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« Les francs-maçons sont hors de l’Eglise, fussent-ils prêtres et évêques »

Le 12 novembre s’est tenu à Syracuse, en Sicile, une rencontre organisée par le Grand Orient d’Italie sur le thème : « Eglise et maçonnerie, si près, si loin ». Mgr Antonio Stagliano, évêque de Noto, diocèse voisin de celui de Syracuse, a participé à la rencontre – et s’en est expliqué au journal italien La Croce. C’était pour rappeler que « Les francs-maçons sont hors de l’Eglise, fussent-ils prêtres et évêques ». Traduction de Jeanne Smits :

Vescovo« Les maçons seraient de ces gens encagoulés, satanistes, mafieux. Si cela est vrai, je peux même les comprendre, ces catholiques. Mais j’ai été invité un débat public, avec une maçonnerie qui ne semble pas être une société secrète et dont les chefs de file sont visibles. J’ai eu la possibilité de leur prêcher l’Evangile, a eux aussi, parce qu’ils m’avaient demandé de parler de la relation entre l’Eglise et la maçonnerie. Etant donné que je ne sais pas beaucoup de choses de la maçonnerie, je pensais leur parler de l’Eglise catholique. En laissant toute liberté à leurs intelligences afin qu’ils comprennent s’ils en sont loin ou proches. »

« Je leur ai expliqué que pour l’Eglise de Vatican II, l’Eglise du dialogue, ils ne sont ni près ni loin, mais au contraire totalement en dehors. Ils sont en dehors de la communion catholique, ils sont excommuniés. Je leur ai expliqué ce qu’est l’excommunication. Permettez-moi donc de rassurer tout ceux qui pensent que ma présence “dialoguante” est une sorte de dédouanement. Pas du tout. Je n’ai pas compétence pour faire cela. Mais comme théologien, comme évêque, mais surtout comme théologien, j’ai voulu expliquer qu’ils sont en dehors de la communion de l’Eglise. »

« je dirais que l’une des principales raisons qui m’ont conduit vers ce dialogue, ce fut en premier lieu la volonté d’obéir aux commandements de Jésus, quand il y a des loups : “Je vous envoie comme des brebis au milieu des loups” ; et s’il y a des ennemis de l’Eglise : “Tu dois aimer tes ennemis.” De telle sorte que ce que j’ai fait, tout au moins dans l’intention de mon cœur, c’est une œuvre de charité intellectuelle ; la charité c’est aussi de donner quelque éclairage particulier à des personnes qui peuvent être désorientées. Car si nombre de ceux qui m’ont écouté sont maçons et sont en même temps catholiques, il est évident que ces personnes sont nos frères, un peu désorientés. Comment réconcilier leur appartenance à la maçonnerie avec l’excommunication : en allant à l’Eglise, voire en recevant l’aliment de l’Eucharistie ? Cela n’est pas possible. Si par ailleurs, comme le disent certains, certains prêtres et certains évêques appartiennent à la franc-maçonnerie, la présence autorisée d’un évêque me semble nécessaire pour leur dire : voyez, ces choses ne sont pas possibles. Parce que si un prêtre ou même un évêque adhère à la franc-maçonnerie, cela signifie qu’il n’attache aucune importance à l’excommunication. Mais un catholique qui n’attache pas d’importance à l’excommunication, eh bien je crois qu’il a des problèmes d’identité catholique, à ce qui me semble.

« Je suis venu ici pour dire que cet éloignement et cette proximité doivent être interprétés en disant qu’eux sont tellement loin, qu’ils sont en dehors de la communion avec l’Eglise. Dès lors, s’agissant de personnes douées de raison, on peut parler avec elle et dialoguer, et moi, j’ai développé le thème pour voir quel serait la possibilité d’une proximité qu’elles verraient en une distance abyssale. »


En refusant l’avortement thérapeutique, nous avons voulu qu’elle se sente accueillie, désirée, aimée et protégée

Imma et de Giacinto ont refusé l’avortement thérapeutique et ont donné naissance à une fille qui a vécu cinq jours. Ils témoignent sur Aleteia. Extraits :

Img-20170619-wa0014"En 2013, un an après la naissance de mon premier enfant, qui était arrivé après plusieurs fausses couches, je suis retombée enceinte. J’étais très heureuse et j’ai vécu les premiers temps de la grossesse bien plus sereinement que la fois précédente. Mais à la 12e semaine, le 24 juillet, le médecin a découvert à l’échographie qu’il y avait un problème. Le bébé était atteint d’acrânie, une pathologie incompatible avec la vie puisqu’elle implique une absence totale ou partielle de la voûte crânienne. Le gynécologue m’a annoncé que selon toute probabilité la grossesse n’irait pas à son terme. Et puis il a ajouté que dans de tels cas, on pratiquait généralement l’avortement thérapeutique. Il a m’annoncé cela d’un ton morne et triste, car il savait les souffrances que nous avions traversées et ce n’était pas facile pour lui non plus. Quand je suis rentrée à la maison, j’ai tout raconté à mon mari puis je lui ai dit : « Giacinto, j’étais enceinte avant et je le suis toujours. »

Qu’avez-vous décidé avec Giacinto ? Avez-vous envisagé d’avoir recours à l’avortement thérapeutique ? 

Non, nous n’avons jamais envisagé l’avortement. Jamais. Nous avions demandé au Seigneur qu’Il nous fasse don d’un enfant et c’est tout. Le Seigneur sait quand Il donne et quand Il reprend. J’étais la maman et je ne pouvais tout simplement pas concevoir de tuer mon enfant. Le cœur de ma fille battait. Deux jours plus tard, nous sommes donc retournés voir le médecin et nous lui avons fait part de notre choix de poursuivre la grossesse. Mon mari se faisait beaucoup de souci pour ma santé car je souffrais de polyarthrite rhumatoïde et de spondylarthrite ankylosante mais le gynécologue l’a rassuré. Giacinto et moi avons toujours eu la grâce d’être d’accord et unis.

[...] Je me souviens que la chef du service de néonatologie m’a dit, lors de mes dernières visites, que j’étais quelqu’un d’égoïste car j’avais exprimé le souhait de laisser ma famille voir l’enfant. À ses yeux, je n’aurais pas dû faire ce choix car la petite ressemblerait à un monstre. Je lui ai répondu : « Écoutez docteur, tel est mon souhait. Je veux que notre fille puisse être connue des siens, mais ne vous en faites pas. Même si elle naissait avec une apparence aussi hideuse et monstrueuse que ce que vous décrivez, aucun d’entre nous ne la regarderait avec vos yeux. Elle sera regardée avec les yeux de l’amour et toute cette laideur s’effacera. » J’ai également demandé à ce que l’on ne pratique pas d’acharnement thérapeutique sur le bébé dans le but de le maintenir en vie après la naissance.

[...] Martamaria est née le 17 janvier 2014 à 12h30. Elle a pleuré tout de suite, à la stupéfaction générale et je me rappelle la gynécologue explosant de joie et me disant : « Imma, écoute comme elle pleure ! » Le diagnostic me fut malheureusement confirmé, mais ma petite fille était vivante ! Elle était née ! Et le premier miracle fut qu’elle pleurait et respirait par elle-même ! Ses cris ont été un hymne à la vie. Puis je me souviens que l’équipe l’a lavée, a pris les empreintes de sa main et de son pied, a fait des photos puis l’a amenée à son père pour qu’il fasse sa connaissance. Nous sommes restés seuls tous les trois, puis nous avons célébré son baptême dans le rituel complet (ce que j’avais vivement souhaité), dans la pièce qui nous avait été réservée, entourés de l’amour de nos familles et de ses deux marraines, Titti et ma sœur Anna. Ce fut une très belle célébration ! J’ai aussi eu la grande joie de pouvoir mettre ma petite fille au sein, de la garder auprès de moi et de la présenter à mes proches. Cela a été une immense grâce !

