La prière de la bière

Saviez-vous qu’il existe une prière de la bière, officielle et écrite par le Vatican lui-même ? Elle fut même écrite il y a plusieurs siècles ! Ce mois-ci Divine Box vous propose de la découvrir, pour (pourquoi pas ?) la mettre à votre tour en pratique !  🙏

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Bénédiction de la bière dans la cathédrale de Bruxelles, le jour de la saint Arnoult de Soisson, saint patron des brasseurs belges/ Crédit photo : Aleteia

Prière de la bière : un peu d’histoire…🕰

La prière pour la bière, ou plus exactement la bénédiction de la bière, est officiellement apparue… il y a quatre cents ans ! Elle a été introduite en 1614 par le pape Paul V, dans le « Rituale Romanum ». Il s’agit du manuel de liturgie catholique, toujours utilisé de nos jours par les prêtres et religieux, bien que régulièrement mis au goût du jour ! Le chapitre VIII est intitulé « Bénédictions des choses ordinaires » : il propose des prières pour tout un tas de choses... ordinaires ! Tous les objets du quotidien (ou presque) s’y côtoient : le fromage, les animaux, les cartables, les bâteaux de pêche, les outils d’alpinisme et… la bière bien sûr ! Les religieux ont beau être spirituels, ils n’en sont pas moins amoureux des spiritueux… 😇

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Le fameux « Rituale Romanum » dont les origines remontent au XVIIème siècle !

Prière pour la bière : « Un remède salutaire au genre humain » ? 🍺

Mais que dit-elle donc, cette fameuse bénédiction de la bière ? Pour vous, la voici en latin :

Benedic, Domine, creaturam istam cerevisiae,

quam ex adipe frumenti producere dignatus es :

ut sit remedium salutare humano generi,

et praesta per invocationem nominis tui sancti ;

ut, quicumque ex ea biberint, sanitatem corpus et animae tutelam percipiant.

Per Christum Dominum nostrum.

Amen.

Si vous n’avez pas la chance d’être bilingue français-latin (on ne vous en veut pas !), en voici la traduction française ! On vous prévient, elle risque de ne pas être conforme aux règlementations publicitaires actuelles…

Bénis Seigneur cette bière nouvelle,

qu’il Vous a plu de tirer de la douceur du grain :

qu’elle soit un remède salutaire au genre humain ;

et que, par l’invocation de Votre saint nom,

quiconque en boive obtienne la santé du corps et la protection de l’âme.

Par le Christ notre Seigneur.

Amen.

Et voilà, maintenant vous pourrez briller en soirée…🤓

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Deux moines de l’abbaye de Saint-Wandrille s’occupant du brassage de leur bière, au sein même de l’abbaye - Divine Box

Prière de la bière : « Qui boit est saint » 🙏

Si après avoir tant appris vous souhaitez vous détendre un peu, vous pouvez toujours vous tourner vers les moines, qui ne manquent pas d’humour… Les moines de l’abbaye bénédictine de Saint-Wandrille, en Normandie, sont les seuls en France à brasser eux-mêmes de la vraie bière d’abbaye (à ne pas confondre avec les bières trappistes) ! Et pour l’occasion, ils ont repris ce proverbe sur les murs de leur brasserie :

Qui bibit, dormit ;

qui dormit, non peccat ;

qui non peccat, sanctus est ;

erga : qui bibit, sanctus est.

Si vous n’êtes toujours pas devenu bilingue français-latin depuis le dernier paragraphe (il serait temps de s’y mettre…), en voici la traduction française :

Qui boit, dort ;

qui dort, ne pèche pas ;

qui ne pèche pas, est saint ;

donc : qui boit, est saint.


Les idées reçues sur le Moyen-Âge

Pour justifier les bienfaits de la Révolution française, le XIXe siècle a répandu beaucoup de calomnies sur l'Ancien Régime et notamment sur le Moyen-Age (rien que le terme...), mensonges qui circulent encore aujourd'hui (justifiant le mot d'ordre de Voltaire "mentez, il en restera toujours quelque chose"). Dans une vidéo Youtube, un professeur dénonce les idées reçues :


Académie française : qui succèdera au fauteuil de Michel Déon ?

D'Arnaud-Aaron Upinski :

Upinsky"C’est par la tête que pourrit le poisson, et c’est par la langue que pourrit la tête. C’est pour détruire la France que la déconstruction de la langue française a été mise en œuvre dès l’école. Et c’est, enfin, pour interdire toute Reconquête du français que l’Académie française a été désarmée, depuis la démission de Maurice Druon en 1999, pour en faire une façade d’illusionnisme.

L’Académie colonisée par un nombre croissant d’ennemis de langue française. Dans ma lettre de candidature du 16 mai 2018, je dénonce le fait que, depuis l’an 2000, l’Académie « soit colonisée par un nombre croissant d’ennemis de la langue française et non de combattants brûlant de forger les armes de sa reconquête pour répondre aux vœux de Maurice Schuman du 30 janvier 1975.

Le « Plafond de verre » d’exclusion de l’Académie démasqué.

