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L’icône du samedi saint

Emanuela Marinelli, professeur de sciences naturelles, et grande spécialiste du Saint-Suaire, qui s’intéresse depuis 35 ans à toutes les découvertes qui sont faites sur la question. Extrait d'un entretien à Zenit :

S"Ce Linceul est un drap extraordinaire car son tissu n’est pas seulement taché de sang humain, il porte les traces du corps qui y fut enveloppé pendant quelques heures. Les souffrances subies par l’homme du linceul coïncident exactement avec celles que décrivent les évangiles. Une longue tradition identifie le linceul comme étant le drap funéraire de Jésus, le "drap" (en grec sindón) acheté par Joseph d’Arimathie pour sa sépulture, les "toiles" (othónia) que Pierre et Jean trouvèrent vides.

La facture rudimentaire de l’étoffe, la torsion en Z (qui va dans le sens des aiguilles d’une montre) des fils, le tissage rare et précieux en diagonale, la présence de traces de coton égyptien, l'absence de traces de fibres animales, la surabondance de pollens venant du Moyen Orient, la présence d’aloès et de myrrhe, d’un type de carbonate de calcium (aragonite) semblable à celui que l’on a retrouvé dans les grottes de Jérusalem, une couture latérale identique à celles des étoffes juives du premier siècle découvertes à Masada (une place forte proche de la Mer Morte) font remonter, de manière fiable, l’origine du tissu à la région syro-palestinienne du premier siècle.

Le seul test à avoir fourni des résultats allant contre l’authenticité du linceul est la preuve du carbone 14 (C14) qui fait remonter son origine au Moyen Age. Mais cette datation du linceul par le C14 n’est pas jugée valable pour des motifs fondés, dans la mesure où l’échantillon n’était pas représentatif de tout le tissu.

Donc on peut dire que le linceul est une relique, comme Benoît XVI l’a fait dans son récent livre Jésus de Nazareth (Vol.2) et dire qu’il est une icône, mais en précisant bien dans quel sens on utilise ce terme! Appeler le linceul une « icône », ce n’est pas dire qu’il s’agit d’une peinture, mais d’une image que le corps enveloppé laissa dessus mystérieusement. Benoît XVI dans son homélie du 2 mai 2010 à Turin, devant le Saint-Suaire, souligne qu’il est une icône écrite avec le sang, l’icône du samedi saint. C’est cette image qui a inspiré la représentation du Visage du Christ la plus répandue dans l’art paléochrétien."


Le Tennessee va permettre de discuter de la théorie de l'évolution

Un projet de loi permettant de débattre dans l'enseignement public de failles dans la théorie de l'évolution de Darwin a été adoptée haut la main par la chambre basse et le Sénat de cet Etat. Le gouverneur, Bill Haslam, un républicain, devrait le promulguer d'ici mardi. Ce projet de loi a été directement inspiré par le "Discovery Institute" de Seattle, un groupe de réflexion conservateur chrétien qui fait la promotion du "dessein intelligent".

La loi stipule que les "professeurs doivent être autorisés à aider leurs élèves à comprendre, critiquer et étudier objectivement les points forts et les faiblesses des théories scientifiques existantes".

La théorie de l'Intelligent Design est criticable, mais Le Monde, dans cet article, souhaiterait surtout que la théorie darwinienne ne le soit pas.


Pourquoi un 29 février en 2012 et pas en 2100 ?

Le Dr. Pierre North, astrophysicien suisse, maître d'enseignement et de recherche au Laboratoire d'astrophysique de l'Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL), explique :

B«La durée de l'année est de 365,2425 jours solaires, si on parle de l'année tropique, c'est-à-dire celle qui est calée sur les saisons, et qui diffère très légèrement de l'année sidérale, laquelle prend les étoiles comme référence. Cette valeur est proche de 365 jours 1/4, si bien qu'au bout de 4 années "communes" (c'est-à-dire de 365 jours), on est en retard de 1 jour entier (à très peu près) sur le cycle des saisons. Pour rattraper cela, on ajoute 1 jour tous les 4 ans, et on a choisi le 29 février. Cette recette constitue le calendrier julien, parce qu'elle a été imposée par Jules César. Elle est restée en vigueur jusqu'au seizième siècle (et au-delà dans certaines régions).

En fait, on en rajoute un peu trop, puisque 0.2425 jours est légèrement plus petit que 1/4. C'est pourquoi dans le calendrier grégorien (ainsi nommé en référence au pape Grégoire XIII, qui l'a promulgué en 1582), on considère les années séculaires comme communes (par exemple, 1900 n'était pas bissextile alors qu'elle aurait dû l'être selon le calendrier julien), sauf si elles représentent un nombre de siècles divisible par 4. Ainsi, l'année 2000 était bissextile parce que 20 siècles/4=5 ; par contre, 19/4 n'est pas un nombre entier, ni 21/4, donc 2100 ne sera pas bissextile.

En réalité, la durée de 365,2425 jours, adoptée dans le calendrier grégorien, est légèrement trop longue, une valeur plus exacte étant 365,2422 jours. Mais cela n'implique qu'une erreur de 3 jours sur 10'000 ans, ce qui n'est pas très tragique, surtout si Jésus revient entretemps !»


Relocaliser l'économie, sauf quand il s'agit d'énergie...

Lu sur Hashtable :

"Les candidats à la présidentielle, emmenés par Bayrou, ont récemment redécouvert les vertus du Made In France. [...] Et cela devient particulièrement cocasse lorsqu’on sait que la France pourrait très bien lancer, sur son sol, une nouvelle industrie à peu de frais, rentable et particulièrement efficace pour lui assurer, au moins en partie, une bonne indépendance énergétique, mais qu’on n’en fera absolument rien parce qu’il en a été décidé ainsi, unilatéralement.

Une très récente étude, de deux chercheurs de l’Université du Texas, vient de paraître, dont les conclusions sont pour le moins particulièrement tempérées : il n’y a aucune indication directe que la fracturation hydraulique pour l’exploitation du gaz de schistes contamine les nappes d’eau souterraines. Pour ceux qui s’en sentent le courage, l’étude complète est disponible ici même. Et comme le sujet est évidemment très polémique, je vais éclaircir la phrase précédente : le Dr. Groat a donc réalisé une étude qui ne permet pas de prouver un lien entre la fracturation hydraulique et une pollution des nappes phréatiques. Il ne nie donc pas qu’il y ait des nappes contaminées, mais comme il le dit lui-même, « la plupart des problèmes cités dans le développement des gaz de schiste et qui ont un impact sur l’environnement se produisent en surface ou près de la surface du sol » et résultent surtout du processus classique de forage comme des malfaçons en cimentant des puits ou d’autres défaillances techniques.