Et puis cette incroyable surprise : Martamaria a vécu cinq jours…

Oui, Martamaria a vécu cinq jours, choyée et entourée de l’amour de tous. Je garde précieusement les photos où on la voit pointer son doigt vers ma sœur et moi. Ce n’est pas vrai de dire que ces enfants ne ressentent rien, ne vivent rien. Je me souviens qu’un jour, Assia, l’obstétricienne, est venue me voir dans ma chambre avec un médecin. J’étais là avec mes sœurs, Martamaria était auprès de nous et nous étions en train de rire et de discuter. Quand il est sorti, le médecin lui a dit : « Assia, elles sont en train de rire là-dedans. La petite est en train de mourir et sa mère a le sourire. Elle dégage une telle joie ! » À cet instant, nous célébrions la vie, la grâce d’avoir pu connaître cette petite fille, de l’avoir accueillie, de l’avoir tenue dans nos bras.

À chaque fois qu’on me la retirait, elle s’affaiblissait et se refroidissait, mais quand je la reprenais dans mes bras, ses forces revenaient. Cela s’est passé ainsi jusqu’à sa dernière nuit, mais quand j’ai vu qu’il lui fallait de plus en plus de temps pour retrouver des forces, j’ai compris que son moment était venu et j’ai fait venir mon mari. Franca était avec nous, c’était l’infirmière qui a toujours été à mes côtés. Nous étions seulement tous les trois et finalement j’ai trouvé la force de dire à notre fille que son papa et moi étions prêts, qu’elle pouvait partir car nous étions heureux de l’avoir connue et aimée, que nous remercions Dieu de l’avoir eue avec nous pendant cinq jours. Et à huit heures du matin, Martamaria est née au ciel. Le lendemain elle était encore plus belle. Elle avait le visage d’un ange.

[...] En refusant l’avortement thérapeutique pour Martamaria, j’ai pu l’entourer, avec Giacinto et nos proches, d’amour et d’attention. Nous avons voulu qu’elle se sente accueillie, désirée, aimée et protégée. Elle a reçu le sacrement du baptême ainsi que des funérailles. Nous lui avons donné la dignité d’une personne humaine qui revient à chacun et que l’avortement élimine d’une manière atroce. Je rends grâce au Seigneur pour tout cela, je Le remercie de m’avoir fait faire l’expérience de cette joie parfaite dont m’avait parlé mon amie Titti, je rends grâce pour Son immense consolation et pour l’assurance de la vie éternelle. Ma fille est née, a vécu, est morte et vit désormais au ciel."


Italie : report de l'examen du projet de loi sur le droit du sol

Lu dans Présent :

"Nouveau rebondissement dans le débat très animé et très tendu en Italie autour de la possible introduction du « droit du sol » dans le code de la nationalité. Mardi 12 septembre, le Sénat a en effet supprimé du calendrier du mois de septembre la fameuse proposition baptisée jus soli, donnant droit à la nationalité italienne aux enfants d’étrangers nés en Italie.

Cette reculade, saluée comme une importante victoire par les opposants au texte, au premier desquels on trouve les activistes de la droite sociale du mouvement Casapound, est largement liée à un contexte particulièrement peu favorable à cette mesure. En effet, les incidents et les drames liés à la submersion migratoire se multiplient dans toute la péninsule et l’exaspération d’une part importante de la population ne cesse de croître. « Le timing n’est pas bon… » reconnaît ainsi un promoteur du texte dont l’adoption entraînerait la possible naturalisation immédiate de 600 000 mineurs étrangers. [...]"


Il est encore temps de participer au prochain Pèlerinage Summorum Pontificum à Rome

Le Pèlerinage Summorum Pontificum à Rome du 14 au 17 septembre donnera l’occasion de prier pour le repos de l’âme du cardinal Carlo Caffara, archevêque émérite de Bologne, théologien et qui aurait dû célébrer la messe à Saint-Pierre de Rome samedi 16.

 


Une fillette de quatre ans meurt de paludisme ... en Italie

Le dernier cas autochtone a été diagnostiqué en 1962 en Sicile...

Une petite Italienne âgée de quatre ans est morte à Trente d'un paludisme cérébral, une forme pernicieuse et grave de l'infection à Plasmodium falciparum. La famille n'aurait effectué récemment aucun déplacement dans les pays d'endémie. Elle avait au contraire passé ses vacances en Vénétie. 

Giovanni Rezza, épidémiologiste et médecin chef du département de maladies infectieuses de l'Institut supérieur de la santé, s'étonne :

« Il s'agit d'un cas extrêmement rare et étonnant car cette maladie est transmise par un type de moustique qui ne vit pas en Italie et nous ne savons rien sur le type de transmission du virus dans ce cas précis ».

L'hypothèse des changements climatiques et d'une sorte de mutation des moustiques est déjà envisagée...

Autre explication plus crédible : un moustique aurait été « importé » dans une valise par un passager en provenance d'une zone à risque. Un rapport annuel sur l’épidémiologie des maladies infectieuses, publié le 12 juillet 2017, dresse le bilan de plus de 50 maladies infectieuses recensées en Allemagne en 2016. Ce rapport montre une incidence accrue de la conjonctivite à adénovirus, du botulisme, de la varicelle, du choléra, de la cryptosporidiose, de la dengue, de l’échinococcose, de l’E. Coli entérohémorragique, de la giardiase, de l’infection à Haemophilus influenzae, du Hantavirus, de l’hépatite, de la fièvre hémorragique, du VIH / SIDA, de la lèpre, de la fièvre récurrente à poux, du paludisme, de la rougeole, de la méningococcie, de l’encéphalite méningée, des oreillons, de la paratyphoïde, de la rubéole, de la shigellose, de la syphilis, de la toxoplasmose, de la trichinellose, de la tuberculose, de la tularémie, du typhus et de la coqueluche.


Suicide assisté d'un Italien en Suisse : la justice italienne enquête

Le procureur de Côme, en Italie, a ouvert une enquête sur la mort d’un ingénieur de 62 ans originaire d’Albavilla, dans le nord de l’Italie. Ce dernier, souffrant de dépression, s’est rendu en Suisse pour avoir recours au suicide assisté. D’après le quotidien La Repubblica, le sexagénaire « n’était atteint d’aucune pathologie au stade terminal, ni d’aucun handicap majeur ». Ce dernier a été accompagné par un ami jusqu’à la frontière italienne à Chiasso, puis il s’est rendu seul à Zurich pour se donner la mort.

Au moment du rapatriement du corps du défunt, le certificat de décès mentionnait des « causes non naturelles ». Le suicide assisté étant interdit en Italie, le parquet de la province de Côme a ouvert une enquête et à demander une autopsie.

La justice italienne devrait lancer une commission rogatoire auprès des autorités judiciaires suisses pour préciser les conditions d’accès au suicide assisté. En effet, à  ce jour, l’article 115 du Code Pénal suisse stipule que « quiconque, pour des raisons personnelles, incitant ou aidant quelqu’un à se suicider est puni, si le suicide est tenté ou consommé, par une amende ou une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 5 ans ».  Cette peine ne s’applique pas si « la personne qui veut mourir prend et exprime librement » la décision de se suicider.

