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Les padamalgam du jour

MEn France, une perquisition a eu lieu dans une mosquée de Villiers-sur-Marne, dans le Val-de-Marne. Il s'agissait d'établir si une école coranique non déclarée existait au sein de ce lieu. Plusieurs personnes en situation irrégulière ont été arrêtées à cette occasion. La mosquée Al Islah de Villiers-sur-Marne a déjà fait parler d'elle aupravant : en juillet, une perquisition avait eu lieu chez un fiché S qui fréquentait ce lieu de culte. En avril, plusieurs jeunes de Champigny, qui le fréquentaient aussi, ont été condamnés dans le cadre d’une filière d’acheminement de combattants vers la Syrie.

En Israël, le chef de la police a déclaré :

"Toutes les études de criminologie à travers le monde, sans exception, prouvent que les immigrés sont davantage impliqués dans la criminalité que d'autres".

La Turquie a libéré un déséquilibré : Oguzhan Akdin, condamné en 2006 à 18 ans et 10 mois de réclusion pour l’assassinat du Père Andrea Santoro (en hurlant le fameux cri des déséquilibrés : « Allahou Akbar »). Il fait partie des milliers de prisonniers libérés pour laisser la place aux complices du coup d’Etat raté du 15 juillet.


La Turquie d'Erdogan menacerait des Turcs expatriés

Hebdomadaire franco-turc créé en 2008, Zaman France est une franchise du plus grand quotidien turc d’opposition, Zaman. Ce journal est associé au mouvement de l’imam Fethullah Gülen, ancien allié de Recep Tayyip Erdogan devenu son ennemi parce qu’il accuse le gouvernement de corruption. Installé aux Etats-Unis, il est soupçonné d’avoir orchestré un coup d’Etat (raté) pour renverser le président Erdogan. Emre Demir, fondateur et rédacteur en chef de Zaman France, déplore les répercussions de ces événements sur son journal.

Sans prendre parti dans l'affaire du putsch en Turquie, imaginer que les affaires internes à la Turquie mettent en danger des journalistes et leurs abonnés en France n'est pas très rassurant…

Z"Depuis la tentative de coup d’état, il est devenu difficile de traiter de l’actualité turque. Même en France. Erdoğan utilise les Turcs résidents en Europe comme des instruments diplomatiques destinés à faire pression sur les gouvernements et les figures dissidentes qui vivent dans ces pays. Face aux incessantes menaces, nous avons décidé de fermer la rédaction. Cela peut paraître lâche, mais nous ne sommes pas les seuls à être menacés. Beaucoup de nos lecteurs se sont désabonnés. Soit parce que la famille et les amis ont fait pression, soit parce qu’ils avaient été dénoncés par des voisins. Nous, nous pouvons avoir une protection policière. Mais eux, non. C’est ça qui me fait peur. [...]

Même si nous continuons sur le web, les personnes qui partagent nos papiers sur les réseaux sociaux peuvent être identifiées. C’est une véritable chasse aux sorcières. Il y a quelques jours, un père a même dénoncé son fils et l’a accusé d’être güléniste. Il a été arrêté. Le père a simplement dit qu’il devait protéger l’État avant de protéger son enfant. Ce climat risque de mener la Turquie à de dangereuses dérives. Ça commence toujours comme ça.

Mais la rédaction est aussi une cible. Nous avons reçu des centaines de menaces de mort. Nos adresses et nos coordonnées tournent sur les réseaux sociaux. Les comptes pro-AKP ont partagé des photos de nous et nous accusent d’être des terroristes. Même le porte-parole de l’ambassade de Turquie en Belgique a diffusé ma photo sur Twitter en appelant le peuple à faire le nécessaire contre les traîtres. Et puis, c'est également également compliqué pour les familles des journalistes qui vivent en Turquie. Des dizaines de proches ont été interpellés par la police. [...]

En Europe, il y a aussi tout un système de contrôle destiné à créer une diaspora au service de l’État turc. Certaines associations pro-AKP installées en France ont contribué à amplifier ces appels. Des lignes téléphoniques dirigées vers la police nationale en Turquie, les ambassades ou le palais présidentiel à Ankara ont également été mises en place pour identifier les « traîtres ». C’est très dangereux, même pour ceux qui vivent en France. Si l’un de nos abonnés est dénoncé comme étant l’un de nos lecteurs, les biens qu’il possède en Turquie peuvent être saisis et son passeport retiré. Nos lecteurs sont sur la ligne de mire. Le problème, c’est bien évidemment qu’ils ne soutiennent pas tous le mouvement Gülen et ne sont pas responsables de la tentative de coup d'état. Cette réalité montre une réelle volonté d’importer la répression en Europe et en France."

Annonçant la fermeture du journal, la rédaction écrit :

"Des menaces qui ont désormais dépassé le stade verbal pour devenir des réalités physiques. Des centres culturels turcs en France, des écoles, des commerces ont été la cible d'incendies, de descentes punitives, de caillassages, d'appels au boycott et, plus grave, d'appels au meurtre. Des membres de notre rédaction ont reçu pas moins de deux cents menaces de mort ! Le simple fait d'imprimer notre journal et de l'envoyer à nos abonnés constituerait pour eux un risque sécuritaire réel sans même évoquer les représailles juridiques qu'ils subiraient par les services d'Etat turcs qui pourraient les accuser d'association ou de complicité avec une organisation terroriste !"


La force de l'imprégnation islamiste de la société turque

Docteur en science politique et colonel au sein de la réserve opérationnelle des Armées, Caroline Galactéros dirige le cabinet d'intelligence stratégique «Planeting». Elle décrypte pour Le Figaro la marée humaine de centaines de milliers de Turcs arborant des drapeaux rouges qui a déferlé sur la grande esplanade de Yenikapi à Istanbul pour célébrer le régime d'Erodgan :

T

"[...] en regardant ces images, nous prenons (bien trop tard) la mesure de la force de l'imprégnation islamiste de la société turque. L'AKP est au pouvoir depuis 2002. Il lui aura fallu moins de 15 ans pour transformer une société profondément laïque et tournée vers l'Occident (l'armée turque étant la garante sourcilleuse de cette laïcité!!) et aspirant à un rapprochement avec l'Europe en un peuple fortement islamisé (surtout dans ses couches populaires mais aussi désormais dans une partie de ses élites) ; un peuple que sa «frustration européenne» a convaincu que l'avenir était pour lui à l'Est, vers l'Asie (notamment centrale), vers le Moyen-Orient et vers un islamisme assumé comme véhicule d'une stratégie d'influence régionale et globale offensive.

