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Russie : plus de 60 000 personnes ont participé à une procession en l'honneur des Romanov

Dans la nuit du 16 au 17 juillet, alors que l’on commémore l’assassinat de la sainte famille impériale, a eu lieu la procession habituelle à Ekaterinbourg. Celle-ci se déroule sur une distance d’environ 20 kilomètres, depuis le lieu de l’assassinat jusqu’au lieu où ont été cachés les restes de la famille impériale. C’est là que se trouve aujourd’hui un monastère dédié à ces saints martyrs. La procession a commencé immédiatement à l’issue de la divine liturgie, laquelle était présidée par le métropolite d’Astana et du Kazakhstan Alexandre.

Vers 3h du matin, après la liturgie, les fidèles ont commencé la procession, dans la prière, sur le trajet du transport des dépouilles mortelles de la famille impériale en 1918. Les évêques se trouvaient à la tête de la procession. Selon les calculs provisoires, plus de 60.000 personnes y ont participé, soit le même nombre que l’an passé. Vers 7h du matin, la colonne des pèlerins a atteint le monastère des saints martyrs impériaux à Ganina Yama. La communauté monastique a accueilli le clergé et les pèlerins au son des cloches. Lors de leur arrivée à la mine N°7, où les régicides tentèrent de cacher les preuves de leur crime, a eu lieu un office d’intercession. C’est alors que l’évêque diocésain d’Ekaterinbourg, le métropolite Cyrille s’est adressé aux pèlerins :

« La procession est passée non seulement par les rues de la ville, les champs et les forêts. Mais elle a principalement touché nos âmes. Y aurait-il maintenant un seul homme qui resterait indifférent au jour présent, à l’office et à la procession, qui constitue notre façon de nous repentir et de manifester notre amour envers le Tsar et notre patrie, la sainte Russie. Nous vous remercions tous, chers frères et sœurs, et nous espérons que chaque année, lorsque le Seigneur nous accordera Sa miséricorde, nous continuerons à venir en procession à ce lieu saint ».

Le métropolite de Tachkent et d’Ouzbekistan Vincent a félicité les pèlerins pour avoir achevé un chemin si pénible physiquement, mais plein de grâce pour l’âme.

« Je voudrais tous vous féliciter pour avoir été dignes, par la grâce de Dieu et les prières des saints martyrs impériaux, d’accomplir ce chemin de croix et d’arriver à l’endroit de la profanation des restes de la famille impériale ». « Chacun de nous, qui vient avec piété et crainte de Dieu, avec amour, ressent la sainteté de ce lieu ».


La Russie fête l’Amour, la Famille et la Fidélité

De Sabine de Villeroché :

9f05b82cdfcbe5f4564c6d135c137889"Tandis que, dans nos villes françaises, les désormais traditionnelles « marches des fiertés » n’en finissent plus d’agiter le droit au bonheur des couples homosexuels, les Russes, eux, ont choisi de mettre à l’honneur la famille traditionnelle.

Tous les 8 juillet, en effet, le gouvernement russe appelle son peuple à « la fête de l’Amour, de la Famille et de la Fidélité ». Les couples mariés depuis 25 ans et plus sont mis à l’honneur et reçoivent une médaille des autorités.

Ce choix du 8 juillet n’est pas un hasard du calendrier officiel, loin de là. C’est précisément le jour de la fête des saints Piotr et Fevronia, morts en 1228, couple vertueux symbole de longévité, de bonheur et de fidélité. La médaille de la fidélité est frappée de l’effigie des saints orthodoxes. Une marguerite, fleur typiquement russe, symbole de pureté, de fidélité et de tendresse y est également apposée.

La renaissance de cette tradition orthodoxe et son officialisation dans tout le pays à partir de 2008 correspondent très exactement aux objectifs des autorités russes : stimuler le taux de natalité en encourageant la stabilité des familles traditionnelles. Choix crucial pour le pays à l’heure où les démocraties occidentales, elles, préfèrent l’immigration de masse pour combler leur déficit démographique.

Chez les Russes, il se dit que la fête des saints Piotr et Fevronia aurait même tendance à éclipser la Saint-Valentin, jugée trop commerciale ou… trop libérale ?"


«Le Trump que l'on voit à la télé est très différent du Trump réel»

Donald Trump et Vladimir Poutine se sont entretenus en tête à tête vendredi. Cette rencontre devait durer une trentaine de minutes. Elle s'est poursuivie pendant deux heures et quart dans un climat défini comme chaleureux. Donald Trump et Vladimir Poutine ont discuté de l’Ukraine, de la Syrie, de lutte antiterroriste et de cybersécurité.

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Voilà comment Poutine a commenté cette rencontre :


Poutine : «Mon devoir en tant que chef d'Etat est de défendre les valeurs familiales»

Autre extrait :


La vie privée des enfants est plus importante que la liberté d’expression des homosexuels

Mais ce n'est pas l'avis de la CEDH :

"La Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) condamne la Russie pour sa loi de 2013 interdisant la « promotion des relations sexuelles non traditionnelles auprès des mineurs ». La Cour avait été saisie par trois provocateurs sodomites qui avaient notamment déployé devant un lycée une banderole proclamant que l'homosexualité est « normale ». Ayant évidemment perdu tous leurs procès en Russie jusque devant la Cour suprême, ils se sont adressés à la Cour européenne des droits de l’homo qui leur a évidemment donné raison. Résumé de l’arrêt selon la Cour elle-même, admirable concentré de mensonge et de mauvaise foi :

La Cour juge en particulier que, bien que les lois en question visent principalement à protéger les mineurs, les limites de leur portée n’ont pas été clairement définies et leur application a été arbitraire. De plus, le but même des lois et la manière dont elles ont été formulées et appliquées dans le cas des requérants ont été discriminatoires et, globalement, n’ont servi aucun intérêt public légitime. En effet, en adoptant ces lois, les autorités ont renforcé la stigmatisation et les préjugés et encouragé l’homophobie, qui est incompatible avec les valeurs d’une société démocratique.

La Russie est condamnée à verser 43.000 euros aux trois provocateurs, au titre du… dédommagement moral. L’arrêt a été rendu par une chambre de sept juges composée de :

  • Helena Jäderblom (Suède), présidente,
  • Luis López Guerra (Espagne),
  • Helen Keller (Suisse),
  • Dmitry Dedov (Russie),
  • Alena Polácková (Slovaquie),
  • Georgios A. Serghides (Chypre),
  • Jolien Schukking (Pays-Bas).

On notera que seul le juge russe, Dmitry Dedov, a osé contester l’arrêt, et a fait annexer au texte sa propre analyse. On y lit notamment que la Cour « n’a pas pris sérieusement en compte le fait que la vie privée des enfants est plus importante que la liberté d’expression des homosexuels »."


La Russie s’approche de l’autosuffisance alimentaire

Lu ici :

"Malgré les sanctions occidentales – ou grâce à elles –, le pays est devenu une superpuissance céréalière. Outre le blé, il n’a plus besoin d’importer de légumes ni de viande de porc.

Quand l’Union européenne et les États-Unis ont imposé des sanctions économiques à la Russie après l’intervention militaire en Ukraine de 2014, certains responsables russes ont présenté cette décision comme une chance pour le pays. Associées à la baisse du rouble, disaient-ils, les sanctions stimuleraient l’activité locale en encourageant le remplacement des importations par des produits nationaux et en renforçant la compétitivité des exportations.

