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La patrie russe au-delà des soviets

Nous vous proposons un retour en arrière de bientôt trois mois, par une recension écrite et une courte vidéo (en anglais) concernant les festivités du 9 mai dernier à Moscou. Il s'agit du témoignage du catholique britannique John Laughland (que nous avons évoqué à plusieurs reprises sur le Salon Beige, ici, et par exemple) en participant à l’événement populaire "régiment des immortels".

"C'était avec une grande émotion que j’ai participé au défilé du « Régiment des immortels » sur la Place rouge à Moscou le 9 mai dernier.  Cette initiative populaire, qui a commencé voici quelques années dans les villes de province de Russie, consiste à porter dans les rues des photos de ses parents et grand-parents qui ont combattu dans la Seconde Guerre Mondiale - ou la «  Grande Guerre Patriotique »,  comme elle est connue en Russie depuis 1941, en référence à la «  Guerre Patriotique »  de 1812 quand, tout comme en 1941 - 1945, la mère patrie a été sauvée de justesse et au prix de sacrifices énormes.  Le matin, au tout début de la plus grande parade militaire sur la Place rouge depuis 1945, le ministre de la défense, qui la dirigeait, avait enlevé son képi pour se signer au moment où il passait en-dessous de l'icône du Saint Sauveur, qui se trouve dans de la Porte du même nom à l’entrée de la Place rouge: cette icône avait été recouverte de plâtre en 1937 mais restaurée en 2010.  Une telle expression de piété en public par une personnalité politique d’envergure est inimaginable en Europe occidentale.  Si son geste était inattendu, personne ne pouvait s’attendre non plus à ce que des centaines de milliers de Moscovites allaient se ruer sur la Place rouge pour témoigner de leurs aïeux et de leur sacrifice.  Un immense cortège (Vladimir Poutine en tête avec un portrait de son père) a mis presque quatre heures pour descendre la rue de Tver et traverser la fameuse place, comme j’ai pu le constater depuis le toit où la chaîne RT avait installé un studio temporaire pour rendre compte de la parade.  Cette foule gigantesque est la preuve que la mémoire de cette guerre reste vive dans les esprits des Russes.  Le défilé était à la fois fier, joyeux et intime car chaque famille russe a été frappée par le carnage dans lequel quelques 26 millions de citoyens soviétiques sont morts.  La raison de ma présence?  Mon père était devenu pilote officier de la Royal Air Force en 1940, où il a reçu l’une des plus hautes décorations de celle-ci, mais il a perdu son petit frère John en août 1944.  Marin dans la Royal Navy, celui qui deviendra, de manière posthume, mon oncle, a trouvé la mort dans la Mer du Nord à l’age de 19 ans, son navire torpillé par un U-Boot allemand pendant qu’il s’acheminait vers les ports de la Russie du Nord dans le cadre des Convois de l’Arctique qui approvisionnaient l’Union soviétique, alliée fidèle, malgré toutes les divergences idéologiques, dans la lutte commune contre l’Allemagne nazie.  Portant le même nom et prénom qu’un jeune homme qui a donné sa vie dans cette guerre atroce, je ne pouvais pas ne pas être présent avec les photos de mon cher papa et de mon pauvre oncle.  Voici mon intervention quelques moments après avoir participé à cette journée inoubliable.

 

Le sentiment russe d'avoir défendu en 41-45 non pas le système des soviets, mais la mère-patrie russe "éternelle", semble bien ne pas être (uniquement) un reconstruit ex-post de propagandiste. Vladimir Volkoff, fin connaisseur de la psychologie collective slave en général, russe en particulier, décrit bien, au début du roman "Le montage", l'état d'esprit qui régnait à ce sujet à l'issue de la deuxième guerre mondiale, notamment dans le monde russe émigré. S'y développait alors un espoir (certes rapidement déçu) de retour rapide de la Russie temporairement soviétique à ses racines, en raison de cet holocauste patriotique et en bonne partie orthodoxe."


L'Eglise orthodoxe rompt avec "l’Église protestante unie de France"

Déclaration du département des relations extérieures du Patriarcat orthodoxe de Moscou :

"Faisant suite à la décision de l’Église d’Écosse de permettre l’ordination de représentants des minorités sexuelles pouvant justifier de leur « union civile », et celle de l’Église protestante unie de France permettant la bénédiction des « unions homosexuelles ».

Le 16 mai 2015, l’Assemblée générale de l’Église d’Écosse a autorisé l’ordination de représentants des minorités sexuelles en union civile. Le 21 mai, elle a voté pour la poursuite de l’étude de cette question afin d’élargir ultérieurement la décision prise. Le 17 mai, le Synode de l’Église protestante unie de France a autorisé la bénédiction des « unions homosexuelles ».

L’Église orthodoxe russe a accueilli ces décisions des églises protestantes d’Écosse et de France avec une profonde déception, dans la mesure où elles sont incompatibles avec les normes de la morale chrétienne.

Nous constatons que de nouvelles divisions sont intervenues dans le monde chrétien, non seulement sur le plan théologique, mais aussi concernant la morale.

S’appuyant fermement sur une position découlant de l’Écriture Sainte, l’Église orthodoxe russe déclare en conséquence l’inadmissibilité des nouveautés susmentionnées dans la doctrine morale et est forcée de réexaminer le format de ses relations avec les églises et les communautés violant les principes de la morale chrétienne traditionnelle. Ainsi, en 2003, l’Église orthodoxe russe a suspendu ses contacts avec l’Église épiscopales des États-Unis, cette église ayant consacré évêque un homosexuel notoire. Des raisons semblables ont motivé la rupture des relations avec l’Église de Suède en 2005, qui avait alors décidé d’autoriser la bénédiction des unions homosexuelles.

Ces dernières années, nous avons suivi attentivement les discussions en cours dans les églises d’Écosse et de France. En 2013, le métropolite Hilarion, président du Département des relations ecclésiastiques du Patriarcat de Moscou, avait adressé une lettre à la direction de l’Assemblée générale de l’Église d’Écosse, exprimant ses alarmes et sa déception suite à l’autorisation donnée par l’assemblée à l’ordination d’homosexuels, exprimant l’espoir que la résolution de cette question reviendrait bientôt à la tradition apostolique. Malheureusement, cet espoir a été vain, et la mise en garde n’a pas été entendue.

S’appuyant sur les décrets du Concile épiscopal de 2008 affirmant que « l’avenir des relations avec de nombreux communautés protestantes dépend de leur fidélité aux normes de la morale évangélique et apostolique, conservées par les chrétiens durant des siècles », et sur ceux du Concile épiscopal de 2013, qui estime « impossible le dialogue avec les confessions qui violent ouvertement les normes morales bibliques », le Département des relations ecclésiastiques extérieures ne voit plus de perspectives à la poursuite ultérieures de contacts officiels avec l’Église d’Écosse et l’Église protestante unie de France."


Le signe de croix de Sergei Shoigou

Un détail, qui n'en est pas un, et qui avait été évoqué par Paula, mérite qu'on y revienne : lors du défilé du 9 mai en Russie commémorant la fin de la guerre, le ministre de la défense russe Sergei Shoigou, debout à l'arrière de sa limousine, a fait un signe de croix alors que le défilé commençait.

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Ce geste, venant pourtant de la part d'un boudhiste, a été commenté et compris comme une allégeance à l'esprit de la Sainte Russie orthodoxe, donnant une dimension spirituelle à la résistance que la Russie semble mener contre l'esprit déliquescent des pays d'Occident. Lesquels brillaient par leur absence d'ailleurs. Il semble qu'on ne puisse considérer ce geste comme de la propagande, car Sergei Shoigou dispose en Russie d'un fort capital de popularité et de crédibilité et n'a donc pas besoin de faire sa propre publicité.

Ils ont de la chance, les Russes. On voit mal Le Drian faire allégeance par un signe de croix à l'esprit de la Fille aînée de l'Eglise. Un jour, peut-être...


22 mai : inauguration d'un monument à la mémoire du génocide syriaque à Bruxelles

Selon la page Facebook de l'évènement :

"Cette année, nous commémorons les 100 ans du Génocide Syriaque que nos ancêtres ont subi en 1915 par l'empire Ottoman.
Pour cela, l'ASBL Centre Bruxellois du Génocide Syriaque (CBGS) vous invite à l'inauguration du monument en mémoire des martyrs du génocide 1915.
Elle aura lieu le Vendredi 22 Mai 2015 à la Place Van Meyel, Etterbeek-Bruxelles.
Le monument sera inauguré par sa SAINTETE MORAN MOR IGNATIUS AFREM II KERIM, patriarche de l'église Syriaque Orthodoxe."

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La première icône des martyrs éthiopiens

L'Observatoire de la christianophobie présente une première icône peinte pour commémorer l'assassinat des 30 Coptes éthiopiens, martyrisés en Libye :

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A gauche, les martyrs décapités; à droite, ceux qui ont eu une balle dans la nuque. Une icône typique de l'art religieux des coptes orthodoxes éthiopiens.


L'Église orthodoxe arménienne va canoniser 1,5 million de victimes du génocide

Cette canonisation aura lieu jeudi soir près d'Erevan. C'est la plus importante en nombre jamais décidée par une Église chrétienne. L'office de canonisation sera célébré par le chef de l'Église arménienne, le catholicos Karékine II, à Etchmiadzine, dans un édifice datant du IVe siècle, considéré comme la cathédrale chrétienne la plus ancienne au monde.