Autrement dit : un travail de cochon va entraîner des cochonneries, certes, mais aucune preuve n’a été trouvée que la pollution existerait aussi dans le cas d’un travail bien fait. Et des forages bien fait, sans pollution, il y en a, ce qui tendrait à prouver qu’exploiter proprement les gaz de schistes est possible.

Heureusement, en France, on n’en a pas besoin. D’une part, on a toute l’énergie qu’il nous faut : pas de Made In France pour le Gaz de Schiste ! [...] D’autre part, nous n’avons pas le savoir faire nécessaire pour implanter les exploitations de gaz de schistes chez nous. Ainsi, Total ne dispose d’aucun ingénieur, géologue ou chercheur capable de lancer cette activité sur notre territoire. C’est trop dur, trop complexe. [...] Enfin, il y a fort à craindre que de telles exploitations créeraient des milliers d’emplois, ce qui serait une catastrophe pour Pôle Emploi dont l’avenir dépend directement d’un nombre croissant de chômeurs en ces temps de crise. Et je n’évoquerai pas ici la calamité que représenterait une baisse conséquente du prix du gaz : chacun sait, surtout depuis que Free est arrivé dans la téléphonie mobile, que la baisse des prix est le début des ennuis graves pour les concurrents qui vendent à prix d’or leurs produits et services. Le consommateur, aimable ruminant qu’il faut traire aussi régulièrement que possible, ne doit pas subir l’atroce incertitude de prix qui baisseraient sensiblement.

J’ai déjà parlé, dans ce blog (ici et , par exemple), des gaz de schistes, de leur exploitation, et de l’hystérie écologiste qui accompagne le sujet. Il est par exemple particulièrement savoureux de constater que ces écolos n’hésitent pas une seconde à taxer tous ceux qui sont en faveur de l’exploitation de cette ressource de dangereux pollueurs, toujours à la solde d’industries pétrolières sans foi ni loi. Inversement, personne ne doutera de l’honnêteté des écolos qui refusent catégoriquement (colères à se rouler par terre comprises) ces gaz de schistes, et personne n’envisagera qu’ils aient pu être payés par l’une des puissances pétrolières que l’apparition de concurrents sérieux enquiquineraient pourtant furieusement.

Il est aussi très intéressant de constater que chaque nouvelle source d’énergie sérieuse, qui peut vraiment aboutir à une exploitation rentable, sera systématiquement honnie par ces mêmes écologistes. [...] Alors qu’on se demande exactement ce qui peut empêcher d’imaginer, techniquement, une exploitation propre des sources connues et rentables. On se demande exactement aussi pourquoi la France devrait absolument et fermement se priver d’une source d’énergie et de savoir-faire qui lui permettront de diriger ses maigres ressources ailleurs que dans l’achat de pétrole pour fonctionner, au fur et à mesure que ses réacteurs nucléaires seront démantelés. [...]"


Un rapport fustige l'énergie produite par les éoliennes

Lu ici :

E"Lundi 9 janvier, un rapport publié par le think tank britannique Civitas a relancé le débat entre les pro et anti-turbines. L’objet du litige : cette énergie censée être propre et renouvelable se révèlerait en réalité chère et inefficace en termes de réduction des émissions de CO2 comparée au nucléaire ou au gaz. Pire, elle entraînerait davantage de rejets de gaz à effet de serre en faisant appel aux centrales à gaz ou à charbon, par à-coups, en cas de manque ou d’excès de vent.

"Il n'existe pas de justification économique à l'énergie éolienne", conclut sans ambages l’étude du cercle de réflexion indépendant, qui recommande au gouvernement britannique d’abandonner son projet de construire 32 000 turbines d’ici 2020, faute de quoi le pays serait incapable de remplir ses objectifs de réduction des émissions de CO2.

Le rapport, rédigé par l’économiste et ancien conseiller du gouvernement britannique Ruth Lea, et non-soumis à l’évaluation des pairs, se base essentiellement sur deux travaux : une étude des consultants en ingénierie Mott MacDonald (juin 2010), qui suggère que les conditions météorologiques britanniques en hiver conduisent souvent à une combinaison de temps froid avec très peu de vent, rendant les parcs éoliens incapables de rivaliser avec d'autres formes d'énergie lorsque la demande est à son plus haut ; et le rapport (octobre 2011) du physicien retraité hollandais Kees Le Pair, qui pointe une consommation accrue de carbone par l'éolien, lorsque les coûts de l'intermittence et de la construction sont pris en compte."


L'AFSSAPS empêche le développement de la médecine régénérative

Communiqué de l'Association Catholique des Infirmières et Médecins :

I"Dans toutes les dents se trouvent des cellules souches. Une technique a été mise au point pour récupérer ces précieuses cellules à partir de la pulpe (partie centrale) de dents cariées par exemple. Le but est de s'en servir pour réparer des dents malades par greffes de cellules souches autologues, c'est-à-dire venant du patient lui-même ; ceci évitant des réactions de rejet. Ce type de médecine régénérative pourrait permettre de réparer un os et même le cœur par développement des vaisseaux sanguins.

Dans ce cadre de recherches, l'Institut Clinident Biopharma (ICB) a développé une activité de préparation de cellules souches venant de la pulpe dentaire et a créé une banque de ces tissus. Une autorisation de détenir ces derniers lui avait été donnée le 14 juin dernier par l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS). Or le 14 octobre, cette administration a brutalement et sans crier gare retiré cette autorisation, sans aucune justification de quelque nature que ce soit. (Inf. Q.du M. 7.12.2011).

C'est ainsi que les autorités sanitaires françaises mettent délibérément à mort un institut qui par son travail ouvre des marchés absolument sensationnels et qu'il est le seul actuellement en Europe à pouvoir prendre en charge. Cette décision léonine et arbitraire met fin aux ambitions de l'ICB de devenir le « leader européen de la médecine régénérative ». Une oukase aux conséquences incalculables pour notre pays et les malades. Ce n'est pas grave : les Américains du Columbia University Medical Center ou le Stem Cells Institute de San Francisco prendront le relai pendant que la France tergiverse. Comme elle a tergiversé sur les banques de cellules souches du sang du cordon."


