C'est psychiatrique...

CaptureMichel Onfray était interrogé hier soir sur BFM TV, sur le thème de l'islam de France. A 39mn10, le philosophe athée répond à une question sur l'islam et ses attaques terroristes avec un bel amalgame :

"[...] évidemment qu'il faut avoir des problème psychiatrique pour croire que quand on égorge quelqu'un en criant allah akbar on va récupérer une dizaine de vierges au paradis, mais c'est psychiatrique, aussi, de croire que Jésus peut naître d'une mère vierge, mourir et ressusciter le 3e jour [...]"

Il n'a pas tout à fait tort, puisque le sacrifice d'un Dieu sur la croix ne peut être vu que comme une folie pour les païens :

"nous prêchons un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les Gentils" [1 Corinthiens 1.23]

Mais que Michel Onfray ne se croit pas à l'abri de la folie, comme le dit l'auteur du psaume 14 :

"L'insensé dit dans son cœur : " Il n'y a point de Dieu !... ""


Entre le Christ et le Yoga, il faut choisir

Unknown-7Nous constatons de plus plus d'enseignements ésotériques de type yoga, réflexologie, sophrologie, massages ... dans les écoles privées dites "catholiques". Cette dérive est assez inquiétante.

Ainsi, un article de Ouest-France évoque des écoles catholiques à Bayeux :

"École Saint-Joseph

Côté école maternelle, on travaillera sur le thème des moyens de transport, cette année. Au primaire, « les CP et CE1 participeront au festival du cirque de Bayeux  » , annonce Virginie Lechevallier, directrice de l’établissement. Quant aux activités périéducatives sur le temps du midi, elles continueront, avec des « ateliers de réflexologie, de qi gong, de théâtre, de jeux de société… », détaille la directrice. Idem pour le projet de réflexion sur le « vivre ensemble, par le biais de conseils d’enfants » . [...]

École Sacré-Cœur

On n’arrête pas une équipe qui gagne. « On poursuivra le yoga, qui rencontre beaucoup de succès, pour la 5e année consécutive » , se félicite Henriette Boyrie."

Sur Réponses catholiques, un prêtre répond rapidement :

"Venues d’Extrême Orient, [ces pratiques] véhiculent une certaine conception du monde, de la place de l’homme dans la nature, de son destin. Là où le bas blesse particulièrement, c’est le repli sur soi qu’elles supposent souvent, à défaut de le susciter. La foi chrétienne nous oriente vers l’Autre par excellence, Notre Seigneur Jésus Christ. La foi est adhésion à la Révélation et au Salut. Tout ce qui pourrait faire obstacle à ce mouvement de l’âme et du corps, doit être écarté sans retour. Mais c’est vrai de beaucoup d’activités humaines. À chacun de discerner si, en conscience, ces exercices sont une aide ou un frein vers Dieu, « le Dieu de Jésus Christ, non le dieu des philosophes » (ou des maîtres du tao !)."

Sur Riposte catholique, un missionnaire énonce les effets nocifs Yoga. Extraits :

"[...] Qu’est-ce que le Yoga ? le mot Yoga veut dire « union », le but du Yoga est d’unir le moi transitoire (temporel) « JIVA » à l’infini « BRAHMAN » le concept Hindou de Dieu. Ce Dieu n’est pas un Dieu personnel, mais une substance spirituelle impersonnelle qui est un avec la nature et le cosmos. Brahman est une substance divine impersonnelle qui « s’infiltre, se répand et est à la base de tout ». Le Yoga a ses racines dans les Upanishads Hindoues qui remontent à l’année 1000 Avant Jésus Christ et elles parlent ainsi du Yoga, « unissez-vous au sein de la lumière avec la lumière de Brahman ». « l’absolu est en soi-même » dit la Chandogya Upanishad, “TAT TUAM ASI”  « CELA TU L’ES TOI-MEME »,  ou “THOU ART THAT” « CE QUE TU ES ». Le Divin habite en chacun de nous à travers son représentant microcosmique, le soi individuel appelé Jiva. Dans la Bhagavad Gita, le seigneur Krishna décrit le Jiva comme «une parcelle du Soi suprême» et « la joie du Yoga vient au Yogi qui est un avec Brahman ». En l’an 150 après J-C, le yogi Patanjali expliqua les huit moyens qui conduisent les pratiques du Yoga de l’ignorance à l’illumination (ou l’éveil) – les huit étapes sont comme un escalier – Elles sont la maîtrise de soi, les réfrènements (yama), les observances religieuses (niyama), la pratique des postures (asana), les exercices respiratoires (pranayama), le contrôle des sens (pratyahara), la concentration (dharana), la contemplation profonde (dhyana), l’illumination (samadhi).  Il est intéressant de noter, ici, que les postures et les exercices de respiration, souvent considérés comme l’ensemble du yoga en Occident, sont les étapes 3 et 4 vers l’union avec Brahman !  Le yoga n’est pas seulement un système élaboré d’exercices physiques, il s’agit d’une discipline spirituelle, visant à conduire l’âme au samadhi, union totale avec l’être divin.  Le Samadhi est l’état dans lequel la nature et le divin ne font qu’un, l’homme et Dieu deviennent un, sans aucune différence (Brad Scott : L’exercice ou la pratique religieuse ? Yoga : Ce que le maître ne vous a jamais enseigné dans ce cours de Hatha Yoga dans le livre Watchman Expositor Vol . 18,No 2, 2001).

Ce point de vue est radicalement contraire à la religion chrétienne qui fait une distinction claire entre le Créateur et la créature, Dieu et l’homme. Dans le christianisme, Dieu est “l’Autre” et jamais soi-même. Il est triste que certains promoteurs de yoga, de Reiki et d’autres disciplines et de méditations, aient interprété inexactement, en les isolant, certains passages de la Bible, pour appuyer leurs arguments tels que « vous êtes le temple de Dieu», «l’eau vive jaillit de toi», «vous serez en moi et je serai en vous “,” ce n’est plus moi qui vit, mais le Christ qui vit en moi “, etc, sans comprendre le contexte et le sens de ces paroles dans la Bible. Il y a même des gens qui dépeignent Jésus comme un yogi, et nous pouvons voir de nos jours de telles images dans des chapelles de couvents et presbytères, Jésus présenté en yogi dans des postures de méditation !

Appeler Jésus “un yogi” c’est renier Sa divinité intrinsèque, Sa Sainteté et Sa perfection et suggérer qu’Il avait une nature déchue soumise à l’ignorance et à l’illusion (Maya), et qu’il a eu besoin d’être libéré de la condition humaine par la pratique et la discipline du Yoga. Le Yoga est incompatible avec la spiritualité chrétienne parce qu’il est panthéiste (Dieu est tout et tout est Dieu), et soutient qu’il n’y a qu’une seule Réalité et que tout le reste est illusoire ou Maya. S’il n’y a qu’une seule réalité absolue et que tout le reste est illusoire, il ne peut y avoir de relation ni d’amour. Le Centre de la Foi chrétienne est la Foi dans la Sainte Trinité, le Père, le Fils et le Saint Esprit, trois personnes en un seul Dieu, le modèle parfait de la relation d’Amour. Le Christianisme c’est l’ensemble des relations, relation avec Dieu et relation entre les hommes. «Tu aimeras  ton Dieu de tout ton Cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit : voilà le plus grand et le premier commandement. Le second lui est semblable : tu aimeras ton prochain comme toi-même »(Mt 22 : 37-39).

Dans l’Hindouisme, le bien et le mal, comme la douleur et le plaisir sont illusoires (Maya), et donc irréels. Vivekananda, l’icône la plus respectée de l’Hindouisme moderne, a déclaré: “le bien et le mal sont une seule et même chose” (Vivekananda. “Les yogas et autres ouvrages” publiés, Ramakrishna Vivekananda Centre NY 1953).  Dans le christianisme, le problème du péché comme offense à la Sainteté de Dieu est inséparable de notre foi, parce que le péché est la raison pour laquelle nous avons besoin d’un Sauveur.  L’Incarnation, la Vie, la Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus sont pour nous les moyens du salut, afin de nous libérer du péché et de ses conséquences.  Nous ne pouvons pas ignorer cette différence fondamentale dans le but d’absorber le yoga et d’autres techniques orientales de méditation dans la spiritualité chrétienne. La pratique du yoga est païenne au mieux, et au pire occulte. C’est la religion de l’antéchrist, et pour la première fois dans l’histoire, elle est pratiquée de façon fervente dans le monde occidental et l’Amérique. Il est ridicule que même les maîtres yogi portant une croix ou un symbole chrétien trompent les gens en disant que le Yoga n’a rien à voir avec l’Hindouisme et disent qu’il s’agit seulement d’accepter d’autres cultures. Certains ont masqué le yoga avec des gestes Chrétiens et l’appelle le « Yoga Chrétien ».  Ici la question n’est pas celle d’accepter la culture d’un autre peuple, mais celle d’accepter une autre religion qui n’a rien à voir avec notre religion et nos concepts religieux.

Il est dommage que le yoga se soit propagé si frénétiquement depuis les maternelles jusqu’à tout type d’institutions en médecine, psychologie, etc se considérant comme une science alors qu’il ne l’est absolument pas et il est vendu sous le label «Thérapie de relaxation »,« auto-hypnose », « la visualisation créative», «centering», etc.  Le Hatha Yoga, largement répandu en Europe et en Amérique comme méthode de relaxation et d’exercices non fatigants, gymnastique douce, est l’un des six systèmes reconnus de l’Hindouisme orthodoxe, et de par ses origines religieuses et mystiques, c’est l’une des formes les plus dangereuses du Yoga (Dave Hunt, « la séduction de la chrétienté» à la page 110) [...]


La religion est redevenue un sujet

Rémi Brague est interrogé dans La Revue des deux mondes sur le retour du religieux. Extrait :

Revue-des-Deux-Mondes-juin-2018-260x419"[...] On parle du retour du 
religieux, or il n’est jamais parti ! Ce qui s’est 
passé, c’est un retour sur soi de la conscience de 
l’intelligentsia occidentale.