La cérémonie doit commencer à 17 heures (heure locale) et durera jusqu'à 19 h 15, un choix symbolique en mémoire de 1915, l'année où le génocide a commencé. Juste après, les cloches sonneront dans toutes les églises arméniennes à travers le monde et une minute de silence sera observée.

Des centaines de milliers de personnes sont attendues. Parmi les invités, les présidents Vladimir Poutine et François Hollande. À deux jours de la date anniversaire, le Parlement autrichien a observé mercredi une minute de silence en mémoire du génocide arménien. Ce geste a provoqué la fureur de la Turquie, qui a rappelé son ambassadeur.


Pose de la première pierre de la cathédrale orthodoxe à Paris

La pose de la première pierre du centre culturel et spirituel orthodoxe russe de Paris s’est déroulée mardi 14 avril. La cérémonie a eu lieu dans le VIIe arrondissement, non loin de la Tour Eiffel, en présence de l’ambassadeur russe en France, Alexandre Orlov, qui a déclaré :

« C’est une journée historique. Par son importance, cet événement est comparable à la construction du pont Alexandre III qui symbolise depuis plus d’un siècle l’amitié russo-française ». 

L’établissement sera édifié sur un terrain d’une superficie de 4 200 m2, à l’emplacement de l’ancien siège de Météo France, situé à l'angle du quai Branly et de l'avenue Rapp. Le centre comprendra une église orthodoxe, un séminaire, une bibliothèque, un centre destiné à accueillir des rencontres entres les représentants de la communauté russe de France et familiariser les Parisiens avec la culture orthodoxe. En outre, le complexe abritera une école russo-française capable d’accueillir jusqu’à 150 élèves. 

Devant la Douma, le patriarche Kiril défend les principes fondamentaux

Son discours était une première« Aucun parti politique ne doit détruire ces valeurs premières, au risque de voir disparaître la Russie », demandant aux parlementaires de défendre le pays contre « les pseudo-valeurs modernes qui sont une offense à l’identité et l’humanité de la civilisation » : « unions de même sexe, légalisation de l’euthanasie… »

Il a exhorté les parlementaires à protéger la famille, proposant notamment de réduire le nombre d’avortements, en excluant l’IVG des soins médicaux pris en charge. 

« Un des principaux drames en Russie est l’avortement, si nous pouvions réduire le nombre d’avortements, nous retrouverions une importante croissance démographique ».


L’Eglise orthodoxe russe condamne l’UNICEF pour sa promotion de l’homosexualité

Lu sur C-Fam :

"La Commission sur la famille de l’Eglise orthodoxe russe, présidée par le Patriarche, a publié un communiqué cinglant où elle critique une déclaration de principe de l’Unicef appelant les Etats à protéger les droits LGBT parce que, dit-elle, c’est dans le « dans l’intérêt supérieur des enfants ». La commission renverse les rôles et affirme que « faire éduquer les enfants par des couples de même sexe est une grave violatin des droits et de l’intérêt supérieur de l’enfant ».

La Commission orthodoxe s’est dite « très inquiète » de constater que l’Unicef prêterait son autorité à ce qu’elle qualifie de notions « vides de tout fondement juridique international » et « contraires aux [traditions culturelles] et des normes de la nature et de la morale religieuses dans la plupart des Etats ». D’après elle, cela est donc nocif pour toute la communauté internationale, et finira par ébranler la légitimité de l’Unicef et des autres institutions de l’Onu. »

La déclaration de l’Unicef reconnaît qu’ « il n’existe aucun accord international contraignant qui se penche spécifiquement sur la question de la discrimination sur le fondement de l’orientation ou l’identité sexuelle ». Par ailleurs, elle cite une opinion non contraignante de certains experts de l’Onu siégeant au comité sur les droits de l’enfant, chargé du suivi du respect de la Convention sur les droits de l’enfant, selon laquelle l’orientation et l’identité sexuelle devraient être élevées au même niveau que les catégories protégées contre la discrimination, comme par exemple les races, le sexe ou la religion.

Ce même comité de l’Onu a osé dire à l’Eglise catholique que sa doctrine sur la question de l’avortement constituait une violation des droits de l’homme, et à Israël que la circoncision constituait une violation de l’intégrité corporelle de l’enfant.

La déclaration de principe va bien au delà d’une simple reconnaissance de l’interprétation du comité sur les droits de l’enfants. Elle prétend également instruire les Etats sur la méthode à suivre pour rédiger leur rapport destiné au comité pour les droits de l’enfant : « Les Etats membres du comité du droit de l’enfant et ses signataires devraient inclure à leur rapport des développements sur le respect de l’orientation sexuelle et l’identité de genre, en particulier eût égard à la discrimination et aux intimidations dans les écoles et les établissements d’éducation ».

L’Unicef invite les Etats à abroger leurs législations pénalisant la promotion de l’homosexualité auprès des mineurs, ou qui interdisent l’association des personnes LGBT avec des mineurs, comme la nouvelle loi russe datant de l’année dernière. Elle les invite également à « rendre l’âge minimal de consentement aux relations sexuelles égal pour les relations hétérosexuelles et homosexuelles ». [...]"


Les persécuteurs ne se demandent pas à quelle Église appartiennent leurs victimes

Propos de S.B. Bartholomée Ier, patriarche œcuménique orthodoxe de Constantinople, à S.S. le pape François, dans son allocution du dimanche 30 novembre lors de la divine liturgie célébrée en l’église patriarcale orthodoxe Saint-Georges de Constantinople (Istanbul) :

« Nous ne pouvons plus nous permettre le luxe d’actions séparées. Les persécuteurs d’aujourd’hui des chrétiens ne se demandent pas à quelle Église appartiennent leurs victimes. L’unité, qui est notre préoccupation commune, est en train, malheureusement, de se réaliser dans certaines régions du monde par le sang du martyre ».


Turquie : rencontre du pape avec les orthodoxes

Hier, lors d'une prière oecuménique avec les orthodoxes à Istanbul, le pape a déclaré :

"Le soir porte toujours avec lui un sentiment mélangé de gratitude pour la journée vécue, et d’anxieuse confiance devant la nuit qui tombe. Ce soir mon âme est remplie de gratitude envers Dieu  qui m’accorde de me trouver ici pour prier ensemble avec votre Sainteté et avec cette Église sœur, au terme d’une intense journée de visite apostolique. Et en même temps, mon âme est en attente du jour que nous avons liturgiquement commencé : la fête de Saint André Apôtre, le Fondateur et le Patron de cette Église."

Ce matin, le pape a assisté à la Divine Liturgie, au cours de laquelle il a déclaré :

"[...] l’Église catholique reconnaît que les Églises orthodoxes « ont de vrais sacrements, – principalement, en vertu de la succession apostolique : le Sacerdoce et l’Eucharistie, – qui les unissent intimement à nous » (n. 15). En conséquence, on affirme que, pour garder fidèlement la plénitude de la tradition chrétienne et pour conduire à terme la réconciliation des chrétiens d’Orient et d’Occident, il est de la plus grande importance de conserver et de soutenir le très riche patrimoine des Églises d’Orient, non seulement en ce qui concerne les traditions liturgiques et spirituelles, mais aussi les disciplines canoniques, entérinées par les saints pères et par les conciles, qui règlent la vie de ces Églises (cf. nn.15-16).

J’estime important de rappeler le respect de ce principe comme condition essentielle et réciproque au rétablissement de la pleine communion, qui ne signifie ni soumission l’un à l’autre, ni absorption, mais plutôt accueil de tous les dons que Dieu a donnés à chacun pour manifester au monde entier le grand mystère du salut réalisé par le Christ Seigneur, par l’Esprit Saint. Je veux assurer à chacun de vous que, pour arriver au but désiré de la pleine unité, l’Église catholique n’entend pas imposer une quelconque exigence, sinon celle de la profession de foi commune, et que nous sommes prêts à chercher ensemble, à la lumière de l’enseignement de l’Écriture et de l’expérience du premier millénaire, les modalités par lesquelles garantir la nécessaire unité de l’Église dans les circonstances actuelles : l’unique chose que désire l’Église catholique, et que je cherche comme Évêque de Rome, « l’Église qui préside dans la charité », c’est la communion avec les Églises orthodoxes. Cette communion sera toujours le fruit de l’amour « qui a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné » (Rm 5,5), amour fraternel qui donne expression au lien spirituel et transcendant qui nous unit comme disciples du Seigneur. [...]"

Puis le Pape François et le Patriarche œcuménique Bartholomée Ier ont signé une déclaration dont voici un extrait :

"Nous exprimons notre sincère et ferme intention, dans l’obéissance à la volonté de Notre Seigneur Jésus Christ, d’intensifier nos efforts pour la promotion de la pleine unité entre tous les chrétiens et surtout entre catholiques et orthodoxes. Nous voulons de plus, soutenir le dialogue théologique promu par la Commission mixte internationale, qui, instituée il y a exactement 35 ans par le Patriarche œcuménique Dimitrios et par le Pape Jean-Paul II, ici, au Phanar, traite actuellement les questions plus difficiles qui ont marqué l’histoire de nos divisions et qui demandent une étude attentive et approfondie. Dans ce but, nous assurons de notre prière fervente comme Pasteurs de l’Église, demandant aux fidèles de s’unir à nous dans l’invocation commune que « tous soient un… afin que le monde croie » (Jn 17, 21). [...]"