Par ailleurs, la justice italienne cherche également à savoir si l’ami ayant accompagné l’ingénieur était au courant des intentions de ce dernier, auquel cas, suivant les lois italiennes, il pourra être inculpé pour « provocation au suicide ».  


Une personne criant Allah Akbar sera abattue

Venise ne se pose pas de questions métaphysiques sur le déséquilibrisme ou la psychiatrie. Un journaliste demandant au maire ce qui se passerait si quelqu'un venait à crier «Allah Akbar» sur la place Saint-Marc, Luigi Brugnaro a répondu du tac au tac : «Il fera quatre pas et nous l'abattrons».

«Parlons clairement : l'angélisme, c'est terminé».

A la guerre comme à la guerre.


Migrants : le message du pape est-il destiné à influencer la politique intérieure italienne ?

Capture d’écran 2017-08-25 à 07.45.52Le Message du Pape pour la 104ème Journée mondiale du Migrant et du Réfugié 2018 a donc été publié le 15 août, pour une journée prévue le 14 janvier prochain. Depuis 2013, ce message traditionnel est en effet publié entre août et septembre. Néanmoins cette année, il est diffusé dans un contexte très particulier.

Il y a d'abord cette série d'attentats, mais ils ont eu lieu après la publication officielle de ce message. A Barcelone, les islamistes venus du Maroc ont frappé le 17 août. Mais ce ne sont pas les premiers (et ce ne sont pas les derniers).

Il y a aussi l'immigration massive en Italie, qui déstabilise le pays et provoque une crise. En juillet dernier, un maire de Sicile avouait ainsi 

«Nous sommes envahis, submergés»

Il y a enfin et surtout le projet de loi en cours de discussion au Parlement italien, sur le droit du sol visant à accorder la nationalité italienne aux enfants nés sur le territoire de parents étrangers. Le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni (Parti démocrate) avait annoncé en juillet le renvoi à l'automne du vote du sénat, la majorité n'étant pas unie sur ce sujet. Membre de la majorité, le parti centriste du ministre des Affaires étrangères Angelino Alfano avait ainsi fait part de ses doutes quant à l'opportunité de voter le texte alors que l'Italie fait face à un afflux d'immigrés.

Le pape n'ignore certainement pas ce contexte politique italien. Se pose donc la question de l'intervention directe du pape, au travers de ce message essentiellement politique (il contient 21 mesures politiques et la 12e concerne le droit du sol), dans la politique intérieure italienne. Question que son entourage redoute visiblement. En effet, dans un article de La Vie au sujet de ce message, on apprend :

"Quand nous avons posé la question à certains théologiens en vue, ils n'ont pas souhaité répondre, certains invoquant le caractère politiquement inflammable du sujet. Les services de communication du Vatican n'ont pas non plus donné suite à nos demandes."

La presse italienne ne s'y est pas trompée. Le journal de gauche La Repubblica s'en réjouit, le quotidien communiste Il Manifesto est devenu papiste et le titre catholique Avvenire affiche le selfie de François avec un jeune migrant, lors d’une visite dans un centre d’accueil. Le quotidien de droite Il Giornale dénonce “Le coup de force du pape-roi”, Il Tempo s'indigne de cette “Énième ingérence angéliste de Bergoglio”, quant à Libero (photo), il titre : “Citoyenneté, soins de santé, retraites. Pour le pape, il faut tout donner aux musulmans.”

Le titre de Libero est-il excessif ? Non, quand on connaît les intentions publiques des terroristes islamistes. Dans son numéro de mercredi dernier, Minute, qui n'évoque pas ce message du pape, a consacré sa Une à la volonté de Daech de s'emparer de Rome. Le magazine de l'Etat islamique s'appelle désormais « Rumiyah », qui veut dire... Rome.

2835_page_01"Pourquoi Rome ? Parce que Rome, comme Carthage, doit être détruite ou sinon conquise ! Le prophète Mahomet aurait en effet dit que les musulmans conquerraient d’abord Contantinople (aujourd’hui Istanbul) puis Rome. Les retranscriptions différant quelque peu et les traductions encore plus, les géopolitologues islamistes contemporains, qui sont aussi des stratèges avisés et sont donc conscients des rapports de force, ont bien compris, surtout après le coup d’Etat manqué, que faire tomber le régime d’Ankara ne serait pas une mince affaire. Rome non plus, certes, mais une déstabilisation de l’Italie – qui a déjà connu cela – décuplerait les forces des troupes pour qui l’éradication de la Chrétienté reste l’objectif suprême, car, comme l’a dit un autre chef vénéré de l’Etat islamique (avant d’être tué, lui aussi) : « Nous ne nous reposerons pas de notre djihad, sauf sous les oliviers de Rome. »

Capture d’écran 2017-08-25 à 08.10.12Cette phrase de l’Egyptien Abu Hamza al-Muhajer, qui fut premier ministre de l’Etat islamique après avoir été le chef d’Al Qaida en Irak, figure donc en exergue de chacun des numéros de « Rumiyah », qui paraît au rythme mensuel avec une régularité de métronome que les opérations militaires ne semblent pas affecter. [...] La conquête de Rome et la destruction de la papauté – et, partant, de la civilisation européenne – est bien la constante de l’Etat islamique, qui en avait fait la une du numéro 4 de « Dabiq » à l’automne 2014. Un montage-photo représentait le drapeau de l’Etat islamique flottant sur l’obélisque de la place Saint-Pierre.

Dans le dossier d’une douzaine de pages consacré à la nécessité de conquérir Rome, on trouvait des déclarations comme celle-ci, due à Abou Mohammed el-Adnani, alors porte-parole de l’organisation terroriste, lui aussi mort depuis : « Nous allons conquérir votre Rome, briser vos croix et asservir vos femmes », précision étant apportée que cela se déroulerait... « par la permission d’Allah ». El-Adnani ajoutait à destination de nous autres, chiens de mécréants : « Si nous n’y arrivons pas, nos enfants et nos petits-enfants y parviendront, et ils vendront vos descendants comme esclaves au marché aux esclaves. » Chacun est libre de choisir le sort qu’il a envie de donner à ses enfants. [...]".


Submergé par les immigrés, le Tyrol autrichien déploie des soldats à la frontière italienne

Les autorités du Land autrichien du Tyrol ont annoncé le 16 août avoir appelé 70 soldats en renfort sur le col du Brenner, à la frontière avec l'Italie, où plusieurs milliers d'immigrés affluent chaque mois. Le chef de la police du Tyrol, Helmut Tomac, explique :

«A l'heure actuelle, environ 700 à 1 000 migrants sont interceptés chaque mois dans le Tyrol. Il s'agit non seulement de lutter contre l'immigration illégale, mais aussi de sauver des vies».


Un maire de Sicile : «Nous sommes envahis, submergés»

Dans les montagnes des Nébrodes, au nord de la Sicile, la crise migratoire inquiète la population et ses édiles. «Nous sommes envahis, submergés», s’est écrié Vincenzo Lionetto Civa, maire de Castell’Umberto, petite ville de 3 200 habitants, à la tête d’une fronde de 45 édiles siciliens. C’est l’affectation d’un hôtel vacant de la localité à l’hébergement de migrants qui a mis le feu aux poudres. Ce 17 juillet, le maire s’est opposé à l’installation d’un groupe électrogène pour alimenter les migrants en électricité, mettant en avant des problèmes de sécurité.


