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Vladimir Poutine va renforcer la politique familiale

Capture d’écran 2018-03-01 à 18.42.44Lors de son grand oral du 1er mars devant le gouvernement et la représentation nationale (Douma et Sénat) réunies en Assemblée fédérale pour l’occasion, le président russe a dressé, pendant un peu moins de deux heures, le tableau de son mandat écoulé et souligné les grandes questions du moment. Il a souligné l'importance de la question démographique. Le président russe a rappelé que la population active avait diminué en 2017, ce qui est un frein à la croissance et qui lui fait conclure à la nécessité de poursuivre sa politique nataliste. Vladimir Poutine veut encore renforcer les aides à la famille, à la maternité, aux enfants.

« La natalité a progressé. Nous allons continuer d’augmenter les primes maternelles et aider les jeunes mamans à  pouvoir retrouver un emploi après la maternité. Le soutien à la natalité, 2,47 milliards pour 2012-2017 va augmenter de 40% à 3,4 milliards ». « L'augmentation de l'espérance de vie en Russie est l’une des plus fortes du monde mais ce n'est pas suffisant ; d'ici la fin de la prochaine décennie, nous devons atteindre les 80 ans ». « Les personnes âgées doivent aussi être protégées de l’inflation, et les pensions doivent être augmentées en conséquence. « Chaque homme est précieux dans notre société, il faut que les grands-parents et les petits-enfants aient le bonheur de se connaître». 

L’éducation a également été abordée, il s’agit «d’enseigner aux enfants les compétences dont ils auront besoin lorsqu'ils rejoindront le marché du travail est essentiel au succès futur de la Russie».


Les combats se poursuivent entre Turcs et Kurdes

Une analyse d'Antoine de Lacoste pour les lecteurs du Salon beige :

Carte du nord de la SyrieLes moralisateurs européens et américains s’inquiètent beaucoup de la situation dans la banlieue de Damas, la Ghouta.

Ils sont plus discrets sur la situation à Afrin, enclave kurde située au nord-ouest de la Syrie, assiégée depuis plusieurs semaines par l’armée turque et ses alliés islamistes de l’ASL.

Pourtant la situation humanitaire n’est guère reluisante, mais il ne faut pas couper les ponts avec la puissante Turquie..

La raison de cette intervention est connue : Erdogan ne veut pas d’un Kurdistan autonome le long de sa frontière avec la Syrie. Il occupe une partie du nord de la Syrie à cette fin, coupant en deux les territoires tenus par les Kurdes.

A l’est, 2000 soldats américains sont présents, protégeant ainsi ce territoire administré par les Kurdes, en l’absence de l’armée syrienne.

A l’ouest, la petite enclave d’Afrin est isolée et l’armée turque en a profité pour l’attaquer.

Depuis, elle piétine et les Kurdes opposent une résistance farouche. Mais ils perdent beaucoup de combattants et la situation ne peut tourner à leur avantage. Ils ont donc appelé l’armée syrienne à leur secours, six ans après avoir pris sa place.

Les Russes, ne voulant pas couper les ponts avec la Turquie, ont demandé à Damas de ne pas bouger. Mais l’occasion était trop belle, et, sans envoyer leur armée pour ne pas indisposer leur protecteur, les Syriens ont organisé l’incursion de milices locales fidèles à Damas épaulées par des combattants iraniens.

Ils furent accueillis triomphalement par les Kurdes mais aussi par l’artillerie turque…

C’est bien ce que craignait Moscou, qui ne veut pas d’un affrontement entre Syriens et Turcs. La Syrie est son alliée mais le dialogue avec Erdogan est renoué depuis maintenant deux ans et le rêve de la diplomatie russe est évidemment de couper Ankara des Etats-Unis.

Ce sont finalement les Américains les plus ennuyés par cette incursion turque. Pour ménager Erdogan, ils ont abandonné leur allié kurde dans son enclave d’Afrin. L’autre territoire kurde, à l’est, n’est pas menacé puisque personne n’osera attaquer un territoire où stationnent 2000 soldats américains. Mais les Kurdes ont évidemment ressenti une grande amertume et se sont, de ce fait, rapprochés non seulement des Syriens mais aussi des Russes.

La situation dans le nord de la Syrie est donc particulièrement complexe et explosive. Pas moins de six acteurs majeurs se sont fait face, se combattent ou se soutiennent : les Syriens, les Turcs, les Kurdes, les Américains, les Russes et les islamistes (généralement soutenus par les Turcs).

Un mélange inédit au scénario plus qu’incertain.


Attentat islamiste contre une église dans le Caucase

DWVVB7uWAAIQFlJUn homme a tué dimanche cinq femmes lors d’une fusillade à la sortie d’une église orthodoxe à Kizliar, dans le nord du Daguestan, république musulmane instable du Caucase russe. L’assaillant, Khalil Khalilov, qui a également blessé deux membres des forces de l’ordre, a été tué.

Il s’agit d’un habitant de Kizliar né en 1995. Le quotidien russe RBK a publié le récit d’un prêtre affirmant que l’homme a visé ses fidèles sortant tout juste de la messe qu’il venait de donner à l’occasion du Dimanche gras marquant la veille du début du Carême orthodoxe.

« Aujourd’hui, vers 16 heures, nous avions terminé la messe, les gens commençaient à sortir. Un homme avec une barbe a couru vers l’église en criant “Allahu Akbar” et a blessé mortellement quatre personnes » [une cinquième a succombé à ses blessures]. « Il avait un fusil et un couteau ». « Quand nous avons entendu les tirs, nous avons vite fermé les portes pour qu’il n’entre pas ».

L’organisation État Islamique a revendiqué cet attentat antichrétien. L’État Islamique est implanté au Daghestan depuis 2013, et c’est cette petite république musulmane, membre de la Fédération de Russie, qui lui a fourni le plus grand nombre de combattants russophones.


La Russie comme vous ne l'avez jamais vue

On les dirait sortis des plus beaux contes de la vieille Russie, et en même temps, ces clichés semblent avoir été pris hier. Ils nous montrent la réalité de ce qu'était la Russie avant 1917. Ils sont en couleurs, dès leur origine, et ils traduisent le génie tant artistique que scientifique de leur auteur : Sergueï Prokoudine-Gorski. Pour en savoir plus sur ce photographe d'exception, vous trouverez des détails en français ici. Pour vous émerveiller de ce reportage complet dans tout l'Empire au début du XXè Siècle, vous pouvez consulter ces sites, dont certains proposent des vues comparées entre la photo d'origine et ce que les lieux sont devenus aujourd'hui : 1, 2, 3. Ces sites sont en langue russe, il faut donc naviguer au hasard, et utiliser le traducteur de votre navigateur pour vous y retrouver. Allez-y, vous ne le regretterez pas: bon voyage dans l'espace et dans le temps !

Russie

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Al Nosra abat un appareil russe à Idleb

Analyse d'Antoine de Lacoste pour les lecteurs du Salon beige :

Roman FilippovPour la première fois depuis le début de l’intervention russe en Syrie (décembre 2015), les islamistes ont abattu un avion russe. Il s’agit d’un Soukhoï SU-25 piloté par le major Roman Filippov. Il a réussi à s’éjecter mais en pleine zone ennemie. Vite encerclé par plusieurs dizaines de djihadistes, il s’est courageusement défendu avec son pistolet. Sur le point d’être pris, il a préféré se faire sauter avec une grenade plutôt que d’être pris vivant et de soumettre la Russie à un odieux chantage.

Son sacrifice n’est pas sans rappeler celui d’un autre officier, Alexandre Prokhorenko, mort en mars 2017 pour la reconquête de Palmyre. Encerclé par des combattants de Daesh, il avait commandé à l’aviation russe une frappe aérienne pour mourir en tuant un maximum d’islamistes.

Depuis cet incident, les Russes ont ordonné à leurs pilotes de voler au dessus de 5000 mètres, distance à partir de laquelle les missiles sol-air sont inopérants.

Les Russes ont pu récupérer le corps de leur pilote, ce qui en a étonné plus d’un. L’explication est simple : c’est l’armée turque qui s’en est occupée, ce qui en dit long sur son implantation à Idleb et sur son influence sur les islamistes qui avaient récupéré le corps.

Les spécialistes russes aimeraient aussi examiner les débris de l’avion afin de déterminer l’origine du missile : fabrication américaine, française ? Plusieurs hypothèses sont envisageables et il est important pour la suite des opérations militaires de connaître le type d’armement dont disposent les combattants islamistes.

Les Américains se sont dits « préoccupés », expression diplomatique signifiant quelque chose comme « ça nous est complètement égal ».

Ce sont pourtant bien eux qui ont, les premiers, armés des insurgés avec du matériel sophistiqué, par le biais de la CIA. La fiction des combattants « modérés » n’a pas longtemps résisté à l’épreuve des faits. La désinformation occidentale a même été jusqu’à inventer le concept d’ « islamiste modéré » ce qui ne manque tout de même pas de sel. Mais il a fallu attendre fin 2015 et le scandale des insurgés entraînés et armés à grands frais par la CIA, passés chez Daesh aussitôt envoyés sur le territoire syrien, pour que cessent les livraisons d’armes.

Aujourd’hui, personne ne connait la quantité et la qualité des armes en circulation dans la province d’Idleb, mais on peut pressentir que l’élimination des islamistes du dernier territoire qu’ils détiennent en Syrie ne sera pas simple.