Sida et Téléthon : le mensonge pour faire accepter les transgressions

De Xavier Mirabel :

"Voilà donc deux grandes et justes causes, qui émeuvent et mobilisent car elles touchent des personnes malades : la lutte contre le sida et la lutte contre les maladies génétiques. Pourtant, la communication visant le grand public se fait mensongère et manipulatrice : la lutte contre le sida est instrumentalisée par des personnes qui tentent de faire cautionner leurs transgressions sexuelles. La lutte contre les maladies génétiques est instrumentalisée par des personnes qui tentent de faire cautionner leurs transgressions éthiques. Argent, pouvoir et sexe dirigent une partie du monde ? Ce n’est pas nouveau ! Il faut soutenir la solidarité envers les personnes malades, mais il n’y aura pas de vraie solidarité sans éthique."


In utero, les bébés ressentiraient la douleur

La revue Current Biology a publié le 8 septembre des travaux menés sur des prématurés âgés de 28 à 36 semaines, montrant que le développement de leur système sensoriel leur permettait de faire la différence entre la douleur d'une simple stimulation tactile. Ces travaux suggèrent que les potentialités qui permettront au bébé, une fois né, d'évoluer dans son environnement, se mettent en place au cours de la gestation plus tôt que prévu. Plus globalement, cette étude s'inscrit dans un champ de recherche récent, qui tend à montrer que le foetus développe ses compétences de façon plus précoce que ce qui était imaginé jusqu'à présent :

E"Grâce aux travaux menés sur les prématurés, les chercheurs se rendent peu à peu compte que les dispositions cérébrales du foetus, qui lui permettront une fois né de s'adapter à son environnement, sont en fait des dispositions qui se mettent en place très tôt. Ainsi, au sein de notre laboratoire, nous venons de montrer que le bébé prématuré, dès 28 semaines, est capable de reconnaître une forme avec sa main".


La pilule accroît le risque d'infection du sida

La conclusion d'une étude estime que le risque d'infection du sida est près deux fois plus élevé pour une femme lorsqu'elle utilise un contraceptif hormonal. Cette étude souligne aussi qu'un homme séronégatif dont la partenaire est infectée encourt un risque accru d'infection si la femme en question utilise un contraceptif hormonal.


Forte croissance des dépressions chez les femmes en 40 ans

D C'est l'un des résultats d'une étude de l'European College of Neuropsychopharmacology. Reste à connaître les causes :

"On nous explique que cela est lié aux évolutions du rôle de la femme dans notre société : le fait qu'elle travaille et doive laisser ses enfants à d'autres, peut-être ? La période sur laquelle cette aggravation a été constatée oblige aussi à poser la question de l'avortement, légal dans bien des pays européens depuis les années 1970 : quel rôle a-t-il joué chez les femmes qui l'ont subi ?"


Pilule ou tabac, faut-il choisir ?

Nous l'avons vu : le mélange pilule-tabac peut être mortel. L’European Society of Cardiology a tiré le signal d'alarme. Alors, quelle solution ? Elle réagit ainsi :

"Dès lors, faut-il interdire la pilule aux fumeuses ?"

La question était bien posée, mais le docteur Christian Jamin, gynécologue à l’hôpital Bichat de Paris, préfère l'inverse :

T "Avant 35 ans, les accidents sont rares. Passé cet âge, en théorie on ne prescrit plus aux fumeuses de pilules à base d’oestrogènes car associées au tabac, elles favorisent la formation de caillots dans les vaisseaux sanguins fragilisés. On leur propose alors d’autres moyens de contraception comme le stérilet ou la pilule microprogestative qui ne contient pas d'œstrogène.  Le mieux, bien sûr, est de ne pas fumer".

Et si le mieux, bien sûr, était de ne pas prendre la pilule ? Humanae vitae est toujours actuel :

"Une pratique honnête de régulation de la natalité exige avant tout des époux qu'ils acquièrent et possèdent de solides convictions sur les vraies valeurs de la vie et de la famille et qu'ils tendent à acquérir une parfaite possession d'eux-mêmes. La maîtrise de l'instinct par la raison et la libre volonté impose sans nul doute une ascèse pour que les manifestations affectives de la vie conjugale soient dûment réglées, en particulier pour l'observance de la continence périodique. Mais cette discipline, propre à la pureté des époux, bien loin de nuire à l'amour conjugal, lui confère au contraire une plus haute valeur humaine. Elle exige un effort continuel, mais grâce à son influence bienfaisante, les conjoints développent intégralement leur personnalité, en s'enrichissant de valeurs spirituelles: elle apporte à la vie familiale des fruits de sérénité et de paix, et elle facilite la solution d'autres problèmes; elle favorise l'attention à l'autre conjoint, aide les époux à bannir l'égoïsme, ennemi du véritable amour, et approfondit leur sens de responsabilité. Les parents acquièrent par là la capacité d'une influence plus profonde et plus efficace pour l'éducation des enfants; l'enfance et la jeunesse grandissent dans la juste estime des valeurs humaines et dans le développement serein et harmonieux de leurs facultés spirituelles et sensibles. Créer un climat favorable à la chasteté."


La fidélité, c'est bon pour la santé

De Pierre-Olivier Arduin sur Liberté Politique :

G "L’information est tombée lors de la 19e conférence de la Société internationale pour la recherche sur les infections sexuellement transmissibles (IST) qui s’est tenue au Canada début juillet. Un « supergonocoque » résistant à toute la gamme actuellement disponible d’antibiotiques vient d’être isolé au Japon. A l’origine de la blennorragie ou gonorrhée – habituellement nommée « chaude-pisse » en raison des brûlures urinaires douloureuses qu’il provoque chez l’homme – le gonocoque n’a cessé de développer ces dernières années des mécanismes de résistance à toutes les molécules usuelles. En France, le seul traitement actuellement efficace consiste en l’injection intramusculaire de 500 mg de ceftriaxone, un antibiotique de la classe des céphalosporines. Or, la souche qui vient d’être identifiée résiste à ce médicament. Pour le scientifique suédois Magnus Unemo qui a identifié cette « superbactérie », la découverte est « alarmante». Le risque est en effet que cette nouvelle souche multirésistante se répande dans le monde dans les dix prochaines années en devenant une menace globale pour la santé humaine.

Cette information est d’autant plus préoccupante qu’en France, les blennorragies sont en constante augmentation depuis 1996. Le docteur Caroline Semaille, responsable du département VIH/IST/Hépatites B et C à l’Institut de veille sanitaire, fait état d’une progression de 52% des cas entre 2008 et 2009. Premières victimes : les moins de 30 ans. Les facteurs de cette recrudescence sont connus : évolution des comportements sexuels de plus en plus risqués, rencontres occasionnelles et multiplicité des partenaires.