Union des personnes de même sexe : un concept inacceptable

Hilarion de Volokolamsk, délégué orthodoxe, responsable des relations externes du Patriarchat de Moscou, assure au sujet des unions entre personnes de même sexe :

L’Eglise ne peut pas trahir la vérité. Nous ne pouvons pas dire aux gens qu’un tel type de comportement qui a toujours été condamné par l’Eglise, est devenu soudain permis.’

Hilarión assure que

le thème de la famille est un problème sérieux, spécialement aujourd’hui en Europe et en Amérique du Nord, où les politiques, le système éducatif et les médias s’acharnent à promouvoir une idée de la famille aux antipodes de la position traditionnelle de nos Eglises, selon laquelle la famille est fondée sur l’union conjugale entre un homme et une femme.’

Il explique en outre que

‘dans beaucoup de pays, sont approuvées les lois approuvant comme modèle familial alternatif l’union des personnes de même sexe. Il existe un vif débat parmi les chrétiens de notre époque sur la façon d’affronter ces nouvelles formes d’union voulant imiter l’institution familiale. De fait, il y a des communautés protestantes qui appliquent ce vocabulaire aux unions de même sexe, mais pour les Eglises, enracinées dans la Sainte Tradition, à savoir l’Eglise Catholique Romaine et l’Eglise Orthodoxe, ce concept est inacceptable.’


Poutine et le volet spirituel de la politique russe

Philippe Grasset nous expose une réflexion nuancée à ce sujet. Son article est long, comme souvent, vous pouvez le retrouver ici dans son intégralité. Nous vous proposons ci-dessous l'extrait selon nous le plus intéressant.

"Poutine a-t-il une “vision” ? Peut-être le mot prête-t-il trop à confusion avec le sens très fort donné à son concept opérationnel de “visionnaire”. Il est encore trop tôt pour dire si Poutine a une “vision” dans le sens d’être un “visionnaire”, et il s’agit très certainement d’être circonspect à cet égard parce que certains traits de son caractère rendent imprudent sinon discutable un tel verdict. Il s’agit donc de préciser son attitude d’une façon concrète, ce qui peut être fait en utilisant les concepts nécessairement différents de “culture” (“culture russe”, culture nationale) et de religion.

Certainement, Poutine a une conscience de l’usage nécessaire qui peut et doit être fait de la dimension spirituelle, essentiellement pour le cas russe au travers de la religion chrétienne orthodoxe dont la marque nationale russe est très grande. Cette dimension spirituelle a en réalité plus une dimension culturelle qu’une dimension religieuse, et même essentiellement une dimension culturelle et accessoirement une dimension religieuse... C’est ce qu’exprime précisément Iben Thranholm lorsqu’elle écrit : “En appelant à la restauration de ces édifices chrétiens, Poutine répudie l’héritage soviétique avec son idéologie athée et sa charge anti-chrétienne, et il réaffirme que la religion orthodoxe est au cœur de la culture russe. Ce sont ses propres mots : ‘Voici l’idée ... restaurer l’apparence historique du lieu avec deux monastères et une église, mais en leur donnant, en fonction des réalités du présent, un caractère exclusivement culturel.’” («By calling for the restoration of these Christian buildings Putin repudiates the Soviet legacy with its atheist ideology and its record of anti-Christianity and reaffirms Orthodoxy as the heart of Russian culture. In his own words : “Here is the idea ... to restore the historic appearance of the place with two monasteries and a church, but giving them, considering today’s realities, an exclusively cultural character.”»)

En d’autres termes, un Russe peut être et doit être culturellement marqué par la religion orthodoxe, et même il doit l’accepter et même le vouloir toujours dans le sens culturel, sans pour autant être un croyant, et encore moins un pratiquant dans le cadre formel de la religion orthodoxe. (Il peut effectivement “avoir la foi”, – c’est une affaire personnelle sinon intime, – en-dehors de la religion orthodoxe.) Ce qui est exigé de lui pour être un Russe, c’est d’accepter la présence centrale de la religion orthodoxe dans la définition et la manifestation de la culture nationale russe, – et là se trouve effectivement la dimension culturelle à laquelle il doit souscrire. En d’autres mots et pour en venir aux circonstances, la religion orthodoxe est un outil pour Poutine, nullement un but ni un guide. (Ce constat est proposé sans se préoccuper de savoir ce qu’est la conviction personnelle de Poutine, – avoir la foi ou pas, la pratiquer ou pas au sein de l’église orthodoxe, etc., – là aussi “affaire personnelle sinon intime”, qui est une question secondaire pour notre propos. Le constat vaut, quelle que soit l’attitude de Poutine vis-à-vis de l’église orthodoxe, cela se rapportant alors à la fonction et non à l’individu, à “Poutine-en-tant-que-Président”.)

On comprend évidemment qu’il s’agit d’un comportement, d’une “politique” en rupture complète avec le courant dominant de l’époque que nous vivons, sinon en opposition complète à lui. Selon notre classification, c’est fondamentalement de ce point de vue que Poutine est antiSystème, sans nécessairement le vouloir ni le rechercher mais par sa nature même. Le nœud de la question n’est ni la religion, ni la foi, mais bien l’affirmation culturelle identitaire qui se réalise grâce à la référence religieuse ; cette affirmation identitaire renvoie par définition à une conception principielle parce que l’identité est un principe qui distingue une unité, renvoyant à la conception originelle de l’unité. Cette conception principielle a évidemment une vocation universelle (sa référence à l’unité, l’unique) mais cette universalité ne peut être conçue qu’au travers d’une structuration puissante, une forme achevée : lorsque toutes les identités différentes sont affirmées et achevées, elles se trouvent réunies par leurs différences elles-mêmes dans la forme structurée voulue par le Principe. C’est le contraire de l’universalité prôné par le Système qui est nécessairement déstructurée, dissoute jusqu’à l’entropisation, – c’est-à-dire nécessairement complètement informe.

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"L’Église ne peut rester en retrait lorsque l’on entreprend des tentatives de légaliser le péché"

Communiqué de l’Église orthodoxe d’Estonie du Patriarcat de Moscou au sujet du projet de loi du parlement estonien concernant l’enregistrement légal des couples homosexuels :

"Le 7 et 9 octobre, le parlement de la République d’Estonie envisage de procéder à la deuxième et troisième lecture de la loi sur « la cohabitation commune » qui prévoit la possibilité de l’enregistrement légal des couples homosexuels. Si le projet de loi passe en troisième lecture, il sera adopté. L’association à but non lucratif « Pour la défense de la famille et de la tradition » (SA Perekonna ja Traditsiooni Kaitseks) organise une action de protestation contre l’adoption de ladite loi le 5 octobre à 12h devant le bâtiment du parlement. L’Église ne peut rester en retrait lorsque l’on entreprend des tentatives de légaliser le péché. L’adoption de la loi « sur la cohabitation commune », contre laquelle se prononce la majorité des habitants de l’Estonie peut détruire, dans la prochaine génération, les valeurs morales et la conception de la famille comme union de l’homme et de la femme, bénie par Dieu. Aussi, avant les manifestations civiles, une prière aura lieu à 11h45 devant l’entrée principale de la cathédrale Saint-Alexandre-de-la-Neva. La prière sera présidée par le métropolite de Tallin et de toute l’Estonie Kornily assisté du clergé de la ville.

Nous appelons tous ceux qui ne sont pas indifférents à venir à la cathédrale le 5 octobre et à participer à cette prière".


Sa sainteté Ignatius Aphrem II Karim ce matin à l'Assemblée Nationale

Sa Sainteté Ignatius Aphrem II Karim, 123 ème patriarche de l'Eglise Syriaque Orthodoxe d'Antioche, était ce matin à l'Assemblée lors de la réunion constitutive du Groupe d'études sur les Chrétiens d'Orient (au centre sur la photo).

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Il s'est prononcé en faveur d'une zone de protection internationale pour les minorités, sur le modèle du Kurdistan. Cela permettrait aux chrétiens de rester sur place, sur leurs terres ancestrales.

Il a rappelé l'inquiétude qui demeure pour le sort des dxeux évêques enlevés l'années dernières et dont on est sans nouvelles.


"Femmes-évêques" : la décision anglicane entrave le dialogue entre les orthodoxes

L’Église orthodoxe russe a émis un communiqué en réaction de la décision du synode anglican de « sacrer » des femmes évêques :

"L’Église orthodoxe russe a appris, avec inquiétude et déception, la décision de l’Église d’Angleterre d’admettre les femmes à l’épiscopat alors que les relations qui durent depuis plusieurs siècles entre nos deux Églises avaient montré la possibilité pour les orthodoxes de reconnaître l’existence de la succession apostolique chez les anglicans. Dès le 19ème siècle, les anglicans, membres de l’Association des Églises orientales,  ont cherché la « reconnaissance mutuelle » de la hiérarchie de l’Église orthodoxes et de l’Église anglicane, en croyant que « les deux Églises ont préservé la continuité et la vraie foi apostolique dans le Sauveur et devraient accepter l’autre dans la pleine communion de prières et de sacrements ».

La décision d’ordonner des femmes, que l’Église d’Angleterre a prise en 1992, a porté un coup aux relations entre nos Églises, et l’introduction des femmes évêques a éliminé la possibilité théorique pour les orthodoxes de reconnaître l’existence de la succession apostolique de la hiérarchie anglicane.