Les progrès de l’armée syrienne, qui a lancé une grande offensive au sud-est de la province, sont d’ailleurs lents et les islamistes savent qu’après Idleb, il n’y a plus rien pour eux. Leur résistance sera donc farouche.

Ce qui est sûr, c’est que, depuis la mort de leur pilote, les Russes ont accentué leur pression sur les groupes d’Al Nosra (ou Tahrir el Cham comme on dit maintenant). L’aviation pilonne sans cesse les positions islamistes et il est probable que la reprise de la province d’Idleb soit devenu un objectif majeur pour les Russes et les Syriens.

Mais pour cela, il faudra s’entendre avec les Turcs. C’est, entre autres, pour cela que les Russes ont laissé les Turcs attaquer les Kurdes à Affrin.


Un point de vue sur l'avenir de la Syrie

Fin janvier 2018 se sont tenus à Sotchi, en Russie, des pourparlers de paix qui ont réuni un nombre inédit de parties prenantes à la résolution du conflit syrien. Il en est notamment résulté la création d'une commission chargée de rédiger une nouvelle constitution. Bassam Tahhan donne son interprétation de cet évènement, et des critiques émises par les "Occidentaux" TM au sujet de ce congrès de Sotchi. Plus de détails ici.


Attaque de drones contre les bases russes en Syrie

Chronique d'Antoine de Lacoste pour les lecteurs du Salon beige :

Carte_syrieDans la nuit du 6 janvier, treize drones équipés d’explosifs ont été lancés contre les bases russes installées en Syrie : dix visaient la base aérienne de Hmeimim et trois la base navale de Tartous. Ces deux bases sont situées à l’ouest de la Syrie, dans la zone dite alaouite. 

Le Ministère russe de la défense a annoncé la destruction en vol de tous les drones, qui n’ont donc provoqué aucun dégât.

Ces drones ont été lancés depuis la province d’Idleb. Ce territoire situé au nord-ouest du pays, est devenu le réceptacle de nombreux combattants islamistes qui, au fil de leurs défaites, ont négocié leur reddition et ont été acheminés sous protection russe dans cette province.

C’est en 2016 que les Russes ont inauguré cette stratégie : proposer à tel ou tel groupe qui tenait un territoire dans une partie du pays, de se rendre et de partir avec familles et armes légères. Le but était bien sûr d’éviter des combats difficiles et donc coûteux en hommes tout en purgeant progressivement le pays de zones incontrôlées.

Les Syriens ont été difficiles à convaincre mais la stratégie a porté ses fruits et c’est ainsi qu’à l’ouest de Damas ou le long de la frontière libanaise, de nombreuses enclaves islamistes ont été libérées. Un long cortège d’autocars prenait alors le chemin de la province d’Idleb et l’armée russe veillait au bon déroulement des opérations.

Bien évidemment, chacun savait qu’un jour ou l’autre, le problème de ce chaudron islamiste se poserait avec acuité, mais l’objectif prioritaire était de réduire la présence ennemie au sein de la Syrie utile.

Lors des discussions qui ont accompagné la (fragile) réconciliation russo-turque, les Turcs ont proposé un marché aux Russes : ces derniers les laissaient entrer en territoire syrien pour couper en deux le territoire kurde (obsession des Turcs), puis l’armée turque poursuivait son avancée jusque dans la province d’Idleb. Elle y serait convenablement accueillie par les plupart des islamistes (sauf Al Nosra), tant le soutien d’Erdogan a été constant jusqu’en 2016.

Idleb deviendrait ainsi une zone de « désescalade », concept devant permettre une pacification progressive du pays. Les Russes ont accepté et l’armée s’est installée en douceur (ou presque) dans la province.

Le statu quo a ainsi duré quelques mois, dans une accalmie relative, malgré de fréquents règlements de compte entre factions islamistes, alimentés avec brio par les services secrets russes et syriens.

L’armée syrienne a rompu la trêve il y a quelques jours.

Elle avait de bonnes raisons pour cela. La route reliant Damas à Alep est menacée en permanence et il est nécessaire de réduire le territoire islamiste, trop proche de cette route. De plus Al Nosra joue un rôle important dans le contrôle de la province et ce groupe est exclu des accords de désescalade en raison de ses multiples crimes. Il a d’ailleurs lancé des attaques soudaines contre l’armée syrienne vers la ville d’Hama, au sud, où de nombreuses cellules terroristes subsistent, en sommeil pour l’instant.

Damas a donc décidé de lancer une offensive vers le sud-est de la province. Appuyée par l’aviation russe, l’armée syrienne a repris plusieurs dizaines de villages en quelques jours.

C’est alors que l’attaque de drones s’est produite et elle vient bien de la province d’Idleb, depuis un village tenu par des groupes islamistes.

Poutine a lui-même commenté l’évènement afin de souligner son importance. Il a exonéré la Turquie de toute responsabilité mais a laissé entendre que cette attaque avait nécessité une technologie de haut niveau que les terroristes ne maitrisaient pas. Le Ministère russe de la défense a enfoncé le clou en se demandant pourquoi un avion américain de reconnaissance Poseidon avait survolé le jour même pendant quatre heures, à 7000 m d’altitude, la zone située entre Tartous et Hmeimim.

Le Pentagone a qualifié cette allusion de « totalement irresponsable » et a affirmé que ce type de drones est en vente libre sur internet, ce qui est tout de même un peu exagéré…

Le mystère demeure mais maintenant le soupçon est là.


2000 cierges allumés à Moscou en mémoire des enfants victimes des avortements

Les orthodoxes fêtent les Saints Innocents :

281965.p"Le jour de la fête des saints Innocents, les activistes du mouvement « Pour la vie » de toute la Russie ont allumé 2000 cierges en mémoire des enfants dont la vie a été interrompue par avortement. Selon les statistiques officielles, 2000 avortements ont lieu quotidiennement en Fédération de Russie. Malgré la crise démographique et la majorité conservatrice, la Russie maintient sa législation ultra-libérale en matière d’avortements.

La date de l’événement a été choisie délibérément, à savoir le jour où l’Église commémore les terribles événements qui se sont produits à Bethléem immédiatement après la Nativité du Christ, lorsque le roi Hérode, effrayé par la nouvelle du Sauveur qui venait de naître, ordonna l’extermination de tous les nouveau-nés, espérant que le Christ se trouverait parmi eux. La crainte, pour Hérode, de perdre son pouvoir, s’est avérée plus importante que les vies de milliers d’enfants. Le résultat de ses ordres fut l’assassinat d’environ 14.000 nouveau-nés.

« Malheureusement, l’industrie moderne de la consommation s’efforce de commercialiser la fête de la Nativité du Christ, de lui faire perdre son sens et de la transformer en une coquille séduisante mais vide, dénuée de la tragédie et de la compréhension de la fragilité de la vie naissante. Ce serait une bonne chose pour notre peuple de se rappeler que durant les jours anciens, la Nativité, des pièces étaient jouées, au cours desquelles les enfants et leurs parents pouvaient voir des représentations théâtrales du roi Hérode et des enfants de Bethléem assassinés, et c’était une mesure de prévention unique contre l’infanticide, en outre très efficace », a déclaré Serge Tchesnokov, le coordinateur du mouvement pro-vie.

Les cierges ont été allumés pendant un office d’intercession aux saints Innocents de Bethléem au monastère de Visokopetrovsky. Les activistes ont préparé une croix de 6 mètres, sur laquelle ont été placés les 2000 cierges.

« Il y a une vague d’événements en défense de la vie des enfants avant leur naissance, chaque année, le 11 janvier en Russie. Il est important de mentionner que les ONG pro-famille ne se limitent pas au travail d’éducation, mais accordent également une aide complète à des milliers de femmes enceintes en situation de crise », ont déclaré les organisateurs.

La discussion sur le problème de l’avortement prend toujours plus d’ampleur en Russie. En 2017, plus d’un million de signatures avaient été récoltées de toute la Russie, appelant à une interdiction législative de l’avortement, et il y a eu de nouvelles mesures gouvernementales destinées à stimuler la natalité."


24 juillet - 3 août : Pèlerinage en Russie

Drapeau-impe-rial-russeCe voyage-pèlerinage organisé par l'abbé Cyrille Debris, Prêtre de l'archidiocèse de Rouen, est tourné vers les tsars puis empereurs (à partir de 1721) de toutes les Russies, avec essentiellement les deux dynasties des Riourikides (1284-1598 : Dimitri Donskoï, Ivan IV le Terrible…) puis Romanov (1613-1917 : Pierre Ier, Catherine II, Alexandre II, Nicolas II…) :

"Nous verrons leurs palais officiels dans les villes (Kremlin de Moscou, Palais d’Hiver de Saint-Pétersbourg) comme dans les villégiatures (Peterhof, Tsarkoié Siélo), les monastères et cathédrales qu’ils firent ériger pour y célébrer les moments importants de leur vie (baptême, mariage, nécropoles) ou remercier Dieu de leur avoir offert la victoire face à leurs ennemis (Tatars, Polonais, Suédois, Français). Nous verrons les liens étroits qui relient l’orthodoxie au pouvoir, tant au Kremlin qu’à Serguiev Posad, le « Vatican » du patriarche Cyrille et les figures de St Serge de Radonège.