Nombre d’analystes et d’investisseurs occidentaux étaient sceptiques. Pourtant, dans un secteur au moins – l’agriculture et les activités connexes –, l’optimisme des Russes était justifié. L’an dernier, la Russie est devenue le premier exportateur mondial de céréales, avec plus de 34 millions de tonnes, et sa production céréalière a atteint le record de 119 millions de tonnes (...)"


Coup de pied de la mule du pape !

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Quelle bonne leçon contemporaine pour illustrer la célèbre nouvelle des Lettres de mon Moulin d’Alphonse Daudet (ici le lien), que cette leçon de diplomatie infligée à notre président de théâtre ! #Russiansdidit... 

«De tous les évènements qui ont marqué la rencontre Poutine-Macron, celui qui a été le plus révélateur a été la conférence de presse. Outre le constat que Macron se comporte comme un vrai gamin dès qu’il est livré à lui-même, incapable d’improviser sereinement dès lors qu’il ne dispose d’aucun texte à réciter ou à lire lui permettant d’exercer ses talents de comédien, il se permet d’agresser verbalement et publiquement une entreprise de l’état hôte. Dans le décor dans lequel ils se trouvaient, c’était incongru et puéril, mais cela montre surtout que ce personnage est fragile et pas du tout à la hauteur du rôle d’un président. Que sa prestation ait été volontaire ou non, cela ne change rien à l’affaire. Pour le coup, c’est la Russie qui nous donne encore une double leçon de diplomatie, d’abord en ne réagissant pas immédiatement, ensuite en donnant une réponse significative mais sans faire de vagues», commente durement le blog de réinformation Réseau International (ici le lien)

L’analyse du Professeur de droit, Karine Bechet-Golovko, spécialiste des relations politiques avec la Russie qui éclaire encore le sujet (ici le lien).

Gageons qu’il y aura d’autres coups de pied, si notre "communiquant en chef" ne comprend pas la leçon.


Le Figaro censure une partie de l'entretien (exclusif) avec Poutine

C'est Sputnik, ce fameux média de propagande russe, qui le dévoile :

"Abordant lors de l'entretien au Figaro la question des relations entre les États-Unis et la Russie, sur fond d'accusations infondées d'ingérence de hackers russes dans la campagne électorale américaine, Vladimir Poutine a indiqué que « les Présidents arrivent et repartent, mais la politique (américaine, ndlr) ne change pas ».

« La bureaucratie en Amérique est très puissante. La personne élue a son opinion, ses idéaux, sa vision des choses, mais le lendemain des élections, des personnes avec des attachés-cases, des costumes-cravates et des chemises blanches viennent lui expliquer comment il doit agir en bon Président », a constaté le chef du Kremlin.

Selon Vladimir Poutine, il est très difficile de changer quelque chose à cette situation. À titre d'exemple, le Président russe a rappelé la situation de Guantanamo aux États-Unis, passage omis par Le Figaro pour d'obscures raisons.

« Ainsi Barack Obama, un homme progressiste, un homme aux vues libérales, démocrates, avait-il promis avant l'élection de fermer Guantanamo. L'a-t-il fait? Non. Et pourquoi? Ne l'a-t-il pas voulu? Si! Je suis persuadé qu'il l'a voulu, mais il ne l'a pas pu. Il cherchait sincèrement à le faire, mais, cela n'est pas arrivé, tout n'est pas si simple », a indiqué le Président russe.

Et d'ajouter: « Pourtant, il est difficile d'imaginer des gens enchaînés pendant des décennies, sans procès. Imaginez, si la France ou la Russie l'avaient fait, on nous aurait mangés tout cru depuis longtemps. Et aux États-Unis, c'est permis et cela continue, ce qui est la question de la démocratie, soit dit en passant »."


Que cherchent les Américains en Syrie ?

Voici une question à laquelle Antoine de Lacoste apporte des éléments de réponse pour le Salon Beige :

 

La situation militaire en Syrie s'améliore de semaine en semaine.

Autour de Damas, l'étau se desserre lentement mais sûrement. Plusieurs banlieues de l'est ont été libérées et les combattants islamistes évacués avec leurs armes légères et leurs familles.

Beaucoup se sont demandés pourquoi le régime syrien laissait ainsi partir sains et saufs des adversaires résolus, prêts à combattre à nouveau dès que possible. La réponse est simple : tout d'abord c'est une volonté des Russes, désireux d'accélérer le processus de libération du territoire syrien et de ne pas s'embourber dans un conflit sans fin, ce que l'Amérique leur avait prédit.

Ensuite, réduire des poches de résistances urbaines tenues par mille ou deux mille combattants aguerris peuvent être très coûteuses en hommes et l'armée syrienne n'en a guère les moyens.

Enfin, il faut voir où ces combattants sont envoyés : dans la province d'Idlib, dernier territoire important tenu par la rébellion, au nord-ouest du pays. Or, dans cette province, des milliers de combattants islamistes sont éparpillés, avec des intérêts antagonistes, et donc des règlements de compte réguliers qui font le bonheur de tous...

Il faut d'ailleurs souligner à ce propos que si l'évacuation de plusieurs banlieues de Damas a été possible, c'est aussi parce que plusieurs factions rebelles se sont joyeusement exterminées grâce notamment aux attaques répétées de Fatah el Cham (l'ex front al Nosra) contre ses concurrents légèrement moins islamistes qu'eux. L'armée syrienne a pu observer cela avec délectation.

Par ailleurs, des succès ont également été enregistrés au nord de Damas, entre Homs et Hama où plusieurs positions islamistes ont été pilonnées avec succès et, là-aussi, des centaines de combattants islamistes ont dû se replier vers Idlib. Cela n'a pas été sans mal car Fatah el Cham cherche précisément à éviter de subir cette stratégie d'enfermement dans la province d'Idlib et a lancé de nombreuses contre-attaques avec des bulldozers blindés bourrés d'explosifs conduits par des kamikazes.

Une fois de plus l'apport de l'aviation russe a été décisif.

Mais le front actuel le plus important concerne bien sûr les avancées vers Raqqua, capitale de l'Etat islamique, située dans le centre du pays.

La grande originalité de ce front, c'est que les forces spéciales américaines y sont très présentes et soutiennent activement les kurdes, officiellement chargés de libérer Raqqa.

Raqqa n'est pas du tout située dans une zone de peuplement kurde mais qu'importe : il faut bien utiliser la chair à canon disponible, cela évitera le retour de cercueils de boys en Amérique et donc des ennuis avec l'opinion publique.

Le problème c'est après : Raqqa tombera, c'est sûr, simple question de temps. Mais que feront les Américains après ? Vont-ils repartir pour finir de s'occuper de l'Etat islamique en Iraq et laisser les mains libres aux Russes en Syrie ? Ce serait logique mais la CIA, cet Etat dans l'Etat, ne l'entendra pas de cette oreille. De plus, avec Trump qui dit et fait n'importe quoi depuis qu'il est élu, tout est possible et surtout le pire.

Il va donc falloir observer avec soin les évènements des prochaines semaines car les incertitudes sont immenses.