Droit du sol : en plein doute, la gauche reporte le projet de loi

Unknown-11Le chef du gouvernement italien Paolo Gentiloni (Parti démocrate) a annoncé le renvoi à l'automne du vote au sénat sur le droit du sol visant à accorder la nationalité italienne aux enfants nés sur le territoire de parents étrangers.

"Considérant les échéances urgentes qu'on ne peut reporter à l'agenda du sénat et des difficultés survenues dans certaines franges de la majorité, je considère que les conditions ne sont pas réunies pour approuver le projet de loi avant la pause estivale".

Déjà adopté par les députés, le projet de loi était débattu depuis un mois au sénat où il a suscité des débats houleux entre la gauche, qui le défend, et la droite qui y est farouchement opposée.

Membre de la majorité, le parti centriste du ministre des Affaires étrangères Angelino Alfano a fait part de ses doutes quant à l'opportunité de voter le texte alors que l'Italie fait face à un afflux d'immigrés.

La Ligue du Nord qualifie ce projet "d'erreur culturelle".


Chantage aux vaccins en Italie

Le Premier Ministre français a annoncé mardi 4 juillet, que 11 vaccins seraient rendus obligatoires en France.

Il se trouve que la même annonce a été faite en Italie il y a quelques jours, pour 12 vaccins.

En Italie, les parents peuvent refuser ces vaccins, le chantage fait par le gouvernement est que pour les parents qui refuseront ces vaccins, leurs enfants ne pourront pas aller à l'école.


Le droit du sol arrive en Italie

Lu sur Boulevard Voltaire :

"Après avoir été votée par les députés, l’introduction du « droit du sol » dans la législation italienne est actuellement débattue au Sénat, alors que l’Italie subit une vague migratoire sans précédent depuis déjà plusieurs années, le chaos libyen ayant entraîné une transhumance massive d’individus subsahariens vers l’autre rive de la Méditerranée, via notamment Lampedusa. Chauffés à blanc, les élus de la Ligue du Nord ont déployé des banderoles « Stop à l’invasion » au Sénat, renforcés par une opinion publique semblant ne pas vouloir de cette réforme du Code de la nationalité.


Bagarre au sénat italien

Deux camps se sont formés : la droite s’oppose à la réforme, la gauche y est favorable et le Mouvement 5 étoiles prévoit de s’abstenir, ce qui équivaudrait presque à un rejet, eu égard aux équilibres électoraux que connaît la chambre basse transalpine. Depuis le 25 juin dernier, date du second tour des élections municipales partielles, la droite italienne semble ragaillardie. L’alliance entre Forza Italia et la Ligue du Nord, prometteuse sur le papier, se sera révélée concluante, permettant à la droite de remporter la victoire dans treize chefs-lieux, sur fond de lutte contre l’accueil des « migrants » qui est devenue le cheval de bataille du gouvernement de gauche au pouvoir.

Gênes, ville de gauche par excellence, a ainsi basculé, de même que Livourne, ancien bastion communiste.

C’est dans ce contexte politique tendu que Matteo Renzi essaye d’introduire le principe du « droit du sol », clairement étranger à l’habitus italien. Il faut dire que l’Italie est d’abord un pays d’émigrés – vers les États-Unis, la France, le Canada, l’Australie ou l’Allemagne – avant d’être un pays d’immigration. Déjà divisée en régions parfois antagonistes, au moins fort différentes, du Nord industriel au Sud plus anarchique, l’Italie n’a pas une tradition d’accueil, y compris d’étrangers proches. Le multiculturalisme récent, qu’on peut observer à Rome où des cohortes de « migrants » vivent d’expédients tels que la vente de contrefaçons ou la prostitution, ne va pas sans son lot de tensions.

Pour le Corriere della Sera, journal d’une droite modérée, voire centriste, les Italiens étaient de « braves gens, exempts de racisme, tant que les seuls étrangers étaient les touristes. Puis sont arrivées les migrations des vingt dernières années. Les dégâts de la crise économique et le terrorisme islamique en de si nombreux endroits d’Europe ont fait le reste. » D’autres journaux, comme Il Giornale, vont plus loin, dénonçant l’émergence d’une « Italafrique » et ces immigrés qui ne reconnaîtraient pas les « valeurs de liberté, d’égalité, et l’ensemble des droits inscrits dans la Constitution et enracinés dans la culture occidentale ».

La gauche, pour justifier son projet, qui entraînerait la naturalisation automatique d’au moins 800.000 étrangers, quand l’Italie est déjà le pays à accorder le plus facilement sa nationalité en Europe, sans ius soli, joue la petite musique de chambre de l’humanisme, de l’ouverture, et réduit la portée de la loi à une simple régularisation de situations tangentes… Pourtant, après le scandale des ONG mafieuses complices des passeurs, une telle loi donnerait un signal dramatique aux candidats au départ, encouragés à vite s’installer en Italie. Une situation problématique pour la France, l’espace Schengen leur donnant automatiquement la possibilité de circuler librement…"


Un poids, deux mesures

Capture d’écran 2017-06-28 à 19.18.09Pour la presse la pédophilie est le "privilège" de l'Église catholique. Quand apparaissent des cas plurirécidivistes dans des milieux sportifs...un bref article dans un journal, pas de nom des criminels, pas de photos, pas de reportages TV, pas d'enquêtes policières complémentaires et pas de collectifs de survivants demandant des réparations financières à l'intéressé, au club sportif ou au ministère des sports...

Un article de la presse italienne nous apprend que le harcèlement et la pédophilie sont communs dans le milieu sportif, mais le sujet est tabou. Une énième affaire secoue le football du Piémont. Le directeur sportif d'une équipe de jeunes est désormais en résidence surveillée, accusé d'avoir abusé durant trois ans d'au moins une centaine d'enfants. En outre du Piémont, il est ressorti une autre affaire similaire, qui avait déjà conduit à arrêter deux entraîneurs de football. 


L'union des droites a fonctionné en Italie

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

"L’alliance de la droite (Forza Italia de Berlusconi et Ligue du Nord) a remporté 20 des 22 villes où il y avait dimanche des municipales.

Le résultat le plus spectaculaire est celui de Gênes, bastion de la gauche, tombé à droite."

Puisse cela faire réfléchir nos droites françaises  (ou ce qu'il en reste).


Rome marchait pour la vie samedi

Rome17ddn-750x420De la piazza de la Repubblica, le cortège a traversé le centre de la ville éternelle pour arriver à la piazza della Madona de Loreto. Des dizaines des milliers de marcheurs étaient présents ce samedi 20 mai, parmi lesquels des mouvements pro-Vie représentant plus de 20 pays étrangers: Allemagne, Angleterre Irlande Espagne, Pologne, Lituanie, Portugal, Etats Unis, Argentine, Pérou, Etats-Unis, Nouvelle Zélande, Brésil, Inde et bien sûr la France représentée par le vaillant Dr Dor de Sos tout Petit, Choisir la Vie et Droit de Naître.

Se sont également joints aux marcheurs de nombreux ecclésiastiques et religieuses ainsi que des élus. Des témoignages de femmes italiennes victimes de l’avortement et un homme qui failli être euthanasié. Parmi les interventions des délégations étrangères celle du Professeur belge Stéphane Mercier, chargé de cours à l’UCL, suspendu par son université pour avoir rappelé que l’avortement est un meurtreGianna Jessen, une jeune américaine rescapée de l’avortement, a été particulièrement remarquée. Gianna a exhorté les chrétiens à placer Dieu au centre de leur combat pour la Vie.