Nous admirerons les joyaux des tsars (les couronnes, les œufs Fabergé, les collections de diamants dont le fameux Orlov), nous verrons aussi leur démesure, leur violence voire cruauté d’autocrates, avant de découvrir leur martyre et leurs reliques. Si on sait que Nicolas II fut canonisé avec femme et enfants, sa belle-sœur, la martyre Ste Élisabeth Fiodorovna est encore plus touchante. Les empereurs russes accordèrent aussi leur faveur à des grands serviteurs dont nous découvrirons deux exemples : le comte Menchikov et le prince Youssopov autour de la figure du controversé Raspoutine.

La Russie est aussi un pays de littérature, souvent en lien avec le pouvoir (Tolstoï). Nous évoquerons enfin l’autre aspect de l’histoire russe, le communisme, au travers des épisodes de la révolution bolchévique, de la guerre froide et du goulag."

Plus d'informations.


8 & 9 mars : concert de musique sacrée russe en l'honneur des martyrs de Russie

Capture d’écran 2018-01-05 à 17.34.30A l'occasion du centième anniversaire des premiers martyrs de l’Eglise Orthodoxe Russe, la cathédrale de la Sainte-Trinité (1, quai Branly – 75007 Paris) accueillera le chœur d’hommes « Chantres Orthodoxes Russes » pour deux concerts exceptionnels les 8 et 9 mars.

Placé sous la direction de Serge Rehbinder, le chœur d’hommes « Chantres Orthodoxes Russes » est composé d’une douzaine de chanteurs qui ont évolués dans de grands chœurs en Russie et en France comme ceux de la laure de la Trinité Saint-Serge près de Moscou dirigé par l’archimandrite Mathieu Mormyl, de la cathédrale Saint-Alexandre Nevsky à Paris dirigée par Monsieur Basile Evetz, de l’ensemble vocal Kedroff ou de l’institut de théologie orthodoxe Saint-Serge. 

Salué par la presse locale, après plusieurs concerts donnés dans des endroits aussi prestigieux que les églises Saint-Germain l’Auxerrois et Saint-Louis-en-l’Ile à Paris ou l’abbatiale Saint-Mathurin de Larchant, les « Chantres Orthodoxes Russes » continuent à promouvoir cette musique qui perpétue la tradition russe aux mélodies vibrantes de profondeur.

Le programme présenté sera articulé autour du requiem orthodoxe commémorant le centenaire des premiers martyrs de l’Eglise Orthodoxe Russe. 

Jeudi 8 mars 2018 à 19h30 & Vendredi 9 mars à 19h30

Cathédrale orthodoxe russe de la Sainte-Trinité

1, quai Branly - 75007 Paris

Réservations : https://www.billetweb.fr/chantres


Voeux pour 2018

Quand on se compare, on ne se console pas toujours... A côté du vendeur de fumée, époux légal de la France selon les règles de la république occupante, et amant sans vergogne de la Gross Europa, voici un message bref allant à l'essentiel. Bien sûr, lui aussi vend sa marchandise, les élections approchent aussi en Russie, mais nous aimons bien l'essentiel du message: Famille, Patrie, Travail, pardon des erreurs, resserrement des liens naturels, et pas de fumette européiste... Dieu est absent explicitement, mais on peut formuler l'hypothèse qu'Il n'est pas loin. Rien ne nous interdit d'y croire.

 


La mort programmée de la Famille en Occident et les remèdes à apporter

Discours sur la Famille tenu par Fabrice Sorlin avec Alexey Komov à la Chambre Publique de la Fédération de Russie, à l’occasion du colloque sur le thème « La préservation des valeurs familiales et des traditions morales chez les différents peuples de russie » :

IMG-20171122-WA0004"Aujourd’hui, j’aimerais vous parler de « la mort programmée de la Famille en Occident et des remèdes à apporter ». Pour cela, je diviserai mon propos en trois parties distinctes :

  • Dans la première partie nous parlerons de la définition de la famille naturelle et de sa place dans la Cité,
  • Dans la deuxième partie nous regarderons pour quelles raisons la famille est aujourd’hui si violemment attaquée dans l’Occident ;
  • Enfin, dans la troisième partie je proposerai des pistes de réflexions quant aux remèdes nécessaires pour une bonne politique familiale

Définition de la famille naturelle et place de la famille dans la Cité

Définir la famille pourrait être en soi un sujet à part entière. Son étymologie est riche et sa définition a évolué depuis l’Antiquité : la famille a ainsi désigné tout d’abord les personnes vivant sous un même toit puis par extension les personnes d’un même sang vivant sous un même toit. Mais concentrons-nous aujourd’hui sur la définition plus traditionnelle de la famille considérée comme : « La famille est la communauté fondée par l’union stable (c’est à dire le mariage) d’un homme et d’une femme, qui s’agrandit au fur et à mesure que se réalise leur projet de mettre au monde et d’éduquer leurs enfants ».

La loi de la nature a placé la famille au premier rang de toutes les sociétés. Car au sein de la société, la famille est nécessaire non seulement pour donner les individus qui la forment, ce à quoi pourraient suffire des unions passagères, mais aussi pour les conduire à leur complet développement humain par l ‘éducation. Ainsi, l’Etat qui est la communauté des communautés n’est que second dans cet ordre là. Il est utile seulement au « bien-être » des hommes ; alors que la famille est nécessaire à son existence. La famille est donc la cellule de base de la société, elle est aussi fondement de l’ordre social.

Et la loi divine, la volonté de Dieu, entérine par ses commandements ce qu’Elle a crée : en effet, dans le Décalogue donné à Moïse sur le mont Sinaï, Dieu fait dépendre la perpétuation d’Israël de la pieuse observation du culte des ascendants : « Tu honoreras ton père et ta mère ». C’est le premier des commandements qui concerne les devoirs envers les mortels. Il prolonge et complète les commandements précédents qui établissent le culte divin. Mais il a aussi une répercussion toute politique.

En effet, si la famille fonde la Nation, c’est aussi la famille qui la maintient et qui assure sa pérennité. Je suis membre d’une Nation d’abord à cause de mon père, de ma mère et de leurs parents. De la vitalité de la famille dépendra donc la vitalité de la société et de la Nation. Or, pour qu’un pays prospère, les citoyens doivent se trouver intimement unis par l’amour et la fierté qu’ils éprouvent pour leur origine commune. Et cet amour, c’est d’abord au sein de la famille que l’individu va l’apprendre.

Mais le rôle de la famille dans la Nation est immense, et il ne s’arrête pas là :

  • Elle renouvelle les générations par la procréation des enfants ;
  • Elle développe l’autonomie et la personnalité des enfants procréés ;
  • Elle tisse des liens entre les familles et entre les individus ;
  • Elle transmet la culture et développe la civilisation ;
  • Elle est pourvoyeuse de citoyens puisque c’est aussi la cellule éducatrice par excellence.

Ainsi, ce n’est pas la Famille qui est pour la société, mais la société qui est pour la famille. Et c’est ce principe fondamental qui a été oublié aujourd’hui.

Cependant, il est tout aussi clair que la famille seule, ne saurait pourvoir à ses besoins propres. Aussi a-t-elle besoin d’une communauté organisée par un Etat pour subvenir à ses propres besoins comme la nourriture, la santé, le travail.  Il existe donc une interdépendance vitale entre société et famille, et si l’on touche à l’un, l’autre s’en trouverait atteint.

Processus révolutionnaire contre la famille

« Si quelqu’un avait la diabolique intention de ruiner une nation, qu’il commence par ruiner la famille » disait très justement Monseigneur Fiordelli (Evêque de Prato en Italie). Or, depuis le siècle dernier, la famille et la vie humaine font l’objet d’une attaque généralisée et sans précédent de la part d’idéologues qui cherchent à imposer leur vision totalitaire de la société.

Image001_118L’idéologie communiste d’abord dans la poursuite de son idée constructiviste et universaliste : les Bolchéviques ont été les premiers à s’attaquer aux nations en mettant en œuvre une politique de destruction de la famille, celle-là même qui favorisa en premier l’avortement et la contraception à grande échelle. A la chute du communisme, les Etats-Unis d’abord et l’Union-Européenne ensuite, dans leur poursuite de leur idéologie mondialiste et totalitaire, ont finalement pris le relais de cette guerre contre les nations souveraines, en s’attaquant à la dignité de la personne et la famille.

Cette stratégie de destruction des nations est aujourd’hui  menée sur un double front :

  • Un front extérieur : c’est celui du choc des civilisations. Des guerres fomentées et soutenues par l’Occident au Moyen-Orient (Syrie, Irak), ou en Afrique du nord (Lybie). C’est Daesh et l’état islamique, c’est la terreur et les attentats ;
  • Un front intérieur :  c’est celui du combat idéologique contre les traditions, contre la famille et contre la vie humaine. C’est le combat de l’homosexualisme et du LGBTisme. C’est la gay-pride, le mariage homosexuel et la théorie du genre, c’est la GPA et la PMA, ce sont les Femen et les Pussy Riot.

C’est ainsi qu’un rapport de Kissinger en 1974 (qui sera approuvé par le président Ford l’année suivante) propose une orientation nécessaire pour asseoir l’hégémonie des Etats-Unis sur le monde : ils conditionnent l’aide alimentaire aux pays du Tiers-monde, à l’adoption de mesures drastiques de limitation des naissances. Plus récemment en juin 2014, le vice-président des Etats-Unis Joe-Biden affirmait avec force, devant un parterre d’avocats, que « la protection des droits LGBT était au-dessus des cultures nationales et des traditions sociales ».