Comme l’a expliqué 
le sociologue autrichien devenu américain Peter Berger, les intellectuels occidentaux, pendant des années et des années, ont voyagé de campus sécularisé en campus sécularisé en empruntant des tuyaux étanches qui les ont empêchés de voir la montée fulgurante du protestantisme évangélique ou le réveil de l’hindouisme ultra-nationaliste et responsable de pogroms antichrétiens et antimusulmans en Inde.

Ils n’avaient pas vu non plus un phénomène tout récent : les aspects fort déplaisants que prend le bouddhisme dans la Birmanie actuelle. En réalité, il l’avait déjà pris pendant la guerre du Pacifque et avant, en Chine : des généraux japonais adeptes du zen se sont rendus coupables de certaines espiègleries de fort mauvais goût (bombardement de Shanghai, prostitution obligée des Coréennes…).

Ces intellectuels n’ont pas vu non plus le réveil de l’islam, ce qu’on appelle l’islamisme pour éviter d’incriminer la totalité de la religion. Ce prétendu retour du religieux n’est donc pas vraiment un retour, mais plutôt un retour sur soi des intellectuels, qui comprennent enfin de manière douloureuse qu’ils se sont trompés sur toute la ligne.

En prenant le problème de haut, de façon presque planétaire, vous avez évidemment raison, mais si nous nous concentrons sur l’Europe et particulièrement sur la France, le diagnostic est-il le même ? Je suis frappé par le grand nombre d’ouvrages, dus aussi bien à des sociologues qu’à des théologiens, qui depuis trente ans paraissent toujours plus ou moins sous le titre : « Comment l’Europe a-t-elle cessé d’être chrétienne ? ». D’un côté le religieux n’est jamais parti, il ne cesse même de prendre de l’importance, et de l’autre les églises se vident. À en croire certaines enquêtes, la pratique religieuse en France serait tombée à 5 %. Comment les deux tendances s’articulent-elles ?

Ce sont des faits indéniables. Il est clair que le christianisme recule en Occident, peut-être également dans le reste du monde. J’ai entendu récemment quelqu’un dire qu’en Afrique, continent que bien des chrétiens considèrent comme l’eldorado de la foi, les choses n’allaient pas aussi bien qu’on le dit.

Il y a en effet ce livre récent de Guillaume Cuchet, Comment notre monde a cessé d’être chrétien. L’auteur a repris et inversé le titre de Paul Veyne, « Quand notre monde est devenu chrétien », et celui de Marie-Françoise Baslez, « Comment notre monde est devenu chrétien », deux études qui expliquaient comment l’Occident était devenu chrétien à la fin de l’Empire romain.

Paul Veyne se concentre sur une trentaine d’années au IVe siècle et Guillaume Cuchet sur une trentaine d’années à la fin du XXe siècle. L’un étudie le début et l’autre la fin…

Exactement. Je crois que chez Guillaume Cuchet, la volonté de retourner le titre était parfaitement claire et peut-être s’en tient-il volontairement aussi aux mêmes limites chronologiques : trente ans, soit une génération.

On ne sait pas trop ce qui se passera à la génération suivante, peut-être que le mouvement va s’accélérer encore. Ce n’est pas impossible. Ce qui recule, c’est le christianisme. En revanche, il semble que certains bouddhismes ont fait une percée ; par ailleurs, la persistance de l’islam chez les jeunes immigrés est réelle, de même que la montée en puissance des haredim (les juifs ultra-orthodoxes) en Israël. Si celle-ci continue, ils sont appelés à former la majorité et à pousser à la marge les Ashkénazes, quelque peu sécularisés ou seulement vaguement religieux.

Ces phénomènes sont difficiles à chiffrer, car il s’agit de religions encore minoritaires et leurs adhérents ne répondent pas toujours aux questions des sondeurs… à la différence des ex-chrétiens qui, eux, n’ont pas peur d’avouer leur incroyance [...]


Seul le christianisme est une religion et rien d’autre

Eric Zemmour, dans Le Figaro, évoque le dernier ouvrage de Rémi Brague Sur la religion :

519lRjG2lkL._SX305_BO1 204 203 200_"[...] Rémi Brague est agaçant. Très agaçant. Il rétablit une parole verticale du professeur qui sait, dans un monde égalitariste qui préfère l’ignorance. Il cherche l’essence des choses, et des religions en particulier, dans un monde conquis depuis belle lurette par une vulgate existentialiste qui ne veut connaître que des individus et leurs destins personnels. Il s’affirme comme chrétien dans un monde qui confond au mieux le christianisme avec les droits de l’homme. Il ne se laisse pas prendre au leurre des «trois religions du livre».

Agaçant, très agaçant, on vous le disait. Précieux, donc. Précieux quand il défend le discours de Ratisbonne de Benoît XVI, sur la religion et la raison, qui fut tant controversé… pour de mauvaises raisons. Précieux quand il nous indique, à la suite de Hegel, que seul le christianisme est une religion et rien d’autre, tandis que «le judaïsme est une religion et un peuple ; l’islam est une religion et un système juridique ; le bouddhisme, une religion et une sagesse». Précieux quand il nous apprend que Machiavel, bien avant Nietzsche, avait reproché au christianisme d’avoir «efféminé» le monde. Précieux quand il nous précise que «l’islam, qui ne reconnaît pas la Bible comme authentique, n’a pas le même Dieu que le judaïsme et le christianisme, parce qu’il ne raconte pas sur Lui les mêmes histoires». Précieux quand il distingue entre le judaïsme, où «l’Église a absorbé le peuple», et le christianisme, qui commença par trois siècles de conflit avec les autorités de l’Empire romain. Précieux quand il nous rappelle que beaucoup de lois juives furent forgées, selon Maïmonide lui-même, pour séparer les juifs des autres peuples, tandis que l’islam a conservé du christianisme un message universel.

Mais distinguons encore avec soin: on devient chrétien par un baptême, un acte de volonté personnelle tandis que dans le Coran, tout homme, depuis l’origine de l’humanité, est censé être un musulman. En revanche, ce sont ses parents qui font de leur enfant un chrétien, un juif ou un zoroastrien. Les chrétiens ont repris le récit de l’Ancien Testament dans lequel Abraham discute et marchande même au sujet du sort funeste de Sodome et Gomorrhe, tandis que dans le Coran, l’anecdote est racontée sans négociation ni marchandage. C’est que la parole divine n’a pas le même statut: dans le judaïsme, comme dans le christianisme, elle est inspirée aux prophètes, tandis que selon le Coran, elle est dictée à Mahomet. On comprend mieux que «les institutions libres ne se sont guère développées dans des régions qui n’avaient pas été influencées par des idées juives ou chrétiennes».

On comprend mieux aussi les rapports à la violence qu’entretiennent les différentes traditions. Bien sûr, chaque fois, les récits de guerres, de massacres, d’exterminations même, sont le produit d’un «contexte» historique déterminé. Ainsi Brague nous apprend-il que les exterminations décrites dans l’Ancien Testament, exécutées par les Hébreux sur leurs voisins, sont bien souvent des allégories pour compenser la grande faiblesse d’un peuple hébreu «pris en tenailles entre les deux puissants empires d’Égypte et de Mésopotamie. Les récits guerriers de la Bible sont des rêves compensatoires, non des reportages historiques». Dans le Coran, c’est au contraire le récit d’une puissance en expansion qui est exaltée. Mais si le récit peut être remis dans son contexte historique, la parole divine ne peut l’être puisqu’elle est absolue, et que le prophète est le «bel exemple» qui doit être imité par tous et pour tous les temps, ses faits et gestes étant une source de droit plus importante encore que le Coran, même lorsqu’il tue, égorge, massacre.

Rémi Brague nous démontre que nous sommes dans une impasse tragique. «Alors que nos systèmes juridiques considèrent que le fait d’être un homme serait plus profond que la division du genre humain en diverses religions», nous avons sur notre sol un système juridique «religieux» qui doit s’imposer à tous. Une Loi divine à la place de la loi des hommes, qui définit comportements et mœurs. Alors que la nation française est une création millénaire qui a forgé notre identité, nous avons des croyants d’Allah qui considèrent que «toute nation ne peut être qu’un inutile doublet de l’Oumma, dont le Coran dit qu’elle est “la meilleure des communautés” et dont le dirigeant est Dieu».

Cette vérité est intolérable à nos sociétés, qui trouvent toutes les issues possibles pour y échapper. «On dit les religions sont violentes pour ne pas distinguer l’islam, comme il y a quelques dizaines d’années, on préférait évoquer les dangers que représentaient “les idéologies” pour ne pas avoir à nommer le marxisme-léninisme.» On dit: tout cela sera réglé par une stricte laïcité. On dit: il faut se débarrasser de toutes les religions. On dit: tout cela sera noyé dans les joies hédonistes de la consommation. On dit: l’école républicaine réglera tout ça d’un coup de baguette magique. On dit tout et son contraire. Rémi Brague est l’apporteur de mauvaises nouvelles ; mais comme il le fait poliment, sans hausser la voix, on ne l’exécutera pas. On fera seulement semblant de ne pas comprendre ce qu’il nous dit."


La prochaine conférence de Terre et Famille à Briant aura lieu le 21 octobre

Terre et Famille en Brionnais : samedi 21 octobre 2017 à 20h30 salle communale de Briant (Saône et Loire) sur « Le bouddhisme, une invention anti-chrétienne?»

Pourquoi répète-t-on toujours que "le bouddhisme n'est pas une religion", que "le Bouddha était un simple philosophe" et que "la méditation est une technique laïque", "scientifiquement prouvée", devant conduire au "bonheur" et à "l'épanouissement personnel" ?

Cette conférence montrera que ces affirmations, toutes fausses, sont en réalité issues d'un contexte et d'une entreprise bien particuliers : celui de la déchristianisation de l'Europe dans la seconde moitié du 19e siècle.