La Présidente de la Marche et organisatrice Virginia Nunziante a conclu :

«nous sommes pour la vie dès la conception jusqu’à la fin naturelle de (…) Nous cherchons à résoudre le problème de l’avortement lié à l’adoption de la loi 194 qui a tué en Italie plus de 273 enfants par jour et en Europe plus de 7800 avortements par jour … L’une des voyantes de Fatima, Sœur Lucie, dans une lettre adressée dans les années 80 au cardinale Caffara a écrit « que la bataille finale entre Dieu et le diable, aura lieu sur le thème de la vie et de la famille ». Nous voulons relever ce défi en sachant que, avec l’aide de Dieu La vie va toujours gagner contre la mort.

Avant cette marche  été organisée le Rome Life Forum, jeudi et vendredi au pied du Vatican. Jeanne Smits en dresse le compte-rendu :

"[...] Le cardinal Caffarra a authentifié de vive voix, et en rattachant à cette confirmation de l'ensemble de sa conférence, les paroles de sœur Lucie sur la bataille finale de Satan contre l'Eglise, portant sur la famille et le mariage. Ce témoignage, il l’avait donné il y a plusieurs années lors d’un entretien avec une revue de propagation de la spiritualité du saint Padre Pio, mais c'est à ma connaissance la première fois qu’il en a tiré une méditation et qu’il a exprimé en direct le message de l’aînée des voyantes de Fatima.

 Le cardinal Burke, quant à lui, a demandé que le pape, en union avec tous les évêques du monde, consacre la Russie au Cœur immaculé de Marie, en la nommant expressément.

Il faut d'abord noter que les deux cardinaux ont honoré de leur présence une réunion – et pour le cardinal Burke, ce n’était pas la première fois – dont la première édition en 2014 est née  du constat de la terrible confusion et de la manipulation qui ont entouré les deux synodes sur la famille. Voice of the Family, le collectif qui chapeaute l’ensemble, rassemble des organisations  et des médias comme LifeSiteNews, SPUC –  la première organisation antiavortement au monde,  née au Royaume-Uni au cours des années 1960 – Human Life International  et bien d’autres. Aucun d’eux ne fait mystère de son souci face au texte d’Amoris laetitia,  des interprétations qui en sont données en certains endroits et des prises de position objectivement hérétiques qui se multiplient dans son sillage.

Etait également présent Mgr Athanasius Schneider, évêque  auxiliaire d’Astana au Kazakhstan,  qui a témoigné devant les assistants de son émotion d’avoir pu assister le 13 mai dernier, en la cathédrale Notre-Dame de Fatima d’Astana, à la consécration explicite de la Russie au Cœur immaculé de Marie par tous les évêques catholiques de la région, y compris de Russie elle-même.

Le cardinal Burke,  après avoir exposé l’ensemble du message de Fatima et médité sur les demandes de la Vierge, a appelé les fidèles catholiques à travailler à la « consécration de la Russie au Cœur immaculé de Marie ». [...]"


L'ONU hostile à l'objection de conscience des médecins sur l'avortement

L’Italie fait l’objet d’un rapport négatif de la part du Comité des droits de l’homme de l’ONU chargé d’évaluer régulièrement chez les pays membres des Nations unies le degré de leur respect à l’égard de la Déclaration internationale des droits de l’homme. Elle est accusée de ne pas assurer convenablement l’accès à l’avortement en raison du « grand nombre de médecins » objecteurs de conscience.

Le rapport 2017 s’exprime comme si l’accès à l’avortement était un « droit », dès l’instant où il est légal. Dans son chapitre intitulé « interruption volontaire de grossesse », le rapport 2017 se dit inquiet des « difficultés » qui lui ont été signalées

« par rapport à l’accès à l’avortement légal en raison du grand nombre de médecins qui refusent de pratiquer des avortements pour des raisons de conscience, et de la manière de leur répartition dans le pays ».

L’agence onusienne s’aligne sur les revendications du Planning familial puisque le réseau européen de la Fédération internationale du Planning (IPPF EN) a ouvert les hostilités en 2012 en soumettant une plainte contre l’Italie au Comité européen des droits sociaux, invoquant là encore la difficulté d’accéder à l’avortement en raison du nombre élevé d’objecteurs de conscience, ce qui constituait selon lui une « violation du droit à la santé ». Le rapport enjoint donc à l’Italie de prendre des mesures pour que les femmes puissent accéder librement et effectivement à l’avortement. 

Allant encore plus loin dans la promotion de la culture de mort, le comité de l’ONU regrette que l’Italie ait légalisé l’union civile sans prévoir un droit à l’adoption pour les homosexuels, et dénonce

« son refus persistant de permettre aux couples homosexuels d’accéder à la fécondation in vitro ».


Avortement : l'objection de conscience des médecins menacée ?

Images-2Une Italienne s’est vu refuser un avortement volontaire par vingt-trois hôpitaux différents en Italie. En Italie pas moins de 70 % des médecins se réclament de l'objection de conscience. Ce fait divers est l’occasion, pour les médias pro-avortement, d'exiger la reconnaissance de cet acte comme un droit fondamental et de supprimer par conséquent toute objection de conscience.

Parmi les raisons invoquées par les hôpitaux, le manque de place pour pratiquer cet avortement dans le délai de douze semaines prévu par la loi, ou pas assez de médecins prêts à pratiquer ce genre d’intervention. 

C’est en ayant recours à un syndicat italien, le CGIL, que la femme a obtenu gain de cause, parvenant à imposer l’opération à un hôpital qui le lui avait refusé auparavant.


Vu d'Italie : "Le modèle français des banlieues est un échec"

Unknown-3Après Donald Trump qui déclare que Paris n'est plus Paris, le maire de gauche de Florence, Dario Nardella, a réclamé des mesures pour limiter la proportion d'étrangers dans les cités HLM d'Italie:

"Les critères d'attribution des logements sociaux doivent être revus parce que dans certains quartiers périphériques, on risque de créer des ghettos avec un tiers d'Italiens et un tiers d'étrangers hors Union européenne". "Le modèle français des banlieues est un échec".


Erection canonique des bénédictins de l’Immaculée

Du frère Jehan de Belleville :

Unknown-21"Nous avons la joie de vous annoncer la prochaine érection canonique de la communauté, à laquelle procédera notre nouvel évêque Mgr Guglielmo Borghetti le 21 mars prochain en la fête de saint Benoît.

Le 19 janvier 2015 nous en avions fait la demande auprès de Mgr Mario Oliveri dans les termes suivants qui résument la situation de la communauté depuis sa fondation:

«  Excellence et cher Monseigneur,

Par votre lettre du 6 février 2008, vous m’avez paternellement accueilli dans votre diocèse d’Albenga-Imperia pour y fonder le monastère sainte Catherine de Sienne où se vivraient les traditions monastiques transmises par nos fondateurs et les traditions liturgiques en conformité avec le motu proprio Summorum Pontificum du regretté pape Benoît XVI.

Le 21 mars 2012 vous nous avez fait la grâce et la joie d’ériger le monastère en Association Publique cléricale de fidèles ad experimentum pour trois ans.

Depuis donc sept années, malgré de nombreux essais de vocations qui n’ont pas toujours abouti, la communauté demeure actuellement stable avec 3 membres, nombre minimum requis par le droit pour former un ensemble de personnes (can. 115§ 2).