C’est le 3 mars 2016 que le magazine Le Point lança le « mot d’ordre » mettant hors la loi le candidat de la Reconquête de la langue française que je suis, et menaça les Académiciens qui oseraient voter pour lui, pour faire chuter aussitôt mon pourcentage de voix, obtenues avant la mort de Philippe Beaussant : de 12 % à un« zéro voix » ! Ce qui donne la mesure de la trahison d’une Académie ne répondant plus à son propre appel à la Reconquête du 5 décembre 2013. Une Académie qui n’a même pas dénoncé l’attentat inouï de la « rentrée scolaire bilingue2 » 2018-2019 – anglais français – devant être lancée dans une quinzaine d’écoles élémentaires et maternelles ; une Académie « aux ordres » du pouvoir anglo-saxon hégémonique dont l’actuel Président Macron Ventriloque est l’émanation ; une Académie qui, le 20 mars 2018, a reçu comme le Messie le Président Macron venu lui signifier son propre arrêt de mort !

L’agenda secret de mise en place du plafond de verre enchaînant :

1) L’omerta, sur le secret de mise à mort de la langue française révélé par Madame le Secrétaire perpétuel, le 5 décembre 20133, dans son appel : « À la Reconquête de la langue française » ;

2) L’abandon de son rôle de protecteur, par le Président de la République, refusant de répondre à l’appel de l’Académie, s’alignant alors en abandonnant toute idée de Reconquête ;

3) La censure d’Etat médiatique, interdisant tout débat sur les élections à l’Académie et sur l’avenir de la langue française en péril de mort ;

4) L’abandon de sa mission de service public, par l’AFP, refusant d’annoncer toutes les candidatures à l’Académie française, jusqu’à n’en plus annoncer aucune ;

5) Les plans de mise à mort de l’Académie et de la langue française, dévoilés par le Président Macron, respectivement à Ouagadougou, et au sein même de l’Académie française.

La « Ligne rouge » à l’élection du 3 mai 2018. Dans ma lettre du 30 mars 2018, j’avais fixé la « ligne rouge » à ne pas franchir, en ces termes : « De fait, en raison de l’agenda du 20 mars 2018 annoncé par le Président Macron comme inéluctable, l’élection du 3 mai 2018 sera la révélation mathématique du choix de l’Académie : entre la collaboration à sa propre mort et sa décision de Résurrection. »

Cette mise en garde ayant été ignorée, dans ma lettre de candidature du 16 mai 2018, j’ai donc cru devoir tirer la conclusion qui s’imposait, en ces termes : « Or, ce jour-là, contre toute attente, entre la Gloire d’une ” Résurrection ” et la Honte d’une ” Collaboration à sa propre mort “, vous avez engagé l’Académie française du côté des ennemis du λόγος et de l’Immortalité de notre langue, par l’envoi au monde entier du ” signal fort” de l’élection de Mme Barbara Cassin, la bien nommée : l’antithèse même de Philippe Beaussant, l’ennemie jurée de l’immortel λόγος de l’universel, et par là même de la langue française et de la langue grecque. »

Par cette élection on ne peut plus provocatrice d’une ennemie jurée de la langue française, dans le Saint des Saints de l’Institution vouée à sa défense, l’Académie française a donc délibérément choisi de franchir la « ligne rouge » de la haute trahison de la mission la plus sacrée confiée à sa charge et dont ma lettre de candidature du 16 mai 2018 livre le verdict sans appel !

C’est pourquoi, en rendant publique ma lettre de candidature motivée, ci-jointe,

J’ACCUSE:

Les Média, d’avoir violé la Charte de Munich de 1971, en entretenant un « plafond de verre» frappant d’interdit tout débat sur la mise à mort du français, ainsi que l’accès de l’Académie à tout défenseur voué à la défense et à la Reconquête de la langue française !

L’Académie française, d’avoir trahi sa mission sacrée de « Défense de la langue française », en se rendant complice du plan de mise à mort de la langue française et coupable de collaboration avec ses pires ennemis. Ce que vient d’attester l’élection « illégale, nulle et non avenue» de Barbara Cassin, l’ennemie jurée du logos, de l’universalité de la langue grecque, de la pureté de langue française, et ainsi du principe fondateur, de l’ essence même de l’Académie française !

Les associations postiches de défense de la langue française, DLF en tête avec son Président Darcos, de faire complaisamment de la figuration en se gardant de répondre à l’appel au plan de bataille de Philippe Beaussant et à la Pétition pour faire du français la langue commune de l’Europe !

Le Président de la République, Emmanuel Macron, de haute trahison de la langue française, pour son « abandon de poste » de Protecteur de l’Académie ; pour ses plans de mise à mort de l’Académie et de la langue française, sur l’essentiel ; pour sa substitution du « modèle anglo- saxon » au « modèle français » ; pour « le grand coup d’accélération » qu’il donne à l’anglicisation de la jeunesse ; et pour refuser de faire du « français la langue commune de l’Europe » à la place de l’anglais, comme seul moyen de sauver la langue française de sa mise à mort à marche forcée !

Et j’appelle les FRANCAIS – tous les authentiques amoureux de la langue française et de la France – à rompre ce « plafond de verre » d’aveuglement et d’exclusion permettant de poursuivre, en secret et sans relâche, l’œuvre de mise à mort de l’Académie et de la langue française, en interdisant aux Français la juste Reconquête de la langue française qui est la condition sine qua non, de survie, de tout véritable redressement de la Jeunesse, de l’Ecole et de la France !"