Marion Dapsance est docteur en anthropologie de l'Ecole pratique des hautes études (Paris) et a enseigné deux ans à l'Université de Columbia à New York. Elle est l'auteur des Dévots du bouddhisme (Max Mio 2016).

Après la conférence, Terre et Famille vous invite à prolonger la discussion autour d'un buffet.

Participation libre aux frais


Luther et le pessimisme absolu du protestantisme

A l'occasion du cinq-centième anniversaire de la réforme protestante, le pape François a tenu à s'associer, le 31 octobre 2016, à la célébration officielle organisée en Suède par la Fédération luthérienne mondiale. Et ce, après avoir déclaré quelques mois auparavant que "Luther ne s'est pas trompé".

Né en 1966, l'abbé Jean-Michel Gleize, prêtre de la Fraternité sacerdotale Saint-Pie X, enseigne depuis 1996 l'ecclésiologie et la théologie fondamentale au séminaire d'Ecône, en Suisse. Il a publié un ouvrage assez court intitulé "Le Vrai visage de Luther", loin de la légende et de la mystification idéologique.

Item21458"[...] Luther mesure le chemin parcouru et l'ampleur de la rupture. Il est effrayé et saisi de doutes. C'est une ébullition intérieure. Il est obsédé par le diable. Cette obsession n'a pas pour objet un fantôme grossier : elle trouve son origine d'abord et avant tout dan le pouvoir irrésistible du mal. Luther pousse un cri d'horreur, d'angoisse et de désespoir à la vue de l'emprise de Satan et du péché sur la nature et sur l'homme. Le fruit de ces réflexions solitaires, ce sera le pessimisme absolu du protestantisme. Dix ans plus tard; il dira que durant cette période, le diable est devenu son professeur de théologie et lui a inspiré son traité sur l'abrogation de la messe.

Sur cette période, on a brodé beaucoup de légendes en prenant ces affirmations de Luther à la lettre. Ce qui est certain, c'est que Luther fait l'expérience de sa propre déchéance et désespère de ses propres efforts. Ce désespoir aveugle et absolu va trouver sa compensation dans une confiance aveugle et absolue. La doctrine de Luther est un amalgame entre deux extrêmes : elle est profondément déséquilibrée.

Un dernier fait symptomatique est à noter : c'est à dater de ce séjour à la Wartbourg que Luther défroque au sens strict du terme - il abandonne l'habit monastique pour le costume de chevalier. Ses cheveux, qu'il laisse croître, recouvrent sa tonsure et il porte la barbe."

"Luther n'est ni un spéculatif, ni un penseur, ni un logicien. Ses oeuvres sont peu variées : des extraits habilement choisi peuvent faire illusion. Mais si l'on prend la peine d'examiner les Opera omnia dans leur intégrité, l'indigence saute aux yeux. Par exemple, ses sermons si nombreux se réduisent tous à trois ou quatre idées, toujours les mêmes : attaques contre les oeuvres ; beauté du pur Evangile ; injures contre le pape ; lamentation sur les pasteurs."


Polémique autour d’un livre sur le bouddhisme

La Croix relaie dans un article les attaques de spécialistes du bouddhisme contre l’ouvrage « Les dévots du bouddhisme », dans lequel Marion Dapsance s’en prend au tibétain Sogyal Rinpoché et à la récupération occidentale du bouddhisme, devenu "spiritualité" de substitution au christianisme. La Croix, journal estampillé catholique, n'a pas contacté l'auteur de cet ouvrage (issu tout de même d'une thèse de doctorat), mais se fait le porte-parole de 3 enseignants français du bouddhisme (non universitaires). Le journal La Croix communie-t-il béatement dans l'idolâtrie bouddhiste tibétaine ?

Le Salon Beige a décidé d'interroger Marion Dapsance, Docteur en anthropologie de l’Ecole pratique des hautes études, en contrat postdoctoral à l’Université de Columbia (New York), qui nous propose de publier ce qui suit :

51ZXC9cgqOL._SX352_BO1,204,203,200_"Je tiens tout d’abord à remercier Madame Lesegrain pour la publicité qu’elle fait à mon ouvrage.

Je regrette cependant que cette journaliste ne connaisse pas les règles élémentaires de son métier, qui est de vérifier l’information que lui communiquent ses informateurs, en l’occurrence deux ou trois individus dont le fonds de commerce semble mis en péril par des recherches non complaisantes sur le bouddhisme en Occident. A part Monsieur Cornu, dont on demande encore à voir la thèse, ces gens ne sont pas des « tibétologues et bouddhologues » mais des enseignants bouddhistes indépendants qui gagnent leur vie à vendre des cours et des ouvrages sur le bouddhisme. Nuance de taille. Les tibétologues reconnus au niveau international, eux, apprécient beaucoup mon travail, et le trouvent même salutaire. Il aurait suffi de les contacter, leurs adresses électroniques étant aisément disponibles sur le site de leurs universités respectives. Il s’agit de Messieurs Charles Ramble (Oxford-EPHE, ancien président de la société internationale de tibétologie), Donald Lopez (Université du Michigan, l’un des pontes internationaux de la bouddhologie et de la tibétologie) et Nicolas Sihlé (tibétologue au CNRS), notamment.

Je comprends que ces marchands du temple qui s’octroient le titre de « spécialistes du bouddhisme » voient d’un mauvais œil un point de vue – non pas « hostile » mais critique – sur – non pas « le bouddhisme en tant que tel » mais la manière dont les Occidentaux se l’approprient et l’attitude de mes contradicteurs ne fait vraiment rien pour redorer leur blason. Mais vous, journaliste, devez-vous absolument, par réflexe, vous ériger en défenseur des droits du bouddhisme soi-disant opprimé, sans même vous donner la peine de lire mon travail ou d’en discuter avec moi ? Car manifestement, vous ne l’avez pas lu, car vous n’y auriez trouvé aucune condamnation ni aucune critique du « bouddhisme en tant que tel ». Il est tellement plus simple de « s’indigner » que de réfléchir. Dommage, car réfléchir vous aurait évité de diffuser des propos passibles de condamnation pour diffamation – comme l’affirmation selon laquelle mon travail aurait été financé par des « bienfaiteurs chinois », proprement ridicule. La vérité est que ces énergumènes n’ont aucun argument sérieux à m’opposer et ne supportent tout simplement pas que des points de vue divergents s’expriment – pour les apôtres de la tolérance et de la compassion qu’ils prétendent être, c’est plutôt comique.

Mon travail ne consiste pas à « dénoncer » le « bouddhisme en général », pour lequel, bien que je n’y adhère pas, j’éprouve le plus grand respect. Il consiste à montrer la manière dont, historiquement, certains Occidentaux en sont venus à se constituer un « bouddhisme » tout à fait fictif, pour leur consommation personnelle, bouddhisme qui n’a que peu à voir avec la manière dont les Asiatiques le conçoivent et le vivent. Mon travail montre et analyse les décalages et les incohérences qui existent entre l’idée que se font ces Occidentaux du bouddhisme (« pas une religion » mais « une spiritualité laïque », « sans dogme et sans autorité », etc.) et les traditions culturelles et religieuses que leur apportent effectivement les enseignants asiatiques, notamment tibétains. Ces traditions comprennent des dogmes, des rituels, des relations d’autorité hiérarchique, une foi aveugle en des « maîtres omniscients », auxquels la soumission se doit d’être absolue. Que mes détracteurs le veuillent ou non, le bouddhisme, c’est aussi cela.

Marion Dapsance"

Pour découvrir le Grand Lama tibétain Sogyal Rinpoché défendu par ces gens :


La Réforme protestante a constitué la véritable Révolution religieuse qui a caractérisé toute la modernité

Ce 31 octobre commence l’année consacrée au 500e anniversaire de la Réforme protestante. Le 31 octobre 1517, le moine Martin Luther afficha ses 95 thèses sur la porte de l’église du château de Wittemberg, en Allemagne. L'Homme nouveau a interrogé Miguel Ayuso, président de l’Union internationale des juristes catholiques, professeur de science politique et de droit constitutionnel à l’Université pontificale de Comillas (Madrid). Extraits :

Unknown-16Dans un très important article publié en France par la revue Catholica, vous vous attachez à expliquer, selon le titre de votre étude, « L’origine protestante de la politique et du droit moderne ». Est-ce une simple extension au domaine politique et juridique du livre de Max Weber sur les origines protestantes du capitalisme ou y a-t-il réellement une spécificité protestante au regard de la politique et du droit ?

[...] Pour entrer dans le vif du sujet, ce que l’on appelle la Réforme protestante a constitué la véritable Révolution religieuse, de telle sorte que furent bouleversés tant la théologie que son présupposé métaphysique et qui, à partir de là, a eu des incidences décisives en philosophie pratique. Mon travail en particulier et, de façon générale, le livre qu’il conclut traitent des conséquences des théories et des options de Luther sur le plan éthique, politique et juridique, c’est-à-dire celui de la philosophie de la praxis. Le poids qu’a représenté le luthérianisme sur celui-ci a été à ce point déterminant qu’il est possible d’affirmer qu’il a marqué une « inflexion » qui a caractérisé toute la modernité. À telle enseigne que l’on pourrait dire que le protestantisme s’est diffusé rapidement plus pour des raisons temporelles que religieuses : en cas contraire, son établissement et sa diffusion ne pourraient s’expliquer.

À cette occasion, vous êtes amené à reprendre la distinction, visiblement traditionnelle en Espagne, entre chrétienté et Europe. Dans cette perspective, l’Europe est-elle le nom sécularisé de la chrétienté et si c’est bien le cas, quel rôle le protestantisme a-t-il joué dans ce sens ?