Plus proche de nous, l’Union Européenne, inclut systématiquement le droit des homosexuels comme condition d’entrée dans l’U.E. Depuis près de deux décennies toutefois, la Russie a engagé, en puisant dans les ressources de sa grande civilisation, un redressement spirituel sans précédent, pendant que l’Occident continue son auto-destruction. C’est pourquoi les patriotes français et européens, attachés à leur culture, à leur tradition et à leur civilisation tournent aujourd’hui  leur regard vers la Russie, dernière nation chrétienne d’Europe et porte-étendard de la lutte pour la défense de la famille.

Quels remèdes ?

Le Pape Léon XIII dans son encyclique Rerum Novarum (1891) disait « A qui veut régénérer une Société en décadence, on prescrit avec raison de la ramener à ses origines ». Ainsi, pour que l’Occident retrouve sa splendeur et redevienne le phare qu’il a longtemps été dans le concert des nations, il doit avant tout renouer avec son héritage chrétien. Pour cela, le premier acte serait de rompre avec les idéologies nées de la Révolution française dont le slogan était, « du passé faisons table rase ». Idéologies qui ont ensuite été imposées avec force et violence au moment de la Grande Terreur de 1792, et qui s’est ensuite propagée dans toute l’Europe à la faveur des guerres napoléoniennes.

Cet anti-théisme et cette haine de l’ordre naturel chrétien sont aujourd’hui incarnés en France par ce qu’on appelle la « laïcité », mais qui n’est en réalité qu’un extrémisme laïciste, une nouvelle religion athéiste toute entière tournée contre la chrétienté et vers le culte de l’Etre suprême et de l’individu. En France comme ailleurs, le culte de l’individu a trouvé à chaque fois son apogée lors de la légalisation de l’avortement. Car c’est en banalisant et en acceptant le meurtre de l’enfant innocent à naître dans le ventre de sa mère, que les idéologies totalitaires, ont réellement porté un coup fatal à l’ordre naturel des nations et l’ordre divin des choses. L’avortement prive les nations de centaines de milliers d’être humains par an. Il crée de graves problèmes de stérilité sur les femmes qui le pratiquent. Il est en partie responsable de la chute vertigineuse des courbes démographiques en Europe et aux Etats-Unis. Il traumatise des centaines de milliers de femmes, qui contrairement à ce que les médias disent, vivent bien souvent avec un remords qui les ronge tout au long de leur vie. Il ouvre grand la porte aux attaques des ennemis de la famille, comme on peut le voir en Occident avec la théorie du genre, la PMA, la GPA…

Ainsi, il me semble que la première des politiques à apporter si nous voulons défendre les familles, et les nations souveraines, c’est d’abord une politique de lutte contre l’avortement. Cette politique passera nécessairement par une politique de communication pour expliquer qu’un fœtus n’est pas un amas de cellules, mais bien un être humain en devenir, qui possède déjà une âme. Elle passera ensuite par la mise en place de structures d’accueil et d’aide pour les femmes en détresses. Par la possibilité pour les femmes de pouvoir accoucher sous X et par  l’ouverture de centres d’accueil pour les nouveaux-nés. Elle passera enfin par la mise en place d’une politique d’aide sociale et financière pour les familles nombreuses, et les parents les plus démunis, afin qu’ils puissent s’occuper dignement de leurs enfants. En France, vous le savez, la volonté politique n’est pas de lutter contre l’avortement : plutôt que d’accueillir l’enfant à naitre, avenir de la Nation, l’Etat juge préférable d’accueillir des centaines de milliers de migrants tous les ans…

Nous avons en revanche, de multiples structures qui travaillent depuis plus de trente ans dans le domaine de l’avortement en se battant concrètement sur le terrain pour sauver les bébés à naître et souvent leurs mamans victimes de l’acharnement de leurs familles. Elles ont une véritable expertise dans le domaine et seraient heureuses d’échanger  avec vous si vous le désirez. En conclusion, j’aimerais simplement ajouter qu’il ne faut pas perdre de vue que toutes ces mesures à mettre en place aujourd’hui pour servir la famille, aussi difficiles soient-elles, assureront la vitalité de nos pays demain."


Vladimir Poutine remercie Donald Trump

Il l’a remercié pour des informations transmises par la CIA qui ont permis d’éviter une attaque terroriste contre une cathédrale de Saint-Pétersbourg.

Le président russe a précisé qu’une cellule terroriste préparant une attaque contre la cathédrale Notre-Dame-de-Kazan de Saint-Pétersbourg avait été déjouée et ce grâce aux informations des services de renseignement américains transmises à la Russie. Un peu plus tôt, le Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie (FSB) avait annoncé avoir arrêté plusieurs individus liés au groupe terroriste Daesh dans la seconde ville de Russie. Les extrémistes projetaient une série d’attaques dans des lieux publics, dont un attentat suicide dans la cathédrale.


Les adeptes de la théorie du complot russe

Lu sur le blog d'Yves Daoudal :

Images"'Une commission parlementaire britannique avait demandé à Facebook d’enquêter sur l’intolérable ingérence russe dans la campagne pour le Brexit.

Facebook a publié son rapport. Explosif. On y apprend en effet qu’une ONG russe, l'Internet Research Agency, la fameuse « usine à trolls » pilotée du Kremlin, a dépensé 0,97 dollar pour trois annonces qui ont été vues par 200 internautes pendant quatre jours…

Et c’est tout.

Nigel Farage ne s’est pas privé de souligner : « Où est la théorie du complot russe sur le référendum pour la sortie de l'Union européenne, maintenant que nous savons qu'ils ont dépensé moins de 1 dollar sur Facebook ? »"


Veni, vidi, vici.

C'est en substance le message du président de la fédération de Russie à ses troupes en Syrie. Les paroles d'un vrai chef, d'un vrai État, ayant remporté une vraie victoire et ayant vraiment respecté le droit international dans l'engagement de ses forces au profit d'un État souverain. Simple, concis. On ne fera pas de comparaison.

 


Un français, agent de la Russie, passe aux aveux !

2Il s'agit d'Alexandre Latsa, qui tient l'excellent blog Dissonance. Nous le laissons expliquer son forfait lui-même, c'est ici.

en voici la conclusion:

Alors que DISSONANCE fête ces 10 ans, je tiens à donner quelques chiffres.

DISSONANCE c’est 10 ans d’écriture, 1.621 articles, des articles traduits et republiés, en 12 langues (français, russe, anglais, allemand, arabe, Italien, Espagnol, Portugais, slovaque, grec, hongrois, roumain), 3 livres en 4 langues et 21.000 tweets.

Une certitude est née : grâce a Internet, la propagande des médias Mainstream PEUT être combattue et même vaincue, il suffit d’y travailler.

C’est pour ça que la vérité a pu éclater en Ukraine et que cela n’a pas été le cas pour la Serbie au cours de la dernière décennie du 20ieme siècle et le pays a servi de laboratoire. Car à cette époque la, il n’y avait pas internet pour permettre aux serbes d’être défendus.

L’avenir?

DISSONANCE ne fermera pas même si le rythme de publication sera sans doute plus faible qu’avant car the job is done comme disent nos partenaires américains !


Mission accomplie pour la Russie : le territoire syrien est totalement libéré

Unknown-43Le ministère russe de la Défense l'a annoncé aujourd'hui :

"La mission de l'armée russe de défaire le groupe terroriste armé Etat islamique est accomplie", "il n'y a aucune localité ni région de Syrie sous le contrôle de l'Etat islamique".

"Le territoire syrien est totalement libéré des combattants de cette organisation terroriste".

"Des bandes de saboteurs de l'EI" sont encore susceptibles d'opérer mais seront combattues par les troupes syriennes, a ajouté le général Sergueï Roudskoï, précisant que "le contingent russe va concentrer ses efforts pour apporter de l'aide au peuple syrien afin de reconstruire la paix".

Roudskoï a ajouté que le Centre russe pour la réconciliation de parties en conflit avait livré ces deux dernières semaines plus de 34 tonnes de fret humanitaire dans 12 localités syriennes et avaient assuré le passage de 11 convois de l'Onu et de la Croix rouge.


Vladimir Poutine lance une nouvelle politique familiale

759012PopulationofRussiarusLe président russe Vladimir Poutine a annoncé la nécessité de « réinitialiser » la politique démographique du pays à partir du 1er janvier 2018. En particulier, il a suggéré d’étendre le programme de financement de la maternité jusqu’en 2022, en approuvant un paiement mensuel pour le premier enfant et en aidant les jeunes familles.

Vladimir Poutine a annoncé le lancement d’un programme de soutien aux familles nombreuses à partir du 1er janvier 2018. 

« Aujourd’hui, nous devons prendre une série de mesures qui vont stabiliser, empêcher un déclin de la population de la Russie dans la prochaine décennie … En fait, nous devons relancer notre politique de développement démographique ».

Il est nécessaire d’introduire une allocation mensuelle pour le premier enfant avant l’âge d’un an et demi. En outre, le président a offert de soutenir les jeunes familles, dans lequel le deuxième ou le troisième enfant est né

« Je sais que la demande pour cette mesure est très importante, en particulier, la mère sera en mesure soit de continuer à travailler soit de se consacrer à l’éducation après la naissance de l’enfant ».