Un artiste est attiré par le beau et donc automatiquement il finit par se tourner vers le sacré

Le Salon Beige publie chaque matin un dessin de Jean-Joseph Chevalier illustrant une citation de l'Evangile. Dans La Nef, Marine Tertrais écrit à propos de cet artiste :

image from hozana.org"De très nombreux talents se cachent en France et n’attendent qu’un coup de projecteur pour être connu du grand public. C’est très certainement le cas de Jean-Joseph Chevalier, artiste peintre, sculpteur, dessinateur et poète, qui vit de son art dans un monde qui ne prend plus le temps de méditer sur la beauté du monde qui l’entoure. Père de six enfants, il travaille essentiellement sur commande (particuliers, abbayes, paroisses, communes). Depuis 2004, il multiplie les expositions ce qui lui a permis de recevoir des récompenses comme le prix du conseil général au grand prix des arts plastiques de Draguignan ou la médaille de bronze Arts-Inter au grand prix international des créateurs du siècle à Lyon. Installé à Brignoles, dans le Var, il s’est attaqué à de gros chantiers comme la sculpture des statues des quatre évangélistes, d’un mètre vingt de haut chacune, pour la communauté des chanoines de La Grasse ou encore le tympan de l'abbaye de La Garde, près d'Agens. Une œuvre de plus de 3m de diamètre qui représente sainte Foye.

Mais d’où lui vient cette vocation ? « C’était il y a 20 ans, j’avais 18 ans et je travaillais à l’hôtellerie de l’abbaye de Solesmes, je ne savais pas encore ce que je voulais faire de ma vie », raconte-t-il. Son père spirituel lui propose de faire une neuvaine de prière à Notre Dame pour qu’Elle puisse l’aider à trouver sa voie. Pendant la neuvaine, il rencontre Paul Rhoads, un artiste américain, à qui il montre des dessins. « Il m’a alors proposé de venir avec lui pour devenir artiste ». Une fois la neuvaine terminée, le moine lui confirme que cette invitation est très certainement la réponse à sa prière. « Aujourd’hui je sais qu’il avait raison de me conseiller de le suivre, je me lève tous les matins en étant heureux », avance Jean-Joseph Chevalier.

C’est aux côtés de Paul Rhoads qu’il va se former pendant 6 mois et perfectionner son art. Puis il lui faudra des années d’entraînement et de patience pour parvenir à retranscrire par le dessin, la sculpture ou la peinture ce qui parvient à l’émerveiller. Dans ses dessins, on reconnaît l’influence de ses maîtres Fragonard ou Rembrandt. Portraits, scènes de la vie quotidienne, populaires ou bibliques… Les sources d’inspiration de cet artiste sont multiples et les thèmes abordés très divers.

« Ce n’est parce que je suis chrétien que je fais de l’art sacré c’est parce que je suis artiste », tient-il à préciser. « Un artiste est attiré par le beau et donc automatiquement il finit par se tourner vers le sacré. Après, il est clair que ma foi m’éclaire. J’aborde les sujets sacrés à la lumière des Evangiles qui ne sont pas de simples textes pour moi ».

Jean-Joseph donne des cours de dessins mais aussi de peinture et de sculpture à des groupes de jeunes. Ce qu’il souhaite c’est transmettre son art et apprendre à ses élèves à savoir chercher la Beauté « dans le monde et dans l’humanité ». Il cherche également à se faire connaître du grand public. Son avenir dépend entièrement de la Providence mais également de galeries qui se sentiraient prêtes à s’engager en l’exposant ou d’éditeurs intéressés par ses illustrations. Un artiste n’a-t-il pas toujours besoin de bienfaiteurs ?"


Emission sur André Charlier sur Radio-Courtoisie

André Charlier au clavecinDimanche 17 juin de midi à 13h30 Christian de Malleray recevra dans le Libre Journal de l’Espérance sur Radio Courtoisie le Père Henri, moine au Barroux et petit-fils d’André Charlier, auteur de « André Charlier, le prix d’une œuvre », ainsi qu’Antoine de Levis-Mirepoix, ancien capitaine général à Clères et auteur de la préface du même ouvrage.


Jacques Paugam : Maurras le réprouvé

TV Libertés consacre une soirée spéciale à Charles Maurras, retiré du livre des commémorations nationales, 150 ans après sa naissance. Jacques Paugam, homme de radio et de télévision vient évoquer son excellent livre réédité :”L’âge d’or du maurrassisme” et Alain de Benoist consacre un numéro des “Idées Politiques” au maitre de Martigues.


La modernité est-elle vraiment civilisable ?

Dans son numéro 1662 du 28 avril, L’Homme Nouveau a publié un long échange avec Mathieu Bock-Côté, intellectuel québécois, particulier apprécié de ce côté-ci de l’Atlantique pour sa capacité d’analyse et ses idées conservatrices. Les lecteurs canadiens n’ont pas manqué de réagir comme le prouve cette Tribune libre de Jean de Saint-Jouin. Extrait :

Une-1662"[...] S’il prétend être moderne un peu à regret et qu’il croit que la modernité doit être civilisée, MBC avoue pourtant qu’elle n’est pas sans vertu, (et qu’) elle représente un pari sur la liberté de l’homme. Il va même jusqu’à se définir comme un Libéral-Conservateur, curieuse catégorie qui, ironiquement, lui va tout de même à merveille. Sans m’étendre sur un concept qui pourrait faire l’objet d’un ouvrage complet, je décrirais cette épithète comme un étrange hybride intellectuel qui cherche à atténuer les conséquences ultimes du principe postulé. C’est un peu comme quelqu’un qui offrirait joyeusement la ciguë à Socrate tout en lui remettant, en même temps, un livre sur les dangers des poisons.