Depuis sept années à Villatalla l’office divin et la messe quotidienne chantée ne se sont jamais interrompus et la louange divine continue d’être célébrée fidèlement sept fois le jour et une fois la nuit, dans le chant grégorien, chant propre de l’Eglise Catholique, depuis les matines à 3h.30 jusqu’aux Complies à 20h.

L’ad experimentum de l’Association parvenant à son terme ce 21 mars 2015, frère Antoine, frère Marie et moi-même venons humblement requérir auprès de votre Excellence la grâce de voir notre communauté érigée en institut de vie consacrée de droit diocésain. Cette grâce donnera à notre communauté une reconnaissance ecclésiale plus forte et plus stable et protégera son charisme d’éventuelles contestations, particulièrement à craindre en cette période de troubles et d’incertitudes pour l’Église. Je pense aussi que cette reconnaissance attirera davantage de vocations ayant besoin d’être rassurées sur la fiabilité de notre communauté.

Veuille, votre Excellence, agréer l’expression de nos sentiments très respectueux et filiaux in Maria. »

L’approbation des Constitutions par le Saint-Siège est une condition de validité pour l’érection d’un institut diocésain. Signée le 25 mars 2015, elle est arrivée trop tard à Mgr Oliveri car ce même jour, à la demande du Pape François, il renonçait à la juridiction attachée à sa charge d’évêque diocésain. Mgr Borghetti a dû prendre du temps pour faire connaissance avec son nouveau diocèse et nous faire une première visite le 12 mars 2016. À plusieurs reprises et publiquement Il a déclaré que n’ayant pas de sensibilité traditionnelle il respectait cependant pleinement le motu proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI. Il a tenu parole: plusieurs messes sont actuellement célébrées selon le rite traditionnel dans le diocèse à la demande de groupes de fidèles et lui-même viendra donc nous ériger et recevoir nos vœux monastiques ce 21 mars prochain.[...]"


Les avorteurs se font rares

En Italie :

"La décision d'un hôpital romain de recruter deux obstétriciens pour réaliser des interruptions volontaires de grossesse (IVG) a ravivé une polémique en Italie sur la possibilité de faire jouer la clause de conscience pour ce type d'opérations. 70% des médecins refusent cette pratique en faisant jouer leur clause de conscience, l'Italie étant un pays à forte tradition catholique.

Les deux praticiens, qui doivent prendre leurs fonctions dans les prochains jours à l'hôpital public San Camillo de Rome, ont été recrutés à la suite d'un appel à candidatures. Ce dernier prévoit notamment qu'il puissent répondre aux besoins de l'établissement en matière d'IVG, conformément à une loi communément appelée en Italie "la loi 194".

Ce critère de sélection excluait de fait tout candidat objecteur de conscience, a réagi la conférence des évêques italiens (CEI) en rappelant qu'un article de la loi autorise aussi les médecins à refuser de pratiquer des avortements pour des raisons religieuses ou personnelles. Le gouvernement s'est joint aux critiques par la voix de la ministre de la Santé, Beatrice Lorenzin, qui a souligné que la loi "ne prévoyait pas ce type de sélection".

Le cas du Latium est observé avec intérêt par plusieurs régions italiennes où les gynécologues-obstétriciens non objecteurs de conscience font cruellement défaut, notamment dans le sud du pays très conservateur. Dans le Molise par exemple, ils sont plus de 90% à refuser de pratiquer les avortements."

Ce cas de discrimination à l'embauche est intéressant et mériterait d'être poursuivi en justice.


Une association de lutte contre la discrimination sexuelle organiserait des rencontres tarifées

Francesco Spano, directeur de l'UNAR, le Bureau national anti-discrimination raciale rattaché à la présidence du gouvernement italien, est soupçonné d'avoir voulu financer un club de rencontres gay payantes. Il a toutefois nié, dans un communiqué, toute malversation.

Selon les auteurs d'une émission télévisée, parmi les nombreuses associations recevant des financements de l'UNAR, comme la Croix-Rouge italienne ou l'Unicef, il y a également l'ANDDOS, une association combattant la discrimination sur une base sexuelle. Or, selon le reportage télévisé, l'ANDDOS organisait en réalité des rencontres homosexuelles payantes dans un club privé où, selon un client cité par le Corriere della Sera, "on organisait trois fois par an des rencontres sur la prévention du Sida" pour justifier l'appellation d'association socio-culturelle qui permet l'exemption des impôts.

Le versement des quelque 55.000 euros que devait recevoir l'ANDDOS, sur un budget annuel de l'UNAR d'environ 1 million d'euros, a été immédiatement stoppé par le secrétaire d'Etat compétent, même si l'émission télévisée avait affirmé le contraire.

Et moi qui croyais qu'ils étaient des modèles de vertu…


Italie : le spécialiste de la FIV condamné à 3 ans de prison pour extorsion

Severino Antinori, le gynécologue italien spécialisé dans les techniques de fécondation artificielle vient d’être condamné à trois ans et demi de réclusion pour extorsion.

Ce praticien a exigé un dessous-de-table à un couple dans le cadre d’une fécondation artificielle. Dans un premier temps, le gynécologue avait réclamé une première enveloppe de 30 000 euros pour organiser le voyage du couple en Espagne. 


Suicide démographique en Italie

Lu dans Les Echos :

"Pour la première fois les naissances sont tombées en 2015 sous le seuil psychologique des 500.000, à peine 400.000 si les deux parents sont italiens. Le taux de fécondité est l'un des plus bas du monde avec 1,37 enfant par femme. Ce n'est pas le record de 1,19 atteint en 1995, mais le même chiffre qu'en 1986. Pour la première fois depuis 1919, la population de la péninsule a diminué l'année dernière. Selon les prévisions de l'ISTAT, pas plus de 495.000 nouveaux nés verront le jour dans la péninsule en 2016. 8 naissances pour mille habitants, contre 10 naissances pour mille dans l'Union Européenne. Une chute de la natalité qui fait écho à une hausse de 10% de la mortalité en 2015 par rapport à 2014. 

Une véritable démographie de temps de guerre pour le pays le plus âgé du monde après le Japon. Et alors même que les jeunes diplômés italiens quittent toujours davantage le pays. Elle produit en effet des classes creuses et les femmes en âge de procréer sont aujourd'hui beaucoup moins nombreuses qu'il y a vingt, trente, ou quarante ans. Environ 25% des Italiennes n'ont pas d'enfant, tandis que 25% n'en ont qu'un seul. Une spirale de la dénatalité dont l'Italie aura bien du mal à s'extraire. D'autant plus que les immigrés sur lesquels elle comptait sont de plus en plus nombreux à partir et font eux aussi de moins en moins d'enfants. Certains évoquent d'ailleurs un « suicide démographique », puisque 2% des femmes et 4% des hommes âgés entre 18 et 40 ans déclarent ne pas vouloir fonder une famille."


Le miracle de saint Janvier n'a pas eu lieu

Yves Daoudal constate :

Sans-titre-1-9-800x450"Le 16 décembre est l’une des trois dates où se liquéfie le sang de saint Janvier. Mais ce 16 décembre le sang ne s’est pas liquéfié. C’est la première fois depuis le 19 septembre 1980.

En 1980, deux mois après, il y eut le tremblement de terre de l’Irpinia, la chaîne de montagnes du sud de l’Italie : 2.700 morts, 8.800 blessés, 300.000 sans abris.

Le sang de saint Janvier ne s’était pas liquéfié en 1939, 1940, 1943. NI en mai 1973, avant l’épidémie de choléra qui frappa la ville."