La reprise en main magistrale du pouvoir est aussi un spectaculaire retournement de situation pour le président Erdogan, qui, il y a encore un mois, paraissait en fâcheuse posture, aux prises avec une vague d'attentats islamistes sans précédent, critiqué pour sa politique inefficace en Syrie, pour sa convergence objective d'intérêts (de toutes natures) avec Daech devenue trop voyante, enfin pour son offensive militaire contre les Kurdes alliés de Washington. Lui qui prétendait rebâtir l'Empire ottoman et faire jeu égal avec Vladimir Poutine ou Ali Khamenei voire même tenir la dragée haute à son maître américain semblait avoir fait de mauvais calculs, victime de sa folie des grandeurs et de ses double-jeux, réussissant à monter contre lui Moscou, Washington, Téhéran et Ryad… Las! Son cynisme et son opportunisme sans pareils lui ont permis de sentir le vent tourner sur le théâtre militaire syrien (au profit du régime et de ses mentors russe et iranien) et de faire à temps une volte-face spectaculaire pour rallier les positions de Moscou et Téhéran, trouver même soudainement des mérites à Bachar el-Assad, quitte à fâcher Washington (il sait qu'il reste important pour l'Alliance atlantique) et l'Europe insignifiante et piégée par un accord léonin sur les réfugiés qui va lui permettre de nous faire chanter tout à loisir…. Ce qui se passe en Turquie est donc aussi le signe d'une évolution globale de la situation au Moyen-Orient et du rapport de force américano-russe dans la région et même au delà.

[...] La Turquie est donc en train de s'autonomiser radicalement et durablement par rapport au monde occidental et de faire renaître le rêve ottoman sous la férule d'un véritable dictateur qui fait croire à sa population médusée et admirative, qu'il sauve la démocratie en déracinant ses plus profonds soutiens. C'est aussi clairement une victoire massive des Frères musulmans (dont le parti politique du président est une émanation) qui va sans doute provoquer à moyen terme un appel d'air politique considérable dans toute la région, mais aussi en Europe. Mis en échec en Tunisie et en Egypte notamment, les Frères ont trouvé leur nouveau «champion» et Erdogan est en train de constituer en Turquie un pôle d'attraction au service de cette confrérie internationale toujours très influente et agissante qui ne manquera pas de faire des émules.

Recep Erdogan a parlé «d'union nationale» et de «nouvelle Turquie». Que vous inspirent ces notions?

«La nouvelle Turquie» est là. Elle assume son caractère islamique et entend se lancer à la reconquête de son aire d'influence ottomane sans se faire dicter une quelconque règle de comportement par l'Europe ou même par Washington. «L'Union nationale» est celle d'un peuple, qui, abusé et/ou convaincu, semble préférer la férule contraignante d'un Etat fort et craint aux incertitudes d'une perméabilité culturelle à la démocratie ou à l'occidentalisme dévoyé. Les élites économiques turques quant à elles, pour préserver leurs intérêts, vont devoir passer des compromis avec le nouveau pouvoir dont on connaît les appétits économiques et financiers. Kemal Atatürk a vécu. Et un pion de taille vient de tomber dans l'escarcelle de l'islamisme conquérant. C'est une très mauvaise nouvelle.

[...] La Turquie d'aujourd'hui peut inquiéter à très juste titre, car Erdogan met cette synthèse au service d'une ambition néo-impériale, d'un national-islamisme offensif qui s'oppose frontalement à l'Europe. Elle n'est clairement plus compatible avec nos canons et nos référentiels d'Etat de droit ou de droits de l'homme. En fait, nous sommes soudainement rattrapés par une évidence: le décentrage non seulement géographique mais politique du monde. [...]"


De l'un des conseillers d'Erdogan, à l’intention du chancelier autrichien : « Va te faire foutre, infidèle ! »

D'Olivier Bault dans Présent :

"« Va te faire foutre, infidèle ! », a lancé sur Twitter Burhan Kuzu, un des principaux conseillers du président turc Recep Tayyip Erdogan, à l’intention du chancelier autrichien Christian Kern. Pourquoi cette vindicte ? Parce que le chancelier social-démocrate (SPÖ) s’est opposé fermement la semaine dernière à toute adhésion de la Turquie à l’Union européenne. « Vienne s’opposera à l’ouverture de nouveaux chapitres de négociations pour l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, en raison notamment de l’ampleur de la répression depuis le coup d’Etat manqué du 15 juillet », a réitéré son ministre des Affaires étrangères Sebastian Kurz, du parti de centre-droit ÖVP. Le social-démocrate Hans Peter Doskozil, ministre de la Défense, a même comparé la Turquie à une dictature pour affirmer qu’un tel Etat n’avait pas sa place dans l’UE.

L’Autriche promet donc de demander l’arrêt des négociations d’adhésion lors du sommet du Conseil européen du 16 septembre prochain. Le parti conservateur anti-immigration FPÖ applaudit cette décision qu’il appelait de ses vœux. Son leader, Hans Christian Strache, a fait remarquer lors d’une conférence de presse tenue vendredi dernier qu’il valait mieux tard que jamais.

Vendredi, le ministre turc des Affaires étrangères fustigeait dans une interview à la télévision une Autriche qualifiée de « centre du racisme radical », et Ömer Celik, le ministre aux Affaires européennes, affectait de s’inquiéter de la rhétorique « d’extrême droite » à Vienne, tandis que la capitale autrichienne appelait Ankara à modérer ses propos. [...]"


L’Autriche s'oppose fermement à l'adhésion de la Turquie à l’UE

C'est le message clair du chef de la diplomatie autrichienne, Sebastian Kurz, et du chancelier autrichien Christian Kern. Cette idée étant défendue depuis des années par le FPÖ, ce revirement est probablement une conséquence directe de l'élection présidentielle ratée de peu par Norbert Hofer (FPÖ) qui retentera sa chance en octobre :

Turquie_europe-non_MPIPas d’adhésion de la Turquie, titre Die Presse en une ce 4 août. Ce “non” catégorique à la poursuite des négociations pour l’entrée d’Ankara dans l’Union européenne (UE), c’est le chancelier autrichien Christian Kern qui l’a prononcé dans une interview au quotidien autrichien. Pour cet homme politique social-démocrate, une adhésion turque, dans la situation actuelle, relève “de la fiction”.

Non. Pas maintenant, ni dans les décennies à venir.” Mais ce n’est pas seulement le président Recep Tayyip Erdogan “et tous les développements problématiques au niveau démocratique” qui font obstacle. L’Autrichien met plutôt l’accent sur “les disparités économiques” : en accordant les quatre libertés de base de l’UE aux Turcs (la libre circulation des produits, des services, du capital et des personnes), “on ira vers des distorsions économiques majeures qui ne sont plus défendables en Europe”. [Source]

"Vienne s'opposera à l'ouverture de nouveaux chapitres de négociations pour l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, en raison notamment de l'ampleur de la répression depuis le coup d'Etat manqué du 15 juillet, a annoncé le chef de la diplomatie autrichienne, Sebastian Kurz. "J'ai voix au chapitre au conseil (européen) des ministres des Affaires étrangères, où il sera décidé si un nouveau chapitre sera ouvert avec la Turquie. Et j'y suis opposé", a-t-il déclaré dans un entretien à paraître dimanche dans le quotidien Kurier. Les décisions au sein de ce conseil doivent être prises à l'unanimité." [Source]

Ce n'est pas en France que nos gouvernements iraient ainsi dans le sens de la volonté populaire....


La Turquie est en train de se rapprocher de la Russie

De Guillaume de Thieulloy dans Les 4 Vérités, suite au coup d'Etat manqué en Turquie :

"[...] La Turquie est en train de se rapprocher de la Russie (ce qui explique pourquoi Erdogan n’accuse pas du putsch les kémalistes, qui le soutiennent, mais son ancien allié, Fethullah Gülen, très hostile à l’alliance Ankara-Moscou). Quant à nous, nous sommes incapables de dire quel est notre intérêt national dans cette région. Preuve de cette politique de Gribouille, tantôt nous soutenons Al Qaïda par amour de la démocratie, tantôt nous le bombardons...