Une seule chose est maintenant certaine mais elle est de taille : les islamistes ne prendront pas le pouvoir en Syrie. Les chrétiens syriens pourront donc progressivement reconstruire leurs maisons et leurs églises en remerciant les Russes et les Iraniens de les avoir sauvés d'un génocide programmé.

Parallèlement ils se demanderont longtemps comment leur vieille amie, la France, a pu soutenir avec autant de zèle des bandes islamistes armées et financées par le Qatar et l'Arabie Saoudite.

                C'est une honte collective qu'il faudra réparer.

Antoine de Lacoste

                                                                                                             


Rencontre présidentielle Poutine-Macron (suite)

Dans la continuité de notre première note à ce sujet, nous vous présentons la video d'une partie de l'entretien accordé par le président russe à des journalistes du Figaro, et deux positions divergentes sur l'interprétation de la rencontre Poutine Macron.

Il s'agit d'une part d'une vision plutôt positive, celle de Gabrielle Cluzel, qui couvrait l'évènement pour Boulevard Voltaire, et celle (video ci-dessous) de Xavier Moreau, homme d'affaire français et analyste installé à Moscou, qui le couvrait pour la télévision russe Russie 1.

Il s'agit d'autre part d'une vision beaucoup plus réservée, voire pessimiste, celle de Philippe Migault, de l'IRIS, qui ne voit dans la posture franchement régalienne et dirait-on capétienne adoptée par Macron lundi dernier, qu'un  acte de communication dans la logique des objectifs de campagne des législatives, destiné à râtisser le plus large possible.

L'entretien avec le Figaro

L'entretien de TV libertés avec Xavier Moreau.


Rencontre présidentielle Poutine-Macron

Au menu: Syrie, Ukraine, culture, économie, recherche, industrie, tous domaines où des perspectives de coopération semblent se renouveler, et ? et ? et bien: LGBT bien sûr ! A quoi pensiez-vous ?

Cette posture idéologique sociétale mise à part, qui certes devrait faire notre honte sur la scène internationale, la prise de parole du Président Macron que vous entendrez ci-dessous montre une hauteur de vue à laquelle nous n'étions plus habitués avec le minus habens précédent.

Si nous nous fondons sur ces seules déclarations, qui traduisent un pragmatisme inouï chez nous ces dernières années, nous pourrions espérer un retour à une Realpolitik plus conforme à nos intérêts et notre tradition diplomatique, si tant est que ces mots signifient quelque chose pour les nouvelles (?) équipes au pouvoir. L'espoir fait vivre, et les faits nous diront ce qu'il en est.


Vers un renouveau des relations France - Russie ?

Alors que Vladimir Poutine sera accueilli en France le 29 mai prochain, RT nous propose un panorama des enjeux de cet évènement diplomatique, pointant les nombreuses incertitudes quant au positionnement final qu'Emmanuel Macron adoptera comme chef de l'Etat, après avoir tenu comme candidat des propos pour le moins changeants, que ce soit au sujet des sanctions économiques comme de la Syrie.


La politique pro-famille de Poutine porte ses fruits

Après 70 ans de communisme, l'affaire n'est pas simple. De Sabine de Villeroché sur Boulevard Voltaire :

"[...] depuis les années 2000, les élites russes font un tout autre choix pour redresser le pays menacé par une catastrophe démographique sans précédent. La mise en place de mesures natalistes fortes, la promotion d’un retour aux valeurs patriotiques et spirituelles et la mise en avant d’un modèle familial vertueux sont proposées aux Russes pour reconstruire le pays.

Dix-sept ans après l’arrivée au pouvoir de Vladimir Poutine, la dynamique porte ses fruits : le taux de fécondité des Russes est passé de 1,17 enfant par femme en 1999 à 1,89 (plus que dans l’Union européenne) et, depuis 2012, la population augmente de nouveau en continu.

L’effort financier fourni par l’État a été exceptionnel : création d’un capital maternel (9.000 roubles pour la naissance du 2eenfant) et autres mesures incitatives fortes ont permis aux familles de voir leurs revenus multipliés par 2,2 en 10 ans.

Parallèlement, Vladimir Poutine mène une intense campagne de communication patriotique à rebours de ses voisins. Et pour cause ! Il cerne parfaitement et dénonce les risques mortifères que prennent les démocraties modernes « en renonçant à leurs racines spirituelles, traditionnelles et même sexuelles ». (réunion du club de Valdaï, 19/9/2013).

A contrario, pour les Russes, le modèle idéal de famille est composé de plusieurs générations vivant sous le même toit, avec un père, une mère et trois enfants nés au sein du mariage.

L’homosexualité n’est guère encouragée dans le pays au grand dam des Occidentaux qui, dans le même temps légalisent le mariage pour les couples de même sexe. En interdisant la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs, Vladimir Poutine envoie un message fort à ses concitoyens : les homosexuels russes ont les mêmes droits que leurs concitoyens mais l’État ne leur reconnaît aucun droit spécifique car ils ne produisent pas d’enfants – ce dont le pays a tant besoin. Avec l’appui du clergé orthodoxe, le gouvernement prend également des mesures pour limiter le nombre d’avortements, qui reste extrêmement élevé. En revanche, la législation russe est assez libérale vis-à-vis des techniques de médecines reproductives. La Russie demeure une destination privilégiée pour les clients de gestation pour autrui. Mal comprises par nos démocraties modernes, les grandes orientations russes en matière de politique familiale sont la démonstration que d’autres choix réalistes et efficaces sont possibles en ce XXIe siècle."


«Le totalitarisme sera toujours à vaincre» par Philippe Migault

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Le 9 mai 2017, la Russie a célébré la victoire sur le totalitarisme qui a coûté la vie à 27 millions de soldats. L'expert militaire Philippe Migault souligne dans un article publié sur RT, que la menace du totalitarisme n'est toujours pas éliminée, il a simplement de nouveaux visages !

Cliquez ici pour lire l'article en entier.


Lech Kaczyński tué par un accident ou un attentat ?

D'Olivier Bault sur Réinformation.tv :

Unknown-3"Une bombe thermobarique à l’origine de la catastrophe de Smolensk du 10 avril 2010 qui a coûté la vie au président polonais Lech Kaczyński ? C’est ce qui ressort des résultats des travaux de la nouvelle commission d’enquête sur cette tragédie constituée en mars 2016 par le gouvernement conservateur (PiS) de Beata Szydło. Une tragédie où la Pologne avait perdu non seulement son président et la première dame, mais aussi 88 autres personnalités qui l’accompagnaient pour commémorer le massacre de Katyn de 1940. Des députés et sénateurs de tous les principaux groupes politiques, des représentants du gouvernement, le dernier président polonais en exil, des représentants des associations des familles des victimes de la tuerie stalinienne de 1940, des représentants du clergé, mais aussi tout le haut commandement militaire polonais constitué – et c’était encore une nouveauté à l’époque – d’officiers qui n’avaient pas été formés à Moscou sous le régime communiste. La thèse de l’attentat présentée désormais comme une quasi-certitude par cette commission n’a pas vraiment surpris grand monde en Pologne, puisque la composition de l’actuelle commission dépendant du ministre de la Défense Antoni Macierewicz ressemble fort à celle de la commission d’enquête parlementaire créée dès 2010 par le PiS et dirigée par le même Macierewicz. On retrouvait aussi une grande partie des membres de ces deux commissions aux colloques scientifiques annuels consacrés à la catastrophe de Smolensk, où la thèse de l’attentat était déjà très présente.