La modernité a posté l’homme dans le nombril de l’univers et cherche à mesurer l’ensemble de ce qui l’entoure à l’échelle de sa seule raison. Fruit du dictat de cette nouvelle religion sans Dieu, à force de perdre les notions de dépendance et de créature, l’être humain a fini par croire que tout dépend de ses efforts d’imagination et de volonté. L’homme se construit en cherchant à s’émanciper de toute contrainte sauf celles (entendons-nous, la plupart du temps arbitraires) cooptées par une raison déconnectée du réel et érigée en demiurge. Le rapport à la réalité est affaibli au profit d’une succession de fantasmes de puissance qui, forcément, mène politiquement à la dictature. En effet, nul se saurait s’opposer à la construction collective sous peine d’expulsion de la cité. Dans le cocon douillet de la Picdelamirandolepolis, privé de ses limites naturelles, secrètement animé par des passions ironiquement peu rationnelles et coupée des deux mamelles du bon sens, culture et tradition, le papillon raisonnable se métamorphose en chenille monstrueuse. Comme l’a admirablement dit Chesterton, Le fou n’est pas l’homme qui a perdu la raison. Le fou est celui qui a tout perdu, excepté la raison. 

MBC, contrairement à la majorité des intellectuels, s’inscrit partiellement en faux par rapport à cette raison sans limite. Constatant au moins une partie des conséquences funestes de notre société artificielle, MBC croit en effet que certaines limites doivent être définies pour éviter la prolifération d’une modernité débridée et auto-construite. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce réveil de la nature. Cependant, tenant à conserver la possibilité de s’émanciper, en partie au moins, de ladite nature, MBC se refuse à en accepter une conception trop limitative. Au super marché des contraintes potentielles, il semble avoir rempli son panier d’un certain nombre d’ingrédients qu’il assemble savamment en une macédoine dont lui seul a la recette. Multiculturalisme, autodéfinition infinie de l’être humain, perte de l’autorité, constituent certains éléments qui mijotent dans le potage. Mais cette approche a quelque chose de contradictoire puisque, nécessairement, le fait de choisir des limites au dépend de d’autres, toutes aussi naturelles, comme la dépendance face à Dieu et ses conséquences morales par exemple, sape les assises intellectuelles de l’argument. Dès qu’on a accepté une approche constructiviste et qu’on s’est éloigné, ne serait-ce que partiellement, du concept de nature, le château de cartes s’écroule immanquablement, peu importe ce que qu’on peut prétendre.

Évidemment MBC est démocrate. La modernité, dont il partage les racines, ne saurait accepter aucun autre modèle. Il s’agit non seulement d’un mode de sélection des gouvernements (par ailleurs critiquables) mais bien aussi d’un système idéologique qui marche main dans la main avec le constructivisme moderne. À la source ce ce modèle,  l’idée que l’Homme, entendu ici dans sa réalité collective, ne reconnait aucune autre légitimité que celle qu’il se donne à lui-même et qu’il peut choisir ce qu’il est, ce qu’il sera, en le plébiscitant et le légiférant. Pour mettre en application cette philosophie dans le réel (sic), il faut un système politique qui renforce et défende les socles fondamentaux de cette auto-construction permanente. Conséquemment, il n’est pas surprenant que le concept de démocratie soit entendu comme un synonyme de bien absolu aujourd’hui. [...]"


Chantiers pour Jeunes de rénovation d’un Monument Historique

Capture d’écran 2018-06-09 à 11.26.12Pour la 4ème année consécutive l’association des Amis du Château de Braux-Sainte-Cohière, classé Monument Historique, lance un chantier travaux dans le cadre de l’ouverture au public. Dans une ambiance familiale et joyeuse, nous recherchons des jeunes gens à partir de 16 ans révolus à la date du chantier. Si vous êtes passionnés de belles demeures historiques et que vous souhaitez participer à cette belle aventure de remise en état d’un monument historique, vous êtes les bienvenus.

Aucune compétence n’est exigée, les travaux seront dirigés par une personne expérimentée. Au programme : joints et enduits à la chaux, décapage et peinture à l’ocre, organisation des jardins, électricité, découverte de savoir-faire... liste non exhaustive.

Mais aussi : bonne ambiance de camaraderie, apprentissages de techniques à l’ancienne, veillée au coin du feu, chants scouts, baignades, et franches rigolades.

Conditions :

  • Chantier bénévole
  • A 2 heures de Paris en Champagne-Ardennes,
  • Dates : minimum 1 semaine entre le 1er juillet et le 31 août
  • Adhésion à l’association obligatoire (assurances),
  • L’intendance sera assurée par l’association et encadrée par les propriétaires qui vous recevront.
  • Vous serez logés en dortoir (que de garçons),
  • Des activités culturelles et ludiques sont programmées
  • Transport possible en voiture depuis Versailles ou Paris toutes les fins de semaine ;
  • PAF : 50 euros par semaine

Merci d’adresser votre motivation par mail : [email protected] 


Oui, il existe une approche toute inspirée de sagesse évangélique pour concevoir et faire la guerre

LegrierLe colonel François-Régis Légrier vient de publier un essai sur la guerre juste, intitulé Si tu veux la paix, prépare le guerre. Par delà les traités d’histoire militaire et de stratégie, voici l’étude des principes qui doivent guider toute action politique au sujet de la guerre « afin de l’éviter quand il le faut ou de la mener à bien quand c’est nécessaire ». Son fil directeur reprend l’antique devise de l’actuelle école de guerre française : si vis pacem, para bellum. Pour l’avoir oublié par négligence ou idéologie, notre pays a plusieurs fois payé très cher son amnésie. Oui, il existe une approche toute inspirée de sagesse évangélique pour concevoir et faire la guerre, et c’est toute l’actualité de la doctrine de la guerre « juste ». A propos des guerres récentes contre les "dictateurs" de Serbie comme d'Irak, l'auteur écrit par exemple,

"La guerre étant un acte politique, la réthorique consistant à assimiler un chef d'Etat à un brigand et la guerre à une opération de police est une aberration lourde de conséquences. En effet, loin de pacifier les relations internationales, cette réthorique, négation du politique, contribue à faire disparaître l'état de paix et l'état de guerre au profit d'un état de crise permanent. Elle exacerbe le sentiment d'injustice chez les peuples considérés comme des Etats-voyous ou faillis et met donc en mouvement des forces qu'il est de plus en plus difficile de contrôler. [...] Ensuite, en assimilant la guerre à une opération de police, cette réthorique tend à confondre police et armée."