Si les signes sont souvent silencieux, notamment chez la femme, les médecins rappellent que les complications de la maladie sont loin d’être anodines, pouvant entraîner des inflammations graves de la prostate, des testicules et de l’épididyme chez l’homme. Les jeunes femmes payent cependant le plus lourd tribut, la maladie pouvant conduire à des grossesses extra-utérines et surtout à une stérilité définitive en cas d’infection chronique diagnostiquée trop tard.

La clairvoyance de l’instruction pontificale Dignitas personae dans laquelle les rédacteurs rappelaient en 2008 qu’ «une partie non négligeable des cas d’infécondité qui se présentent aujourd’hui au médecin, chez la femme comme chez l’homme, pourraient être évités, si la vertu de chasteté était vécue plus fidèlement» (n. 13) apparaît aujourd’hui dans toute sa pertinence."


Vers la fin du silence sur la toxicité de la pilule ?

Les maladies cardio-vasculaires sont devenues la première cause de mortalité de la gente féminine. L'association du tabac et de la pilule explique cette augmentation. Alors que les maladies cardiaques sont régulièrement associées aux hommes, les nouveaux modes de vie des femmes changent la donne: sédentarité, poids, stress, alcool et tabac. Ainsi, le risque de faire un infarctus du myocarde est multiplié par trois lorsque une femme fume 3 à 4 cigarettes par jour. Autre facteur associé au tabac: la pilule. Ce dangereux cocktail multiplie également par trois les dangers. Génial d'être une femme "libérée", non ?


La richesse du liquide amniotique

Deux publications montrent l'intérêt du liquide amniotique comme une source de cellules souches facilement utilisables pour des applications cliniques de la thérapie cellulaire. Même s’il faut encore beaucoup travailler sur ces sujets, on peut estimer d’ores et déjà que le liquide amniotique représente une source sûre et facilement disponible de cellules souches utilisables pour la thérapie cellulaire, sans qu’il y ait de restrictions éthiques. Les cellules épithéliales dérivées du liquide amniotique ont des propriétés thérapeutiques.

Et pendant ce temps, d'autres veulent utiliser les embryons.


Nouvelle avancée pour la chirurgie prénatale

Lu sur Gènéthique :

"Deux foetus souffrant d'un spina bifida ont récemment été opérés in utero avec succès, a annoncé, le 28 juillet 2011, l'Hôpital des enfants de Zurich. C'est une première européenne, de telles opérations n'ayant été conduites, jusqu'à aujourd'hui, qu'aux Etats-Unis. Le spina bifida est une malformation congénitale faisant sortir une partie de la colonne vertébrale à l'air libre au niveau du dos, ce qui abîme la moelle épinière.

Le premier des enfants opérés fin 2010 est né entre temps. Lui et sa mère se portent bien. Le deuxième enfant a été opéré mi-2011 et doit bientôt venir au monde, a précisé le Pr Martin Meuli, chirurgien en chef qui a dirigé les deux interventions en collaboration avec l'Hôpital universitaire de Zurich.

Requérant une grande précision, ces opérations constitue un défi particulier, a expliqué l'anesthésiste Peter Biro : il s'agit en effet d'anesthésier, d'opérer et de surveiller simultanément la mère et le foetus, de façon à ce que l'intervention soit vécue sans stress et sans douleur pour chacun. Ces opérations représentent "un pas important pour la chirurgie prénatale en Europe", s'est réjoui le Pr Martin Meuli."


Lutter contre le Sida passe par la réduction du nombre de partenaires : c'est scientifique

De Jean-Yves Nau :

"Une étude publiée vendredi 15 juillet 2011 dans les prestigieuses colonnes de l’hebdomadaire médical britannique The Lancet met à mal certains lieux communs concernant la sexualité [...] elle vient néanmoins rappeler l’importance qui, en terme de prévention, doit être accordée à la réduction globale du nombre de partenaires au cours de la vie sexuelle.

Sous la direction du docteur Frank Tanser de l’université de KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud, l’étude a été menée à partir des précieuses données chiffrées, démographiques et comportementales concernant de la province sud-africaine du KwaZulu-Natal et sa population rurale de 87.000 personnes. [...] Objectif: vérifier le bien-fondé de l’idée très répandue selon laquelle pour un homme, avoir plusieurs partenaires sexuels au cours de la même période est un facteur favorisant la diffusion de l’épidémie de sida dans les pays d’Afrique subsaharienne. [...]

Après usage des outils statistiques, les chercheurs sont formels: c’est bel et bien le nombre absolu des partenaires femmes au cours de la vie d’un homme hétérosexuel, et non celui, relatif, de la période de «simultanéité», qui apparaît être un facteur de risque de diffusion par voie sexuelle de l’épidémie de sida. Plus précisément une augmentation, chez l’homme, du nombre de partenaires (au cours de son existence et non pas de manière simultanée) accroît le risque individuel de contamination chez les femmes vivant dans la même zone géographique.

En toute logique, les résultats de cette étude devraient conduire à des messages préventifs sans ambiguïté: lutter collectivement contre l’épidémie et se protéger individuellement de l’infection passe par une réduction globale du nombre des partenaires, et cette réduction doit concerner la totalité de la vie sexuelle, pas seulement la période où le nombre est le plus élevé."


Attention aux prélèvements d'organes sur les vivants

O L'évolution exponentielle des besoins en organes à des fins de greffe pose un vrai problème : les besoins seraient actuellement quatre fois supérieurs à l'offre. Cette carence pourrait donner lieu à des abus, comme le prélèvement d'organes de personnes pas tout à fait décédées... Le CCNE conseille ainsi de maintenir une séparation nette entre les équipes de réanimation, dont l'objectif ne doit être que l'intérêt du patient, et les équipes de prélèvement, qui interviennent ultérieurement, après le constat de la mort.


Les risques compensatoires : quand on se croit en sécurité, on prend plus de risques

Dans L'Amour face au Sida (Editions de L'Oeuvre), Matthew Hanley et Jokin de Irala évoquent les risques compensatoires :

"les risques compensatoires étaient responsables de l'échec initial des règlements sur le port de la ceinture de sécurité, qui n'ont pas fait diminuer le nombre de morts sur la route. Les conducteurs estimaient que la ceinture les protègerait, même s'ils commettaient des imprudences ou s'ils avaient trop bu."