L’éventualité d’un attentat à l’étude depuis le début, mais avec des moyens limités

Cela fait déjà plusieurs années que ces scientifiques et spécialistes de différents domaines pointent du doigt la probabilité d’explosions à bord du Tupolev gouvernemental affrété le 10 avril 2010 pour la délégation du président Lech Kaczyński. La différence aujourd’hui, ce sont essentiellement les moyens dont dispose la commission d’enquête et qui lui ont permis de conduire plusieurs expériences pour vérifier ses thèses, et aussi l’accès aux corps – ou ce qu’il en reste –, puisque depuis décembre dernier le parquet polonais procède à l’exhumation et à l’autopsie de tous les corps qui n’ont pas été incinérés, ce qui a permis au passage de porter à 8 (selon un bilan encore provisoire) le nombre de corps dont on sait avec certitude qu’ils ne se trouvaient pas dans la bonne tombe.

Car aussi étrange que cela puisse paraître, les médecins légistes polonais n’avaient pas participé aux autopsies réalisées en avril 2010 à Moscou. Les Russes avaient obtenu l’accord du chef du parquet militaire polonais, le général Parulski, pour réaliser seuls les autopsies. Ensuite, les corps des victimes ont été rapatriés dans des cercueils plombés avec interdiction formelle faite aux familles de les ouvrir. Une interdiction qui avait, selon le gouvernement de Donald Tusk de l’époque, été demandée par les Russes, même si ceux-ci nient aujourd’hui ce fait.

Moscou refuse toujours de rendre à la Pologne l’épave de l’avion et les boîtes noires 7 ans après la catastrophe de Smolensk

L’obstacle majeur que rencontrent les enquêteurs polonais de la commission gouvernementale comme du Parquet, qui n’a toujours pas clos son enquête, c’est d’ailleurs l’absence d’accès directe aux éléments de preuve, et ce depuis le début. « Nous n’avons pas vérifié la thèse d’un attentat », avouait le 16 avril 2012 dans une interview radiophonique le colonel Edmund Klich, accrédité par les gouvernements polonais et russe pour coordonner la coopération entre la Russie et la Pologne dans le cadre de l’enquête officielle et chef de la commission polonaise d’enquête sur les accidents aériens jusqu’en janvier 2012.

Un Edmund Klich qui a aussi reconnu : « Parmi les experts [polonais] avec qui j’ai été à Smolensk, il y en a qui ont examiné l’épave, mais en réalité c’était plus une inspection visuelle que des investigations. » Aujourd’hui encore, la Russie refuse de restituer à la Pologne ce qui reste de l’épave du Tu-154 gouvernemental polonais ainsi que les boîtes noires. Ils ne les restitueront que lorsqu’ils auront clos leur enquête, ce qu’ils ne feront que lorsque les Polonais auront définitivement clos la leur. [...]"


Contes de Pâques de la sainte Russie

Paques-de-la-sainte-russieEn ces jours de Pâques, nous vous conseillons cet excellent recueil de contes de la Sainte Russie.

Les contes russes constituent un vaste univers dont les racines remontent aux temps les plus reculés. Ils ont conservé leur symbolique dans la mémoire populaire grâce à la riche palette de leurs couleurs, leur sens du mouvement, leurs nobles sentiments, et parfois leur charmante naïveté. 

Dans cet ouvrage, les contes ont un point commun : la fête de Pâques. Les plus beaux contes de Pâques portent la signature d’écrivains exceptionnels,  à l’instar d’Alexandre Pouchkine, Léon Tolstoï, Anton Tchékhov, Alexandre Kouprine, Fédor Dostoïevski…

Gageons que la redécouverte de ces petits joyaux tisse de nouveaux liens d’amitié entre nos deux peuples et contribue au renouveau spirituel de l’Occident chrétien.


Droits de l’homme et droits de tuer...

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L’organisateur de l’attentat du 3 avril qui a fait 14 morts à Saint Pétersbourg, aurait été arrêté à Moscou ; une vidéo circule depuis hier sur les réseaux sociaux. Les services russes de sécurité (FSB) ont arrêté à Odintsovo en banlieue de Moscou, Abror Azimov, un ressortissant d’Asie Centrale. Il est suspecté d'avoir entrainé le kamikaze Akbarjon Jalilov.

Ici le lien avec la video mise en ligne sur le site RusRéinfo

L'arrestation a été menée dans le calme. Notons aussi que les media sont restés très discrets sur l'enquête qui a mené à cette arrestation.

Il en va bien différemment en France, comme nous l'avons vu depuis plusieurs mois, chaque fois que nous avons un drame comparable sur notre territoire : les media sont avides et la chasse à l'homme est quasiment suivie en direct... Et finalement le/les suspects (prétendus) sont tués. (Mal)heureusement ainsi, on ne peut pas obtenir d'eux des informations utiles pour démonter les réseaux terroristes.

En Russie c’est l’inverse, on les attrape vivants et on souhaite qu’ils parlent….

Au final c’est toujours la Russie que l’on accuse de violer les droits de l’homme.

Je m’interroge!


Frappe en Syrie, une opération de communication qui bénéficie aux Etats-Unis et à la Russie sans nuire à la Syrie

De Thomas Flichy de La Neuville :

Images-101 – La frappe de cette nuit montre le retour en force des néo-conservateurs au sein de l’appareil d’Etat américain. Ceux-ci étaient en compétition avec les isolationnistes pro-russes mais ont réussi à éliminer successivement le général Flynn puis Steve Bannon. Donald Trump leur a donné un gage symbolique cette nuit. Ceci va satisfaire les lobbys de l’armement qui craignaient par dessus tout, la fin des guerres américaines. Ceci va également satisfaire Israël dont les Etats-Unis se sont rapprochés. La frappe permet enfin de rassurer l’électorat américain qui était gêné par le rapprochement américano-russe. Elle lui donne l’illusion que l’Amérique demeure encore forte et indépendante. 

2 – Trump, même s’il a été élu, n’est qu’un président symbolique dans la mesure où il ne s’est pas encore véritablement emparé des leviers du pouvoir. Il a contre lui l’appareil médiatique, judiciaire et financier. Il n’a la main que sur 2 à 3 % des fonctionnaires. Ses fidèles sont trop peu nombreux pour combler les postes de hauts fonctionnaires. Sa diplomatie n’a pas été renouvelée. Elle est paralysée. C’est la raison pour laquelle la Chine craignait ces jours-ci que Trump ne déclenche un conflit de basse intensité en Asie. D’importantes manœuvres associant la Corée du Sud et les Etats-Unis ont lieu en effet depuis début mars. Elles mobilisent 300 000 hommes.  Or la guerre permet au président de s’emparer des leviers du pouvoir. Les Chinois avaient raison mais ils se sont trompés de théâtre.