Autre sujet d'actualité, la fameuse "guerre contre le terrorisme" :

"Le terrorisme est un concept désignant un mode d'action - l'emploi de la terreur. Dans ces conditions, "lutter contre le terrorisme" ne veut rien dire. On combat un Etat, une organisation, mais pas un concept. Faire la guerre à un concept est une chose qui risque de durer longtemps. A cet égard, l'expression "lutte contre le terrorisme" est surtout révélatrice de l'incapacité à nommer l'ennemi et donc à l'affronter. On peut craindre que cette capitulation sémantique soit le prélude à une capitulation plus générale."

Enfin, sur le concept même de guerre juste, qui peut choquer quelques chrétiens, l'auteur écrit :

"Certes, on trouve dès l'origine du christianisme une tendance pacifiste prenant appui sur certaines phrases de l'Evangile telles que : "Je vous dis de ne pas résister aux méchants" (Matthieu 5, 39) ou encore : "Ceux qui frappent par l'épée périront par l'épée" (Matthieu 26, 52), mais cette tendance, prônée notamment par Tertullien et Origène, ne sera pas reprise dans la doctrine de l'Eglise, laquelle affirme clairement l'usage légitime de la force contre les fauteurs de troubles intérieurs et extérieurs. Au IVe siècle, saint Ambroise rappelait notamment que "celui qui, en mesure de le faire, n'écarte pas de son prochain une injustice, est autant coupable que celui qui commet l'injustice" et est aussi "pleine de justice la force qui , à la guerre, protège la patrie contre les barbares".


La bière et le houblon : merci les moines

Saviez-vous qu’aujourd’hui, si la bière est si connue (et si bonne !), c’est grâce aux moines bénédictins du Moyen Âge ? Eh oui, ce sont eux qui ont inventé et peaufiné tout le savoir-faire que l’on retrouve notamment aujourd’hui dans les authentiques bières trappistes. D’ailleurs, le « houblon », cette plante infusée lors du brassage de la bière, a été introduite par une moniale !

Allez, ce mois-ci Divine Box vous explique en trois minutes pourquoi vous devez remercier nos chers moines pour la bière ! Santé ! 🍺

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Vieux dessin d’un moine brassant la bière au Moyen Âge ! Ce sont eux qui, dans leurs abbayes, ont tout mis au point et tout inventé !

Les moines bénédictins, ces champions de la bière ! 🍺

C’est au Moyen Âge que la bière, boisson très ancienne, acquiert ses lettres de noblesses… grâce aux moines bénédictins ! Ceux-ci se mettent en effet à brasser de la bière pour différentes raisons. D’abord, c’est un moyen de travailler de leurs mains pour assurer leur subsistance, comme les y encourage leur père fondateur saint Benoît. Dans sa règle, édictée au VIe siècle, il dit en effet « ora et labora » : prière et travail ! Ensuite, la bière permet à l’époque aux moines de boire une boisson saine. L’hygiène n’étant pas au top de sa forme à l’époque, le fait de bouillir l’eau pour, plus tard, en faire de la bière, permettait ainsi de tuer les microbes et de purifier l’eau ! Enfin, c’était aussi pour les moines une « nourriture » : on appelait jadis la bière « pain liquide » ! Très nourrissante, elle permettait ainsi de contrebalancer leur régime parfois très ascétique.

La liste est encore longue, mais bref, vous avez compris l’idée : les moines ont tout fait dans le brassage de la bière ! Au final, ce savoir-faire brassicole devient même un monopole dans les abbayes avec Charlemagne ! Au fil des années, les bières se répandent ainsi en Europe, là où fleurissent les monastères, et les moines se transmettent leurs traditions, tout en améliorant petit à petit leurs techniques de brassage…

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Ancienne représentation de saint Hildegarde de Bingen, enseignant le brassage avec du houblon à un autre moine. C’est elle qui a en effet instauré le houblon dans la bière !

La sainte origine de la bière houblonnée ! 🙏

Mais à l’époque, la bière est encore loin de ressembler à celle que l’on connaît ! En fait, le « goût » actuel de la bière vient d’une plante, nommée le houblon. Les moines l’infusent alors dans le « moût », ce liquide sucré qui n’est pas encore de la bière. Et devinez qui est à l’origine de l’introduction du houblon dans la bière ? RRRRR… (roulement de tambours)… les moines ! Ou plus précisément sainte Hildegarde de Bingen (1098-1179), fondatrice de l'abbaye de Rupertsberg en Rhénanie ! C’est au XIIe siècle que la bénédictine provoque alors un tournant dans l’histoire de la bière. En effet, au cours de ses nombreuses et célèbres études sur les plantes médicinales, elle vante les grandes vertus du houblon. « L'amertume du houblon combat certaines fermentations nuisibles dans les boissons et permet de les conserver plus longtemps »,écrit-elle. Dès lors, les moines vont remplacer par le houblon les autres plantes amères qu’ils utilisaient pour aromatiser leurs bières (coriandre, absinthe, gentiane, ou sauge). Il permet en effet lui aussi de l’aromatiser, mais surtout d’améliorer sa longévité et son hygiène ! Ce précieux (et vieux !) conseil sera respecté par les générations de brasseurs qui se succèdent les siècles suivants, jusqu’à aujourd’hui encore. Alors, on dit merci qui ? Merci sainte Hildegarde !