Il était de bon ton, naguère, de moquer la politique arabe de la France. Du moins y avait-il une politique. Qu’en est-il aujourd’hui ? Bien que nous n’ayons que la « diversité » à la bouche, nous sommes incapables de discuter avec des gens qui ne pensent pas comme nous. Nous avons stupidement rompu les relations diplomatiques avec Damas. Nous avons imposé des sanctions économiques à Moscou. Nous sommes en train de nous brouiller avec Ankara. Après avoir proposé à plusieurs de ces capitales de former une sorte d’État fédéral avec nous. Est-il si difficile d’entretenir des relations de bon voisinage, sans partager la même chambre à coucher ?

Pour ma part, je continue à penser qu’il faut discuter avec Ankara (comme avec Moscou, et bien d’autres, y compris des régimes avec lesquels nous ne partageons pas grand- chose). Mais, plus que jamais, pour l’adhésion à l’UE, c’est NON !"


Turquie : deux églises attaquées le soir du coup d’État

Lu dans Christianophobie Hebdo :

"On signale le cas de deux églises attaquées dans la nuit du 15 juillet lors de la tentative de coup d’État. À Trébizonde, sur la Mer Noire, un groupe d’environ dix personnes a attaqué l’église catholique Sainte-Marie. Ils ont utilisé des pavés pour briser les vitres de l’église et tenté de s’introduire dans l’église à coups de marteaux [sur la porte]. Des voisins musulmans sont intervenus, ce qui a provoqué la fuite des assaillants, et ils ont prévenu le prêtre [le curé ou le desservant de l’église]. C’est dans l’église Sainte-Marie que le Père Andrea Sotoro, prêtre catholique, fut assassiné le 5 février 2006.

À Malatya [l’ancienne Mélitène, Anatolie orientale], des inconnus ont tenté de briser les vitres de l’église protestante et ont réussi à briser les panneaux de verre de la porte. Selon le pasteur Tim Stone, il ne s’agissait que de quelqu’un qui avait une rancune contre l’église et qui a profité de la confusion générale. C’est à Malatya que trois militants chrétiens [un Allemand et deux Turcs] furent brutalement assassinés le 18 avril 2007."


Putsch en Turquie : des hypothèses très intéressantes

Alors que "nos" médias ("nos" comme nous écririons "notre" gouvernement, ou "notre" république) conspuent en cœur les dernières "atteintes-aux-droits-de-l’homme" (qu’il ne s’agit pas pour nous de nier) d'Erdogan, tandis qu’ils les ignorent volontiers chez leurs complices/alliés notamment Moyen-orientaux, des hypothèses fort intéressantes émergent dans les médias dissidents quant aux circonstances, objectifs et conséquences de le tentative de putsch et de sa répression.

Elles sont d’autant plus intéressantes qu’elles émanent d’analystes différents et ne sont pas des « copier-coller » les unes des autres mais se complètent.

Sans, évidemment, leur donner une valeur de certitude, mais en soulignant derechef leur intérêt en tant qu’hypothèses, nous vous proposons celle d’Alexandre Douguine, en video, dont le script peut être lu ici, et les liens vers trois analyses, étalées sur une semaine, du blog dedefensa.

 

Philippe Grasset, de dedefensa nous expose successivement (dans l’ordre de mise en ligne des articles):

Les liens Gülen, CIA, Clinton,

Les conséquences envisageables de l’échec du putsch, dont la crainte/l’espoir d’un Turxit de l’OTAN,

Les interactions Etat profond US et armée de l’air turque.


Gâchis turc

Lu dans L'Action Française 2000 à propos du putsch manqué en Turquie et de la purge qui a suivi :

Une_2936"[...] Quelles seront les conséquences de cette affaire ? À court terme, sans doute une accentuation de la dérive autoritaire quasi paranoïaque du régime turc. Le spectacle offert par la Turquie dans les heures qui ont suivi l’échec du coup d’État ressemble fort, hélas, au début de la révolution islamiste iranienne et à la folie sanguinaire de Khomeyni. Sur le plan économique, les investissements étrangers, déjà en forte baisse, vont souffrir de cette instabilité. Et le tourisme, principale source de devises du pays, sera sans doute en baisse. À long terme, la Turquie, surtout avec un régime islamiste dictatorial – ce qui semble s’annoncer – ne sera qu’un pays déchiré, nettement affaibli sans son armée puissante ni son ossature administrative qu’enviait tout le Proche-Orient. On ne pourra que regretter ce gâchis."


Coup d'Etat en Turquie [addendum]

qui semble être couronné de succès à l'heure où nous écrivons, et dont le motif est le suivant.

"Les Forces armées turques ont pris le pouvoir dans le pays pour rétablir l'ordre constitutionnel, la démocratie, les droits et les libertés de l'homme et la suprématie du droit dans le pays. Tous les accords et engagements internationaux de la Turquie restent en vigueur. Nous sommes persuadé que nous aurons des relations amicales avec tous les pays", est-il indiqué dans le communiqué du commandement".

Addendum

Ce 16 juillet matin, la situation est incertaine et il semble que la tentative ait tourné à l'échec, entrainant des dizaines de morts et des centaines d'arrestations.


Les composants de missiles de Daech venaient de Turquie

De Georges Malbrunot dans Le Figaro :

"Des missiles étaient testés dans un «département recherches et développement», puis produits en série dans des fabriques clandestines, où les artificiers djihadistes confectionnaient de grandes quantités d'explosifs. Les composants venaient de Turquie, révèlent au Figaro les démineurs.

En deux ans et demi de contrôle de Faloudja, Daech a eu le temps de mettre en place une mini-industrie de l'armement, avec des chaînes de production standardisée, une division du travail et même un «département recherches et développement». Les experts de l'ONG Conflict Armament Research (CAR) en ont acquis la certitude. Mandatés par l'Union européenne, ils viennent d'inspecter plusieurs des quatorze ateliers de fabrication d'armes que l'État islamique (EI) avait cachés dans des maisons, situées près des mosquées ou des hôpitaux de Faloudja, ce bastion djihadiste à 50 km à l'ouest de Bagdad"


Le cerveau de l’attentat de l’aéroport d’Istanbul avait reçu le statut de réfugié en Autriche

L’attaque contre l’aéroport d’Istanbul, qui a fait 44 morts et plus de 230 blessés, aurait été organisée par Ahmed Tchataev. Ce ressortissant russe d’origine tchétchène a rejoint Daesh en 2015 et, pour l’heure, combat en Syrie.

Ahmed Tchataev commandait en Syrie une unité composée d’émigrés du Caucase du Nord. Les autorités russes l’ont pendant longtemps recherché pour faits de terrorisme, mais il avait fui en Europe, où il avait reçu l’asile et ainsi réussi à éviter l’extradition en Russie.

Le suspecté cerveau de l’attentat d’Istanbul figurait sur les listes russes depuis 2003 pour financement de terrorisme, recrutement d’extrémistes et adhésion à un groupe terroriste. Tout cela ne l’a pas empêché de recevoir l’asile la même année en Autriche. En 2010, Ahmed Tchataev a été arrêté en Ukraine. Dans son portable, il y avait des instructions quant à une technique de démolition et des photos des gens tués lors d’une explosion. La Russie a alors demandé son extradition pour faits de terrorisme, mais la Cour européenne des droits de l’Homme a ordonné l’Ukraine de ne pas le remettre à la Russie.