L’école du traditionalisme espagnol a toujours considéré que « l’Europe » n’était pas autre chose que la sécularisation de la chrétienté. Le protestantisme a joué un rôle décisif dans un tel changement : non seulement par la destruction pratique de la chrétienté qui – selon l’expression de saint Bernard de Clairvaux – était un regroupement hiérarchique de peuples, reliés entre eux en conformité à des principes organiques en subordination au soleil de la papauté et à la lune de l’Empire et dont la rupture de l’unité religieuse entraîna celle de la politique, mais aussi par la révolution intellectuelle qui sépara la nature de la grâce, d’où procède le processus général de sécularisation. Le « concert européen » issu de la paix de Westphalie (1648) ne se peut comprendre sans la séparation entre éthique et politique opérée par Machiavel, l’affirmation de la souveraineté (illimitée) théorisée par Bodin ainsi que la construction artificielle du contrat social expliqué tout d’abord par Hobbes, puis par Locke, Rousseau et Kant. « L’Europe » sécularisée s’est même détachée des derniers restes de chrétienté dans « l’Occident » de l’américanisme calviniste. [...]

Vous allez jusqu’à parler de gnose protestante ou plus exactement du protestantisme comme d’une gnose ? Quelles en sont les conséquences dans le domaine politique ?

La gnose luthérienne consiste essentiellement au refus de l’être des choses créées, qui par effet de conséquence ont à se construire. Le point central réside dans la liberté négative, celle du refus de servir et celle de se donner à soi-même la loi : en dépit de ses origines très profondes et éloignées dans le temps – lucifériennes et adamiques pour commencer – elle trouva un climat culturel particulièrement favorable pour être à nouveau proposée et se développer avec la doctrine protestante. C’est l’idée luthérienne de la « liberté du chrétien », par la suite sécularisée, qui va être à l’origine et donner naissance à l’idéologie moderne. Dans l’ordre politique, elle mène à la réduction de la politique au pouvoir nu. L’absolutisme d’abord, le libéralisme ensuite ne sont que des modalités de cette réduction. Dans l’ordre juridique, elle consiste en la mise entre parenthèses de la justice, dans un premier temps, par la loi et ensuite par les prétentions subjectives qui se prennent pour des droits. Le positivisme légaliste et le nihilisme des droits de l’homme trouvent là leur assise. [...]"


Gagarine ne croyait pas en Dieu pour ne pas l'avoir croisé dans le ciel. Lui, il le loue depuis l'espace

Témoignage à découvrir ici

"Le commandant actuel de la station spatiale internationale, Jeff Williams, détient le record du plus grand nombre de jours consécutifs passés dans l’espace par un astronaute de la NASA. Son retour sur la planète Terre est prévue pour le 6 septembre prochain, après 534 jours dans l’espace.

Lors d’une interview avec Albert Mohler Jr, président du Southern Baptist Theological Seminary, rendue possible mardi 30 août dernier par la NASA, et disponible sur Youtube, Jeff Williams a témoigné de son admiration pour la création divine.

Quand Albert Mohler demande à Williams ce qu’il voit quand il regarde la Terre en orbite, il répond :

« Quand je regarde par la fenêtre, je ne peux que penser qu’il s’agit du travail de création d’un Dieu infini. »

« Vous voyez la conception, vous voyez la beauté, vous voyez le but, vous voyez tous ces éléments, vous voyez l’ordre dans tous les détails. »


Un crucifix viking retrouvé au Danemark

IndexLa trouvaille par un promeneur danois d'un crucifix datant de l'ère Viking pourrait amener à revoir l'histoire de la christianisation de ces contrées :

"Un crucifix viking a été retrouvé au Danemark, rapporte Radio Vatican en italien, le 28 mars 2016 : une découverte qui pourrait faire réécrire une page de l’histoire du christianisme, fait observer le président de l’Académie pontificale des arts et lettres, Rodolfo Papa.

Le danois Dennis Fabricius Holm était sorti se promener avec son détecteur de métaux. Sa passion : chercher les trésors. Il était en train d’explorer un champ aux abords de la ville d’Aunslev (Østfyn, Danemark) quand tout à coup son appareil se mit à sonner. L’objet repéré et déterré est un petit crucifix que l’explorateur a photographié puis posté sur Facebook, attirant l’intérêt d’autres passionnés qui lui ont conseillé de s’adresser à un musée. Selon les experts, Fabricius a fait une découverte extraordinaire : cette croix daterait de la première moitié du Xe siècle, et pourrait prouver que le christianisme était présent au Danemark bien avant qu’on ne le suppose jusqu’à maintenant, fait observer Radio Vatican.

Pour Rodolfo Papa, « l’intérêt dans cette découverte c’est que cette petite breloque – d’environ 4 cm – appartenant probablement à une femme, nous ouvre à l’hypothèse de contacts avec les populations environnantes » : « Nous savons que les Vikings bougeaient énormément par bateaux, naviguant sur leurs eaux mais partant aussi à la conquête progressive des côtes européennes, jusqu’à finir en Méditerranée, environ un siècle plus tard. Il n’est donc pas improbable qu’au cours d’expéditions menées en Angleterre ou en Irlande, voire dans des territoires plus proches, quelqu’un ait réussi à entrer en contact de manière plus profonde. Car, il est vrai que les contacts étaient généralement fugaces : ils arrivaient, prenaient tout ce qu’il y avait à rafler et s’en allaient… Mais, il est possible aussi que quelqu’un soit reparti en emportant avec lui quelque chose ou quelque jeune chrétien fait prisonnier, quelque religieux… bon, ne laissons pas courir notre imagination… Mais, il est clair qu’il a pu se passer beaucoup de choses. »[...]

Nous pourrions donc déplacer de 50 ans en arrière, voire 100 ans les contacts pour une approche de christianisation. Et cela pourrait être extrêmement intéressant, car les signes que l’on voit sur ce petit bijou ont vraiment des liens avec une tradition celte, connue pour ses incisions très marquées. Il n’est donc pas question d’occidentalisation mais de christianisation, d’un début de christianisation culturelle, comme dans la culture viking, bien précise. »"[...]

Pour aller plus loin.


Nouveau courant chez les protestants pro-famille

Alors que l'Eglise prie en ce moment pour l'unité des chrétiens, 250 luthériens et réformés (85% de laïcs et 15% de pasteurs) hostiles à la bénédiction de couples formés de deux personnes de même sexe ont créé samedi un nouveau courant au sein de l’Eglise protestante unie de France (EPUdF), la plus importante du pays avec 110 000 membres. Samedi, des opposants réunis notamment autour de Gilles Boucomont, le charismatique pasteur du temple du Marais (sic) à Paris, se sont rassemblés pour créer une association baptisée « Les Attestants ». En préambule d'une déclaration, ils écrivent :

« Ce courant du protestantisme luthéro-réformé aspire à devenir un ferment de renouveau ou de réveil de l’Eglise, en rendant aux Ecritures bibliques leur caractère souverain pour la foi et la vie, et en cherchant à vivifier la foi et la prière, l’écoute du Dieu de Jésus-Christ »

En effet, l’EPUdF a ouvert à ses pasteurs la possibilité de bénir des paires de même sexe en mai dernier lors d’un synode national à Sète (Hérault). Si cette décision a été adoptée à une très large majorité des délégués synodaux, elle ne fait pas l’unanimité dans le monde protestant – les évangéliques y sont très largement défavorables -, ni même au sein de la communion luthéro-réformée, le courant historique du protestantisme français.

Plusieurs opposants et observateurs avaient mis en garde contre le risque de schisme que ce vote quasi inédit dans le monde religieux français – « pris contre tous les textes bibliques », avait affirmé un pasteur – pouvait faire peser sur l’EPUdF.


Les Chrétiens sont de plus en plus persécutés dans le monde, essentiellement dans les pays musulmans

Lu ici :

Image1"La persécution contre les chrétiens a encore augmenté en 2015, et celle-ci touche de plus en plus de pays. C’est ce qui ressort de l’Index Mondial de Persécution des Chrétiens 2016, publié par l’ONG Portes Ouvertes, qui recense chaque année les 50 pays dans lesquels les chrétiens sont le plus gravement persécutés.

En 2015, pour la 14ème année consécutive, c’est la Corée du Nord qui se retrouve en tête de classement, car dans ce pays le gouvernement considère le christianisme comme « ennemi de l’État ». Viennent ensuite l’Irak, l’Érythrée, l’Afghanistan et la Syrie (...) Selon l’ONG au moins 7 100 chrétiens ont été assassinés en 2015 pour des raisons liées à leur croyance, soit une augmentation de plus de 63% par rapport à l’année dernière. Le Nigeria est le pays où le plus de chrétiens ont été tués pour leur foi, et Boko Haram, précise le document, est responsable de la plupart des violences commises contre les chrétiens dans ce pays.

Du reste, les pays africains sont nombreux dans le classement de l’Index mondial. Si bien que les 6 pays qui comptent le plus grand nombre de chrétiens assassinés pour leur foi en 2015 sont tous des pays d’Afrique Subsaharienne : Nigeria, Centrafrique, Tchad, République Démocratique du Congo, Kenya, Cameroun.

Cette région d’Afrique constitue le premier foyer d’extrémisme islamique au monde après le Moyen-Orient. D’ailleurs, parmi les tendances relevées par l’ONG dans son rapport, on note que cet islamisme est la première source de persécution antichrétienne. Il en est responsable dans 35 pays, sur les 50 que compte l’Index, que ce soit dans les pays du Moyen-Orient, d’Afrique Subsaharienne ou d’Asie.

Au Moyen-Orient et en Afrique, « le désir d’exterminer les églises sur certains territoires est sans précédent » lit-on dans ce rapport. « Au Nigeria, en Syrie, en Irak, au Soudan, en Somalie, au Kenya, la persécution a pour but de chasser les chrétiens de leurs terres ancestrales ». Si bien que dans certains de ces pays « des villes et des régions entières se vident de leur population chrétienne ».

L’influence de l’islamisme et notamment du groupe État Islamique « a pour effet une radicalisation des sociétés musulmanes » analyse l’ONG qui déplore dans le même temps « un rejet de plus en plus grand de toute présence chrétienne » dans ces sociétés.