3 – La frappe n’a aucun impact militaire. Elle a été opérée loin du front. Elle ne modifiera pas le rapport de force en Syrie. L’on sait que les armées opèrent régulièrement des frappes sur des hangars vides afin de calmer les politiques. Les Russes – dont la défense anti-aérienne pouvait facilement mettre la frappe en échec - ont été prévenus. Les Syriens l’ont été par la même occasion. Autrement, la frappe n’aurait pas été faite de nuit avec aussi peu de victimes. Imagine t’on d’ailleurs la conséquence d’une frappe de 50 missiles contre un dépôt d’armes chimiques ? Le nuage de vapeurs chimiques aurait pu contaminer n’importe qui. 

4 – Cette frappe bénéficie paradoxalement à la Russie qui – au delà des protestations d’usage – a intérêt à ce que Trump garde la face et surtout s’empare enfin du pouvoir. Poutine peut laisser Trump répandre l’illusion que l’Amérique a gardé un pied dans la porte en Syrie.

5 - La durée de vie d’un missile Tomawak est limitée et il est plus économique de le tirer plutôt que de le détruire. En en tirant 50, Trump a montré ses muscles sans prendre de grands risques. Toutefois, l’autorisation donnée par Poutine à cette frappe ne sera pas sans contreparties. Sans doute faut il attendre ces dernières là où on l’on s’y attend le moins : en Ukraine.   


Poutine dénonce l'agression américaine et demande une réunion de l'ONU

C8yK775UQAAPfzESuite à l'attaque américaine en Syrie, le président russe Vladimir Poutine a déclaré via son porte-parole :

"Le président Poutine considère les frappes américaines contre la Syrie comme une agression contre un Etat souverain en violation des normes du droit international, (se fondant) sur des prétextes inventés".

Cette frappe américaine risque d'affaiblir les efforts pour combattre le terrorisme, a déclaré le législateur russe Viktor Ozerov. La Russie va demander la tenue d'une réunion en urgence du Conseil de sécurité de l'ONU, a ajouté le chef de la commission de défense de la Chambre haute du Parlement russe.


Attentat dans le métro de Saint-Pétersbourg : encore un islamiste

C8fL5f0WsAMSguXL'attaque commise dans le métro de Saint-Pétersbourg est imputable à un islamiste suicidaire, qui a fait exploser une bombe. Les autorités ont identifié l'auteur de l'attaque et le suspect, âgé de 23 ans, est originaire d'Asie centrale. Ses explosifs étaient dissimulés dans un sac à dos. Il serait lié à l'islam radical. Le président russe, Vladimir Poutine, s'est rendu sur les lieux de l'attentat pour y déposer des fleurs. L'attentat a fait 11 morts et 45 blessés.

Vladimir Fédorovski, écrivain et ancien diplomate russe, estime que Vladimir Poutine était directement visé :

"C'est lui qui est visé à travers cette attaque. Le choix de la ville a une dimension symbolique. Non seulement l'attentat a eu lieu au moment de sa venue à Saint-Pétersbourg, mais on sait aussi à quel point il est attaché à cette ville, où il est né et a longtemps vécu. C'est sa ville natale qui a été frappée, au moment où il s'y trouvait. Il s'agit clairement d'un défi personnel. Le choix de l'endroit et du moment s'explique par ce lien privilégié entre qui unit le Président russe à Saint-Pétersbourg, et peut-être aussi par le fait que Vladimir Poutine a toujours comparé le terrorisme islamiste au nazisme. Or, on sait que Léningrad fut une ville martyre du régime nazi.

Pourquoi Vladimir Poutine est-il la cible privilégiée des terroristes?

Parce qu'il en est ouvertement l'ennemi, et ne fait pas de concessions à ce sujet. Entre la Syrie, où il s'est opposé au renversement de Bachar El Assad car il craignait que Daech prenne le pouvoir, et son sempiternel refus de faire alliance avec l'Arabie Saoudite et le Qatar à cause de leurs liens avec certaines organisations terroristes, Vladimir Poutine a toujours annoncé très clairement la couleur. Pour les terroristes islamistes, il représente l'ennemi par excellence. Il veut depuis longtemps faire de la Russie le fer de lance de la guerre mondiale contre le terrorisme. À cause de cela, de nombreux attentats ont visé la Russie ces derniers mois, et ont été déjoués par les services russes. Cette fois, l'attentat a eu lieu. [...]"

 


"Vous êtes bien sur la messagerie de l'ambassade de Russie [...] pour une ingérence électorale, tapez 3"

Le 1er avril, l'ambassade de Russie aux Etats-Unis a mis en ligne cette messagerie vocale en guise de poisson :

«Vous êtes bien sur la messagerie de l'ambassade de Russie, votre appel est très important pour nous. Pour demander à ce qu'un diplomate russe contacte vos adversaires politiques, appuyez sur 1 [...] pour bénéficier des services d'un hacker russe, tapez 2 [...] pour une ingérence électorale, tapez 3 et attendez la prochaine campagne électorale. Veuillez noter qu'afin d'améliorer la qualité de nos services, tous les appels sont enregistrés». 


Comment Poutine a gagné la guerre sans la faire

Capture d’écran 2017-03-26 à 18.37.17Thomas Flichy de La Neuville et Eloi Minjoulat-Rey signent un petit ouvrage de géopolitique intitulé Et la Russie sortit du tombeau, aux éditions Terra Mare. Le nouveau président des États-unis a récemment entamé des pourparlers avec la Russie. Les auteurs montrent que ce rapprochement russo-américain n’a rien d’inhabituel. Déjà, en 1863, la marine impériale russe était accueillie en grande pompe à New York. La Russie soutenait alors l’Union contre la Grande-Bretagne.

Cherchant à se désenclaver, la Russie s'est aussi rapprochée de la Turquie pour accentuer sa présence navale en Méditerranée orientale. Poutine a cherché à constituer un angle russe en Syrie, Égypte et Libye tout en s’implantant au Maroc. Au Levant, Vladimir Poutine s’est imposé comme le pivot des négociations. Mais la Russie ne s’arrête pas là puisqu'elle négocie également avec Israël, l’Arabie Saoudite, l’Inde ou encore le Japon, de façon à mettre fin à l’unilatéralisme américain. Dans cette affaire, c'est l'Union européenne qui risque de se retrouver bien isolée. Extrait :

"Hier, la France décidait de suspendre certaines exportations agricoles vers la Russie. Aujourd'hui, la Russie, fortifiée par ce jeûne forcé, est en passe de redevenir la grande puissance agricole qu'elle avait été avant 1917 : ses exportations agricoles lui rapportent davantage que les ventes d'armes. Pour M. Obama, qui a soutenu avec une grande constance les groupes djihadistes du Moyen-Orient à l'encontre de la Russie, le bilan de fin de règne est pour le moins amer : non seulement les Etats-Unis ont échoué à se rapprocher efficacement de l'Iran, mais encore, ils ont perdu leur seule carte maîtresse dans la région : la Turquie."


"Dommages collatéraux": vers la fin de l'angélisme occidental ?

Intéressante analyse de Caroline Galacteros, polémologue, géopoliticienne et colonel de réserve, qui revient dans les pages son blog revient sur les biais d'analyse de "nos" medias et de "nos" "experts" quand il s'agit de rendre compte des actions de la coalition dirigée par les Etats-Unis d'une part, de celle appuyant le gouvernement syrien d'autre part. Extraits.