Il a été à nouveau incarcéré un an plus tard, alors qu’il franchissait la frontière turco-bulgare, mais a de nouveau échappé à l’extradition grâce à l’intervention des organisations de droits de l’homme qui ont indiqué que Tchataev bénéficiait du statut de réfugié en Autriche. En février 2015, il s’est rendu en Syrie, où il a rejoint les combattants de Daesh, et rapidement grimpé les échellons dans la hiérarchie de l’Etat islamique. 


UE : l'Angleterre part, la Turquie arrive

Alors que les Anglais veulent sortir de l'Union européenne, cette dernière a officiellement ouvert avec la Turquie, jeudi à Bruxelles, un nouveau chapitre dans leurs négociations d'adhésion. Il concerne les questions budgétaires, l'une des contreparties au pacte migratoire signé en mars entre Ankara et les Européens.

Le ministre néerlandais des Affaires étrangères Bert Koenders a rappelé qu'elle résulte de l'engagement pris par l'UE [sic] "à redynamiser le processus d'adhésion" de la Turquie.

Le chapitre 33, discuté jeudi, concerne les questions budgétaires et financières. Il porte à 16 sur 35 le nombre de chapitres ouverts dans ces négociations entamées en 2005. 


Les tueurs de l’aéroport d’Istamboul « n’étaient pas des musulmans »

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a décrété un jour de deuil national, vient d’affirmer que ceux qui ont commis les attentats suicide à l’aéroport Ataturk d’Istamboul, « n’étaient pas des musulmans »… 

Le nombre des morts s’élève à 42 dont 13 étrangers. Les blessés sont 239 dont 41 dans un état critique.


Complicité de la Turquie avec l’État islamique

Lu sur le blog de Bernard Antony :

Images-3"Ainsi, ce sont six cargos gros porteurs remplis d’armes pour « Daesch » en Libye que recherchent en Méditerranée les marines française, britannique, italienne et grecque. 

Ces bateaux, parfaitement identifiés par les services de renseignement de ces pays, ont été chargés en Turquie. Nul ne peut croire que cela ait pu se faire sans la totale complicité du gouvernement islamiste dictatorial de M. Erdogan dont les polices et douanes surveillent étroitement les ports susceptibles d’abriter pareils navires et trafics. 

Comment imaginer de surcroît que des convois de centaines de tonnes d’armes et munitions aient pu circuler sur les routes turques jusqu’à ces ports ? La réalité, c’est que, avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, la Turquie a soutenu l’État islamique dit « Daesch » dès ses débuts. La vérité, c’est que ses condamnations ultérieures et quelques escarmouches ne sont que rideaux de fumée pour dissimuler la persistance de sa complicité avec cet État."

Dans L'Homme nouveau, Alain Chevalérias écrit :

Une-1617"La Turquie est encerclée par des pays dont l’hostilité ne cesse de croître contre elle : la Russie et la Syrie d’une part, l’Iran d’autre part, sans oublier l’ennemi génétique, la Grèce. Kurde, émanant de ­Daech ou de l’extrême gauche, le terrorisme est omniprésent. De plus, la valeur de la monnaie ne cesse de faiblir et les touristes se font de plus en plus rares craignant pour leur sécurité. Pour tout arranger, la guerre pointe à nouveau à l’est, en pays kurde, et au sud dans une Syrie embrasée.

Rappelant celle d’autres pays acculés au XXe siècle, la réponse de Recep Tayyip Erdogan, le Président turc, inquiète quelques-uns dans les bureaux de l’Union européenne. Il renforce son pouvoir, flatte l’orgueil turc jusqu’à tomber dans l’ultranationalisme et se sert de sa religion pour légitimer sa soif de gloire. Pour sa position à la tête du pouvoir, il veut transformer le système parlementaire en régime présidentiel. Le 5 mai, il forçait à démissionner le Premier ministre Ahmet Davutoglu pour le remplacer par un partisan plus inconditionnel. Le 20 du même mois, sous son inspiration, le Parlement turc votait un projet de réforme sur la levée de l’immunité des députés. Visés, les députés du parti kurde. Mais un train peut en cacher un autre ! Comme le ­vote du Parlement l’autorise à organiser un référendum sur l’immunité des députés, tout indique qu’Erdogan en profitera pour introduire une proposition de changement du statut présidentiel en faveur de son renforcement.

Côté ultranationalisme, il ressort les costumes froissés de l’Empire ottoman que l’on croyait oubliés dans les placards de l’Histoire. Le 29 mai, avec une pompe toujours renouvelée, il faisait célébrer l’anniversaire de la prise de Constantinople par les tribus turques en 1453, comme il en a pris l’habitude quand, dans les années quatre-vingt-dix, il n’était que maire de cette ville devenue Istanbul sous les Ottomans. Or, la chute de Constantinople fut un bain de sang. Surtout, la destruction d’un empire symbole de l’Occident, Byzance, et le début de l’éradication des chrétiens de l’Anatolie, la Turquie actuelle, où ils ne représentent même plus 0,5 % de la population. Un peu comme si nous fêtions tous les ans avec faste et arrogance les massacres accompagnant la prise de Jérusalem par les Croisés ou la défaite d’Abd el-Kader devant les troupes françaises.

L’instrumentalisation de l’islam à des fins de pouvoir apparaît cependant comme l’axe le plus menaçant de l’offensive d’Erdogan. Le 28 mai, dans un discours prononcé en plein pays kurde, il accusait l’opposition de cette ethnie d’athéisme et appelait ses « frères kurdes croyants, pieux et vertueux » à prendre les armes aux côtés du gouvernement turc.

Certes, nombre de Français l’auraient trouvé moins critiquable quand, le 5 juin, il invitait les femmes turques à avoir au moins trois enfants ou quand, quelques jours plus tôt, il vilipendait la contraception au nom de l’islam. « Ce que dit mon Dieu, ce que dit mon cher prophète, nous irons dans cette voie », dit-il avant de préciser : « Les familles fortes mènent aux nations fortes ». Dans un pays passé de 68 millions d’habitants, en 2000, à 79 millions en 2015, on saisit que la politique nataliste du Président turc a des objectifs plus terre à terre que religieux. Or, l’on sait qu’Erdogan tempête pour obtenir l’entrée sans visas des Turcs en Europe. Leur installation sans contrôle en somme. Il faut aussi savoir que 220 millions de turcophones peuplent les pays qui vont de l’Ouzbékistan à la Bulgarie. Depuis une loi votée en 1934, la nationalité leur est acquise en Turquie sur simple demande. S’il n’est pas toléré en Europe de parler d’invasion en matière d’immigration, c’est pourtant bien ce qu’Erdogan semble projeter chez nous. Alors, à la veille d’un référendum sur le Brexit, la sortie de la Grande-Bretagne de l’Europe, nous préparons-nous à échanger les « British » contre des Turcs sous une simple pression migratoire ? Pour Erdogan, le sultan conquérant, la prise de Paris et de Berlin, même symbolique, ne saurait sans doute tarder."