Toujours selon l’Index mondial, au moins 2 406 églises ont été visées (attaques, destructions, fermetures arbitraires…) en 2015. C’est là aussi plus du double par rapport à l’année précédente. « Une attaque sur une église, souligne Portes Ouvertes, peut avoir un effet destructeur sur tous les chrétiens qui fréquentaient cette église ». « Une église détruite et qui n’est jamais reconstruite reste un témoin de la vulnérabilité des chrétiens et de l’impunité des persécuteurs » (...)

Sans-titre

A ceux qui tenteraient de tirer des conclusions hâtives à propos de la religion dominante dans les pays concernés par ces persécutions, à l'exception de la Corée du Nord communiste, je vous renvoie immédiatement au post de Marie ...


Le nombre de musulmans se tournant vers Jésus-Christ n’a jamais été aussi élevé

David-garrison-274x300Lu ici :

"Beaucoup de musulmans se convertissent d’une manière mystérieuse et étonnante, au cours d’un rêve ou d’une vision dans laquelle ils rencontrent Jésus. A la lecture du Coran ils se sentent parfois perdus et trouvent alors le salut dans la lecture du Nouveau Testament, en découvrant le véritable message de Jésus.

David Garrison a passé 2 ans et demi à interviewer plus de 1000 anciens musulmans convertis au christianisme. Pour lui « nous vivons le plus grand mouvement de conversion de musulmans à Jésus-Christ de toute l’Histoire. »

Malgré les persécutions grandissantes que subissent les chrétiens et les défis élevés auxquels les nouveaux convertis doivent faire face rien ne semble arrêter ce mouvement. Ces groupes de nouveaux convertis se retrouvent de manière secrète en petit nombre ce qui rend difficile l’analyse de combien ils pourraient être exactement. David Garrison estime qu’ils seraient entre 2 et 7 millions.

« Ce qui est extrêmement intéressant n’est pas seulement l’ampleur de ces mouvements… mais le nombre de tous les mouvements de conversion qu’il y a maintenant. Cela n’est pas limité à un endroit du monde mais nous les voyons de l’Afrique de l’Ouest à l’Indonésie et partout au milieu ! »

Cette vague de conversion ne s’explique pas d’abord par les violences terroristes causées par des extrémistes de l’Islam mais surtout par la plus grande disponibilité de la Bible et de programmes d’évangélisation sur les médias comme internet ou la radio. Partout dans le monde en se connectant à Internet on peut découvrir le message de l’Evangile et du salut qui est en Jésus-Christ."


La faculté de théologie protestante de Neuchâtel ferme

La Suisse ne comptera bientôt plus que cinq facultés de théologie protestante. Le 31 juillet l'Université de Neuchâtel fermera sa faculté de théologie. Cette décision a été prise en raison du recul du nombre d'étudiants. La faculté compte actuellement un étudiant de niveau master et trois doctorants actifs. Elle accueille aussi chaque semaine une quinzaine d'étudiants venus de l'extérieur.

Pour marquer cette disparition, l'Université organise une série d'événements du 10 au 12 juin. Au programme, colloque scientifique, soirée officielle, animation publique et table ronde. La manifestation est baptisée "Entre la mémoire et l'oubli: la pertinence de la théologie protestante"... Une pertinence qui ne saute pas aux yeux visiblement. Neuchâtel n'est pas un cas isolé. L'érosion des effectifs des étudiants en théologie protestante est un phénomène qui touche toute l'Europe.

Ce qui montre que ce n'est pas le refus du mariage des prêtres, de la contraception, du divorce, des unions entre personnes de même sexe... qui fait fuir les gens.


Charlie Charlie Challenge : jouer innocemment avec le démon, ça n'existe pas !

Le "Charlie Charlie challenge" est une tendance nouvelle qui fait fureur sur le web et qui consiste à interpeller un mystérieux esprit mexicain, appelé curieusement Charlie :

"Le principe du jeu est simple, il suffit de de tracer deux traits perpendiculaires et d´inscrire "oui" dans les deux cases opposées et "non" dans les deux autres. Ensuite, il faut positionner les deux crayons de papier sur les lignes dessinées de façon à ce que le deuxième soit en équilibre sur le premier et le tour est joué. Il ne vous reste plus qu´à invoquer Charlie. "Charlie Charlie, are you here ?". Si tout se passe comme prévu, le crayon du dessus doit pivoter vers le "oui" ou vers le "non". [...] Souvent, des scènes d´hystéries accompagnent les personnes qui jouent au Charlie Charlie Challenge, il paraît donc difficile de savoir avec exactitude si le crayon a bien bougé tout seul."

Th

Mais cette pratique est jugée très dangereuse par le Père Stephen McCarthy, qui adresse  une lettre ouverte aux élèves de l'école préparatoire Saints John Neumann and Maria Goretti Catholic High School à Philadelphie (Aleteia) :

"Mes chers amis,
J'ai appris qu'un jeu dangereux se répand sur les réseaux sociaux, incitant les jeunes ados, qui sont impressionnables, à convoquer les démons. Je tiens à vous rappeler à tous que "jouer innocemment avec les démons", ça n'existe pas. Si ce jeu parvient à vos oreilles, prenez garde et, je vous en prie, N'Y PARTICIPEZ PAS et incitez les autres à ne pas y participer. Je sais combien la curiosité est là, tentante ; mais le problème de s'ouvrir à l'activité démoniaque, c'est que l'on ouvre une fenêtre de possibilités qui ne se ferme pas facilement après. Si vous tenez à faire l'expérience de convoquer des entités spirituelles, puis-je vous recommander la messe ? Le chapelet ? Vous les jugerez, je pense, comme des alternatives de loin plus sûres et enrichissantes, à la longue. Je vous remercie d'avance pour votre coopération à cette question, des plus importantes.
Avec l'aide de vos anges gardiens, puisse Dieu nous bénir et nous protéger,
En Christ."


Evolutionnistes/"créationnistes" : un débat confisqué (add)

Un article intéressant d'Enquête et débat revient sur un débat totalement occulté malgré la soi-disant liberté d'expression dont bénéficierait notre époque : le débat évolutionniste contre le "créationnisme". Les scientifiques évolutionnistes, tenants de la thèse de Darwin, ont peu à peu éjecté les scientifiques non-évolutionnistes de la scène scientifique, en imaginant de façon très ingénieuse l'insulte de "créationniste", en référence à la création du monde dans la Genèse, reléguant ainsi dans la sphère des illuminés de la foi tout scientifique qui aurait l'outrecuidance de ne pas adhérer aux thèses évolutionnistes. Ces scientifiques, tout sauf honnêtes intellectuellement, sont imprégnés de culture... marxiste, et leur but, avoué ou non, est d'éjecter Dieu de l'origine de l'homme. Les thèses évolutionnistes, dont certaines sont encore à prouver, sont pourtant enseignées telles quelles par l'Education nationale, et exclusivement relayées par la presse. L'article vaut la peine d'être lu en entier.

Sur le parti-pris évolutionniste, on lira avec intérêt un livre de Laurent Glauzy, préfacé par Serge de Beketch, "Le mystère de la race des géants - A la lumière du créationnisme"", qui a le mérite de poser les bonnes questions.

(Add ): le livre de Laurent Glauzy, épuisé, est refondu, complété, et réédité sous le titre "Les Géants de l´Atlantide - Révélations de l´archéologie interdite".


Les chrétiens cachés de Somalie

Lu ici :

"Une terre inhospitalière, la pauvreté, la famine qui menace et, en plus, la persécution : tel est le cadre de vie des chrétiens en Somalie. Dans ce pays, un médecin chrétien a témoigné de sa foi à l’une de ses patientes. C’est ainsi que Zemzem* est devenue chrétienne. Elle explique :

«Ma vie a changé quand mon mari a découvert que j’étais devenue chrétienne. Il a commencé à me frapper. La situation a empiré : il m’a abandonnée, avec mes trois enfants. Au début, ma mère me soutenait ; elle a fini par me délaisser. À la pression familiale s’est ajoutée la pression sociale. Les gens du village m’insultaient et me lançaient des ordures quand je marchais dans la rue. J’ai même été emprisonnée pour avoir refusé de taire ma foi

Grâce à la complicité d’autres chrétiens d’origine musulmane, Zemzem a reçu de l’aide pour exercer son métier de lavandière, ainsi qu’un minimum de confort pour améliorer son quotidien.

La Somalie est l’un des premiers pays où les chrétiens sont le plus persécutés selon l’Index Mondial de Persécution. Un chrétien de Mogadiscio, la capitale de ce pays, écrit : « J’aimerais suivre les cours bibliques, mais c’est risqué : les comptes e-mails sont souvent piratés, on peut découvrir mes centres d’intérêt. » Un autre  chrétien déclare : « Mon cousin m’a surpris pendant que j’écoutais un message d’édification chrétienne. En colère, il a pris mes écouteurs. Mais il a promis de ne divulguer mon secret à personne, or, je ne sais pas combien de temps ma foi chrétienne restera cachée. » Les chrétiens, et surtout ceux d’origine musulmane, subissent une pression qui touche tous les domaines de leur vie et les expose aux pires dangers. Mais comme nous venons de l’entendre, rien ni personne ne semble pouvoir empêcher ces chrétiens somaliens de vivre leur foi, même si cela doit être un secret des plus confidentiels."


Le dictionnaire du petit baptisé vient de sortir

Les éditions Saint Jude proposent "les cent mots du petit baptisé", un abécédaire qui explique la foi à la manière des livres de lecture d'antan.

Cet album qui a demandé plusieurs années de travail, répondra à un vrai besoin de démystification de la foi pour les enfants qui n'en entendent plus beaucoup parler aujourd'hui.

Plus d'informations ici.


L'amour véritable est contrerévolutionnaire

Selon Bonald, commenté par l'Abbé de Tanoüarn. Extrait.

"(...) Reçu dans Jérusalem aux acclamations du peuple et quelques jours après victime de sa fureur, objet du zèle le plus empressé de ses disciples, et bientôt après vendu par l'un, renié par l'autre, abandonné de tous, Jésus-Christ apprend à l'homme de bien que la faveur populaire n'offre qu'un appui trompeur, et que la reconnaissance est un port peu sûr dans les grands orages de la société. Sa mère l'accompagne jusqu'à la Croix parce que l'amour est plus fort que la crainte, et que seul il triomphe des révolutions."