"Telle est la réalité que l’on n’a pas voulu voir et que l’on continue à taire : Il n’y a pas que les Soukhoï, les Migoyan-Gourevitch ou les lance-roquettes multiples Grad fabriqués en Russie qui tuent des innocents. Nos chasseurs-bombardiers Rafale ou nos pièces d’artillerie Caesar de 155 mm qui viennent en soutien de l’infanterie irakienne peuvent aussi faire des morts. La question n’est pas vainement polémique mais fondamentalement politique. Nous devons prendre conscience que la guerre ne peut être une virtualité mise à distance par la technologie. Elle ne peut se faire sur un champ de bataille stérilisé comme la table d’opération d’un chirurgien. La guerre n’est pas qu’un phénomène militaire. Elle s’inscrit dans un contexte politique, économique, social et culturel et en vérité éminemment humain, que l’on ne peut balayer d’un revers de la main, et finalement, nous entretenons avec la guerre une proximité bien plus grande que nous ne voulons le reconnaître. Le monde du 21e siècle n’est pas celui de la fin de la guerre (pas plus que celui d’une “fin de l’Histoire” d’ailleurs). La guerre n’est pas un résidu, une survivance que l’on aurait réussi à endiguer aux confins du monde néolibéral dans des enclaves d’arriération politique qu’il serait possible d’épurer de leurs scories rétrogrades - en l’espèce islamistes - en séparant cette ivraie d’un bon grain civil épargné par nos armements d’une précision chirurgicale. Il nous faut enfin prendre conscience que les décisions de politique étrangère, mais souvent aussi de politique intérieure (pensons en France au cocktail explosif de l’intégration bloquée, de l’immigration continue et de la paupérisation des classes populaires et moyennes) peuvent avoir des conséquences guerrières, donc meurtrières. Les chefs d’Etat et de gouvernement “fabriquent” cette matière que l’on nomme l’Histoire et ne sont pas de simples comptables pour lesquels la complexité historique se réduirait à un équilibre des comptes publics."  

[...] En l’occurrence, Alep n’a pas plus été une “sale guerre” que Mossoul n’a de chances d'être une “guerre propre”. On peut critiquer la brutalité de la tactique russe, celle d’une Armée syrienne historiquement formée et encadrée  par les cadres de l’Armée rouge, mais on ne peut crier au génocide en faisant mine de croire que la Coalition (avec pour chef de file les Etats-Unis…) allait quant à elle pouvoir miraculeusement épargner les populations civiles à Mossoul. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’accabler les Américains ! Les erreurs stratégiques américaines commises depuis 2003 ayant très largement participé à l’éclosion de Daech, il fallait bien que les Etats-Unis soutiennent le gouvernement de Bagdad et les autorités d’Erbil pour reprendre Mossoul, la grande ville sunnite de l’Irak, détruire l’Etat islamique avant de trouver – on en est encore très loin ! – un compromis politique viable offrant aux Sunnites des garanties et des contreparties vis-à-vis de la domination politique chiite."


Alexey Komov viendra de Russie pour parler au colloque "L'Occident contre l'Europe"

Alexey Komov est un lobbyiste pro-famille auprès de l'ONU. C'est aussi une des figures de proue de la coordination et de l'organisation du courant conservateur en Russie. Il interviendra au colloque sur "le renouveau russe au XXI ème siècle : les grandes tendances" et nous explique pourquoi:

K"C'est un honneur de participer à cet événement important qui se tiendra à Paris, car l'Europe est aujourd'hui à la croisée des chemins. Un choix existentiel doit être fait par la civilisation européenne : soit revenir à ses racines chrétiennes traditionnelles et aux valeurs pro-familles, soit continuer à s'auto-détruire sur le modèle du globalisme, du multiculturalisme, du relativisme moral et de la décadence. La Russie a vécu des problèmes énormes au XXe siècle, et malgré toutes les difficultés, elle a miraculeusement connue un renouveau après 70 ans d'expérience athée. Cela devrait servir d'exemple vivant pour l'Europe d'aujourd'hui et nous espérons que vous éviterez nos erreurs et que vous tirerez des leçons de notre expérience que je vous ferai partager le 1er avril au colloque l'Occident contre l'Europe."

Pour s'inscrire.


Situation en Syrie, suite (10): Palmyre de nouveau libérée !

Le chef de la délégation syrienne aux négociations de Genève, confirmé dans ses propos par le ministre russe de la défense, a annoncé que l'armée syrienne et ses alliés ont au moins repris le contrôle des hauteurs contrôlant la ville à l'Ouest, et de la partie antique de la cité, ce dont témoigne également la photo du correspondant de Anna-news dans le théâtre où l'on voit clairement les destructions récemment perpétrées par les terroristes de Daesh. Quelques reprises de cette nouvelle sur Sputnik, southfront ici et ici, et RT .

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Chute des avortements en Russie

En 1920, l’Union soviétique fut le premier pays à autoriser l’avortement. En 1936, il est banni par le régime stalinien et de nouveau autorisée en 1955. A cette époque, les préservatifs et la pilule « trouvent réellement leur place » et les « programmes de sensibilisation se multiplient ».

En 1993, le nombre d’avortements en Russie est l’un des plus élevé du monde : 235 avortements pour 100 naissances vivantes. Divisé par 5 entre 1993 et 2015, les statistiques officielles l’établissent désormais à 44 avortements pour 100 naissances vivantes, et les autorités estiment que c’est « un problème croissant ».

Unknown-23En 2016, si le projet de loi visant à retirer les avortements de la liste des soins remboursés par la sécurité sociale a été abandonné, une nouvelle loi contraint les hôpitaux à l’obtention d’un nouveau certificat pour effectuer des avortements. Par ailleurs, une pétition demandant l’interdiction de l’avortement a recueilli plus de 400 000 signatures. Avec l’accord du ministère russe de la santé, des consultants financés par la Fondation St Basile-le-grand exercent dans les hôpitaux pour permettre aux femmes de réfléchir à leurs projets d’avortements. En trois ans, « le nombre de consultants et de "centres de prévention" a triplé. Et plus de 39.500 femmes désirant avorter ont changé d'avis après un passage dans ces consultations ». Si le démographe Anatoli Vicnevski attribue plutôt les évolutions à « une baisse globale de la natalité russe », la ministre de la Santé, Veronika Skvortsova (photo), se félicite de la chute de 13% des avortements en 2016.


Russie : vers la béatification du "saint médecin de Moscou"

HLe 13 novembre 2016 à la fin de la messe de clôture du Jubilé de la Miséricorde en la cathédrale de l'Immaculée Conception de la Vierge Marie à Moscou le postulateur du procès de béatification de Friedrich Joseph Haas, le Père Germano Marani SJ, a appelé les croyants à la prière pour le don de la foi qui inspirait la vie du docteur Haas, pour sa glorification et son intercession dans les besoins de nos malades et nos proches souffrants.