Délit d'entrave : les principes démocratiques sont réduits à la pensée unique d'un Etat totalitaire

Le député italien Gian Luigi Gigli s’interroge dans une tribune sur les conséquences de la proposition de loi sur le délit d’entrave à l'avortement. Selon le député, la transposition de cette proposition de loi au paysage italien « aide à comprendre la portée de cette loi liberticide qui met en cause les fondements mêmes de l'État libéral, et en particulier la liberté d’expression ». Il explique :

« Si une loi semblable passait en Italie, nous devrions fermer ‘SOS Vie’, la structure ouverte 24 sur 24, 365 jours par an, qui écoute les femmes en difficulté à travers un numéro vert et sur Internet ». Mais surtout, ajoute-t-il, « les 12 000 bébés nés grâce aux options proposées par le ‘Mouvement pour la Vie‘ ne seraient jamais nés ». Par ailleurs, « nous devrions aussi fermer les 350 autres ‘Centres d’Aide à la Vie’ qui travaillent sur le territoire national, puisque les encouragements incitant à garder le bébé pourraient être qualifiés de pression psychologique et morale ».

Le député italien constate ainsi qu’en France, « la voix de quiconque » ayant « une vision différente de celle de l’Etat » est « réduite au silence », ainsi que « celle de quiconque proposerait une alternative à l’avortement aux femmes enceintes en difficulté ». Il assure que cette proposition de loi crée « un précédent dangereux, et pour la liberté d’internet, et pour la liberté de conscience » :

« Il est clair que les principes démocratiques sont réduits à la pensée unique d'un Etat totalitaire ».

Enfin, Gian Luigi Gigli dénonce :

« En plus de la liberté démocratique, la liberté même des femmes qui comptent avorter est humiliée, puisque l’accès aux informations est la base d’un choix pleinement libre et éclairé. En effet, en vertu de la nouvelle proposition de loi, on souhaite interdire aux femmes désirant s’informer sur l’Ivg l'accès à toute information autre que celle compatible avec le relativisme moral de l'Etat laïque, imitant ainsi la désinformation de l’époque soviétique » « Si nous ne voulons pas que, tôt ou tard, cette graine prenne racine en Italie, il est temps que la protestation de ceux qui aiment la liberté se lève ».


Victoire du non au référendum italien

Unknown-79Les Italiens se sont massivement prononcés dimanche contre le projet de réforme constitutionnelle proposé par le président du Conseil Matteo Renzi, qui a aussitôt annoncé sa démission.

Le oui a obtenu 40,7 % contre 59,3 % en faveur du Non qui l'emporte dans presque toutes les régions. La consultation a suscité une grande mobilisation : la participation a atteint 68,27%, un taux bien plus large que prévu. 

Le leader de la Ligue du Nord Matteo Salvini a parlé de «grande victoire de la démocratie» et de «résultat ne souffrant aucune équivoque». Les leaders du Mouvement Cinq Étoiles (M5S, populiste) ont tenu à la Chambre des Députés une conférence de presse pour dire que le Parlement devait voter une nouvelle loi électorale «aussi vite que possible» pour pouvoir provoquer des élections anticipées dès le mois d'avril 2017.

Les électeurs doivent répondre par oui ou par non à la question suivante :

« Approuvez-vous le texte de la loi constitutionnelle relative aux dispositions pour la fin du bicaméralisme paritaire, la réduction du nombre des parlementaires, la maîtrise du coût de fonctionnement des institutions, la suppression du CNEL et la révision du titre V de la 2e partie de la constitution, comme approuvé par le Parlement et publié au Journal officielno 88 du 15 avril 2016 ? ».

Cette réforme prévoyait la suppression du Conseil national de l'économie et du travail (CNEL), changeait le mode d'élection du président de la République et des juges de la Cour constitutionnelle. Le nombre de sénateurs diminuait de 315 à 100 membres. Ces derniers seraient élus non plus par la population directement, mais par les Conseillers régionaux et les maires. Enfin, ce nouveau Sénat aurait beaucoup perdu en pouvoir, mettant fin au bicaméralisme paritaire et servirait essentiellement à la représentation des institutions territoriales. La nouvelle loi électorale offrait également une forte prime majoritaire.

Les partisans du non dénoncaient un risque de concentration des pouvoirs entre les mains du chef du gouvernement et une remise en question de l'équilibre des pouvoirs mis en place en 1948. 


Italie : une petite ville à l'heure du grand remplacement

Unknown-45Le quotidien britannique, le Daily Telegraph, prend l’exemple d’une petite ville de l’Italie du Sud, Acquaformosa en Calabre, qui se vidait lentement et qui aujourd’hui « revit » -grâce à l’arrivée des immigrés : on a bien à faire à une immigration de peuplement, l’Italie en apporte la preuve. La petite ville de montagne ne compte guère plus de 1000 habitants. Les jeunes sont partis ailleurs, pour trouver du travail. « Les vieux meurent un par un »… Dans cette Italie qui n’a pas de politique familiale, ni par le biais des allocations, ni par l’allègement fiscal, leurs familles ne sont pas nombreuses.

Capture d’écran 2016-11-17 à 07.14.03Acquaformosa fait partie des bourgades mourantes qui ont décidé d’adhérer à un plan gouvernemental qui vise à établir les migrants au sein de communautés sous-peuplées, les paese d’accoglienza ou « pays d’accueil ». En l’espace de quelques années, 350 migrants sont arrivés sur place, et la plupart d’entre eux s’y sont établis, formant un ensemble disparate et bigarré. Syriens, Somaliens, pauvres de l’Afrique occidentale, Pakistanais et Soudanais s’y côtoient. Le journaliste ne prend pas la peine de souligner un fréquent dénominateur commun : l’islam, dont tout donne lieu à penser qu’il est largement partagé par cette population aux origines diverses mais bien identifiées.

Si les Italiens n’ont pas trouvé de travail à Acquaformosa au point de devoir quitter leur « pays » d’origine, les immigrés y ont intégré un système d’économie circulaire basée sur les besoins des réfugiés, alimentée par les deniers publics. On fait pour ces immigrés, et pour pourvoir à leurs besoins, ce qui n’a jamais été fait pour les Italiens de souche d’Acquaformosa, contraints d’aller chercher fortune ailleurs. On a laissé les villages historiques se vider, et aujourd’hui les Italiens supportent la charge de leur repeuplement par des étrangers.


Rome : provocation musulmane au Colisée

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Plusieurs centaines de musulmans ont organisé vendredi une grande prière devant le Colisée à Rome, pour protester contre la fermeture récente de cinq mosquées dans la capitale italienne pour des irrégularités administratives.

A l'écart des hommes qui scandaient "Allah Akbar", des femmes et des enfants ont prié dans un espace délimité entre plusieurs arbres par une grande toile bleue. 

C'est au Colisée qu'ont été martyrisés les premiers chrétiens.


Campagne pour la natalité en Italie

En Italie, le ministère de la Santé, conscient du suicide italien, a lancé "Fertility Day", une campagne destinée à augmenter le taux de fécondité :

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Traduction des slogans :

  • "La beauté n’a pas d’âge. La fécondité, si".
  • "La fertilité est un bien commun"
  • "Jeunes parents. La meilleure façon d’être créatifs"
  • "La constitution protège la procréation consciente et responsable"

L’Italie, qui plafonne à 1,37 enfant par femmes a besoin d'enfants si le pays souhaite renouveler sa population.

Evidemment, cette campagne a provoqué l'ire des féministes, qui s’insurgent contre une vision réductrice de la femme. Pour ces gens, il faudrait fabriquer les bébés uniquement dans des éprouvettes...