La lumière et le glaive

Un texte de Bénédicte Ducatel dans le mensuel Magnificat :

"Dans le Temple, un vieillard s'arrête devant un jeune couple venu présenter à Dieu leur enfant premier-né. Ils viennent offrir le prix du rachat de l'enfant car tout premier-né de sexe masculin et tout premier-né mâle du bétail appartiennent au Seigneur (Ex, 13,12). Ainsi l'Enfant Jésus, le Fils de Dieu fait homme, est racheté en un geste d'offrande symbolique pour pouvoir demeurer parmi les hommes au sein de la famille de Joseph et Marie. Etrange rachat de celui qui vient, justement, racheter l'humanité pour la rendre à Dieu !

Et le vieillard Syméon jette une lumière prophétique sur cet évènement, il voit dans cet enfant la lumière par laquelle toutes les nations seront éclairées et connaîtront le salut attendu. Mais la lumière provoque un discernement : ceux qui l'acceptent sont relevés, ceux qui ne supportent pas son éclat, qui met à jour leurs œuvres obscures, connaîtront la chute. De fait, la lumière est un signe de contradiction, elle éclaire tout en manifestant l'ombre. C'est ce que l'Evangile, la lumineuse Bonne Nouvelle annoncée par Jésus provoquera et provoque toujours.

Cette contradiction que fera naître son Fils sera pour Marie une cause de douleur extrême, son âme sera traversée d'un glaive. Elle, la toute transparente à la lumière divine, verra croître l'ombre qui enveloppera son enfant jusqu'à faire disparaître sa clarté. La Présentation de Jésus au Temple contient les prémices du mystère pascal, la Croix s'y profile, mais la lumière pascale y éclate déjà."


Désolé, Michel Houellebecq, ce n'est pas à l'islam que les Français se convertissent le plus...

Lu sur Atlantico :

"Dans son dernier livre, "Soumission", Michel Houellebecq dresse le portrait d'une France dirigée par le chef d'un parti musulman en 2022, qui se convertirait en masse à l'islam. Mais pour l'heure, c'est le christianisme qui continue d'attirer chaque année le plus grand nombre de nouveaux fidèles."

Il semble que Michel Houellebecq ait juste choisi de surfer une vague, celle de la progression de l'islam dans nos sociétés qui ont abandonné la foi. Son opinion est analysée par Virginie Larousse, rédactrice en chef du Monde des Religions.

Atlantico : Aujourd'hui en France, quelle est la vraie dynamique des conversions ? Quelles sont les religions les plus attractives ?

Virginie Larousse : Il faut savoir que le nombre de convertis dans chaque grande religion est extrêmement difficile à évaluer. En effet, nombreuses sont les confessions qui ne recensent pas leurs adeptes.

En France, les autorités musulmanes ne le font pas. Idem pour le Conseil national des évangéliques de France, organisation la plus représentative de ce courant, qui ne donne aucun chiffre sur les convertis. L'Eglise catholique, en revanche, recense rigoureusement le nombre de baptêmes d'adultes chaque année ; or, l’immense majorité de ces adultes sont des convertis.

En tout état de cause, les religions qui "recrutent" le plus à l'heure actuelle, en France, sont l'islam et les Eglises chrétiennes évangéliques. S'il est, encore une fois, impossible d'établir des statistiques précises, les études semblent montrer que ces deux religions attirent chaque année sensiblement le même nombre de nouveaux adeptes. En France, il y aurait au total 50 000 personnes converties à l'islam selon Franck Frégosi, sociologue, spécialiste de l'islam au CNRS, qui souligne néanmoins le caractère très approximatif de ce chiffre. Si l'on en croit le ministère de l'Intérieur, 4 000 Français se convertiraient chaque année à l'islam. En ce qui concerne les Eglises chrétiennes, toutes tendances confondues, le nombre de conversions est de 4 000 à 7 000 par an environ.

Quels sont à l'inverse les croyances, ou les absences de croyances, qui perdent le plus de fidèles ? L'Eglise catholique romaine par exemple est-elle toujours en déclin comme on le croit, où attire-t-elle encore des convertis ?

L'Eglise catholique est sans aucun doute, en France, la religion qui connaît le plus fort recul. Toutefois, son poids initial étant bien supérieur à celui des autres traditions, elle reste encore dominante dans notre pays. Une majorité de Français (56%) se disent ainsi catholiques, la pratique religieuse étant, elle, bien inférieure à ce taux. Depuis 25 ans, le catholicisme est en chute libre dans l'Hexagone : en 1986, 8 Français sur 10 se disaient encore catholiques.

Pour autant, si l'Eglise catholique perd un nombre non négligeable de fidèles, chaque année, cela ne l'empêche pas d'attirer de nouveaux convertis – environ 3 000 par an. À noter que 10 % de ces nouveaux adeptes sont d'anciens musulmans, cheminement d'ailleurs difficile dont témoigne le film L'Apôtre, de Cheyenne Carron. Ce qui provoque le repli du catholicisme, c’est le fait que nombre de fidèles de tradition familiale catholique s’éloignent de l’Eglise romaine, non l’absence de conversions.

 

Lire la suite "Désolé, Michel Houellebecq, ce n'est pas à l'islam que les Français se convertissent le plus..." »


Crise de joie

Un texte de Noël du Père Guillaume de Menthière :

"Inutile de tergiverser, on nous le rabâche assez, tout est en crise , les finances, la planète, l'économie, la nation, le climat, le couple, la famille, les ados, l'Eglise, l'islam, la foi... Paradoxalement, que la situation soit grave nous met en position favorable pour entendre la joie de Noël. Ce n'est pas un peuple allègre et éclairé mais bien un peuple ténébreux et tâtonnant qui a vu se lever une grande lumière (Is 9, 1). Ce n'est pas parce que nous connaissons la crise que nous ne pouvons vivre pleinement la joie de Noël, c'est parce que nous prétendons qu'il y a d'autres solutions que la joie de Noël pour sortir de la crise. Le problème, c'est que chacun a son petit éclairege sur la situation. Chacun a sa "loupiotte" qu'il refuse de lâcher et qu'il veut substituer absurdement à la lumière.

Dieu n'est pas venu parmi nous simplement pour que, le foie gras, l'alcool et les huîtres aidant, nous oubliions pour vingt-quatre heures le marasme économique ou les détresses du monde, pour que nous passions artificiellement de la morosité à la futilité. Il ne vient pas pour que nous nous étourdissions dans la fête, ou pour nous bercer un temps dans une euphorie de commande. Certes, Jésus n'a rien contre la fête. Il L'a même honorée d'un premier miracle bien abreuvé à Cana. Une partie intégrante de la fête est, en effet, la joie. Mais la fête peut s'organiser, la joie non; la fête se prépare, la joie se reçoit comme un cadeau indû, une grâce venant de l'Esprit Saint. La fête n'a qu'un temps, tandis que la joie demeure et que nul ne peut nous la ravir."

Joyeux Noël !


Preuves et démonstration de l'existence de Dieu

La conférence qui suit, que vous avez peut-être déjà vue, a été présentée à des élèves de Terminale dans un cours de philo, expliquant les preuves et la démonstration de l'existence de Dieu ainsi que les raisons de croire qui rendent la foi chrétienne absolument unique. 48 minutes pour convaincre, 48 minutes très convaincantes !

 

J'aurais bien aimé avoir un prof de philo comme ça !


Pensées choisies de St Maximilien Kolbe

Lu sur IHS news :

S’approcher de Dieu

"Père, quel est le meilleur moyen de manifester notre amour à Dieu ?

Père Kolbe : Là où entre (l’Immaculée), là pénètre aussi la grâce, et à sa suite, le salut et la sanctification. Il faut s’efforcer d’aider le prochain à s’approcher de Dieu à travers l’Immaculée. Par l’exemple et par les bonnes paroles et quelquefois par une attitude ferme et décidée, on peut faire beaucoup de bien aux âmes. L’amour du prochain dérive de l’amour envers Dieu; donne le prochain à Dieu et Dieu au prochain, amour authentique. L’amour de Dieu se manifeste non en critiquant les autres, mais en travaillant à leur sanctification. Amour désintéressé, surnaturel, illimité pour Jésus dans le prochain. L’amour mutuel est la chose principale (1. P. 4,8) et il est au-dessus de tout (Col. 3,14). Le prochain est une image de Dieu beaucoup plus parfaite que les tableaux et les statues, il est une image vivante. Eh bien, nous vénérons les tableaux non en raison du matériau avec lequel ils ont été réalisés, mais bien pour la ressemblance avec les choses ou les personnes qu’ils représentent. De la manière dont tu agiras avec les autres, ainsi Dieu permettra que les autres agissent envers toi. Veux-tu rester en paix avec les autres ? Fais la volonté des autres, pourvu qu’elle soit honnête et sainte. Deviens le plus petit de tous, le serviteur de tous, fou par amour de Dieu (apprends à voir Jésus dans le prochain et accepte toute chose de la part des autres comme si c’était offert ou permis par Jésus lui-même) et tu posséderas la paix. Si tu considères un autre au-dessus de toi : tu t’entretiendras avec lui plus calmement , tu ne lui manqueras pas de respect en parole, tu ne l’attristeras pas, tu ne le soupçonneras pas. Amour surnaturel (constant) envers le prochain en pensée, en paroles et en action. Avec lui, il y a le ciel, sans lui l’enfer. C’est le signe qui distingue les chrétiens.Fais tout à Jésus présent en eux. (Mt. 25,40)"


Rappel: ce week-end, forum sur l'évangélisation des musulmans

Nous en avons déjà parlé et c'est à la fin de la semaine.

"Le deuxième Forum sur l'Evangélisation des musulmans "Jésus le Messie" (Jeshua al Massih)  se tiendra samedi 11 octobre et dimanche 12 octobre 2014 à STEENWERCK (30 km à l'ouest de LILLE)."