Sainte Sophie transformée en mosquée pour le ramadan

Lu ici

"Le Coran sera entendu à l’intérieur de Sainte-Sophie de Constantinople pendant la durée du ramadan. Il s’agit là d’une décision provocatrice de la chaîne TV de l’État turc TRT Diyanet. Selon l’information publiée par le journal turc Daily Sabah, la chaîne d’État turque retransmettra depuis Sainte-Sophie le programme « sahur », c’est-à-dire la prière matinale avant le jeûne. La transformation de Sainte-Sophie en mosquée durera trente jours, du 6 juin jusqu’au 7 juillet. Cette transformation, tout en étant provisoire, a provoqué le « délire » de la presse pro-gouvernementale turque qui s’est empressée d’applaudir cette décision.

Ce n’est pas un hasard si, dès qu’a été connue la retransmission de la prière du matin depuis Sainte-Sophie, le député du pari AKP [le parti de M. Erdoğan] de Constantinople, Samil Tayyar, s’est hâté de déclarer que, puisque les États-Unis « ont embrassé » le PKK et Fethullah Gülen [opposant au régime réfugié aux États-Unis, ndt] et que l’Allemagne « est tombée dans le mensonge du génocide [arménien ndt] », l’amitié n’est plus à l’ordre du jour.

Par conséquent, comme il l’a déclaré, la Turquie doit prendre des représailles et Sainte-Sophie doit s’ouvrir au « pèlerinage » c’est-à-dire quelle doit devenir à nouveau une mosquée, ce qui reviendrait à fermer les portes d’un monument de l’héritage culturel mondial et un lieu sacré du monde chrétien".

(Merci à MHB)


L'Allemagne reconnaît le génocide arménien

Les députés allemands ont adopté  une résolution reconnaissant le génocide arménien.

La Turquie a aussitôt rappelé son ambassadeur en Allemagne.

Le texte intitulé « Souvenir et commémoration du génocide des Arméniens et d'autres minorités chrétiennes il y a 101 ans » a été adopté à la quasi-unanimité des présents (une voix contre et une abstention) à la mi-journée alors que des personnes présentes dans le public ont brandi des panneaux sur lesquels on pouvait lire « Danke » (merci).


Pendant ce temps, la Turquie commémore en grande pompe la chute de Constantinople

Tandis que les décadents bafouent l'honneur des soldats tombés à Verdun, la Turquie d'Erdogan a célébré lors d'une cérémonie prestigieuse le 563e anniversaire de la chute de Constantinople en 1453

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Turquie: la traite des femmes ?

Voici l'introduction d'un article très complet relayé par ce site, qui vient confirmer les révélations de Stratediplo dans la Huitième Plaie.

  • Des criminels affirment aux familles que leur fille aura une vie meilleure en Turquie. Ils proposent une « dot » de 2000 à 5000 livres turques (500 à 1550 euros), ce qui représente une « somme énorme » pour une famille syrienne pauvre.

  • Les trafiquants classent les femmes en fonction de leur âge. De douze à seize ans, ce sont des « pistaches » ; de dix-sept à vingt ans, elles deviennent des « cerises » ; puis des « pommes » entre vingt - vingt-deux ans ; et au-delà, il s'agit de « pastèques ». - Rapport de l'association turque Non à la prostitution enfantine, à la pornographie et à la traite sexuelle des enfants (ECTPA)

  • De nombreux musulmans ont un problème avec la culture occidentale, quand ce n'est pas une franche aversion pour elle. Nombreux sont également ceux qui se proposent d'importer en Europe cette culture de l'intimidation, du viol et de la violence qu'ils ont pourtant fui.

  • Les pays arabes riches n'acceptent pas de réfugiés en dépit de l'aide désespérée dont leurs frères et sœurs musulmans ont besoin. Les populations de la zone savent que les demandeurs d'asile apporteraient avec eux leurs problèmes économiques et sociaux. Pour de nombreux musulmans comme ces Saoudiens riches et âgés, l'achat de fillettes syriennes en Turquie, Syrie ou Jordanie est le moyen le plus simple de se fournir en esclaves sexuelles.


La Macédoine, nouveau Kosovo ?

La Macédoine est un des derniers verrous qui s'opposent vaille que vaille à la molle invasion migratoire et aux menées de l'Empire. Cette résistance ne devrait hélas pas tarder à être balayée. Intéressante analyse de Stratediplo, dont nous reproduisons un passage.

Comme si cette situation ne portait pas assez de risques de déstabilisation, l'Union Européenne a intimé au gouvernement macédonien d'annuler les élections législatives qu'elle avait elle-même exigées. Le motif de cette intimation n'est pas seulement que l'opposition n'a aucune chance de l'emporter dans la situation de crise multiple actuelle, mais qu'on cherche des thèmes politiques forts pour mobiliser et manipuler les foules de manoeuvre qui constituent toujours, dans les scenarii bien préparés de "révolution de couleur", la couverture et le véhicule des petits commandos professionnalisés (par Otpor) banalisés, chargés des provocations d'escalade de la violence, des éliminations physiques ciblées puis de l'escorte et la mise en place du futur pouvoir.
De leur côté, les populations européennes sont préparées à l'issue inéluctable par leurs médias qui, comme d'habitude, commencent par remplacer l'expression "gouvernement macédonien" par "régime Ivanov", puis l'accusent de la pire des infâmies, celui d'être "soutenu par Poutine". Ce n'est d'ailleurs pas faux, puisque le gouvernement russe, toujours respectueux de la légalité internationale et de la souveraineté des pays tiers, s'interdit de soutenir les mouvements internes "d'opposition" violente, c'est-à-dire de déstabilisation armée, et continue son dialogue diplomatique avec le gouvernement légal de tous les pays du monde, y compris d'ailleurs ses ennemis (Géorgie ou Turquie par exemple). Pour leur part, les Etats-Unis ont aussi clamé que les élections sont inopportunes et la presse annonce que les pays de l'OTAN menacent la petite Macédoine de "sanctions", langage essentiellement destiné à faire savoir au monde qu'un jugement a été rendu et que le pays est mis au ban des nations, bien qu'on ne compte pas prendre le temps de déterminer et appliquer la moindre sanction.
La déstabilisation est en cours et prévue pour être conclue rapidement. Trois pions sont en place, les foules de manoeuvre Otpor au centre, les unités albanaises supplétives de l'OTAN au nord, et la division asiatique venue à pied de Turquie au sud. Les carottes de la macédoine sont cuites.

L'ambassadeur russe à l’ONU accuse la Turquie de fournir des armes à l’EI

L'ambassadeur russe à l'ONU, Vitaly Tchourkine, a présenté au Conseil de sécurité de l’ONU des documents prouvant que la Turquie fournit illégalement des armes et de matériel militaire à l’Etat islamique en Syrie. Les livraisons sont orchestrées par les services de renseignements turcs par le biais d'organisations non-gouvernementales.

L’Organisation nationale du renseignement de Turquie est responsable des opérations. Le transport est effectué principalement par camions, notamment par convois d’aide humanitaire. L’année dernière, les terroristes présents en Syrie ont reçu pour 1,9 millions de dollars de matériels explosifs. Au total, 2,5 milles tonnes de nitrate d'ammonium ont été livrées aux terroristes de l’EI, ainsi que 456 tonnes de potassium de nitrate, 75 tonnes de poudre d’aluminium, 19 400 dollars de nitrate de sodium, 102 500 dollars de glycérine et 34 000 dollars d’acide nitrique. 