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La bière trappiste Spencer IPA présente une belle robe blonde aux reflets dorés / Crédits Photo @bethebelgianbeer (Instagram)

La première bière trappiste IPA ! 🇺🇸

Poursuivons encore notre périple historique… Le houblon est donc introduit par sainte Hildegarde au XIIe siècle. Les recettes vont s’affiner au fil des siècles, et la bière connaît une évolution particulière notamment au XVIIIe siècle. En effet, il fallait à l’époque envoyer des bières aux Indes, vers les colonies anglaises ! Alors pour qu’elles puissent résister aux longs voyages en bateaux, les brasseries ont créé une bière légèrement plus forte en alcool, mais surtout plus houblonnée, pour qu’elle conserve son goût et ne s’altère pas lors des périples ! Et voilà le type « IPA » qui est créée : c’est l’acronyme de « India Pale Ale ». Aujourd’hui, elle est encore très à la mode dans les pays anglo-saxons notamment. Et devinez qui revient à la charge quand il s’agit de bières ? Les moines, tiens ! Cette fois, ils sont trappistes (des « cousins » des bénédictins – ils suivent aussi la règle de saint Benoît), et viennent des Etats-Unis. L’abbaye de Spencer, dans le Massachussetts, brasse en effet une IPA, toute première bière trappistede ce style, depuis 2014. Après quinze brassins tests, la première (et unique) trappiste IPAétait née : bienvenue à la Spencer IPA !

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Les moines trappistes de l’abbaye Saint-Joseph de Spencer aux Etats-Unis brassent depuis 2014 leur « Spencer IPA », une bière de style IPA.

Crédits photo : Abbaye Saint-Joseph de Spencer

Comment déguster la Spencer IPA ? 🍺

Comme toutes les IPA, la bière trappiste Spencer IPA est très houblonnée, et cela se traduit notamment par de fortes notes d’agrumes (orange, pamplemousse). Sous sa belle robe blonde aux reflets or, elle cache aussi des notes de malt et de fleurs. À déguster bien fraîche (entre 6°C et 8°C), elle fera des merveilles à l’apéro cet été ! Et pour en profiter, rendez-vous dans la Divine box trappiste de juillet, disponible dès maintenant !

Et voilà ! Maintenant vous avez de quoi briller lors de vos dîners quand vous parlerez de moines, de bière ou d’IPA 😇


Jean Madiran, par Rémi Fontaine

Image-fontaineRémi Fontaine vient de publier Itinéraires de Chrétienté avec Jean Madiran.

Jean Madiran (1920-2013) fut, au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, l’une des plus importantes figures de la résistance française et catholique à la subversion et à l’apostasie générale. Fondateur de la revue Itinéraires, puis animateur du quotidien Présent, sa plume acérée défendit inlassablement « France et Chrétienté », abandonnées par la plupart des élites, tant laïques qu’ecclésiastiques, pourfendant l’impiété moderne.

L’ouvrage de Rémi Fontaine, qui travailla longtemps avec Jean Madiran, permet de découvrir la cohérence et la logique de la pensée du grand auteur contre-révolutionnaire – tout en offrant des pistes d’interprétation originales et encore méconnues, notamment sur l’influence du scoutisme ou de la vie bénédictine sur la pensée de Madiran.

Préface de Dom Louis-Marie, Père Abbé du Barroux. Postface d’Yves Chiron, historien

Rémi Fontaine dédicacera ses livres à la journée de Radio Courtoisie dimanche, espace Champerret à Paris.


9 juin : dédicaces à la librairie Facta

Krisis1524Dédicaces à la librairie FACTA 4, rue de Clichy 75009 Paris le samedi 9 juin de 15h à 18h.

Thierry Bouclier : Le Dernier des occupants

Le Dernier des occupants : de retour d’une soirée, Coralie et Alice, les deux filles de l’ancien préfet Louis Moreau, se font agresser dans les rues de Paris par une bande de racailles menée par Maga. Elles sont secourues par Georges Serpent et son fils Lucas, accompagnés de l’intrépide Nathaniel. Des liens se tissent entre ce jeune homme aux idées bien trempées et la très belle Coralie. Mais cette agression était-elle fortuite ? Quel rôle y tient le père des deux victimes ? Pourquoi le commissaire Levebe regarde-t-il Coralie avec insistance au cours de son enquête ? Les deux jeunes filles sont-elles toujours en danger ? Quel secret inavouable se dissimule derrière toute cette affaire aux multiples rebondissements ? Courses-poursuites, combats de rue, enlèvements, coups de feu mais également histoires d’amour et nostalgie dans un Paris et une banlieue défigurés, rythment d’un bout à l’autre ce roman noir. Le Dernier des occupants apparaît comme l’adaptation contemporaine, avec l’Est parisien comme décor et une intrigue policière en plus, de l’ouvrage de Fenimore Cooper, Le Dernier des Mohicans.