Sont notamment attendus: Joseph Fadelle, auteur de "Le prix à payer", Annie Laurent, l'abbé Pagès, Moh-Christophe Bilek, le père Samir Khalik Samir, l'abbé Loiseau, des représentants des communautés Saint-Jean, des Béatitudes, Saint-Martin, de Radio Espérance, et bien d'autres.

Des stands des associations, institutions et mouvements suivants sont prévus: AED, Oeuvre d'Orient, Sainte-Croix de Riaumont, ND de Kabylie, CLARIFIER, et bien d'autres également.

A l'heure où nos frères d'Orient sont persécutés sans retenue, et où nos gouvernants nous jètent dans la fournaise sans résoudre le problème majeur de l'Islam en France, venez nombreux écouter des paroles d'espérance quant à la possibilité d'amener à Notre Seigneur Jésus Christ des coreligionnaires de leurs persécuteurs.

Tous les détails, lieu, programme, modalités pratiques, intervenants sont donnés ici.


Pourquoi le mariage catholique est-il pour toute la vie ?

L'Eglise dans sa grande sagesse prescrit l'indissolubilité des liens du mariage :

"1. Pourquoi le mariage est-il indissoluble ?  
Pour l'Eglise, il est clair que le Créateur, en offrant au couple la possibilité de se donner l’un à l’autre et de ne faire qu’une seule chair, a toujours voulu que l'union matrimoniale soit pour toujours. C'est aussi le désir de ceux qui s’aiment et s’unissent dans le mariage, car personne ne veut que son mariage soit un échec ou soit rompu. Ainsi, le Christ, sauveur du mal, a donné la possibilité aux époux de s’aimer d’un amour chrétien, autrement dit de faire de leur lien une alliance indissoluble, puisque basée  sur un engagement à aimer comme le Christ aime, avec le secours de la grâce divine, qui soutient toujours ceux qui veulent vivre leur amour.  
C’est pourquoi, élevé à la dignité de sacrement par le Christ, le mariage établit une union garantie par Dieu même, dont la sainteté et la force ne doivent être brisées par aucun homme (Mat 19:3-6). Saint Paul renforce cet enseignement en rappelant que c’est par la volonté de Jésus lui-même que les époux doivent rester unis  (1Cor 7, 10-11 y Ef. 5, 23-33).

Conformément à la Parole de Dieu, l'Eglise ne reconnaît pas le divorce civil, puisque l'Etat ne peut pas dissoudre ce qui est indissoluble, et invite à analyser toute la souffrance et les préjudices graves que le divorce entraîne pour les individus et les enfants (Catéchisme de l'Église catholique 2382-2386). L’unique façon qu’un lien matrimonial soit dissous par l’Eglise est d’apporter la preuve, moyennant une procédure de déclaration de nullité devant un Tribunal ecclésiastique, que le lien a toujours été nul ; autrement dit que, pour différentes raisons, il n’a jamais constitué un véritable mariage.  

2. Quelle différence entre le divorce civil et la séparation de corps dans l’Eglise ?  
Dans l’Eglise, et pour des cas extrêmes, existe la séparation, quand il est prouvé que la cohabitation est impossible et entraîne un préjudice grave pour l’un ou l’autre époux ou pour les enfants. Mais cette “séparation de corps” n’est pas un divorce, car le lien établi par le sacrement demeure toujours et que les époux ne peuvent pas se remarier (Code de Droit Canonique. No. 1155)."

La suite ici (Aleteia).


"Cri contre le silence"

Je ne résiste pas à la tentation de me faire l'écho de l'enthousiasme de Daniel Hamiche, qui présente sur son blog "Cri contre le silence", le nouvel opus du groupe de rap évangélique "Leader vocal". Efficace.

"Précieux, brillant et tranchant comme le diamant… Ce sont les mots qui me viennent à l’esprit après avoir découvert le tout nouvel opus du groupe Leader Vocal dont votre blogue ne rate aucune des remarquables productions… Techniquement impeccable et maîtrisée, cette nouvelle vidéo de 7 mn du groupe de rap chrétien s’attaque dans ce « Cri contre le silence » au problème de la liberté d’expression. Une première partie expose le thème : montage nerveux, illustrations percutantes, commentaires convaincants. La seconde partie, qui commence à 3’10” et s’articule sans hiatus et comme logiquement à la première, se compose d’un rap interprété par les frères évangéliques François et David Furtade qui ont mis leur talent au service de la proclamation de la Parole. On peut ne pas apprécier le genre musical qu’ils illustrent, mais on succombera au message qu’ils font passer… Encore une puissante vidéo à découvrir sans tarder (elle n’a été mise en ligne qu’hier après-midi…) et à consommer sans modération…"

 


"Es-tu chrétien ? Tous ont répondu : Oui, je le suis"

Chretien_n1Quelques extraits d'un texte lu ici, écrit par Natalia Trouiller (journaliste catholique - RCF, La Vie) à son retour d'un séjour en Irak, août 2014 :

"L’enfant que j’ai vu en Irak, c’est lui qui m’a souri le premier. C’était une petite fille d’une dizaine d’années dans cette école d’Erbil transformée en gigantesque hall d’attente pour les réfugiés. Son sourire lumineux et immense essayait de me dire les mots en kurde que je ne comprenais pas. Ses parents, ses amis, ceux de sa ville de Mossoul qui avaient trouvé refuge dans cette école chaldéenne tenaient un dossier jaune à la main, liste dérisoire de tout ce qu’ils avaient perdu. Elle me souriait pendant que les adultes, les larmes aux yeux et le désespoir dans la voix, racontaient leur exil. Elle me souriait obstinément, sans discontinuer, et elle reste pour moi qui n’ai même pas compris son prénom le visage de l’enfance blessée de Mossoul. [...]

[...] J’ai entendu de la colère. J’ai entendu des gens interpeller leur patriarche avec véhémence. Je n’ai jamais entendu de désir de vengeance. Pas une seule fois, sur les centaines, les milliers de personnes vues dans ces églises bondées d’exilés venus chercher un peu d’espoir dans la visite de leurs frères de France. Jamais.

Tous, ils savaient ce qui les attendait s’ils ne se convertissaient pas. Les premiers qui avaient quitté Mossoul avant la fin de l’ultimatum de l’Etat islamique avaient prévenu les autres : si vous dites que vous êtes chrétiens, ils vous prendront tout. Arrivés aux check-points à la sortie de la ville, ils ont entendu, tous, la question : Es-tu chrétien ? Tous ont répondu : Oui, je le suis. A tous, les jihadistes ont dit : Récite la chahada et tu pourras partir avec tes affaires. Pas un n’a accepté.

Je pense à Pierre, celui à qui Jésus avait confié son troupeau, qui est aussi le premier abjureur du christianisme. Je pense à Judas, maudit non d’avoir trahi comme Pierre, mais d’avoir contrairement à lui douté de la Miséricorde en se suicidant. [...]

Mais pas un n’a abjuré. Pas un n’a eu même l’idée de le faire. Pas un, malgré la fillette à qui les bourreaux arrachent ses boucles d’oreille, malgré l’épouse dont on déchire les vêtements, malgré le fils que l’on enlève brutalement aux bras de son père en menaçant de le tuer. Cela restera pour moi le plus grand mystère de ce voyage, avec le fait qu’à ce moment là – les choses ont changé depuis – pas un cheveu n’est tombé de leurs têtes. Double mystère qui sans doute, au Ciel, n’en fait qu’un. [...]

[...] L’enfant que j’ai vu en Irak, j’ai reçu la photo de lui coupé en deux avec du sang partout, envoyée par un jihadiste sur mon compte Twitter.

Frère de France, sœur d’ici, allume une bougie et veille pour l’enfant que j’ai vu en Irak, et pour le salut de celui qui l’a tué."

 


"Le démon ne supporte pas les époux qui s'aiment"

Ces mots sont d'un exorciste, le P. Sante Babolin, qui interpellait un jour le démon sur la raison des tourments que celui-ci infligeait à l'épouse d'un de ses amis. Réponse du démon : "Je ne supporte pas qu'ils s'aiment".

"Et pourquoi cette haine ? L’exorciste italien, qui a reçu cette charge dans le diocèse de Padoue en 2007 après avoir enseigné trente ans à l’université grégorienne, a donné son explication dans l’hebdomadaire Desde la Fé : Satan déteste le mariage parce que c’est le sacrement le plus proche de l’Eucharistie. « Je m’explique : dans l’Eucharistie, nous offrons au Seigneur le pain et le vin, qui par l’action du Saint-Esprit, deviennent le Corps et le Sang de Jésus. Dans le sacrement du mariage il se produit quelque chose de similaire : par la grâce de l’Esprit-Saint, l’amour humain devient amour divin, de telle sorte que, d’une manière réelle et particulière, les époux, consacrés par le sacrement du mariage, réalisent ce que dit l’Ecriture sainte : “Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu en lui.” » [...]
 
Le prêtre exorciste évoque son expérience et indique un moyen puissant de chasser le démon : l'invocation de ND de Guadalupe.
"L’hebdomadaire Desde la Fé interrogeait l’exorciste lors de son passage au Mexique, fin juillet, pour faire part de son expérience à des prêtres, rapporte de son côté Portaluz.org. Tant dans ses batailles frontales lors d’exorcismes qu’au sein du confessionnal où le démon est aussi chassé, assure le P. Sante Babolin, c’est la Très Sainte Vierge qui montre son exceptionnelle puissance et sa volonté de mère de ne pas voir ses enfants abîmés. Et parmi tous ses vocables, c’est celui de Vierge de Guadalupe qui l’a le plus marqué.
L’exorciste a ainsi raconté aux prêtres mexicains que face à un jeune possédé de Padoue, il a compris tout à coup qu’il devait l’invoquer, elle."[...] Cette invocation est très puissante face au démon pour deux raisons, selon le prêtre : « En premier lieu parce qu’elle exprime une tendresse maternelle et qu’elle construit son empire par l’amour, et non par la terreur » ; ensuite « parce que son image de Mère exalte la famille, unie par son esprit maternel, qui offre l’amour aux parents et aux enfants ; et ce même esprit maternel travaille afin que tout le peuple se retrouve dans une fraternité humaine. Tout cela contrarie le démon. » (lire tout l'article sur le blog de Jeanne Smits).
 