Le président russe, qui a fait de la croissance démographique l'une des priorités de ses trois mandats, avait mis en place ces dernières années un programme de subventions familiales pour inciter les Russes à avoir plus d'enfants. 

Les mères recevront en moyenne 10.500 roubles (autour de 150 euros) par mois durant 18 mois après la naissance. 

La Russie, qui compte actuellement 146,9 millions d'habitants, en a perdu plus de cinq millions depuis la chute de l'URSS en 1991. Le pays avait alors été plongé dans un cercle vicieux démographique, la détérioration des conditions de vie ayant entraîné une hausse de la mortalité et une crise de la natalité. 


La Russie se prépare à l'idée d'affronter une Europe devenue musulmane au-delà de 2050


RussieC'est en substance une des vérités dérangeantes énoncées par les invités russes des Assises nationales de la recherche stratégiques, qui ont eu lieu ce 30 novembre à l'École Militaire.

Organisé par le Conseil supérieur de la formation et de la recherche stratégique ce colloque avait pour thème les menaces "hybrides", c'est-à-dire en novlangue militaire, celles représentées par la stratégie d'acteurs, étatiques ou non, recourant à l'ensemble des leviers d'action à leur disposition, et pas seulement à l'emploi de la force, ou à la menace de celui-ci, pour arriver à leurs fins. Un peu ce que font les États-Unis sur l'ensemble du globe depuis la fin de la 2ème guerre mondiale...

Parmi les invités, plusieurs russes dont des généraux et un ancien ministre de l'Intérieur, ainsi que des commentateurs de l'actualité (leur identité figure au lien ci-dessus). Ils n'y sont pas allés par quatre chemins pour décrire la décadence française et européenne, évoquant sans détour l'invasion migratoire extra-européenne, l'abandon des valeurs traditionnelles, et les évolutions sociétales mortifères. Leur propos a suscité de fortes réactions d'un public habituellement policé, divisé entre applaudissements nourris et sifflets soutenus.

Saluons une fois n'est pas coutume Alain Bauer, co-organisateur de cette journée, qui a su ramener le calme en soulignant l'intérêt qu'il y a à écouter des voix discordantes. Un souci de pluralité qui l'honore.

Surtout, guettons avec impatience la parution des actes de ces assises!


Exposition exceptionnelle sur les peintres russes non conformistes au Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe

Couv VSAlors que l’on célèbre le centenaire de la révolution sanglante de 1917, l’exposition sur les peintre russes non-conformistes rend hommage à tous ces artistes héroïques qui résistèrent au nom de la liberté, avec leurs pinceaux et leur volonté : Chemiakine, Rabine, Neizvestnyi, Boulatov, Titov, Nemoukhine, Zverev…

Qu’on les appelle « non officiels » « deuxième avant-garde », « dissidents », «underground» ou encore «non conformistes», les peintres russes qui s’opposèrent, au péril de leur vie, à partir de la fin des années 1950 aux canons formels de l’art officiel soviétique - le tristement célèbre réalisme socialiste - ont profondément marqué l’histoire de la Russie.

Exposée pour la première fois en France, la collection privée de Victor Scherrer est consacrée aux peintres russes « non conformistes », pour certains contraints à l’exil après l’« Exposition des Bulldozers » de 1974 et pour d’autres pourchassés par le régime soviétique, entre 1959 et son effondrement, symbolisé par la chute du mur de Berlin en 1989. Cette collection unique témoigne de ces trente années de trou noir dans l’histoire culturelle russe. Peintres méprisés, bafoués ou persécutés, avec leurs oeuvres confisquées ou détruites, ces artistes sortent aujourd’hui de l’oubli et de l’ombre pour remplir ce vide laissé dans l’histoire de l’art russe. La saga non conformiste marque ainsi la naissance d’un mythe. Un mythe mobilisateur pour la peinture et les peintres du XXIe siècle.

CentreOrthodoxe-9Cette exposition exceptionnelle est organisée par Grégoire Boucher, directeur des éditions TerraMare, sous le patronage de Monseigneur Nestor, Évêque de Chersonèse, en charge des communautés du Patriarcat de Moscou en France, Suisse, Espagne et Portugal, à l’occasion de la parution aux éditions TerraMare du livre de Victor Scherrer, et retrace l’itinéraire d’un chef d’entreprise et collectionneur français, « russophile et philorthodoxe ».

L’exposition se tient au Centre Spirituel et Culturel Orthodoxe Russe du 16 au 30 novembre, du mardi au dimanche, de12h00 à19h00 -

Entrée libre - Peintre russes NON conformistes de Victor Scherrer www.editions-terramare.com


Soutien à l’initiative russe pour la vie à naître

Comme nous l'avons déjà écrit, le mouvement provie russe a rassemblé plus de 1 million de signatures pour demander l'interdiction de l'avortement en Russie. Ce mardi, 21 novembre, aura lieu le dépôt de signatures au président de la Russie. Nous proposons de soutenir cette initiative pour interdire l'avortement en Russie.


Jumelage inédit entre un village russe et un village français

RLe village de Viatskoïe (à 300 km de Moscou)  fait partie des Plus beaux villages de Russie. Il veut être jumelé avec la commune de Semur-en-Brionnais (Saône-et-Loire). Une initiative suivie par les ambassades. C’est le souhait de Fabrice Sorlin, qui travaille à Moscou. Il a rencontré François Baciak, maire de Semur, pour voir s’il serait possible de créer un tel jumelage.

L’association des PBVR (Plus beaux villages de Russie), créée en 2014 par le président Alexandre Merzlov, aidé de M.Ragon, mandaté par les Plus beaux villages de France (PBVF), s’est donné pour but de valoriser le tourisme rural et le patrimoine à travers la Russie. Il a pensé à Semur-en-Brionnais, seul PBVF de Saône-et-Loire. Les Russes veulent faire connaître chez eux les produits du terroir et les savoir-faire français.

Le programme a été présenté au ministre des affaires étrangères Lavrov et à Vladimir Poutine. La section économique de l’ambassade de France va emmener une délégation à Viatskoïe.


Aucune des 4 républiques n'a imaginé effacer le nom des généraux Turreau et Amey responsables du génocide vendéen

Il faut savourer la fin de cette vidéo où, en présence de Patrick Cohen, Vincent Hervouet dénonce le génocide des Vendéens à l'occasion de l'inauguration par Poutine du monument rendant hommage aux victimes du communisme :

"Les Russes fêtent Noël le 7 janvier, ils ne sont jamais synchrones avec le reste de l’Europe. Surtout, ils honorent les victimes du communisme quand ici on commémore la révolution d’octobre. Le mémorial est planté au centre de Moscou, boulevard Sakharov, ça tombe bien, le prix Nobel a été un dissident de première classe, après avoir été un héros de l’union soviétique. Ce retournement convient à Vladimir Poutine, qui a été un officier supérieur du Kgb avant de se révéler fils prodigue de la Sainte Russie. 

Le monument est un immense bas-relief de bronze qui fait froid dans le dos. Des silhouettes se confondent et forment un mur. C’est le mur du chagrin. Il est très haut et c’est normal, les Russes ont tant pleuré. Les communistes ont liquidé au moins 13 millions de Russes, la haine comme carburant de l’histoire, il fallait sans cesse jeter par-dessus bord une catégorie de la population désignée comme ennemie du peuple. Les Chrétiens ayant payé le prix fort, il y a eu plus de martyrs en Russie en 70 ans que dans le reste du monde en 2000 ans, le patriarche Kirill accompagnait le Président. Ensemble ils ont inauguré ce mur qui ne leur fait pas honte, c’est plutôt le contraire.

Vladimir Poutine a dit "accepter notre histoire telle qu’elle est avec ses victimes et ses pages tragiques. Le passé terrible ne peut pas être effacé de la mémoire nationale". Il fait comme Napoléon premier consul, assumant tout de Clovis au comité de Salut Public. Poutine se veut l’héritier de tout ce qui fait la grandeur et l’unité de la Russie, et ça comprend la démesure des souffrances qu’elle a subie. Evidemment, ces larmes de crocodile écœurent les dissidents d’aujourd’hui qui ont lancé une pétition pour faire libérer un historien spécialiste du goulag qui serait victime d’une manipulation policière (...)

Mais partout, la mémoire est un enjeu politique. Il y a moins d’hystérie en Russie qu’aux États Unis où le politiquement correct déboulonne les statues de Lincoln. Et où règne le déni sur le génocide des Indiens. En France même, le déni se porte bien. À deux pas d’ici, l’Arc de Triomphe et sur le pilier Est, les noms de deux serials Killers, les généraux Turreau et Amey dont les colonnes infernales ont commis un génocide en Vendée. Personne n’a jamais imaginé de les effacer. Ni Louis Philippe, ni Napoléon III, ni les 4 Républiques qui ont suivi. 
On n’est pas en Russie, ni en Amérique…"


Dans l'esclavage du sovkhoze

I-Moyenne-10535-comme-l-eclair-part-de-l-orient.-itineraire-d-un-pelerin-russe.aspxNé dans le Caucase en 1981, Alexandre Siniakov est entré au monastère à Kostroma à l’âge de quinze ans. Il a ensuite étudié à l’Institut catholique de Toulouse avant de poursuivre sa formation à Paris et à Louvain. Il témoigne de sa jeunesse dans un sovkhoze communiste et de sa conversion dans un ouvrage intitulé Comme l'éclair part de l'Orient. Itinéraire d'un pèlerin russe.