Cette pratique est contraire à la tradition de l’Église, vieille de plusieurs siècles remontant à la première communauté chrétienne. Dans la tradition chrétienne, les évêques ont toujours été considérés comme les successeurs spirituels directs des apôtres, dont ils ont reçu la grâce particulière de guider le peuple de Dieu et la responsabilité particulière de protéger la pureté de la foi, à être des symboles et des garants de l’unité de l’Église. La consécration de femmes évêques va à l’encontre du mode de vie du Sauveur lui-même et des saints apôtres, ainsi que de la pratique de l’Église primitive.

A notre avis, la décision du synode général de l’Église d’Angleterre n’a pas été dictée par une nécessité théologique ou une pratique ecclésiale, mais par le désir de se conformer à l’idée laïque de l’égalité des sexes dans toutes les sphères de la vie et du rôle croissant des femmes dans la société britannique. La sécularisation du christianisme conduit au départ de nombreux croyants qui dans le monde instable d’aujourd’hui cherchent un soutien spirituel dans les traditions immuables évangéliques et apostoliques établies par le Dieu éternel et immuable.

L’Église orthodoxe russe constate avec regret que la décision, permettant l’élévation des femmes à la dignité épiscopale, entrave considérablement le dialogue entre les orthodoxes et les anglicans qui s’est développé depuis de nombreuses décennies, et contribue à renforcer les divisions dans le monde chrétien dans son ensemble."


Un évêque orthodoxe refoulé du Kirghizstan

Lu sur Riposte catholique :

"Un évêque orthodoxe, appartenant au Patriarcat de Moscou, et à la tête de l’église russe au Kirghizstan, Mgr Théodose, s’est vu refuser le renouvellement de son visa sans lequel il ne peut exercer de mission ecclésiastique dans son pays. Les autorités ont prétendu que cet évêque  était un facteur de « troubles religieux au sein de la population » et mettait « en danger la sécurité publique des citoyens du pays ». Le hiérarque, pourtant connu pour avoir apporté une aide non-négligeable à nombre de fidèles mais aussi à des musulmans du pays, connait depuis quelques temps des perquisitions à l’encontre de son diocèse de plus en plus fréquentes."

La population du Kirghizistan est majoritairement musulmane d'obédience sunnite.


Les "remariages" chez les orthodoxes

Lu sur Chiesa :

"Dernièrement, le cardinal Walter Kasper s’est référé à la pratique des Églises orthodoxes en ce qui concerne les seconds mariages pour soutenir que les catholiques divorcés et remariés devraient eux aussi avoir la possibilité de communier. Toutefois il n’a peut-être pas prêté attention au fait que les orthodoxes ne communient pas lors du rite des seconds mariages, parce que ce qui est prévu dans le rite byzantin du mariage, ce n’est pas la communion, mais seulement l’échange de la coupe commune de vin, qui n’est pas du vin consacré

Par ailleurs on entend dire, chez les catholiques, que les orthodoxes permettent les seconds mariages et que par conséquent ils tolèrent que l’on divorce de son premier conjoint. A vrai dire, il n’en est pas vraiment ainsi, parce qu’il ne s’agit pas de l'institution juridique moderne. L’Église orthodoxe est disposée à tolérer les seconds mariages pour des personnes dont le lien matrimonial a été dissous non pas par l’État, mais par elle-même, sur la base du pouvoir de “délier et de lier” qui a été donné à l’Église par Jésus, et à concéder une seconde opportunité de mariage dans certains cas particuliers (typiquement, les cas d’adultère durable, mais aussi, par extension, certains cas où le lien matrimonial est devenu une fiction). La possibilité d’un troisième mariage est également prévue, mais on cherche à décourager les candidats. Par ailleurs, la possibilité de se remarier, dans les cas de dissolution du mariage, n’est donnée qu’au conjoint innocent.

Chez les orthodoxes, les deuxièmes et troisièmes mariages, à la différence du premier, sont célébrés selon un rite particulier, défini comme “de type pénitentiel”. Étant donné que, dans le rite des seconds mariages, il manquait jadis le moment du couronnement des époux – que la théologie orthodoxe considère comme le moment essentiel du mariage –  le second mariage est non pas un véritable sacrement mais, pour utiliser la terminologie latine, un "sacramentel", qui permet aux nouveaux époux de considérer que leur union est pleinement acceptée par la communauté ecclésiale. Le rite des seconds mariages s’applique également dans le cas d’époux restés veufs.

Le caractère non-sacramentel des seconds mariages trouve une confirmation dans le fait que la communion eucharistique a disparu des rites de mariage byzantins et qu’elle a été remplacée par la coupe, qui est considérée comme un symbole de la vie commune. Cela apparaît comme une tentative de "désacramentaliser" le mariage, peut-être à cause de l'embarras croissant qui est créé par les deuxièmes et troisièmes mariages, en raison de la dérogation qu’ils constituent par rapport au principe de l'indissolubilité du lien, qui est directement proportionnelle au sacrement de l'unité : l'eucharistie.

[...] C’est pourquoi, comme l’a fait observer Joseph Ratzinger : “Il faut reprendre conscience de manière beaucoup plus claire du fait que la célébration eucharistique n’est pas dépourvue de valeur pour ceux qui ne communient pas. [...] Étant donné que l'eucharistie n’est pas un banquet rituel, mais la prière communautaire de l’Église, dans laquelle le Seigneur prie avec nous et s’associe à nous, elle reste quelque chose de précieux et de grand, un véritable don, même si nous n’avons pas la possibilité de communier. Si nous retrouvions une meilleure connaissance de ce fait et si nous percevions ainsi l'eucharistie elle-même de manière plus correcte, il y a plusieurs problèmes pastoraux, comme par exemple celui de la situation des divorcés remariés, qui perdraient automatiquement une grande partie de leur poids écrasant”.

[...] Différents auteurs, au cours de la seconde moitié du siècle dernier, ont soutenu – rappelle Ratzinger – la théorie qui “fait découler l'eucharistie – de manière plus ou moins exclusive - des repas que Jésus prenait avec les pécheurs. […] Mais à partir de cette théorie on arrive ensuite à une idée de l'eucharistie qui n’a rien de commun avec la coutume de l’Église primitive”. Alors que Paul protège, en recourant à l'anathème, la communion de l'abus qui pourrait en être fait (1 Corinthiens 16, 22), la théorie ci-dessus propose “comme essence de l'eucharistie que celle-ci soit offerte à tout le monde sans aucune distinction et sans aucune condition préliminaire, […] même aux pécheurs, ou plus encore, même aux incroyants”.  Non, écrit encore Ratzinger : depuis les origines, l'eucharistie a été comprise comme un repas pris non pas avec les pécheurs, mais avec ceux qui s’étaient réconciliés : “Il existait aussi pour l'eucharistie, dès le début, des conditions d’accès bien définies [...] et de cette manière elle a construit l’Église”.


Devant le patriarche de Constantinople, le pape évoque l’œcuménisme du sang

Discours du Pape lors de sa rencontre avec le patriarche Bartholomée :

"Dans cette Basilique que chaque chrétien regarde avec profonde vénération, arrive à son point culminant le pèlerinage que j’accomplis avec mon frère bien-aimé en Christ, Sa Sainteté Bartholomée. Nous l’accomplissons sur les traces de nos vénérés prédécesseurs, le Pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras, qui, avec courage et docilité à l’Esprit Saint, ont donné lieu, il y a cinquante ans, dans la Cité sainte de Jérusalem, à la rencontre historique entre l’Évêque de Rome et le Patriarche de Constantinople. Je vous salue cordialement vous tous ici présents. En particulier, je remercie vivement, pour avoir rendu possible ce moment, Sa Béatitude Théophile, qui a voulu nous adresser d’aimables paroles de bienvenue, ainsi que Sa Béatitude Nourhan Manoogian et le Révérend Père Pierbattista Pizzaballa.

8C’est une grâce extraordinaire d’être réunis ici en prière. Le Tombeau vide, ce sépulcre neuf situé dans un jardin, où Joseph d’Arimathie avait déposé avec dévotion le corps de Jésus, est le lieu d’où part l’annonce de la Résurrection : « Vous, soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit. Venez voir l’endroit où il reposait. Puis, vite, allez dire à ses disciples : ‘‘Il est ressuscité d’entre les morts’’ » (Mt 28, 5-7). Cette annonce, confirmée par le témoignage de ceux à qui le Seigneur Ressuscité est apparu, est le cœur du message chrétien, transmis fidèlement de génération en génération, comme, depuis le début, l’atteste l’apôtre Paul : « Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures » (1 Cor15, 3-4). C’est le fondement de la foi qui nous unit, foi grâce à laquelle, ensemble, nous professons que Jésus Christ, Fils unique du Père et notre unique Seigneur, « a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli ; il est descendu aux enfers, le troisième jour est ressuscité des morts » (Symbole des Apôtres). Chacun de nous, chaque baptisé dans le Christ, est spirituellement ressuscité de ce tombeau, puisque dans le Baptême nous avons tous été réellement incorporés au Premier Né de toute la création, ensevelis ensemble avec Lui, pour être avec Lui ressuscités et pouvoir marcher dans une vie nouvelle (cf. Rm 6, 4).