Donner sa vie pour les hommes

En ce jour de la solennité de la Saint Pierre et Saint Paul, voici un texte du Pape Benoît XVI sur la vocation sacerdotale, et le caractère indispensable du prêtre pour l'Eglise :

"La prédication, les oeuvres, les gestes de toutes sortes que l'Eglise accomplit à travers ses multiples initiatives, perdraient leur fécondité salvifique si la célébration du sacrifice du Christ faisait défaut. Et celle-ci est confiée aux prêtres ordonnés. En effet, le prêtre est appelé à vivre en lui-même ce que Jésus a expérimenté en premier, c'est-à-dire se donner pleinement à la prédication et à la guérison de l'homme de tout mal du corps et de l'esprit et, à la fin, tout réassumer dans le geste suprême du "don de sa propre vie" pour les hommes; un geste qui trouve son expression sacramentelle dans l'eucharistie, mémoriel perpétuel de la Pâque de Jésus. C'est seulement à travers cette "porte" du sacrifice pascal que les hommes et les femmes de tous les temps et de tous les lieux peuvent entrer dans la vie éternelle; c'est à travers cette "voie sainte" qu'ils peuvent accomplir l'exode qui les conduit à la "terre promise" de la véritable liberté, aux "prés d'herbe fraîche" de la paix et de la joie sans fin."

Nous pensons donc tout spécialement à nos prêtres en ce grand jour, et les assurons de nos prières parce qu'ils ont offert pour nous leur propre vie.


"Il y a grande pitié au Royaume de France"

Ce sont les paroles de St Michel Archange à Ste Jeanne d'Arc alors que la France paraissait perdue, entre la folie de son roi et l'invasion anglaise. On connaît la suite, le sacre du jeune roi, la libération d'Orléans, le bûcher pour Jeanne, mais ...  la France renaît.

Plus proche de nous dans le temps: novembre 1947. Des grèves terribles éclatent et la France est au bord de la guerre civile. A l'Ile Bouchard (Indre et Loire), le 8 décembre, quatre petites filles apprennent de la Sainte Vierge comment dire le chapelet. Les apparitions durent jusqu'au 14 décembre 1947. Les sceptiques sont convaincus de leur réalité grâce à la guérison inexpliquable d'une maladie chronique des yeux chez une des petites voyantes, et à un rayon inhabituellement vif du soleil, qui suit un parcours impossible. Dès les 9 - 10 décembre, les émeutiers se calment et peu à peu les choses rentrent dans l'ordre. A l'Ile Bouchard, Notre Dame de la Prière a demandé aux enfants de dire le chapelet spécialement pour la France. 

Aujourd'hui, en France, c'est à nouveau "la grande pitié". Tout paraît perdu, car si la CEDH suit l'avis du Conseil d'Etat, Vincent Lambert, et après lui d'innombrables innocents, seront déclarés inaptes à vivre et donc froidement assassinés. Il est grand temps d'obéir aux injonctions de la Sainte Vierge à l'Ile Bouchard et de dire le chapelet, seul, en famille, entre amis, dans les paroisses, partout. Ce site (mais il y en a bien d'autres) recense des prières, neuvaines, messes, pour la France. 


Vérité vs relativisme : des signatures ambiguës

Suite à l'appel à la vigilance contre les intégrismes, lancé par Jacques Attali et cosigné par quelques prélats catholiques, l'Abbé de Tanoüarn fait une remarquable mise au point sur ce qu'on pourrait appeler l'intégrisme relativiste, voir nihiliste, et s'étonne - comme nous - de voir figurer ces signatures. Extrait.

"Qu'est-ce que la vérité ? C'est la question de Pilate, jugeant Jésus, la question qu'opposent tous les lâches aux entrepreneurs de vie, aux vrais chercheurs de sens, aux aventuriers de la métaphysique, à tous ceux qui savent d'instinct que, comme dit Simone Weil dans Attente de Dieu, le désir de vérité est le seul désir qui porte en lui-même son accomplissement. Pourquoi ? Parce qu'il est lui-même vrai. Parce que ce désir (Socrate l'a assez montré) est notre vérité à nous autres hommes - ce désir est la réalisation supérieur de l'humanité dans l'homme - et que le mensonge, le premier mensonge est de ne pas l'éprouver. Notre premier mensonge est de vouloir ne pas éprouver ce désir naturel aux hommes. Voilà sans doute ce que pensent les éminences catholiques signataires de l'appel d'Attali. Voilà en tout cas ce qu'elles pourraient penser en fonction de la formation qu'elles ont reçue. Mais est-ce ce que pense Christophe Barbier ? L'histoire ne le dit pas. Jacques Attali ? On ne le saura jamais.
 
Ce que la Correctness ambiante pense pour nous, en revanche, on le sait très bien : il n'y a pas de vérité. La question de la vérité est superfétatoire de naissance puisque seul le néant est vrai et que la vérité du néant rend vraie (c'est-à-dire fausse) toute proposition affirmative. Aujourd'hui c'est l'Evangile du néant qui rend tout vrai et en même temps tout faux. Personne ne peut s'identifier à cette bonne nouvelle-là, qui tient tout et tous à distance. C'est au nom de l'Evangile du néant que la plupart des gens signeraient l'appel d'Attali aujourd'hui. Pourquoi les hommes d'Eglise prêtent-ils la main à la sinistre ambiguïté où se confondent la vérité comme désir (la nôtre) et la vérité comme alibi interchangeable avec le mensonge (celle que nous enseigne le nihilisme ambiant). Pourquoi les hommes d'Eglise ont-ils besoin de donner leur signature à des déclarations qui, parce que non-précises, volontairement non-précises, seront forcément comprise dans le sens de la pensée dominante ?"

"Pas de ragots ni de jalousie"

lu ici:

Le 18 mai 2014, avant de réciter le Regina Cœli avec les fidèles réunis Place Saint-Pierre, le pape François a repris le passage des Actes des apôtres qui montre qu'à l'époque – déjà ! – il y avait des différends entre chrétiens, et comment il est possible d’y remédier :

"Ces disputes se déroulent jusque dans nos paroisses... et on ne peut les résoudre en faisant semblant qu’elles n’existent pas... C’est en discutant et en priant que l’on peut régler les différends au sein de l’Église, convaincus de ce que les ragots, les rancœurs et les jalousies ne portent ni à la concorde ni à la paix. Ici également, seul l’Esprit est en mesure de sceller l’entente, ce qui permet de comprendre qu’il en est le guide. C’est Lui qui conduit à l’harmonie, à l’unité et au respect des différents talents. Donc, c’est clair, pas de ragots ni de jalousie. Puisse Marie nous aider à être dociles à l’Esprit afin que nous sachions nous estimer les uns les autres pour converger plus profondément dans la foi et dans la charité, étant ouverts aux besoins de nos frères." [...]


Bonne Fête des Pères

Une fois n'est pas coutume, votre Salon va fêter la fête des Pères. J'entends déjà quelques murmures et grincements de dents: "cette fête est commerciale", "la vraie fête des Pères, c'est la Saint Joseph", "je refuse de fêter la fête du parent 2" ... etc... 

Pour mettre tout le monde d'accord, allons au fond des choses, et, au-delà des Pères, fêtons LE Père. Aujourd'hui, c'est en effet la fête de la Sainte Trinité, mystère central de la foi catholique, où le Père est révélé à la fois par le Fils et par l'Esprit. Quelques extraits du Catéchisme de l'Eglise Catholique :

239 En désignant Dieu du nom de " Père ", le langage de la foi indique principalement deux aspects : que Dieu est origine première de tout et autorité transcendante et qu’il est en même temps bonté et sollicitude aimante pour tous ses enfants. Cette tendresse parentale de Dieu peut aussi être exprimée par l’image de la maternité (cf. Is 66, 13 ; Ps 131, 2) qui indique davantage l’immanence de Dieu, l’intimité entre Dieu et Sa créature. Le langage de la foi puise ainsi dans l’expérience humaine des parents qui sont d’une certaine façon les premiers représentants de Dieu pour l’homme. Mais cette expérience dit aussi que les parents humains sont faillibles et qu’ils peuvent défigurer le visage de la paternité et de la maternité. Il convient alors de rappeler que Dieu transcende la distinction humaine des sexes. Il n’est ni homme, ni femme, il est Dieu. Il transcende aussi la paternité et la maternité humaines (cf. Ps 27, 10), tout en en étant l’origine et la mesure (cf. Ep 3, 14 ; Is 49, 15) : Personne n’est père comme l’est Dieu.

240 Jésus a révélé que Dieu est " Père " dans un sens inouï : Il ne l’est pas seulement en tant que Créateur, Il est éternellement Père en relation à son Fils unique, qui éternellement n’est Fils qu’en relation au Père : " Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, comme nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien Le révéler " (Mt 11, 27). [...]

266 " La foi catholique consiste en ceci : vénérer un seul Dieu dans la Trinité, et la Trinité dans l’Unité, sans confondre les personnes, sans diviser la substance : car autre est la personne du Père, autre celle du Fils, autre celle de l’Esprit Saint ; mais du Père, du Fils et de l’Esprit Saint une est la divinité, égale la gloire, coéternelle la majesté " (Symbolum " Quicumque " (DS 75).

Le père terrestre, uni à son épouse et dont l'amour mutuel s'incarne dans les enfants, est donc une image du Père au sein de la Sainte Trinité. C'est certainement cette image que notre époque cherche à faire disparaître à travers le drame du divorce, du pseudo "mariage pour tous", du gender et du féminisme mal compris: en s'attaquant aux pères, on s'attaque directement à Dieu.

Alors ... bonne fête des Pères, Messieurs !