Parallèle avec le port du préservatif :

"Une politique énergique de promotion du préservatif pourrait augmenter plutôt que diminuer le danger, si elle avait pour effet indésirable d'encourager une plus grande activité sexuelle."

Cet extrait de l'ouvrage est tiré d'une étude publiée en 2000 dans la revue Lancet. Bien avant que le Pape provoque un ouragan médiatique sur ce sujet.


La diffusion du préservatif aggrave le fléau du Sida

Ce livre est un pavé dans la mare de la bien-pensance. Dans L'Amour face au Sida (sortie le 17 mars aux Editions de L'Oeuvre), Matthew Hanley et Jokin de Irala, spécialisés dans la santé publique, armés d'une bibliographie scientifique imposante, lancent un appel à mettre de côté les préjugés afin d'affronter au mieux le grave problème du Sida. Mgr Marc Aillet a bien résumé la situation dans la postface dont voici un extrait :

A "Deux conceptions différentes s'affrontent dans la lutte contre le Sida : l'une de réduction des risques, qui consiste à dire : Faites ce que vous voulez, mais prenez des précautions techniques pour réduire les risques de contamination ; et l'autre, celle d'abstention des risques, qui dit : Changez vos comportements afin d'éviter une éventuelle contamination.

En substance, ce livre montre que la réduction des risques (c'est-à-dire principalement la diffusion du préservatif), qui est la politique de lutte contre le Sida adoptée aujourd'hui par l'immense majorité des instances officielles, est une fausse solution qui, loin de faire régresser le fléau, le propage et l'aggrave. [...] C'est en partie une conséquence de la loi des probabilités : si l'on dit aux personnes qu'elles peuvent faire ce que bon leur semble, moyennant une simple précaution technique, les comportements dits à risque se multiplieront ou ne diminueront pas".


Plutôt que de tuer l'enfant handicapé à naître : l'opérer in utero

Lu sur le blog de Jeanne Smits :

U "Ouvrir l'utérus d'une femme enceinte pour opérer un bébé atteint de spina bifida permet d'améliorer la vie future de l'enfant qui a plus de chances de pouvoir marcher seul, et permet d'amoindrir le risque d'une complication neurologique associée, l'hydrocéphalie. C'est ce que permet de conclure une première étude portant sur 183 grossesses aux Etats-Unis [...].

Les résultats furent suffisamment concluants en faveur de l'opération précoce, qui intervient avant que le défaut ne devienne irréversible, qu'il a été décidé de publier tout de suite les conclusions de l'étude avant d'atteindre les 200 cas. Cas difficiles à trouver, sans doute, puisque 90% des bébés atteints de spina bifida sont avortés (tardivement)."


La retraite obligatoire, une absurdité

M Le professeur Luc Montagnier, co-découvreur du virus du sida, Prix Nobel de médecine en 2008 pour avoir isolé en 1983 le VIH, a signé le 18 novembre un contrat avec l’université Jiaotong de Shanghai (sud de la Chine). A 78 ans, ce senior hyperactif, qui déteste l’idée de se mettre à la retraite, repart pour une nouvelle aventure. En 1997, il avait dû quitter l’Institut Pasteur parce qu’il avait atteint l’âge de la retraite. L’affaire avait fait scandale et le professeur avait décidé de s’exiler aux Etats-Unis pour créer un centre de biologie cellulaire et moléculaire. Il avait été obligé de jeter l’éponge en 2001 faute de financements. PDG de Nanectis Biothechnologies, un laboratoire de recherche, il dirige aussi la Fondation mondiale recherche et prévention sida.

Le scientifique français travaillera à temps plein à Shanghai. Rappelons au passage ce que disait ce scientifique à propos de la propagation du Sida (source : Le Monde, 1-2 décembre 1991) :

"On a trop exclusivement mis l’accent sur le rôle des préservatifs masculins. Je souhaiterais des campagnes basées sur le thème : «Vous êtes responsables ! Ne faites pas l’amour avec un partenaire inconnu. Si vous aviez chacun moins de cinq partenaires sexuels dans votre vie, l’épidémie du sida s’éteindrait». Il y a un risque beaucoup plus grand, y compris pour les femmes, de s’infecter par les rapports anaux. Dire cela, ce n’est pas adopter une position morale, homophobe, mais restituer les données médicales".


Le Téléthon doit abandonner le financement de la recherche sur l'embryon

Fabrice Madouas a interrogé Pierre-Olivier Arduin sur le Téléthon, qui a lieu ce week-end :

T "l’Église est attentive à ce que ces recherches respectent des règles éthiques, ce qui n’est pas le cas de celles qui, menées sur des embryons humains viables, conduisent à leur destruction. Or, une partie des dons récoltés par le biais du Téléthon finance de tels travaux. L’Église a donc demandé que chacun puisse savoir, avant de donner, à quoi servira précisément son argent : c’est ce que l’on appelle le fléchage des dons.

Ces recherches sont cependant autorisées par la loi…

En fait, la loi de 2004 fixe un principe : «La recherche sur l’embryon humain est interdite», mais elle permet d’y déroger temporairement, à deux conditions : que ces recherches soient «susceptibles de permettre des progrès thérapeutiques majeurs» et qu’il n’y ait pas de «méthode alternative d’efficacité comparable». En posant ce principe et ces conditions, le législateur lui-même reconnaît que les recherches sur l’embryon posent un problème éthique.

Mais ne sont-elles pas nécessaires au progrès clinique ?

Il y a vingt ans que ces recherches sont autorisées en Grande-Bretagne. Elles n’ont débouché sur aucune application clinique. Mais surtout, il existe une méthode alternative à ces recherches qui ne pose, elle, aucun problème éthique. Je veux parler des travaux sur les cellules souches induites (iPS)."


La lutte contre le Sida se focalise sur le dépistage et non sur les causes

Lu sur Sed Contra :

"Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, veut “banaliser en France le dépistage anonyme et gratuit du sida”. Pas un mot sur la réalité des causes, on comprend pourquoi. Le sida constitue en effet un noyautage intégral des défenses immunitaires de l’organisme humain, impossible à prévenir par voie de vaccin, principalement issu d’un certain nombre de comportements qui passaient et passent encore pour des “droits” aux yeux de nos dirigeants.