Prière pour la glorification du docteur Haas

O Dieu Tout-Puissant qui avait donné à Ton serviteur Friedrich Haas l’amour et la miséricorde vers ceux qui pleuraient, nous Te supplions : glorifie le parmi Tes Saints pour que nous voyons en lui l’image d’une vie sacrifiée à Dieu et un exemple d’un vrai service envers le prochain donné par une compassion active pour les pauvres et malheureux. Donne-nous à nous aussi le don de la foi pour que nous soyons toujours fidèles à Toi ainsi qu’à notre vocation chrétienne. Daignez accorder à Friedrich Haas d’être compté au nombre des bienheureux et par son intercession donne-moi la grâce nécessaire :...

Amen

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père…

Friedrich Joseph Haas est né le 24 août 1780 dans une famille catholique à Cologne. Il vint à Moscou comme un docteur en 1806 pour pourvoir aux besoins de la famille Repnine-Volkonski. Haass avait passé toute sa vie en Russie, il devint un médecin prestigieux et fit des recherches sur les propriétés curatives des eaux minérales du Caucase. En fait c’était lui qui avait découvert les sources. Lors de la guerre de 1812 le médecin militaire Haas eut sauvé beaucoup de vies. Mais le docteur Haas est connu surtout pour sa miséricorde et son aide envers les prisonniers en exil. Comme un médecin des hôpitaux des prisons, il se battit pour que les seigneurs n’eussent plus les droits d’envoyer les serfs à Sibérie, il chercha sans cesse à alléger les souffrances des vieillards, des enfants et des malades, et il eut obtenu l'amélioration des conditions d’envoi des prisonniers sur les chemins de l’exil.

“ Dépêchez-vous de faire du bien ” disait le docteur Haas. “ M. Haas ne dit jamais non ” - c’est ce que disaient les pauvres.

Étant un homme profondément religieux il travailla sans cesse afin de faire la Sainte Écriture, la prière et les Sacrements accessibles aux prisonniers orthodoxes et catholiques. Tous les dimanches on pouvait l’apercevoir à l’église.

Grâce aux efforts du docteur Haas les prisonniers eurent obtenu le droit de célébrer la messe dans le château de la prison et l'église de la Trinité source de vie fut bâtie sur la colline des moineaux. Ce n’était pas une coïncidence si son ami au Comité d’action des prisonniers fut le métropolite de Moscou Philarèt Drozdov.

Le catholique zélé Friedrich Joseph Haas avait toujours montré de la miséricorde envers tout le monde sans distinction de confession religieuse, de culture ou d'origine. Il mourut en 1853 et fut enterré au cimetière de la Présentation de la Vierge à Moscou. Aux funérailles son cercueil fut suivi d’un cortège de 20 000 personnes ! Beaucoup d'écoles, d'hôpitaux et d'orphelinats russes ont porté son nom.

La phase diocésaine du procès de béatification de Friedrich Joseph Haas appelé le « saint médecin de Moscou » s’est ouverte dans la cathédrale de l’Immaculée-Conception de la Bienheureuse Vierge Marie, à Moscou, le 9 janvier 2016.


Ils ont ordonné de la détruire. L’église catholique de Smolensk cessera d’exister

Immaculate_Conception_Church_in_SmolenskCette église bâtie en 1892 avait été fermée en 1922 et tout son mobilier, sa bibliothèque et ses objets liturgiques vendus. Elle a été transformée en salle annexe du musée. Puis elle devient un dépôt d'archives en 1940, juste avant l'arrivée de la Wehrmacht en 1941. L'orgue fut démonté dans les années 1950 et ses tuyaux mis à la ferraille. Les vitraux sont détruits à la même époque. L'ancienne église abrite toujours un des dépôts d'archives de l'oblast de Smolensk qui contient 740 000 pièces, mais son accès est interdit au public à cause de l'état de l'édifice menaçant ruine. La communauté catholique a obtenu la permission dans les années 2000 d'utiliser pour ses cérémonies l'ancien presbytère, comme chapelle, qu'elle a restauré. Le gouverneur Sergueï Antoufiev a déclaré en octobre 2010 qu'un nouveau dépôt d'archives serait construit et que l'église serait restaurée à partir de 2011 grâce à des fonds venus de Pologne.

En fait, l’église de l’Immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie va être transformée en philharmonie - c’est une décision que le gouverneur Aleksei Ostrovski a fait connaître le mercredi 16 novembre en cours du conseil d’administration de l’oblast de Smolensk. Le gouverneur affirme d’avoir déjà discuté la question d’ouverture de la philharmonie dans l’ancien bâtiment de l’église avec le ministre de la culture en Russie Vladimir Medinski.

Plus de 1500 personnes ont signé une pétition pour sauver l’église catholique et la remettre en état.

Le diocèse de Moscou a écrit aux dirigeants de Smolensk le 18 novembre :

"Cette nouvelle douloreuse n’a pas pu laisser les catholiques de Smolensk et de la Russie entière indifférents. Deux fois il a été déposé à l’administration une demande écrite de remettre le bâtiment aux catholiques de la ville. La dernière fois ils ont renvoyé les papiers en disant que cela nécessitait des travaux supplémentaires puisque le bâtiment n’avait pas de statut religieux. À présent la paroisse continue la bataille qui dure depuis un quart de siècle déjà depuis le début de son existence en 1991.

L'archidiocèse de l'Église catholique romaine à Moscou espère que les dirigeants aux niveaux régional et fédéral se souvenant de la loi fédérale « Du transfert aux organisations religieuses de la propriété d’édifices cultuels » prendront une décision équitable sur cette question. Nous voudrions aussi souligner que le souhait des catholiques de Smolensk, leur demande de prier dans leur église, ne contrarie aucunement la possibilité d’en faire aussi un centre culturel accueillant des habitants et visiteurs de la ville : par exemple, beaucoup des églises en Russie donnent la possibilite d’assister aux concerts musicaux. Néanmoins le souci d'assurer le développement culturel ne peut pas se faire quand on manque du respect pour les droits des croyants."


21 février : Colloque sur la révolution russe de février 1917

Organisé par l'institut de la démocratie et de la coopération, en cette année du centenaire des révolutions russes.

Février 2017 cent ans après:

la révolution qui ébranla la Russie

Intervenants: 

  • François-Xavier Coquin, professeur émérite au Collège de France ;
  • Vyatcheslav Nikonov, Député à la Douma, doyen de la faculté d’administration publique à l'Université d’État de Moscou; 
  • Olga Pavlenko, professeur à l’Université des Sciences humaines, Moscou.

La conférence sera présidée par Natalia NAROTCHNITSKAÏA, présidente de l’IDC. 

mardi 21 février 2017, à 18h30

63bis rue de Varenne, Paris 7e.  

Inscriptions:  [email protected] / 01 40 62 91 00


Situation en Syrie, suite (9)

La situation en Syrie ces trois dernières semaines a vu les évolutions majeures suivantes.

La poursuite des combats fratricides entre factions rebelles ou terroristes concurrentes dans la province d’Idlib, au Nord-Ouest du pays.

Le renforcement couronné de succès des défenses syriennes à Deir-Es-Zor, dans les confins orientaux du pays, suite à l’offensive initialement victorieuse du pseudo-Etat islamiste, grâce à la combattivité des forces syriennes et à l’implication des forces aériennes russes, au sujet desquels on a maintenant plus de détails.

Le développement lent et méthodique de la contre-offensive des forces syriennes et de leurs alliés dans le centre-Est du pays en direction de Palmyre, avec l’extension de la zone contrôlée autour de la base aérienne de Tiyas, point névralgique de la zone.