 

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Déclaration commune du pape François et du patriarche Bartholomée

Publiée aujourd'hui :

71. Comme nos vénérables prédécesseurs, le Pape Paul VI et le Patriarche Œcuménique Athénagoras, qui se sont rencontrés ici à Jérusalem, il y a cinquante ans, nous aussi, le Pape François et le Patriarche Œcuménique Bartholomée, nous étions déterminés à nous rencontrer en Terre Sainte «où notre commun Rédempteur, le Christ Notre-Seigneur, a vécu, a enseigné, est mort, est ressuscité et monté au ciel, d’où il a envoyé le Saint Esprit sur l’Église naissante» (Communiqué commun du Pape Paul VI et du Patriarche Athénagoras, publié après leur rencontre du 6 janvier 1964). Notre nouvelle rencontre, entre les Évêques des Églises de Rome et de Constantinople, fondées respectivement par les deux Frères, les Apôtres Pierre et André, est pour nous source d’une profonde joie spirituelle. Elle offre une occasion providentielle pour réfléchir sur la profondeur et sur l’authenticité des liens existant entre nous, qui sont les fruits d’un parcours rempli de grâce au long duquel le Seigneur nous a conduits, depuis ce jour béni d’il y a cinquante ans.

2. Notre rencontre fraternelle, aujourd’hui, est une nouvelle et nécessaire étape sur la route de l’unité à laquelle seul l’Esprit Saint peut nous conduire, celle de la communion dans une légitime diversité. Nous nous rappelons, avec une profonde gratitude, les étapes que le Seigneur nous a déjà rendus capables d’entreprendre. L’accolade échangée entre le Pape Paul VI et le Patriarche Athénagoras, ici, à Jérusalem, après tant de siècles de silence, a préparé le chemin pour un geste important, le retrait de la mémoire et du sein de l’Église des actes d’excommunication mutuelle en 1054. Ce geste a été suivi par un échange de visites entre les Sièges respectifs de Rome et de Constantinople, par une correspondance régulière et, plus tard, par la décision, annoncée par le Pape Jean-Paul II et le Patriarche Dimitrios, tous deux d’heureuse mémoire, d’initier un dialogue théologique en vérité entre Catholiques et Orthodoxes. Tout au long de ces années, Dieu, source de toute paix et de tout amour, nous a enseignés à nous regarder les uns les autres comme membres de la même Famille chrétienne, sous un seul Seigneur et Sauveur, Jésus Christ, et à nous aimer les uns les autres, de sorte que nous puissions professer notre foi au même Évangile du Christ, tel qu’il fut reçu par les Apôtres, exprimé et transmis à nous par les Conciles Œcuméniques ainsi que par les Pères de l’Église. Tandis que nous sommes conscients de ne pas avoir atteint l’objectif de la pleine communion, aujourd’hui, nous confirmons notre engagement à continuer de marcher ensemble vers l’unité pour laquelle le Christ notre Seigneur a prié le Père « afin que tous soient un » (Jn 17, 21).

3. Bien conscients que l’unité est manifestée dans l’amour de Dieu et dans l’amour du prochain, nous attendons avec impatience ce jour où, finalement, nous partagerons ensemble le Banquet eucharistique. Comme chrétiens, nous sommes appelés à nous préparer à recevoir ce don de la Communion eucharistique, selon l’enseignement de Saint Irénée de Lyon (Contre les Hérésies, IV, 18, 5, PG 7, 1028), par la confession de la même foi, une prière persévérante, une conversion intérieure, une vie renouvelée et un dialogue fraternel. En atteignant ce but espéré, nous manifesterons au monde l’amour de Dieu par lequel nous sommes reconnus comme de vrais disciples de Jésus Christ (cf. Jn 13, 35).

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Le diocèse de Bayonne en pointe du dialogue avec les orthodoxes

Le dialogue oecuménique ne plaît pas à tout le monde. Mais d'habitude, cela plaît à La Croix. Allez comprendre pourquoi, cette fois-ci, le quotidien a émis des doutes sur l'intérêt et l'opportunité du voyage de Mgr Marc Aillet en Russie. Il y a des conversations qui sont légitimes. D'autres non. Extrait de La Semaine du Pays Basque (via) :

"C’est sur l’initiative de Guillaume d’Alançon, délégué épiscopal à la pastorale de la famille et de la vie et à l’Académie Diocésaine pour la Vie, qu’une délégation présidée par l’évêque de Bayonne Mgr Aillet et composée de responsables laïcs œuvrant dans ce sens s’est rendue au siège du Patriarcat de l’Eglise orthodoxe russe à l’invitation de son Département des relations extérieures. [...]

Organisé par l’higoumène Philippe Riabych, représentant de l’Eglise orthodoxe russe auprès du Conseil de l’Europe, ce voyage avait débuté lundi par une rencontre à l’ambassade du Saint-Siège en Russie avec le nonce apostolique Mgr Yurkovich, accompagné de Mgr Pezzi, Archevêque Métropolitain (catholique) de Moscou. L’occasion de ressentir les bonnes relations nouées désormais entre les deux églises, impression confirmée lors d’une table ronde, le lendemain, avec des religieux russes, dont l’archiprêtre Dimitri Smirnov, membre de la Commission patriarcale aux affaires de la famille et de la défense de la maternité, coprésident du Conseil d’éthique biomédicale du Patriarcat de Moscou, qui a clairement affirmé une « volonté de coopération avec l’Eglise Catholique ».

Les échanges se sont orientés vers les problèmes de la formation au mariage pour les jeunes en Russie, en particulier « le mariage religieux, en augmentation en Russie, ces dernières années ». A une question de Mgr Aillet sur la nécessité d’évangéliser les jeunes, le Père Smirnov a évoqué l’importante mobilisation des chrétiens russes sur Internet et à la télé s’ajoutant aux réunions familiales animées par des prêtres et aux “clubs de famille“. Le problème du remariage des divorcés a été abordé sous l’angle de « l’indulgence de l’église orthodoxe dans la vie pratique afin d’adoucir les blessures que l’être humain se fait lui-même », mais à l’opposé d’un quelconque “encouragement“.

Ce mercredi 2 avril, la délégation a été reçue par Mgr Hilarion de Volokolamsk, chef du département des relations extérieures du Patriarcat qui a fait part de son inquiétude devant la déliquescence des valeurs familiales traditionnelles en Europe, et particulièrement en France avec la loi sur “le mariage pour tous“. Il a également souligné son indignation à propos des persécutions des Chrétiens dans le monde dont le dernier épisode tragique du massacre par les rebelles islamistes des villages arméniens de Kessab en Syrie est ignoré par la plupart des media. Au nom des délégués français dont il a présenté les activités, l’évêque de Bayonne a remercié le métropolite Hilarion pour son accueil chaleureux. Ce jeudi matin, nos délégués ont participé à une réunion de l’instance interreligieuse groupant chrétiens, musulmans et bouddhistes où à été réaffirmée une volonté unanime de défendre les valeurs traditionnelles de la famille au sein d’une société civile de plus en plus sensibilisée à ce défi de notre temps !"


Mgr Aillet : l’Église orthodoxe est très intéressée par ce qui se passe dans l’Église catholique

Mgr Marc Aillet effectue avec une petite délégation, parmi lesquels Gregor Puppinck, directeur de l'European Centre for law and Justice (ECLJ), Thierry de la Villejégu, directeur de la Fondation Lejeune, Guillaume d'Alançon, délégué épiscopal famille et vie et délégué général de l'académie pour la vie du diocèse de Bayonne, et Aymeric Pourbaix, un voyage d’études de cinq jours en Russie, à l’invitation du Patriarcat de Moscou. Il répond à Famille chrétienne :

WP_20140402_002"La promotion de la famille et l’accueil de la vie humaine sont au cœur des préoccupations de l’Église catholique, notamment dans la perspective du prochain Synode. Dans ce cadre, il m’a semblé intéressant d’observer ce qui se passe actuellement dans l’Église orthodoxe et en Russie plus généralement. Récemment ces questions familiales ont pris une importance considérable dans le débat public. Le communisme a détruit la famille, l’avortement était devenu endémique (deux avortements pour une naissance). Cela a entraîné une prise de conscience et des mesures actuelles qui ont permis de réduire ce chiffre de moitié.

Quels enseignements tirez-vous de ce voyage ?

WP_20140401_049D’abord qu’il y a un incontestable réveil religieux dans ce pays, depuis une quinzaine d’années. Nous avons participé à la Divine liturgie à la cathédrale Saint-Sauveur de Moscou, détruite sous Staline et reconstruite en 2000 par le gouvernement russe. Le nombre de fidèles, dont beaucoup de jeunes, pendant les trois heures d’office, en pleine semaine, est un signe incontestable de ce réveil. De notre côté, nous avons eu le sentiment que nos différents interlocuteurs au sein de l’Église orthodoxe ont été très intéressés par ce qui se passe dans l’Église catholique, notamment tout ce qui concerne la pastorale de la famille. Je pense notamment à la préparation au mariage, à la défense de la famille composée d’un homme et d’une femme, aux actions en faveur du respect de la vie… Chez eux, on sent que ce ne sont que des balbutiements, même si nous avons été impressionnés par la rencontre avec la Commission Famille du patriarcat, composée d’un prêtre et de laïcs très engagés dans l’action pastorale et publique. Avec notamment une forte implication dans la préparation du Congrès mondial des familles qui devrait se tenir à Moscou en septembre prochain, et qui rassemble plusieurs traditions religieuses.