Le sida se transmet chez nous par voie de rapport sexuel (et principalement homosexuel), par procréation d’une mère infectée, ou par contamination du sang. Voilà ce que l’on sait. Cette triple route ouvre au virus un large éventail de possibilités, inutile d’en ajouter de nouvelles pour déboussoler les populations... L’individu non transfusé, que son métier ou quelque circonstance accidentelle ne met pas en contamination possible avec le sang d’autrui, qui ne se drogue pas par injection intraveineuse en utilisant la seringue souillée du copain, qui ne se livre point à la prostitution et qui ne pratique pas non plus de tourisme sexuel “nature” ou “contre-nature” dans les organes du prochain, – cet individu n’a aucune chance raisonnable de devenir séropositif et de mourir du sida. La même assurance s’applique bien sûr au couple, marié ou non, dont les deux membres s’abstiennent solidairement de tout contact avec le sexe ou le sang des autres, comme il était jadis d’usage dans les milieux civilisés.

Une épidémie ordinaire rôde misérablement comme la grippe dans l’air ambiant autour des sujets à contaminer. [...] Le virus du sida n’a pas besoin de gâcher ses forces d’aussi misérable façon. Il ne joue pas à la roulette russe avec la santé des gens. Bien au chaud dans le sperme et le sang des premiers convertis, le HIV attend patiemment que ses prochaines victimes lui ouvrent toutes grandes et de leur propre chef les portes du système immunitaire dont il détient les codes, pour œuvrer ensuite à sa destruction. Il attend l’état de manque, toxico ou érotomaniaque, s’abonne aux maladies vénériennes qui lui préparent le terrain, sourit aux trafiquants de drogue, applaudit les fabuleux progrès du tourisme sexuel et s’éclate enfin (littéralement) dans les performances redoutables de l’échangisme, de la sodomie et de la fellation. Les voies directes de la contamination instrumentale – vaccins, injections médicamenteuses, transfusions – ne seront pas négligées. Mais le virus du sida n’oublie jamais que 99 % de ses succès en société occidentale, c’est à l’état des mœurs qu’il les doit. Le “principe de précaution” qui s’attaque aux effets en cachant la vérité des causes ne le fera jamais reculer."


Une pétition pour la science ?

Le géophysicien Vincent Courtillot répond à la pétition contre les climato-sceptiques déposée au ministère de la recherche :

"Les pétitionnaires confondent (volontairement?) leur communauté avec le Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat). C'est lui dont je critique le mécanisme. Je maintiens que même avec les scientifiques les plus nombreux, un système de ce type ne garantit en rien de dire, à un moment donné, la «vérité scientifique». Celle-ci ne peut pas être le résultat d'un vote démocratique… Un seul avis contraire peut se révéler in fine exact. Le XXe siècle en regorge d'exemples: ainsi, dans mon domaine, celui de la dérive des continents, un Giec n'aurait su dire la vérité qu'avec soixante ans de retard ! [...] Je critique simplement les interprétations de certains d'entre eux. Est-ce désormais interdit en sciences? En outre, c'est oublier le fait que les «carbocentristes», comme les «climatosceptiques» d'ailleurs, ne parlent et ne pensent heureusement pas tous d'une seule voix. On gomme trop souvent les divergences utiles qui les opposent. [...]

Six articles ont été publiés en cinq ans dans des revues internationales de haut niveau [...]. Deux autres sont soumis à l'évaluation de nos pairs anonymes. Aucun n'a pour l'instant fait l'objet de critiques scientifiques, à l'exception d'un article dans EPSL il y a deux ans. Mais nous avons répondu, mes collègues et moi, point par point, dans la revue. J'ajoute que toutes nos études ultérieures n'ont fait que renforcer nos premières conclusions.[ ...] La meilleure manière de critiquer nos résultats scientifiques n'est pas d'envoyer une pétition à des «tutelles» mais de soumettre par les mêmes voies des articles pour publication. Comme l'écrit mon collègue physicien Jean-Marc Lévy-Leblond, «que les signataires jugent nécessaire de faire appel aux pouvoirs politiques et administratifs pour étayer leurs positions revient à reconnaître le manque d'indépendance qui leur est reproché par leurs adversaires, et qui obère la fiabilité des travaux du Giec»."


Jean-Michel Jarre "en a marre de l'écolo-marketing"

Interrogé par le Journal du Dimanche, Jean-Michel Jarre lance quelques flèches à l'attention des pseudo-écologiste et des artistes "engagés" :

Jean michel jarre "(...) Dans l’histoire de l’humanité, les réchauffements sont cycliques. Le temps de mémoire d’un homme, c’est sa vie. Mais sur 1000 ans, il existe des cycles de refroidissement, de réchauffement. Au Moyen Age, le Groenland était recouvert d’oliviers. On est incapables de prévoir un tremblement de terre à deux mois d’intervalles, comment peut-on se permettre d’avoir l’arrogance de penser avoir un contrôle sur le réchauffement de la planète. On se focalise sur le réchauffement climatique quand les enjeux de la démographie galopante ou de l’eau potable sont relégués au second plan. Il faudrait mieux écouter les astrophysiciens que les "marketteux" de l’écologie…

Vous pensez à Nicolas Hulot ou Yann Arthus-Bertrand ?
C’est vous qui le dites, mais oui. Cet écolo-marketing m’agace depuis un bon bout de temps (...) des Cassandre se sont découvert écolos depuis trois ans, quand l’environnement a commencé à représenter une valeur marchande. Quand j’entends des musiciens qui se déplacent en jet appeler leurs fans à venir à leurs concerts en vélo (...), c’est de l’escroquerie intellectuelle.

Les artistes peuvent, à travers leur travail, donner un coup de projecteur sur tel ou tel enjeu (...) Je ne pense pas qu’il soit judicieux de faire des gros discours au Stade de France en arrêtant un concert pour donner une leçon au public. Les gens sont fatigués par ces grands discours, personnellement j’en ai ras le bol, en tant que membre de la société civile, qu’on me donne des leçons. Je suis assez grand pour comprendre et m’informer, j’ai envie de prendre en main ma propre responsabilité sans qu’on me dise, "t’as mal fait, t’as pas fait ci, t’as pas fait ça". La politique du doigt tendu culpabilisateur, c’est démodé (...)"


Espoir pour traiter la trisomie 21

Tandis que le CCNE propose de faire la chasse aux trisomiques, des recherches encourageantes sur des souris pourraient potentiellement conduire à des traitements pour améliorer le fonctionnement mental des enfants trisomiques.