Le père Alexandre Siniakov raconte son chemin atypique qui l’a conduit des steppes du Caucase à la France, témoignant aussi de son itinéraire spirituel et intellectuel, dans un milieu communiste ... qu'il retrouve en France :

"Quant aux révolutionnaires inassouvis, plus nombreux en France qu'en Russie, c'est pour n'avoir pas connu la collectivisation des terres qu'ils se prennent parfois à l'espérer. Il peut s'agir de communistes de désir qui s'acharnent à voir en tout échec d'une révolution passée la marque de son incomplétude ou de son insuffisante radicalité et qui se muent dès lors volontiers en archéologues bienveillants des réalisations collectives soviétiques les plus présentables. [...] Aux uns comme aux autres, il me faut rappeler ou apprendre ce que fut mon sovkhoze, comme le psalmiste lui-même rappelait ou apprenait au peuple juif ce qu'avait été son esclavage.

Petit-fils de Cosaques illettrés, j'ai été coupé de mes racines par les éducateurs de l'école soviétique, qui m'ont encouragé à rougir de mes origines. J'ai renié les coutumes "obscurantistes" de mes aïeux pour devenir "octobriste", puis "pionnier" de l'humanité nouvelle, étant régulièrement promu à ces grades honorifiques qui ponctuaient le cursus honoris des jeunesses communistes. Au cours des cérémonies solennelles célébrant le régime, j'ai été tour à tour vestale du "feu inextinguible" du Soldat inconnu, j'ai pratiqué avec enthousiasme le culte de la Révolution et de la Victoire, vibré au son des hymnes patriotiques, défilé en brandissant fièrement le drapeau rouge dans les parades du 1er mai."


8 novembre : Conférence sur la révolution russe

L’INSTITUT DE LA DÉMOCRATIE ET DE LA COOPÉRATION 

vous invite à la présentation de deux livres sur

La Révolution russe et la Guerre civile

 Interviendront:

  • Alexandre Jevakhoff, auteur de «  La Guerre civile russe »  (Perrin, 2017)
  • Victor Loupan, auteur de « L’Histoire secrète de la Révolution russe » (Editions du Rocher, 2017)

mercredi 8 novembre 2017 à 18h30 au 63bis rue de Varenne, Paris 7e 

  • La soirée sera présidée par Natalia NAROTCHNITSKAÏA, présidente de l’IDC. 

Inscriptions:  [email protected] / 01 40 62 91 00


Vladimir Poutine inaugure un monument à la mémoire des victimes du communisme

Alors qu'en France, Télérama, ancien journal catholique coproduit avec Témoignage chrétien, La Vie catholique et les éditions du Cerf, devenu une publication du groupe La Vie catholique, acheté par le groupe Le Monde, pleure sur le cadavre de Lénine... Vladimir Poutine a inauguré hier à Moscou, sur l’avenue Sakharov, en compagnie du patriarche Cyrille, un monument à la mémoire des victimes du communisme, intitulé « Mur du chagrin » ou « Mur de la douleur » (Stena skorbi). La décision d'ériger ce monument avait été prise par décret présidentiel en 2015.

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100 ans après la révolution bolchévique, les catholiques russes se souviennent de leurs «martyrs du goulag»

20170919T1429-11607-CNS-RUSSIA-ORTHODOX-MONASTICISM (1000x667)Lorsque le centenaire de la révolution bolchevique tombera début novembre, les communautés chrétiennes de l'ex-Union soviétique commémoreront les persécutions qu'elles ont déclenchées. Mais ils se souviendront aussi des méditations religieuses nées dans les prisons et les camps de travail, dont certaines méritent d'être classées parmi les meilleures de l'histoire chrétienne. Mgr. Igor Kovalevsky, secrétaire général de la Conférence des évêques catholiques de Russie, déclare :

"Les souffrances de l'ère soviétique ont affecté non seulement les églises, mais toute la société, y compris les athées". "Les écrivains laïcs comme Alexandre Soljenitsyne et Nadhezda Mandelstam sont peut-être devenus les plus célèbres, mais les thèmes du témoignage et du martyre se retrouvent aussi dans la littérature du goulag et sont universellement reconnus et respectés."

Bien que souvent considérée comme une époque de vide culturel et spirituel, la domination soviétique produisit de profondes œuvres chrétiennes de prose et de poésie, offrant des réflexions vitales sur une foi résiliente.

Bien avant les événements de 1917, l'écrivain Dostoïevski avait prévu prophétiquement :

"Les prédicateurs du matérialisme et de l'athéisme, qui proclament l'autosuffisance de l'homme, préparent des ténèbres et une horreur indescriptibles pour l'humanité sous l'apparence de la rénovation et de la résurrection". "Ils conçoivent d'arranger les choses avec justice, mais ayant répudié le Christ, ils finiront par inonder le monde de sang."

Le cerveau de la révolution, Vladimir Lénine, avait juré d'émasculer le clergé orthodoxe russe - ces «agents en soutane» qui avaient été utilisés par le tsar pour «adoucir et embellir le sort des opprimés avec de vaines promesses d'un royaume céleste».

Appeler la religion «l'opium du peuple» était trop bon, avait écrit Lénine en 1909, paraphrasant Karl Marx. C'était plutôt "une sorte de boisson toxique, par laquelle les esclaves du capital noircissent leur figure humaine et leurs aspirations à une vie humaine plus digne".

 

Nadhezda Mandelstam, dont le mari poète Osip mourrait dans un camp près de Vladivostok, était hantée par les brutalités anti-cléricales dont elle était témoin à Moscou. Le mot même de Dieu était devenu un «objet de moquerie», rappelait Mandelstam, tandis que les nouveaux possesseurs de la «vérité scientifique» revendiquaient l'autorité divine.

"Non seulement Dieu, mais la poésie, les idées, l'amour, la pitié et la compassion ont été renversés à la hâte. Nous devions commencer une nouvelle vie sans aucun sens". "La moralité chrétienne - y compris l'ancien commandement" tu ne tueras pas "- était allègrement identifiée à la morale bourgeoise, tout était considéré comme une fiction."

Un Français, le dominicain Michel Florent, a écrit des dépêches régulières de l'église Notre-Dame de Leningrad, en enregistrant la persécution :

"Les fidèles viennent encore à l'église, mais il est si triste d'entendre leurs plaintes, de regarder leurs larmes". "Pourquoi Dieu permet-il tout cela? ... Que pouvons-nous faire pour rester fidèles, quand nos familles sont dispersées, celles que nous aimons exilées ou déportées?"

Des déportés polonais, revenant de «l'anti-espace et de l'anti-temps» des camps de travail, ont admis avoir perdu leur foi. Tandis que certains l'avaient aussi trouvé. Plus de 360 ​​000 Polonais ont été déportés à des milliers de kilomètres à l'est sur des camions à bestiaux entre 1940 et 1941, lorsque l'Armée rouge soviétique a occupé l'est de la Pologne. Ils rapportaient des histoires de vide et de désolation, de conditions où la haine et la suspicion régnaient, et les corps et les esprits pouvaient être écrasés en quelques jours. Peut-on préserver tout lien avec Dieu lorsque chaque arme physique et psychologique était utilisée pour étouffer la voix de Dieu pour toujours?

Le polonais Gustaw Herling-Grudziński avait été arrêté par la police soviétique du NKVD en tant qu'étudiant et envoyé dans les camps pour espionnage. Son mémoire, publié à l'étranger en 1951 avec une introduction du philosophe Bertrand Russell, décrit comment le travail forcé a été utilisé pour créer un nouvel homme "au-dessous du niveau le plus bas de l'humanité", privé de mémoire, d'identité et de dignité. Les anciens et les malades étaient systématiquement tués par les gardiens du camp.

"La certitude que personne ne connaîtrait jamais leur mort, ou ne connaîtrait jamais l'endroit où ils avaient été enterrés, était l'une des plus grandes torture des prisonniers ». «Les murs de la caserne étaient couverts de noms de prisonniers griffés dans le plâtre et les amis devaient compléter les données après leur mort en ajoutant une croix et une date.»

Beaucoup de prisonniers, corrompus par la souffrance, ont perdu toute volonté de prier. Après tout, comment Dieu aurait-il pu créer un monde qui le renierait si radicalement, dans lequel les gens vertueux n'obtiendraient aucune protection divine lorsqu'ils seraient frappés par les puissances du mal?

Certains des détenus ont continué à vivre une vie religieuse, à jeun, à recevoir les sacrements et à conserver leurs crucifix et leurs chapelets. Walter Ciszek quitta la Russie en 1963 dans le cadre d'un échange d'espions après 15 ans d'emprisonnement et de travaux forcés, faisant le signe de la croix par la fenêtre de l'avion alors qu'il s'envolait de Moscou, les flèches du Kremlin au loin. Ciszek avait été répertorié comme mort depuis 1947, et ses camarades jésuites avaient dit des messes pour son âme. Il était frappé par «l'intemporalité et l'inutilité» qu'il avait éprouvées, mais aussi par le sens de la providence divine. Comme les Israélites de l'Ancien Testament, pleurant en captivité près des rivières de Babylone, des chrétiens comme lui avaient réfléchi aux questions séculaires demandé à Dieu dans les Psaumes 12 et 13, à une époque où "chacun profère des mensonges envers son prochain" et "la bassesse est exaltée parmi les fils des hommes": "Combien de temps, Seigneur, veux-tu m'oublier pour toujours?" Ciszek avait vu les souffrances des chrétiens comme un signe de l'amour de Dieu, comme cela avait été le cas pour leurs précurseurs bibliques. Les chrétiens pouvaient se demander pourquoi Dieu avait permis un tel mal. Mais il y avait eu la persécution auparavant, et l'Eglise avait toujours été soutenue par Dieu.