IFP- Séminaire de niveau 1 les 15, 16 et 17 juin

Créé en 2004, l’Institut de Formation Politique s’adresse aux jeunes de 18 à 30 ans attachés à la primauté de la personne humaine et aux valeurs de liberté, d’enracinement et de responsabilité. L’Institut propose ainsi des formations (le week-end) qui permettent de renforcer les convictions de ses auditeurs, de leur faire acquérir les méthodes de base d’une action efficace, en vue de favoriser l’engagement et l’action dans la Cité.

Le prochain séminaire a lieu les 15, 16 et 17 juin prochains, à Paris.

Inscrivez-vous vite ! http://www.ifpfrance.org/seminaire-niveau-1


Entre la mentalité libertaire et l'islamisme, l'heure est venue

GuibertDans cet ouvrage, le père Guibert appelle les chrétiens à un sursaut de lucidité, à un embrasement spirituel. Ils ne peuvent continuer sur la voie du compromis ou de l’esprit mondain, souvent par souci du vivre ensemble ou d’avoir la paix, dans une société de plus en plus déchristianisée, car cela ne sera pas tenable pour eux longtemps. En effet, comme avertissait le cardinal Sarah en octobre 2015, ils seront bientôt pris en étau entre deux idéologies :

« les deux grandes idéologies totalitaires qui menacent actuellement la société, la famille et l’Église : la mentalité libertaire des démocraties occidentales ainsi que l’islamisme radical, l’un et l’autre ouvertement christianophobes. »

« Pas d’amalgame », « nouvelles discriminations », « victimes des oppresseurs », etc., dans un contexte où la pensée peine à se déployer face à un champ lexical de plus en plus réduit et tabou, l’urgence est déjà de voir clair et ne pas se leurrer face à l’immigration de masse ou le choc des civilisations : « En ces temps d’imposture universelle, dire la vérité est un acte révolutionnaire », écrivait George Orwell.

L’auteur analyse donc cet air du temps, ses racines idéologiques, l’oppression qu’elle déploie avant de proposer quelques boussoles pour les chrétiens désireux de traverser la tempête dans la fidélité à leur Maître et dans l’amour de l’Église.

L’heure est venue de poser les bons diagnostics et de ne plus avoir peur de nommer les choses ; et en fonction de cela, adopter une attitude résolument prophétique. L’Église comme son Maître ne pourra faire l’économie de la Passion mais cela conduira à la résurrection.


Le collège Notre Dame de Toulvern à Vannes recrute

Le collège Notre Dame de Toulvern à Vannes dans le Morbihan recrute

  • un professeur de mathématiques pour les classes de 6ème et 5ème pour la rentrée prochaine (2018-2019). Le poste à pourvoir est un CDI (2 fois 5 heures par semaine, le matin) avec de petits effectifs. Une formation aux méthodes classiques et l’adhésion au projet pédagogique sont requises.
  • un professeur d'Anglais pour les classes de 6ème et 5ème pour la rentrée prochaine (2018-2019). Le poste à pourvoir est un CDI de 2 fois 4 heures par semaine, le matin avec de petits effectifs. La méthodologie est basée sur l’étude progressive et systématique des bases de la grammaire, du vocabulaire, sur la pratique renforcée de l’oral et la découverte de la civilisation. L'adhésion au projet pédagogique est requise.

Si vous êtes intéressé par ce projet, merci d’envoyer votre CV et lettre de motivation à l’adresse suivante: [email protected]


1968-2018 la révolution silencieuse, au menu de Renaissance catholique

Pour sa 27e université d'été, qui se déroulera du 21 au 24 juillet en Vendée, l'association Renaissance Catholique a choisi le thème "1968-2018 la révolution silencieuse". L'Homme Nouveau a interrogé Jean-Pierre Maugendre. Extraits :

Renaissance_catho_UDTVous lancez votre 27e édition de l’université d’été de Renaissance Catholique, avec comme thème : « 1968-2018, la Révolution silencieuse », qu’est-ce qui motive ce thème mis à part le cinquantenaire des évènements de Mai 68 ? 

L’aspect accidentel, c’est les évènements de mai 68. Après dans notre titre « la Révolution silencieuse », nous souhaitons réfléchir sur plusieurs domaines :

Depuis 50 ans les institutions sont restées les mêmes, c’est la constitution de la Ve République. La France faisait partie de l’Europe, elle en fait toujours partie. En apparence la société est restée la même.

Au-delà de ces apparences, une révolution s’est opérée dont on peut donner quelques exemples, l’apparition d’une nouvelle forme de mariage, qui n’est plus aujourd’hui que la rencontre plus ou moins fugace de deux êtres, en vue d’une cohabitation la plus agréable possible, alors qu’il était auparavant le fondement même de la société, et cela m’a beaucoup marqué récemment, je pense qu’aujourd’hui il est plus facile de divorcer que d’obtenir un prêt immobilier, on vous demandera moins de documents et de garanties.

Il y a une dissolution des identités nationales, nous sommes aujourd’hui sous une autorité supranationale, nous le voyons avec le gouvernement qui se met en place en Italie, tout le monde nous explique qu’il ne faut pas que les Italiens agissent de telle ou telle manière parce que Bruxelles ne le veut pas. S’ajoute à cette dissolution une négation des identités nationales.

Il y a également une financiarisation de l’économie, ne sont pris aujourd’hui que les critères financiers dans le domaine économique.

Nous sommes face à une conception de l’homme qui repose sur un individualisme exacerbé, qui lui fait refuser toute contrainte, toute limite à sa volonté. Nous voyons également par la PMA et la GPA, ce qu’on peut appeler la réification de l’embryon, la marchandisation des corps.

