierges qu'il brandit à sa sortie de l'église au milieu des fidèles.

La foule lance des acclamations tandis que les cloches de la Vieille Ville sonnent à toute volée, pendant que le "feu sacré" se propage de cierge en cierge, par milliers, avant d'être transporté vers la Grèce et les pays orthodoxes.


Le martyre des chrétiens de Bethléem

Lu dans l'Homme Nouveau :

"Pour la famille X (qui nous a demandé de taire son nom pour des raisons de sécurité), implantée depuis deux siècles maintenant à Bethléem, le drame a commencé il y a près de vingt ans. Le paterfamilias avait alors investi dans un grand terrain près de Rachel’s Tomb, quartier qui longe le mur, y construisant un vaste immeuble, aujourd’hui encore inachevé, et y aménageant un grand restaurant au rez-de-chaussée. Pendant quelques années, le commerce avait connu le succès espéré, mais aujourd’hui, la vaste salle de réception est vide, désespérément vide et les couverts attendent des clients qui ne viendront pas. «Les gens ne peuvent plus se rendre ici, c’est une place pour les soldats», se désole le père.

De fait, l’armée israélienne a investi les lieux, établissant ses quartiers dans la majeure partie du bâtiment, laissant à la famille la seule jouissance du rez-de-chaussée et du premier étage, installant des caméras, contrôlant les accès et profitant, sans plus de scrupules, depuis deux décennies, de l’eau et de l’électricité de leurs hôtes, contraignant ces derniers à s’acquitter de factures de plusieurs milliers de shekels (la monnaie locale). Mais comment débourser de telles sommes lorsqu’il est déjà difficile de nourrir toute la maisonnée ? Les autorités israéliennes locales menacent aujourd’hui de couper l’eau et l’électricité. «Ni les Israéliens ni les musulmans n’ont d’intérêt à ce que nous soyons ici, confie le fils aîné, pourquoi quelqu’un nous aiderait-il ?». [...]

Quant aux musulmans, ils comptent bien s’étendre autant que possible pour que les chrétiens partent. Ils veulent récupérer l’immeuble sans avoir à payer la famille. Peu à peu, ils rachètent tous les commerces d’objets religieux qui abondent aux abords de la basilique de la Nativité, investissant ainsi progressivement les lieux. La grand-mère se souvient : «Lorsque j’étais petite, dans les années cinquante, il n’y avait qu’une seule mosquée à Bethléem. Aujourd’hui, elles sont bien plus nombreuses, implantées, à dessein bien sûr, à côté des lieux de culte chrétien


Quelle est la priorité du gouvernement français ?

Elle a été donnée par François Fillon, lors du dîner annuel du Crif hier :

"La sécurité d'Israël est pour la France une priorité absolue".

La France devrait déjà s'assurer de la sécurité de ses propres concitoyens.

Comme l'an dernier, Nicolas Sarkozy a fait un court passage à cette soirée, sans faire de déclaration, laissant son Premier ministre s'adresser à quelque 800 personnes, dont de nombreux responsables politiques de droite et de gauche.

Mais puisqu'il est question de la sécurité d'ISraël, rappelons ce que disait le Pape lors de sa visite dans ce pays :

"Que soit universellement reconnu le droit de l’État d’Israël à exister et à jouir de la paix et de la sécurité dans des frontières internationalement reconnues.
Et que soit de même reconnu que le peuple palestinien a le droit à une patrie souveraine et indépendante, de vivre avec dignité et de se déplacer librement.
Que la solution de deux États devienne une réalité, et ne reste pas un rêve."


Premier effet positif de la visite du Pape à la synagogue de Rome

B Derrière la visite du Pape à la synagogue de Rome, il faut avoir à l'esprit les longues négociations entre le Vatican et Israël sur les biens de l'Eglise en Terre Sainte. Le pape Benoît XVI a été accueilli dimanche par le Vice-Premier ministre israélien Sylvan Shalom.

Voici ce qu'on lit ici et qui montre que les Juifs sont divisés :

"L'attitude d'Israël envers le Vatican, en ce qui concerne les longues négociations diplomatiques entre le Saint-Siège et l'État d'Israël, est «scandaleuse». C'est le rabbin David Rosen qui le dit dans une interview au journal Haaretz. Rosen, qui était dans la synagogue avec le Pape, est directeur international des affaires inter-religieuse de l'American Jewish Committee. Rosen se réfère à l'absence d'accord sur la position juridique de l'Église, et sur des sujets tels que la fiscalité, la propriété, les visas pour les religieux, 16 ans après la signature de l'Accord fondamental entre le Saint-Siège et Israël, qui a commencé les rapports diplomatiques entre les deux pays. A cet accord aurait dû succéder une série de mesures d'exécution qui ne sont jamais arrivées et pour lesquelles les négociations sont toujours en cours. "Quinze ans après, l'État n'a pas ratifié une entente qui reconnaît le statut juridique de l'Église", "toute autre nation aurait menacé bien avant de retirer son ambassadeur, pour la façon dont Israël ne respecte pas les accords", a affirmé Rosen, qui a ajouté ensuite: "Beaucoup de gens ne se rendent pas compte que presque tous les problèmes actuels dans les relations entre le Vatican et les juifs n'ont pas commencé avec le Pape Benoît XVI, mais avec son prédécesseur Jean Paul II, désormais considéré comme un saint par les Juifs."


2 grands rabbins contre l'avortement

Les deux Grands rabbins d'Israël se sont élevés contre les avortements en Israël en soulignant, dans une lettre, qu'"ils retardent la rédemption messianique". Dans cette lettre adressée à toutes les communautés juives d'Israël, le Grand rabbin ashkenaze Yona Metzger et son co-disciple sépharade Shlomo Amar dénoncent "cette véritable épidémie, qui coûte chaque année la vie à des dizaines de milliers de juifs".