Pétition : Stop au chantage de la Turquie

Nouvelles de France lance une pétition contre l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne, pétition soutenue par l’Avant-Garde, un réseau collaboratif d’action politique lancé par Charles Millon, Charles Beigbeder, Christian Vanneste, Julie Graziani et plusieurs autres Français de la société civile.

Pétition à signer ici.


Turquie : bienvenue en Europe

Les Allemands et les Turcs ont réussi à faire passer l’essentiel de leur accord. L’éventuel veto britannique concernait la suppression des visas pour les Turcs entrant dans l’espace Schengen. Finalement on se contentera… d’accélérer le processus de libéralisation, ce qui revient au même à court terme. 

La disposition essentielle est la disposition « temporaire et extraordinaire » qui prévoit le renvoi vers la Turquie de tous les nouveaux migrants qui arriveront sur les îles grecques, à partir du dimanche 21 mars selon les termes de l’accord, en fait à partir du 4 avril, a dit ensuite Angela Merkel… Pour chaque Syrien renvoyé, les Européens s’engagent à « réinstaller » dans l’UE un autre Syrien depuis la Turquie. L’accord stipule que chaque demandeur d’asile qui arrivera sur les côtes grecques aura droit à un examen individualisé de sa requête et le droit de faire appel de la décision de renvoi… (Quelque 2.300 experts vont être envoyés en Grèce…)

Pour la Turquie c’est un accord « historique », parce que l’UE s’engage à accélérer le versement des 3 milliards d’euros déjà promis, et à ajouter 3 milliards d’euros d’ici la fin de 2018.

Quant au processus d’adhésion de la Turquie, l'UE va ouvrir un nouveau chapitre.


Payer la Turquie pour qu'elle contienne les migrants puis l'admettre dans l'UE ?

Quelle incohérence :

Unknown-22"Les dirigeants de l'UE soumettront aujourd'hui au premier ministre turc une série de propositions pour obtenir d'Ankara son soutien afin d'endiguer le flux des réfugiés. Les contreparties promises - sur les visas et les perspectives d'adhésion à l'UE - pourraient être amoindries.

[...] La fin de visas imposés aux Turcs qui viennent en Europe pour moins de 90 jours reste officiellement programmée pour la fin juin. Mais elle est désormais strictement liée au respect d'une longue série de préalables techniques et politiques qu'Ankara à peu de chance de remplir dans les quatre mois. «Tous devront être respectés», insiste François Hollande.

Pour le président Recep Tayyip Erdogan, une autre question d'amour-propre est la relance de la procédure d'adhesion à l'UE, en panne depuis plusieurs années. L'Europe agite le scénario d'un déblocage depuis plusieurs mois. Mais il suscite de sérieuses objections. Chypre redoute que l'intrusion turque dans le jeu européen, même indirecte, pèse rapidement sur son avenir. Le président Nicos Anastasiades a confirmé cette nuit qu'il pourrait opposer son véto au pacte Merkel-Davutoglu tout entier."


Connaissiez-vous l'ECRI (Experts de la Commission contre le Racisme et l’Intolérance) ?

Bernard Antony communique:

"Dans un salmigondis institutionnel incroyable du Conseil de l’Europe, de l’Union Européenne, et encore d’une certaine organisation paneuropéenne Thorbjom Jagland (sic), un comité bidule appelé ECRI (Experts de la Commission contre le Racisme et l’Intolérance) a commis un rapport sur « l’accroissement des violences racistes, antisémites et islamophobes » en France.

Selon l’article de l’AFP qui lui est consacré (01/03/2016 - 16 h 08), ce texte évoque « la persistance préoccupante des discours islamophobes alimentés par certains responsables politiques comme Marine Le Pen ou Jean-François Copé ». À la première, il est reproché sa déclaration (décembre 2010) sur les prières de rue comparables à l’occupation allemande et au second d’avoir évoqué le fait de « voyous » musulmans qui auraient arraché un pain au chocolat à un « jeune » au motif qu’on ne mange pas pendant le ramadan (octobre 2012). Les grands experts dénoncent aussi la suppression en 2015 par Gilles Platret, maire de Chalons sur Saône, des menus sans porc des cantines scolaires.

De telles indicibles horreurs ont donc amené l’ECRI à exiger des autorités de légiférer pour que le racisme ou l’homophobie constituent « une circonstance aggravante de toute infraction pénale ordinaire ». Dans l’ignorance que cela est déjà établi. Et qu’il y a beaucoup à redire sur la notion juridique de « circonstances aggravantes ». Certaines circonstances sont ainsi préétablies comme plus « aggravantes » que d’autres considérées sans doute par le fait même comme de moindre gravité…

On reste pantois devant ce rapport. Pour sa débilité insigne il mériterait de rester dans les annales du totalitarisme eurocratique comme un exemple de l’incommensurable aberration de l’antiracisme idéologique et obsessionnel… parfaitement raciste. Oser ressortir plusieurs années après, faute de mieux, comme un révélateur de l’abomination raciste qui sévirait en France des propos tels que ceux évoqués, c’est tout simplement hallucinant.

Les « experts » de l’ECRI ne savent donc pas que, comme le rapportent des Français musulmans non fanatiques, et aussi nos amis musulmans convertis au christianisme, de plus en plus des brigades de police islamique des mœurs patrouillent dans certains quartiers considérés comme acquis à l’islam. Leur mission est d’interpeller non seulement de supposés coreligionnaires sur leur observance trop relâchée de la charia mais même des consommateurs chrétiens considérés comme des dhimmis et ainsi déjà tenus, par exemple, à ne pas boire un demi-pression sur la terrasse d’un café en zone islamisée.

Mais la perversion idéologique de ce rapport expressif de la schlague totalitaire eurocratique ne tient pas seulement à ce qui y est mentionné de faits dérisoires érigés en graves délits, elle tient tout autant à ce qui n’y figure pas. C’est en effet un rapport du Conseil de l’Europe dans lequel siège la Turquie :

  • Cette Turquie où a été perpétrée dans des horreurs indicibles le premier génocide du XX° siècle et qui non seulement ne s’en repent pas mais qui honore ses grands criminels tel Talaat Pacha avec un somptueux mausolée où le sinistre Erdogan si cher à Mme Merkel l’honore.
  • Cette Turquie où l’on a assassiné de rares religieux, missionnaires héroïques,, sans jamais punir les assassins, soit qu’on les déclare fous, et donc intouchables, soit qu’on ne les trouve jamais.

Ces « experts du Conseil de l’Europe » sont en effet des experts en préparation de la dhimmitude et en collaborationnisme ottoman."


La France doit mettre au pas Erdogan

Communiqué du SIEL :

"Depuis des mois, Erdogan se joue de l'Europe et menace la paix mondiale. Nul n'ignore que le premier ministre turc favorise ouvertement l'expansion de l'État islamique en laissant le libre accès vers le territoire syrien des djihadistes étrangers, en favorisant l'armement de ces derniers et en fermant les yeux sur l'exportation de ses hydrocarbures et des objets d'art volés.