[...] Notre rencontre avec le métropolite Hilarion, sorte de ministre des affaires étrangères du patriarcat, n’a pas donné lieu à un échange sur l’Ukraine et la Crimée. Nous avons évoqué plutôt le drame des chrétiens de Syrie, qui fait l’objet d’une indifférence quasi générale des médias occidentaux, avec encore récemment le drame des Arméniens chassés et tués par les islamistes. Nous avons aussi parlé de l’ultralibéralisme en Occident, qui effraie et affecte aussi beaucoup la Russie. Le métropolite s’est enfin dit sensible aux manifestations sans précédent qui ont eu lieu en France pour défendre la famille et le mariage. [...]

WP_20140401_012La politique de Vladimir Poutine est en effet très décriée en Occident. Mais il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’un pays en reconstruction, après soixante-dix ans de communisme : régime qui a totalement nié les droits de l’homme, sans que cela soit toujours dénoncé en Occident… Par ailleurs, la promotion de la vie est partie intégrante de la défense des droits humains et on ne peut pas l’exclure, comme l’a rappelé le pape François dans son exhortation Evangelii gaudium. En Russie, si sur ce terrain, les choses sont encore en gestation, il y a indéniablement une politique favorable au respect de la vie. En Occident, en revanche, on ne peut pas dire que nous soyons en progrès sur cette question. Car comme le souligne le pape, « ce n’est jamais un progrès que de résoudre les problèmes en éliminant une vie humaine » (EG 214). Notre voyage n’avait pas pour but de créer une quelconque alliance des moralismes, mais il nous a permis de constater que le respect des droits humains n’est pas qu’une question de morale individuelle, mais aussi de justice sociale."


Kiev : les prêtres en première ligne sur la place Maidan

Des photos à découvrir ici.

UKRAINE-UNREST-EU-RUSSIA-POLITICS

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Sur le blog de L'Homme Nouveau, Xavier Moreau, géo-politicien, spécialiste de la Russie et collaborateur du site Realpolitik.tv, indique pourquoi ce qui s'est passé en Ukraine ne se passse pas en France (outre le fait que nos prélats ne s'exposent pas comme en Ukraine...), car la police y a été plus laxiste qu'en France, contrairement à ce que racontent nos médias :

  • Si nous dépassons la zone ou l’horaire qui nous sont attribués pour notre défilé, la police nous dispersera. En France, ce sera plus brutalement qu’à Maïdan la première nuit.
  • Si quelques milliers de manifestants se barricadent sur la place des Invalides, la police donnera l’assaut immédiatement, jettera les manifestant en prison et condamnera lourdement les meneurs. En France, il est inconcevable, contrairement à l’Ukraine, que les policiers français se fassent incendier par des « cocktails molotov » sans réagir, même si les manifestants sont soutenus par des capitales étrangères.
  • Le gouvernement français n’autorisera jamais des bandes armées à occuper une place de la capitale parisienne et à la transformer en camp retranché."

La Banque de Moscou passe un accord avec l'Eglise orthodoxe pour la construction d'églises

En partenariat avec l'Eglise orthodoxe russe, la Banque de Moscou a sorti à la mi-janvier une carte de crédit qui à chaque paiement prélève une commission destinée à la construction/rénovation d'églises et de monastères orthodoxes à travers la Russie. Selon le Patriarche :

"Celui qui construit une église entre dans l'Histoire, et pas seulement celle de l'Humanité. Son nom sera à jamais inscrit dans le grand livre de la Vie."

Une publicité est affichée depuis quelques jours à l'entrée de tous les églises et monastères de Moscou.


Nouvelle église orthodoxe russe à Paris

Lu dans Présent :

"La construction à Paris d’une nouvelle église orthodoxe russe, récemment autorisée par la France, doit débuter en juin, a annoncé dimanche le chef de l’Intendance du Kremlin, Vladimir Kojine. Prévu sur un terrain de 4 000 mètres carrés jouxtant le palais de l’Alma, ce centre sera composé, outre l’église, d’une école russo-française pouvant accueillir 150 élèves, d’une salle d’exposition et de bureaux pour l’administration."


Les voeux du patriarche orthodoxe aux autres chrétiens

Le patriarche orthodoxe Kirill de Moscou et de Toute la Russie, a adressé ses vœux de Noël aux chefs des Églises et communautés chrétiennes non orthodoxes, qui fêtent Noël selon le calendrier grégorien : au pape François, à l’archevêque Justin Welby, chef de la Communion anglicane, à l’archevêque Kari Mäkinen, chef de l’Église évangélique luthérienne en Finlande, à Nikolaus Schneider, président du Conseil des Églises évangéliques en Allemagne :

"Je vous salue cordialement à l’occasion de la grande fête de la Nativité de notre Seigneur Jésus-Christ.

La venue du Sauveur dans le monde a ouvert une ère nouvelle dans notre histoire, après qu’il ait révélé l’ineffable miséricorde de Dieu : « Le peuple qui habitait dans les ténèbres a vu se lever une grande lumière. Sur ceux qui habitaient dans le pays de l'ombre et de la mort, une lumière s'est levée. » (Mt 4,16).

En plus des tribulations politiques et économiques que l’humanité vit depuis des siècles, la société moderne souffre d’une crise morale profonde. Voilà pourquoi l’Église doit élever la voix et appeler les personnes à suivre le Christ qui est « le chemin, la vérité et la vie » (Jn 14,6).

Dans la prière, je vous souhaite un Noël rayonnant de joie et l’aide de Dieu dans votre éminent ministère. J’invoque la paix et la prospérité pour votre troupeau.

Avec amour dans le Seigneur"


L'Église orthodoxe russe est prête à une rencontre entre le pape et le patriarche Kirill

Lu ici :

"Au lendemain d’une audience avec le pape François, le métropolite Hilarion de Volokolamsk, directeur du Département des relations extérieures du Patriarcat de Moscou, a confié mercredi 13 novembre que l’Église orthodoxe russe est prête à travailler à une rencontre entre le pape et le patriarche orthodoxe russe Kirill.

« Nous ne sommes pas encore prêts à dire quand et où aura lieu cette rencontre mais nous sommes prêts à préparer et à travailler à cette rencontre », a-t-il déclaré à l’agence italienne Ansa, insistant sur le travail principal portant sur "le contenu". [...]

La rencontre entre François et Hilarion a eu lieu treize jours avant celle, prévue le 25 novembre, du président russe Vladimir Poutine au pape, dans le cadre de sa visite en Italie."

Le patriarche de Moscou a de son côté évoqué l’interdiction des symboles chrétiens ou l’utilisation du mot «Noël», le fait que des chrétiens ne pouvaient travailler avec une croix autour du cou « prétendument parce que cela viole les non-croyants et des personnes d’autres religions » :

"Aujourd’hui, la question de la préservation de l’Europe chrétienne, le maintien des sources de la civilisation chrétienne est notre objectif commun. Jamais nos deux Églises n’ont eu autant de raisons de travailler ensemble. »


Echanges entre le patriarcat orthodoxe de Moscou et le Saint-Siège

Hier, le pape François a reçu en audience le métropolite Hilarion, responsable des relations extérieures du patriarcat de Moscou. Ce même jour, le cardinal Scola, archevêque de Milan, rencontrait à Moscou le patriarche Kirill dans le cadre des commémorations du dix-septième centenaire de l’Edit de Milan de l’empereur romain Constantin.

Toujours mardi, un concert est organisé à Rome par la Fondation Urbi et Orbi, fondation rassemblant catholiques et orthodoxes qui travaillent ensemble dans le domaine de la culture. Le cardinal Paul Poupard, président émérite du Conseil pontifical pour la Culture, était à Moscou où il a rencontré le patriarche Kirill à l’occasion d’un symposium sur le thème de « la responsabilité sociale corporative dans la sphère de l’enseignement ».

"Et l’important, c’est qu’entre les fidèles orthodoxes et les fidèles catholiques, nous n’avons pas de contentieux fondamental au plan théologique. Nous partageons la même foi qui s’enracine dans la même parole de Dieu, qui est donc irriguée par la Sainte Liturgie. Nous allons dans notre vie quotidienne, dans le « gouvernement » pour prendre ce terme, cheminer de façon différente et voir comment il y a comme de part et d’autre un rapprochement dans nos manières différentes de cheminer. Du côté du monde orthodoxe, il y a maintenant la reconnaissance de l’évêque de Rome comme le « primus inter pares », le premier parmi les pairs. Certains avaient oublié que le Pape François s’est présenté au moment même de son élection. Les cardinaux élisent l’évêque de Rome. Et l’évêque de Rome hérite du ministère de Pierre. Donc, le point sur lequel nous avons à nous rapprocher, c’est ce fait de la manière de vivre ce ministère. Pour les Églises orthodoxes, il y a la grande importance de ce que nous appelons « la collégialité », le saint-synode. Nous sommes tout au début du pontificat du Pape François mais dans sa manière de gouverner, il a déjà posé des jalons très significatifs en ce sens, en instituant cette commission des cardinaux et toutes les dernières dispositions sur la manière de potentialiser le synode des évêques qui avait été créé par le Pape Paul VI."


Chypre, pillée par les envahisseurs turcs en 1974, recouvre quelques icônes

Les biens spoliés sont restitués par l'Allemagne : 

"Chypre a reçu d'Allemagne des dizaines de fresques, mosaïques et icônes qui avaient été volées dans les églises après l'invasion turque du nord de l'île méditerranéenne en 1974, a annoncé aujourd'hui le gouvernement.