Une étude montre que, à la naissance, ces enfants ne sont pas mentalement attardés mais développent avec l'âge des problèmes cognitifs en raison des déficits de mémoire inhérents à la trisomie 21, encore appelée syndrome de Down. Cette incapacité à mémoriser handicape l'apprentissage puisque le cerveau éprouve les plus grandes difficultés à mémoriser les expériences pour un développement cognitif normal, expliquent ces chercheurs de la faculté de médecine de l'université Stanford en Californie. Leurs travaux, parus dans la nouvelle revue médicale Science Translational Medecine, apportent un éclairage sur le mécanisme neural responsable du dysfonctionnement de la mémoire et propose une nouvelle stratégie pour corriger les effets de ce problème avec des médicaments.


La condamnation du Pr Hwang tombe à point

Lu dans Daoudal Hebdo :

H "Le Sud-Coréen Hwang Woo-suk, ancien «pionnier du clonage» déchu pour avoir falsifié de soi-disant «premières mondiales», a été condamné le 26 octobre, après plus de trois ans de procès, à deux ans de prison avec sursis. [...] L’affaire Hwang est d’une grande importance. D’une part, elle souligne jusqu’où peut aller la crédulité des «scientifiques». Il suffit d’avoir des titres universitaires, de bénéficier d’énormes subventions, et, condition absolument nécessaire, de faire des recherches, ou prétendues recherches, dans le sens de l’idéologie scientifiquement correcte, pour que les pairs s’inclinent respectueusement, fassent du génial découvreur l’ homme de l’année» 2005, et pèsent sur le monde politique pour que la loi favorise les recherches sur le clonage, même si l’éthique la plus élémentaire l’interdit. Et cela, sans que personne, absolument personne, ne jette ne serait-ce qu’un oeil attentif aux publications du héros.

P D’autre part, le Pr Hwang était vigoureusement soutenu en France par Marc Peschanski. [...] La condamnation du Pr Hwang arrive à point nommé, à un peu plus d’un mois du prochain Téléthon, et à quelques mois de la révision des lois de bioéthique. Le Dr Peschanski, qui est le plus grand admirateur du Pr Hwang, fait vivre son organisme de recherche I-Stem de l’argent du Téléthon. Si le Pr Hwang a détourné de l’argent public pour des recherches qui ont abouti à des impostures, le Dr Peschanski détourne quant à lui, mais légalement, l’argent que les Français donnent au Téléthon, pour des recherches immorales et inutiles sur les cellules souches embryonnaires. [...]

[D]ans Le Monde [du 21 décembre 2005], le Dr Peschanski déclarait qu’il «ne peut pas imaginer que Hwang soit un maître fraudeur» (sic), et que cette affaire «risque avant tout de servir à tous ceux qui sont opposés au clonage humain à visée thérapeutique». En effet. Et il faisait ce formidable aveu :

"Depuis presque un an, toutes les perspectives de recherche sur le clonage s’appuyaient sur le fait que le professeur Hwang avait réussi à le faire."

[...] C’était une très mauvaise nouvelle pour le lobby de la culture de mort qui se servait des prétendus travaux du Pr Hwang pour réclamer la légalisation du clonage prétendument thérapeutique. Et c’était une très bonne nouvelle pour la culture de vie. L’imposture coréenne ne faisait que mettre en valeur les travaux authentiques sur les cellules souches dites adultes, travaux prometteurs qui ne nécessitent pas la destruction d’embryons, clonés ou non.

T En outre, on sait aujourd’hui que les propres travaux du Dr Peschanski sont un échec, comme l’expliquait le Dr Dickès [...]. Marc Peschanski avait greffé des cellules cérébrales de foetus vivants dans le cerveau de malades atteints de la maladie de Huntington. Or on découvre que cela ne sert à rien. Et des chercheurs américains viennent d’en arriver à la conclusion que les cellules souches embryonnaires «sont des substituts inadéquats aux cellules souches adultes dans les thérapies médicales». Or leur étude concernait la myopathie, c’est-à-dire la maladie dont s’occupe le Téléthon, et que Marc Peschanski prétend guérir par ses recherches sur les cellules souches embryonnaires. Non seulement Marc Peschanski a dû abandonner son rêve de clonage humain – et les arguments qui lui permettaient de demander sa légalisation -, mais ses propres recherches sont dans une impasse. Outre le fait qu’elles sont contraires à la dignité humaine, mais ce n’est pas cela qui pouvait émouvoir ce militant trotskiste de toujours…"


Publicité mensongère de Lancôme

Elle est parue aujourd'hui dans Le Figaro de samedi (version papier, page 9). Elle indique notamment :

"il faut savoir que les cellules souches embryonnaires sont capables de régénérer n'importe quel tissu ou organe."

Sauf que c'est faux, comme l'indique Jean-Marie Le Méné :

"La recherche sur les cellules souches et les perspectives en matière de thérapie cellulaire (médecine régénérative) sont très importantes. Mais vous savez que l’information sur ce sujet, en France et plus généralement en Europe, est incomplète et partiale. On subit une manipulation pour justifier la transgression de la recherche sur l’embryon humain qui n’est ni morale ni utile."

Le pire c'est que, sous une apparence d'article scientifique, Lancôme fait la publicité -mortifère- d'un de ses derniers produits de beauté ! contact, téléphone : 01 49 64 83 83 - 09 69 36 00 02


Ils croient pouvoir donner la vie éternelle

C'est bon signe, ça prouve qu'ils y croient. Mais ces trois lauréats du prix nobel 2009 de médecine voient leurs travaux sur les terminaisons des chromosomes récompensés. Le danger est là : si la perspective du bien commun est très brièvement évoqué par les applications de ses recherches dans la lutte contre le cancer, c'est bien la dérive sur la vie qui est mise en avant dans cet article. Ces chercheurs auraient trouvé dans les terminaisons des chromosomes la cause du vieillissement et de la mort :

"la modification de ce système permettra-t-elle d'atteindre sinon l'immortalité, du moins de prolonger de manière majeure la durée de l'espérance de la vie humaine mais aussi de trouver de nouvelles thérapeutiques anticancéreuses.  De nombreux biologistes imaginent que l'on pourrait bientôt trouver les voies permettant d'atteindre le premier objectif même si  télomères et télomérase ne constituent pas l'unique clavier sur lequel on pourrait ici jouer. Différents gènes et la privation chronique de nourriture sont autant de cibles potentielles sur lesquelles on pourrait agir pour mourir beaucoup plus tard que prévu.

Imaginons que l'on puisse demain dépasser cette frontière. Il  faudrait alors parvenir à prévenir  la somme des effets délétères du temps sur l'ensemble des tissus de l'organisme, qu'il s'agisse des os, des articulations, du système hormonal, des fonctions sensorielles et, au premier chef, du système nerveux central. La tâche est sans doute encore ardue; pour autant, comme nous le suggère le Nobel de médecine 2009, elle semble être de moins en moins irréelle".