Contribuant activement à la déstabilisation du Moyen-Orient, Recip Erdogan participe également au chaos migratoire qui s'est abattu sur l'Europe depuis 2015. Chacun voit bien que le départ massif des migrants des côtes turques vers la Grèce s'organise avec l'appui bienveillant des autorités d'Ankara : en effet, aucune disposition sérieuse n'est prise pour endiguer le départ des migrants de la Turquie vers l'Europe, en dépit de l'appui financier considérable qui lui a été consenti par l'UE, à hauteur de 3 milliards d'euros, pour sécuriser ses frontières et intensifier ses capacités d'accueil des migrants sur son sol.

Alors que l'Union européenne se voit contrainte de fermer aux migrants la route des Balkans, condamnant la Grèce à devenir un cul-de-sac migratoire, Ankara mégote et tergiverse, tout en poussant les feux à Bruxelles pour accélérer son adhésion à l'UE et obtenir la libre circulation de ses ressortissants sur le territoire européen. Pire, en n'hésitant pas à s'ingérer dans les affaires intérieures des pays de l'Union, Erdogan aurait même fait du chantage à la France en la menaçant de mettre le feu à nos banlieues...

Notre pays ne peut plus se contenter des faux-semblants du premier ministre turc, cet individu dangereux et sans scrupules, qui bafoue effrontément les libertés publiques sur son sol et qui participe, aux côtés de l'Arabie saoudite et des pétromonarchies du Golfe, à répandre un prosélytisme islamique actif aux quatre coins du monde.

A l'occasion du sommet exceptionnel UE/Turquie qui s'ouvre ce lundi 7 mars à Bruxelles sur la question des migrants, l'Europe doit enfin parler d'une seule voix en adoptant une stricte position de fermeté. Avec le SIEL, je demande à François Hollande de peser de tout le poids de la France en exigeant officiellement de la Turquie l'arrêt immédiat à la fois des flux de migrants vers l'Europe et des filières djihadistes vers la Syrie."


La Turquie parle à l'Etat islamique : "Où t'es, grand frère ? Là où je t'ai dit ?"

Elle est belle la cohésion dans cette religion de paix et d'amour : 

"Des policiers turcs ont eu des échanges téléphoniques avec un important membre du groupe jihadiste Etat islamique (EI). C'est ce qu'affirme le quotidien turc Cumhuriyet, cité mercredi par le site Europe 1.

"Où es-tu, grand frère ? Là où je t’ai dit ?". Ces bribes de conversations publiées par le journal turc dans son édition de lundi "constituent une nouvelle preuve de la collaboration entre le groupe jihadiste et la police turque à la frontière entre la Syrie et la Turquie", explique Europe 1, qui souligne que les documents sont issus d’une enquête en cours, à Ankara, sur des citoyens turcs qui ont rejoint les rangs de Daech (acronyme arabe de l'EI).

Le responsable au sein du groupe terroriste serait un certain "Mustafa Demir, présenté comme un membre (....) chargé de l’acheminement de bombes depuis la Syrie vers la Turquie", ajoute Europe 1.

Le jihadiste s’adresse à un officier turc qui lui dit être, avec ses camarades policiers, "dans le champ de mines" et l’appelle à le rejoindre immédiatement, poursuit le site. "Viens ici, de ce côté, les hommes sont ici", indique le policier. "OK grand frère, j’arrive. C’est cet endroit où j’ai donné une voiture au lieutenant Burak ?", répond Demir".


Syrie : la tension monte entre la Turquie et la Russie

Les forces kurdes de Syrie se sont emparées lundi de la plus grande partie d'un bastion rebelle dans le nord de la Syrie en dépit des bombardements de la Turquie, engagée dans une escalade verbale avec la Russie.

La Russie, principale alliée du régime de Bachar el-Assad, a dénoncé les "actions agressives" de la Turquie qui s'apparentent, selon elle, à un "soutien non voilé au terrorisme international". Le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu a répliqué en accusant la Russie de se comporter "comme une organisation terroriste" en Syrie où elle mène, au même titre que les djihadistes du groupe État islamique des "attaques barbares contre la population civile". Si elle continue, "nous lui opposerons une riposte extrêmement résolue", a-t-il averti.

L'armée turque a pilonné, pour le troisième jour consécutif, des positions des forces kurdes à proximité de la frontière syro-turque dans la province septentrionale d'Alep. Malgré ces tirs, les Kurdes continuent à progresser depuis l'ouest de la province après avoir conquis plusieurs localités aux mains de groupes insurgés, ainsi que de l'aéroport de Minnigh. Ils ont pris le contrôle de 70 % de Tall Rifaat, un des trois derniers grands bastions rebelles dans la province. Ils se sont emparés du sud et de l'ouest et les combats de rue faisaient rage lundi dans les nord et le nord-est de cette petite ville tenue par des islamistes soutenus par la Turquie et l'Arabie saoudite.

Les Kurdes veulent relier les zones qu'ils contrôlent dans le nord de la Syrie afin de créer une région autonome unifiée, ce qui exaspère la Turquie, qui préfère s'en prendre aux Kurdes qu'à l'Etat islamique. Les Kurdes contrôlent les trois quarts des 800 kilomètres de frontière et avancent vers le territoire tenu par les membres du groupe État islamique dans l'est de la province d'Alep. Malgré les appels lancés par Washington et Paris à y mettre fin, la Turquie a prévenu que ces bombardements allaient se poursuivre, notamment pour empêcher les Kurdes de prendre Azaz, une ville située à une dizaine de kilomètres de la frontière.

De son côté, l'armée syrienne encercle désormais presque totalement les quartiers rebelles d'Alep. Mgr Georges Abou Khazen, vicaire apostolique d’Alep en Syrie, s'inquiète.


Accord secret Allemagne-Turquie pour faire venir des immigrés ?

Lu sur Nouvelles de France :

"Lors d’une réunion de son gouvernement vendredi, le premier ministre hongrois Viktor Orbán aurait accusé Angela Merkel et Recep Erdogan d’avoir passé un accord secret, en plus des accords officiellement passés entre l’UE et la Turquie (3 milliards d’euros pour la Turquie, suppressions des visas pour les citoyens turcs, redémarrage des négociations d’adhésion de la Turquie à l’UE), pour faire venir en Allemagne, avant de les redistribuer en Europe, entre 400 000 et 500 000 demandeurs d’asile.

D’après le journal hongrois Magyar Midök cité par le site Breitbart, Viktor Orbán a affirmé avoir connaissance de ce pacte tenu secret de peur de provoquer des réactions négatives en Europe et parce que ses détails seraient encore en cours de négociation. Selon le site Politics.hu, le premier ministre hongrois aurait aussi accusé Bruxelles d’être activement impliqué dans cet accord entre Berlin et Ankara dans la mesure où Angela Merkel n’a pas l’intention de conserver ce demi-million d’immigrants supplémentaires chez elle. Pour Orbán, les citoyens européens sont aujourd’hui confrontés à deux menaces : la politique de Bruxelles et l’afflux d’immigrants arrivant du sud, qui devrait encore s’amplifier cette année. La menace bruxelloise, c’est le système de quotas obligatoires de demandeurs d’asile."


Le président turc menace l'Europe

Lu ici :

Unknown-45"Le président turc Recep Tayyip Erdogan a menacé en novembre dernier d'inonder l'Europe de migrants si l'Union européenne n'aidait pas mieux Ankara à affronter la crise migratoire, affirme lundi le site internet grec euro2day.gr

Ce site d'informations financières publie ce qu'il présente comme les minutes, en anglais, d'une réunion très tendue entre Erdogan, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et celui du Conseil européen Donald Tusk, probablement le 16 novembre à Antalya après un sommet du G20.