Une offensive rapide et victorieuse des forces syriennes au Nord-Est d’Alep, en direction de la ville d’Al-Bab, point d’appui du pseudo-Etat islamiste (pEI), qui devrait se trouver prochainement encerclé, au Nord-Ouest, Nord et Nord-Est par les forces turques et les milices pro-turques, au Sud-Ouest et Sud par les forces syriennes. Le mouvement rapide des forces syriennes a été semble t’il facilité par le fait que les forces du pEI se sont repliées pratiquement sans combattre, alors que les nombreuses positions sophistiquées qu’elles avaient aménagées sur le terrain leur auraient permis de livrer un combat retardateur très meurtrier. Sans doute le pEI a-t-il prévu de porter son effort défensif ailleurs…

L’action vers Al-Bab a été accompagnée des premières frappes aériennes coordonnées entre la Russie et la Turquie. Coordination qui reste perfectible, puisque les forces russes ont accidentellement causé des pertes cette semaine à l’armée turque. Par ailleurs, comme on pouvait le craindre, ce rapprochement géographique entre frères ennemis du Proche-Orient n’est pas sans risque, puisque quelques accrochages auraient eu lieu entre milices pro-turques et forces syriennes.

Plus au Sud, dans les environs de Damas, on note essentiellement la reprise complète de la zone du Wadi Baradai, au Nord-Ouest de la capitale, qui permet à celle-ci d’avoir accès librement à sa principale source d’approvisionnement en eau. D'une façon générale, la situation de la capitale syrienne s'est nettement améliorée depuis 2012 comme le montrent ces cartes.

Enfin, les éléments principaux du groupe aéronaval russe sont rentrés dans leurs bases de la flotte du Nord, tandis que de premières leçons commencent à être tirées de cet engagement.

Par ailleurs, le site Anna-news, auquel nous nous référons depuis plusieurs années pour la situation en Syrie, parce qu'il dispose sur place d'équipes permanentes depuis le début du conflit, a mis en ligne cette rétrospective sur Alep. ATTENTION ELLE CONTIENT DES SCENES QUI PEUVENT ETRE CHOQUANTES. La vidéo est sous-titrée en anglais.

Toutes ces informations proviennent de sources plutôt pro syriennes et peuvent être sujettes à discussion. Je suis preneuse d’éléments susceptibles de les enrichir.


Alep : l'armée russe déployée au profit de la population

Reportage intéressant sur le déploiement et les activités du bataillon de police militaire de l'armée russe dans Alep. C'est en russe, sous-titré en anglais si on active la fonction sous-titre. On notera, de la part du personnel interrogé par le journaliste, une apparente liberté de ton assez comparable à ce qu'on peut observer dans les armées occidentales dans un reportage officiel.


Les faux "casques blancs" syriens dénoncés à l'ONU par la Russie

Article de Stratediplo, où l'on retrouve à la manoeuvre la perfide Albion et l'infâme Soros, et l'administration du POTUS descendant... et où l'on déplore la passivité déplorable de l'Argentine... Quant à la France occupée par le régime Hollande, pas de commentaire...

 
Cette officine de propagande de la coalition islamo-atlantique contre la Syrie est financée à 50% par le gouvernement anglais et à 29% par le gouvernement étatsunien (d'après les déclarations de ces deux gouvernements) ; un autre contributeur est George Soros, dont l'organisation états-unienne Purpose possède le domaine internet whitehelmets.org. Elle a été promue à la célébrité par les agences de presse de l'OTAN (AP, AFP et Reuters) le 30 septembre 2015, lorsque ces faux casques blancs se sont (un peu trop) empressés de publier des témoignages et "preuves" vidéographiques de l'indiscrimination des bombardements que l'aviation russe allait lancer quelques heures plus tard. Outre son usurpation de l'appellation White Helmets, elle a aussi été présentée mensongèrement comme la défense civile syrienne (reconnue par l'ONU, l'OMS, le CICR et l'Organisation Internationale de Protection Civile), puis comme une branche "humanitaire" de la milice prétendue modérée d'Al-Qaïda en Syrie rebaptisée Front Al-Nosra puis Fatah Al-Cham, même si ses membres se filment parfois en flagrant délit de défaut d'humanitarisme, pour ne pas dire de terrorisme, lors d'exécutions arbitraires par exemple, comme l'ont montré les enquêtes approfondies de la journaliste Vanessa Beeley.
 
Recommandée au comité Nobel par l'essentiel des groupes de pression para-gouvernementaux des membres de l'OTAN, sujet d'un film étatsunien diffusé dans le monde entier par Netflix, auteur d'une campagne de communication lacrymale ("le petit garçon sur le siège orange") conçue pour exploiter le sentiment de culpabilité européen engendré par la photographie du petit kurde syrien mort sur la côte turque après avoir été chassé de Kobané par les bombardements turcs, cette officine de propagande a été reçue officiellement par le président de la république français le 9 octobre 2016.
 
Le 20 septembre 2016 cette officine a produit presque en direct des images du convoi humanitaire brûlé, comme annoncé quelques jours plus tôt, par la guérilla islamiste occupant Alep-Est, et a accusé l'aviation russe de l'avoir bombardé (contre toute apparence), cherchant manifestement à détourner l'attention du bombardement de l'armée syrienne par l'aviation étatsunienne le 17 septembre.
 
Plus récemment, le 2 janvier 2017, les faux casques blancs ont revendiqué (par la "déclaration de Ouadi Barada"), avec quatre autres mouvements de la guérilla islamiste, la coupure et l'empoisonnement, depuis le 22 décembre 2016, de l'eau de la Barada qui approvisionnait plus de cinq millions de Damascènes, ce que l'ONU a bien qualifié de crime de guerre même si elle n'en a pas nommé les auteurs.
 
L'obligation pour la Russie d'intervenir elle-même auprès de l'ONU découle du constat selon lequel l'Argentine a délibérément choisi de ne pas dénoncer l'usurpation de sa bannière, sur laquelle on a attiré l'attention de deux ministres successifs des affaires étrangères, le 1er octobre 2015 et le 23 août 2016.
 
Car le 30 septembre 2015 Stéphane Dujarric de la Rivière, porte-parole du Secrétaire Général, abusé par les mensonges des faux casques blancs, avait accusé la Russie d'homicides de civils en Syrie, puis quelques heures plus tard son adjoint Farhan Haq avait démenti l'information et expliqué que l'ONU avait été intoxiquée par les White Helmets. Or depuis la résolution 49/139 du 20 décembre 1994, les Nations Unies appellent ainsi, et exclusivement, la commission Cascos Blancos du gouvernement argentin. Aussi dès le lendemain 1er octobre 2015, faute de réaction officielle argentine, un professeur de politique internationale attira l'attention du ministre des Affaires Etrangères argentin Hector Timerman, autorité de tutelle des véritables Cascos Blancos. On se rappellera qu'en dépit d'un discours qui se voulait "anti-impérialiste" la présidente Cristina Fernandez-Kirchner avait dicté au gouvernement argentin une position pro-étatsunienne et anti-russe, et qu'en deux ans au Conseil de Sécurité l'Argentine vota au moins par deux fois des résolutions majeures contre la Russie,

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