Chacun l’aura remarqué, nous subissons l’islamisation de nos sociétés, d’une part d’un point de vue numérique, avec un nombre croissant de la population musulmane présente sur notre sol, également sur l'aspect civilisationnel, tout le monde a pu remarquer, il y a quelques jours, qu’il a été bien plus question du début du ramadan qu’il avait été question du début du carême.

Le changement de civilisation est malheureusement complété, et il faut avoir la lucidité de le regarder, par une forme de ralliement de l’Église à la religion des droits de l’Homme, on peut penser au discours de clôture du concile de Paul VI, où il dit : « la religion du Dieu qui s’est fait homme s’est rencontrée à la religion de l’Homme qui s’est fait Dieu », et il ajoute qu’alors qu’on s’attendait à un conflit entre les deux, au contraire, c’est une immense sympathie qui a animé l’Église vis-à-vis de l’Homme moderne.

On voit bien que sous des apparences identiques, nous sommes vraiment dans un changement de civilisation. [...]

Pour revenir au titre de votre université, vous constatez une « Revolution silencieuse » qui a été à l’œuvre depuis 1968 et qui avançant masquée, nous fait basculer dans un changement de civilisation, ne pensez-vous pas qu’une autre « révolution silencieuse », voire même une « contre-révolution silencieuse » est également à l’œuvre chez ceux que les commentateurs regroupent sous le qualificatif de « génération manif pour tous » ? 

C’est vrai, si ce n’est que sauf cas particulier, on ne transmet que ce que l’on a reçu. On a un bon exemple de cela dans l’itinéraire spirituel d’Ernest Psichari. Ernest Psichari est le petit fils d’Ernest Renan, il appartient à un milieu intellectuel très élevé, son père est professeur au collège de France… mais tout son entourage est agnostique et il n’est pas élevé dans la religion catholique. Il y a donc un certain nombre de réflexes qu’il n’a pas.

Suite à un itinéraire personnel, il finit par se convertir et on ne sait pas ce qu’il serait devenu puisqu’il est mort au début de la guerre de 14. Ce que je crois, c’est que les enfants des enfants de mai 68 s’ils renouent, et on ne peut que s’en réjouir, avec les notions de fidélité, d’ordre, etc. ont néanmoins été coupés d’un certain nombre de choses. Ils ont étés coupés de la connaissance de notre patrimoine national, de notre patrimoine culturel également, et il y a un certain nombre d’habitus qui se transmettent dans les familles, des manières de relations entre les personnes, de rapports les uns avec les autres, avec l’Église, la société… quand vos parents ne vous les ont pas transmis, c’est très compliqué de les avoir. Il y a beaucoup de bonne volonté, mais il y a aussi des moments où on reste très surpris parce que des choses qui paraissent évidentes et auraient dû être transmises ne l’ont pas été. 

C’est tout à fait méritoire de la part de cette génération, mais je crois qu’elle a à mener tout un travail de réappropriation intellectuelle et humaine. C’est ce que dit Ernest Psichari dans l’un de ses livres, « il faut savoir choisir ses pairs contre son père ». Il faut se réapproprier, il faut lire, il faut fréquenter les anciens, qui eux ont reçus, et eux ont transmis. Nous nous inscrivons dans cette transmission. [...]"


Jean-Pax : Certains élèves ont découvert l’existence du mur de Berlin ou du goulag… par mes chansons !

Jean-Pax Méfret est en concert à Versailles ce week-end. Il répond à Présent :

Unknown-2"[...] Vous vous définissez parfois comme un journaliste qui chante. Fausse modestie ou sentiment que la chanson serait un art mineur ?

Effectivement je suis un journaliste qui chante, car ce que j’illustre par la chanson, ce sont des tranches d’histoire, des tranches d’actualité. Dièn Bièn Phù, Kolwezi, le chômage, les faits divers, Soljenitsyne, tout cela je l’ai vu avec des yeux de journaliste. Je témoigne de ce que j’ai vu, par mes articles. Mais j’ai voulu témoigner aussi par la chanson. Dans certains de mes disques, les chansons s’accompagnent de récits, de textes parlés, qui apportent une explication, situent la chanson dans son contexte historique ou géopolitique.

Vos chansons à texte, sur l’Indochine, l’Algérie, et même le mur de Berlin ou le goulag, parlent surtout à la génération de l’immédiat après-guerre. Comment expliquez-vous un succès devenu cependant intergénérationnel ? Pensez-vous qu’il vienne d’un répertoire qui s’enrichit de l’actualité (Noun, par exemple, sur les chrétiens d’Orient), ou de l’appropriation, par les nouvelles générations, du « roman national » ?

Il y a sans doute un peu des deux. Mon répertoire évolue avec l’actualité, mais les nouvelles générations connaissent aussi mes premières chansons. Je crois qu’une transmission s’opère de génération en génération, sans doute d’abord par l’audiothèque des parents, voire des grands-parents. Les nouvelles générations s’approprient successivement un héritage musical. Tout récemment j’ai été invité à un salon du livre organisé par une école, où je dédicaçais mes livres. L’organisateur m’a demandé si j’accepterais de chanter quelques-unes de mes chansons. A ma grande surprise, je me suis aperçu que beaucoup des élèves connaissaient ces chansons par cœur ! Certains d’entre eux m’ont dit qu’ils avaient découvert l’existence du mur de Berlin ou du goulag… par mes chansons ! Je vous avouerai que cela m’a fait plaisir."