"Nous pouvons à tout moment ouvrir nos portes vers la Grèce et la Bulgarie et mettre les réfugiés dans des cars (...) Que ferez-vous alors de ces réfugiés s'il n'y a pas d'accord ? Vous allez les tuer ?", lance aux responsables européens le président turc qui réclame six milliards d'euros sur deux ans.

Quand Juncker répond que l'UE ne peut proposer que trois milliards, Erdogan affirme que de toute façon la Turquie n'a pas besoin de cet argent.

Lors de cet échange animé, le président turc interrompt souvent les deux hommes, accusant l'UE de chercher à tromper son pays et Juncker, en particulier, de lui manquer de respect. [...]"


Encore un terroriste qui s'était fait passer pour un migrant

Unknown-19Le terroriste responsable de la mort de 11 Allemands dans le quartier touristique de Sultanahmet, à Istanbul, s’était enregistré en tant que réfugié syrien auprès du bureau de l’immigration truc une semaine auparavant son explosion-suicideNabil Faldi, était né en Arabie saoudite, et était entré en Turquie le 5 janvier en tant que réfugié. Une information confirmée par le premier ministre Ahmet Davutoglu.


Quelle est la différence entre la Pologne et la Turquie ?

L'UE montre les dents contre la Pologne, car il y aurait un déficit de démocratie (en fait un déficit de gauchisme).

En revanche, le mois dernier, l'UE a relancé la procédure d'adhésion de la Turquie.

Or, il y a 3 jours (10 janvier), Le Monde titrait : "Erdogan muselle la presse". Mais pour la Turquie, la Commission européenne a les yeux de Chimène.


La Turquie achète des quantités record de coton syrien au groupe EI

La Chronique des matières premières sur RFI fait état d'un intense trafic de coton syrien, vendu à la Turquie par l'Etat islamique qui a besoin de liquidités express. C'est ainsi que l'Etat islamique se met dans la poche 15 millions de dollars de coton volé aux Syriens en 15 jours, à ajouter aux 30 millions de dollars que le pétrole vendu aux Turcs rapporte aux terroristes islamiques dans le même laps de temps. L'Etat islamique, qui étend ses tentacules chaque jour un peu plus loin, et la Turquie, dont l'UE vient de reprendre les négociations pour la faire entrer dans l'Union européenne alors qu'elle soutient ouvertement l'Etat islamique.

GettyImages-89198541_0"La Turquie achète actuellement des quantités record de coton syrien à l’organisation Etat islamique : 25 000 tonnes ont été écoulées par les jihadistes en quinze jours, de source proche du négoce de la fibre. A raison de 25 tonnes par camion, c'est un défilé impressionnant qui a passé la frontière en deux semaines, au niveau de Kilis, en Turquie, un millier de camions de coton-graine. Seule une petite centaine de camions de coton serait bloquée côté turc, en attente de documents, ou tout simplement en attente de paiement.

La Turquie a la deuxième industrie textile au monde après la Chine, elle consomme 1 million 400 000 tonnes de coton par an, la livraison des jihadistes, qui écoulent en Turquie la récolte du nord de la Syrie, ne représente pas moins de 2% des besoins annuels turcs, assurés en quelques jours.

On le voit, les autorités d’Ankara continuent de jouer double jeu. Elles ont beau afficher leur détermination à lutter contre l’organisation EI, elles continuent de fermer totalement les yeux sur cette contrebande transfrontalière, qui finance les jihadistes et qui arrange bien les affaires des industriels turcs, et notamment les entreprises de Gaziantep, l'un des plus grands centre textiles de Turquie."[...]


Turquie : Le processus d'adhésion est relancé

Unknown-3Les élections régionales étant passées, l’UE ouvre ce lundi soir un nouveau chapitre dans le processus d’adhésion de la Turquie à l'UE. Ces négociations ont reçu une nouvelle impulsion en octobre lorsque les Européens ont proposé à la Turquie un « plan d’action » pour endiguer le flux de migrants vers l’Union européenne. 

A ce stade, 14 chapitres sur 35 ont été ouverts. 

Le ministre autrichien des Affaires étrangères, Sebastian Kurz, s’est montré très sceptique, avouant « honnêtement » qu’en fait la relance des négociations, « c’est pour que la Turquie nous aide afin que les réfugiés ne viennent pas en Europe ».


Trafic de pétrole de Daesh en Turquie : la Russie présentera ses preuves devant l’ONU

Unknown-21Lors de la conférence de presse qui a clôturé sa rencontre avec son homologue serbe, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé que Moscou allait présenter les preuves, selon lesquelles le pétrole produit par Daesh en Syrie et en Irak transite par la Turquie. Sergueï Lavrov estime qu’il est prioritaire de travailler à la fermeture de la frontière turco-syrienne afin de mettre un terme à ce trafic. Moscou s’est dit prête à «aider la Turquie à les fermer».

Concernant les déclarations d’Ankara qui affirme avoir proposé de créer une coalition unie contre Daesh, «c’est même pas un double mensonge, c’est un triple mensonge», s’est emporté le ministre russe des Affaires étrangères. La Turquie n’a même pas utilisé le canal de communication spécial dont elle dispose avec la Russie pour que les deux pays puissent coordonner leurs actions.


"Nous disposons d'images représentant des contrats pétroliers entre la Turquie et Daech"

Le major-général au service de renseignement de l’Armée syrienne libre, Hosam Al-Awak, déclare à l’agence Sputnik :

M"Depuis le début de la crise syrienne en 2011, la Turquie continue à soutenir par tous les moyens les islamistes radicaux et djihadistes syriens dans leur lutte contre les groupes modérés".

"Nous disposons d'images représentant des contrats pétroliers entre la Turquie et Daech (…), ainsi que de photos représentant des véhicules blindés de marque Toyota achetés par la société qatarie Al-Ghanem, dont les djihadistes se servent pour transporter leurs leaders à travers la Syrie".

"Nous avons constaté que la Turquie avait soutenu des factions islamistes radicales avant même l'émergence de l'Etat islamique en tant que tel. (…) Et c'est la montagne Qorsayah, située à la frontière syrienne, qui leur servait de tête de pont".

"Les services de renseignement turcs utilisaient régulièrement les contrats en question à différentes fins. A titre d'exemple, pour s'approprier des usines et laboratoires d'Alep dans le but d'en tirer profit pour les entreprises turques situées dans la région, les djihadistes leur accordant des facilités importantes".

"Les Frères Musulmans de Syrie, couvrant cette activité, coopéraient avec lesdites organisations afin d'éliminer l'Armée syrienne libre, ainsi que d'autres groupes modérés".

"Voilà où en sont les choses. (…) Nous avons tenu pour responsable le chef du renseignement turc Hakan Baydan. (…) En dépit des preuves étayées que nous avons avancées, le président turc Erdogan continue à soutenir l'extrémisme, les islamistes radicaux et les organisations terroristes".

"Nous estimons que la Russie est un allié par excellence. Face à la crise syrienne, les Russes pourraient sans aucun doute coopérer avec toutes les factions modérées, y compris l'Armée syrienne libre".