Avant d'arriver à maintenir les hommes en vie éternellement, gageons que ces travaux et ces recherches pourront permettre de nouvelles découvertes qui pourront servir le bien de l'homme.


"Le discours de Benoît XVI sur le préservatif est tout simplement réaliste"

C'est ce que pense René Ecochard, professeur de médecine, épidémiologiste, chef de service de biostatistique du CHU de Lyon. Interrogé par l'hebdomadaire français La Manche Libre, le professeur Ecochard a déclaré :

"Je me rends trois à quatre fois par an sur le terrain en Afrique et le service de biostatistique que je dirige à Lyon abrite plusieurs chercheurs à temps plein qui travaillent sur une cohorte de patients traités contre le sida à Dakar (la plus ancienne de l’Afrique). Nous sommes fréquemment en Afrique depuis 1984. [...]

E Comme tout objet technologique de prévention, le préservatif a une efficacité quantifiée. Mais dès le début de notre réponse, nous avons précisé que nous ne souhaitions pas évoquer ce sujet puisqu’il n’avait pas été abordé par Benoît XVI. La problématique est ailleurs : tous les épidémiologistes sont d’accord aujourd’hui pour dire que les campagnes de diffusion, dans les pays où la proportion de personnes touchées est très élevée, ne marchent pas. [...]

Le préservatif fonctionne quatre fois sur cinq. Ce qui suffit quand le sida est rare. Mais dans un pays où 25% des jeunes de 25 ans sont touchés (Kenya, Malawi, Ouganda, Zambie), cela ne suffit pas. C’est l’impasse et l’échec de cette forme de prévention est une réalité épidémiologique. Entouré d’experts, bien informé par l’Académie des sciences à Rome, le Pape maîtrisait parfaitement cette question avant de se rendre en Afrique. [...]

Sur les quatre pays que je viens de citer, l’Ouganda est le seul où le nombre de malade a été divisé par trois à l’âge 25 ans. En plus de la campagne sur le préservatif, ce pays a mené une vaste campagne basée sur le triptyque ABC (Abstinence, Fidélité, Chasteté ou préservatif). Couple présidentiel, groupes religieux, écoles, entreprises… tout le monde a soutenu cette campagne rappelant que le sida sera combattu si chacun retrouve des attitudes sexuelles conformes aux traditions familiales. Cela n’est peut-être pas facile à reproduire d’un pays à l’autre mais aujourd’hui, c’est le seul espoir. [...]

[O]n constate que plus de 60% des scientifiques sont en faveur des campagnes ABC. Ce que prône d’ailleurs l’ONUSIDA aujourd’hui après l’échec d’une approche purement utilitariste qui a provoqué une augmentation du vagabondage sexuel avec des affiches de sept mètres très suggestives. Il existe certainement un très grand manque d’information parce qu’il semble impossible de débattre du sujet. Et aussi un manque de réalisme sur cette question qui est prisonnière de l’idéologie. La greffe cardiaque ou la chirurgie de la hanche ne souffriraient jamais d’un tel manque d’objectivité, comme si l’opinion perdait ses repères dès qu’elle aborde ces questions de la sexualité et la famille. Il existe un prêt-à-porter de la pensée mais doit-on se taire sous prétexte qu’on risque de se faire lyncher ?”


Grippe A : l'avis du professeur Bernard Debré

Bernard Debré est professeur d’urologie et chef de service de l'hôpital Cochin à Paris. Il répond à Var-Matin :

Bernard debré "Petite grippette ou pandémie mondiale? C’est beaucoup de bruit pour rien ou plutôt avec beaucoup de mensonges... (...) Or il se trouve que le H1N1 n’est pas dangereux en tant que tel, moins que les virus saisonniers. Mais attention ! On a mis du temps à s’en apercevoir. Il faut savoir qu’une grippe saisonnière «classique» fait entre trois et sept mille morts par an. Ce n’est pas dû au virus à proprement parler mais aux surinfections qui se produisent. D’où le danger pour les personnes fragilisées.

Dans l’immense majorité des cas on guérit spontanément. Il suffit de prendre du paracétamol pendant quelques jours...Mais ce n’est pas une raison pour ne rien faire. Il faut mettre au point un vaccin. Il sera probablement disponible dès le mois prochain.

L’OMS donne des degrés de pandémie mais n’évalue pas le danger. La contagion rapide qu’elle a annoncée est vraie. Mais si l’on compare la mortalité de cette grippe, de l’ordre de 0,05 pour mille, à celle liée aux affections nosocomiales, on est obligé de relativiser. Il est toutefois normal d’appliquer le principe de précaution (...) On redoute une très grande pandémie, un jour, avec un virus dangereux. D’où l’angoisse... Mais en fait, aujourd’hui avec cette grippe, au lieu d’avoir tiré le valet de pique on a tiré la dame de coeur.

Ce n’est pas le virus de la relance. Mais dans tous les drames il y a des gens qui tirent leur épingle du jeu. On a dit que les solutions hydroalcooliques étaient idéales pour se nettoyer les mains. Mais un bon savon de Marseille est aussi efficace. Des Kleenex, il y en aura de toutes couleurs... On va faire le bonheur des teinturiers puisqu’on préconise de se moucher dans sa manche... Pour résumer, oui, il y aura une pandémie. Non, elle n’est pas dangereuse."


Merveille de la création

E La plus longue éclipse solaire totale du 21e siècle a plongé hier dans le noir une grande partie de l'Asie. Une éclipse partielle était visible dès 00H30 GMT dans l'océan Indien au large des côtes ouest de l'Inde, avant d'être totale dans l'Etat du Gujarat (ouest) à 00H53 GMT, puis à l'intérieur d'un corridor de 15.000 kilomètres de long sur 258 km de large, traversant d'ouest en est l'Inde, le Népal, le Bhoutan, le Bangladesh, la Birmanie, la Chine et jusqu'aux îles méridionales japonaises Ryukyu. Le Soleil a été complètement masqué par la Lune pendant six minutes et 39 secondes dans une zone peu habitée du Pacifique, un record de durée qui ne sera pas battu avant l'année 2132. L'obscurité a duré moins longtemps en Inde (trois à quatre minutes) et sur la mégapole chinoise Shanghaï (environ cinq minutes), où le temps couvert a gâché une partie du spectacle.