Ces 173 pièces de l'époque byzantine et post-byzantine - le "plus grand nombre d'objets culturels jamais rapatriés" à Chypre selon un communiqué du gouvernement - étaient exposées aujourd'hui au musée byzantin de Nicosie. 

Elles portaient encore les traces de dommages subis lorsqu'elles ont été arrachées à une cinquantaine d'églises grecques-orthodoxes et maronites".


Cardinal Raï : "Le printemps arabe s’est transformé en massacres et destructions"

Le Conseil des patriarches catholiques d’Orient s'est rassemblé vendredi dans le but de préparer un memorandum qui sera remis au pape François lors de l’entretien qu’il leur accordera en novembre prochain conjointement aux représentants de l'Eglise orthodoxe. Participaient :

  • le patriarche maronite le cardinal Béchara Raï,
  • le patriarche grec-catholique Grégoire III Lahham,
  • le patriarche des chaldéens, Mgr Louis Raphaël Sako,
  • le patriarche des syriaques-catholiques, Mgr Aghnatios Youssef Younane,
  • le patriarche des arméniens-catholiques, Nercès Bedros IXX,
  • les évêques Boulos Sayyah, Hanna Alouane, Roland Aboujadoudé, Michel Kassarji et Chlimon Wardouni,
  • le secrétaire général de ce Conseil, l’abbé Khalil Alouane.

CbbLe cardinal  Bechara Boutros Raï, Patriarche d’Antioche des Maronites, qui accueillait cette réunion, a pris la parole

"Le cardinal Raï a rappelé l’Exhortation apostolique remise par le pape aux patriarches d’Orient, à la suite du synode consacré au Moyen-Orient. « Cette exhortation a été adoptée dans une intuition divine, car nous nous souvenons tous comment la fin de ce synode a coïncidé avec le début du printemps arabe, a déclaré Mgr Raï. Malheureusement, ce printemps s’est transformé en hiver, en fer et en feu, en tueries et en destructions, alors que les peuples aspiraient à une vie nouvelle et à des réformes dans l’univers de la globalisation. »

Mgr Raï a encore affirmé qu’aujourd’hui plus que jamais, « cette région a besoin de l’Évangile de Jésus, celui de la paix, de la vérité, de la fraternité et de la justice, car si le monde perd cet Évangile, il connaîtra une situation de destruction, comme celle que nous vivons aujourd’hui ». Le patriarche Raï a ajouté que « nous portons tous dans nos cœurs l’Irak, la Syrie, l’Égypte et le Liban ». « Nous nous unissons, et c’est main dans la main que nous préparons notre rencontre avec le pape François qui aura lieu en novembre et à laquelle se joindront les représentants de l’Église orthodoxe, a indiqué Mgr Raï. Nous réitérons aujourd’hui notre foi dans cette région et dans la coexistence de tous ses fils. »

De son côté, le patriarche Sako a remercié le cardinal Raï pour son discours tout en appelant à une action commune chrétienne pour préserver la présence chrétienne dans cette région. Il a ajouté que face à ce qui se passe, « les condamnations et les protestations ne suffisent plus ». « Il faut faire en sorte que les chrétiens puissent rester sur cette terre dont ils sont originaires, a-t-il déclaré. Il faut agir vite, car le volcan risque d’entraîner tout dans son éruption. » Le patriarche Sako a encore réclamé la formation d’une équipe qui serait chargée du dialogue avec les parties musulmanes, sunnites et chiites, et avec les parties politiques, insistant sur le fait que « le sauvetage viendra de l’intérieur non de l’étranger ». Il a appelé aussi les chrétiens à ne pas songer à l’exode, mais au contraire à construire les ponts, grâce à leur ouverture et à leur esprit de dialogue".


Turquie : un office pour tenter de sauver leur église

Lu ici :

"Vingt-cinq Russes blancs orthodoxes ont célébré vendredi pour la première fois en quarante ans une liturgie divine dans leur église dont ils craignent qu'elle ne soit démolie pour faire place à un projet touristique.

Un choeur a psalmodié des hymnes et des femmes portant des foulards se sont inclinées dans l'église Saint-Elie, construite à la fin du XIXe siècle, à l'occasion du jour de la saint-Elie dans le calendrier julien.

La petite communauté de Russes blancs d'Istanbul, dont les familles ont fui les Bolcheviks dans les années 1920, craint que l'église Saint-Elie et deux autres églises affiliées ne fassent les frais du boom du secteur du bâtiment que connaît la plus grande ville de Turquie.

L'église Saint-Elie est menacée car elle est restée longtemps désaffectée et ne figure pas sur la liste des sites protégés de la ville. La liturgie de vendredi visait à sanctifier de nouveau les lieux, car ainsi, il sera beaucoup plus difficile pour les autorités de faire démolir l'édifice".


L’archevêché orthodoxe de Crète offre des terrains agricoles aux chômeurs

Lu ici :

"L’archevêque de Crète Irénée a déclaré que l’Église propose d’offrir des terrains agricoles aux chômeurs, afin de les aider pendant cette accablante crise économique. En s’adressant à l’agence d’informations Dogma, l’archevêque a mentionné qu’il « voulait montrer l’amour de l’Église aux gens qui ont besoin de nourriture », soulignant que « l’Église observerait toutes les procédures prévues par la loi ». Dans une première phase, cette action n’est entreprise que par l’archevêché d’Héraklion, et non par les autres diocèses de l’île. L’archevêque a précisé « qu’il sera vérifié d’abord que les gens ayant marqué leur intérêt éprouvent de réels besoins et ne sont pas guidés par des intentions prédatrices »."


La Bulgarie connaît aussi de grandes manifestations

Et l'Eglise orthodoxe intervient aujourd'hui : 

"Dans un contexte de tensions croissantes dans la société, de mécontentement populaire et continu pendant plusieurs jours, de manifestations massives dans la capitale et les grandes villes, l'Église orthodoxe bulgare ne peut rester indifférente à ce qui se passe dans le pays. Elle a ses fidèles et ses enfants tant parmi les manifestants, que parmi ceux qui sont visés par l'indignation du public, et elle suit avec une préoccupation croissante et inquiétude les atteintes à la paix, l'ordre et la justice dans la société » est-il dit dans le communiqué du Saint-Synode. « La liberté est la plus grande bénédiction de l’être humain, mais sans morale pour lui donner appui, elle conduit à la dégradation et à la ruine, tant de l’individu que de la société… Lorsque les citoyens et les détenteurs du pouvoir, dans leurs décisions et leurs actes ne sont pas guidés par l’amour de l’autre, mais par la haine, la vengeance, les intérêts personnels, les ambitions et l’orgueil, nous ne pouvons espérer voir des jours meilleurs » est-il encore souligné dans le communiqué".

Toute ressemblance avec les dérives du pouvoir en France n'est pas fortuite.


Eglise orthodoxe à Paris : plainte contre le ministre de la culture

Manuel Yanowsky, l'architecte choisi pour construire la grande église orthodoxe russe quai Branly, à Paris, estimant avoir été injustement écarté de ce projet prestigieux pour des raisons politiques, alors qu'il avait gagné en mars 2011 un concours officiel, a décidé de porter plainte contre Aurélie Filippetti pour "abus d'autorité publique". Me Louis Fauquet, l'avocat de l'architecte, explique :

"Elle a donné des instructions aux Architectes des bâtiments de France (ABF) et à la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) d'Ile-de-France pour qu'ils rendent des avis négatifs sur la demande de permis de construire".

A l'appui de ses accusations contre Aurélie Filippetti, l'avocat a joint à sa plainte l'enregistrement clandestin d'une réunion de travail tenue le 16 octobre 2012 à l'ambassade de Russie. Alexandre Orlov, l'ambassadeur, y déclare notamment :

"Nous avons parlé avec les personnes concernées qui nous ont avoué avoir reçu des instructions de faire un avis défavorable".

Selon Me Fauquet,

"Aurélie Filippetti a surtout voulu faire plaisir à son ami Bertrand Delanoë, opposé depuis le début au projet de Manuel Yanowsky".

Le maire de Paris n'a jamais caché son hostilité à l'encontre de cette église, élément central d'un grand centre spirituel et culturel orthodoxe édifié à la place du siège de Meteo France, vendu 60 millions d'euros à la Fédération de Russie en mars 2010. Estimant que le maire a mené une campagne de déstabilisation contre lui, l'architecte assigne également Bertrand Delanoë pour "violation des obligations contractuelles découlant du concours auquel la ville de Paris avait participé", et lui réclame 10 millions d'euros.


La prétention luciférienne de la démocratie moderne

Extrait d'une méditation du patriarche œcuménique de Constantinople, Bartolomaios Ier, à l’occasion du 1700ème anniversaire de la publication de l’Édit de Milan, à Milan, le 15 mai 2013 :

"[...] Mais, pour l’Église, la démocratie n’est légale que lorsqu’elle exprime la participation du peuple à la nomination des chefs et des gouvernements, en respectant les droits de Dieu et les lois divines. La prétention de la nation à s’autodéterminer comme le fondement suprême des canons qui inspire et institue les lois ne peut être acceptée par l’Église ; elle est rejetée comme une prétention luciférienne qui mène l’homme à son autodestruction.

Pour l’Église, tout effort en vue d’acquérir la liberté doit s’adresser d’abord à l’homme intérieur pour être ensuite étendu aux autres. Pour l’Église orthodoxe, l’homme a l’entière responsabilité de lutter pour la réalisation de l’aspect positif de la liberté dans sa propre personne, de devenir chaque jour authentiquement libre, se reniant lui-même et rejetant sa tendance au péché.