Un tremblement de terre extérieur n'est-il pas le reflet d'un tremblement de terre intérieur ?

Extrait de l'homélie de l'abbé Lelièvre, hier, à propos du tremblement de terre en Italie :

Tremblement-de-terre-italie-drones-degats"[...] Ce tremblement de terre est-il l’œuvre du démon qui passe son temps à nous faire croire qu’il n’existe pas et envahit toujours davantage nos vies, la pourrissant du dedans ? Dois-je exorciser mon diocèse ? Ce tremblement de terre, est-ce la nature qui ne pardonne pas tout ce que nous lui faisons subir au profit de l’argent ? Ce tremblement de terre, est-ce la colère de Dieu ? Est-ce une punition de Dieu ? Et alors, pourquoi sur des innocents ?

"Dieu, toi qui es notre Père, où étais-tu cette nuit-là ? Que faisais-tu ? Pourquoi ton silence ? Ton absence ? Pourquoi laisser faire la nature que tu as toi-même créée bonne ? Pourquoi ne pas intervenir ? Pourquoi permets-tu cela ? Pourquoi ? Pour quoi ? Que faire maintenant?" Questions posées par Mgr d'Ercole lors de son homélie de la Messe d'enterrement samedi 27 août.

"Toi Evêque, ne nous réponds pas avec tes réponses de curés, toutes faites, l'habituel "Dieu est amour."

Chers amis, soyons vrais un instant. Permettez-moi de me mettre du côté de Dieu. Quel regard pose Dieu sur nous, à travers cette épreuve ? A travers nos épreuves. Permettons à Dieu notre Père, en cet instant, de frapper à la porte de notre âme, de notre conscience. Et toi, homme, où es-tu ? Toi que j'ai créé à mon image et ma ressemblance, où es-tu ? Toi que j'ai créé par amour et appelé à partager ma vie, mon intimité, dès cette terre, avant de la vivre pleinement ans le Ciel, où es-tu ? Toi que j’ai sauvé du péché, où es-tu ? Toi homme, femme, créés à mon image et ressemblance, où es-tu ? Te laisses-tu approche par mon Amour ? Acceptes-tu que le Salut offert gratuitement par mon Fils sur la Croix puisse venir te rejoindre dans ta vie et le laisser jaillir au cours de ton existence ? Homme, où es-tu ? Qu'as-tu fais-tu don de mon Amour ? Qu'as-tu fait du don de la vie ? Qu'as-tu fait de la Création ? Qu'en as-tu fait ?

20120520_seisme_italieUn tremblement de terre extérieur n'est-il pas le reflet d'un tremblement de terre intérieur ? La mort extérieure n'est-elle pas le reflet de la mort de l'âme ? Les gravats extérieurs ne sont-ils pas le reflet des gravats présents dans ton âme, par ta course à convoiter sans trêve l’éphémère ? La poussière extérieure qui va jusqu'à asphyxier tes poumons, n'est-elle pas le reflet de la poussière intérieure du relativisme, du nihilisme, du positivisme qui asphyxie petit à petit ton intelligence jusqu'à la mener au refus de Dieu, de la Vérité ... et à agir contre Dieu et contre l'homme ; pour finir par se retourner contre toi-même ?  Les gravats, la poussière extérieure, n’est-ce pas le reflet de l’apostasie silencieuse ou publique de la foi ? La désolation extérieure n’est-elle pas le reflet de la désolation intérieure de l’âme fatiguée, épuisée par les mirages ambiants pensant se passer de Dieu au quotidien ? Le vide extérieur, les ruines extérieures ne sont-elles pas le reflet de ta vie construite sans moi, trop souvent sans moi ; ou même contre moi ? N'est-ce pas le reflet d’une société construite contre son Créateur, contre la grammaire commune à tous les hommes inscrite dans la conscience de chaque personne humaine depuis le matin du monde ?

Un tremblement de terre extérieur avec ses innombrables destructions, gravats, poussière, n'est-il pas le cri des entrailles de la terre face aux entrailles de tant de femmes, de tant de mères devenues des tombeaux par l'avortement au lieu d’être des berceaux de la vie ? … "La voix du sang de ton frère crie de la terre vers moi" (Gn 4,10-11) Ces Rachel d'aujourd'hui, qui pleurent leurs enfants parce qu'ils ne sont plus (Jér 3,15)... et qui trouvent encore trop peu d'écoute, de consolation ! Face à la lâcheté de tant d’hommes qui fuient leur responsabilité ? Face au silence de trop de serviteurs de l’Evangile à ne pas annoncer l’Evangile de la Vie et de la Famille comme Dieu nous l’a appris et donné ?

"Dieu, pourquoi ton silence ? Pourquoi ton absence ? Pourquoi nous as-tu abandonnés ?"

Jésus : permets-moi de te prendre sur mes épaules, comme j'ai pris tant de brebis égarées, perdues, révoltées, dans le doute ou l'angoisse. Permets-moi de te prendre sur mes épaules.  Écoute ma voix  : "N'es-tu pas bien avec moi ? N'étais-tu pas bien avec moi ? "  A travers ta peine, ton extrême douleur, ta fatigue intérieure, ta lassitude intérieure : viens, je veux parler à ton cœur. Viens, je veux te donner mon Pardon. Je connais tes blessures, tes refus, ton orgueil. Viens, mets-toi à genoux un instant. Un tout petit instant... Permets-moi de faire jaillir la vie là où la mort a frappé.

Chers amis, les sismologues peuvent-ils tout prévoir ? La Science peut-elle tout nous expliquer ? La raison peut-elle nous expliquer pourquoi cette colère grandissante de la nature au fur et à mesure des dernières décennies ? Le journal télévisé peut-il répondre à toutes nos questions profondes ? Soyons vrais. Benoit XVI posait cette question : "Quel avenir voulons-nous pour nos enfants" ? Avec Dieu ou sans Dieu ? ...Si nous continuons à priver nos enfants de la Vie de Dieu, de les priver de l’annonce du Royaume, de la Vie Eternelle et du salut de leurs âmes ; si nous continuons à les infantiliser au lieu de les forger à prendre leurs responsabilités envers Dieu, envers la personne humaine, envers la Création… la terre continuera de crier depuis ses entrailles. De nous laisser ruines, gravats, poussière. Comprenons que nous devons convertir notre cœur, notre vie, des entrailles de la colère, à celles de la Miséricorde !

"Émerge avec une force dramatique la question fondamentale de savoir si l’homme s’est produit lui-même ou s’il dépend de Dieu.", demande Benoit XVI (CV,74)  "Sans Dieu, l’homme ne sait où aller et ne parvient même pas à comprendre qui il est." (CV 78) Car "Dieu révèle l’homme à l’homme; la raison et la foi collaborent pour lui montrer le bien, à condition qu’il veuille bien le voir" (CV,74)

« Le tremblement de terre peut tout enlever, excepté le courage de la foi. Je sais, je sens que Dieu est Père. Dieu est un Père qui ne peut jamais renier sa paternité. Lançait d’une voix forte et émue, Mgr d’Ercole, samedi 27 août, lors de la Messe. Avant de conclure, en s'adressant aux nombreux jeunes présents : "C'est seulement la foi qui nous enseigne comment dépasser cette épreuve. Notre foi, notre difficile foi nous indique comment reprendre le chemin : les pieds sur terre et le visage tourné vers le Ciel... Alors, nos maisons, oui, nous les reconstruirons. Alors, les cloches sonneront à nouveau"