"Je me suis rendu compte à quel point les tentatives de l'homme ou du gouvernement pour détruire le royaume de Dieu étaient vaines", "vous pouvez fermer des églises, emprisonner des prêtres et des ministres. même les hommes et les églises se battent entre eux, mais vous ne pouvez pas déraciner la bonne semence ... Qu'est-ce que j'étais, par rapport à la puissance et au pouvoir du gouvernement soviétique? autour de nous, avec tous ses organes de propagande et de persécution, et pourtant, dans la providence de Dieu, nous étions ici - c'était l'endroit qu'il avait choisi pour nous. »


Poutine : la programmation génétique de l'homme plus effrayante qu'une bombe nucléaire

Capture d’écran 2017-10-22 à 15.18.41Vladimir Poutine a déclaré lors du Festival international de la jeunesse à Sotchi que la programmation génétique de l'homme selon des caractéristiques données serait possible dans un avenir proche et que cela pourrait être plus effrayant qu'une bombe nucléaire.

«On peut pratiquement imaginer qu'un homme puisse créer un homme selon des caractéristiques spécifiées. Il peut être mathématicien ou un brillant musicien, mais il pourrait également être un militaire capable de combattre sans peur, sans compassion, sans regret et sans douleur». «Vous comprenez que l'humanité peut entrer dans une ère très complexe et importante de son évolution et existence et, ce qui est le plus probable, qu'elle le fera prochainement. Et ce que je viens de dire peut être plus effrayant qu'une bombe nucléaire».

D'après Vladimir Poutine, l'humanité ne doit jamais oublier la moralité de ses actes, puisque son absence pourrait conduire à la destruction de l'homme.

«Quand nous faisons quelque chose et quoi que nous fassions, nous ne devons jamais oublier les fondements moraux et éthiques de notre cause. Tout ce que nous faisons doit contribuer au renforcement de l'être humain et non à sa destruction».


Poutine, maître de la diplomatie au Proche-Orient

Analyse d'Antoine de Lacoste pour les lecteurs du Salon Beige :

Le 5 octobre dernier, Vladimir Poutine a reçu à Moscou le vieux roi Salmane d'Arabie Saoudite. Cette première visite d'un souverain saoudien en Russie marque la domination diplomatique de Poutine au Proche-Orient, d'autant qu'elle survient après une rencontre récente de ce dernier avec Erdogan.

Les sujets abordés ne sont pas les mêmes, bien sûr : Les Russes ont beaucoup parlé de pétrole avec les Saoudiens, tandis que c'est la Syrie qui était au cœur des conversations avec Ankara.

Mais les faits sont là : Poutine est aujourd'hui l'acteur incontournable de la région.

Avec Erdogan, la réconciliation est déjà ancienne. La destruction d'un bombardier russe par un chasseur turc avait créé une grave crise entre les deux pays, mais la tentative de coup d'Etat contre Erdogan et les reproches américanos-occidentaux sur la répression qui a suivi ont ulcéré les Turcs. Très isolé en outre sur la scène mondiale depuis l'islamisation forcée du pays, Erdogan n'avait plus beaucoup le choix : il devait se réconcilier avec la Russie. Il ne faut jamais être seul en diplomatie.

Il a dû beaucoup concéder pour cela : présenter ses excuses, modérer son soutien aux milices islamistes en Syrie, ne plus réclamer le départ de Bachar. Les Américains, il est vrai, l'ont beaucoup aidé à se tourner vers la Russie car leur soutien massif aux Kurdes a toujours été considéré par Erdogan comme une provocation à son égard. Jamais les Turcs n'accepteront un Etat kurde sur leur frontière sud.

La récente incursion des Turcs à Idleb, province occupée par les islamistes au nord-ouest de la Syrie, doit être replacée dans ce contexte. Les Syriens sont très mécontents bien sûr : le rejet de toute partition du pays est leur objectif ultime. Mais ils n'ont guère le choix et ne peuvent se fâcher avec la Russie qui a laissé faire. C'est d'ailleurs l'inconnue du dossier : jusqu'où Russes et Turcs se sont mis d'accord sur l'opération d'Idleb ?

Avec l'Arabie Saoudite, le dossier était tout aussi délicat pour Poutine. Trump a fait une visite tonitruante à Ryad puis à Tel-Aviv réaffirmant avec force le soutien total de l'Amérique à ces deux pays pas si opposés qu'on ne le croit. De plus Ryad a fortement et longtemps soutenu plusieurs milices islamistes en Syrie, leur livrant d'ailleurs des armes achetées à la France...

Mais il y a le pétrole, sujet sur lequel Russes et Saoudiens ont des intérêts communs, et contraires à ceux des Américains. C'est pour contrer ces derniers que l'OPEP a fait baisser le prix du pétrole afin de freiner la progression du pétrole de schiste.

De plus, Ryad a pris acte de la défaite des islamistes en Syrie et intervient moins dans le conflit.

Enfin, le blocus du Qatar, décidé brutalement et maladroitement par les Saoudiens, se révèle un échec tout comme l'intervention au Yemen où l'armée saoudienne n'a pas montré grand-chose.

Et face à l'Iran, qu'il redoute par dessus tout, le roi saoudien a donc jugé nécessaire de se rapprocher de la Russie, alliée proche de la grande puissance chiite, et de donner ainsi une dimension symbolique forte à cette rencontre en se déplaçant lui-même à Moscou.

Les Américains n'ont pas apprécié mais il n'y a pas de monopole en diplomatie, surtout lorsqu'on multiplie les erreurs de jugement.

Aujourd'hui au Proche-Orient, tout le monde veut parler avec la Russie. Obama en aurait pris acte. Ce ne sera sûrement pas le cas de Trump et les initiatives américaines seront intéressantes à analyser dans les prochains mois.


Rassemblements pro-vie dans 34 villes russes

Lu sur Orthodoxie :

"Des opposants à l’avortement ont organisé le 14 septembre des rassemblements intitulés « Ils auraient pu aller à l’école », à l’occasion du début de la nouvelle année scolaire. Des rassemblements ont eu lieu dans 34 villes de Russie, dont Moscou, Saint-Pétersbourg, Ekaterinbourg, Kazan, Mourom, Krasnoïarsk, Tioumen, Krasnodar, Kirov, Nijni-Novgorod, Novossibirsk, Omsk et Orenbourg.

« Les membres du mouvement panrusse « Pour la Vie ! » tentent d’attirer l’attention du public sur le fait que la Russie perd chaque jour l’équivalent des étudiants de deux grandes écoles dans les cliniques d’avortement du pays », a déclaré le service de presse du mouvement.

« Pendant les rassemblements, les activistes ont disposé des chaussures d’enfants sur les places des villes, symbolisant le nombre d’avortements dans les régions et localités concernées. Les organisateurs ont prévu de placer 2000 paires de chaussures d’enfants sur la place Sokolniki Park de la capitale, ce qui correspond au nombre quotidien d’avortements dans le pays. Des bénévoles ont collecté des chaussures chez les habitants de Moscou et de la région », mentionne le mouvement.

Selon les organisateurs, les chaussures sont destinées à faire « visualiser les statistiques brutes de l’avortement ». Les chaussures seront ensuite distribuées aux familles pauvres.

Pendant deux ans et demi, un autre programme « Sauvez une vie », qui fonctionne avec plus de 140 psychologues et travailleurs sociaux dans 86 localités de Russie, a réussi à empêcher 7000 avortements chez des femmes ayant des problèmes financiers. 65.000 femmes en tout ont reçu de l’aide de diverses façons. Les activistes pensent que l’État et la société ont assez de ressources pour aider de telles familles à garder leurs bébés.

En août de cette année, « Pour la Vie » a annoncé le recueil de plus d’un million de signatures pour soutenir l’initiative destinée à débloquer une assistance du budget de l’État pour les familles nombreuses. La pétition comportait également une proposition de protéger la vie de chaque enfant depuis le moment de sa conception. Le nombre d’avortements en Russie a été réduit de moitié sur les quatre dernières années, selon le ministre de la santé, Veronika Skvortsova. Celle-ci a mentionné que 2016 a été une année « très importante », le nombre d’avortements ayant été réduit de 96.300 (13%). Les années précédentes, la baisse moyenne était de 8%, par exemple 67.000 de moins en 2015. « Je suis très contente », a-t-elle dit, que « sur un nombre supérieur à 90.000, le nombre d’avortements désirés, c’est-à-dire pour des raisons autres que médicales, a diminué de 72.000 ».

L’Église orthodoxe russe avait déclaré que le problème des avortements ne peut être résolu que si les femmes voient une alternative véritable sous la forme d’aide et de participation à leur sort par l’État et la société. Le 15 août 2017 avait eu lieu une Liturgie nocturne à Moscou, suivie d’une prière « pour la cessation du péché d’infanticide »."