Tous les mouvements humains qui ont tenté d’atteindre la liberté hors de Dieu, sans le Christ, non seulement ont fini par échouer mais ont eu aussi des conséquences catastrophiques pour l’humanité.

Il ne faut pas oublier que, à la Révolution française de 1789, avec ses déclarations progressistes, ont suivi les massacres des années 1792-1794 et les millions de morts des guerres napoléoniennes. Il ne faut pas oublier que, à la Révolution d’Octobre en Russie, ont suivi les millions de victimes des persécutions staliniennes et des terribles camps de concentration en Sibérie.

Malheureusement, il n’y a pas que le fondamentalisme et la haine religieuse qui privent l’homme de ses droits fondamentaux. Cette soif de liberté ne trouvera pas sa réalisation si l’homme européen ne se relie pas à l’héritage chrétien de Constantin le Grand, personnalité éminente et sainte qui a tracé un signe dans l’histoire du monde, comme seul un saint pouvait le faire. Lorsque les peuples d’Occident ne cherchent un fondement à la morale et au droit que dans l’homme et dans la nation, en oubliant Dieu, alors les droits de l’homme resteront de simples déclarations sur le papier.


Rapprochement entre l'Eglise copte orthodoxe et l'Eglise catholique ?

Sa Sainteté le Pape François et le Patriarche copte orthodoxe Tawadros II se sont récemment rencontrés à Rome. Pour Mgr Anba Kyrillos William Samaan, évêque copte-catholique d’Assioutait, c'est un tournant œcuménique entre les deux Églises :

"Oui, on pourrait vraiment l’appeler ainsi. Le Pape Tawadros a montré dès le début qu’il souhaitait se rapprocher des autres Églises. Peu après l’élection du pape François, il a insisté pour le rencontrer le 10 mai, la date du 40ème anniversaire de la rencontre entre le Pape Paul VI et le patriarche Chenouda III. Certes, il n’est pas très facile d’obtenir rapidement une audience au Vatican. Mais on s’y est efforcé d’accéder au souhait de Tawadros. Je suis donc vraiment persuadé qu’il s’agit d’un tournant. En ce qui concerne l’œcuménisme, Tawadros est tellement différent de son prédécesseur Chenouda.

Dans quelle mesure ?

D’un côté, le patriarche copte Chenouda avait voulu rendre visite en 1973 au Pape Paul VI au Vatican. Mais de l’autre, il a rapidement pris peur que l’œcuménisme puisse troubler les fidèles et qu’ils n’accorderaient plus de valeur à leur appartenance confessionnelle. C’est pourquoi il ne voulait entretenir aucune relation avec l’Église catholique locale. La question de la reconnaissance du baptême catholique pesait particulièrement sur les relations entre les deux Églises en Égypte. Des catholiques se convertissant par exemple à l’Église copte pour pouvoir se marier doivent être rebaptisés.

Vous attendez-vous ici à ce que les choses évoluent ?

Oui. Le Pape Tawadros lui-même l’a dit. Le Pape Chenouda avait exigé un rebaptême parce que selon lui, l’unité dans la foi était une condition indispensable pour la reconnaissance du baptême catholique. Il se référait ici à l’épître aux Éphésiens, où il est question d’un seul Seigneur, d’une seule foi, d’un seul baptême. La difficulté proviendra du fait que le synode copte est toujours composé de nombreux partisans de Chenouda. Mais il y a aussi des évêques qui ne suivaient que par pure obéissance et non par conviction la ligne de Chenouda en ce qui a trait au rebaptême. Je ne peux donc pas pronostiquer s’il y aura un changement de la ligne de conduite. Mais j’ai le sentiment que la cordialité du Pape et l’ouverture d’esprit des représentants de la Curie ont positivement impressionné Tawadros et ses compagnons, dont aussi des élèves de Chenouda.

Pourrait-on dire que les problèmes que les chrétiens rencontrent actuellement en Égypte ont engendré un rapprochement œcuménique ?

Oui, très certainement. Lorsque la révolution s’est déclenchée il y a deux ans, il y a eu des consultations spontanées entre nous autres catholiques, les orthodoxes et les protestants. Nous voulions nous exprimer d’une seule voix. Sur le plan institutionnel, ce rapprochement s’est traduit dans le Conseil des Églises d’Égypte.

Pensez-vous que le rapprochement œcuménique butera au plus tard sur la question relative à la primauté du Pape ?

Non, je ne pense pas. La question de la primauté du Pape a été discutée dans les débats théologiques menés entre catholiques et membres des antiques Églises orientales. Ce qui est déterminant, c’est la pratique reconnue au cours du premier millénaire, avant le schisme entre les Églises d’Orient et d’Occident. Dans sa lettre encyclique Ut unum sint de 1995, Bienheureux Jean-Paul II avait invité les patriarches orientaux à réfléchir quel pourrait être un accomplissement du ministère pétrinien qui leur semblerait acceptable.

À l’échelle internationale, l’Église catholique et le Pape sont considérés comme instance morale. Est-ce attrayant pour une Église nationale telle que l’Église copte-orthodoxe ?

Oui, ça l’est aussi. Une Église mondiale comme l’Église catholique a évidement d’autres moyens qu’une Église uniquement nationale pour attirer l’attention sur les problèmes survenant dans un pays. L’Église copte est encouragée par la manière dont l’Église catholique s’engage en sa faveur. C’est ressorti nettement lors de la visite de Tawadros."


Face aux LGBT, les orthodoxes ne se laissent pas faire

Lu sur Orthodoxie :

"En Géorgie, le primat de l’Église orthodoxe avait demandé aux autorités  de prendre en compte les vues de la majorité de leurs concitoyens et d'annuler le défilé des homosexuels à Tbilissi. Or, la municipalité avait une autre opinion et a décidé, avec le ministère de l’Intérieur, de laisser se dérouler de façon régulière ladite manifestation. Toutefois, 10.000 chrétiens orthodoxes se sont rassemblés le 17 mai à Tbilissi, sur le lieu de la manifestation, afin de l’empêcher, et ont réussi à franchir le cordon de police protégeant les participants à la « gay parade », quelques dizaines de personnes selon la presse. La police et les unités anti-émeutes ont réussi à exfiltrer ces derniers et les transporter en lieu sûr.

En Moldavie, le métropolite Vladimir a écrit une lettre au maire de Chișinău, datée du 14 mai, spécifiant que "Le diocèse métropolitain de Chisinau et de toute la Moldavie maintient le point de vue selon lequel ce genre d’initiative constitue une provocation, venant en contradiction avec la morale et les bonnes mœurs." Il a aussi observé: " En outre, le 15 mai sera célébré le Jour de la famille, une fête avec un fort contenu symbolique, qui marquera la semaine qui vient par des événements présentant une large thématique, de telle façon que la « gay parade » ne trouve pas de place dans un tel environnement, au moins du point de vue d’un élémentaire bon sens. Au surplus, le 19 mai, l’Église orthodoxe de Moldavie honorera les femmes myrophores, événement qui, comme nous le considérons, occupe une priorité morale et spirituelle indiscutable et ne saurait être profané par les actions d’un groupe minoritaire (infime, nous dit-on) et dont la vision et les doléances sont fort loin de la morale chrétienne." Il a aussi rappelé, tout en demandant l'annulation de la "gay parade": "Le diocèse métropolitain de Chișinău et de toute la Moldavie a exclu dès le début de promouvoir un message d’incitation à la haine ainsi que le soutien à certains groupes ou initiatives extrémistes, et croit fermement dans la suprématie de la loi et de la dignité humaine." Le défilé a été maintenu. Il a rassemblé, le 19 mai, selon la presse environ 100 personnes (photographies) au sein desquelles se trouvait l'ambassadeur des Etats-Unis en Moldavie, William Moser, l'émissaire de l'Union européenne, Dirck Schuebel, et le commissaire européen à l'Elargissement de l'Union européenne, Stefan Füle. Par ailleurs, après la liturgie dominicale dans la cathédrale, plusieurs centaines de croyants se sont rassemblés sur la place de l'édifice pour y prier et affirmer leur défense des valeurs traditionnelles."


La Manif pour Tous, instrument d'oecuménisme avec les Orthodoxes

Le patriarche Cyrille de Moscou a déclaré :

« Bien sûr, nous avons été agréablement surpris, même émus par les protestations de milliers et de milliers de Parisiens contre les légalisations d’unions de même sexe, contre la suppression des mots « père » et « mère », contre la possibilité d’adoption d’enfants orphelins par ces soi-disant « familles ». Ce fut pour nous tous une manifestation inattendue, la manifestation d’une profond sentiment religieux ».

Le patriarche Cyrille a mentionné que de telles actions aident à trouver des gens partageant les mêmes idées, et que nos relations à nous orthodoxes avec l’Église catholique-romaine se construisent, en premier lieu, selon le principe de la même approche des problèmes fondamentaux, qui agitent aujourd’hui l’homme et la société.

« Le temps de notre divergence et de nos flottements dans l’analyse des problèmes importants de la société doit prendre fin. Ce processus a commencé sous le pape Benoît XVI et nous espérons beaucoup que cette bonne tendance se développera et s’améliorera. Nous sommes ouverts au dialogue et à la collaboration ».