Syrie: une grande victoire pour le gouvernement et ses alliés, et pour tous ceux qui combattent vraiment Daesh

Les forces gouvernementales syriennes (armée arabe syrienne), renforcées de leurs alliés, et largement appuyées par les forces aériennes russes, et des conseillers et équipes des forces spéciales russes, sont en train de libérer la ville de Deir-es-zor, capitale de la province éponyme, située à l'Est du pays. Au terme d'une offensive méthodiquement conduite d'Ouest en Est, au cours de laquelle elles ont tronçonné le territoire plus ou moins tenu par l'Etat Islamique, elles mettent ainsi fin à un siège de trois ans qui a tenu sous la menace permanente du massacre généralisé plus de 100000 habitants et la garnison locale, constamment ravitaillés par air dans des conditions très délicates.

Sans mettre un terme à la guerre en Syrie, l'épisode actuelle constitue en quelque sorte le point d'orgue de la reconquête générale du territoire entreprise par le gouvernement syrien et ses alliés, à partir de la fin de la bataille d'Alep il y a moins d'un an. A la condition de contrôler le territoire ainsi reconquis, la coalition syrienne devrait pouvoir dans les mois à venir opérer une bascule d'effort en direction de la vaste poche d'Idlib, au Nord-Ouest du pays, qui reste la plus grande zone sous contrôle des "terroristes modérés" du mouvement Hayat Tahrir as Sham, héritier du front Jabhat Al Nosra, très apprécié en son temps par le ministre des Affaires étrangères du régime Hollande.


Le cardinal Parolin à Moscou

Le cardinal Parolin, secrétaire d'Etat du Vatican, a célébré la messe célébrée en la cathédrale de l'Immaculée Conception à Moscou, avec Mgr Paolo Pezzi, archevêque de Moscou ; Mgr Clemens Pickel, ordinaire du diocèse de Saratov ; Mgr Joseph Werth, évêque du diocèse de Novossibirsk et Mgr Cyrille Klimowicz, ordinaire du diocèse d'Irkoutsk en Siberie, ainsi que le nonce Mgr Celestino Migliore.

Les photos ont été prises par Olga Doubiagina. La statue de Notre-Dame de Fatima était au côté de l'autel :

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Dans un entretien à l’agence russe Ria Novosti, le cardinal Pietro Parolin explique :

«Je vais en Russie dans le but de parler, outre les questions liées aux relations bilatérales et de celles concernant la vie de l’Eglise catholique, des questions liées aux conflits qui touchent trop de régions dans le monde».

Interrogé sur sa rencontre avec Vladimir Poutine, le président russe, et Serguei Lavrov, le ministre des Affaires étrangères, le cardinal Parolin précise qu’il parlera notamment «du drame que continue à vivre la Syrie» mais aussi «l’Irak et les autres pays de la région».

Le cardinal Parolin rencontrera aussi le patriarche Kirill. Interrogé sur les rapports entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe russe, après la rencontre historique à Cuba entre le Pape François et le patriarche Kirill, le cardinal Parolin explique que ces rapports traversent une période positive. Une étape qui «devient le début d’un nouveau chemin» pour dépasser les difficultés existantes afin de mettre toutes les énergies dans la promotion du bien commun. Il précise qu'un éventuel voyage du Pape François en Russie ne fera pas partie des sujets de conversation. 


Russie : un poignard fou s'en prend à 7 personnes [Erratum : il y avait quelqu'un qui tenait le couteau]

Unknown-2Après les voitures folles les couteaux fous ?

En Russie, un homme armé d'un couteau a été abattu par la police après avoir poignardé au moins sept personnes en pleine rue à Sourgout, dans la matinée du samedi 19 août.

L'attaque a été revendiquée par l'organisation terroriste Etat islamique.

Toutes les victimes ont été hospitalisées "avec des blessures variables".

Cette attaque intervient au lendemain d'une attaque au couteau en Finlande où un Marocain de 18 ans a poignardé à mort deux personnes et en a blessé huit autres dans la ville de Turku (sud-ouest). 


Le secrétaire d’État du Vatican en Russie

Communiqué de la salle de presse du Vatican :

Images"Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Vatican, se rendra en visite dans la Fédération russe, sur l’invitation des autorités du pays, du 21 au 24 août 2017. Il sera accompagné par Mgr Visvaldas Kulbokas, conseiller de nonciature, officiel de la Section pour les Relations avec les États de la Secrétairerie d’État.

Le but de la visite est de rencontrer les plus hautes autorités civiles et les dirigeants de l’Église orthodoxe russe. Ce sera aussi l’occasion de manifester la proximité spirituelle du pape à la communauté catholique locale.

Au cours des divers entretiens, outre les thèmes relatifs aux questions d’intérêt bilatéral, figurent les questions concernant la situation internationale et, en particulier, la recherche de solutions pacifiques aux conflits en cours, avec une attention principale aux aspects de caractère humanitaire.

Le programme de lundi 21 août prévoit une réunion du cardinal avec les évêques catholiques du pays et, en soirée, la messe dans la cathédrale de l’Immaculée Conception de Moscou, suivie d’un moment convivial avec les représentants du clergé et des laïcs. Le même jour est prévu un entretien avec le métropolite Hilarion de Volokolamsk, président du Département pour les Relations étrangères du Patriarcat de Moscou.

La journée du mardi 22 août sera consacrée à une session de travail avec le ministre des Affaires étrangères Sergey Lavrov et, dans l’après-midi, à la visite au patriarche Cyrille de Moscou. Mercredi 23 août, le Secrétaire d’État se rendra à Sochi pour une rencontre avec le président Vladimir Poutine. Le cardinal Parolin rentrera à Rome dans la matinée du jeudi 24 août."

100 ans après les apparitions de Fatima, le Coeur Immaculée de Marie semble triompher...


Pourquoi Israël soutient les islamistes syriens

Chronique d'Antoine de Lacoste :

Depuis le début de la guerre en Syrie, Israël soutient directement plusieurs groupes islamistes syriens. Armes, argent, médicaments ont été fournis en quantité importante aux djihadistes, en particulier le long de la frontière commune aux deux pays, sur le plateau du Golan.

Une rumeur démentie par Tel Aviv avait couru un temps : des blessés islamistes étaient  soignés dans des hôpitaux israéliens. Un incident sérieux avait finalement permis la confirmation de cette information : des islamistes avaient commis des exactions dans un village druze avant de se replier, pourchassés par des habitants druzes venus en renfort.

Cette population, très à part et très soudée, vit notamment sur un territoire à cheval sur la Syrie et l'Etat hébreu. Tous les hommes sont armés et ce sont de redoutables combattants des montagnes. L'armée française en a un cuisant souvenir lors de la révolte druze de 1925.

Dans leur chasse aux islamistes, les Druzes ont constaté avec stupeur que leurs ennemis s'enfuyaient vers la frontière, où des ambulances israéliennes les attendaient pour emmener les blessés. L'affaire s'est mal finie pour les islamistes : les ambulances ont été interceptées et les blessés exécutés par les Druzes. L'armée israélienne n'est pas intervenue, afin de ne pas s'aliéner une population avec qui elle entretient de bonnes relations.

Les faits étant avérés, il faut s'interroger sur les raisons de ce soutien, qui n'est paradoxal qu'en apparence, et il y en a deux.

La première raison était le souhait de voir tomber Bachar. Les Assad sont de vieux ennemis d'Israël et la chute de leur régime aurait été l'aboutissement d'une haine tenace. De plus, cela aurait engendré le chaos dans ce pays honni : la politique sioniste est en effet largement orientée vers la déstabilisation des régimes qui lui sont hostiles afin d'assurer sa sécurité. C'était d'ailleurs un des buts de guerre de Bush en Irak qui a parfaitement réussi puisque l'Irak n'existe plus. Ce n'était pas le souhait des Américains à qui avaient échappé quelques subtilités orientales, mais c'était bien celui des Israéliens.

La prochaine cible sera l'Iran comme Donald Trump l'a très clairement déclaré récemment pour bien marquer la persistance du lien entre Washington et Tel Aviv.

Mais depuis l'intervention russe, Israël sait que son pari est perdu et qu'Assad ne va pas tomber demain. Alors pourquoi continuer ?

Pour une raison très simple : établir une zone tampon sur la plateau du Golan afin d'éviter le retour de l'armée syrienne le long de sa frontière. La quasi-totalité de cette frontière est ainsi aux mains des islamistes qui, sans le soutien de l'Etat hébreu, auraient été vaincus depuis longtemps.

Aussi, dès que l'armée syrienne tente de lancer une offensive, l'aviation israélienne n'hésite pas à intervenir pour sauver ses protégés, sous le prétexte de réagir à des provocations syriennes.

Au delà des Syriens, c'est aussi une façon de tenir à distance le Hezbollah qu'Israël doit déjà supporter sur sa frontière libanaise (son offensive de 2006 s'était brisée sur la défense acharnée des chiites) et n'a pas l'intention de voir se promener en plus sur le Golan.

Il va tout de même arriver un moment où les islamistes seront vaincus en Syrie et celle-ci n'acceptera pas qu'une portion de son territoire soit à nouveau annexée par Israël via des djihadistes.

La diplomatie russe sera nécessaire.